Bruno Le Maire — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
22 mars 2024 au 2 juil. 2026
Questions
198
Entretiens
12
Sources
12
Heures analysées
5,5 h
Répartition sur 198 questions évaluables
Réponse directe
106
Réponse partielle
25
Réponse à côté
60
Refus explicite
7
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 176 à 198 sur 198
Question 17649.3 pour le budget 2023: l'interview de Bruno Le Maire sur BFMTV en intégralité
un temps de silence serait bienvenu. Donc la manifestation de demain, le rassemblement de demain, avec notamment Éric Zemmour, est indécent pour vous ?
Réponse directe
Je trouve ça brutal. Je trouve ça indigne. Qu'on ait tous les débats politiques que nous voulions, mais dans les sociétés occidentales qui sont les nôtres, puisque Éric Zemmour est si attaché à ces sociétés, à leur culture, il y a le temps du deuil, il y a le temps du silence, il y a le temps du respect. Moi, je suis très attaché à ce temps du silence, à ce temps du deuil et à ce temps du respect. Je pense que la mémoire de Lola le mérite, ses parents le méritent, ses amis le méritent, la nation française le mérite.
« Je trouve ça brutal. Je trouve ça indigne. »
youtube.com · 49.3 pour le budget 2023: l'interview de Bruno Le Maire sur BFMTV en intégralitéVérifier à 11:53
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités22 mars 2024 au 2 juil. 2026 · 85 observations85 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je vais bien le revoir, ça tombe bien, parce que je vais retourner faire de la montagne cet été, donc peut-être que je rencontrerai à nouveau. Et je pourrais lui dire « Mais regardez, aujourd'hui, vous avez 285 milliards d'euros de dettes supplémentaires depuis que je suis parti ». Donc c'est bien la preuve. Et d'ailleurs, il était convaincu… »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Voir 1 autre passage
« Qu'on ait tous les débats politiques que nous voulions, mais dans les sociétés occidentales qui sont les nôtres, puisque Éric Zemmour est si attaché à ces sociétés, à leur culture, il y a le temps du deuil, il y a le temps du silence, il y a le temps du respect. Moi, je suis très attaché à ce temps du silence, à ce temps du deuil et à ce temps du respect. Je pense que la mémoire de Lola le mérite, ses parents le méritent, ses amis le méritent, la nation française le mérite. »
youtube.com · 49.3 pour le budget 2023: l'interview de Bruno Le Maire sur BFMTV en intégralitéVérifier à 11:58
Question 177L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politique
– Mais vous êtes allé finalement au ministère des Armées ?
Réponse directe
– J'ai refusé d'y aller. – Donc vous n'êtes même pas rentré au ministère des Armées ? – Non, parce que je crois au symbole et que je pense que la République, c'est des symboles. Et donc on ne se rend pas dans un lieu de pouvoir si on estime ne pas avoir la légitimité pour exercer ce pouvoir. J'estimais que j'étais un problème, je me suis retiré. J'estimais que je n'avais pas la légitimité pour continuer à signer des textes en affaires courantes, je me suis retiré. Je pense que c'est une question de dignité. – Dégout absolument pas, la politique c'est un engagement très noble. c'est l'atmosphère. – J'ai une inquiétude. Mon sentiment très profond, là aussi je vous parle vraiment avec mes trip…
« – J'ai refusé d'y aller. – Donc vous n'êtes même pas rentré au ministère des Armées ? – Non, parce que je crois au symbole et que je pense que la République, c'est des symboles. Et donc on ne se rend pas dans un lieu de pouvoir si on estime ne pas avoir la légitimité pour exercer ce pouvoir. J'estimais que j'étais un problème, je me suis retiré. J'estimais que je n'avais pas la légitimité pour continuer à signer des textes en affaires courantes, je me suis retiré. Je pense que c'est une question de dignité. »
youtube.com · L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politiqueVérifier à 29:10
Question 178Grand Entretien avec Bruno Le Maire
donc c'est les mots un peu presque contre l'image, mais en vous lisant, on se pose la question pourquoi finalement les politiques parlent-ils si peu de leur travail ?
Réponse partielle
Parce que, c'est mon explication, ce qui dévore un responsable politique, c'est le temps. Un responsable politique et mon chef de cabinet, excellent Augustin Sellard qui est présent, a une vie infernale et un agenda infernal. Quand on dit un agenda de ministre, ce n'est pas une expression galvaudée, c'est un enfer. Or, je crois que rien n'est plus important que de dégager du temps pour échanger, expliquer comme on le fait aujourd'hui et cet après-midi. parce que vous apprenez des choses et moi, à chaque fois, j'en apprends énormément. Hier, j'étais dans une école d'ingénieurs à Compiègne et le président de la publique m'avait dit il faut que tu ailles voir des jeunes avant que je présente m…
« Parce que, c'est mon explication, ce qui dévore un responsable politique, c'est le temps. »
youtube.com · Grand Entretien avec Bruno Le MaireVérifier à 39:42Voir 2 autres passages
« Un responsable politique et mon chef de cabinet, excellent Augustin Sellard qui est présent, a une vie infernale et un agenda infernal. Quand on dit un agenda de ministre, ce n'est pas une expression galvaudée, c'est un enfer. »
youtube.com · Grand Entretien avec Bruno Le MaireVérifier à 39:50
« Or, je crois que rien n'est plus important que de dégager du temps pour échanger, expliquer comme on le fait aujourd'hui et cet après-midi. parce que vous apprenez des choses et moi, à chaque fois, j'en apprends énormément. »
youtube.com · Grand Entretien avec Bruno Le MaireVérifier à 40:05
Question 179Grand Entretien avec Bruno Le Maire
Est-ce que c'est la faute aux politiques ?
Réponse partielle
Parce que, c'est mon explication, ce qui dévore un responsable politique, c'est le temps. Un responsable politique et mon chef de cabinet, excellent Augustin Sellard qui est présent, a une vie infernale et un agenda infernal. Quand on dit un agenda de ministre, ce n'est pas une expression galvaudée, c'est un enfer. Or, je crois que rien n'est plus important que de dégager du temps pour échanger, expliquer comme on le fait aujourd'hui et cet après-midi. parce que vous apprenez des choses et moi, à chaque fois, j'en apprends énormément. Hier, j'étais dans une école d'ingénieurs à Compiègne et le président de la publique m'avait dit il faut que tu ailles voir des jeunes avant que je présente m…
« Parce que, c'est mon explication, ce qui dévore un responsable politique, c'est le temps. »
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« Un responsable politique et mon chef de cabinet, excellent Augustin Sellard qui est présent, a une vie infernale et un agenda infernal. Quand on dit un agenda de ministre, ce n'est pas une expression galvaudée, c'est un enfer. »
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« Or, je crois que rien n'est plus important que de dégager du temps pour échanger, expliquer comme on le fait aujourd'hui et cet après-midi. parce que vous apprenez des choses et moi, à chaque fois, j'en apprends énormément. »
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Question 180L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politique
Vous appelez le standard ?
Réponse directe
Oui, j'appelais le standard, je n'arrivais pas à joindre. J'appelle sur le porteur mais on ne répond pas. J'appelle le standard comme n'importe quel citoyen. Et là je tombe au standard sur un garçon très sympathique qui devait être l'agent de permanence. Il dit bonjour, c'est Bruno Le Maire au téléphone. Je voudrais parler au ministre de l'Intérieur. Il dit écoutez monsieur, je ne sais pas qui vous êtes. Il en est dimanche 22h, donc ce n'est pas l'heure des blagues. Et il a raccroché. Donc voilà, c'est ça l'histoire. J'ai essayé de calmer le jeu, de joindre Bruno Retailleau et je n'y suis pas arrivé.
« Oui, j'appelais le standard, je n'arrivais pas à joindre. J'appelle sur le porteur mais on ne répond pas. J'appelle le standard comme n'importe quel citoyen. Et là je tombe au standard sur un garçon très sympathique qui devait être l'agent de permanence. Il dit bonjour, c'est Bruno Le Maire au téléphone. Je voudrais parler au ministre de l'Intérieur. Il dit écoutez monsieur, je ne sais pas qui vous êtes. Il en est dimanche 22h, donc ce n'est pas l'heure des blagues. Et il a raccroché. Donc voilà, c'est ça l'histoire. J'ai essayé de calmer le jeu, de joindre Bruno Retailleau et je n'y suis pas arrivé. »
youtube.com · L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politiqueVérifier à 21:15
Question 181Grand Entretien avec Bruno Le Maire
Est-ce qu'ils ne savent pas en parler, les politiques ?
Réponse à côté
Parce que, c'est mon explication, ce qui dévore un responsable politique, c'est le temps. Un responsable politique et mon chef de cabinet, excellent Augustin Sellard qui est présent, a une vie infernale et un agenda infernal. Quand on dit un agenda de ministre, ce n'est pas une expression galvaudée, c'est un enfer. Or, je crois que rien n'est plus important que de dégager du temps pour échanger, expliquer comme on le fait aujourd'hui et cet après-midi. parce que vous apprenez des choses et moi, à chaque fois, j'en apprends énormément. Hier, j'étais dans une école d'ingénieurs à Compiègne et le président de la publique m'avait dit il faut que tu ailles voir des jeunes avant que je présente m…
« Parce que, c'est mon explication, ce qui dévore un responsable politique, c'est le temps. »
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« Un responsable politique et mon chef de cabinet, excellent Augustin Sellard qui est présent, a une vie infernale et un agenda infernal. Quand on dit un agenda de ministre, ce n'est pas une expression galvaudée, c'est un enfer. »
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« Or, je crois que rien n'est plus important que de dégager du temps pour échanger, expliquer comme on le fait aujourd'hui et cet après-midi. parce que vous apprenez des choses et moi, à chaque fois, j'en apprends énormément. »
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Question 182Bruno Le Maire est l'invité du Grand entretien de France Inter
Sur le prélèvement de l'impôt à la source, avant de venir à des questions très précises et très pratiques, Est-ce que vous vous redoutez tout de même qu'il y ait un impact sur la consommation des Français ?
Réponse directe
Qu'est-ce qu'ils vont voir ? Je ne redoute pas cet impact, je vous le dis très simplement. Qu'est-ce que vont voir aujourd'hui des millions de salariés français ? Le 1er octobre, ils vont voir sur leur feuille de paye, je pense que c'est ce que tout le monde regarde, que leur salaire net augmente. Parce qu'on aura supprimé les cotisations assurances maladie et aussi les cotisations assurances chômage. Il reste pour être très précis 0,96 points de cotisation qui seront définitivement supprimés le 1er octobre. Salaire net qui augmente. Ils vont voir à partir de janvier que l'impôt est prélevé à la source. Mais je pense que tous ceux qui payent des impôts et qui nous écoutent ce matin, il y a…
« Qu'est-ce qu'ils vont voir ? Je ne redoute pas cet impact, je vous le dis très simplement. Qu'est-ce que vont voir aujourd'hui des millions de salariés français ? Le 1er octobre, ils vont voir sur leur feuille de paye, je pense que c'est ce que tout le monde regarde, que leur salaire net augmente. Parce qu'on aura supprimé les cotisations assurances maladie et aussi les cotisations assurances chômage. Il reste pour être très précis 0,96 points de cotisation qui seront définitivement supprimés le 1er octobre. Salaire net qui augmente. Ils vont voir à partir de janvier que l'impôt est prélevé à la source. Mais je pense que tous ceux qui payent des impôts et qui nous écoutent ce matin, il y a deux chiffres qu'ils connaissent par cœur. C'est le niveau de leur salaire net, il va augmenter à partir d'octobre. Et c'est le montant de leur prélèvement mensuel. Je pense que c'est un chiffre aussi que tous les Français qui payent leurs impôts ont en tête. Ce chiffre-là, désormais, il sera inscrit directement sur la feuille de paye. Mais je ne crois pas à cet effet psychologique. Je crois beaucoup plus à l'effet psychologique de l'augmentation du salaire net, de la suppression pour un tiers de la taxe d'habitation qui va venir d'ici la fin de l'année. »
youtube.com · Bruno Le Maire est l'invité du Grand entretien de France InterVérifier à 5:49
Question 183L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politique
– J'ai envie de revenir sur votre sentiment, justement, lundi. J'ai vu le tweet hier où, justement, on disait « je vais me mettre en retrait immédiatement ». À quel moment vous prenez cette décision de vous dire parce qu'on comprend que c'est un peu un mic-mac pour les gens qui nous regardent, mais il y a un gouvernement qui est nommé, il n'y a pas eu de passation de pouvoir, mais vous êtes quand même en poste puisque le journal officiel vous a nommé. Vous, vous dites finalement… À quel moment vous dites « bon, voilà, là, c'est trop, je ne peux pas rester ».
Réponse directe
– Je me dis que la seule chose qui compte, c'est l'intérêt général. Et que l'intérêt général, c'est d'avoir un gouvernement. Et que si je suis le problème, je me retire. – À quel moment vous dites ça ? – Je ne compte pas dans cette affaire-là, je le redis. Mon destin individuel n'a aucune espèce d'importance. Donc en fin de matinée, vers 11h, avant le déjeuner en tout cas, j'ai eu le Premier ministre au téléphone et je lui ai dit « Sébastien, si je suis le problème, je me retire. Vous verrez bien que je ne suis qu'un prétexte. Et que le problème est malheureusement infiniment plus profond. Mais puisque je suis perçu comme le problème, et que la perception, ça compte, je vais me retirer tota…
« – Je me dis que la seule chose qui compte, c'est l'intérêt général. Et que l'intérêt général, c'est d'avoir un gouvernement. Et que si je suis le problème, je me retire. – À quel moment vous dites ça ? – Je ne compte pas dans cette affaire-là, je le redis. Mon destin individuel n'a aucune espèce d'importance. Donc en fin de matinée, vers 11h, avant le déjeuner en tout cas, j'ai eu le Premier ministre au téléphone et je lui ai dit « Sébastien, si je suis le problème, je me retire. Vous verrez bien que je ne suis qu'un prétexte. Et que le problème est malheureusement infiniment plus profond. Mais puisque je suis perçu comme le problème, et que la perception, ça compte, je vais me retirer totalement. Si je ne veux pas être ministre des missionnaires en charge des affaires courantes pendant encore des semaines et des semaines, plus profondément, je ne me sens pas la légitimité de signer en affaires courantes des décrets qui concernent nos militaires, nos armées, la sécurité de nos compatriotes. Je n'ai pas la légitimité pour ça. Donc pour ces deux raisons, je ne veux pas être un problème dans la bonne marche de l'État, et je ne veux pas prendre de décisions pour lesquelles j'estime ne pas avoir la légitimité. Eh bien, je me retire totalement. Ça suppose un décret du président de la République. J'en ai parlé au président, il a signé le décret. Et désormais, je suis totalement en dehors du gouvernement. »
youtube.com · L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politiqueVérifier à 26:23
Question 184Grand Entretien avec Bruno Le Maire
vous pensez qu'il fait un usage éclairant de l'histoire ?
Réponse à côté
D'abord, là aussi, je reviens à l'idée d'équilibre, de sérénité, de solidité. Les Français ont besoin de solidité dans sa politique qu'ont de l'expérience, de la solidité, du recul, de la mémoire, que ça permet de juger à sa bonne mesure les événements et je pense de prendre les bonnes décisions au bon moment. Ce que je reproche à Aix Zemmour, c'est que c'est un homme intelligent qui galvaute son intelligence ou qui la trahit. Et je pense, pour prendre un mot catholique, qui n'a pas pire péché que de tordre son intelligence au service d'une mauvaise cause. Quand je l'entends s'exprimer sur un sujet qui me tient très à cœur qui est Vichy et reprendre la thèse comme quoi Vichy aurait protégé…
« D'abord, là aussi, je reviens à l'idée d'équilibre, de sérénité, »
youtube.com · Grand Entretien avec Bruno Le MaireVérifier à 54:23Voir 2 autres passages
« de solidité. »
youtube.com · Grand Entretien avec Bruno Le MaireVérifier à 54:29
« Les Français ont besoin de solidité dans sa politique qu'ont de l'expérience, de la solidité, du recul, de la mémoire, que ça permet de juger à sa bonne mesure les événements et je pense de prendre les bonnes décisions au bon moment. »
youtube.com · Grand Entretien avec Bruno Le MaireVérifier à 54:31
Question 18549.3 pour le budget 2023: l'interview de Bruno Le Maire sur BFMTV en intégralité
Monsieur le ministre, faites-vous partie de ceux qui dénoncent l'indécence des oppositions après la mort de Lola ?
Réponse à côté
Je pense, je vais vous dire, mon ressenti plus qu'une analyse politique. Je trouve cette histoire tellement bouleversante. Moi, j'ai un fils de 11 ans. Je ne peux même pas imaginer la douleur qui doit être celle des parents de cette petite fille. Le chagrin qui va les accompagner toute leur vie. Je trouve qu'on peut peut-être se taire. Mais tout simplement, laisser un temps de décence, un temps de silence. Un temps de silence. Ça fera du bien aux politiques.
« Je pense, je vais vous dire, mon ressenti plus qu'une analyse politique. Je trouve cette histoire tellement bouleversante. Moi, j'ai un fils de 11 ans. Je ne peux même pas imaginer la douleur qui doit être celle des parents de cette petite fille. Le chagrin qui va les accompagner toute leur vie. »
youtube.com · 49.3 pour le budget 2023: l'interview de Bruno Le Maire sur BFMTV en intégralitéVérifier à 10:36Voir 2 autres passages
« Je trouve qu'on peut peut-être se taire. »
youtube.com · 49.3 pour le budget 2023: l'interview de Bruno Le Maire sur BFMTV en intégralitéVérifier à 10:58
« Mais tout simplement, laisser un temps de décence, un temps de silence. »
youtube.com · 49.3 pour le budget 2023: l'interview de Bruno Le Maire sur BFMTV en intégralitéVérifier à 11:01
Question 186Entretien avec Bruno Le Maire
En attendant, 2018 va être une bonne année pour vous, puisque lorsque vous allez mettre en place ce prélèvement à la source, vous voyez, j'ai déjà fait une erreur, ça sera en 2019. Donc en 2019, lorsque vous allez mettre en place ce prélèvement à la source, il va y avoir un décalage pour les ménages qui ont un certain nombre de déductions fiscales, notamment pour la déduction de la CSG. Cette déduction de la CSG, elle va se faire a posteriori, donc vous allez faire rentrer de la trésorerie. Le canard enchaîné dit à peu près 3 milliards d'euros. Est-ce que ça n'est pas là aussi une manière d'appauvrir un peu plus la classe moyenne, Bruno Le Maire ?
Réponse partielle
Mais la classe moyenne, nous lui permettons d'avoir un travail qui paye plus. Je voudrais vraiment réinsister là-dessus, parce que les décisions que nous avons prises sur les cotisations sociales, sur l'intéressement, sur la participation et demain sur les heures supplémentaires, vont permettre à tous ceux qui travaillent d'avoir une meilleure rémunération à la fin du mois. Ça, c'est la clé. Ensuite, sur la question de la trésorerie, moi je suis un peu surpris de cette analyse, parce que quand on regarde la situation actuelle, aujourd'hui, ceux qui ne sont pas mensualisés payent quasiment les deux tiers de leur impôt avant le 15 mai. Donc la trésorerie, elle est favorable à l'État. Je ne pa…
« Mais la classe moyenne, nous lui permettons d'avoir un travail qui paye plus. Je voudrais vraiment réinsister là-dessus, parce que les décisions que nous avons prises sur les cotisations sociales, sur l'intéressement, sur la participation et demain sur les heures supplémentaires, vont permettre à tous ceux qui travaillent d'avoir une meilleure rémunération à la fin du mois. »
youtube.com · Entretien avec Bruno Le MaireVérifier à 16:44Voir 2 autres passages
« Ça, c'est la clé. Ensuite, sur la question de la trésorerie, moi je suis un peu surpris de cette analyse, parce que quand on regarde la situation actuelle, aujourd'hui, ceux qui ne sont pas mensualisés payent quasiment les deux tiers de leur impôt avant le 15 mai. Donc la trésorerie, elle est favorable à l'État. Je ne parle pas de ceux qui sont mensualisés... Je parle de ceux qui ont la CSG déductive. ...sur 10 mois, demain, ils seront mensualisés sur 12 mois, ils seront prélevés, pardon, sur 12 mois. Donc la trésorerie sera plus favorable. »
« Je rappelle enfin que chaque contribuable aura la possibilité de choisir chaque mois son niveau de prélèvement, le prélèvement à la source, avec une possibilité de correction à la fin. Donc je pense que ça permet de s'adapter à la difficulté que vous avez soulignée. »
Question 18749.3 pour le budget 2023: l'interview de Bruno Le Maire sur BFMTV en intégralité
Est-ce que vous redemandez à ceux qui font grève aujourd'hui d'arrêter leur grève en leur disant « il y a eu un certain nombre d'accords qui ont été signés, donc désormais votre grève est illégitime ?
Réponse directe
Je crois que Laurent Berger, le patron de la CFDT, a très bien dit les choses. Il y a eu un accord majoritaire. Cet accord est satisfaisant. Il augmente les salaires après une négociation qui a eu lieu entre les représentants des salariés et la direction de Total. Donc je crois qu'il est sage de respecter l'accord qui a été conclu par la majorité.
« Je crois que Laurent Berger, le patron de la CFDT, a très bien dit les choses. Il y a eu un accord majoritaire. Cet accord est satisfaisant. Il augmente les salaires après une négociation qui a eu lieu entre les représentants des salariés et la direction de Total. Donc je crois qu'il est sage de respecter l'accord qui a été conclu par la majorité. »
youtube.com · 49.3 pour le budget 2023: l'interview de Bruno Le Maire sur BFMTV en intégralitéVérifier à 1:15
Question 18849.3 pour le budget 2023: l'interview de Bruno Le Maire sur BFMTV en intégralité
Aujourd'hui, c'est le site de Faisan qui a fait l'objet de 10 réquisitions de salariés grévistes. Est-ce qu'on peut penser que d'autres sites pourront faire l'objet de réquisitions ?
Réponse directe
Je crois que la Première Ministre a montré très clairement qu'elle ne reculait pas devant les réquisitions et qu'elle avait pris toutes les décisions nécessaires, utiles, pour libérer les dépôts de carburant, libérer les raffineries et faire en sorte, je le dis, que notre objectif soit atteint, permettre à chacun de nos compatriotes de partir dans des conditions normales en vacances.
« Je crois que la Première Ministre a montré très clairement qu'elle ne reculait pas devant les réquisitions et qu'elle avait pris toutes les décisions nécessaires, utiles, pour libérer les dépôts de carburant, libérer les raffineries et faire en sorte, je le dis, que notre objectif soit atteint, permettre à chacun de nos compatriotes de partir dans des conditions normales en vacances. »
youtube.com · 49.3 pour le budget 2023: l'interview de Bruno Le Maire sur BFMTV en intégralitéVérifier à 1:48
Question 189Bruno Le Maire est l'invité du Grand entretien de France Inter
Et donc la croissance, quand on sait l'importance de la consommation dans la croissance en France ?
Réponse directe
Qu'est-ce qu'ils vont voir ? Je ne redoute pas cet impact, je vous le dis très simplement. Qu'est-ce que vont voir aujourd'hui des millions de salariés français ? Le 1er octobre, ils vont voir sur leur feuille de paye, je pense que c'est ce que tout le monde regarde, que leur salaire net augmente. Parce qu'on aura supprimé les cotisations assurances maladie et aussi les cotisations assurances chômage. Il reste pour être très précis 0,96 points de cotisation qui seront définitivement supprimés le 1er octobre. Salaire net qui augmente. Ils vont voir à partir de janvier que l'impôt est prélevé à la source. Mais je pense que tous ceux qui payent des impôts et qui nous écoutent ce matin, il y a…
« Qu'est-ce qu'ils vont voir ? Je ne redoute pas cet impact, je vous le dis très simplement. Qu'est-ce que vont voir aujourd'hui des millions de salariés français ? Le 1er octobre, ils vont voir sur leur feuille de paye, je pense que c'est ce que tout le monde regarde, que leur salaire net augmente. Parce qu'on aura supprimé les cotisations assurances maladie et aussi les cotisations assurances chômage. Il reste pour être très précis 0,96 points de cotisation qui seront définitivement supprimés le 1er octobre. Salaire net qui augmente. Ils vont voir à partir de janvier que l'impôt est prélevé à la source. Mais je pense que tous ceux qui payent des impôts et qui nous écoutent ce matin, il y a deux chiffres qu'ils connaissent par cœur. C'est le niveau de leur salaire net, il va augmenter à partir d'octobre. Et c'est le montant de leur prélèvement mensuel. Je pense que c'est un chiffre aussi que tous les Français qui payent leurs impôts ont en tête. Ce chiffre-là, désormais, il sera inscrit directement sur la feuille de paye. Mais je ne crois pas à cet effet psychologique. Je crois beaucoup plus à l'effet psychologique de l'augmentation du salaire net, de la suppression pour un tiers de la taxe d'habitation qui va venir d'ici la fin de l'année. »
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Question 190Entretien avec Bruno Le Maire
Est-ce que finalement il ne faut pas entendre raison, entendre ce qui grogne, Bruno Le Maire ?
Réponse directe
Il faut toujours entendre raison. Mais la raison sur la SNCF, sur Air France, c'est justement de comprendre qu'il y a des réalités. Sur Air France, il y a une réalité, c'est qu'il y a une concurrence acharnée de la part d'autres compagnies aériennes européennes. Il y a une concurrence acharnée des pays du Golfe. Il y a un prix du pétrole qui remonte. Donc il y a des efforts à faire pour que nos compagnies, cette belle compagnie aérienne, soit plus rentable, plus compétitive. Et c'est pour moi la seule voie de raison. Ça n'exclut pas le dialogue social, comprendre pourquoi il y a de tels tiraillements Air France, tant d'inquiétudes, tracer un cap, le tenir. Mais la raison, c'est de comprendr…
« Il faut toujours entendre raison. Mais la raison sur la SNCF, sur Air France, c'est justement de comprendre qu'il y a des réalités. Sur Air France, il y a une réalité, c'est qu'il y a une concurrence acharnée de la part d'autres compagnies aériennes européennes. Il y a une concurrence acharnée des pays du Golfe. Il y a un prix du pétrole qui remonte. Donc il y a des efforts à faire pour que nos compagnies, cette belle compagnie aérienne, soit plus rentable, plus compétitive. Et c'est pour moi la seule voie de raison. Ça n'exclut pas le dialogue social, comprendre pourquoi il y a de tels tiraillements Air France, tant d'inquiétudes, tracer un cap, le tenir. Mais la raison, c'est de comprendre la réalité du monde qui nous entoure. Même chose pour la SNCF, il va y avoir une ouverture à la concurrence. Il faut qu'elle soit réussie. — Pensez-vous, Bruno Le Maire, qu'Air France soit aujourd'hui menacée de disparaître ? — Je l'ai dit et je le confirme. On a vu beaucoup de magnifiques compagnies aériennes disparaître au cours des 20 ou 30 dernières années. Rien n'est acquis. Nous sommes dans un monde économique où rien n'est acquis et où les bouleversements peuvent arriver très vite. Moi, je tiens à Air France. Je tiens à cette compagnie. Je tiens à voir l'empennage bleu-blanc-rouge continuer à voler à travers tous les ciels de la planète. Mais pour ça, il faut qu'Air France redevienne compétitive, qu'elle arrête d'accumuler les pertes comme elle le fait depuis le début de l'année, qu'elle retrouve le chemin sur lequel elle était depuis 2 ans, qui est celui des gains de productivité, d'un meilleur service, d'une amélioration de l'offre. Parce que c'est comme ça qu'elle s'en tirera. Et elle a toutes les qualités, toutes les capacités pour le faire. Et la première qualité qu'elle a, c'est la qualité de ses personnels. »
Pourquoi avoir choisi de faire du statut un élément non négociable, alors que les futurs embauchés qui ne seront plus au statut et qui donc bénéficieront de conditions salariales, de conditions d'emploi moins avantageuses, tout ceci, cela va représenter des économies de bout de chandelle par rapport à ces 46 milliards, Bruno Le Maire ?
Réponse directe
D'abord, ça n'existe pas les économies de bout de chandelle. Non, non, ça n'existe pas. Des petites sommes si vous préférez. Oui, mais malheureusement, c'est les petits fleuves qui font les grandes rivières. Par rapport à un énorme océan de bêtes. Je suis bien placé comme disait Finance pour vous dire qu'à chaque fois qu'on veut faire une économie, où que ce soit, on va dire « mais ce n'est pas assez, ça ne sert à rien de la faire, on ne la fait pas ». Puis au bout du compte, vous ne faites aucune économie. C'est un combat difficile de réduire la dépense publique, je peux vous le dire. Et avec Gérald Darmanin, nous travaillons justement à de nouvelles propositions pour le Premier ministre e…
« D'abord, ça n'existe pas les économies de bout de chandelle. Non, non, ça n'existe pas. Des petites sommes si vous préférez. Oui, mais malheureusement, c'est les petits fleuves qui font les grandes rivières. Par rapport à un énorme océan de bêtes. Je suis bien placé comme disait Finance pour vous dire qu'à chaque fois qu'on veut faire une économie, où que ce soit, on va dire « mais ce n'est pas assez, ça ne sert à rien de la faire, on ne la fait pas ». Puis au bout du compte, vous ne faites aucune économie. C'est un combat difficile de réduire la dépense publique, je peux vous le dire. Et avec Gérald Darmanin, nous travaillons justement à de nouvelles propositions pour le Premier ministre et pour le Président de la République pour continuer dans cette voie de la réduction de la dépense publique. Je vais vous dire autrement dans ce cas-là, prendre ce point-là qui est un point symbolique. Mais le symbole compte. Pourquoi est-ce que les cheminots auraient un statut exorbitant du droit commun ? Qu'est-ce qui le justifie ? Là aussi, je pense que quand on veut transformer en profondeur la société française, notre économie, on ne peut plus accepter des statuts exorbitants du droit commun. D'abord, ils sont coûteux. »
youtube.com · Entretien avec Bruno Le MaireVérifier à 7:51Voir 1 autre passage
« Ils sont coûteux. Ils empêchent la polyvalence dans les métiers. Et donc, ils ne sont pas adaptés à l'ouverture à la concurrence. Donc, nous ne cèderons pas sur la fin du statut. Donc, c'est uniquement un point symbolique ? Non, ce n'est pas que symbolique. Il y a aussi la polyvalence. Il y a le coût que ça représente. Et vous pouvez considérer que ce coût est minime. Moi, comme ministre des Finances, je considère que toute économie est bonne à prendre. »
Puisqu'on est au rendez-vous de l'histoire, et vous avez raison d'insister là-dessus, je pense que, quelles que soient les fonctions qu'on occupe, il faut savoir garder son humour et son regard un peu distancié. Je pense qu'un bon politique n'est pas à coller à la réalité. Il sait prendre un petit peu de distance et un peu d'humour pour justement supporter la pression et prendre les décisions le plus sereinement possible. Avant de venir au thermos de Xi Jinping, je reviens à mon ami secrétaire au Trésor, Steven Minouchi, il était venu négocier chez moi au Pays Basque. Au Pays Basque, j'ai une petite maison qui est une ancienne bergerie qui donne sur la montagne et on avait négocié là parce…
« Puisqu'on est au rendez-vous de l'histoire, et vous avez raison d'insister là-dessus, je pense que, quelles que soient les fonctions qu'on occupe, il faut savoir garder son humour et son regard un peu distancié. Je pense qu'un bon politique n'est pas à coller à la réalité. Il sait prendre un petit peu de distance et un peu d'humour pour justement supporter la pression et prendre les décisions le plus sereinement possible. Avant de venir au thermos de Xi Jinping, je reviens à mon ami secrétaire au Trésor, Steven Minouchi, il était venu négocier chez moi au Pays Basque. Au Pays Basque, j'ai une petite maison qui est une ancienne bergerie qui donne sur la montagne et on avait négocié là parce que le cadre s'y prêtait. Mais quand on a conclu un accord, il m'a proposé qu'on aille déjeuner dans cette petite ville qui s'appelle Saint-Pé-sur-Nivelle. Je ne sais pas si vous connaissez, c'est charmant, mais enfin, il y a 1500 habitants. Ce n'est pas une grande métropole asiatique, vous voyez. Donc il y a une grande rue, il y a deux restaurants et il était descendu avec son 4x4 noir blindé, sa voiture devant, sa voiture derrière et puis un hélicoptère qui suivait un jeu stationnaire au-dessus. Je peux vous dire que nous avons fait l'animation de Saint-Pé-sur-Nivelle pendant toute la semaine. »
youtube.com · Grand Entretien avec Bruno Le MaireVérifier à 27:53Voir 1 autre passage
« Xi Jinping, lui, il arrive parce que le pouvoir est un rapport de force. « Il a quatre laquais », disait Pascal. Vous connaissez cette phrase dans les pensées de Pascal. « Il a quatre laquais ». Je me suis toujours demandé ce que ça voulait dire, cette phrase de Pascal. Ça voulait dire simplement que le pouvoir est un rapport de force visuel. « Il a quatre laquais, vous vous poussez parce qu'il a quatre laquais ». Et Xi Jinping sait ça parfaitement. Il est pascalien, Xi Jinping. »
youtube.com · Grand Entretien avec Bruno Le MaireVérifier à 29:03
Question 193Entretien avec Bruno Le Maire
Ou bien au contraire, est-ce qu'il ne faudrait pas que l'État vende sa participation, par exemple, et se retire de cette société ?
Réponse directe
— Vendre sa participation aujourd'hui, à un moment où le titre s'est effondré ou a beaucoup baissé, je pense que ce ne serait pas une décision très avisée. — C'est dommage. On a trop tardé à vendre cette participation. — L'État à 14%. L'État jouera son rôle d'actionnaire minoritaire dans l'entreprise Air France. Je crois que l'urgence aujourd'hui, c'est de mettre en place une direction de transition, puisque Jean-Marc Janayac a confirmé qu'il partirait prochainement. Je verrai Jean-Marc Janayac d'ailleurs aujourd'hui pour discuter avec lui de la manière dont il voit Air France, de l'avenir d'Air France. C'est intéressant d'avoir le regard de celui qui sera désormais l'ancien président. Nous…
« — Vendre sa participation aujourd'hui, à un moment où le titre s'est effondré ou a beaucoup baissé, je pense que ce ne serait pas une décision très avisée. — C'est dommage. On a trop tardé à vendre cette participation. — L'État à 14%. L'État jouera son rôle d'actionnaire minoritaire dans l'entreprise Air France. Je crois que l'urgence aujourd'hui, c'est de mettre en place une direction de transition, puisque Jean-Marc Janayac a confirmé qu'il partirait prochainement. Je verrai Jean-Marc Janayac d'ailleurs aujourd'hui pour discuter avec lui de la manière dont il voit Air France, de l'avenir d'Air France. C'est intéressant d'avoir le regard de celui qui sera désormais l'ancien président. Nous mettrons en place une direction de transition. Et il faudra que le plus vite possible, une nouvelle direction se mette en place, avec une feuille de route très claire, le rétablissement du dialogue social. Parce que s'il n'y a pas de dialogue social, de toute façon, il n'y aura pas de redressement de l'entreprise et l'amélioration de la compétitivité. Et je souhaite que cette future direction soit représentée par quelqu'un qui connaisse bien le secteur aérien, qui donc puisse être à pied d'œuvre tout de suite. »
youtube.com · Entretien avec Bruno Le MaireVérifier à 4:25Voir 1 autre passage
« — Ça, ce sera la responsabilité de la direction. C'est pas la responsabilité de l'État qui est, je le rappelle, actionnaire minoritaire. Moi, je laisse à la direction, la future direction, le soin de diriger pleinement Air France dans la bonne direction. Je voudrais juste faire une observation. Qui sort gagnant de ces dernières semaines, de ce conflit, de cette grève, de ce référendum ? Personne. Pas un Français. Pas la compagnie Air France. Pas l'État. Pas les salariés. Pas les pilotes. Personne. Le seul qui sort de gagnant, c'est nos concurrents, des compagnies du Golfe ou des compagnies européennes. Donc il est vraiment temps que nous passions à autre chose. »
Alors justement, au sujet du prélèvement à la source, il y a un article dans le Canard enchaîné ce matin. Vous parlez de simplifier la vie des individus. Mais là, ça devient une sorte de casse-tête. Il va y avoir une année blanche, mais en réalité, une année blanche, ça ne veut pas dire plus d'impôts. Un casse-tête pour les petites entreprises qui vont devoir appliquer cette réforme. Est-ce que vous ne trouvez pas finalement qu'on aurait mieux fait d'ajourner cette réforme, Bruno Le Maire ?
Réponse directe
Oui, il y a toujours mille raisons pour ajourner les réformes. Mille bonnes raisons. Moi, j'avais demandé d'ailleurs à ce qu'on se donne du temps pour mettre en place cette réforme. J'ai proposé qu'on prenne un an supplémentaire. Nous avons pris, avec Gérald Darmanin, qui est responsable de cette réforme, un an supplémentaire pour répondre aux inquiétudes, notamment des entreprises. Et alors aujourd'hui, on est prêt ? Je pense qu'aujourd'hui, nous sommes prêts. Et que Gérald Darmanin prend toutes les mesures nécessaires pour répondre aux inquiétudes des entreprises. Sur le volet pénal, par exemple, il y avait une vraie inquiétude des PME. Nous avons répondu très concrètement, et Gérald Darm…
« Oui, il y a toujours mille raisons pour ajourner les réformes. Mille bonnes raisons. Moi, j'avais demandé d'ailleurs à ce qu'on se donne du temps pour mettre en place cette réforme. J'ai proposé qu'on prenne un an supplémentaire. Nous avons pris, avec Gérald Darmanin, qui est responsable de cette réforme, un an supplémentaire pour répondre aux inquiétudes, notamment des entreprises. Et alors aujourd'hui, on est prêt ? Je pense qu'aujourd'hui, nous sommes prêts. Et que Gérald Darmanin prend toutes les mesures nécessaires pour répondre aux inquiétudes des entreprises. Sur le volet pénal, par exemple, il y avait une vraie inquiétude des PME. Nous avons répondu très concrètement, et Gérald Darmanin a répondu à cette inquiétude des PME en supprimant cette incrimination pénale. Comme quoi, nous écoutons, nous tenons compte des critiques et nous corrigeons. Bien sûr que c'est un changement qui est lourd. Bien sûr que c'est un changement important dans la fiscalité française. Je suis persuadé que dans 3 ans ou 4 ans, quand les Français auront pris l'habitude de ce prélèvement à la source, ils se diront que c'est beaucoup plus simple que ce qui existait auparavant. »
Question 195Bruno Le Maire est l'invité du Grand entretien de France Inter
L'inflation va-t-elle impacter le pouvoir d'achat des Français ?
Réponse directe
Oui, l'inflation impacte le pouvoir d'achat des Français. J'en ai conscience. J'en ai parfaitement conscience. C'est aussi pour cela que nous voulons augmenter les salaires nets de tous ceux qui travaillent et ça, c'est des résultats très concrets. Cette inflation, je pense qu'elle est transitoire. Quand on regarde, pardon de faire un tout petit peu de technique, l'inflation sous-jacente, celle qui est vraiment constante, elle est de 1%. Mais là, nous sommes confrontés à une forte augmentation des prix du pétrole. Il est passé de 50 dollars à un peu plus de 70 dollars le baril. Ça pèse lourdement sur la consommation des ménages. J'en ai conscience. La bonne solution, elle passe par la rémun…
« Oui, l'inflation impacte le pouvoir d'achat des Français. J'en ai conscience. J'en ai parfaitement conscience. C'est aussi pour cela que nous voulons augmenter les salaires nets de tous ceux qui travaillent et ça, c'est des résultats très concrets. Cette inflation, je pense qu'elle est transitoire. Quand on regarde, pardon de faire un tout petit peu de technique, l'inflation sous-jacente, celle qui est vraiment constante, elle est de 1%. Mais là, nous sommes confrontés à une forte augmentation des prix du pétrole. Il est passé de 50 dollars à un peu plus de 70 dollars le baril. Ça pèse lourdement sur la consommation des ménages. J'en ai conscience. La bonne solution, elle passe par la rémunération du travail. Merci beaucoup Bruno Le Maire, »
youtube.com · Bruno Le Maire est l'invité du Grand entretien de France InterVérifier à 21:00
Question 196Bruno Le Maire est l'invité du Grand entretien de France Inter
Énormément de questions sur l'application d'Inter sur ce thème. Est-ce que vous pouvez redire oui, non, d'après vous, ce qu'il en est pour rassurer les nombreux auditeurs qui vous reposent cette question ?
Réponse directe
Oui, l'inflation impacte le pouvoir d'achat des Français. J'en ai conscience. J'en ai parfaitement conscience. C'est aussi pour cela que nous voulons augmenter les salaires nets de tous ceux qui travaillent et ça, c'est des résultats très concrets. Cette inflation, je pense qu'elle est transitoire. Quand on regarde, pardon de faire un tout petit peu de technique, l'inflation sous-jacente, celle qui est vraiment constante, elle est de 1%. Mais là, nous sommes confrontés à une forte augmentation des prix du pétrole. Il est passé de 50 dollars à un peu plus de 70 dollars le baril. Ça pèse lourdement sur la consommation des ménages. J'en ai conscience. La bonne solution, elle passe par la rémun…
« Oui, l'inflation impacte le pouvoir d'achat des Français. J'en ai conscience. J'en ai parfaitement conscience. C'est aussi pour cela que nous voulons augmenter les salaires nets de tous ceux qui travaillent et ça, c'est des résultats très concrets. Cette inflation, je pense qu'elle est transitoire. Quand on regarde, pardon de faire un tout petit peu de technique, l'inflation sous-jacente, celle qui est vraiment constante, elle est de 1%. Mais là, nous sommes confrontés à une forte augmentation des prix du pétrole. Il est passé de 50 dollars à un peu plus de 70 dollars le baril. Ça pèse lourdement sur la consommation des ménages. J'en ai conscience. La bonne solution, elle passe par la rémunération du travail. Merci beaucoup Bruno Le Maire, »
youtube.com · Bruno Le Maire est l'invité du Grand entretien de France InterVérifier à 21:00
Question 197L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politique
Pour moi, ça reste incompréhensible. – Ce qu'on disait à Brisquet, vous n'attendiez pas justement le niveau de ces commentaires, de ces attaques de la part de certains responsables politiques ?
Réponse à côté
– Non, mais je vais vous dire, je suis un peu bas de plafond. Enfin, il ne m'avait pas échappé que la situation politique était sacrément fragile. Donc, je prenais tous les risques. Et franchement, ça ne m'arrangeait pas. Je le redis, j'avais une vie passionnante qui répondait à ce que je voulais faire. L'engagement social, l'engagement pour la tech, les étudiants et l'enseignement qui ont toujours été une de mes premières vocations. Il fallait faire une croix là-dessus. Enfin, je vous passe les détails techniques, mais c'est assez compliqué. Donc, ça n'avait pas échappé. Je savais que c'était fragile, mais je ne mesurais pas que la vie politique, en un an, depuis que j'avais pris un peu de…
« – Non, mais je vais vous dire, je suis un peu bas de plafond. Enfin, il ne m'avait pas échappé que la situation politique était sacrément fragile. Donc, je prenais tous les risques. Et franchement, ça ne m'arrangeait pas. Je le redis, j'avais une vie passionnante qui répondait à ce que je voulais faire. L'engagement social, l'engagement pour la tech, »
youtube.com · L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politiqueVérifier à 18:12Voir 2 autres passages
« les étudiants et l'enseignement qui ont toujours été une de mes premières vocations. Il fallait faire une croix là-dessus. Enfin, je vous passe les détails techniques, mais c'est assez compliqué. Donc, ça n'avait pas échappé. Je savais que c'était fragile, mais je ne mesurais pas que la vie politique, en un an, depuis que j'avais pris un peu de distance, c'était dégradée à ce point. Et qu'elle était devenue aussi hystérique, aussi violente, aussi éloignée de la réalité, aussi polarisée. – Pour vous, l'ambiance s'est dégradée entre le moment où vous avez quitté le ministère… – Oui, terriblement. Et je trouve ça triste. »
youtube.com · L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politiqueVérifier à 18:31
« Triste, je le redis, pour la seule chose qui compte pour moi, c'est-à-dire mes compatriotes, c'est-à-dire la France. Et je trouve ça inquiétant. Parce que je ne vois pas le chemin dans les années à venir si nous restons dans une démocratie où l'insulte a pris la place du dialogue. »
Question 198L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politique
– Est-ce que avant de démissionner, Sébastien Lecornu a essayé de vous convaincre pour vous mettre en retrait ?
Réponse à côté
– Pas du tout. Absolument pas. Moi j'étais en train d'écrire le lundi matin le discours de ma passation de pouvoir, de peser chaque mot sur des sujets, je le redis, qui sont très sensibles. – Et donc là vous apprenez… – Pendant qu'on s'occupe du gouvernement, de ses postes, de ses intérêts personnels, de ses ambitions des uns et des autres, la guerre se poursuit en Ukraine. Les menaces restent les mêmes en Europe. Et c'est ça qui m'intéresse.
« – Pas du tout. Absolument pas. Moi j'étais en train d'écrire le lundi matin le discours de ma passation de pouvoir, de peser chaque mot sur des sujets, je le redis, qui sont très sensibles. – Et donc là vous apprenez… – Pendant qu'on s'occupe du gouvernement, de ses postes, de ses intérêts personnels, de ses ambitions des uns et des autres, la guerre se poursuit en Ukraine. Les menaces restent les mêmes en Europe. Et c'est ça qui m'intéresse. »
youtube.com · L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politiqueVérifier à 22:19
Voir 2 autres passages
« Tout simplement, ce qui me paraît nécessaire, désindexer les pensions de retraite, au moins pour les retraites les plus élevées, désindexer les minimas sociaux, retourner vers une réforme des retraites qui va inciter chacun à travailler plus longtemps. J'ai donné cet âge de référent, si vous voulez partir avant, vous aurez une décote. Mais tous les autres pays européens sont à 67. Pourquoi est-ce que la France serait une île isolée, qui serait si différente de ses autres partenaires européens, alors qu'elle bénéficie de la protection de l'euro et de la Banque centrale européenne ? Donc je le dis avec beaucoup de clarté, il faut que l'État-providence cède la place à un État qui protège et qui arrête de dépenser tous azimuts. »
« Mais vous pouvez faire des comparaisons sur ces chiffres. Ils sont tout à fait exacts. Je constate que la France a aussi augmenté son budget de la défense. On va atteindre 100 milliards d'euros d'ici 2030. Donc nous avons une armée qui est puissante et qui est la plus respectée en Europe. Soyons fiers de ce que nous sommes. Et n'ayons pas peur des autres. L'Allemagne n'a pas un modèle qui est très rutilant du point de vue économique. Elle est quasiment en récession depuis trois ans. Et son modèle est fiché en l'air par la fermeture du marché chinois, par la fermeture de l'accès à l'énergie russe et par les difficultés avec les États-Unis. Donc nous avons des choses à dire aux Allemands et nous avons des positions à défendre qui sont puissantes. L'énergie nucléaire, nos capacités scientifiques, le rayonnement français, la dissuasion qui est indispensable pour protéger l'Europe à terme. Donc nous avons de quoi défendre nos positions et proposer quelque chose de fort aux Allemands pour résister à l'Empire chinois et à l'Empire américain. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités22 mars 2024 au 2 juil. 2026 · 38 observations38 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La France apporte la preuve que nous pouvons conjuguer croissance et atténuation du réchauffement climatique. Mais dans le même temps, on nous dit, si on fait l'atténuation, il ne faut pas faire l'adaptation. L'adaptation, c'est mal. On y met quasiment de la morale. Pas de climatisation, pas de transformation des villes. Mais moi, je suis favorable aux deux. Je ne choisis pas entre l'atténuation et l'adaptation. Je dis qu'il faut accélérer sur l'adaptation et continuer sur l'atténuation du réchauffement climatique. Donc oui, les climatiseurs sont absolument indispensables. Dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les EHPAD, dans tous les lieux qui accueillent des personnes fragiles. Oui, il faut végétaliser les villes. Oui, il faut faire quelque chose sur les toits en zinc et dans la ville de Paris qui font des effets de cocotte et de bouilloire épouvantables pour ceux qui habitent sous les toits et qui en souffrent terriblement et qui se retrouvent dans des situations qui sont invivables. Sortons l'idéologie et regardons sereinement les problèmes pour y apporter des réponses concrètes pour nos compatriotes. La seule chose qui doit nous guider, c'est le bien-être de nos compatriotes. »
CNEWS · La grande interview : Bruno Le MaireVérifier à 5:52Voir 2 autres passages
« Ce n'est pas simplement que plus personne n'est responsable, c'est un des grands sujets, vous avez parfaitement raison, mais c'est également que vous avez un système d'organisation de l'État qui ne permet pas d'avoir les meilleurs au poste les plus importants. Donc si on tire le raisonnement jusqu'au bout, je pense qu'il faut supprimer le principe même de la haute fonction publique, c'est-à-dire de tous ceux qui occupent des postes de direction pendant 30 ans, 40 ans. C'est un modèle qui a marché quand il a été mis en place en 1958 par le général de Gaulle. Il a permis la reconstruction du pays, mais ce modèle désormais, il est fini, il ne marche plus. Donc je propose des modalités de recrutement de ceux qui décident, totalement différentes, pour qu'on ait les meilleurs, sur des postes de 5 ans, ils rendront des comptes à la fin, s'ils sont bons, ils restent, s'ils ne sont pas bons, on les remplace. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées22 mars 2024 au 2 juil. 2026 · 46 observations46 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais vous pouvez faire des comparaisons sur ces chiffres. Ils sont tout à fait exacts. Je constate que la France a aussi augmenté son budget de la défense. On va atteindre 100 milliards d'euros d'ici 2030. Donc nous avons une armée qui est puissante et qui est la plus respectée en Europe. Soyons fiers de ce que nous sommes. Et n'ayons pas peur des autres. L'Allemagne n'a pas un modèle qui est très rutilant du point de vue économique. Elle est quasiment en récession depuis trois ans. Et son modèle est fiché en l'air par la fermeture du marché chinois, par la fermeture de l'accès à l'énergie russe et par les difficultés avec les États-Unis. Donc nous avons des choses à dire aux Allemands et nous avons des positions à défendre qui sont puissantes. L'énergie nucléaire, nos capacités scientifiques, le rayonnement français, la dissuasion qui est indispensable pour protéger l'Europe à terme. Donc nous avons de quoi défendre nos positions et proposer quelque chose de fort aux Allemands pour résister à l'Empire chinois et à l'Empire américain. »
CNEWS · La grande interview : Bruno Le MaireVérifier à 15:29Voir 2 autres passages
« Si, ce qui est mon cas, on aime de tout son cœur la France et les Français, et qu'on a envie du meilleur pour la France et pour les Français, on dit les choses en face, avec beaucoup de force, avec beaucoup de clarté, l'État-providence n'est plus tenable. Vous ne l'avez pas dit quand vous étiez ministre. J'ai fait des alertes pendant des années et des années. Je ne l'ai pas sans doute dit aussi clairement. C'est peut-être pour ça que ça fait du bien de prendre du recul pendant deux ans, de regarder ce qui a marché, ce qui n'a pas marché, de voir la situation où nous en sommes. Et si je reprends la parole, ce n'est pas pour enfiler les perles. C'est pour dire avec clarté et fermeté qu'aujourd'hui, l'État-providence n'est plus tenable, qu'il faut un État qui soit puissant et dont l'autorité ne soit pas contestée, mais qui arrête de redistribuer des subsides à tout le monde. Et si nous voulons éviter que le train, aujourd'hui, ne déraille du point de vue financier, et que nous soient imposés par la Banque centrale européenne, par des pays étrangers, par le gouverneur de la Banque centrale allemande, des choix que nous devons faire nous-mêmes, il faut les faire maintenant, pas dans un an, pas en 2027, dès le prochain budget. Il faut désindexer les pensions de retraite. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées26 juin 2024 au 2 juil. 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je crois que c'est ce que je dis ce matin. Et je pense qu'on sous-estime totalement la lucidité des Français. Je vois se multiplier les propositions tous azimuts, parfois un peu contournées, parfois très claires. Par exemple, prenez l'exemple. Ce que je dis très simplement, c'est qu'aujourd'hui, si vous avez un chef de l'État, moi ce que j'attendrai de lui, c'est trois choses. Trois choses auxquelles je crois profondément. Trois combats qu'il faut livrer dans les dix années à venir, qui sont les combats fondamentaux pour la nation française. Le premier, c'est un combat contre. C'est le combat contre l'appauvrissement de la France. Et le combat contre l'appauvrissement de la France passe par la liberté des entreprises et le travail. Le deuxième combat, on en a parlé longuement. Et il faut travailler plus. Il faut évidemment travailler plus. On ne travaille pas. Il faut faire rentrer. Mais on ne va pas tout dévider, mais il faut en tirer les conséquences sur la formation des jeunes. Vous voyez bien que l'IA va détruire des dizaines de milliers d'emplois qui sont préparés dans des universités, qui sont des emplois dans le marketing, dans le conseil, qui vont disparaître. Donc il faut transformer notre système éducatif pour que nos jeunes, qui sont exceptionnels, trouvent une place sur le marché du travail en revalorisant encore plus l'apprentissage et les métiers manuels. Ça, c'est le premier sujet. Combat contre. Contre l'appauvrissement de la France. Contre l'appauvrissement des Français. Le deuxième combat, c'est un combat pour. On en a parlé longuement. C'est le combat pour l'autorité de l'État. Chef de l'État, ça a un nom. Il est chef et doit diriger l'État. »
CNEWS · La grande interview : Bruno Le MaireVérifier à 11:21Voir 2 autres passages
« Non, je ne crois pas du tout. Je crois qu'il était indispensable, une fois encore, de sauver nos usines, nos secteurs, nos filières. Enfin, je vais être très concret. Il n'y avait pas de quoi qu'il en coûte. Il n'y aurait plus d'Air France aujourd'hui. Il n'y aurait plus de Renault. Il y aurait des milliers de restaurants et d'hôtels qui auraient fermé. Il n'y aurait plus de filières de l'événementiel. Il y aurait des dizaines de milliers de salariés qui auraient perdu leur job et les compétences vous n'auriez jamais retrouvées. Moi, j'ai le souvenir d'une discussion avec Guillaume Faury, patron d'Airbus, qui me disait « Sauve les ingénieurs d'Airbus parce qu'on a mis 10 ans à les former et que s'ils sont licenciés, on ne retrouvera jamais ces formations. » Et derrière Airbus, il y a les dizaines de milliers de sous-traitants de PME, de l'Occitanie, de la Normandie. Nous les avons sauvés. Derrière Air France, il y a le pavillon français dans le ciel. Nous l'avons sauvés. Derrière Renault, il y a l'industrie automobile, il y a l'ensemble des sous-traitants, il y a l'ensemble de la filière de l'aluminium, de l'acier. Nous les avons sauvés. Oui, cet argent était nécessaire, mais là, je veux le redire avec beaucoup de gravité. Des programmes qui, au moment où nous sommes sortis du Covid, sortis de l'inflation, continuent à dépenser alors qu'il faudrait économiser, mettent la France dans le mur, en dehors des clous européens et avec des risques d'explosion des taux, de crise financière et de mise sous tutelle du FMI international et de la Banque Centrale Européenne. »
BFMTV · "Il ne s'agit pas de barrage, mais de porter la France": l'interview intégrale de Bruno Le MaireVérifier à 16:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés22 mars 2024 au 2 juil. 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Laurence Ferrand, ça vaut quoi la souveraineté de la France si nous sommes rachetés par appartements par l'industrie chinoise et si nous sommes dominés en matière technologique par les États-Unis ? Elle vaut quoi ? Zéro. Donc on la bazarde. La vraie souveraineté, c'est la capacité à dire non à Donald Trump et non à Xi Jinping. Et la lucidité, là encore, commande de dire aux Français que nous n'y arriverons pas seuls. Que nous avons besoin d'alliés et que le premier allié le plus puissant, le plus naturel, c'est l'Allemagne. Si nous faisons front commun sur le domaine industriel par exemple et que nous prenons toutes les mesures nationales pour renforcer l'industrie, baisser les impôts de production, faciliter la vie des industriels, simplifier l'installation de nouvelles usines, je l'ai fait comme il disait l'économie et je suis le seul depuis 40 ans à avoir obtenu une augmentation du nombre d'emplois industriels dans notre pays. Mais ça ne suffit pas. Si dans le même temps, vous n'êtes pas capable d'aller à Pékin, bras sous le bras du chancelier allemand, pour dire à Xi Jinping, nous allons mettre des tarifs douaniers sur les véhicules électriques chinois que vous avez lourdement subventionnés pendant 20 ans qui sont en train de détruire, Stellantis, Renault et Volkswagen. Faire bloc pour être fort. Voilà ce que je propose. »
CNEWS · La grande interview : Bruno Le MaireVérifier à 13:05Voir 2 autres passages
« J'ai déposé une lettre d'intention le week-end dernier, ce qui veut dire que nous protégerons, comme je l'ai toujours indiqué, toutes les activités stratégiques d'Atos, que ce soit sur la cybersécurité, sur les supercalculateurs ou dans le domaine nucléaire. Et je tiens à dire, face aux critiques, que nous avons fait ça au bon moment. Certains disaient qu'il fallait agir beaucoup plus tôt. Enfin, agir beaucoup plus tôt, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'État éponge les dettes à la place des créanciers ou des actionnaires. Enfin, très franchement, le contribuable, si on était intervenu beaucoup plus tôt, il serait fondé à dire « Mais M. Le Maire, pourquoi est-ce que vous épongez les dettes à la place des banques, des créanciers ou des actionnaires ? » J'interviens au bon moment, quand c'est nécessaire, pour protéger, sans dilapider l'argent du contribuable. »
BFMTV · Croissance, retraite des cheminots, blocus à Sciences Po... L'interview de Bruno Le MaireVérifier à 19:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités1 juin 2024 au 2 juil. 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La première chose, si vous voulez rétablir l'autorité de l'État, c'est paradoxalement moins d'État. Si vous avez un État qui fiche la paix aux collectivités locales, qui leur donne l'autonomie fiscale, qui laisse les régions et le bloc communal avec la liberté de décider, l'État va retrouver sa crédibilité. Il va arrêter d'être celui qui pinaille sur tout, auprès de tout le monde, tout le temps. L'empêcheur de tourner en rond. La deuxième condition, c'est réduire ses missions aux régaliens. La sécurité, la justice, les armées bien entendu. Et deux grands services publics que je mets dans le régalien, qui sont l'hôpital et l'école. Et la troisième condition, je l'ai dit à de multiples reprises, c'est rétablir des chaînes de commandement partout. Qu'on sache qui est responsable de quoi. J'ai proposé par exemple sur cette affaire, Liana, qui a... Je n'aime pas d'ailleurs ce nom d'affaire. C'est une mort. C'est une mort d'une enfant qui a traumatisé, je pense, toute la population française. Il faut rétablir une chaîne pénale, une politique pénale pour protéger nos enfants, remettre en cause la loi Taubira de 2013, qui interdit aux gardes des Sceaux d'adresser des instructions aux procureurs pour qu'il y ait une chaîne de commandement, des décisions et des responsables. »
CNEWS · La grande interview : Bruno Le MaireVérifier à 1:06Voir 2 autres passages
« Il y a un responsable politique qui est présent dans la République, il a pris une décision, ça s'appelle l'article 12 de la Constitution. Il a pris cette décision seule, chacun le sait, et je pense qu'il est simplement important pour l'avenir que nous ayons une organisation de la gouvernance, du gouvernement, de la décision politique en France qui soit démocratique, c'est-à-dire rendue au peuple. Et le peuple, il élit les représentants qui ensuite ont une légitimité par rapport à eux. Les conseillers qui n'ont pas pris ces risques-là n'ont pas la même légitimité, donc ne doivent pas avoir le même pouvoir. »
BFMTV · "Il ne s'agit pas de barrage, mais de porter la France": l'interview intégrale de Bruno Le MaireVérifier à 5:26
« Bien sûr que la culture française est attaquée de toutes parts. Au cœur de la culture française, vous avez la laïcité. La laïcité, c'est très simple. La loi religieuse n'emporte pas sur la loi de la République. Est-ce que vous croyez que c'est vrai sur tous les territoires français ? On sait bien tous que non. Réaffirmer cette culture, réaffirmer que la loi de la République l'emporte partout, dans les services publics, dans la rue, partout dans l'espace public, sur la loi de la religion, ça fait partie de la défense de la culture française. La culture française, c'est une mémoire, c'est une histoire, c'est des grandes figures. Ce n'est pas se jeter des sacs de chambre sur la tête tous les quatre matins en expliquant qu'on a tout fait mal dans le passé. C'est réaffirmer que nous sommes une grande nation qui a un grand passé. C'est pour ça qu'elle a un grand avenir. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack22 mars 2024 au 25 mai 2026 · 11 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les conseillers cloportes, chacun a compris qui cela pouvait concerner, et quelle forme de gouvernance ça pouvait concerner. Moi, je parle de la responsabilité politique. »
BFMTV · "Il ne s'agit pas de barrage, mais de porter la France": l'interview intégrale de Bruno Le MaireVérifier à 5:15Voir 2 autres passages
« Ah bon vous l'aviez compris ? Ah bah moi je n'avais pas compris ça comme je n'avais pas compris sur la TVA quelle était exactement leur position comme je n'avais pas compris quelle était leur position sur les vaccins comme je n'avais pas compris quelle était leur position sur le nucléaire il y a deux ans Mme Le Pen nous disait le nucléaire c'est dangereux il ne faut pas de nucléaire et aujourd'hui elle dit il faut du nucléaire ils sont flous ils mentent je dis ils mentent ils trompent ils abusent les français et quand ils se disent défenseurs du petit peuple et de la justice je voudrais vous dire à quel point tout ce qu'ils proposent me révolte non seulement parce que c'est mauvais pour la nation française mais surtout parce que c'est injuste la baisse de la TVA sur l'essence ça va coûter des milliards d'euros mais celui qui a un gros 4x4 qui consomme du 15 litres au 100 ça va beaucoup plus lui bénéficier que celui qui roule avec une RS5 au diesel vous trouvez ça juste de claquer de l'argent public pour aider ceux qui sont les plus riches et qui ont les plus gros véhicules ce qui est proposé sur la suppression de l'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans mais j'imagine que tous ceux qui nous écoutent aujourd'hui qui touchent 2500 2700 euros par mois et qui ont 52 ans et qui ont des traites à rembourser qui ont une famille à aider des enfants à aider ils doivent être très contents d'apprendre que grâce au Rassemblement National eux vont continuer à payer des impôts mais un jeune de 25 ans qui gagne très bien sa vie parce qu'il a créé sa boîte lui il n'en paiera aucun sur la question justement injuste quant à l'augmentation des salaires de 10% avec exonération de cotisation mais c'est le pire effet d'aubaine qu'on puisse offrir aux boîtes c'est-à-dire que toutes celles qui pouvaient augmenter les salaires elles vont augmenter les salaires elles l'auraient fait de toute façon mais en plus elles vont empocher une aide de l'État sur la question du pouvoir d'achat ce qui caractérise le Rassemblement National c'est la dissimulation et l'injustice »
BFMTV · "Il ne s'agit pas de barrage, mais de porter la France": l'interview intégrale de Bruno Le MaireVérifier à 21:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 mars 2024 au 25 mai 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non non je veux juste montrer que le Rassemblement National non seulement est injuste mais en plus c'est le parti du chômage et pas le parti de l'emploi ça on l'a compris la question d'anar sur la rémunération nette le mea culpa je n'aime pas tellement ce terme là mais reconnaître qu'il faut aller plus vite examen de conscience oui prenez tous les termes qui vous passeront par l'esprit ce que je sais c'est qu'il faut faire donc diminuer les charges plus rapidement beaucoup plus vite la prime défiscalisée la défiscalisation des heures sup ça a été beaucoup de choses qui ont été faites créer 2 millions d'emplois c'est garantir mais la suite et sans doute qu'on aurait peut-être dû le faire plus vite plus rapidement plus fort il faut revoir complètement de A à Z le barème de l'allègement de charges parce que on le sait tous qu'il y a une trappe à bas salaire en France qui existe depuis des années tout simplement ce qui est une exonération de charges jusqu'à 1,6 pardon d'être un petit peu technique et donc dès qu'on veut augmenter de 100 euros quelqu'un qui est à ses niveaux de salaire lui il ne va rien toucher parce qu'il va payer de l'impôt sur le revenu et il va perdre sa prime d'activité donc au lieu de toucher 100 balles il va en toucher 40 c'est-à-dire 60% de taux de prélèvement c'est profondément injuste on doit le corriger très vite et quant à l'employeur lui il voudrait bien donner les 100 euros au gars qui bosse bien dans son atelier ou dans son usine ou dans son entreprise mais ça va lui coûter 400 balles il ne peut pas donc vous avez des gens le problème n'est pas le niveau de rémunération de départ c'est l'absence de perspective l'absence d'espoir la possibilité de s'acheter un logement de s'acheter une voiture d'offrir des vacances »
BFMTV · "Il ne s'agit pas de barrage, mais de porter la France": l'interview intégrale de Bruno Le MaireVérifier à 25:01Voir 2 autres passages
« Mais parce que la réduction, la dépense et l'augmentation des impôts, c'est deux choses différentes, ça ne va pas échapper. Donc il n'y aura pas d'augmentation d'impôts en 2025 ? Il n'y aura pas d'augmentation d'impôts. L'augmentation des impôts ne fait pas partie de la palette des options. Nous, nous avons un cadre de référence qui a le mérite d'être clair, simple et lisible. Nous voulons réduire la dépense publique, la réduire là où elle est la moins efficace, là où elle est la moins juste, et la réduire, je le redis, en tendant la main aux oppositions pour qu'on fasse un travail cette fois-ci beaucoup plus approfondi, beaucoup plus en détail, pour voir avec elle où sont les marges de manœuvre dans la dépense publique. En revanche, sur les augmentations d'impôts, je l'ai toujours dit, quand on dit on va augmenter les impôts des plus riches, en réalité, on finit toujours par augmenter les impôts des classes moyennes. Et ça, je m'y refuse catégorie. »
BFMTV · Note de la France dégradée, impôts, Européennes... l'interview en intégralité de Bruno Le MaireVérifier à 15:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités1 juin 2024 au 7 oct. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Elle alerte sur la dette et elle propose des dépenses supplémentaires. Enfin, c'est toute l'incohérence totale du rassemblement national. Si nous avions un plan caché, le Premier ministre n'aurait pas annoncé que nous engagions une réforme dans l'indemnisation du chômage 15 jours avant les élections européennes. Nous, on a du courage. On dit des choses vraies. On dit ce qui est bon pour la France. C'est la différence par rapport aux oppositions et aux extrêmes. Si j'avais un plan caché, j'aurais pas fait le 20h de TF1, pardon de citer un de vos concurrents, pour démarrer mon année 2024 en fanfare, en disant qu'on va devoir supprimer les boucliers tarifaires sur le gaz et sur l'électricité parce que c'est raisonnable et que c'est nécessaire et que l'État ne peut pas tout le temps payer la facture d'électricité des Français. »
BFMTV · Note de la France dégradée, impôts, Européennes... l'interview en intégralité de Bruno Le MaireVérifier à 10:33Voir 2 autres passages
« Mais parce que la réduction, la dépense et l'augmentation des impôts, c'est deux choses différentes, ça ne va pas échapper. Donc il n'y aura pas d'augmentation d'impôts en 2025 ? Il n'y aura pas d'augmentation d'impôts. L'augmentation des impôts ne fait pas partie de la palette des options. Nous, nous avons un cadre de référence qui a le mérite d'être clair, simple et lisible. Nous voulons réduire la dépense publique, la réduire là où elle est la moins efficace, là où elle est la moins juste, et la réduire, je le redis, en tendant la main aux oppositions pour qu'on fasse un travail cette fois-ci beaucoup plus approfondi, beaucoup plus en détail, pour voir avec elle où sont les marges de manœuvre dans la dépense publique. En revanche, sur les augmentations d'impôts, je l'ai toujours dit, quand on dit on va augmenter les impôts des plus riches, en réalité, on finit toujours par augmenter les impôts des classes moyennes. Et ça, je m'y refuse catégorie. »
BFMTV · Note de la France dégradée, impôts, Européennes... l'interview en intégralité de Bruno Le MaireVérifier à 15:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées7 oct. 2025 au 25 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je vais y venir. Je vous dis simplement à quel point les armées, ça me tient à cœur. Ça me tient à cœur personnellement, familialement. J'ai un grand-père qui s'est engagé volontaire alors qu'il était trop jeune dans la guerre de 14 et qui était blessé au front en 1918. J'ai des amis qui sont militaires. J'ai commencé ma carrière diplomatique comme conseiller pour les affaires de sécurité et de défense auprès de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin. C'est des sujets que j'adore. J'avais dit oui, je m'étais engagé et je voulais juste faire bien mon travail. Donc quand j'ai vu que ça commençait à vaciller, je me suis dit mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Le Premier ministre m'a appelé dimanche soir. Il m'a dit honnêtement, on a un sujet du côté des Républicains. Je suis tombé de mon armoire. Je lui ai dit mais un sujet, pourquoi ? Pourquoi ? Enfin c'est quoi ce délit de sale gueule ? Qu'est-ce qui ne leur va pas ? Il m'a dit essaye de joindre Bruno Retailleau. Je dis mais aucun sujet. Moi j'ai texté entre relations et Bruno Retailleau depuis des années. Il n'y a pas de difficulté. Je l'appelle une fois, il ne répond pas. Je l'appelle une deuxième fois, il ne répond toujours pas. J'envoie un texto, pas de réponse. Je lui dis bon, aux grands mots, les grands remèdes. Donc je prends mon téléphone, je regarde sur Google et je trouve le numéro du ministère de l'Intérieur. Donc j'appelle au ministère de l'Intérieur où il y avait un agent qui était de permanence. »
youtube.com · L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politiqueVérifier à 20:05Voir 2 autres passages
« Il faut être très clair. Quand la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, qui est l'équivalent du Conseil constitutionnel en France, »
« Le premier contact, c'est le secrétaire général de l'Élysée, Emmanuel Moulin, qui a été mon directeur de cabinet au ministère des Finances. – C'est quatre jours ? – M'excellent directeur de cabinet. C'est vendredi matin à 10h, au moment où j'allais partir et j'étais chez moi avec ma femme Pauline dans mon appartement parisien. Puisque j'habite Paris et pas en Suisse, comme ne cesse de le répéter, là aussi, des rumeurs malveillantes. – Donc là, on vous appelle vendredi 10h. – Donc Emmanuel Moulin m'appelle et me dit, voilà, je vais te dire quelque chose qui ne va pas te plaire. Le président de la République souhaiterait que tu prennes le ministère des armées. Et ma réponse a été très simple. Je lui ai dit, écoute, ça fait 15 jours que je dis, par oral et par écrit, que je ne veux pas revenir au gouvernement. J'ai refait ma vie ailleurs, en quittant le gouvernement en 2024. Je m'occupe d'une association qui me tient très à cœur, qui s'appelle Impact, qui est dirigée par une femme exceptionnelle, comme il y a des millions de Français exceptionnels qu'on n'entend pas, qu'on ne voit pas, qui s'appelle Céline Gréco, chef de service à l'hôpital Necker et qui s'occupe de l'aide sociale à l'enfance. Ça me tient à cœur. Ces dizaines de milliers de gosses qui ont été maltraités par leurs parents, qui sont en difficulté, m'occuper d'eux, ça me tient à cœur. Je suis engagé chez ASML, qui est une des plus grandes entreprises de technologie en Europe. Je considère que gagner la bataille des semi-conducteurs entre la Chine et les États-Unis, c'est clé. Et il se trouve que je suis engagé comme conseiller dans cette entreprise pour gagner cette bataille. Entreprise qui vient d'investir plus d'un milliard quatre pour le champion de l'intelligence artificielle français, Mistral. Je veux continuer ce combat. Et puis j'enseigne tous les lundis à Lausanne, à des étudiants que j'aime beaucoup, à des échanges qui sont formidables, donc je ne veux pas arrêter ça. Ma réponse, c'est non. Il rappelle le soir à 18h. Il me dit, je me permets d'insister. Le président, il tient beaucoup. Le lendemain, samedi après-midi, Sébastien Lecornu m'appelle. Sébastien Lecornu, ce n'est pas n'importe qui. Ce n'est pas parce qu'il est le Premier ministre. C'est juste que ça a été mon collaborateur pendant des années, que c'est un ami, qu'on a travaillé dans l'heure pendant des années et des années. Et lui fait appel à mon sens du devoir. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes25 mai 2026 au 25 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà, c'est spécial. Donc là, tout est possible. Vous pouvez avoir un accord avec votre homologue, vous pouvez avoir un accord entre le président de la République et Donald Trump, mais il peut très bien, sitôt la porte refermée, envoyer un tweet en disant « International taxation, no way ». Alors même qu'il vous a dit cinq secondes avant, si, ça va être possible. Donc tout ça est extrêmement instable. Et de l'autre côté de la planète, vous avez un responsable politique chinois, où là, c'est l'inverse, ce n'est pas la multiplication de la parole, c'est l'insondable silence. »
youtube.com · Grand Entretien avec Bruno Le MaireVérifier à 26:20Voir 1 autre passage
« Il faut toujours entendre raison. Mais la raison sur la SNCF, sur Air France, c'est justement de comprendre qu'il y a des réalités. Sur Air France, il y a une réalité, c'est qu'il y a une concurrence acharnée de la part d'autres compagnies aériennes européennes. Il y a une concurrence acharnée des pays du Golfe. Il y a un prix du pétrole qui remonte. Donc il y a des efforts à faire pour que nos compagnies, cette belle compagnie aérienne, soit plus rentable, plus compétitive. Et c'est pour moi la seule voie de raison. Ça n'exclut pas le dialogue social, comprendre pourquoi il y a de tels tiraillements Air France, tant d'inquiétudes, tracer un cap, le tenir. Mais la raison, c'est de comprendre la réalité du monde qui nous entoure. Même chose pour la SNCF, il va y avoir une ouverture à la concurrence. Il faut qu'elle soit réussie. — Pensez-vous, Bruno Le Maire, qu'Air France soit aujourd'hui menacée de disparaître ? — Je l'ai dit et je le confirme. On a vu beaucoup de magnifiques compagnies aériennes disparaître au cours des 20 ou 30 dernières années. Rien n'est acquis. Nous sommes dans un monde économique où rien n'est acquis et où les bouleversements peuvent arriver très vite. Moi, je tiens à Air France. Je tiens à cette compagnie. Je tiens à voir l'empennage bleu-blanc-rouge continuer à voler à travers tous les ciels de la planète. Mais pour ça, il faut qu'Air France redevienne compétitive, qu'elle arrête d'accumuler les pertes comme elle le fait depuis le début de l'année, qu'elle retrouve le chemin sur lequel elle était depuis 2 ans, qui est celui des gains de productivité, d'un meilleur service, d'une amélioration de l'offre. Parce que c'est comme ça qu'elle s'en tirera. Et elle a toutes les qualités, toutes les capacités pour le faire. Et la première qualité qu'elle a, c'est la qualité de ses personnels. »
youtube.com · L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politiqueVérifier à 19:07
« Mais laissez les idées progresser dans l'esprit de nos compatriotes, qu'ils en débattent. Il est trop tôt. Regardez les propositions que je viens de vous faire sur l'État-providence, sur l'alliance avec l'Allemagne. J'ai parlé de fédération d'État-nation. J'ai parlé sur l'organisation du pays de simplification. Je vois certains qui disent qu'il ne faut pas réorganiser les pouvoirs en France. Ben si, moi je propose qu'il n'y ait plus que trois échelons. État, région, bloc communal, rien d'autre. Débattons de ces sujets-là. J'ai proposé que le référendum devienne quelque chose de naturel entre pays. J'ai proposé que le référendum d'initiative citoyenne, qui est attendu par tellement de nos compatriotes, qui a fait l'objet d'un débat tellement important il y a des années et des années... Qu'on nous a promis tant de fois. Qu'on a promis tant de fois, mais qui a été remis sous le tapis parce qu'en fait, ceux qui dirigent ne veulent pas que le peuple... Ils ont peur des Français. Ils ont peur de l'expression du peuple français. Moi je suis favorable au référendum d'initiative citoyenne. Donc toutes ces idées, vous le voyez, avec beaucoup de liberté, une liberté totale, je vais les défendre dans les mois qui viennent. Et ça va être un beau moment. »
« au mois de mai, le 2 mai 2021. Mais les noms doivent venir à l'appui d'un projet et d'une idée que l'on se fait de la France. Sinon, ce n'est pas la peine. »
« Il faut toujours entendre raison. Mais la raison sur la SNCF, sur Air France, c'est justement de comprendre qu'il y a des réalités. Sur Air France, il y a une réalité, c'est qu'il y a une concurrence acharnée de la part d'autres compagnies aériennes européennes. Il y a une concurrence acharnée des pays du Golfe. Il y a un prix du pétrole qui remonte. Donc il y a des efforts à faire pour que nos compagnies, cette belle compagnie aérienne, soit plus rentable, plus compétitive. Et c'est pour moi la seule voie de raison. Ça n'exclut pas le dialogue social, comprendre pourquoi il y a de tels tiraillements Air France, tant d'inquiétudes, tracer un cap, le tenir. Mais la raison, c'est de comprendre la réalité du monde qui nous entoure. Même chose pour la SNCF, il va y avoir une ouverture à la concurrence. Il faut qu'elle soit réussie. — Pensez-vous, Bruno Le Maire, qu'Air France soit aujourd'hui menacée de disparaître ? — Je l'ai dit et je le confirme. On a vu beaucoup de magnifiques compagnies aériennes disparaître au cours des 20 ou 30 dernières années. Rien n'est acquis. Nous sommes dans un monde économique où rien n'est acquis et où les bouleversements peuvent arriver très vite. Moi, je tiens à Air France. Je tiens à cette compagnie. Je tiens à voir l'empennage bleu-blanc-rouge continuer à voler à travers tous les ciels de la planète. Mais pour ça, il faut qu'Air France redevienne compétitive, qu'elle arrête d'accumuler les pertes comme elle le fait depuis le début de l'année, qu'elle retrouve le chemin sur lequel elle était depuis 2 ans, qui est celui des gains de productivité, d'un meilleur service, d'une amélioration de l'offre. Parce que c'est comme ça qu'elle s'en tirera. Et elle a toutes les qualités, toutes les capacités pour le faire. Et la première qualité qu'elle a, c'est la qualité de ses personnels. »
« — Je pense que... Je veux juste rappeler, parce que c'est les mêmes qui vous disent aujourd'hui que nous dépensons trop, qui nous disaient hier que vous n'avez pas dépensé assez face au Covid et face à l'inflation. Exactement les mêmes, sans aucune cohérence. Nous, nous sommes, avec le président de la République, avec la majorité, cohérent et efficace. Nous avons protégé pendant le Covid. Ça a coûté de l'argent. C'est de l'argent bien dépensé. Nous avons protégé pendant la crise inflationniste sur les factures d'électricité et de gaz. C'était juste. C'était nécessaire. C'est de l'argent bien employé. — Maintenant, il faut pouvoir réduire la dépense pour reconstituer des réserves pour pouvoir protéger les Français. Donc nous ralentissons un certain nombre de dépenses sur MaPrimeRénov', par exemple. Nous avions prévu des montants très élevés pour 2024. Nous maintenons des montants élevés. Mais nous disons qu'on va dépenser un peu moins. On va se dire que l'objectif sera un peu moins ambitieux. On va faire 800 millions d'euros de moins parce que les circonstances exigent que nous puissions réduire un peu la voilure. On garde la même ambition climatique. On garde des dispositifs de soutien. Mais on réduit la voilure pour tenir compte d'une situation de finances publiques qui est plus difficile que prévue. Ça s'appelle la responsabilité. La responsabilité, ça n'est ni l'austérité ni le laisser-aller. C'est tenir nos objectifs de finances publiques dans des circonstances qui sont plus difficiles. Circonstances de finances publiques et, évidemment, chacun le voit bien, circonstances géopolitiques. »
BFMTV · "Les impôts n'augmenteront pas": l'interview de Bruno Le Maire en intégralitéVérifier à 4:38
BFMTV · Législatives, prix de l'électricité, retraites: l'interview en intégralité de Bruno Le MaireVérifier à 19:37
« Simplement, qu'à partir du moment où on a moins de gens qui travaillent et une population qui vieillit, oui, il était responsable et raisonnable de réformer les retraites. Et quand j'entends le Rassemblement national, l'extrême droite et l'extrême gauche qui main dans la main parce que dans le fond, ils ont à peu près la même vision de l'économie, le programme du Rassemblement national est un programme marxiste, purement et simplement marxiste, qui veut le retour à la retraite à 62 ou à 60 ans. Je pose la question, qui va payer ? Qui va payer la facture ? C'est des milliards d'euros. Qui va payer la baisse de TVA que propose Marine Le Pen ? Qui va payer la suppression de tout impôt pour les moins de 30 ans ? Mais c'est formidable le cadeau soi-disant juste du Rassemblement national à un jeune start-upper qui a créé sa boîte à 28 ans et qui est millionnaire. Grâce à Marine Le Pen, il ne paiera pas d'impôt. Qui va payer la facture ? C'est les ouvriers et les salariés modestes qui vont payer la facture du jeune qui aura réussi et qui n'aura plus d'impôt grâce à Marine Le Pen. Mettons carte sur table, je souhaiterais savoir qui va payer la facture du programme marxiste de Marine Le Pen. Et j'en appelle au monde économique. J'en appelle aux chefs d'entreprise, aux artisans, aux commerçants, aux indépendants. Je ne vous demande pas de prendre des positions politiques. Je dis juste à la CPME, je dis juste au MEDEF, je dis juste à l'Association française des grandes entreprises de dire clairement ce qu'elles pensent des programmes économiques des uns et des autres. Parce que les paroles d'Estrade, c'est très bien, mais la réalité économique, c'est autre chose, il est bon de la rappeler. Mais que les gens se mouillent. C'est l'élection la plus grave, je le redis, depuis 1958. que les gens se mouillent, que les chefs d'entreprise à qui nous avons baissé l'impôt sur les sociétés, les industriels à qui nous avons supprimé les impôts de production pour qu'ils soient compétitifs face à l'Allemagne, pour qu'on puisse rouvrir des usines de voitures, des usines d'avions, des usines de batteries électriques, fassent comprendre au reste de la population. C'est vous qui décidez. Mais sachez que si ce programme la passe, on ferme nos usines et on supprime les enfants. »
BFMTV · Législatives, prix de l'électricité, retraites: l'interview en intégralité de Bruno Le MaireVérifier à 16:21
« J'ai déposé une lettre d'intention le week-end dernier, ce qui veut dire que nous protégerons, comme je l'ai toujours indiqué, toutes les activités stratégiques d'Atos, que ce soit sur la cybersécurité, sur les supercalculateurs ou dans le domaine nucléaire. Et je tiens à dire, face aux critiques, que nous avons fait ça au bon moment. Certains disaient qu'il fallait agir beaucoup plus tôt. Enfin, agir beaucoup plus tôt, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'État éponge les dettes à la place des créanciers ou des actionnaires. Enfin, très franchement, le contribuable, si on était intervenu beaucoup plus tôt, il serait fondé à dire « Mais M. Le Maire, pourquoi est-ce que vous épongez les dettes à la place des banques, des créanciers ou des actionnaires ? » J'interviens au bon moment, quand c'est nécessaire, pour protéger, sans dilapider l'argent du contribuable. »
BFMTV · Croissance, retraite des cheminots, blocus à Sciences Po... L'interview de Bruno Le MaireVérifier à 19:14
« Je n'arrive pas à comprendre pourquoi. Moi, je le dis, je pourrais citer… Mais il y a eu, je ne veux pas les gêner, parce que si je dis que je suis proche d'eux, ça pourrait les gêner. Mais je veux quand même en citer une qui est députée amie depuis très longtemps, Virginie Dubimulaire, députée de Haute-Savoie, une femme pour laquelle j'ai beaucoup de respect, qui a un engagement politique en Savoie extraordinaire. Moi, j'aime beaucoup échanger avec elle, comme j'échangeais régulièrement avec Bruno Retailleau quand j'étais ministre, ou avec Gérard Larcher, de façon très cordiale. Donc je le dis, je n'ai absolument pas compris cette subie déchaînement d'attaques personnelles et cette curée qui, je le redis, n'a pas beaucoup d'équivalent dans l'histoire politique récente. Enfin, si on peut être dans le Guinness record des attaques personnelles et de la curée médiatique, pourquoi pas ? »
youtube.com · L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politiqueVérifier à 33:48
youtube.com · L'interview intégrale de Bruno Le Maire sur Brut. en pleine crise politiqueVérifier à 13:30