Bruno Retailleau — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
10 avr. 2024 au 1 juil. 2026
Questions
640
Entretiens
22
Sources
22
Heures analysées
10,0 h
Répartition sur 640 questions évaluables
Réponse directe
357
Réponse partielle
99
Réponse à côté
160
Refus explicite
24
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 251 à 275 sur 640
Question 251Grèves, manifestations, immigration… l’interview de Bruno Retailleau en intégralité
Bruno Retailleau, vous avez dit qu'il pourrait y avoir, dès le matin, des tentatives de blocage, voire même de sabotage. Est-ce que, un, vous allez dès ce soir mobiliser une cellule interministérielle de crise, comme vous l'aviez fait la semaine dernière, précisément pour anticiper certaines actions qui pourraient avoir lieu dès cette nuit ?
Réponse directe
Deux choses, deux réponses. Bien sûr, nous allons réunir la cellule interministérielle de crise, parce que dans cette crise, il y a un certain nombre d'autres ministères. Je vous parlais, par exemple, de l'éducation nationale avec les collégiens, les lycéens. Mon collègue Philippe Tabarro aussi pour les transports, puisque ce sera une journée noire, sans doute sur Paris, en matière notamment de métro. La SNCF sera sans doute moins touchée. Et puis, je vous le dis, dès cette nuit, j'ai demandé aux forces de sécurité intérieure de patrouiller et de faire un certain nombre d'actes de vigilance, notamment auprès de ce que l'on appelle des organismes d'interroits vitaux. Mais oui, vous l'avez di…
« Deux choses, deux réponses. Bien sûr, nous allons réunir la cellule interministérielle de crise, parce que dans cette crise, il y a un certain nombre d'autres ministères. Je vous parlais, par exemple, de l'éducation nationale avec les collégiens, les lycéens. Mon collègue Philippe Tabarro aussi pour les transports, puisque ce sera une journée noire, sans doute sur Paris, en matière notamment de métro. La SNCF sera sans doute moins touchée. Et puis, je vous le dis, dès cette nuit, j'ai demandé aux forces de sécurité intérieure de patrouiller et de faire un certain nombre d'actes de vigilance, notamment auprès de ce que l'on appelle des organismes d'interroits vitaux. Mais oui, vous l'avez dit, le sabotage est devenu une technique, notamment de l'ultra-gauche, des mouvements ultra en général. Et c'est devenu un des instruments qui se banalisent. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr. Écoutez, ce que moi je proposerais, je serais le protecteur des travailleurs, pas des profiteurs. Et pour la première fois, je propose qu'on puisse plafonner la totalité des aides sociales à 70% du SMIC. Première chose. Je reverrai le fonctionnement de l'État. On ne peut pas remplacer tous les fonctionnaires qui partiront à la retraite. Je propose justement de faire baisser la fonction publique pour mieux la rémunérer aussi par ailleurs de 250 000 emplois en ne remplaçant pas l'ensemble des personnels qui partent à la retraite. Je pense que le statut, ça vaut pour les fonctions régaliennes, policiers, magistrats, mais que sinon, c'est le contrat pour avoir une gestion beaucoup plus souple. Je pense que sur l'assurance chômage, il faut être moins généreux, aider ceux qui en ont besoin, mais pas ceux qui profitent. L'AME ? L'AME je supprime. La transforme dans une autre aide. Regardez, regardez les agences, les agences, regardez l'ADEME. L'ADEME qui a été financée pour faire une opération « Plante ton slip ». Plante ton slip, vous m'entendez bien ? Voilà, pour que les uns et les autres puissent se rendre compte de la microbiologie, j'imagine. Mais où va-t-on ? Où va-t-on ? On est en train d'avoir un pays qui se... Les Français qui se paupérisent et un pays qui est en train de se tiers-mondiser. Donc je ferai un plan d'urgence de 120 milliards d'économies sur 5 ans en moins qui sera garanti par une règle d'or constitutionnelle. La première que j'avais proposée, c'était il y a 16 ans en 2010 en proposant... »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
BFMTV · Grèves, manifestations, immigration… l’interview de Bruno Retailleau en intégralitéVérifier à 4:46
Question 252Grèves, manifestations, immigration… l’interview de Bruno Retailleau en intégralité
Est-ce qu'elle peut avoir lieu dans le calme ?
Réponse directe
Je m'attends à une mobilisation qui sera très très forte, avec une journée hybride. Ce qui en fait la difficulté hybride, parce qu'on risque d'avoir tôt le matin, dans la matinée, des bloqueurs, du sabotage, des groupuscules, d'ultra-gauche, qui veulent casser, et qui sont des ultra-violents. Et on risque d'avoir cette convergence des violents. Et puis ensuite, il y aura les cortèges. Mon rôle, comme ministre de l'Intérieur, c'est de faire en sorte que les Françaises, les Français qui veulent manifester paisiblement, puissent le faire. Ça, c'est la Constitution. En revanche, on sait parfaitement qu'il y aura des milliers, sans doute entre 5 et 8 000 ou 10 000 individus, qui viendront pour l…
« Je m'attends à une mobilisation qui sera très très forte, avec une journée hybride. Ce qui en fait la difficulté hybride, parce qu'on risque d'avoir tôt le matin, dans la matinée, des bloqueurs, du sabotage, des groupuscules, d'ultra-gauche, qui veulent casser, et qui sont des ultra-violents. Et on risque d'avoir cette convergence des violents. Et puis ensuite, il y aura les cortèges. Mon rôle, comme ministre de l'Intérieur, c'est de faire en sorte que les Françaises, les Français qui veulent manifester paisiblement, puissent le faire. Ça, c'est la Constitution. En revanche, on sait parfaitement qu'il y aura des milliers, sans doute entre 5 et 8 000 ou 10 000 individus, qui viendront pour la bagarre, pour la casse, animer du haine anti-flics. Et c'est ce qui sera compliqué à gérer. Mais n'en doutons pas, il y aura sans doute une très forte mobilisation, parce que là aussi, il y a la partie syndicaliste. Il y aura des lycéens qui seront, des collégiens dont les professeurs feront grève et qui seront dans la rue. »
BFMTV · Grèves, manifestations, immigration… l’interview de Bruno Retailleau en intégralitéVérifier à 0:34
Question 253Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
On disait, par exemple, le budget. Demain, est-ce que le ministère de l'Intérieur, le budget sera touché l'an prochain ?
Réponse directe
Oui ou non ? J'ai eu une discussion aujourd'hui, mais je le dis, bien sûr qu'il faut que l'État se serre la ceinture, mais il faut que l'État régalien puisse accomplir sa mission. Le problème aujourd'hui, ce n'est pas l'État régalien, le budget du ministère de l'Intérieur, c'est moins de 4%. Est-ce qu'il va baisser l'emploi ? C'est moins de 4%. Il ne baissera pas. Il ne baissera pas parce que c'est impossible compte tenu des dérèglements, de l'ensauvagement. C'est impossible. Et si on vous demande de le baisser ? C'est impossible. Vous avez les deux tiers du budget, c'est de la masse salariale. C'est de la masse salariale. Et le reste, c'est équiper les policiers, les gendarmes. Donc, là en…
« Oui ou non ? J'ai eu une discussion aujourd'hui, mais je le dis, bien sûr qu'il faut que l'État se serre la ceinture, mais il faut que l'État régalien puisse accomplir sa mission. Le problème aujourd'hui, ce n'est pas l'État régalien, le budget du ministère de l'Intérieur, c'est moins de 4%. Est-ce qu'il va baisser l'emploi ? C'est moins de 4%. Il ne baissera pas. Il ne baissera pas parce que c'est impossible compte tenu des dérèglements, de l'ensauvagement. C'est impossible. Et si on vous demande de le baisser ? C'est impossible. Vous avez les deux tiers du budget, c'est de la masse salariale. C'est de la masse salariale. Et le reste, c'est équiper les policiers, les gendarmes. Donc, là encore... Ça, c'est une ligne rouge pour vous ? C'est une ligne rouge, mais attendez, je m'explique très rapidement. Moi, je pense que le problème français, c'est que l'État-providence, le social-étatisme, l'État-providence, l'État-nounou, s'est dilaté à mesure que l'État régalien s'est contracté. Un bon budget, ce sont des choix politiques. Vous avez face à vous le choix politique. Absolument. Et j'aime l'économie, comme vous le savez. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 28:29
Question 254Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Monsieur le ministre, derrière le témoignage de cette maman, il y a une question qui s'est posée ces derniers jours. Est-ce que, oui ou non, il y a des crimes racistes et des crimes d'extrême droite en France ?
Réponse directe
Absolument. Je voudrais la remercier pour son témoignage. Je n'étais pas au gouvernement en 2022, mais je suis sûr que le gouvernement d'époque réprouvait évidemment tous les actes racistes. Elle a cité d'ailleurs… Écoutez, je n'étais pas au gouvernement à l'époque, mais très franchement, je me suis élevé de façon très forte, très puissante. Elle a cité le crime du phare, Ishem. Le PNAT s'en est saisi. J'ai même indiqué que, pour moi, c'était peut-être le premier crime terroriste commis sur le sol français que l'on devait à la mouvance d'ultra-droite. Je l'ai fait dans des termes qui ne supportent précisément aucune hésitation.
« Absolument. Je voudrais la remercier pour son témoignage. Je n'étais pas au gouvernement en 2022, mais je suis sûr que le gouvernement d'époque réprouvait évidemment tous les actes racistes. Elle a cité d'ailleurs… »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 23:22Voir 1 autre passage
« Écoutez, je n'étais pas au gouvernement à l'époque, mais très franchement, je me suis élevé de façon très forte, très puissante. Elle a cité le crime du phare, Ishem. Le PNAT s'en est saisi. J'ai même indiqué que, pour moi, c'était peut-être le premier crime terroriste commis sur le sol français que l'on devait à la mouvance d'ultra-droite. Je l'ai fait dans des termes qui ne supportent précisément aucune hésitation. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 23:38
Question 255Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
On a la flotte nécessaire ?
Réponse directe
On a la flotte qui est nécessaire, celle que nous n'avons pas, on la loue. On la loue notamment avec des appareils qui sont des aéronefs, ou même des hélicoptères porteurs notamment d'eau. On a, nous, cet été, on va pouvoir mettre et aligner une douzaine, onze très précisément, canadaires. On a des hélicoptères porteurs d'eau, on a aussi des dashs, qui permettent d'emporter plusieurs tonnes d'eau. Donc c'est l'ensemble de ce dispositif. Donc ce soir, cette réunion, elle va avoir pour objet de repasser toutes les consignes et de voir s'il n'y a pas de trou dans la raquette. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il ne faut pas que les Françaises et les Françaises attendent tout d'un État qui ser…
« On a la flotte qui est nécessaire, celle que nous n'avons pas, on la loue. On la loue notamment avec des appareils qui sont des aéronefs, ou même des hélicoptères porteurs notamment d'eau. On a, nous, cet été, on va pouvoir mettre et aligner une douzaine, onze très précisément, canadaires. On a des hélicoptères porteurs d'eau, on a aussi des dashs, qui permettent d'emporter plusieurs tonnes d'eau. Donc c'est l'ensemble de ce dispositif. Donc ce soir, cette réunion, elle va avoir pour objet de repasser toutes les consignes et de voir s'il n'y a pas de trou dans la raquette. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il ne faut pas que les Françaises et les Françaises attendent tout d'un État qui sera un État nounou. Il y a le principe de responsabilité. Il y a aussi le principe de solidarité. Moi, ce que je veux, c'est que les Français ont de la famille, il peut y avoir des personnes isolées, des voisins ou des amis. Il faut qu'il y ait un élan de solidarité. On ne peut pas toujours se reposer sur une solidarité étatique. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 3:03
Question 256Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
depuis désormais quelques semaines, et vous avez tenu hier un conseil national du parti. Vous avez dit, notamment au sujet de la présence des ministres LR dans le gouvernement, je cite, que si demain il y avait soit par des actes, soit parce que les uns ou les autres voudraient nous engager sur un chemin contraire à nos convictions ou aux intérêts de la nation, nous pourrons, je cite, en tirer les conséquences, c'est-à-dire quitter le gouvernement. On sait que le gros dossier des mois à venir, ça va être le budget, 40 milliards d'euros d'économie à trouver. Il y a quelques instants, François Bayrou a dit que tout le monde devra y participer. Est-ce que vous, au ministère de l'Intérieur, vous y participerez ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rappeler les conditions dans lesquelles nous sommes rentrés au gouvernement. Nous sommes rentrés au gouvernement dans des conditions très difficiles, puisque nous savions parfaitement que, politiquement, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale pour faire des textes puissants, si ce n'est quand même que le texte narcotrafic que je porte depuis que je suis sénateur a pu être voté. Je pense que ça, c'est important. Évidemment, les Insoumis ne l'ont pas voté. Les narcotrafiquants, c'est un texte pourtant qui vise les narcotrafiquants. On y est rentrés dans le gouvernement parce qu'on voulait éviter le pire, le pire, le chaos, et les pires aussi, la gauche mélanchon…
« D'abord, je voudrais rappeler les conditions dans lesquelles nous sommes rentrés au gouvernement. Nous sommes rentrés au gouvernement dans des conditions très difficiles, puisque nous savions parfaitement que, politiquement, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale pour faire des textes puissants, si ce n'est quand même que le texte narcotrafic que je porte depuis que je suis sénateur a pu être voté. Je pense que ça, c'est important. Évidemment, les Insoumis ne l'ont pas voté. Les narcotrafiquants, c'est un texte pourtant qui vise les narcotrafiquants. On y est rentrés dans le gouvernement parce qu'on voulait éviter le pire, le pire, le chaos, et les pires aussi, la gauche mélanchonisée. C'est pour ça. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 27:52
Question 257Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Bruno Retailleux, l'un de vos autres combats, il concerne l'écrivain franco-algérien Boilem Sansal, qui est aussi l'un de vos amis. Dix ans de prison ont été requis en appel contre Boilem Sansal. Il avait été condamné à cinq ans de prison en première instance, il y a 80 ans, et il est incarcéré depuis novembre dernier. Est-ce que vous le vivez comme un échec personnel ?
Réponse partielle
Ce que je devais dire, je l'ai dit. Ce que je devais faire, je l'ai fait. Maintenant, je ne gâcherai pas la moindre chance pour la libération de Boilem Sansal. J'espère qu'on approche du dénouement. Je ne le croirai que lorsque je le verrai libre, évidemment. Il y a eu, et le 1er juillet, le tribunal doit donc donner sa sentence, mais je ne ferai aucune déclaration qui puisse perturber le déroulement justement de ces opérations.
« Ce que je devais dire, je l'ai dit. Ce que je devais faire, je l'ai fait. Maintenant, je ne gâcherai pas la moindre chance pour la libération de Boilem Sansal. J'espère qu'on approche du dénouement. Je ne le croirai que lorsque je le verrai libre, évidemment. Il y a eu, et le 1er juillet, le tribunal doit donc donner sa sentence, mais je ne ferai aucune déclaration qui puisse perturber le déroulement justement de ces opérations. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 19:15
Question 258Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Donc vous direz que la France va moins bien, après Emmanuel Macron ?
Réponse directe
En tout cas, la France, aujourd'hui, ne va pas bien. Et tous les Français, tous les Français peuvent le dire.
« En tout cas, la France, aujourd'hui, ne va pas bien. Et tous les Français, tous les Français peuvent le dire. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 32:46
Question 259Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Vous me voyez venir, pour avoir les mains libres, il faut être à l'Élysée ?
Réponse à côté
En tout cas, l'élection présidentielle, c'est l'élection présidentielle, évidemment, qui donne les mains libres. Est-ce que vous avez pris votre décision ? Non, je n'ai pas pris la décision, j'avais dit que...
« En tout cas, l'élection présidentielle, c'est l'élection présidentielle, évidemment, qui donne les mains libres. Est-ce que vous avez pris votre décision ? Non, je n'ai pas pris la décision, j'avais dit que... »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 34:04
Question 260Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
est-ce que vous appelez à la fermeture des écoles dans les zones qui sont touchées par cette canicule ?
Réponse partielle
C'est une question qu'on verra ce soir. Simplement, moi, ce que je souhaite, c'est le principe de subsidiarité. Pourquoi ? Moi, je suis un élu local. Oui, pourquoi ? Parce que vous avez des écoles qui sont de conception ancienne, où il peut faire très très chaud, alors il vaut mieux les fermer. Et puis, vous avez des écoles, j'en inaugure très fréquemment, qui sont de superbes bâtiments, parfois qui sont rafraîchis. Et là, à quoi ça sert ? Donc, plutôt que d'avoir, je me souviens, Napoléon disait, il est 15 heures, partout en France, les élèves font une dictée. On n'est plus vraiment du temps de l'Empire. Moi, j'ai plutôt tendance à faire confiance au terrain, et notamment aux mères. Mais i…
« C'est une question qu'on verra ce soir. Simplement, moi, ce que je souhaite, c'est le principe de subsidiarité. Pourquoi ? Moi, je suis un élu local. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 4:25Voir 2 autres passages
« Oui, pourquoi ? Parce que vous avez des écoles qui sont de conception ancienne, où il peut faire très très chaud, alors il vaut mieux les fermer. Et puis, vous avez des écoles, j'en inaugure très fréquemment, qui sont de superbes bâtiments, parfois qui sont rafraîchis. Et là, à quoi ça sert ? Donc, plutôt que d'avoir, je me souviens, Napoléon disait, il est 15 heures, partout en France, les élèves font une dictée. On n'est plus vraiment du temps de l'Empire. Moi, j'ai plutôt tendance à faire confiance au terrain, et notamment aux mères. Mais il faut l'évoquer avec ma collègue Elisabeth Borne, évidemment. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 4:33
« Non, là, j'ai donné des consignes plus précises, notamment aux préfets, parce qu'il y a un certain nombre, à cette époque, il y a des manifestations qui peuvent être souvent culturelles. On a beaucoup, beaucoup de festivals en France qui peuvent être aussi sportives. Donc, j'ai demandé aux préfets, déjà, de se rapprocher des organisateurs pour qu'on vérifie bien si les conditions permettent de tenir les manifestations de façon, si j'ose dire, sécurisée ou pas. »
Question 261Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Est-ce que la France, vous considérez, va mieux aujourd'hui, après Emmanuel Macron, ou moins bien ?
Réponse partielle
Je pense qu'aujourd'hui, la France a un décrochage, un déclassement. On voit bien qu'il y a un ensauvagement. Il y a, je pense qu'Emmanuel Macron a connu des réussites en matière notamment de compétitivité, mais je pense que, et ça sera tout l'objet de 2027, je pense qu'il faudra, je pense, sortir de ce que j'appelle le modèle social étatiste.
« Je pense qu'aujourd'hui, la France a un décrochage, un déclassement. On voit bien qu'il y a un ensauvagement. Il y a, je pense qu'Emmanuel Macron a connu des réussites en matière notamment de compétitivité, mais je pense que, et ça sera tout l'objet de 2027, je pense qu'il faudra, je pense, sortir de ce que j'appelle le modèle social étatiste. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 32:23
Question 262Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Et à quelles conditions ?
Réponse partielle
Oui ou non ? J'ai eu une discussion aujourd'hui, mais je le dis, bien sûr qu'il faut que l'État se serre la ceinture, mais il faut que l'État régalien puisse accomplir sa mission. Le problème aujourd'hui, ce n'est pas l'État régalien, le budget du ministère de l'Intérieur, c'est moins de 4%. Est-ce qu'il va baisser l'emploi ? C'est moins de 4%. Il ne baissera pas. Il ne baissera pas parce que c'est impossible compte tenu des dérèglements, de l'ensauvagement. C'est impossible. Et si on vous demande de le baisser ? C'est impossible. Vous avez les deux tiers du budget, c'est de la masse salariale. C'est de la masse salariale. Et le reste, c'est équiper les policiers, les gendarmes. Donc, là en…
« Oui ou non ? J'ai eu une discussion aujourd'hui, mais je le dis, bien sûr qu'il faut que l'État se serre la ceinture, mais il faut que l'État régalien puisse accomplir sa mission. Le problème aujourd'hui, ce n'est pas l'État régalien, le budget du ministère de l'Intérieur, c'est moins de 4%. Est-ce qu'il va baisser l'emploi ? C'est moins de 4%. Il ne baissera pas. Il ne baissera pas parce que c'est impossible compte tenu des dérèglements, de l'ensauvagement. C'est impossible. Et si on vous demande de le baisser ? C'est impossible. Vous avez les deux tiers du budget, c'est de la masse salariale. C'est de la masse salariale. Et le reste, c'est équiper les policiers, les gendarmes. Donc, là encore... Ça, c'est une ligne rouge pour vous ? C'est une ligne rouge, mais attendez, je m'explique très rapidement. Moi, je pense que le problème français, c'est que l'État-providence, le social-étatisme, l'État-providence, l'État-nounou, s'est dilaté à mesure que l'État régalien s'est contracté. Un bon budget, ce sont des choix politiques. Vous avez face à vous le choix politique. Absolument. Et j'aime l'économie, comme vous le savez. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 28:29
Question 263Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Non, mais on ne va pas y passer le long. Vous prendrez quand votre décision d'être candidat ?
Réponse à côté
Il faudra la prendre avant l'été 2026. Donc rendez-vous avant l'été 2026. Parce qu'il y a d'abord les municipales. Ce que je veux dire, pour compléter mon propos, c'est que je suis en train d'obtenir, sauf qu'aucun ministre n'avait obtenu avant moi, la modification de la directive retour, qui était une directive anti-retour européenne. La Commission a enfin mis sur la table, il y a quelques semaines, un règlement qui va tout changer pour qu'on puisse mieux garder nos frontières.
« Il faudra la prendre avant l'été 2026. Donc rendez-vous avant l'été 2026. Parce qu'il y a d'abord les municipales. Ce que je veux dire, pour compléter mon propos, c'est que je suis en train d'obtenir, sauf qu'aucun ministre n'avait obtenu avant moi, la modification de la directive retour, qui était une directive anti-retour européenne. La Commission a enfin mis sur la table, il y a quelques semaines, un règlement qui va tout changer pour qu'on puisse mieux garder nos frontières. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 34:15
Question 264Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
qu'est-ce que vous dites aux autorités algériennes ?
Refus explicite
Ce que je devais dire, je l'ai dit. Ce que je devais faire, je l'ai fait. Maintenant, je ne gâcherai pas la moindre chance pour la libération de Boilem Sansal. J'espère qu'on approche du dénouement. Je ne le croirai que lorsque je le verrai libre, évidemment. Il y a eu, et le 1er juillet, le tribunal doit donc donner sa sentence, mais je ne ferai aucune déclaration qui puisse perturber le déroulement justement de ces opérations.
« Ce que je devais dire, je l'ai dit. Ce que je devais faire, je l'ai fait. Maintenant, je ne gâcherai pas la moindre chance pour la libération de Boilem Sansal. J'espère qu'on approche du dénouement. Je ne le croirai que lorsque je le verrai libre, évidemment. Il y a eu, et le 1er juillet, le tribunal doit donc donner sa sentence, mais je ne ferai aucune déclaration qui puisse perturber le déroulement justement de ces opérations. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 19:15
Question 265Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Je disais nombreuses critiques contre vous, notamment le Rassemblement National. C'est les derniers en date, si j'ose dire. On va voir une image Marine Le Pen, Jordan Bardella, qui s'en prenne directement à votre bilan en matière d'immigration. 343 000 titres de séjour accordés en 2024, disent-ils. C'est kiff-kiff, c'est même pire que les mandats précédents. Regardez, ils ont fait cette affiche avec Gérald Darmanin. Qu'est-ce que vous leur répondez ?
Réponse directe
Deux choses. La première, c'est que je suis arrivé en fin d'année. Donc les décisions que j'ai prises, les circulaires que j'ai prises, je les ai prises les mois suivants. Et je leur disais que, d'ailleurs, et c'est pour ça que ça les affole. Parce qu'une partie de leurs électeurs, qui sont nos anciens électeurs, me font confiance. Et ils me créditent, justement, en me critiquant, ils me créditent, justement, pour eux, d'une sorte de menace. Simplement, le bilan, il est très clair aujourd'hui. En matière d'éloignement forcé, plus 14%. En matière de naturalisation, moins 14%. En matière de régularisation, moins 24%. C'est suffisant ? Non, ce n'est pas suffisant. Mais j'ai des contraintes. Je…
« Deux choses. La première, c'est que je suis arrivé en fin d'année. Donc les décisions que j'ai prises, les circulaires que j'ai prises, je les ai prises les mois suivants. Et je leur disais que, d'ailleurs, et c'est pour ça que ça les affole. Parce qu'une partie de leurs électeurs, qui sont nos anciens électeurs, me font confiance. Et ils me créditent, justement, en me critiquant, ils me créditent, justement, pour eux, d'une sorte de menace. Simplement, le bilan, il est très clair aujourd'hui. En matière d'éloignement forcé, plus 14%. En matière de naturalisation, moins 14%. En matière de régularisation, moins 24%. C'est suffisant ? Non, ce n'est pas suffisant. Mais j'ai des contraintes. Je n'ai pas les mains libres. Puisque je ne peux pas, à l'Assemblée nationale, faire voter des textes que j'aimerais tant pouvoir faire voter. Ce sera la question et le débat de 2027. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 33:12
Question 266Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
BFM TV, BFM Politique, Guillaume Daré. Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité exceptionnel ce matin, c'est le ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot. Merci d'être avec nous, ministre de l'Intérieur et président des Républicains aussi désormais. On reviendra sur tout cela dans un instant à mes côtés. Pour vous interroger ce matin, Amandine Nathaliaïa, bonjour, édité réaliste politique BFM TV, et Lucie Robkin, directrice déléguée des rédactions de La Tribune, La Tribune du dimanche, qui est notre partenaire pour cette émission. Alors, monsieur le ministre, la France vit un épisode de chaleur exceptionnel. La quasi-totalité de la France, on le disait, 73 départements sont en vigilance. On voit cette carte orange canicule, une vague de chaleur intense qui va durer au moins jusqu'en milieu de semaine. En tant que ministre de l'Intérieur, vous êtes au sens large ministre de la sécurité des Français. On parle souvent de la sécurité face à la délinquance, au terrorisme, mais il y a aussi la sécurité du quotidien des Français face à cette vague. La sécurité civile. La sécurité civile. Est-ce que face à cette vague de chaleur exceptionnelle, vous allez prendre des mesures particulières et lesquelles ?
Réponse directe
Certaines mesures ont déjà été prises. Ce que je veux dire, c'est que c'est un travail interministériel. J'ai sous ma responsabilité les sapeurs-pompiers, la sécurité civile. Mais il y a aussi toutes les questions, notamment, qui concernent la santé, qui concernent notamment la vieillesse, les EHPAD. Et donc, nous allons faire, en fin d'après-midi, une réunion, qui sera une réunion où je serai, bien entendu, ce sera à Beauvau, par visio, où on aura l'ensemble des préfets, les ARS, les agences régionales de la santé, ma collègue Catherine Vautrin, au moins, peut-être qu'il y aura un ou deux autres ministres, je ne le sais pas encore, pour qu'on puisse mettre sous tension l'ensemble des parte…
« Certaines mesures ont déjà été prises. Ce que je veux dire, c'est que c'est un travail interministériel. J'ai sous ma responsabilité les sapeurs-pompiers, la sécurité civile. Mais il y a aussi toutes les questions, notamment, qui concernent la santé, qui concernent notamment la vieillesse, les EHPAD. Et donc, nous allons faire, en fin d'après-midi, une réunion, qui sera une réunion où je serai, bien entendu, ce sera à Beauvau, par visio, où on aura l'ensemble des préfets, les ARS, les agences régionales de la santé, ma collègue Catherine Vautrin, au moins, peut-être qu'il y aura un ou deux autres ministres, je ne le sais pas encore, pour qu'on puisse mettre sous tension l'ensemble des partenaires, notamment les préfets dans les départements, je leur fais confiance, pour donner des consignes, pour prévoir un certain nombre de dispositifs. – Quelles consignes ? Quel dispositif ? – Les consignes, on leur a déjà donné par Télégramme, mais on va les rappeler très précisément. D'abord, sensibiliser la population, ensuite se rapprocher des maires, parce que ce sont les maires qui, sur le terrain, ont ce qu'on appelle un registre des personnes vulnérables. Ce sont ces personnes-là qui sont souvent âgées, qui peuvent être grabataires, qui sont souvent isolées, auxquelles il faut prendre soin, évidemment. Il y a la question des EHPAD, qui concerne un autre ministère, mais je vais mettre aussi sous tension l'ensemble du dispositif de la sécurité civile, qui concerne bien sûr les sapeurs-pompiers, les services départementaux d'incendie et de secours, mais toutes les associations de bénévoles qui concourent justement à la sécurité civile. On a un autre risque aussi, il y a le risque bien sûr en matière de santé, il y a le risque aussi en matière de feu, de feu de forêt. J'étais il y a quelques semaines en Pyrénées, dans les Pyrénées-Orientales, où on vient de livrer un nouvel appareil, un hélicoptère, qui concourt aussi à ce genre de dispositif. On a eu une revue notamment de tout nombre de moyens. On a une technique très particulière en France, qui est reconnue d'ailleurs par le monde entier, en tout cas toute l'Europe, c'est qu'on détecte les feux très très tôt pour les attaquer dans les 8 à 10 premières minutes, avant qu'ils ne prennent de l'ampleur. C'est ce dispositif que je suis allé à l'inspecter. »
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Question 267Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Tous les Français qui nous regardent s'en rappellent, 15 000 personnes étaient décédées. Comment on évite ça cet été ?
Réponse partielle
– Alors vous avez raison de dire que depuis qu'on mesure, depuis 1945, qu'il y a eu une cinquantaine d'épisodes caniculaires, de très forte chaleur. Et vous voyez, parmi ces 50 épisodes, 33 appartiennent à notre sec. C'est-à-dire qu'on a eu lieu depuis 25 dernières années, on voit bien que le dérèglement climatique accélère les choses. Comment fait-on ? Il y a déjà eu une culture du risque qui a été profondément, comment dirais-je, transformée depuis ces périodes-là. Par exemple, normalement, dans les maisons de retraite, dans les EHPAD, il doit y avoir une salle qui doit être rafraîchie. Il y a des consignes qui ont été données. Là, en même temps, c'est vraiment la culture du risque qu'il…
« – Alors vous avez raison de dire que depuis qu'on mesure, depuis 1945, qu'il y a eu une cinquantaine d'épisodes caniculaires, de très forte chaleur. Et vous voyez, parmi ces 50 épisodes, 33 appartiennent à notre sec. C'est-à-dire qu'on a eu lieu depuis 25 dernières années, on voit bien que le dérèglement climatique accélère les choses. Comment fait-on ? Il y a déjà eu une culture du risque qui a été profondément, comment dirais-je, transformée depuis ces périodes-là. Par exemple, normalement, dans les maisons de retraite, dans les EHPAD, il doit y avoir une salle qui doit être rafraîchie. Il y a des consignes qui ont été données. Là, en même temps, c'est vraiment la culture du risque qu'il faut avoir. En matière d'inondation, en matière, parce que l'inondation c'est l'inverse, j'ose dire c'est quand il y a trop d'eau, mais aussi en matière d'épisodes caniculaires, cette culture du risque, elle est essentielle, elle repose aussi sur la responsabilité des citoyens. Les maires ont beaucoup, beaucoup évolué. Je pense d'ailleurs, on a désormais des plans communaux de sauvegarde. Les maires sont capables, par exemple, par SMS, d'avertir les personnes qui peuvent être... Mais M. le ministre, est-ce que vous redoutez que l'été puisse être aussi meurtrier, malheureusement, que ce qu'on a vécu en 2003 ? Je ne l'espère pas. Écoute, d'abord, je ne suis pas météorologiste, donc il n'est pas dit que tout l'été sera à l'encan. Aujourd'hui, on a un épisode caniculaire qui est précoce et qui est très long, c'est clair. Mais je pense qu'on a adopté un certain nombre de mesures, de réflexes, qui sont des réflexes importants pour préserver la sécurité de l'eau constitutionnelle. Lucie Robka. »
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Question 268Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Et jusqu'à quand ?
Réponse directe
Oui ou non ? J'ai eu une discussion aujourd'hui, mais je le dis, bien sûr qu'il faut que l'État se serre la ceinture, mais il faut que l'État régalien puisse accomplir sa mission. Le problème aujourd'hui, ce n'est pas l'État régalien, le budget du ministère de l'Intérieur, c'est moins de 4%. Est-ce qu'il va baisser l'emploi ? C'est moins de 4%. Il ne baissera pas. Il ne baissera pas parce que c'est impossible compte tenu des dérèglements, de l'ensauvagement. C'est impossible. Et si on vous demande de le baisser ? C'est impossible. Vous avez les deux tiers du budget, c'est de la masse salariale. C'est de la masse salariale. Et le reste, c'est équiper les policiers, les gendarmes. Donc, là en…
« Oui ou non ? J'ai eu une discussion aujourd'hui, mais je le dis, bien sûr qu'il faut que l'État se serre la ceinture, mais il faut que l'État régalien puisse accomplir sa mission. Le problème aujourd'hui, ce n'est pas l'État régalien, le budget du ministère de l'Intérieur, c'est moins de 4%. Est-ce qu'il va baisser l'emploi ? C'est moins de 4%. Il ne baissera pas. Il ne baissera pas parce que c'est impossible compte tenu des dérèglements, de l'ensauvagement. C'est impossible. Et si on vous demande de le baisser ? C'est impossible. Vous avez les deux tiers du budget, c'est de la masse salariale. C'est de la masse salariale. Et le reste, c'est équiper les policiers, les gendarmes. Donc, là encore... Ça, c'est une ligne rouge pour vous ? C'est une ligne rouge, mais attendez, je m'explique très rapidement. Moi, je pense que le problème français, c'est que l'État-providence, le social-étatisme, l'État-providence, l'État-nounou, s'est dilaté à mesure que l'État régalien s'est contracté. Un bon budget, ce sont des choix politiques. Vous avez face à vous le choix politique. Absolument. Et j'aime l'économie, comme vous le savez. »
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Question 269Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Bruno Retailleau, vous dites que certains électeurs du Rassemblement national peuvent être séduits par les résultats que vous présentez. Dominique de Villepin, qui revient sur le devant de la semaine, justement, juge que vous êtes en train d'entraîner les Républicains, je cite, dans une dérive identitaire, dans une course derrière le Rassemblement national. Bruno Retailleau, dit-il, devrait plutôt s'atteler à la responsabilité qui est la sienne. Nous avons besoin de plus de professionnalisme, moins de surenchère. Qu'est-ce que vous répondez à l'ancien Premier ministre ?
Réponse directe
Il parle bien, il parle sur les plateaux de télévision. C'est quelqu'un qui n'a jamais été élu au suffrage universel. Jamais, jamais. J'ai affronté de nombreuses élections. Il parle bien, mais il parle comme l'extrême-gauche. Comme l'extrême-gauche ? Absolument. Qu'il a soutenu, d'ailleurs, aux dernières législatives, juste après la dissolution. Et moi, vous voyez, cette pseudo-droite, qui pense, qui parle comme l'extrême-gauche, c'est celle que je combats, c'est celle qui nous a fait beaucoup de mal, et c'est celle, en réalité, qui a été l'alliée, mais constante, du Rassemblement national. Si, depuis 15 ans, 10 millions d'électeurs nous ont quittés, c'est parce que la droite a été tétanisé…
« Il parle bien, il parle sur les plateaux de télévision. C'est quelqu'un qui n'a jamais été élu au suffrage universel. Jamais, jamais. J'ai affronté de nombreuses élections. Il parle bien, mais il parle comme l'extrême-gauche. Comme l'extrême-gauche ? Absolument. Qu'il a soutenu, d'ailleurs, aux dernières législatives, juste après la dissolution. Et moi, vous voyez, cette pseudo-droite, qui pense, qui parle comme l'extrême-gauche, c'est celle que je combats, c'est celle qui nous a fait beaucoup de mal, et c'est celle, en réalité, qui a été l'alliée, mais constante, du Rassemblement national. Si, depuis 15 ans, 10 millions d'électeurs nous ont quittés, c'est parce que la droite a été tétanisée, par ce genre de discours, et qu'on n'a pas voulu régler les problèmes des Français. Parce que ces gens-là, que représente M. De Villepin, il n'y a pas de problème. Ils ont des airs de cette fausse générosité. Ils habitent les beaux quartiers, ils mettent leurs enfants dans des bonnes écoles. Les Français modestes, eux, ils sont au contact de tous les désordres, des désordres sécuritaires, des désordres migratoires, qui sont bien souvent liés aussi. Donc voilà ce que je peux dire sur M. De Villepin. »
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Question 270Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Est-ce qu'aujourd'hui, vous jugez que le monde est plus sûr après les frappes qui ont été décidées par le président américain sur les installations iraniennes ?
Réponse directe
Clairement, je pense qu'il a eu raison de frapper les installations iraniennes. Les choses sont très claires. Ce qui a déstabilisé le monde depuis 1979, ça a été la révolution iranienne qui a créé la matrice de développement de l'islamisme.
« Clairement, je pense qu'il a eu raison de frapper les installations iraniennes. Les choses sont très claires. Ce qui a déstabilisé le monde depuis 1979, ça a été la révolution iranienne qui a créé la matrice de développement de l'islamisme. »
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Question 271Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Il a eu raison en dehors de tout droit international ?
Réponse à côté
Écoutez, déjà, ce qui ne respectait pas le droit international, c'est l'Iran, bien sûr.
« Écoutez, déjà, ce qui ne respectait pas le droit international, c'est l'Iran, bien sûr. »
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Question 272Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Donc il n'y a une menace terroriste d'ultra-droite en France ?
Réponse directe
Bien sûr. Bien sûr. C'est la raison pour laquelle, il y a quelques semaines, en Conseil des ministres, j'ai proposé la dissolution d'un groupe, un groupement de faits, qui n'est pas une association constituée juridiquement, mais qui est un groupement de faits, justement, de cette ultra-droite qui est à Lyon, Lyon Populaire, et nous l'avons dissoute. Là encore, le 9 mai, vous aviez des manifestations avec des groupes d'extrême-droite qui souhaitaient manifester. Nous avions vu cela avec le préfet de police et il avait pris un arrêté pour interdire cette manifestation. Malheureusement, le tribunal administratif ne nous a pas donné raison. Mais à chaque fois qu'on peut entraver ces individus,…
« Bien sûr. Bien sûr. C'est la raison pour laquelle, il y a quelques semaines, en Conseil des ministres, j'ai proposé la dissolution d'un groupe, un groupement de faits, qui n'est pas une association constituée juridiquement, mais qui est un groupement de faits, justement, de cette ultra-droite qui est à Lyon, Lyon Populaire, et nous l'avons dissoute. Là encore, le 9 mai, vous aviez des manifestations avec des groupes d'extrême-droite qui souhaitaient manifester. Nous avions vu cela avec le préfet de police et il avait pris un arrêté pour interdire cette manifestation. Malheureusement, le tribunal administratif ne nous a pas donné raison. Mais à chaque fois qu'on peut entraver ces individus, nous le faisons. Perdre un enfant, c'est déjà une tragédie. Perdre un enfant parce qu'il y a eu un acte de racisme, c'est une abomination. Ce que je voudrais dire, de façon la plus claire, c'est que le racisme s'est abjecte parce que ça consiste à dénier le caractère humain à un homme qui ne présente pas les mêmes caractéristiques, ou une femme qui ne présente pas les mêmes caractéristiques que vos couleurs de peau ou autre. Donc c'est quelque chose qu'on ne peut pas supporter. Et quand on est républicain, quand on est français, encore plus. Parce que la République, pour moi, et la France, ça n'est pas une question de couleur de peau, ça n'est pas une question de religion, c'est une nation civique, comme je le disais. Ce n'est pas une nation ethnique. Elle se définit par cette adhésion, parce qu'on aime la France. »
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Question 273Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Donc, le règne du plus fort aujourd'hui, vous y êtes favorable ?
Réponse à côté
Ce n'est pas cela, c'est que l'Iran, depuis 10 ans, depuis un traité, depuis 2015, qui est le traité de Vienne, connu sous un autre nom que personne ne connaît, donc je ne le prononcerai pas, c'est un acronyme, essayait, par la négociation, en réalité libre, volontaire, de l'Iran, de maîtriser justement sa production, notamment de matières enrichies. Et c'est l'Agence internationale de l'énergie atomique qui a dénoncé, quelques jours avant qu'Israël, notamment, fasse ses raids aériens sur le sol iranien, qui a dénoncé cette idée que l'Iran ne tenait pas ses engagements. Donc, vous dites que Donald Trump a eu raison, même s'il a violé le droit international ? Il répondait à une violation du…
« Ce n'est pas cela, c'est que l'Iran, depuis 10 ans, depuis un traité, depuis 2015, qui est le traité de Vienne, connu sous un autre nom que personne ne connaît, donc je ne le prononcerai pas, c'est un acronyme, essayait, par la négociation, en réalité libre, volontaire, de l'Iran, de maîtriser justement sa production, notamment de matières enrichies. Et c'est l'Agence internationale de l'énergie atomique qui a dénoncé, quelques jours avant qu'Israël, notamment, fasse ses raids aériens sur le sol iranien, qui a dénoncé cette idée que l'Iran ne tenait pas ses engagements. Donc, vous dites que Donald Trump a eu raison, même s'il a violé le droit international ? Il répondait à une violation du droit international et je pense qu'il vaut mieux ne pas avoir un Iran nucléarisé qu'un Iran, enfin dénucléarisé, qu'un Iran qui ait la bombe atomique, évidemment. Vous imaginez l'Iran avec la bombe atomique ? Simplement, ce que j'ai dit depuis le départ, c'est que, un, on ne construit pas la démocratie libérale, on ne l'importe pas, on ne l'exporte pas à coup de missiles. Ça, ça n'est pas possible. Ça a toujours été notre position, c'était la prévision de la France. Vous dites quand même, bravo Donald Trump, c'est un modèle sur ce point-là, pour vous. Ce n'est pas un modèle, Donald Trump, pour moi. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 13:12Voir 2 autres passages
« Simplement, ce que je vous dis, c'est qu'il a réussi à faire des frappes chirurgicales. Aujourd'hui, on n'a absolument pas l'évaluation. Que sont devenus les 400 kilos de matière uranium enrichie à 60% ? Nul ne le sait. Donc, c'est trop tôt pour qu'on puisse dire si l'opération est totalement réussie. Vous, président, la France se serait associée à ces frappes ? Non, je pense que le président de la République a eu raison de se tenir à l'écart de ces frappes. Amandine. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 14:29
« Barack Obama l'avait eu, ce prix Nobel de la paix. Oui, je sais, je sais. Il faut se méfier de ces prix qui sont distribués. On l'a vu dans le passé, de façon plus ou moins pertinente. Simplement, ce que je veux dire, c'est qu'on avait une situation où l'Iran était proche d'obtenir la bombe atomique. Les Mollahs, les Ayatollahs ne se sont jamais cachés qu'ils l'emploieraient contre Israël. C'était donc une menace, qui est une menace que j'estime mondiale. Et en revanche, j'ai toujours estimé, je le répète, qu'on ne détruit pas un régime pour le remplacer par une démocratie libérale, uniquement à coup de missile. Et je pense que de ce point de vue-là, la France a tenu une ligne de crête, et elle a eu raison de le tenir. »
Question 274Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
Bruno Retailleau, quand on voit, on disait les frappes, quand on voit la politique migratoire aussi de Donald Trump, est-ce que sur ce plan-là, vous vous dites, c'est peut-être pas un modèle, mais il n'y a pas que du mauvais dans ce qu'il fait ?
Réponse partielle
J'ai toujours, j'ai eu une expression pour qualifier Donald Trump et son action. J'ai toujours indiqué que c'était la mauvaise réponse à de bonnes questions. La question fondamentale qu'il a posée, il a eu une élection très populaire, il a eu une victoire très populaire. Le peuple américain avait le sentiment qu'il y avait une impuissance publique, et que le pouvoir avait été capté par des petits groupes, des groupes qui, sous le plan idéologique, du wokisme et autres, ne permettaient pas à la souveraineté populaire d'exercer pleinement son pouvoir. La question qui va nous être posée aujourd'hui, et qui nous l'est aussi, c'est cette articulation entre ce qu'on appelle un état de droit, qu'i…
« J'ai toujours, j'ai eu une expression pour qualifier Donald Trump et son action. J'ai toujours indiqué que c'était la mauvaise réponse à de bonnes questions. La question fondamentale qu'il a posée, il a eu une élection très populaire, il a eu une victoire très populaire. Le peuple américain avait le sentiment qu'il y avait une impuissance publique, et que le pouvoir avait été capté par des petits groupes, des groupes qui, sous le plan idéologique, du wokisme et autres, ne permettaient pas à la souveraineté populaire d'exercer pleinement son pouvoir. La question qui va nous être posée aujourd'hui, et qui nous l'est aussi, c'est cette articulation entre ce qu'on appelle un état de droit, qu'il faut respecter, mais qui ne doit pas devenir un cadre idéologique, simplement un cadre juridique, et la démocratie. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 17:03
Question 275Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno Retailleau
– On voit que ces vagues de chaleur, selon Météo France et les différentes analyses climatiques, sont de plus en plus fréquentes, sont de plus en plus intenses également. Comment on fait pour éviter peut-être cet été, un été aussi meurtrier que ce qu'on avait vécu à l'époque en 2003 ?
Réponse directe
– Alors vous avez raison de dire que depuis qu'on mesure, depuis 1945, qu'il y a eu une cinquantaine d'épisodes caniculaires, de très forte chaleur. Et vous voyez, parmi ces 50 épisodes, 33 appartiennent à notre sec. C'est-à-dire qu'on a eu lieu depuis 25 dernières années, on voit bien que le dérèglement climatique accélère les choses. Comment fait-on ? Il y a déjà eu une culture du risque qui a été profondément, comment dirais-je, transformée depuis ces périodes-là. Par exemple, normalement, dans les maisons de retraite, dans les EHPAD, il doit y avoir une salle qui doit être rafraîchie. Il y a des consignes qui ont été données. Là, en même temps, c'est vraiment la culture du risque qu'il…
« – Alors vous avez raison de dire que depuis qu'on mesure, depuis 1945, qu'il y a eu une cinquantaine d'épisodes caniculaires, de très forte chaleur. Et vous voyez, parmi ces 50 épisodes, 33 appartiennent à notre sec. C'est-à-dire qu'on a eu lieu depuis 25 dernières années, on voit bien que le dérèglement climatique accélère les choses. Comment fait-on ? Il y a déjà eu une culture du risque qui a été profondément, comment dirais-je, transformée depuis ces périodes-là. Par exemple, normalement, dans les maisons de retraite, dans les EHPAD, il doit y avoir une salle qui doit être rafraîchie. Il y a des consignes qui ont été données. Là, en même temps, c'est vraiment la culture du risque qu'il faut avoir. En matière d'inondation, en matière, parce que l'inondation c'est l'inverse, j'ose dire c'est quand il y a trop d'eau, mais aussi en matière d'épisodes caniculaires, cette culture du risque, elle est essentielle, elle repose aussi sur la responsabilité des citoyens. Les maires ont beaucoup, beaucoup évolué. Je pense d'ailleurs, on a désormais des plans communaux de sauvegarde. Les maires sont capables, par exemple, par SMS, d'avertir les personnes qui peuvent être... Mais M. le ministre, est-ce que vous redoutez que l'été puisse être aussi meurtrier, malheureusement, que ce qu'on a vécu en 2003 ? Je ne l'espère pas. Écoute, d'abord, je ne suis pas météorologiste, donc il n'est pas dit que tout l'été sera à l'encan. Aujourd'hui, on a un épisode caniculaire qui est précoce et qui est très long, c'est clair. Mais je pense qu'on a adopté un certain nombre de mesures, de réflexes, qui sont des réflexes importants pour préserver la sécurité de l'eau constitutionnelle. Lucie Robka. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 7:18
« Franchement, les Verts n'ont aucune légitimité à faire ce genre de demande parce qu'ils nous ont imposé pas à moi, mais c'est vrai un peu à ce gouvernement d'ailleurs. Les Verts ont pénétré l'appareil de l'État de façon très profonde. Ce qui fait que l'État, l'appareil de l'État a produit des normes, a produit des règles qui ne nous permettent pas de nous adapter, notamment sur la climatisation. La RE 2020-2020 qui est des règles, des normes... Vous vous rendez compte ? 1892 pages, c'est énorme. Mais à chaque fois, il fallait contraindre. C'est une religion de la pénitence. On a voulu faire payer les Français pour que les Français souffrent, voyez ? C'est ça leur idéologie au vert. Moi, je veux une écologie qui soit beaucoup plus pragmatique et non pas dogmatique. À quoi ça sert de refuser la climatisation quand on a l'énergie la plus décarbonée au monde ? À quoi ça sert d'empêcher les agriculteurs de stocker l'eau en hiver alors qu'il y a énormément d'eau et les sécheresses l'été ? Une dernière question »
« Écoutez, le rôle des hommes et des femmes politiques, c'est d'agir. Ce n'est pas de manifester, ce n'est pas de pétitionner. Le rôle des hommes et des femmes politiques, c'est de proposer des solutions. Ça fait des années que je demande que la justice des mineurs change. Aujourd'hui, on est contraints, le Conseil constitutionnel, a annulé, a censuré une loi qui était plutôt timide, il y a exactement un an, qui voulait durcir la justice des mineurs. Moi, je veux que dès le premier délit grave, les mineurs puissent aller pour quelques semaines en prison, parce qu'il y a une violence incroyable. Est-ce que vous savez, Laurence Ferrari, qu'il y a un triplement, justement, des victimes, qui sont des mineurs en une dizaine d'années ? Il y a un doublement, justement, de ces mineurs qui font ces tentatives d'homicide. Donc, il faut durcir cette politique-là, et nous ne parviendrons pas par la loi simple. Il faut réviser la constitution, et je suis le seul, écoutez-moi bien, à m'engager pour vivre aux Français, par référendum, après révision de la constitution. C'est vous qui choisirez la politique pénale. Parce que la justice, en France, est rendue au nom du peuple français, et bien, je veux que ce soit le peuple français qui en décide. »
CNEWS · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 9:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, le rôle des hommes et des femmes politiques, c'est d'agir. Ce n'est pas de manifester, ce n'est pas de pétitionner. Le rôle des hommes et des femmes politiques, c'est de proposer des solutions. Ça fait des années que je demande que la justice des mineurs change. Aujourd'hui, on est contraints, le Conseil constitutionnel, a annulé, a censuré une loi qui était plutôt timide, il y a exactement un an, qui voulait durcir la justice des mineurs. Moi, je veux que dès le premier délit grave, les mineurs puissent aller pour quelques semaines en prison, parce qu'il y a une violence incroyable. Est-ce que vous savez, Laurence Ferrari, qu'il y a un triplement, justement, des victimes, qui sont des mineurs en une dizaine d'années ? Il y a un doublement, justement, de ces mineurs qui font ces tentatives d'homicide. Donc, il faut durcir cette politique-là, et nous ne parviendrons pas par la loi simple. Il faut réviser la constitution, et je suis le seul, écoutez-moi bien, à m'engager pour vivre aux Français, par référendum, après révision de la constitution. C'est vous qui choisirez la politique pénale. Parce que la justice, en France, est rendue au nom du peuple français, et bien, je veux que ce soit le peuple français qui en décide. »
CNEWS · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 9:17Voir 2 autres passages
« Deux choses. La première, parce qu'on est un pays appauvri, totalement endettés, on n'a plus de marge de manœuvre. Elle est là, la réalité. Et toutes celles et ceux qui proposent à nouveau des chèques, ce sont des chèques en bois. En revanche, ce que l'on peut faire, ce dont personne ne parle du reste, c'est que le prix du pétrole, enfin du gasoil, du carburant, dépend des éléments qui sont liés au produit, le prix du pétrole, le raffinage, la distribution. Déjà, on voit bien que la différence entre le gazole et l'essence, c'est le raffinage. Il faut donc garder nos capacités et les moderniser de raffinerie en France. C'est ça la souveraineté. Deuxième élément, dans le prix, il y a les certificats d'économie d'énergie. Et là, il est prévu de les faire passer de 6 à 8 milliards. Je demande le moratoire, je demande le gel de ces 2 milliards d'augmentation. Pourquoi ? Parce que ces certificats d'économie sont faits pour dire aux Français, il faut économiser. Il n'y a pas de problème. Les prix sont tellement hauts que spontanément, naturellement, les Français économisent. Et je pense que ces 2 milliards, il faut les consacrer à des aides ciblées sur des secteurs qui risquent de disparaître. Je pense notamment à mes amis qui sont les pêcheurs en Vendée et en France. Alors même que déjà, dans une assiette, quand vous avez des fruits de mer, du poisson, 80% viennent de l'extérieur. Alors qu'on est un grand pays maritime. »
youtube.com · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 14:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce choix des dates, puisqu'il y avait deux choix, nous avons été consultés en début de semaine au ministère de l'Intérieur, ce choix n'est pas neutre. Et vous avez raison de le souligner. Moi je m'inscris totalement contre ce choix-là, qui n'est pas normal parce qu'il y a une grande règle pour les élections, c'est qu'on termine la campagne à minuit, qui précède le premier ou le deuxième tour, le second tour, à minuit le vendredi. Donc évidemment, le 1er mai ce sera le samedi. Qu'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, dans les prises de position, il n'y aura aucun écho politique. Donc première chose, ça, ça n'est pas normal. Je pense qu'il peut y avoir aussi une stratégie du chaos parce que imaginez... Vous voulez par Emmanuel Macron, Bruno Retailleau ? Oui, sans doute, parce qu'on voit bien que le 1er mai aujourd'hui, il y a peu de 1er mai qui se passent calmement. Donc il y a toujours une montée en pression et avec parfois des débordements. Vous imaginez la veille d'un second tour ? J'espère que ce ne sera pas un second tour avec les deux ailes radicales. Mais on voit bien que, de toute façon, la gauche, dans cette réunion, ce que mon collaborateur qui a assisté à cette réunion m'a rapporté, c'est que le choix de la gauche, c'était le choix qu'ont fait mon successeur Laurent Nunez et le président Emmanuel Macron. Une fois de plus, ce gouvernement a obtempéré. Et le choix du gouvernement, ça a été le choix de la gauche parce que la gauche pense qu'une second tour, après le 1er mai, eh bien, ça l'avantagera. Eh bien, moi, je m'inscris en faux. Je veux dire ma colère ce matin. Ce choix n'est pas un choix neutre. Ça n'est pas normal sur le plan démocratique. C'est un choix qu'on ne pourra pas changer. C'est la décision du président de la République, de toute façon. C'est à la discrétion du président de la République. Mais à quoi bon nous avoir réunis ? Si c'était à mon avis depuis le départ, il voulait ce choix, mais qui est encore un choix qui enfreint un certain nombre de règles démocratiques pour que le scrutin se passe bien, de façon à la fois apaisée et en respectant les règles électorales habituelles. »
CNEWS · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 0:27Voir 2 autres passages
« J'ai indiqué depuis le départ que je comprenais parfaitement Israël. C'est une question existentielle. Je pense que d'ailleurs, en termes de légitimité, même de légalité vis-à-vis du droit international, puisque l'Iran voulait détruire Israël, je pense qu'Israël était fondée à attaquer l'Iran. Par ailleurs, d'ailleurs, un pays qui ne respectait pas ses engagements en matière de prolifération nucléaire. Mais on voit bien qu'aujourd'hui, dans le monde actuel, dans le monde moderne, il est très difficile de régler les problèmes, et notamment de changer le régime par des guerres. J'avais espéré, j'espérais que le peuple iranien, que le régime serait affaibli, mais pour l'instant, ça n'est pas le cas pour que le peuple iranien, dans un sursaut démocratique, puisse reprendre le pouvoir. C'est beaucoup plus difficile que ça, devant un régime qui est sanguinaire, et qui utiliserait y compris les armes de guerre contre son propre peuple. »
youtube.com · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 17:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités29 mai 2024 au 1 juil. 2026 · 32 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais surtout, bien sûr, oui, ça fait partie, bien sûr, on inverse la logique. Bien sûr, on inverse la logique de l'excuse de minorité, notamment entre 16 et 18 ans. On revoit aussi l'âge de la majorité pénale, il faut l'abaisser. Mais surtout, il y a une contention. Devant des mineurs qui n'ont plus de limites, il faut remettre des limites. La première limite, pour des jeunes mineurs qui ne pensent plus, qui n'éprouvent plus aucun sentiment, c'est de les enfermer dans des prisons qui sont spécialisées, dans des prisons... C'est vous qui construisez les prisons ? Bien sûr, mais bien sûr. En combien de temps ? Mais en très peu de temps. Et s'il faut prendre une loi Notre-Dame pour le faire, on le fera. Moi, je connais des communes et des maires qui ne demandent pas mieux que d'avoir justement ce type d'établissement. Ce sera des prisons qui comporteront moins de moyens de sécurisation parce qu'on n'a pas affaire à des terroristes. Mais il faut les emprisonner par des courtes peines. Quelques semaines, les Pays-Bas ont tenté cette politique. Et ça a fonctionné. »
CNEWS · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 11:32Voir 2 autres passages
« Écoutez, le rôle des hommes et des femmes politiques, c'est d'agir. Ce n'est pas de manifester, ce n'est pas de pétitionner. Le rôle des hommes et des femmes politiques, c'est de proposer des solutions. Ça fait des années que je demande que la justice des mineurs change. Aujourd'hui, on est contraints, le Conseil constitutionnel, a annulé, a censuré une loi qui était plutôt timide, il y a exactement un an, qui voulait durcir la justice des mineurs. Moi, je veux que dès le premier délit grave, les mineurs puissent aller pour quelques semaines en prison, parce qu'il y a une violence incroyable. Est-ce que vous savez, Laurence Ferrari, qu'il y a un triplement, justement, des victimes, qui sont des mineurs en une dizaine d'années ? Il y a un doublement, justement, de ces mineurs qui font ces tentatives d'homicide. Donc, il faut durcir cette politique-là, et nous ne parviendrons pas par la loi simple. Il faut réviser la constitution, et je suis le seul, écoutez-moi bien, à m'engager pour vivre aux Français, par référendum, après révision de la constitution. C'est vous qui choisirez la politique pénale. Parce que la justice, en France, est rendue au nom du peuple français, et bien, je veux que ce soit le peuple français qui en décide. »
CNEWS · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 9:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce choix des dates, puisqu'il y avait deux choix, nous avons été consultés en début de semaine au ministère de l'Intérieur, ce choix n'est pas neutre. Et vous avez raison de le souligner. Moi je m'inscris totalement contre ce choix-là, qui n'est pas normal parce qu'il y a une grande règle pour les élections, c'est qu'on termine la campagne à minuit, qui précède le premier ou le deuxième tour, le second tour, à minuit le vendredi. Donc évidemment, le 1er mai ce sera le samedi. Qu'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, dans les prises de position, il n'y aura aucun écho politique. Donc première chose, ça, ça n'est pas normal. Je pense qu'il peut y avoir aussi une stratégie du chaos parce que imaginez... Vous voulez par Emmanuel Macron, Bruno Retailleau ? Oui, sans doute, parce qu'on voit bien que le 1er mai aujourd'hui, il y a peu de 1er mai qui se passent calmement. Donc il y a toujours une montée en pression et avec parfois des débordements. Vous imaginez la veille d'un second tour ? J'espère que ce ne sera pas un second tour avec les deux ailes radicales. Mais on voit bien que, de toute façon, la gauche, dans cette réunion, ce que mon collaborateur qui a assisté à cette réunion m'a rapporté, c'est que le choix de la gauche, c'était le choix qu'ont fait mon successeur Laurent Nunez et le président Emmanuel Macron. Une fois de plus, ce gouvernement a obtempéré. Et le choix du gouvernement, ça a été le choix de la gauche parce que la gauche pense qu'une second tour, après le 1er mai, eh bien, ça l'avantagera. Eh bien, moi, je m'inscris en faux. Je veux dire ma colère ce matin. Ce choix n'est pas un choix neutre. Ça n'est pas normal sur le plan démocratique. C'est un choix qu'on ne pourra pas changer. C'est la décision du président de la République, de toute façon. C'est à la discrétion du président de la République. Mais à quoi bon nous avoir réunis ? Si c'était à mon avis depuis le départ, il voulait ce choix, mais qui est encore un choix qui enfreint un certain nombre de règles démocratiques pour que le scrutin se passe bien, de façon à la fois apaisée et en respectant les règles électorales habituelles. »
CNEWS · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 0:27Voir 2 autres passages
« Écoutez, ce que je constate, c'est que depuis le départ, Donald Trump traite moins bien ses alliés que ses adversaires. Et ça, ça pose un problème au camp occidental. Il est d'ailleurs en train de détruire, si j'ose dire, le camp, l'allios occidental historique, notamment à travers le pacte de l'OTAN, la charte de l'Atlantique. Nous avons choisi, la France a choisi, à juste titre, de rester neutre. Et donc, on peut parfaitement, et d'ailleurs à Istres, je vous le dis, d'autres le savent très bien, à Istres, nous accueillons très régulièrement des vols qui transportent non pas des armes, mais des éléments techniques, si j'ose dire. On les accueille. Donc, nous n'avons pas du tout l'attitude de M. Sanchez, le gauchiste espagnol. Que vous condamnez. Que je condamne parfaitement. Simplement, je pense que le président de la République a choisi une stratégie, on doit l'appliquer. Nous ne sommes pas co-belligérants. En revanche, il faudra que la coalition internationale, dès qu'il y aura un armistice ou un cessez-le-feu, puisse prendre le relais pour que le détroit d'Ormousse puisse être sécurisé. Et là, je pense que la France a un rôle à jouer. Qu'elle joue aussi, notamment sur la péninsule arabique. On tire de nombreux missiles, vous savez, pour protéger, pour essayer de faire en sorte que les alliances que nous avons, comment dirais-je, passées, puissent être effectives. »
youtube.com · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 18:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés1 avr. 2026 au 25 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Enfin, le gouvernement d'Emmanuel Macron. Le gouvernement d'Emmanuel Macron. Donc là encore, je pense qu'il faut avoir une politique de bon sens et préserver nos atouts stratégiques. Mais là, on va sur le dur. Ça ne sert à rien de cacher quoi que ce soit. Et je pense qu'il va falloir faire en sorte qu'on prenne des bonnes décisions. On est appauvris, on est très endettés. Mais les économies, les milliards qu'on peut soustraire, on doit les avecter sur des aides ciblées. »
youtube.com · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 16:36Voir 1 autre passage
« je pense que la décision politique par nature est une décision que l'on prend dans un champ d'incertitude par là je ne veux pas dédouaner celles et ceux qui doivent prendre ces décisions pour le bien commun en tout cas pour l'intérêt général ce que je veux dire simplement c'est que on a en France un affaiblissement terrible notamment de la séparation des pouvoirs et du parlement ce qui fait que je pense que quand la décision politique est prise elle devrait répondre elle devrait répondre de sa responsabilité d'abord devant l'enceinte politique qu'est le parlement et malheureusement comme le parlement est très faible certes on a des commissions d'enquête regardez au moment de l'affaire Benalla en quelques jours la commission d'enquête de l'Assemblée nationale a explosé pourquoi ? parce que l'exécutif a appuyé sur un bouton voilà téléguidé et ils l'ont fait exploser ce sera beaucoup plus difficile désormais parce que depuis ils savent que le Sénat mène ses commissions d'enquête jusqu'au bout donc ils ne laisseront pas le monopole au Sénat et ça c'est la meilleure garantie pour que la commission d'enquête à l'Assemblée nationale aille au bout mais ce que je veux dire c'est que la faiblesse la faiblesse de l'enceinte politique qui doit juger aussi d'abord les décisions politiques fait que désormais chaque français sur les réseaux sociaux s'institue comme procureur et ça signifie aussi que les français ne croient plus dans la mise en cause de la responsabilité politique et que naturellement ils se déportent vers les tribunaux vers le judiciaire je ne pense pas que ce soit une bonne chose je ne pense pas que ce soit une bonne chose alors quand il y a des fautes évidemment pourquoi pas ce n'est pas ce que je veux dire mais simplement ce que je sais c'est que cette justiciarisation cette espèce d'américanisation il n'y a pas que pour le communautarisme qu'on s'américanise mais la judiciarisation des rapports sociaux est parfois un frein à l'action publique parce que je l'ai vu dans tout le processus de la gestion du Covid-19 l'administration ou les hommes politiques en réalité plutôt que de chercher un objectif à atteindre ils cherchent d'abord à se couvrir parce qu'ils savent qu'ils auront à répondre devant des juges alors ils vont mener une action publique guidée non pas par le souci de l'intérêt général mais d'abord par le souci d'éviter de devenir bien sûr ils le sont judiciables mais d'avoir à répondre devant un tribunal et ça il y a quelque chose de grave je me suis j'ai relu parce que j'aime l'histoire ce qui s'était passé parce que moi aussi je me suis dit dans cette crise attention si tu étais au pouvoir j'aurais pu l'être si les choses s'étaient mieux passées par exemple quand quand vous me posiez la question sur François Fillon qu'est-ce que tu aurais fait de mieux est-ce qu'il ne faut pas rester modeste j'ai quand même été voir dans les grandes crises des grandes crises parce que 39-45 c'est différent parce qu'à partir de 40 il n'y a plus il n'y a plus de légitimité si j'ose dire française si ce n'est qu'elle est à Londres mais 14-18 et bien même en 14-18 puisque Emmanuel Macron avait souvent fait référence à Clémenceau un vendé et il avait parlé du temps de guerre il a eu une anaphore lors de son premier discours nous sommes en guerre une fois deux fois six fois nous sommes en guerre je me suis dit mais qu'est-ce qui s'est passé en 14-18 et bien jamais vous n'imaginez pas l'activité des commissions parlementaires un ministre qui ne justifiait pas sa politique devant les commissions parlementaires le lendemain il n'était plus ministre vous avez eu des commissions d'enquête qui ont embêté l'état-major jusqu'à les déplacer jusqu'au front il y a eu une vie démocratique intense et malheureusement je vais vous dire quelque chose de terrible ce que je pense et ce sera le défi des deux commissions d'enquête je pense que en France on a eu le confinement le plus long le plus rude je pense qu'en France on est un des pays démocratiques par rapport à l'Asie par rapport à l'Europe qui a sans doute eu un régime un état d'urgence un état d'exception les plus contraignants où on a vraiment contraint les libertés publiques où on a donné où le Parlement s'est dépossédé de son pouvoir législatif pour le confier via des ordonnances au gouvernement et bien malgré tout on aura une des toutes premières mortalités par millions d'habitants et on aura le CDE nous le disait la semaine dernière une des récessions les plus violentes au monde donc voyez que on voit bien que la démocratie ça n'est pas un obstacle pour la gestion d'une crise mais que la démocratie est une ressource et j'ai le sentiment que la démocratie française a été contrainte et je crois que la mise en cause c'est ce qu'on appelle la reddition des comptes la reddition des comptes c'est pas au sens comptable c'est que dans une démocratie et bien les élus doivent rendre des comptes voilà donc un gouvernement doit rendre des comptes notamment au peuple français c'est à dire à la représentation nationale et comme ça se fait de moins en moins bien les français le sentent et bien ils se tournent vers le pouvoir judiciaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack10 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 19 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien, je m'en fiche totalement. Non, ce sont des antirépublicains et je serai toujours leur adversaire. »
youtube.com · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 14:11Voir 2 autres passages
« je m'en fiche totalement. Ce sont des antirépublicains et je serai toujours leur adversaire. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Bruno RetailleauVérifier à 14:19
« Non, mais c'était une maladresse, franchement. Pensez un seul instant. Franchement. Quand on connaît Martine Vassal, l'affilié au Maréchal Pétain, ça fait rigoler. Ça fait rigoler. Qu'il y ait eu cette phrase malheureuse. Très bien. Ce que je veux dire quand même à M. Bardella, qui m'a interpellé sur Marseille, c'est que M. Bardella, c'est « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ». Parce qu'il voudrait le retrait de Matrine Vassal, d'ailleurs, qui n'a pas d'étiquette ELR. Mais qu'est-ce qu'il fait, lui, dans les villes, où on est confrontés, nous, à la gauche ? Qu'est-ce qu'il fait à Gapes ? Qu'est-ce qu'il fait à Brest, à Fougère, à Alençon, à Comble-à-Ville, à Plaisir, à Limoges ? Et je ne les cite pas tous. Ils se maintiennent. Regardez Mme Le Pen. Ils ont commencé la semaine en disant « on n'est pas de droite ». Ils ont vraiment juré leur grand-dieu qu'ils n'étaient pas de droite. Qu'en toute circonstance, ils se maintiendraient. Et ils se maintiennent, y compris quand on est opposé à la gauche, y compris quand la gauche peut nous battre, c'est-à-dire qu'ils feront gagner la gauche. Et en même temps, ils nous demandent de nous retirer. Ça ne marche pas comme ça. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes29 mai 2024 au 25 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai indiqué depuis le départ que je comprenais parfaitement Israël c'était une question existentielle. Je pense que d'ailleurs en termes de légitimité même de légalité vis-à-vis du droit international puisque l'Iran voulait détruire Israël je pense qu'Israël était fondé à attaquer l'Iran par ailleurs d'ailleurs un pays qui ne respectait pas ses engagements en matière de prolifération nucléaire. Mais on voit bien qu'aujourd'hui dans le monde actuel dans le monde moderne il est très difficile de régler les problèmes et notamment de changer le régime par des guerres. J'avais espéré j'espérais que le peuple iranien que le régime serait affaibli mais pour l'instant ça n'est pas le cas pour que le peuple iranien dans un sursaut démocratique puisse reprendre le pouvoir. C'est beaucoup plus difficile que ça devant un régime qui est sanguinaire et qui utiliserait y compris les armes de guerre contre son propre peuple. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Bruno RetailleauVérifier à 17:44Voir 2 autres passages
« Simplement, ce que je vous dis, c'est qu'il a réussi à faire des frappes chirurgicales. Aujourd'hui, on n'a absolument pas l'évaluation. Que sont devenus les 400 kilos de matière uranium enrichie à 60% ? Nul ne le sait. Donc, c'est trop tôt pour qu'on puisse dire si l'opération est totalement réussie. Vous, président, la France se serait associée à ces frappes ? Non, je pense que le président de la République a eu raison de se tenir à l'écart de ces frappes. Amandine. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 14:29
« Je pense que la France, depuis de longs mois, n'a cessé d'insister, n'a cessé de travailler à un accord de paix. Ce que je veux vous dire, c'est que pour ceux qui sont attachés, justement, à la paix, c'est une excellente nouvelle. Une bonne nouvelle, d'abord, pour les otages. Je ne sais pas dans quelles conditions ils vont revenir. On ne sait pas à quelle est la proportion de vivants, de morts. Et parmi les vivants, dans quel état psychologique est-ce qu'on va les retrouver ? Mais les otages vont être progressivement libérés. C'est une bonne chose. Et puis ensuite, il y a la population de Gaza. Là encore, c'est une autre préoccupation. Et je pense que la France a toujours dit à la fois qu'Israël avait le droit de se défendre, mais la France a toujours plaidé pour la paix dans la bande de Gaza. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités10 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Choisier et contrôler, bien sûr. Mais si l'immigration de travail pouvait résoudre notre problème de main-d'oeuvre, pourquoi alors il y a tant d'immigrés qui sont au chômage ? Pourquoi est-ce que les immigrés ont un taux de chômage quasiment du double par rapport aux natifs en France ? Et donc, on voit bien qu'on accueille ce qu'on croit être des travailleurs. En réalité, on accueille surtout une immigration de peuplement. Mais en pensant accueillir des travailleurs, on fabrique des chômeurs. Donc, si on veut faire baisser l'immigration, pardon, moi j'ai une proposition, il faudra changer la constitution et il faudra faire un référendum. Ce sera les Français qui devront choisir. Les Français se détournent de la politique. Pourquoi ? Parce qu'elle est impuissante. Parce qu'elle renvoie ce spectacle des ambitions personnelles. Et surtout parce que la démocratie, en réalité, a quitté notre régime républicain. Jamais les Français... »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Bruno RetailleauVérifier à 2:25Voir 2 autres passages
« Voilà. Il y a d'un côté la connaissance de la réalité. La réalité de quoi ? Je ne voudrais pas que, comme aux États-Unis, à un moment donné, cette statistique-là débouche sur la discrimination positive. La réalité de quoi ? La réalité sociologique, tout simplement. Il y a une étude, d'ailleurs, il y a peu de temps. Je pense que c'était de l'INSEE ou de France Stratégie sur les mouvements migratoires. On a besoin de connaître. Pourquoi est-ce qu'on doit cacher la réalité ? Donc oui ou non aux statistiques ethniques ? Oui. Je suis d'accord à une condition, c'est qu'on ne les utilise pas pour la discrimination positive. »
BFMTV · L'interview en intégralité de Bruno Retailleau, ministre de l'IntérieurVérifier à 18:54
« On y vous fera. L'AME, c'est un sujet aussi du PLFSS. L'AME, il faut savoir aussi. Ce que moi, je veux, je le dis aux Français, c'est que je veux que sur tous nos systèmes sociaux, la France ne soit pas en avance plus généreuse que les pays européens. Parce que si nous, on est au-dessus de la moyenne de ce que font les Européens, en matière, par exemple, de soins, en matière d'aide sociale, en matière de regroupement familial, les filières des passeurs, les trafiquants d'êtres humains, vont orienter, bien sûr, les flux vers la France, plutôt que vers les autres pays. Donc ma stratégie, à moi, elle est simple à comprendre. C'est de se situer, pour la France, dans la moyenne, moyenne basse des pays européens. C'est le cas pour l'AME. Et l'AME, je demande à ce qu'on reprenne les conclusions d'un rapport qui avait fait d'ailleurs Patrick Stéphanini et M. Évin, et qui avait montré que l'AME était en fait un encouragement à la clandestinité. Il y a plus d'un milliard. On demande des efforts aux... Ils disaient que ce n'était pas la principale raison. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités29 mai 2024 au 25 mai 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je n'y suis pas favorable, je l'ai dit, puisque Vincent est venu dans mon bureau il y a quelques jours, présenter ses propositions. Il n'y a pas que cette proposition. Il fait des propositions sur le logement pour éviter d'avoir des ghettos, il a raison. Il fait des propositions sur la police municipale. Et avec le ministre François-Noël Buffet, nous porterons ensemble dans quelques semaines, d'ailleurs, un texte pour renforcer les prérogatives des polices municipales. Mais pas d'élection des juges ? Non, je n'y suis pas favorable, je craindrais qu'il y ait une politisation. Au contraire, moi je trouve que parfois, et je l'ai dénoncé sur un syndicat notamment des juges, je pense qu'un juge doit être non seulement indépendant, mais aussi impartial. Et je pense qu'une élection atteindrait cette impartialité. Je lui ai dit à Vincent Jambras, donc c'est normal qu'il puisse y avoir différents points de vue dans un même... »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 26:07Voir 2 autres passages
« – Ce que je veux dire, c'est qu'on a besoin de hauteur, on a besoin de dire quelle est la vision de la France, la vision du Rassemblement National de la France, je ne la connais pas, pourquoi ? Parce qu'il chante chaque jour, et on l'a vu encore hier avec M. Bardella, il chante chaque jour d'avis sur pratiquement tous les sujets. Et on a besoin, dans cette vision globale, d'une vision qui concilie deux choses, l'ordre, l'autorité, la sécurité d'un côté, la liberté, la prospérité sur l'économie de l'autre. Sur l'économie, sur la prospérité, nous n'avons pas les mêmes visions. Et je dis à M. Bardella, comme à Mme Le Pen, qu'ils ne peuvent pas parler d'indépendance, de souveraineté, de puissance, si on capitule sur le plan économique. Et leur programme est un programme d'affaiblissement, d'appauvrissement de la France. Donc je ne peux pas être d'accord avec le Rassemblement National. Et si par ailleurs, sur des points particuliers, sur l'immigration par exemple, on peut se retrouver, ça ne fait pas comme je me retrouve aujourd'hui, sur un certain nombre de points, d'accord avec les projets parfois portés par M. Macron. Sur la retraite, encore une fois, je l'ai votée. Mais on a besoin, enfin, d'une vraie vision. Si on veut redresser demain la France, on la redressera en marchant sur nos deux jambes. Le régalien, l'autorité, une révolution pénale. Regardez ce qui s'est encore passé avec une gamine de 12 ans qui se fait, parce qu'elle était juive, qui se fait violer. Voilà, c'est chaque semaine, c'est ce bruit de fond que dénonce Jérôme Fourquier. Chaque semaine, chaque semaine, on a ce genre d'abomination. Donc il faut le régalien, mais il faut aussi l'économique. Et les deux sont liés. Il n'y a pas de liberté sans assumer l'ordre et l'autorité. Et pour avoir l'autorité, il faut aussi une puissance économique. »
BFMTV · "Le Front de la honte": l'interview de Bruno Retailleau en intégralitéVérifier à 15:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées18 déc. 2024 au 25 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr, parce qu'ils ont commis des troubles à l'ordre public ou parce qu'ils figurent dans notre fichier des radicalisés pour terrorisme. C'est la raison pour laquelle ce bras de fer avec l'Algérie, il est fondamental. Vous savez, la question des OQTF. Pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas à exécuter les obligations de quitter le territoire français ? Parce que cela ne dépend pas de nous. Cela dépend du bon vouloir des États d'origine, des États étrangers qui ne délivrent pas les sésames, les fameux laissés-passés consulaires. »
BFMTV · Algérie, Rassemblement national...L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 12:50Voir 2 autres passages
« Eh bien, j'ai écouté la demande du maire. Simplement, dans cet individu-là, ne présente plus du tout de danger. Il est suivi par nos services. Il est très contrôlé. Et j'ai bien vu que mettre le maire dans cette position-là présentait des difficultés. Donc, nous en tirerons des conséquences dans les jours et les semaines à venir. Simplement, plus généralement... »
BFMTV · Algérie, Rassemblement national...L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 14:47
« Je vous dis ce que je dis ce matin. Je l'exprime de façon commune. J'ai eu Laurent Wauquiez hier. J'ai eu Mathieu D'Arnaud qui m'a succédé à la présidence du groupe au Sénat. J'ai vu longuement aussi Gérard Larcher. Ce que je vous dis aujourd'hui, nous le disons du même voie. Pour l'instant, les conditions ne sont pas réunies. Et donc, on essaiera de voir dans les jours prochains si un certain nombre d'obstacles sont levés. Parce qu'il est évident que si ce gouvernement part à gauche, alors qu'une majorité des Français sont de droite, et qu'en plus, les Français qui votent à gauche sont moins à gauche sur les questions d'autorité que je représente et de fermeté, sont beaucoup moins à gauche que leurs propres députés. Donc, ce serait incomple que le gouvernement tire à gauche alors que la France, elle, est à droite. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées10 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je n'ai jamais dit que de façon unilatérale, on stoppait tout. J'ai simplement indiqué que sans un rapport de force, nous n'obtiendrions rien de l'Algérie. Ce rapport de force, nous l'avons commencé, puisque nous avons déjà renvoyé un certain nombre de ressortissants algériens qui venaient, qui avaient un passeport diplomatique, mais qui n'offraient pas toutes les garanties avec ce passeport diplomatique. Première chose. Par contre, un mot justement de l'enjeu de ce bras de fer. Ce n'est pas un caprice du ministre de l'Intérieur. Simplement, c'est une question de sécurité. Moi, ma mission, elle est de protéger les Français. Et je ne veux pas que ce qui s'est produit à Mulhouse se reproduise demain. Pourquoi ? Parce qu'à Mulhouse, un terroriste a tué un homme qui était un ressortissant portugais. Il aurait dû être en Algérie. Nous l'avions présenté à de multiples reprises aux Algériens qui l'avaient refusé. Eh bien cela, je ne veux pas être moi comptable d'une reproduction de ces faits à l'avenir. »
BFMTV · Algérie, Rassemblement national...L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 0:49Voir 2 autres passages
« Moi, j'ai une autre analyse. Je pense que Gérald Darmanin a eu raison de faire ses opérations et celles, puisque ça fait à peu près un an qu'elles ont été lancées, j'ai demandé un retour d'expérience. Ce qui me revient, c'est que celles qui ont le mieux fonctionné sont celles qui ont fonctionné notamment en lien avec la justice, pour judiciariser les dossiers et pour aller frapper, vous voyez, les têtes de réseau. C'est quand on déstructure l'écosystème, quand on détruit la filière, qu'on a des gains qui sont des gains au-delà de la tranquillité qu'une intervention ponctuelle, un coup ponctuel... Mais vous allez poursuivre »
BFMTV · Fusillade à Poitiers, Nicolas Daragon, match France-Israël...L'interview de Bruno RetailleauVérifier à 10:41
« Une attaque spéculative, ça a été le cas pour la Grèce et pour d'autres. C'est des marchés financiers qui jouent, des grands acteurs, qui jouent à la baisse parce que le pays est réputé pas fiable et qui enclenchent finalement un mouvement d'augmentation des taux d'intérêt. Et quand vous avez un mouvement d'augmentation des taux d'intérêt, la dette française, le coût de la dette française s'envole. Vous vous rendez compte que déjà... Qui vous dit ça ? Quelqu'un qui a été très, très bien placé à ce niveau-là, qui suit parfaitement l'actualité sur les marchés financiers. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 5:16
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 15:10
« Deux choses. La première, parce qu'on est un pays appauvri, totalement endetté, on n'a plus de marge de manœuvre. Elle est là, la réalité. Et toutes celles et ceux qui proposent à nouveau des chèques, ce sont des chèques en bois. En revanche, ce que l'on peut faire, ce dont personne ne parle du reste, c'est que le prix du pétrole, du gasoil, du carburant, dépend des éléments qui sont liés au produit, le prix du pétrole, le raffinage, la distribution. Déjà, on voit bien que la différence entre le gazole et l'essence, c'est le raffinage. Il faut donc garder nos capacités et les moderniser de raffinerie en France. C'est ça, la souveraineté. Deuxième élément, dans le prix, il y a les certificats d'économie d'énergie. Et là, il est prévu de les faire passer de 6 à 8 milliards. Je demande le moratoire, je demande le gel de ces 2 milliards d'augmentation. Pourquoi ? Parce que ces économies, ces certificats d'économie, sont faits pour dire aux Français qu'il faut économiser. Il n'y a pas de problème. Les prix sont tellement hauts que spontanément, naturellement, les Français économisent. Et je pense que ces 2 milliards, il faut les consacrer à des aides ciblées sur des secteurs qui risquent de disparaître. Je pense notamment à mes amis qui sont les pêcheurs en Vendée et en France. Alors même que déjà, dans une assiette, quand vous avez des fruits de mer, du poisson, 80% viennent de l'extérieur. Alors qu'on est un grand pays maritime. »
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« C'est vraiment son choix. Ça, c'est sûr. Et je ne veux pas... Est-ce que vous l'espérez ou non ? Je me suis exprimé. Mais je ne joindrai pas ma voix à tout ce cœur qui veulent fragiliser. Parce que demain, tous les présidents de la République seront fragilisés. Si vous voulez occuper la fonction demain, c'est pas le moment de l'abîmer. Ça, on a compris. N'est-ce pas ? Et troisième chose. Donc, je résume, vous m'interrompez. Il y a la démission. Il y a la censure. Ou il y a le référendum. Mais il faudra le retour aux urnes. C'est fondamental. Vous savez, j'étais un de ceux qui a voté contre le traité constitutionnel en 2005. Et j'étais un des seuls parlementaires à refuser de voter le traité de Lisbonne. Pourtant, c'était Nicolas Sarkozy. C'était François Fillon, un ami, qui était chef de gouvernement. Il faut tenir compte du suffrage universel. Et je pense, de ce point de vue-là, que le retour aux urnes devra s'imposer. »
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« Bien sûr. D'ailleurs, c'est un texte, c'est un amendement que nous avions fait passer au Sénat, d'un texte, d'une loi très récente, fin 2025, qui autorise les maires, dans leur règlement, à faire en sorte qu'on interdise le voile. Et moi, je demande à nos maires de prendre justement cette mesure dans leur règlement. Parce que la Commune et le Conseil municipal, c'est la petite République. La République, elle est laïque. C'est ce que proclame notre Constitution. »
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« Non, mais pour moi, l'État de droit, c'est un cadre qui est un cadre juridique. Mais aujourd'hui, on voit bien que l'État de droit est un cadre qui est un cadre idéologique. Quand, par exemple, le Conseil constitutionnel interdit aux parlementaires de durcir la justice des mineurs. Ça n'est plus la démocratie. Vous avez été confronté avec vos lois ? C'est aux gens. Mais attendez, je pense que justement, la démocratie comme l'État de droit, c'est la séparation des pouvoirs. Il y a l'auteur de la loi, le législateur, et il y a l'interprète. Mais on ne doit pas mélanger les choses. Et les Français, aujourd'hui, cette déception, cette fatigue démocratique, vient du fait qu'ils sentent bien qu'il y a l'impuissance du politique qui est complètement ligotée par toutes ces jurisprudences. Il va falloir s'en libérer. C'est ce que je propose. Et je mettrai sur la table une révision constitutionnelle qui sera ambitieuse, audacieuse et qui sera la rupture. »
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« Moi, je pense qu'en aucun cas, une cohabitation, fut-elle douce avec Gérard Larcher et Emmanuel Macron, résoudrait le problème, dans la mesure où, un, M. Macron n'est pas partageur, ou, deux, en arithmétique, Gérard Larcher entraînerait 30 ou 40 députés, elle est avec lui, mais il y aurait sans doute une perte de 30 députés du côté gauche. Oui, donc, c'est pas suffisant, même mathématiquement. Mais plus fondamentalement, Apolline de Malherme, ça sert à quoi, la vie politique ? Ça sert à exprimer des convictions, à mener des projets. Or, notre politique à nous, nos convictions, ne sont pas les mêmes qu'Emmanuel Macron. En clair, ça ne sert à rien d'avoir un nouveau Premier ministre s'il n'y a pas une nouvelle politique. M. Macron est-il prêt, par exemple, à recourir au référendum pour une politique migratoire ? Est-il prêt à une révolution pénale avec des percours de prison dès les premiers délits ? Est-il prêt à la sélection à l'université ? Est-il prêt à déburocratiser la France ? Depuis 7 ans qu'il est là, il n'a rien fait de tout cela. Pourquoi le ferait-il maintenant ? »
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