Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
17 janv. 2021 au 17 juil. 2026
Questions
295
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 295 questions évaluables
Réponse directe
133
Réponse partielle
65
Réponse à côté
89
Refus explicite
8
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 176 à 200 sur 295
Question 176L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11
Je vais être très honnête. Moi, je crois beaucoup plus à quelque chose qui est un peu plus pragmatique. C'est des opérations européennes communes. Ce qu'on fait, non mais c'est très important, ce qu'on fait par exemple au Sahel. On a longtemps dit la France est toute seule. Aujourd'hui, c'est plus de dix pays européens. La Pologne d'ailleurs. Donc vous n'y croyez pas toujours les 5000 soldats ?
Réponse à côté
d'intervention européenne possible. J'ai un autre exemple, c'est la Chine qui intensifie sa pression sur Taïwan et tente de l'isoler. Est-ce que Taïwan d'abord est un pays, une nation ? Taïwan, c'est la Chine. Mais ça, c'est un fait, il n'est pas reconnu dans les instances internationales. Oui, il n'est pas un pays pour la France. Bon. Mais Xi Jinping a fait de la Chine, de la prise de Taïwan, pardon, un engagement clé. Il le dit, il le répète sans cesse. Que ferait l'Europe si la Chine, tout à coup, envahissait Taïwan ?
« d'intervention européenne possible. J'ai un autre exemple, c'est la Chine qui intensifie sa pression sur Taïwan et tente de l'isoler. Est-ce que Taïwan d'abord est un pays, une nation ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On a vu cette semaine beaucoup d'alertes et beaucoup de chiffres qui sont très impressionnants. Il y a eu un rapport de 4 économistes remis au ministre du Budget. On a fait ce travail, nous, sur un temps. C'est notre mission beaucoup plus long. On a regardé les choses si on poursuivait la tendance telle qu'elle est aujourd'hui jusqu'à 2035 et jusqu'à 2050. Et pour le dire en un chiffre, si on continuait comme ça, c'est-à-dire qu'on ne faisait aucune réforme, plus rien, plus d'efforts, on aurait une dette qui se rapprocherait de 200% du PIB, c'est-à-dire 200% deux fois ce qu'on produit chaque année, en 2050. En une génération, c'est-à-dire très rapidement en réalité. Donc pour éviter cette perte de contrôle, il faut faire des efforts dans les toutes prochaines années. C'est le message de notre rapport, c'est le message du rapport des économistes qui a été remis à David Amiel. Et ça veut dire un certain nombre de réformes, de prolongations de réformes. Je pense à la réforme des retraites par exemple. On peut discuter des sujets qui sont les plus sensibles. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 17:51
« Mais ça, c'est un fait, il n'est pas reconnu dans les instances internationales. Oui, il n'est pas un pays pour la France. Bon. Mais Xi Jinping a fait de la Chine, de la prise de Taïwan, pardon, un engagement clé. Il le dit, il le répète sans cesse. Que ferait l'Europe si la Chine, tout à coup, envahissait Taïwan ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 18:02
Question 177L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11
On est d'accord pour dire qu'il faut aller vers une force européenne. C'est le Président de la République qui a proposé cette idée d'armée européenne. Oui. Mais ce qu'il faut, c'est être concret, efficace. Si on dit aujourd'hui force européenne, on l'a dit dix fois dans le passé. Oui. Si c'est pour l'écrire sur un bout de papier, on soutiendra M. Borrell dans l'idée. Elle va exister ?
Réponse partielle
d'intervention européenne possible. J'ai un autre exemple, c'est la Chine qui intensifie sa pression sur Taïwan et tente de l'isoler. Est-ce que Taïwan d'abord est un pays, une nation ? Taïwan, c'est la Chine. Mais ça, c'est un fait, il n'est pas reconnu dans les instances internationales. Oui, il n'est pas un pays pour la France. Bon. Mais Xi Jinping a fait de la Chine, de la prise de Taïwan, pardon, un engagement clé. Il le dit, il le répète sans cesse. Que ferait l'Europe si la Chine, tout à coup, envahissait Taïwan ?
« d'intervention européenne possible. J'ai un autre exemple, c'est la Chine qui intensifie sa pression sur Taïwan et tente de l'isoler. Est-ce que Taïwan d'abord est un pays, une nation ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 17:20
Question 178L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11
Mais il faut qu'elle existe. Elle va exister ?
Réponse à côté
d'intervention européenne possible. J'ai un autre exemple, c'est la Chine qui intensifie sa pression sur Taïwan et tente de l'isoler. Est-ce que Taïwan d'abord est un pays, une nation ? Taïwan, c'est la Chine. Mais ça, c'est un fait, il n'est pas reconnu dans les instances internationales. Oui, il n'est pas un pays pour la France. Bon. Mais Xi Jinping a fait de la Chine, de la prise de Taïwan, pardon, un engagement clé. Il le dit, il le répète sans cesse. Que ferait l'Europe si la Chine, tout à coup, envahissait Taïwan ?
« d'intervention européenne possible. J'ai un autre exemple, c'est la Chine qui intensifie sa pression sur Taïwan et tente de l'isoler. Est-ce que Taïwan d'abord est un pays, une nation ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 17:20Voir 2 autres passages
« Taïwan, c'est la Chine. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 17:51
« Mais ça, c'est un fait, il n'est pas reconnu dans les instances internationales. Oui, il n'est pas un pays pour la France. Bon. Mais Xi Jinping a fait de la Chine, de la prise de Taïwan, pardon, un engagement clé. Il le dit, il le répète sans cesse. Que ferait l'Europe si la Chine, tout à coup, envahissait Taïwan ? »
Question 179L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11
Je crois que le Brexit, malheureusement, est une forme, je peux le dire comme ça, de désocialisation européenne. On se parle moins, on a moins confiance dans l'autre. C'est dommage. Tous les apôtres, d'ailleurs, de la cause souverainiste qui nous explique qu'il faut casser l'Europe en petits morceaux, vous voyez ce que ça fait ?
Réponse à côté
Bien. Un mot de l'Europe de la Défense, 5000 soldats européens ? Non ? Vous êtes d'accord ?
« Bien. Un mot de l'Europe de la Défense, 5000 soldats européens ? Non ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 16:19Voir 1 autre passage
« Vous êtes d'accord ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 16:31
Question 180L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11
Oui, c'est le but. Je crois, nous savons depuis 2020, qu'il y a eu cette élection présidentielle frauduleuse en Biélorussie, que M. Loukachenko, je ne dis plus le président Loukachenko, a gardé le pouvoir avec sa famille, avec un régime dictatorial. Et l'Union européenne a réagi par un certain nombre de sanctions, c'était normal. Et il essaye de mettre la pression sur l'Union européenne. Et il le fait avec quelques milliers de personnes qui l'utilisent, pardon de le dire comme ça, comme de la chair à canon. C'est un trafic organisé d'êtres humains à la frontière. Que faire face à ça ?
Réponse partielle
C'est l'Europe qui est testée. Je vais y revenir. Mais ça veut dire quoi, nous sommes solidaires de la Pologne ? Ça veut dire que nous sommes solidaires de la fermeture de la frontière. Deux choses. Nous ne devons pas accueillir ces migrants. Donc des gardes-frontières européens. Européens, mais parmi eux des Français.
« C'est l'Europe qui est testée. Je vais y revenir. Mais ça veut dire quoi, nous sommes solidaires de la Pologne ? Ça veut dire que nous sommes solidaires de la fermeture de la frontière. Deux choses. Nous ne devons pas accueillir ces migrants. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 2:33Voir 1 autre passage
« Donc des gardes-frontières européens. Européens, mais parmi eux des Français. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 3:07
Question 181L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11
Ça fait, dites-moi, ça fait des semaines qu'elle est sur la table. Je vais être très honnête, Jean-Jacques Bourdin, parce que je comprends que ça fait long. Vous êtes venu, moi, il dit bon, les sanctions sont possibles. Elles sont toujours possibles. Elles sont toujours possibles. Mais rien n'avance. Non, ce n'est pas vrai. Ah, alors, les licences. Moi, j'assume cet équilibre. Je l'assume parfaitement. Je le dis de manière transparente comme je vous le dis ce matin. À chaque fois qu'avec la ministre de la Mer, Annick Girardin, nous rencontrons les pêcheurs à peu près toutes les semaines. Nous leur disons le but, ce n'est pas d'embêter les britanniques. On est des gens sympathiques, mais on est des gens qui défendons nos intérêts. La ligne de conduite, c'est les intérêts des pêcheurs. Le but, c'est d'avoir des licences de pêche, pour être très précis. On en a obtenu un peu plus de 50% depuis le début de l'année. C'est encore très insuffisant.
Réponse à côté
Ça fait combien ?
« Ça fait combien ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 12:52
Question 182L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11
Eh bien, on en accueille un certain nombre qui ont droit à l'asile et à la protection de manière solidaire européenne. Je précise aussi que ce n'est pas une crise migratoire, ce n'est pas une vague migratoire. Soyons aussi raisonnables. C'est une volonté de certains de déstabiliser l'Europe. Est-ce que Jean-Jacques Bourdin, est-ce qu'on va laisser l'Europe être divisée et déstabilisée pour quelques milliers de personnes cyniquement exploitées par un régime dictatorial aux portes de l'Europe ?
Réponse à côté
Alors la deuxième chose... À l'encontre de la Biélorussie, à l'encontre des compagnies aériennes qui transportent ces migrants et à l'encontre des pays qui pourraient participer à ce trafic parce que c'est un trafic d'êtres humains. Vous le disiez, de la chair à canon, en quelque sorte. Et quels sont ces pays ? La Turquie et la Russie ?
« Alors la deuxième chose... À l'encontre de la Biélorussie, à l'encontre des compagnies aériennes qui transportent ces migrants et à l'encontre des pays qui pourraient participer à ce trafic parce que c'est un trafic d'êtres humains. Vous le disiez, de la chair à canon, en quelque sorte. Et quels sont ces pays ? La Turquie et la Russie ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 5:40
Question 183L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11
l'échec du Brexit ?
Réponse à côté
Bien. Un mot de l'Europe de la Défense, 5000 soldats européens ? Non ? Vous êtes d'accord ?
« Bien. Un mot de l'Europe de la Défense, 5000 soldats européens ? Non ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 16:19Voir 1 autre passage
« Vous êtes d'accord ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 16:31
Question 184L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11
Là, c'est là le point qui est clé. Mme von der Leyen d'aduré l'a rappelé. Mme Merkel a parlé à M. Poutine et Jean-Yves Le Drian et Florence Parly recevront leurs homologues russes demain. Il est évident que si la Russie n'est pas une part du problème, elle est au moins une partie de la solution puisque la dépendance de la Biélorussie à Moscou est de plus en plus forte. Et donc, il y a une capacité d'influence évidente de la Russie sur la Biélorussie pour aider à arrêter ce trafic. Et donc, nous devons utiliser ce canal. La Turquie, là aussi, il faut être juste, nous avons un problème probable avec, nous sommes en train de l'examiner avec Turkish Airlines, avec une compagnie en particulier. Qui pourrait être sanctionné ?
Réponse à côté
Est-ce qu'il pourrait y avoir une volonté de troubler des élections ? Tiens, par exemple, l'élection présidentielle française de la part de la Turquie ou de la Russie ? Écoutez, sur ce point là-dessus. Nous n'avons pas d'éléments, mais c'est possible.
« Est-ce qu'il pourrait y avoir une volonté de troubler des élections ? Tiens, par exemple, l'élection présidentielle française de la part de la Turquie ou de la Russie ? Écoutez, »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 8:39Voir 1 autre passage
« sur ce point là-dessus. Nous n'avons pas d'éléments, mais c'est possible. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 8:49
Question 185L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11
Écoutez, vous savez, sur ce genre de sujet, dire la réaction qui serait faite, c'est déjà encourager un changement de situation. Donc je ne commenterai pas un scénario de politique fiction aussi sensible sur un scénario de cette nature. C'est l'une des grandes crises qui s'annonce ?
Refus explicite
8h52, vous êtes sur RMC BFM TV.
« 8h52, vous êtes sur RMC BFM TV. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 18:49
Question 186L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
Des engagements américains en Europe ?
Réponse directe
Oui, mais vous savez, pour être souverain, il faut être... Des drones. il faut être indépendant. Pourquoi on a acheté parfois nous-mêmes du matériel américain ? Oui, parce que nous n'y avions pas encore assez investi dans certaines technologies comme le drone. C'est aussi pour ça qu'on renforce notre effort budgétaire en matière militaire. Mais en France, on a cette chance, ce choix stratégique, pour ceux qui invoquent De Gaulle, là, ils auraient raison, d'avoir choisi l'indépendance. D'ailleurs, De Gaulle n'a jamais opposé, jamais opposé, l'indépendance française et la construction européenne. Il a contribué activement à cette construction. Je ferme la parenthèse. La défense européenne, c'…
« il faut être indépendant. Pourquoi on a acheté parfois nous-mêmes du matériel américain ? Oui, parce que nous n'y avions pas encore assez investi dans certaines technologies comme le drone. C'est aussi pour ça qu'on renforce notre effort budgétaire en matière militaire. Mais en France, on a cette chance, ce choix stratégique, pour ceux qui invoquent De Gaulle, là, ils auraient raison, d'avoir choisi l'indépendance. D'ailleurs, De Gaulle n'a jamais opposé, jamais opposé, l'indépendance française et la construction européenne. Il a contribué activement à cette construction. Je ferme la parenthèse. La défense européenne, c'est très insuffisant. Mais tout le monde, aujourd'hui, comprend qu'il faut la faire. Et ceux qui pensaient qu'il y avait une parenthèse Trump où le style était désagréable, le désengagement était clair, se sont trompés, puisque c'est un mouvement qui a été amorcé avant même M. Trump, avant M. Biden, sous Obama, et même probablement avant. Les Américains, je ne leur reproche pas, mais leur obsession, aujourd'hui, c'est la Chine et leur centre d'intérêt principal, c'est cette région indo-classifique. Très bien, nous aussi, nous pensons que c'est important. Mais ça veut dire que nous, Européens, d'ailleurs, nous disons la même chose que les Américains, prenons notre destin en main. Je dis simplement que sur la défense européenne, il y a un chemin immense encore à faire. Mais nous avons fait des progrès considérables depuis 4 ans. Nous avons lancé, par exemple, pour la première fois, un grand projet militaire industriel avec l'Allemagne. L'avion de combat de l'hériture, le char du futur, c'était impensable il y a 5 ans. C'est très difficile. Il y aura encore des moments très difficiles. C'est un choix historique. Et est-ce qu'il y aura une force d'intervention européenne ? Je crois qu'à terme... 5 000 hommes ? Je crois qu'aujourd'hui, si on brandit un chiffre, on bloque le débat. Mais il y aura une force d'intervention européenne. Regardez les choses, parce que c'est très important. Quand vous dites défense européenne, vous avez des pays, Pays-Baltes, Pologne, qui disent attention, autant Etats-Unis. Quand vous le faites en pratique, en parole, en pratique, le Sahel, par exemple, nous avons une task force de force spéciale qui s'appelle Takuba. Il y a presque 10 pays européens qui sont avec nous aujourd'hui. Donc la défense européenne, elle avance parfois sans le dire. On doit le faire savoir. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 16:53
Question 187L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
L'asile et l'émigration, que proposera la France sous sa présidence ?
Réponse directe
D'abord, je veux dire, on voit bien aujourd'hui que notre politique migratoire, et je ne dis pas que l'Europe a bien réussi sur ce sujet, elle ne peut être néanmoins qu'européenne. Pourquoi ? Ce n'est pas une fantaisie de ma part. On voit bien que quand vous avez des flux migratoires, quand on a eu la crise de 2015-2016 avec la Syrie, quand les personnes arrivent en Grèce, en Italie, aujourd'hui par d'autres filières, en Espagne, c'est déjà notre problème. On ne peut pas dire c'est leur. Alors, il y en a qui disent, fermons les frontières nationales. D'abord, l'idée de la frontière nationale est complètement hermétique. Pour tous ceux qui fantasment l'histoire, ça n'a jamais existé. Et en E…
« D'abord, je veux dire, on voit bien aujourd'hui que notre politique migratoire, et je ne dis pas que l'Europe a bien réussi sur ce sujet, elle ne peut être néanmoins qu'européenne. Pourquoi ? Ce n'est pas une fantaisie de ma part. On voit bien que quand vous avez des flux migratoires, quand on a eu la crise de 2015-2016 avec la Syrie, quand les personnes arrivent en Grèce, en Italie, aujourd'hui par d'autres filières, en Espagne, c'est déjà notre problème. On ne peut pas dire c'est leur. Alors, il y en a qui disent, fermons les frontières nationales. D'abord, l'idée de la frontière nationale est complètement hermétique. Pour tous ceux qui fantasment l'histoire, ça n'a jamais existé. Et en Europe, ça n'a jamais existé. Et quand bien même ça existerait, quand même on serait capable de le faire. Je demande aux gens qui le disent, comment le faire ? Avec la Belgique, vous avez 700 points de passage. Ça fait 10 000 douaniers. On fait ça demain ? Il y a 350 000 frontaliers français qui, chaque jour, ils le savent, parfois même pas, passent une frontière pour aller bosser. Bon, donc il faut une politique européenne. On a commencé à le faire, c'est beaucoup trop faible. Il faut une police aux frontières européennes. Ça s'appelle Frontex. Vous avez raison, il y a parfois du jargon bruxellois. Ça s'appelle Frontex, peu importe. C'est une police aux frontières européennes. C'est aujourd'hui elle, avec des Français, des Allemands, etc., qui aide la Grèce, qui aide l'Espagne à tenir sa frontière. On a eu un cas, la Biélorussie, qui organise un trafic migratoire contre l'Europe par la Lituanie et par la Pologne. On a envoyé Frontex pour sécuriser la frontière. Donc concrètement, contrôle plus rigoureux, ça veut dire augmenter les effectifs de la police aux frontières européennes. On a un objectif de 10 000 hommes au milieu des années 2020. C'est trop long, il faut accélérer. Et puis, ce que vous avez appelé, avec le jargon bruxellois, que je n'aime pas beaucoup non plus, le mécanisme de solidarité, tout simplement, c'est quoi ? C'est de dire, si vous voulez que chacun fasse son travail et contrôle sa frontière, il faut l'aider. L'Italie, la Grèce, l'Espagne, il faut les aider plus. Et puis, il faut leur dire aussi, parce que sinon, ils ne le feront pas, quand vous avez des migrants, parfois des gens qu'on le voit à l'asile d'ailleurs, et arrivent chez vous, à Lampedusa, sur les îles grecques, on a vu les drames humains, ça ne peut pas être leur sujet tout seul. Il faut qu'on en prenne une part, moi je l'assume. Et d'ailleurs, aujourd'hui, la France en prend sa part, ce sont beaucoup d'autres pays, souvent les mêmes, Hongrie, Pologne, qui ne prennent pas leur part. Donc, solidarité, ça veut dire cela, partager cet effort d'accueil pour ceux qui ont droit à l'asile, et les autres, les reconduirent. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 13:38
Question 188L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
C'est important. J'ai vu, alors, un contrôle rigoureux aux frontières. Mais ça, ça ne veut rien dire, ça, pour les Français. Je suis d'accord. Ça ne veut rien dire, contrôle rigoureux aux frontières. Alors quoi ?
Réponse directe
D'abord, je veux dire, on voit bien aujourd'hui que notre politique migratoire, et je ne dis pas que l'Europe a bien réussi sur ce sujet, elle ne peut être néanmoins qu'européenne. Pourquoi ? Ce n'est pas une fantaisie de ma part. On voit bien que quand vous avez des flux migratoires, quand on a eu la crise de 2015-2016 avec la Syrie, quand les personnes arrivent en Grèce, en Italie, aujourd'hui par d'autres filières, en Espagne, c'est déjà notre problème. On ne peut pas dire c'est leur. Alors, il y en a qui disent, fermons les frontières nationales. D'abord, l'idée de la frontière nationale est complètement hermétique. Pour tous ceux qui fantasment l'histoire, ça n'a jamais existé. Et en E…
« D'abord, je veux dire, on voit bien aujourd'hui que notre politique migratoire, et je ne dis pas que l'Europe a bien réussi sur ce sujet, elle ne peut être néanmoins qu'européenne. Pourquoi ? Ce n'est pas une fantaisie de ma part. On voit bien que quand vous avez des flux migratoires, quand on a eu la crise de 2015-2016 avec la Syrie, quand les personnes arrivent en Grèce, en Italie, aujourd'hui par d'autres filières, en Espagne, c'est déjà notre problème. On ne peut pas dire c'est leur. Alors, il y en a qui disent, fermons les frontières nationales. D'abord, l'idée de la frontière nationale est complètement hermétique. Pour tous ceux qui fantasment l'histoire, ça n'a jamais existé. Et en Europe, ça n'a jamais existé. Et quand bien même ça existerait, quand même on serait capable de le faire. Je demande aux gens qui le disent, comment le faire ? Avec la Belgique, vous avez 700 points de passage. Ça fait 10 000 douaniers. On fait ça demain ? Il y a 350 000 frontaliers français qui, chaque jour, ils le savent, parfois même pas, passent une frontière pour aller bosser. Bon, donc il faut une politique européenne. On a commencé à le faire, c'est beaucoup trop faible. Il faut une police aux frontières européennes. Ça s'appelle Frontex. Vous avez raison, il y a parfois du jargon bruxellois. Ça s'appelle Frontex, peu importe. C'est une police aux frontières européennes. C'est aujourd'hui elle, avec des Français, des Allemands, etc., qui aide la Grèce, qui aide l'Espagne à tenir sa frontière. On a eu un cas, la Biélorussie, qui organise un trafic migratoire contre l'Europe par la Lituanie et par la Pologne. On a envoyé Frontex pour sécuriser la frontière. Donc concrètement, contrôle plus rigoureux, ça veut dire augmenter les effectifs de la police aux frontières européennes. On a un objectif de 10 000 hommes au milieu des années 2020. C'est trop long, il faut accélérer. Et puis, ce que vous avez appelé, avec le jargon bruxellois, que je n'aime pas beaucoup non plus, le mécanisme de solidarité, tout simplement, c'est quoi ? C'est de dire, si vous voulez que chacun fasse son travail et contrôle sa frontière, il faut l'aider. L'Italie, la Grèce, l'Espagne, il faut les aider plus. Et puis, il faut leur dire aussi, parce que sinon, ils ne le feront pas, quand vous avez des migrants, parfois des gens qu'on le voit à l'asile d'ailleurs, et arrivent chez vous, à Lampedusa, sur les îles grecques, on a vu les drames humains, ça ne peut pas être leur sujet tout seul. Il faut qu'on en prenne une part, moi je l'assume. Et d'ailleurs, aujourd'hui, la France en prend sa part, ce sont beaucoup d'autres pays, souvent les mêmes, Hongrie, Pologne, qui ne prennent pas leur part. Donc, solidarité, ça veut dire cela, partager cet effort d'accueil pour ceux qui ont droit à l'asile, et les autres, les reconduirent. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 13:38
Question 189L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
C'est le risque d'une sortie de la Pologne de l'Union Européenne. Est-ce une attaque contre l'Union Européenne ?
Réponse directe
Oui, c'est une attaque contre l'Union Européenne, un tribunal constitutionnel qui a été fait à la main du pouvoir polonais d'ailleurs. On le sait, ça a été critiqué. Mais je veux dire aussi que moi, je ne souhaite pas la sortie de la Pologne de l'Union Européenne. J'ai été très actif, très dur parfois, je l'assume, avec le gouvernement polonais actuel. Et avec ce qui se passe là aujourd'hui, on en voit les conséquences. Parce qu'ils ne respectent pas des valeurs et des principes fondamentaux de l'Union Européenne, les droits des femmes, les droits des minorités, l'indépendance de la justice, l'indépendance des médias souvent. C'est très grave ce qui se passe, ce n'est pas juste une décision…
« Oui, c'est une attaque contre l'Union Européenne, un tribunal constitutionnel qui a été fait à la main du pouvoir polonais d'ailleurs. On le sait, ça a été critiqué. Mais je veux dire aussi que moi, je ne souhaite pas la sortie de la Pologne de l'Union Européenne. J'ai été très actif, très dur parfois, je l'assume, avec le gouvernement polonais actuel. Et avec ce qui se passe là aujourd'hui, on en voit les conséquences. Parce qu'ils ne respectent pas des valeurs et des principes fondamentaux de l'Union Européenne, les droits des femmes, les droits des minorités, l'indépendance de la justice, l'indépendance des médias souvent. C'est très grave ce qui se passe, ce n'est pas juste une décision de justice. Mais les Polonais, ils sont à 80% pour rester dans l'Union Européenne. Ils n'ont pas voulu cela. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 1:38
Question 190L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
Vous tiendrez bon sur les 450 ?
Réponse directe
Bien sûr, on tiendra bon sur les 450. Nous sommes entretenus avec la ministre de la Mer, encore avec la Commission européenne hier. On tiendra bon. Et ce que je veux dire, c'est que les Britanniques ont besoin de nous pour vendre leurs produits, y compris de la pêche. Ils ont besoin de nous pour leur énergie. Ils ont besoin de nous pour leurs services financiers. Ils ont besoin de nous pour leur centre de recherche. Ils nous demandent une coopération avec les universités européennes et d'accéder au financement européen. Sur tout ça, nous avons des mesures de rétorsion, nous avons des mesures de coopération que nous pouvons moduler, réduire, si les Britanniques continuent à ne pas appliquer…
« Bien sûr, on tiendra bon sur les 450. Nous sommes entretenus avec la ministre de la Mer, encore avec la Commission européenne hier. On tiendra bon. Et ce que je veux dire, c'est que les Britanniques ont besoin de nous pour vendre leurs produits, y compris de la pêche. Ils ont besoin de nous pour leur énergie. Ils ont besoin de nous pour leurs services financiers. Ils ont besoin de nous pour leur centre de recherche. Ils nous demandent une coopération avec les universités européennes et d'accéder au financement européen. Sur tout ça, nous avons des mesures de rétorsion, nous avons des mesures de coopération que nous pouvons moduler, réduire, si les Britanniques continuent à ne pas appliquer l'accord. On ne demande pas plus que l'accord. Michel Barnier et la France ont négocié un accord. Il est bon, il faut l'appliquer, et c'est prévu dans l'accord. Tout ce que je dis là, c'est prévu dans l'accord. Si les Britanniques ne respectent pas leur part, nous ne ferons pas en 100% notre part, tout simplement. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 11:23
Question 191L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
Ça veut dire qu'il faut créer une défense commune européenne ?
Réponse directe
Oui, mais vous savez, pour être souverain, il faut être... Des drones. il faut être indépendant. Pourquoi on a acheté parfois nous-mêmes du matériel américain ? Oui, parce que nous n'y avions pas encore assez investi dans certaines technologies comme le drone. C'est aussi pour ça qu'on renforce notre effort budgétaire en matière militaire. Mais en France, on a cette chance, ce choix stratégique, pour ceux qui invoquent De Gaulle, là, ils auraient raison, d'avoir choisi l'indépendance. D'ailleurs, De Gaulle n'a jamais opposé, jamais opposé, l'indépendance française et la construction européenne. Il a contribué activement à cette construction. Je ferme la parenthèse. La défense européenne, c'…
« Oui, mais vous savez, pour être souverain, il faut être... Des drones. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 16:49Voir 1 autre passage
« il faut être indépendant. Pourquoi on a acheté parfois nous-mêmes du matériel américain ? Oui, parce que nous n'y avions pas encore assez investi dans certaines technologies comme le drone. C'est aussi pour ça qu'on renforce notre effort budgétaire en matière militaire. Mais en France, on a cette chance, ce choix stratégique, pour ceux qui invoquent De Gaulle, là, ils auraient raison, d'avoir choisi l'indépendance. D'ailleurs, De Gaulle n'a jamais opposé, jamais opposé, l'indépendance française et la construction européenne. Il a contribué activement à cette construction. Je ferme la parenthèse. La défense européenne, c'est très insuffisant. Mais tout le monde, aujourd'hui, comprend qu'il faut la faire. Et ceux qui pensaient qu'il y avait une parenthèse Trump où le style était désagréable, le désengagement était clair, se sont trompés, puisque c'est un mouvement qui a été amorcé avant même M. Trump, avant M. Biden, sous Obama, et même probablement avant. Les Américains, je ne leur reproche pas, mais leur obsession, aujourd'hui, c'est la Chine et leur centre d'intérêt principal, c'est cette région indo-classifique. Très bien, nous aussi, nous pensons que c'est important. Mais ça veut dire que nous, Européens, d'ailleurs, nous disons la même chose que les Américains, prenons notre destin en main. Je dis simplement que sur la défense européenne, il y a un chemin immense encore à faire. Mais nous avons fait des progrès considérables depuis 4 ans. Nous avons lancé, par exemple, pour la première fois, un grand projet militaire industriel avec l'Allemagne. L'avion de combat de l'hériture, le char du futur, c'était impensable il y a 5 ans. C'est très difficile. Il y aura encore des moments très difficiles. C'est un choix historique. Et est-ce qu'il y aura une force d'intervention européenne ? Je crois qu'à terme... 5 000 hommes ? Je crois qu'aujourd'hui, si on brandit un chiffre, on bloque le débat. Mais il y aura une force d'intervention européenne. Regardez les choses, parce que c'est très important. Quand vous dites défense européenne, vous avez des pays, Pays-Baltes, Pologne, qui disent attention, autant Etats-Unis. Quand vous le faites en pratique, en parole, en pratique, le Sahel, par exemple, nous avons une task force de force spéciale qui s'appelle Takuba. Il y a presque 10 pays européens qui sont avec nous aujourd'hui. Donc la défense européenne, elle avance parfois sans le dire. On doit le faire savoir. »
Question 192L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
Un mécanisme de solidarité. Ça veut dire quoi, le mécanisme de solidarité ?
Réponse directe
D'abord, je veux dire, on voit bien aujourd'hui que notre politique migratoire, et je ne dis pas que l'Europe a bien réussi sur ce sujet, elle ne peut être néanmoins qu'européenne. Pourquoi ? Ce n'est pas une fantaisie de ma part. On voit bien que quand vous avez des flux migratoires, quand on a eu la crise de 2015-2016 avec la Syrie, quand les personnes arrivent en Grèce, en Italie, aujourd'hui par d'autres filières, en Espagne, c'est déjà notre problème. On ne peut pas dire c'est leur. Alors, il y en a qui disent, fermons les frontières nationales. D'abord, l'idée de la frontière nationale est complètement hermétique. Pour tous ceux qui fantasment l'histoire, ça n'a jamais existé. Et en E…
« D'abord, je veux dire, on voit bien aujourd'hui que notre politique migratoire, et je ne dis pas que l'Europe a bien réussi sur ce sujet, elle ne peut être néanmoins qu'européenne. Pourquoi ? Ce n'est pas une fantaisie de ma part. On voit bien que quand vous avez des flux migratoires, quand on a eu la crise de 2015-2016 avec la Syrie, quand les personnes arrivent en Grèce, en Italie, aujourd'hui par d'autres filières, en Espagne, c'est déjà notre problème. On ne peut pas dire c'est leur. Alors, il y en a qui disent, fermons les frontières nationales. D'abord, l'idée de la frontière nationale est complètement hermétique. Pour tous ceux qui fantasment l'histoire, ça n'a jamais existé. Et en Europe, ça n'a jamais existé. Et quand bien même ça existerait, quand même on serait capable de le faire. Je demande aux gens qui le disent, comment le faire ? Avec la Belgique, vous avez 700 points de passage. Ça fait 10 000 douaniers. On fait ça demain ? Il y a 350 000 frontaliers français qui, chaque jour, ils le savent, parfois même pas, passent une frontière pour aller bosser. Bon, donc il faut une politique européenne. On a commencé à le faire, c'est beaucoup trop faible. Il faut une police aux frontières européennes. Ça s'appelle Frontex. Vous avez raison, il y a parfois du jargon bruxellois. Ça s'appelle Frontex, peu importe. C'est une police aux frontières européennes. C'est aujourd'hui elle, avec des Français, des Allemands, etc., qui aide la Grèce, qui aide l'Espagne à tenir sa frontière. On a eu un cas, la Biélorussie, qui organise un trafic migratoire contre l'Europe par la Lituanie et par la Pologne. On a envoyé Frontex pour sécuriser la frontière. Donc concrètement, contrôle plus rigoureux, ça veut dire augmenter les effectifs de la police aux frontières européennes. On a un objectif de 10 000 hommes au milieu des années 2020. C'est trop long, il faut accélérer. Et puis, ce que vous avez appelé, avec le jargon bruxellois, que je n'aime pas beaucoup non plus, le mécanisme de solidarité, tout simplement, c'est quoi ? C'est de dire, si vous voulez que chacun fasse son travail et contrôle sa frontière, il faut l'aider. L'Italie, la Grèce, l'Espagne, il faut les aider plus. Et puis, il faut leur dire aussi, parce que sinon, ils ne le feront pas, quand vous avez des migrants, parfois des gens qu'on le voit à l'asile d'ailleurs, et arrivent chez vous, à Lampedusa, sur les îles grecques, on a vu les drames humains, ça ne peut pas être leur sujet tout seul. Il faut qu'on en prenne une part, moi je l'assume. Et d'ailleurs, aujourd'hui, la France en prend sa part, ce sont beaucoup d'autres pays, souvent les mêmes, Hongrie, Pologne, qui ne prennent pas leur part. Donc, solidarité, ça veut dire cela, partager cet effort d'accueil pour ceux qui ont droit à l'asile, et les autres, les reconduirent. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 13:38
Question 193L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
Secrétaire d'Etat aux affaires étrangères en charge des affaires européennes. L'information est tombée hier en fin d'après-midi. Le tribunal correctionnel polonais, la plus haute juridiction de Pologne, juge une partie des traités européens incompatibles avec la constitution polonaise et donc affirme la primauté du droit polonais sur le droit européen. Est-ce le début d'un polxit ?
Réponse directe
J'espère que non, mais c'est gravissime. Ce n'est pas un sujet technique ou un sujet juridique. C'est un sujet éminemment politique qui s'inscrit d'ailleurs dans une longue liste de provocations à l'égard de l'Union Européenne. Mais de quoi parle-t-on ? Parce qu'on peut se dire finalement que le droit polonais est plus fort que le droit européen. C'est presque du bon sens. C'est un État souverain, la Pologne, comme nous le sommes. Et quand on rentre dans un club, on signe un contrat qui s'appelle le traité qui a été ratifié par référendum en Polonais. C'est le peuple polonais qui a choisi cela. Et ce qu'a dit le tribunal constitutionnel polonais, c'est que les premiers articles des traités…
« J'espère que non, mais c'est gravissime. Ce n'est pas un sujet technique ou un sujet juridique. C'est un sujet éminemment politique qui s'inscrit d'ailleurs dans une longue liste de provocations à l'égard de l'Union Européenne. Mais de quoi parle-t-on ? Parce qu'on peut se dire finalement que le droit polonais est plus fort que le droit européen. C'est presque du bon sens. C'est un État souverain, la Pologne, comme nous le sommes. Et quand on rentre dans un club, on signe un contrat qui s'appelle le traité qui a été ratifié par référendum en Polonais. C'est le peuple polonais qui a choisi cela. Et ce qu'a dit le tribunal constitutionnel polonais, c'est que les premiers articles des traités européens, l'appartenance même à l'Union Européenne, ne primaient pas sur la règle polonaise et la loi polonaise. Quand vous signez un contrat avec quelqu'un et que vous dites « Ma propre règle que je définis quand je veux, comme je veux, vaut plus que ce que j'ai signé avec vous », il n'y a plus de contrat, il n'y a plus de participation. Donc c'est très grave parce qu'effectivement, c'est le risque d'une sortie de facto. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 0:38
Question 194L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
Des sanctions sont prévues ?
Réponse directe
Alors, ça dépend sur quoi. Mais je souhaite que sur certains sujets, il puisse y en avoir, en effet. Quelles sanctions ? J'irai mardi en Hongrie. Notamment parce que moi, je suis ministre. Je vais rencontrer mes homologues. Je n'aurai jamais le dialogue. Je vais rencontrer longuement les collaborateurs de M. Orban, des ministres hongrois, pour leur dire ce que je pense sur l'état de droit en particulier. Il y a eu une loi homophobe, très grave, qui a été votée en Hongrie à la mi-juin. Sur ce sujet, oui, il peut et il doit y avoir des sanctions juridiques, voire financières. Nous en avons maintenant. Les moyens au niveau européen, nous avons quelques outils qui le permettent. Ça n'empêche pa…
« Alors, ça dépend sur quoi. Mais je souhaite que sur certains sujets, il puisse y en avoir, en effet. Quelles sanctions ? J'irai mardi en Hongrie. Notamment parce que moi, je suis ministre. Je vais rencontrer mes homologues. Je n'aurai jamais le dialogue. Je vais rencontrer longuement les collaborateurs de M. Orban, des ministres hongrois, pour leur dire ce que je pense sur l'état de droit en particulier. Il y a eu une loi homophobe, très grave, qui a été votée en Hongrie à la mi-juin. Sur ce sujet, oui, il peut et il doit y avoir des sanctions juridiques, voire financières. Nous en avons maintenant. Les moyens au niveau européen, nous avons quelques outils qui le permettent. Ça n'empêche pas de dialoguer sur d'autres sujets. Moi, je ne souhaite pas ni rompre le dialogue, ni la sortie de l'Union européenne pour quelques pays que ce soit. Parce qu'être dans l'Union, ça protège leurs citoyens. Et donc, si aujourd'hui, la Pologne et la Hongrie n'étaient pas dans l'Union européenne, on pourrait simplement pleurer sur le sort des malheureux polonais et des malheureuses polonaises. On ne pourrait rien faire. Là, on peut avoir, pour la Hongrie, pour la Pologne, des sanctions. Donc, oui, je le souhaite sur certains sujets. On ne peut pas voter une loi qui ne respecte pas des principes de l'Europe, qui sont l'égalité, qui sont la liberté, qui sont la non-discrimination. Ce n'est pas des mots. Ça a été instauré après la Seconde Guerre mondiale, parce qu'on sait ce qui se passe quand on casse l'état de droit et les valeurs. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 6:05
Question 195L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
Parce que quand Michel Barnier propose un moratoire sur l'immigration, est-ce qu'il s'exonère des traités européens et internationaux ?
Réponse partielle
Alors, ça dépend de ce qu'on appelle le moratoire. Oui. Mais ce que je ne veux pas que faire croire, qu'on fasse croire que l'Europe impose une forme d'ouverture et de laxisme migratoire. Ça n'est pas vrai. Ceux qui font croire ça, qu'il y a l'Europe qui dirait, qui nous imposerait d'accueillir tout le monde sans aucune restriction, c'est faux. Donc, si c'est ça l'idée, sortons de l'Europe pour contrôler nos frontières, ça n'est pas vrai. Ensuite, un moratoire sur l'immigration, indépendamment même de la question juridique. Pour moi, la question, c'est comment fait-on ? Admettons qu'on veuille limiter ou interrompre les flux migratoires pendant quelques années. Ça ne se décrète pas. Si il s…
« Alors, ça dépend de ce qu'on appelle le moratoire. Oui. Mais ce que je ne veux pas que faire croire, qu'on fasse croire que l'Europe impose une forme d'ouverture et de laxisme migratoire. Ça n'est pas vrai. Ceux qui font croire ça, qu'il y a l'Europe qui dirait, qui nous imposerait d'accueillir tout le monde sans aucune restriction, c'est faux. Donc, si c'est ça l'idée, sortons de l'Europe pour contrôler nos frontières, ça n'est pas vrai. Ensuite, un moratoire sur l'immigration, indépendamment même de la question juridique. Pour moi, la question, c'est comment fait-on ? Admettons qu'on veuille limiter ou interrompre les flux migratoires pendant quelques années. Ça ne se décrète pas. Si il suffisait de signer un bout de papier en disant que c'est interdit, ça ne se fait pas comme ça. La question, c'est comment on gère les flux migratoires. Je n'aime pas cette expression, mais c'est ça la réalité. Donc, tous ceux qui vous disent immigration zéro, stop les migrations moratoires, il faut qu'ils nous disent comment ils font. Et puis ensuite, il faut qu'ils nous disent comment ils distinguent les cas. Est-ce qu'ils disent aux femmes afghanes qui ont droit à l'asile, qui ont besoin de protection, qui sont en danger de mort dans leur pays, c'est zéro migration ? Ce sont des migrantes ? On dit non ? On n'accueille personne ? Donc, je pense que ces mots qu'on jette comme ça dans le débat, manquent de sérieux et manquent de réalisme. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 4:28
Question 196L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
dites-moi, franchement, j'ai vu les conclusions des Pandora Papers. Le Luxembourg, les Pays-Bas, Chypre, Malte, ce sont des paradis fiscaux. Est-ce que ce sont des paradis fiscaux ?
Réponse partielle
Certains le sont encore en partie, mais je veux qu'on distingue deux sujets. Ce que fait l'Irlande, je veux être juste, avec une fiscalité très basse, trop basse, sur l'impôt sur les sociétés. Ce n'est pas un paradis fiscal. Ce n'est pas cela. C'est de la compétition fiscale. À ce qui concerne l'Irlande, oui. Oui, c'est très important. Il y a des pays européens. La Hongrie, d'ailleurs, en fait partie. Je ne suis pas obsédé, mais c'est la réalité. Un taux d'impôt sur les sociétés encore plus bas que celui de l'Irlande. Et donc, je me félicite que l'Irlande, parce que c'est un pays que je connais bien, c'est un choix très courageux, d'avoir rompu progressivement avec un modèle de dumping fisc…
« Certains le sont encore en partie, mais je veux qu'on distingue deux sujets. Ce que fait l'Irlande, je veux être juste, avec une fiscalité très basse, trop basse, sur l'impôt sur les sociétés. Ce n'est pas un paradis fiscal. Ce n'est pas cela. C'est de la compétition fiscale. À ce qui concerne l'Irlande, oui. Oui, c'est très important. Il y a des pays européens. La Hongrie, d'ailleurs, en fait partie. Je ne suis pas obsédé, mais c'est la réalité. Un taux d'impôt sur les sociétés encore plus bas que celui de l'Irlande. Et donc, je me félicite que l'Irlande, parce que c'est un pays que je connais bien, c'est un choix très courageux, d'avoir rompu progressivement avec un modèle de dumping fiscal. Parce que l'Irlande, c'est ce qu'elle doit à l'Europe. Elle sait qu'on l'a protégée pendant le Brexit. Elle sait qu'on a toujours été solidaires. Aujourd'hui, elle fait un effort européen et international. Donc, vous voyez que l'Europe, on peut avoir cette éthique et ce sens de l'action commune. Et puis, il y a des pays, en effet, qui ont des systèmes, on appelle ça parfois des passeports dorés. Oui, en échange d'un investissement, supprime les impôts, voire donne une nationalité. Ça, c'est inacceptable. Ça existe encore dans quelques pays européens. Malte, Chypre en particulier. C'est très différent de la question de l'impôt sur les sociétés, mais c'est une question très sensible. Et là, on doit être intraitable. Pour être très honnête, on avait très peu d'outils européens pour sanctionner ça parce qu'on n'y avait pas pensé. Aujourd'hui, il y a des procédures contre Chypre et contre Malte. Et Chypre, par exemple, est revenue sur son système de passeport doré. Donc, on progresse sur le secret fiscal ou bancaire, sur les pratiques fiscales qui sont inacceptables. Mais on voit bien avec Pandora Papers, en Europe aussi, il faut être honnête, qu'on n'est pas du tout au bout du chemin sur la transparence. Et vous avez même des dirigeants ou d'anciens dirigeants qui ont eu l'audace scandaleuse de bénéficier de ces systèmes. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 7:40
Question 197L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
Bien. À partir du 1er janvier, la France va présider l'Union européenne. Alors, est-ce qu'Emmanuel Macron doit, selon vous, selon vous, doit annoncer sa candidature à la présidentielle française d'avril, avant ou après le 1er janvier ?
Réponse partielle
Il n'y a pas de « selon moi » dans ces questions, Jean-Jacques Gordain. Ah bon ? Parce que, je veux vous dire... Tu avais un avis ? J'ai un avis sur la candidature. Je souhaite qu'Emmanuel Macron soit candidat. Oui, mais ça, j'imagine. Honnêtement, le moment où il décide... Mais le moment où il décide... Bien sûr, il présidera l'Europe. Il ne vous a pas échappé que, s'il se déclarait, quelle que soit la date, il y aurait une campagne présidentielle et une présidence européenne en même temps. Ah ben oui. Et ça, c'est déjà arrivé dans notre pays, il y a 25 ans, et nous avons su le faire. C'est une obligation pour la France d'assurer cette présidence. Ce n'est pas une option. C'est un honneur.…
« Il n'y a pas de « selon moi » dans ces questions, Jean-Jacques Gordain. Ah bon ? Parce que, je veux vous dire... Tu avais un avis ? J'ai un avis sur la candidature. Je souhaite qu'Emmanuel Macron soit candidat. Oui, mais ça, j'imagine. Honnêtement, le moment où il décide... Mais le moment où il décide... »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 12:23Voir 1 autre passage
« Bien sûr, il présidera l'Europe. Il ne vous a pas échappé que, s'il se déclarait, quelle que soit la date, il y aurait une campagne présidentielle et une présidence européenne en même temps. Ah ben oui. Et ça, c'est déjà arrivé dans notre pays, il y a 25 ans, et nous avons su le faire. C'est une obligation pour la France d'assurer cette présidence. Ce n'est pas une option. C'est un honneur. Et donc, le président de la République, s'il était candidat, il sera président de la République aussi jusqu'au dernier quart d'heure. Il sera président de l'Union Européenne pendant ce semestre, aussi jusqu'au dernier quart d'heure. Donc moi, je n'ai pas de choix tactique. J'ai un choix personnel, de cœur, c'est qu'il soit candidat. Oui. Après, quand est-ce qu'il le décidera ? Je ne sais pas. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 12:35
Question 198L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
Non. Jamais ?
Réponse directe
Non, je le dis, c'est très clair. La position de la France, c'est non. Pourquoi ? Ce n'est pas pour être anti-européen. Je le dis, c'est un élément de souveraineté qui d'ailleurs bénéficie à toute l'Europe. Parce que si aujourd'hui, nous n'avons pas fait la défense européenne encore, nous n'avons pas fait la politique étrangère européenne encore, ce serait une folie d'affaiblir le pays de l'Union européenne, le seul aujourd'hui, puisque le Royaume-Uni nous a quitté, qui a un siège permanent, qui a d'ailleurs la dissuasion nucléaire, qui sont les deux attributs de notre souveraineté nationale et qui contribuent à la sécurité européenne. D'avoir ce siège ?
« Non, je le dis, c'est très clair. La position de la France, c'est non. Pourquoi ? Ce n'est pas pour être anti-européen. Je le dis, c'est un élément de souveraineté qui d'ailleurs bénéficie à toute l'Europe. Parce que si aujourd'hui, nous n'avons pas fait la défense européenne encore, nous n'avons pas fait la politique étrangère européenne encore, ce serait une folie d'affaiblir le pays de l'Union européenne, le seul aujourd'hui, puisque le Royaume-Uni nous a quitté, qui a un siège permanent, qui a d'ailleurs la dissuasion nucléaire, qui sont les deux attributs de notre souveraineté nationale et qui contribuent à la sécurité européenne. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 18:51
Question 199L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
Ils sont à 80% pour rester dans l'Union Européenne. C'est une attaque contre l'Union Européenne. Est-ce que des sanctions vont être prises ?
Réponse partielle
Et le plan de relance polonais qui apporterait plusieurs dizaines de milliards d'euros de l'Europe, de nous tous, à la Pologne. Ce soutien budgétaire et de solidarité, moi je la défends. Mais à condition, bien sûr, de respecter le pacte commun. Et donc, c'est très clair, nous l'avons dit, la Commission Européenne l'a dit, s'il n'y a pas le respect élémentaire des règles communes, des droits et libertés de l'Europe, il ne peut pas y avoir de plan de relance et de soutien à la relance en Pologne. C'est clair. Alors, j'espère que ce n'est pas ce que pense et ce que propose Michel Barnier, mais j'ai entendu ces propos dans plusieurs bouches, y compris de gens qui se disent pro-européens. Je ne…
« Et le plan de relance polonais qui apporterait plusieurs dizaines de milliards d'euros de l'Europe, de nous tous, à la Pologne. Ce soutien budgétaire et de solidarité, moi je la défends. Mais à condition, bien sûr, de respecter le pacte commun. Et donc, c'est très clair, nous l'avons dit, la Commission Européenne l'a dit, s'il n'y a pas le respect élémentaire des règles communes, des droits et libertés de l'Europe, il ne peut pas y avoir de plan de relance et de soutien à la relance en Pologne. C'est clair. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 2:28
Question 200L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10
Bien. La Hongrie, vous allez vous rendre à Hongrie. Emmanuel Macron n'est pas allé à Hongrie. C'est le seul pays de l'Union Européenne qu'il n'a pas visité pendant sa présidence. Il y aura aussi des sanctions. Est-ce qu'il y a des sanctions contre la Hongrie ?
Réponse directe
Alors, ça dépend sur quoi. Mais je souhaite que sur certains sujets, il puisse y en avoir, en effet. Quelles sanctions ? J'irai mardi en Hongrie. Notamment parce que moi, je suis ministre. Je vais rencontrer mes homologues. Je n'aurai jamais le dialogue. Je vais rencontrer longuement les collaborateurs de M. Orban, des ministres hongrois, pour leur dire ce que je pense sur l'état de droit en particulier. Il y a eu une loi homophobe, très grave, qui a été votée en Hongrie à la mi-juin. Sur ce sujet, oui, il peut et il doit y avoir des sanctions juridiques, voire financières. Nous en avons maintenant. Les moyens au niveau européen, nous avons quelques outils qui le permettent. Ça n'empêche pa…
« Alors, ça dépend sur quoi. Mais je souhaite que sur certains sujets, il puisse y en avoir, en effet. Quelles sanctions ? J'irai mardi en Hongrie. Notamment parce que moi, je suis ministre. Je vais rencontrer mes homologues. Je n'aurai jamais le dialogue. Je vais rencontrer longuement les collaborateurs de M. Orban, des ministres hongrois, pour leur dire ce que je pense sur l'état de droit en particulier. Il y a eu une loi homophobe, très grave, qui a été votée en Hongrie à la mi-juin. Sur ce sujet, oui, il peut et il doit y avoir des sanctions juridiques, voire financières. Nous en avons maintenant. Les moyens au niveau européen, nous avons quelques outils qui le permettent. Ça n'empêche pas de dialoguer sur d'autres sujets. Moi, je ne souhaite pas ni rompre le dialogue, ni la sortie de l'Union européenne pour quelques pays que ce soit. Parce qu'être dans l'Union, ça protège leurs citoyens. Et donc, si aujourd'hui, la Pologne et la Hongrie n'étaient pas dans l'Union européenne, on pourrait simplement pleurer sur le sort des malheureux polonais et des malheureuses polonaises. On ne pourrait rien faire. Là, on peut avoir, pour la Hongrie, pour la Pologne, des sanctions. Donc, oui, je le souhaite sur certains sujets. On ne peut pas voter une loi qui ne respecte pas des principes de l'Europe, qui sont l'égalité, qui sont la liberté, qui sont la non-discrimination. Ce n'est pas des mots. Ça a été instauré après la Seconde Guerre mondiale, parce qu'on sait ce qui se passe quand on casse l'état de droit et les valeurs. »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 6:05
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 0:34
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« avoir des avis personnels, mais comme haut-commissaire, la stratégie, au plan, on a fait cet exercice sur 2035 et 2050. Je sais d'expérience pour travailler moi-même au ministère des Finances que faire un budget, c'est difficile et que tout le monde a un avis. Donc, je laisse cette responsabilité lourde et difficile, j'avoue, au gouvernement. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 5:10
« Je vais être très honnête. Les chiffres des autres entreprises, vous pouvez en avoir autant qu'il n'y a le rapport. Il y a eu un rapport du Sénat l'an dernier qui est très sérieux, qui aboutissait à 211 milliards d'euros. On avait nous-mêmes fait des estimations, la Cour des Comptes en a fait. Ce qu'on a voulu dire, je vais vous dire, il y a eu 12 rapports en moins de 20 ans sur ce sujet. Je pense qu'on peut arrêter d'en faire, pour être très honnête. C'est-à-dire que c'était le dernier ? Je ne décide pas pour les autres, mais je pense qu'honnêtement ça ne sert à rien de chercher le chiffre magique. Et nous, on n'a pas voulu dire il y a un chiffre définitif, on est plus savants que les autres. On a voulu mettre tout le monde autour de la table, ce qu'on n'avait jamais fait. Des députés de différentes sensibilités, des collectivités locales, des économistes, les partenaires sociaux de la CGT au MEDEF. Et tout le monde a eu un avis un peu différent. Est-ce qu'on a dit ? Tout le monde a dit le chiffre parfait, il n'existe pas. Donc nous, on a pris une fourchette. 187 milliards. Soit 82, soit 187, selon en gros que vous comptez les allégements généraux de charges ou pas. C'est ça l'éléphant dans la pièce. C'est qu'il y a un certain nombre d'acteurs, de syndicats notamment, qui disent il faut les compter parce que c'est une forme de dérogation favorable aux entreprises. Et puis des entreprises qui disent, et je crois qu'elles ont des arguments pour ça, c'est une compensation des prélèvements obligatoires qui sont élevés pour baisser un peu le coût du travail. J'allais dire ça, on ne le réconsidérera jamais tout le monde. Donc nous, on dit stabilisons les choses et surtout le débat intéressant, ce n'est pas celui sur le chiffre magique. 82, 187, c'est la fourchette qu'on donne. On dit suivons-le chaque année sur le même périmètre. Et ce qui est intéressant, c'est de voir si ça augmente ou si ça baisse. Et ce qui est intéressant aussi, c'est de voir l'évaluation. Est-ce que par exemple... »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 5:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités8 oct. 2021 au 17 juil. 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je rappelle une chose qu'on oublie un peu quand on parle de suspension, c'est que la situation juridique actuelle qui a été votée l'an dernier, il y a eu ce compromis politique, on le sait, pour éviter la chute du gouvernement, pour éviter la chute du budget qui aurait été pire que tout sans doute. Parce que ça aurait créé de l'instabilité. Donc je pense que même d'un point de vue de finances publiques, ce n'était pas souhaitable. Donc il y a eu ce compromis. C'était une demande notamment du Parti Socialiste, on le sait. Mais le Premier ministre a insisté, c'est dans la loi, sur le fait que l'augmentation de la durée vers les 64 ans reprendrait. Et la réforme, elle est suspendue, elle n'est pas supprimée. Mais au fond de ça, ça c'est un épisode, une péripétie. On aura évidemment besoin de travailler plus et plus longtemps. Après, il y aura des débats dans la présidentielle sur comment faire ça. Mais je rappelle juste un chiffre. Aujourd'hui, même avec la réforme d'Elisabeth Borne de 2023, il y aurait en France un âge de départ 3 ans inférieur à la moyenne européenne. Donc on est encore très bas par rapport aux autres pays européens. Et je rappelle aussi, parce que ça a traumatisé tout le monde, qu'on a un choc démographique majeur. Et que pour la première fois l'an dernier, et ça va continuer, on avait plus de décès que de naissances en France, qu'on appelle un solde négatif. Et ça, c'est lié. Ça veut dire que si vous voulez financer le modèle social, et que vous avez moins de naissances, donc moins d'actifs sur le marché du travail, il faudra qu'on travaille tous un peu plus longtemps. Vous dites, sans mesure forte, »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 1:45Voir 2 autres passages
« ça c'est un débat qui aura lieu en 2027 mais pour revenir au PLFSS vous disiez à l'instant ça va être limite on ne sait pas si ça passe ou ça ne passe pas en tous les cas ce sera à quelques voix près est-ce qu'Edouard Philippe sera tenu pour responsable si le budget de la sécurité et de la sociale »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du 9 décembreVérifier à 38:23
« L'Ondam à 3% ça veut dire qu'on va augmenter de 3% les dépenses de l'assurance maladie et dedans il y a pour les hôpitaux avec une augmentation de 750 millions d'euros pour nos hôpitaux et il y a l'augmentation aussi pour les soins de ville »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je vais être très honnête. Les chiffres des autres entreprises, vous pouvez en avoir autant qu'il n'y a le rapport. Il y a eu un rapport du Sénat l'an dernier qui est très sérieux, qui aboutissait à 211 milliards d'euros. On avait nous-mêmes fait des estimations, la Cour des Comptes en a fait. Ce qu'on a voulu dire, je vais vous dire, il y a eu 12 rapports en moins de 20 ans sur ce sujet. Je pense qu'on peut arrêter d'en faire, pour être très honnête. C'est-à-dire que c'était le dernier ? Je ne décide pas pour les autres, mais je pense qu'honnêtement ça ne sert à rien de chercher le chiffre magique. Et nous, on n'a pas voulu dire il y a un chiffre définitif, on est plus savants que les autres. On a voulu mettre tout le monde autour de la table, ce qu'on n'avait jamais fait. Des députés de différentes sensibilités, des collectivités locales, des économistes, les partenaires sociaux de la CGT au MEDEF. Et tout le monde a eu un avis un peu différent. Est-ce qu'on a dit ? Tout le monde a dit le chiffre parfait, il n'existe pas. Donc nous, on a pris une fourchette. 187 milliards. Soit 82, soit 187, selon en gros que vous comptez les allégements généraux de charges ou pas. C'est ça l'éléphant dans la pièce. C'est qu'il y a un certain nombre d'acteurs, de syndicats notamment, qui disent il faut les compter parce que c'est une forme de dérogation favorable aux entreprises. Et puis des entreprises qui disent, et je crois qu'elles ont des arguments pour ça, c'est une compensation des prélèvements obligatoires qui sont élevés pour baisser un peu le coût du travail. J'allais dire ça, on ne le réconsidérera jamais tout le monde. Donc nous, on dit stabilisons les choses et surtout le débat intéressant, ce n'est pas celui sur le chiffre magique. 82, 187, c'est la fourchette qu'on donne. On dit suivons-le chaque année sur le même périmètre. Et ce qui est intéressant, c'est de voir si ça augmente ou si ça baisse. Et ce qui est intéressant aussi, c'est de voir l'évaluation. Est-ce que par exemple... »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 5:39Voir 2 autres passages
« D'abord, je réponds que j'ai lu le programme de David Lissnard mais visiblement pas lui parce qu'il y a tout un paragraphe, un chapitre sur le commissariat au plan qu'il faut renforcer pour penser le temps long, pour réfléchir justement à des programmes d'adaptation à la chaleur par exemple, pour réfléchir à nos grands projets d'investissement. Donc d'abord, ce serait bien que David Lissnard soit cohérent. David Lissnard, c'est le champion du monde des discours sur la dépense publique. C'est le milleil français ou le thatcher français, un peu le milleil du pauvre. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 8:54
« Alors, nous, on n'est pas rentré dans un débat sur le budget 2027, ni même d'ailleurs sur les 2-3 années qui viennent. Ça, c'est ce qu'est en train de faire le ministère du Budget. Et je ne veux pas qu'on confonde les exercices. On dirait, vous mêlez tout, ce n'est pas notre boulot. Donc, il y a des arbitrages qui vont être faits. Je crois que le rapport des 4 économistes qui a été remis au ministre du Budget cette semaine évoque cette piste. On sait que ça fait des économies. On sait que c'est sensible aussi parce que ça touche à des prestations sociales. Tout à fait. Donc, moi, je mélange... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je vais être très honnête. Les chiffres des autres entreprises, vous pouvez en avoir autant qu'il n'y a le rapport. Il y a eu un rapport du Sénat l'an dernier qui est très sérieux, qui aboutissait à 211 milliards d'euros. On avait nous-mêmes fait des estimations, la Cour des Comptes en a fait. Ce qu'on a voulu dire, je vais vous dire, il y a eu 12 rapports en moins de 20 ans sur ce sujet. Je pense qu'on peut arrêter d'en faire, pour être très honnête. C'est-à-dire que c'était le dernier ? Je ne décide pas pour les autres, mais je pense qu'honnêtement ça ne sert à rien de chercher le chiffre magique. Et nous, on n'a pas voulu dire il y a un chiffre définitif, on est plus savants que les autres. On a voulu mettre tout le monde autour de la table, ce qu'on n'avait jamais fait. Des députés de différentes sensibilités, des collectivités locales, des économistes, les partenaires sociaux de la CGT au MEDEF. Et tout le monde a eu un avis un peu différent. Est-ce qu'on a dit ? Tout le monde a dit le chiffre parfait, il n'existe pas. Donc nous, on a pris une fourchette. 187 milliards. Soit 82, soit 187, selon en gros que vous comptez les allégements généraux de charges ou pas. C'est ça l'éléphant dans la pièce. C'est qu'il y a un certain nombre d'acteurs, de syndicats notamment, qui disent il faut les compter parce que c'est une forme de dérogation favorable aux entreprises. Et puis des entreprises qui disent, et je crois qu'elles ont des arguments pour ça, c'est une compensation des prélèvements obligatoires qui sont élevés pour baisser un peu le coût du travail. J'allais dire ça, on ne le réconsidérera jamais tout le monde. Donc nous, on dit stabilisons les choses et surtout le débat intéressant, ce n'est pas celui sur le chiffre magique. 82, 187, c'est la fourchette qu'on donne. On dit suivons-le chaque année sur le même périmètre. Et ce qui est intéressant, c'est de voir si ça augmente ou si ça baisse. Et ce qui est intéressant aussi, c'est de voir l'évaluation. Est-ce que par exemple... »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 5:39Voir 2 autres passages
« On n'a pas ces scénarios de politique fiction. On est un grand pays, on ne va pas vivre sous tutelle. Mais surtout, on a les moyens de réagir. Donc ça, c'est évidemment, si on ne fait rien, vous avez raison, si le manque d'efforts, le manque de réformes était notre trajectoire pour les années qui viennent, sur les dépenses sociales notamment, j'ai évoqué les retraites, il y a dépenses de santé et d'autres, là, on aurait effectivement une situation de perte de contrôle. Et ce qui est intéressant dans le rapport qu'on a publié, comme dans le rapport des 4 économistes, c'est qu'on voit que ce qui fait en fait l'augmentation de la dette pour les prochaines années ou les prochaines décennies, c'est quoi ? C'est les intérêts de la dette déjà accumulée. Et il ne faudrait pas qu'on soit dans une situation où même si on fait des efforts, il y a tellement d'intérêts accumulés, il y a tellement de dettes accumulées, qu'on n'arrive plus, même en faisant des économies, à rembourser. Donc ça, c'est évidemment la situation qui n'est pas celle d'aujourd'hui du tout, on a une situation stable aujourd'hui, mais qu'il faudrait éviter. Et pour l'éviter, il faut anticiper. On nous dit souvent, au plan, vous regardez l'avenir, ben oui, on regarde l'avenir, parce que si on ne le dit pas aujourd'hui, on ne fera pas les efforts nécessaires. Et ça veut dire des réformes sur des économies dans certains domaines. Et je le dis, la dépense sociale, c'est la moitié de la dépense publique, santé, retraite. Donc évidemment, il faudra faire des efforts sur une partie de ces dépenses-là. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 3:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes8 oct. 2021 au 17 juil. 2026 · 18 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On n'a pas ces scénarios de politique fiction. On est un grand pays, on ne va pas vivre sous tutelle. Mais surtout, on a les moyens de réagir. Donc ça, c'est évidemment, si on ne fait rien, vous avez raison, si le manque d'efforts, le manque de réformes était notre trajectoire pour les années qui viennent, sur les dépenses sociales notamment, j'ai évoqué les retraites, il y a dépenses de santé et d'autres, là, on aurait effectivement une situation de perte de contrôle. Et ce qui est intéressant dans le rapport qu'on a publié, comme dans le rapport des 4 économistes, c'est qu'on voit que ce qui fait en fait l'augmentation de la dette pour les prochaines années ou les prochaines décennies, c'est quoi ? C'est les intérêts de la dette déjà accumulée. Et il ne faudrait pas qu'on soit dans une situation où même si on fait des efforts, il y a tellement d'intérêts accumulés, il y a tellement de dettes accumulées, qu'on n'arrive plus, même en faisant des économies, à rembourser. Donc ça, c'est évidemment la situation qui n'est pas celle d'aujourd'hui du tout, on a une situation stable aujourd'hui, mais qu'il faudrait éviter. Et pour l'éviter, il faut anticiper. On nous dit souvent, au plan, vous regardez l'avenir, ben oui, on regarde l'avenir, parce que si on ne le dit pas aujourd'hui, on ne fera pas les efforts nécessaires. Et ça veut dire des réformes sur des économies dans certains domaines. Et je le dis, la dépense sociale, c'est la moitié de la dépense publique, santé, retraite. Donc évidemment, il faudra faire des efforts sur une partie de ces dépenses-là. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 3:16Voir 2 autres passages
« Oui, je vais vous dire, non seulement je pense qu'il y a des gros doutes, le Conseil de l'Europe l'a dit, sur le plan humain, mais en plus, ce n'est pas efficace. Ce n'est pas comme si on ne savait pas. Ça a été testé par l'Italie avec l'Albanie. Ils ont dépensé plusieurs centaines de millions d'euros pour quelques dizaines de retours. Le cas le plus caricatural, mais malheureusement, c'est la réalité, c'est le Royaume-Uni. Ils ont dit, maintenant, on est en dehors de l'Europe, on n'a plus les contraintes, on fait ce qu'on veut, très bien. Ils ont créé un hub pour renvoyer des migrants qui n'avaient aucun rapport avec ce pays au Rwanda. Quatre migrants. Ils ont renvoyé quatre migrants en un an et demi. Ils ont dépensé 700 millions de livres. C'est un milliard d'euros. Donc, ça veut dire que les OQTF, on les garde en France à ce moment-là. Je ne vais même pas sur le terrain moral où il y aura des choses à redire. Je vais sur le terrain de l'efficacité parce que tous ceux qui nous disent qu'il faut lutter plus efficacement contre l'immigration pensent au hub. Et d'ailleurs, le Président de la République l'a dit, la France n'a jamais été favorable, ne les appliquera pas, pas parce qu'on a des œillères ou qu'on ne veut pas avoir une politique de fermeté, mais parce que ça ne marche pas. Et donc, moi, je dis notamment aux contribuables, est-ce que vous voulez vraiment qu'on dépense des centaines de millions d'euros jusqu'à un milliard d'euros comme les Britanniques pour envoyer trois ou quatre personnes ? En revanche, je pense qu'il faut une politique européenne de fermeté vis-à-vis des pays qui n'acceptent pas les retours. Et ça, on peut le faire à quelques pays européens en allant voir les pays du Maghreb et d'autres qui disent « moi, je ne reprends jamais personne » en leur disant « si vous ne reprenez pas, nous ensemble, pays européens, parce qu'on est plus fort à quelques-uns, on prendra des mesures, moins de visas, moins de développement, moins de préférences commerciales. Je n'ai aucune naïveté là-dessus. On peut avoir de la fermeté, mais les fausses bonnes idées où on se fait plaisir, d'ailleurs, personne ne sait ce que c'est vraiment à Hub, ça ne marche pas. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On n'a pas ces scénarios de politique fiction. On est un grand pays, on ne va pas vivre sous tutelle. Mais surtout, on a les moyens de réagir. Donc ça, c'est évidemment, si on ne fait rien, vous avez raison, si le manque d'efforts, le manque de réformes était notre trajectoire pour les années qui viennent, sur les dépenses sociales notamment, j'ai évoqué les retraites, il y a dépenses de santé et d'autres, là, on aurait effectivement une situation de perte de contrôle. Et ce qui est intéressant dans le rapport qu'on a publié, comme dans le rapport des 4 économistes, c'est qu'on voit que ce qui fait en fait l'augmentation de la dette pour les prochaines années ou les prochaines décennies, c'est quoi ? C'est les intérêts de la dette déjà accumulée. Et il ne faudrait pas qu'on soit dans une situation où même si on fait des efforts, il y a tellement d'intérêts accumulés, il y a tellement de dettes accumulées, qu'on n'arrive plus, même en faisant des économies, à rembourser. Donc ça, c'est évidemment la situation qui n'est pas celle d'aujourd'hui du tout, on a une situation stable aujourd'hui, mais qu'il faudrait éviter. Et pour l'éviter, il faut anticiper. On nous dit souvent, au plan, vous regardez l'avenir, ben oui, on regarde l'avenir, parce que si on ne le dit pas aujourd'hui, on ne fera pas les efforts nécessaires. Et ça veut dire des réformes sur des économies dans certains domaines. Et je le dis, la dépense sociale, c'est la moitié de la dépense publique, santé, retraite. Donc évidemment, il faudra faire des efforts sur une partie de ces dépenses-là. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 3:16Voir 2 autres passages
« Écoutez, ça a été difficile quand le président de la République a évoqué les perspectives de cette guerre en Ukraine qui va durer et qu'il a été courageux. On nous a reproché parfois d'être, je cite, électoraliste en parlant de l'Ukraine. La preuve, vous le dites, c'est que c'était courageux parce que ce n'est pas évident dans l'électorat que ce soit une préoccupation partagée. Mais la réalité, c'est que ce n'est pas déconnecté de notre pouvoir d'achat et de la vie quotidienne. Les prix de l'énergie sont directement liés à ce qui se passe en Ukraine et à l'agression russe. Donc moi, je le dis, je sais que c'est parfois difficile à dire, c'est ça aussi gouverner, même si on ne nous remercie pas toujours, c'est la vie. Mais dire que la situation en Ukraine nécessite un soutien budgétaire qui est coûteux parce que sinon, c'est bien pire. Et le Rassemblement National, là-dessus, on parlait d'ambiguïté, ça a été plus que l'ambiguïté, ça a été la complaisance. Bon, et bien moi, je le maintiens, si on ne soutient pas l'Ukraine aujourd'hui, même si ça nous coûte de l'argent, on aura des prix de l'énergie, on aura le prix de la baguette du pain, on aura les prix de la vie quotidienne qui vont continuer à flamber. Et on a vu d'ailleurs que c'est directement au moment où la guerre a commencé que les prix de l'énergie ont complètement flambé. Donc je sais que c'est parfois compliqué parce que, moi aussi, quand je suis député, on me parle logement, on me parle transport, on me parle difficulté de recrutement dans un café ou dans la restauration. Mais la réalité, c'est que ces sujets-là, et c'est ça gouverné aussi, ils sont connectés au sujet européen et au sujet international. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Résultats des élections européennes, dissolution de l'Assemblée nationale, élections législatives du 30 juin... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune et Jean-Philippe TanguyVérifier à 9:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On n'a pas ces scénarios de politique fiction. On est un grand pays, on ne va pas vivre sous tutelle. Mais surtout, on a les moyens de réagir. Donc ça, c'est évidemment, si on ne fait rien, vous avez raison, si le manque d'efforts, le manque de réformes était notre trajectoire pour les années qui viennent, sur les dépenses sociales notamment, j'ai évoqué les retraites, il y a dépenses de santé et d'autres, là, on aurait effectivement une situation de perte de contrôle. Et ce qui est intéressant dans le rapport qu'on a publié, comme dans le rapport des 4 économistes, c'est qu'on voit que ce qui fait en fait l'augmentation de la dette pour les prochaines années ou les prochaines décennies, c'est quoi ? C'est les intérêts de la dette déjà accumulée. Et il ne faudrait pas qu'on soit dans une situation où même si on fait des efforts, il y a tellement d'intérêts accumulés, il y a tellement de dettes accumulées, qu'on n'arrive plus, même en faisant des économies, à rembourser. Donc ça, c'est évidemment la situation qui n'est pas celle d'aujourd'hui du tout, on a une situation stable aujourd'hui, mais qu'il faudrait éviter. Et pour l'éviter, il faut anticiper. On nous dit souvent, au plan, vous regardez l'avenir, ben oui, on regarde l'avenir, parce que si on ne le dit pas aujourd'hui, on ne fera pas les efforts nécessaires. Et ça veut dire des réformes sur des économies dans certains domaines. Et je le dis, la dépense sociale, c'est la moitié de la dépense publique, santé, retraite. Donc évidemment, il faudra faire des efforts sur une partie de ces dépenses-là. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 3:16Voir 2 autres passages
« Oui, je vais vous dire, non seulement je pense qu'il y a des gros doutes, le Conseil de l'Europe l'a dit, sur le plan humain, mais en plus, ce n'est pas efficace. Ce n'est pas comme si on ne savait pas. Ça a été testé par l'Italie avec l'Albanie. Ils ont dépensé plusieurs centaines de millions d'euros pour quelques dizaines de retours. Le cas le plus caricatural, mais malheureusement, c'est la réalité, c'est le Royaume-Uni. Ils ont dit, maintenant, on est en dehors de l'Europe, on n'a plus les contraintes, on fait ce qu'on veut, très bien. Ils ont créé un hub pour renvoyer des migrants qui n'avaient aucun rapport avec ce pays au Rwanda. Quatre migrants. Ils ont renvoyé quatre migrants en un an et demi. Ils ont dépensé 700 millions de livres. C'est un milliard d'euros. Donc, ça veut dire que les OQTF, on les garde en France à ce moment-là. Je ne vais même pas sur le terrain moral où il y aura des choses à redire. Je vais sur le terrain de l'efficacité parce que tous ceux qui nous disent qu'il faut lutter plus efficacement contre l'immigration pensent au hub. Et d'ailleurs, le Président de la République l'a dit, la France n'a jamais été favorable, ne les appliquera pas, pas parce qu'on a des œillères ou qu'on ne veut pas avoir une politique de fermeté, mais parce que ça ne marche pas. Et donc, moi, je dis notamment aux contribuables, est-ce que vous voulez vraiment qu'on dépense des centaines de millions d'euros jusqu'à un milliard d'euros comme les Britanniques pour envoyer trois ou quatre personnes ? En revanche, je pense qu'il faut une politique européenne de fermeté vis-à-vis des pays qui n'acceptent pas les retours. Et ça, on peut le faire à quelques pays européens en allant voir les pays du Maghreb et d'autres qui disent « moi, je ne reprends jamais personne » en leur disant « si vous ne reprenez pas, nous ensemble, pays européens, parce qu'on est plus fort à quelques-uns, on prendra des mesures, moins de visas, moins de développement, moins de préférences commerciales. Je n'ai aucune naïveté là-dessus. On peut avoir de la fermeté, mais les fausses bonnes idées où on se fait plaisir, d'ailleurs, personne ne sait ce que c'est vraiment à Hub, ça ne marche pas. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je vais vous dire, non seulement je pense qu'il y a des gros doutes, le Conseil de l'Europe l'a dit, sur le plan humain, mais en plus, ce n'est pas efficace. Ce n'est pas comme si on ne savait pas. Ça a été testé par l'Italie avec l'Albanie. Ils ont dépensé plusieurs centaines de millions d'euros pour quelques dizaines de retours. Le cas le plus caricatural, mais malheureusement, c'est la réalité, c'est le Royaume-Uni. Ils ont dit, maintenant, on est en dehors de l'Europe, on n'a plus les contraintes, on fait ce qu'on veut, très bien. Ils ont créé un hub pour renvoyer des migrants qui n'avaient aucun rapport avec ce pays au Rwanda. Quatre migrants. Ils ont renvoyé quatre migrants en un an et demi. Ils ont dépensé 700 millions de livres. C'est un milliard d'euros. Donc, ça veut dire que les OQTF, on les garde en France à ce moment-là. Je ne vais même pas sur le terrain moral où il y aura des choses à redire. Je vais sur le terrain de l'efficacité parce que tous ceux qui nous disent qu'il faut lutter plus efficacement contre l'immigration pensent au hub. Et d'ailleurs, le Président de la République l'a dit, la France n'a jamais été favorable, ne les appliquera pas, pas parce qu'on a des œillères ou qu'on ne veut pas avoir une politique de fermeté, mais parce que ça ne marche pas. Et donc, moi, je dis notamment aux contribuables, est-ce que vous voulez vraiment qu'on dépense des centaines de millions d'euros jusqu'à un milliard d'euros comme les Britanniques pour envoyer trois ou quatre personnes ? En revanche, je pense qu'il faut une politique européenne de fermeté vis-à-vis des pays qui n'acceptent pas les retours. Et ça, on peut le faire à quelques pays européens en allant voir les pays du Maghreb et d'autres qui disent « moi, je ne reprends jamais personne » en leur disant « si vous ne reprenez pas, nous ensemble, pays européens, parce qu'on est plus fort à quelques-uns, on prendra des mesures, moins de visas, moins de développement, moins de préférences commerciales. Je n'ai aucune naïveté là-dessus. On peut avoir de la fermeté, mais les fausses bonnes idées où on se fait plaisir, d'ailleurs, personne ne sait ce que c'est vraiment à Hub, ça ne marche pas. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 14:03Voir 2 autres passages
« ceux qui ont fait le choix de ne pas le soutenir vous les citez Sylvain Maillard en Germain Hadad disent c'est quand même paradoxal de soutenir un candidat qui appartient à un parti Horizon qui est dirigé par Édouard Philippe qui a demandé la démission d'Emmanuel Macron on ne peut pas soutenir quelqu'un d'Horizon en gros »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du 9 décembreVérifier à 48:26
« On n'aura aucun cas. Ce que je veux dire, c'est qu'il ne faut pas qu'il y ait un risque d'élection du Rassemblement National ou de la France insoumise. Et pour le dire très clairement, moi, je préfère en effet, je l'assume, qu'à l'Assemblée Nationale, quand il y a un risque d'avoir un député du Rassemblement National, il y ait plutôt quelqu'un de la droite classique ou de la gauche classique. Et je mets aussi la France insoumise, même si moi, je n'ai jamais dit l'égal... Dans le même sac que le REN. Alors attendez, c'est important. Pas dans le même sac exactement, mais en tout cas, je pense qu'aujourd'hui, dans la période que l'on vit, la France insoumise est un facteur de délitement de la République. Et on l'a vu dans cette campagne qui a été honteuse de la part de la France insoumise. Et je le dis aussi, parce que j'ai cette sensibilité sociale-démocrate, je le dis aussi à la gauche socialiste, à la gauche écologiste, on peut travailler sur des projets ensemble, aujourd'hui et au lendemain des élections législatives. Il faudra qu'on fasse nous-mêmes des efforts pour ce faire. Mais est-ce qu'ils sont prêts à reconstituer la NUPES, à travailler avec des gens qui les ont parfois insultés, qu'on fait une campagne sur Gaza au lieu de faire une campagne sur le Parlement européen, et qu'on bafouait toutes les règles de l'hémicycle de la République et de la démocratie ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je vais vous dire, non seulement je pense qu'il y a des gros doutes, le Conseil de l'Europe l'a dit, sur le plan humain, mais en plus, ce n'est pas efficace. Ce n'est pas comme si on ne savait pas. Ça a été testé par l'Italie avec l'Albanie. Ils ont dépensé plusieurs centaines de millions d'euros pour quelques dizaines de retours. Le cas le plus caricatural, mais malheureusement, c'est la réalité, c'est le Royaume-Uni. Ils ont dit, maintenant, on est en dehors de l'Europe, on n'a plus les contraintes, on fait ce qu'on veut, très bien. Ils ont créé un hub pour renvoyer des migrants qui n'avaient aucun rapport avec ce pays au Rwanda. Quatre migrants. Ils ont renvoyé quatre migrants en un an et demi. Ils ont dépensé 700 millions de livres. C'est un milliard d'euros. Donc, ça veut dire que les OQTF, on les garde en France à ce moment-là. Je ne vais même pas sur le terrain moral où il y aura des choses à redire. Je vais sur le terrain de l'efficacité parce que tous ceux qui nous disent qu'il faut lutter plus efficacement contre l'immigration pensent au hub. Et d'ailleurs, le Président de la République l'a dit, la France n'a jamais été favorable, ne les appliquera pas, pas parce qu'on a des œillères ou qu'on ne veut pas avoir une politique de fermeté, mais parce que ça ne marche pas. Et donc, moi, je dis notamment aux contribuables, est-ce que vous voulez vraiment qu'on dépense des centaines de millions d'euros jusqu'à un milliard d'euros comme les Britanniques pour envoyer trois ou quatre personnes ? En revanche, je pense qu'il faut une politique européenne de fermeté vis-à-vis des pays qui n'acceptent pas les retours. Et ça, on peut le faire à quelques pays européens en allant voir les pays du Maghreb et d'autres qui disent « moi, je ne reprends jamais personne » en leur disant « si vous ne reprenez pas, nous ensemble, pays européens, parce qu'on est plus fort à quelques-uns, on prendra des mesures, moins de visas, moins de développement, moins de préférences commerciales. Je n'ai aucune naïveté là-dessus. On peut avoir de la fermeté, mais les fausses bonnes idées où on se fait plaisir, d'ailleurs, personne ne sait ce que c'est vraiment à Hub, ça ne marche pas. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 14:03Voir 2 autres passages
« Oui. C'est une personnalité pour laquelle j'ai beaucoup de respect parce qu'il a été un grand Premier ministre, un grand ministre de l'Intérieur au monde des attentats et ce n'était pas facile. Maintenant, ce que je dis pour les uns et les autres, c'est que dans un espace qui va, je crois, d'un centre-gauche républicain dont fait partie Bernard Cazeneuve ou François Hollande ou Jérôme Gage jusqu'à une droite claire vis-à-vis de l'extrême-droite comme Xavier Bertrand, je vais vous dire, j'ai peut-être un rêve naïf, j'aimerais qu'il n'y ait qu'un seul candidat dans cet espace. Vous pensez que c'est possible ? C'est en tout cas ce que vous espérez. De toute façon, le rassemblement il faudra bien le faire au deuxième tour et il faudra sans doute le faire pour les élections. De quoi ? Du fond et du combat. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 11:58
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je rappelle une chose qu'on oublie un peu quand on parle de suspension, c'est que la situation juridique actuelle qui a été votée l'an dernier, il y a eu ce compromis politique, on le sait, pour éviter la chute du gouvernement, pour éviter la chute du budget qui aurait été pire que tout sans doute. Parce que ça aurait créé de l'instabilité. Donc je pense que même d'un point de vue de finances publiques, ce n'était pas souhaitable. Donc il y a eu ce compromis. C'était une demande notamment du Parti Socialiste, on le sait. Mais le Premier ministre a insisté, c'est dans la loi, sur le fait que l'augmentation de la durée vers les 64 ans reprendrait. Et la réforme, elle est suspendue, elle n'est pas supprimée. Mais au fond de ça, ça c'est un épisode, une péripétie. On aura évidemment besoin de travailler plus et plus longtemps. Après, il y aura des débats dans la présidentielle sur comment faire ça. Mais je rappelle juste un chiffre. Aujourd'hui, même avec la réforme d'Elisabeth Borne de 2023, il y aurait en France un âge de départ 3 ans inférieur à la moyenne européenne. Donc on est encore très bas par rapport aux autres pays européens. Et je rappelle aussi, parce que ça a traumatisé tout le monde, qu'on a un choc démographique majeur. Et que pour la première fois l'an dernier, et ça va continuer, on avait plus de décès que de naissances en France, qu'on appelle un solde négatif. Et ça, c'est lié. Ça veut dire que si vous voulez financer le modèle social, et que vous avez moins de naissances, donc moins d'actifs sur le marché du travail, il faudra qu'on travaille tous un peu plus longtemps. Vous dites, sans mesure forte, »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 1:45Voir 2 autres passages
« On a vu cette semaine beaucoup d'alertes et beaucoup de chiffres qui sont très impressionnants. Il y a eu un rapport de 4 économistes remis au ministre du Budget. On a fait ce travail, nous, sur un temps. C'est notre mission beaucoup plus long. On a regardé les choses si on poursuivait la tendance telle qu'elle est aujourd'hui jusqu'à 2035 et jusqu'à 2050. Et pour le dire en un chiffre, si on continuait comme ça, c'est-à-dire qu'on ne faisait aucune réforme, plus rien, plus d'efforts, on aurait une dette qui se rapprocherait de 200% du PIB, c'est-à-dire 200% deux fois ce qu'on produit chaque année, en 2050. En une génération, c'est-à-dire très rapidement en réalité. Donc pour éviter cette perte de contrôle, il faut faire des efforts dans les toutes prochaines années. C'est le message de notre rapport, c'est le message du rapport des économistes qui a été remis à David Amiel. Et ça veut dire un certain nombre de réformes, de prolongations de réformes. Je pense à la réforme des retraites par exemple. On peut discuter des sujets qui sont les plus sensibles. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 0:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées14 mars 2022 au 10 juin 2024 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y avait plusieurs options. Soit on ne fait rien, je pense que c'était impossible, et qu'on voit bien dans le système du quinquennat. Il y a toujours un moment, finalement, à mi-parcours de ressourcements, de rafraîchissements nécessaires. On l'a vu avec des crises dans chacun des quinquennats depuis les années 2000. Soit on ne faisait rien, je pense que c'était impossible. Soit on faisait, on nous l'aurait reproché à juste titre, des ajustements. Un remaniement, un petit changement ici ou là dans le gouvernement, ou dans la majorité, je pense que ce n'aurait pas été à la hauteur de la crise que l'on vit. Donc il fallait un changement nécessaire et rapide. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Résultats des élections européennes, dissolution de l'Assemblée nationale, élections législatives du 30 juin... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune et Jean-Philippe TanguyVérifier à 1:24Voir 2 autres passages
« Écoutez Ça va se rétablir progressivement On ne recrute pas Et on ne forme pas Un conducteur de bus et de métro En 2-3 jours Parce qu'il y a des questions de sécurité Mais ce n'est pas seulement »
RMC — Face à Face · Face à Face : Clément Beaune - 23/12Vérifier à 19:34
« Je vais être très honnête. On fait le maximum dans les trains. On ne peut pas rajouter des wagons, on ne peut pas rajouter les trains. Le maximum aujourd'hui est à déployer tout son parc. Tout son parc de trains. Et encore une fois, il y a plus de billets qui ont été vendus que jamais. Parce qu'on encourage »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 11/11Vérifier à 18:02
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Clément Beaune - 08/10Vérifier à 16:53
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du 9 décembre
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 4:42
« Oui, je vais vous dire, non seulement je pense qu'il y a des gros doutes, le Conseil de l'Europe l'a dit, sur le plan humain, mais en plus, ce n'est pas efficace. Ce n'est pas comme si on ne savait pas. Ça a été testé par l'Italie avec l'Albanie. Ils ont dépensé plusieurs centaines de millions d'euros pour quelques dizaines de retours. Le cas le plus caricatural, mais malheureusement, c'est la réalité, c'est le Royaume-Uni. Ils ont dit, maintenant, on est en dehors de l'Europe, on n'a plus les contraintes, on fait ce qu'on veut, très bien. Ils ont créé un hub pour renvoyer des migrants qui n'avaient aucun rapport avec ce pays au Rwanda. Quatre migrants. Ils ont renvoyé quatre migrants en un an et demi. Ils ont dépensé 700 millions de livres. C'est un milliard d'euros. Donc, ça veut dire que les OQTF, on les garde en France à ce moment-là. Je ne vais même pas sur le terrain moral où il y aura des choses à redire. Je vais sur le terrain de l'efficacité parce que tous ceux qui nous disent qu'il faut lutter plus efficacement contre l'immigration pensent au hub. Et d'ailleurs, le Président de la République l'a dit, la France n'a jamais été favorable, ne les appliquera pas, pas parce qu'on a des œillères ou qu'on ne veut pas avoir une politique de fermeté, mais parce que ça ne marche pas. Et donc, moi, je dis notamment aux contribuables, est-ce que vous voulez vraiment qu'on dépense des centaines de millions d'euros jusqu'à un milliard d'euros comme les Britanniques pour envoyer trois ou quatre personnes ? En revanche, je pense qu'il faut une politique européenne de fermeté vis-à-vis des pays qui n'acceptent pas les retours. Et ça, on peut le faire à quelques pays européens en allant voir les pays du Maghreb et d'autres qui disent « moi, je ne reprends jamais personne » en leur disant « si vous ne reprenez pas, nous ensemble, pays européens, parce qu'on est plus fort à quelques-uns, on prendra des mesures, moins de visas, moins de développement, moins de préférences commerciales. Je n'ai aucune naïveté là-dessus. On peut avoir de la fermeté, mais les fausses bonnes idées où on se fait plaisir, d'ailleurs, personne ne sait ce que c'est vraiment à Hub, ça ne marche pas. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 14:03
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
« Oui. C'est ça ? Ça se jouera sur, j'espère, un esprit de responsabilité qui fera que les candidats qui partagent un certain nombre de valeurs communes, la lutte contre les extrêmes, gauche et droite, parce que le danger c'est l'extrême-droite aujourd'hui, qui défendent l'Europe, qui sont attachés à la laïcité, qui sont aujourd'hui des valeurs qui sont attaquées à l'extrême-gauche comme l'extrême-droite, prouvent un moyen d'avancer ensemble. Je ne sais pas comment ça va se faire, je vais être très honnête. J'espère qu'ils vont discuter, au-delà d'ailleurs du bloc central, dès maintenant, parce que, je veux dire, il y aura un deuxième tour. C'est-à-dire, ce que vous demandez aussi, »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 12:39
« Il y avait plusieurs options. Soit on ne fait rien, je pense que c'était impossible, et qu'on voit bien dans le système du quinquennat. Il y a toujours un moment, finalement, à mi-parcours de ressourcements, de rafraîchissements nécessaires. On l'a vu avec des crises dans chacun des quinquennats depuis les années 2000. Soit on ne faisait rien, je pense que c'était impossible. Soit on faisait, on nous l'aurait reproché à juste titre, des ajustements. Un remaniement, un petit changement ici ou là dans le gouvernement, ou dans la majorité, je pense que ce n'aurait pas été à la hauteur de la crise que l'on vit. Donc il fallait un changement nécessaire et rapide. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Résultats des élections européennes, dissolution de l'Assemblée nationale, élections législatives du 30 juin... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune et Jean-Philippe TanguyVérifier à 1:24
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
« C'est une sorte de fumisterie en réalité parce que David Lissnard, c'est le premier qui demande de la dépense publique tous les ans pour les collectivités locales. Donc il nous explique quand il vient sur votre plateau ou ailleurs qu'il faut baisser les dépenses pour tout le monde sauf les collectivités locales qu'il défend. Il a peut-être des raisons de le faire. À ce moment-là, on ne peut pas être tâcheur le matin et un dépensier actif ou suractif l'après-midi. Puisqu'on parle d'un candidat. Et sur le commissariat au plan, David Lissnard, ce n'est pas le sujet le plus important. Qu'est-ce qu'on fait d'utile ? Je vais vous prendre un exemple très concret puisque souvent, on est abstrait sur nos rapports. On a fait un projet avec un grand préfet qui a piloté les Jeux Olympiques et Paralympiques, M. Cadot, qui propose 39 propositions très concrètes pour accélérer tous nos projets d'infrastructure. On l'entend toute la journée, vos auditeurs le disent régulièrement, on ne sait plus faire de projets en France, tout est lent, il y a trop de normes, etc. Bon, on a 39 propositions. Elles ont été saisies notamment par le Président de la République, ce sont les fameux projets Notre-Dame pour accélérer nos projets. C'est très concret. Ça peut faire gagner 3 à 4 ans sur un projet d'investissement. C'est de la croissance, c'est de l'activité. Le ministre de l'Industrie a repris les propositions qu'on a faites pour qu'il y ait une simplification des projets industriels. Par exemple, qu'il n'y ait pas deux niveaux de recours contentieux. Quand vous avez un projet, vous allez au tribunal et puis vous allez une deuxième fois au tribunal d'appel. On simplifie tout ça. Donc ça, c'est des propositions très concrètes. Vous n'en avez pas marre de vous justifier à chaque fois sur votre propre utilité ? Je vais vous dire, je n'en ai pas marre parce que j'y crois et puis parce que c'est normal de se justifier. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 9:21
franceinfo — 8h30 franceinfo · Résultats des élections européennes, dissolution de l'Assemblée nationale, élections législatives du 30 juin... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune et Jean-Philippe TanguyVérifier à 17:22
« C'est une sorte de fumisterie en réalité parce que David Lissnard, c'est le premier qui demande de la dépense publique tous les ans pour les collectivités locales. Donc il nous explique quand il vient sur votre plateau ou ailleurs qu'il faut baisser les dépenses pour tout le monde sauf les collectivités locales qu'il défend. Il a peut-être des raisons de le faire. À ce moment-là, on ne peut pas être tâcheur le matin et un dépensier actif ou suractif l'après-midi. Puisqu'on parle d'un candidat. Et sur le commissariat au plan, David Lissnard, ce n'est pas le sujet le plus important. Qu'est-ce qu'on fait d'utile ? Je vais vous prendre un exemple très concret puisque souvent, on est abstrait sur nos rapports. On a fait un projet avec un grand préfet qui a piloté les Jeux Olympiques et Paralympiques, M. Cadot, qui propose 39 propositions très concrètes pour accélérer tous nos projets d'infrastructure. On l'entend toute la journée, vos auditeurs le disent régulièrement, on ne sait plus faire de projets en France, tout est lent, il y a trop de normes, etc. Bon, on a 39 propositions. Elles ont été saisies notamment par le Président de la République, ce sont les fameux projets Notre-Dame pour accélérer nos projets. C'est très concret. Ça peut faire gagner 3 à 4 ans sur un projet d'investissement. C'est de la croissance, c'est de l'activité. Le ministre de l'Industrie a repris les propositions qu'on a faites pour qu'il y ait une simplification des projets industriels. Par exemple, qu'il n'y ait pas deux niveaux de recours contentieux. Quand vous avez un projet, vous allez au tribunal et puis vous allez une deuxième fois au tribunal d'appel. On simplifie tout ça. Donc ça, c'est des propositions très concrètes. Vous n'en avez pas marre de vous justifier à chaque fois sur votre propre utilité ? Je vais vous dire, je n'en ai pas marre parce que j'y crois et puis parce que c'est normal de se justifier. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 9:21
« avoir des avis personnels, mais comme haut-commissaire, la stratégie, au plan, on a fait cet exercice sur 2035 et 2050. Je sais d'expérience pour travailler moi-même au ministère des Finances que faire un budget, c'est difficile et que tout le monde a un avis. Donc, je laisse cette responsabilité lourde et difficile, j'avoue, au gouvernement. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 5:10
RMC — Face à Face · L'interview : Clément Beaune - 08/07Vérifier à 9:49