Bruno Fuchs — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
9 mai 2019 au 22 juil. 2026
Questions
184
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 184 questions évaluables
Réponse directe
95
Réponse partielle
61
Réponse à côté
28
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 184
Question 26Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»
Vous parlez d'une diplomatie parlementaire qui, jusqu'ici, était dispersée. Est-ce que cette dispersion, selon vous, a nuit aux intérêts de la France ?
Réponse partielle
Je ne sais pas ce qu'est les nuits, mais dans le contexte actuel de crise quasi permanente et multigéographique, on a besoin de plus de présence. Donc, on a besoin, effectivement, de mieux déployer nos forces. Et par rapport à d'autres pays, on discutait avant notamment des moyens mis en œuvre sur l'action extérieure, sur les médias extérieurs, les Allemands mettent plus de moyens, les Britanniques mettent beaucoup plus de moyens sur les médias, donc sur l'influence de la France à travers les médias, ou Allemands ou Britanniques, les Russes mettent plus de moyens sur leur influence. Donc, en matière de diplomatie, nous aussi, on doit avoir plus de moyens, donc plus de personnes sur le terra…
« Je ne sais pas ce qu'est les nuits, mais dans le contexte actuel de crise quasi permanente et multigéographique, on a besoin de plus de présence. Donc, on a besoin, effectivement, de mieux déployer nos forces. Et par rapport à d'autres pays, on discutait avant notamment des moyens mis en œuvre sur l'action extérieure, sur les médias extérieurs, les Allemands mettent plus de moyens, les Britanniques mettent beaucoup plus de moyens sur les médias, donc sur l'influence de la France à travers les médias, ou Allemands ou Britanniques, les Russes mettent plus de moyens sur leur influence. Donc, en matière de diplomatie, nous aussi, on doit avoir plus de moyens, donc plus de personnes sur le terrain. Autant les coordonner et que chacun ne fasse pas ce qu'il veut quand il veut. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, bien sûr, c'est une menace. C'est une menace pour la démocratie d'abord, puisqu'on voit que le régime est extrêmement autoritaire. Et donc c'est une menace pour la Pologne. Mais une menace pour la Pologne, c'est une menace pour l'Europe. On voit bien qu'aujourd'hui, et c'est la raison de mon déplacement avec mon homologue allemand, le président de la Commission d'affaires étrangères, Armin Laschet, et mon homologue polonais, on a voulu aussi montrer en triangle Weimar, c'est-à-dire dans cette structure-là, que l'Europe doit être mobilisée. Toute attaque à la frontière polonaise, il y en a eu beaucoup, notamment concernant des attaques hybrides avec des envois de migrants, je dis ça un peu brutalement, mais les Russes, et on est là dans votre question, font venir ou ont fait venir pendant plusieurs années des migrants africains en leur proposant de s'établir en Russie. Et puis derrière, ils les ont armés et envoyés à la frontière polonaise pour traverser les barbelés. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
18 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 11:19
Question 27Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»
Mais quand vous parlez de mobilité, c'est-à-dire ?
Réponse à côté
La question des visas, la question des titres de séjour, la question du recommand familial, toutes ces questions des étudiants, des personnes âgées, des retraités, etc. Donc toutes ces questions-là. Et puis si vous faites des propositions les mêmes avec des parlementaires des deux pays, eh bien là, vous avez plus de poids vis-à-vis de vos deux exécutifs. Ce sont des propositions pour enrichir la relation. Donc ça, c'est le deuxième aspect de notre réflexion, c'est qu'il s'agit d'enrichir en tout cas la réflexion pour apporter des contributions aux exécutifs. Et après, c'est l'exécutif qui le met en place. Donc on est une force de réflexion et de contribution, on peut l'être, en tout cas dan…
« La question des visas, la question des titres de séjour, la question du recommand familial, toutes ces questions des étudiants, des personnes âgées, des retraités, etc. Donc toutes ces questions-là. Et puis si vous faites des propositions les mêmes avec des parlementaires des deux pays, eh bien là, vous avez plus de poids vis-à-vis de vos deux exécutifs. Ce sont des propositions pour enrichir la relation. Donc ça, c'est le deuxième aspect de notre réflexion, c'est qu'il s'agit d'enrichir en tout cas la réflexion pour apporter des contributions aux exécutifs. Et après, c'est l'exécutif qui le met en place. Donc on est une force de réflexion et de contribution, on peut l'être, en tout cas dans la réflexion liée aux affaires internationales. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 5:27
Question 28Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»
Tiacola, la clé. Alors, donc, voilà, je le disais, vous y teniez. Pourquoi vouliez-vous absolument ce morceau ?
Réponse directe
Parce que la clé, c'est, je fais confiance. La clé, c'est le titre. Je donne la clé de la maison. Donc, je fais confiance à quelqu'un. Je pense qu'aujourd'hui, le monde tumultueux dans lequel on vit, on a besoin de jeunes qui s'engagent, auxquels on fait confiance. Le monde de demain, c'est le monde que les jeunes feront. Et Tiacola est un jeune très, très talentueux qui a eu une victoire de la musique, qui est franco-congolais, qui va dans son pays régulièrement. Et donc, dans un monde où on voit que les relations internationales sont conflictuelles, qu'on veut fermer les frontières, qu'un certain nombre de pays, de partis politiques ont la préférence nationale. Et bien là, on a un exemple…
« Parce que la clé, c'est, je fais confiance. La clé, c'est le titre. Je donne la clé de la maison. Donc, je fais confiance à quelqu'un. Je pense qu'aujourd'hui, le monde tumultueux dans lequel on vit, on a besoin de jeunes qui s'engagent, auxquels on fait confiance. Le monde de demain, c'est le monde que les jeunes feront. Et Tiacola est un jeune très, très talentueux qui a eu une victoire de la musique, qui est franco-congolais, qui va dans son pays régulièrement. Et donc, dans un monde où on voit que les relations internationales sont conflictuelles, qu'on veut fermer les frontières, qu'un certain nombre de pays, de partis politiques ont la préférence nationale. Et bien là, on a un exemple que pour développer des relations de paix, de confiance, et bien il faut des gens binationaux qui se font confiance des deux côtés. L'avenir, c'est les jeunes, c'est la confiance, c'est la paix et la prospérité. Ce n'est pas la guerre, ce n'est pas le manque de confiance. Et donc, moi, comme responsable politique, le mot que j'ai en tête quand je me lève le matin, c'est comment générer de l'espoir. Et c'est de plus en plus difficile dans un monde chaotique. Et donc, avec des artistes comme Tiacola, si les jeunes, on leur donne la clé, si on a confiance en eux, et bien ils vont construire un monde, j'espère, »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 18:07
Question 29Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»
démocratiques et républicaines quand vous dites à l'extrême droite vous avez l'équivalent il faut bien reconnaître que Marine Le Pen ou Jordan Bardella n'ont jamais dit qu'ils n'admettraient pas la victoire par les urnes de Jean-Luc Mélenchon non non cette phrase-là elle n'a pas d'équivalent c'est vous qui l'avez cité donc quand vous dites l'équivalent
Réponse partielle
on parle de groupes d'extrême droite vous parliez des groupes qui sont capables d'utiliser la violence très fortement dans cette phrase-là elle n'a pas d'équivalent dans la politique française et donc on a des éclaircissements en gros on a tiré 500 personnes pour en avoir 150 on a un sur trois à peu près parce qu'il faut une représentation géographique il faut une représentation également paritaire en tout cas homme-femme voilà et puis il y a une petite partie quand même qui a été cooptée des gens qui sont déjà dans la vie publique des syndicalistes ou des présents d'associations pour quand même donner un peu de liant et de capacité d'agir par exemple ce parlement il vote les mêmes voies ou…
« par exemple ce parlement il vote les mêmes voies ou dispositions de lois pas toutes les lois parce que c'est complexe de lois que moi je vais voter 10 ou 15 jours après donc il se met dans la vie d'un parlementaire il voit la complexité et il s'intéresse aux problématiques et naturellement spontanément en tout cas ce parlement a créé trois commissions spécifiques spéciales comme un parlement une commission sur la fin de vie avec des gens qui donc deux mois avant n'avaient rien demandé ils ont été tirés au sort ils se retrouvent à proposer et à rentrer dans une commission spéciale sur la loi sur la fin de vie où ils ont travaillé pendant trois mois ils ont fait des propositions huit amendements que moi j'ai porté comme leur amendement dans le texte dans le débat lors du débat sur la fin de vie ils ont créé une commission là récemment sur le bénévolat en France comment on renforce il y a du bénévolat et donc de l'intérêt qu'on porte à l'espace public et au bien commun qui aujourd'hui on voit de plus en plus vieux de moins de jeunes qui s'engagent là-dedans voilà des problématiques citoyennes et donc ils s'engagent et moi c'est ce qui m'intéresse c'est ça ces gens s'engagent il ne peut pas y avoir que les ministres que les parlementaires tous les françaises et français doivent s'engager sur la vie la société qu'ils veulent pour l'avenir et préserver on parle des violences là préserver nos acquis républicains nos acquis démocratiques et s'engager pour que la violence et pourquoi pas la guerre après parce qu'on voit bien la guerre civile elle peut arriver très vite si on a des groupes des deux côtés extrême droite extrême gauche qui se font la guerre qui se chassent si vous avez le RN qui arrive au pouvoir vous savez très bien que dans la rue vous allez avoir des dizaines de manifestations et des mouvements très violents pour contester l'arrivée du RN au pouvoir fait par l'extrême gauche c'est clairement ce qui est en train »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 35:35Voir 1 autre passage
« de prise de responsabilité beaucoup plus forte des responsables républicains et démocrates qui ont toujours pensé que le système démocratique et la république telle que la France l'avait conçu décennie après décennie était quelque chose d'un bien partagé aujourd'hui on s'aperçoit qu'il est menacé de l'intérieur pas uniquement par des systèmes autoritaires des systèmes illibéraux qui influent sur la politique française mais également de l'intérieur ou de l'intérieur nos grands principes sont menacés et quand vous avez on verra très vite au moment de l'élection présidentielle si vous avez deux trois candidats du centre ça veut dire que ces candidats n'auront pas pris leurs responsabilités et donneront la possibilité aux extrêmes de l'emporter »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 37:27
Question 30Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»
Vous demandez plus de moyens pour France Média Monde, dont RFI est l'une des composantes ?
Réponse directe
Alors, pas uniquement pour France Média Monde, mais bien sûr pour France Média Monde, mais plus globalement, je me demande, est-ce qu'on augmente les moyens de la diplomatie française ? Il faut que les choses soient claires. Vous prenez l'angle sur la question du média et donc des RFI, mais je vous comprends. Moi, je réponds plus globalement, un, sur la diplomatie et la capacité du ministère fratangère d'agir avec plus de force, et quand on n'est pas présent sur un terrain, les autres y sont. Et donc, on a un, moins d'influence, mais aussi on a moins de contrats, et l'économie se développe moins bien. Et deux, sur le volet média, il faut aussi beaucoup plus de présence pour notre influence…
« Alors, pas uniquement pour France Média Monde, mais bien sûr pour France Média Monde, mais plus globalement, je me demande, est-ce qu'on augmente les moyens de la diplomatie française ? »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 12:11Voir 1 autre passage
« Il faut que les choses soient claires. Vous prenez l'angle sur la question du média et donc des RFI, mais je vous comprends. Moi, je réponds plus globalement, un, sur la diplomatie et la capacité du ministère fratangère d'agir avec plus de force, et quand on n'est pas présent sur un terrain, les autres y sont. Et donc, on a un, moins d'influence, mais aussi on a moins de contrats, et l'économie se développe moins bien. Et deux, sur le volet média, il faut aussi beaucoup plus de présence pour notre influence générale, pour qu'on parle de la France, pour qu'on parle de nos problématiques, pour qu'on fasse passer aussi le modèle de société dans lequel on veut vivre, car on voit bien que le modèle dans lequel on reconnaît le droit, les libertés publiques, la vision multilatérale, donc le droit international aussi, c'est un modèle qui est de plus en plus contesté, même par les Etats-Unis et les amis, sans Trump, aujourd'hui. Donc, ce modèle-là, on a besoin de voies politiques, diplomatiques, mais aussi médiatiques, parce que les médias, c'est aussi la société civile, c'est les sportifs, c'est aussi les artistes, c'est tous les gens qui procèdent, justement, de cette influence de la France. Et donc, on a besoin de plus de budget pour les cadorsés, mais aussi pour les médias français. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 12:25
Question 31Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»
Vous dites que les parlementaires peuvent maintenir des échanges politiques lorsque les relations exécutives sont contraintes, c'est un mot pudique, enfin bon, on pourrait dire dégradées, voire très dégradées parfois.
Réponse directe
Oui, ou quasi inexistantes. Il y a eu des phases avec l'Algérie dont vous parlez où ça a été le cas, où les deux exécutifs ne se parlaient plus. On n'en est pas loin, Il faut regarder après dans la durée, il y a eu des hauts et des bas, donc il faut être prudent sur la reprise, même si on la souhaite. Mais alors, sur l'Algérie ? Je n'ai jamais arrêté de parler à mes homologues algériens pendant toute cette période. On a essayé de faire influencer un certain nombre de Français ici ou d'Algériens sur place parce que quand vous avez un discours anti-algérien en France, vous avez un discours anti-français en Algérie. Quand vous avez un discours qui montre que l'intérêt de la France et de l'Algé…
« Oui, ou quasi inexistantes. Il y a eu des phases avec l'Algérie dont vous parlez où ça a été le cas, où les deux exécutifs ne se parlaient plus. On n'en est pas loin, »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 25:32Voir 2 autres passages
« Il faut regarder après dans la durée, il y a eu des hauts et des bas, donc il faut être prudent sur la reprise, même si on la souhaite. Mais alors, sur l'Algérie ? Je n'ai jamais arrêté de parler à mes homologues algériens pendant toute cette période. On a essayé de faire influencer un certain nombre de Français ici ou d'Algériens sur place parce que quand vous avez un discours anti-algérien en France, vous avez un discours anti-français en Algérie. Quand vous avez un discours qui montre que l'intérêt de la France et de l'Algérie est de développer des coopérations, ne serait-ce que pour des raisons économiques, la France a perdu 25% de ses exportations en 2025. Ce n'est pas par hasard, ça a des conséquences économiques pour tout le monde et pour tous les Français. Ça a des équilibres à la balance commerciale et donc les richesses en France. Donc tout est lié. Donc moi, j'ai continué à discuter en permanence et on continue de le faire avec mes homologues. Si j'ai pris la clé de Tiacola, c'est qu'il faut justement... »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 25:43
Question 32Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»
pourquoi vous les choisissez ?
Réponse partielle
C'est lorsqu'il y a une valeur ajoutée à porter avec la RDC. C'est une mission très ponctuelle. La Chine, par exemple, a un traité de coopération économique avec la RDC. La France n'en a pas. Et chaque fois que vous allez en RDC, les responsables politiques ou économiques vous disent qu'on a besoin de plus de France. On attend la France. On attend les industriels français. Et donc, on va envoyer deux parlementaires français et deux parlementaires congolais pour écrire ou préparer un traité de coopération économique que l'on apportera après à nos exécutifs. Vous parliez de complémentarité ou d'être dans le sillage de la politique française. Là, typiquement, on va contribuer à l'écriture de c…
« C'est lorsqu'il y a une valeur ajoutée à porter avec la RDC. C'est une mission très ponctuelle. La Chine, par exemple, a un traité de coopération économique avec la RDC. La France n'en a pas. Et chaque fois que vous allez en RDC, les responsables politiques ou économiques vous disent qu'on a besoin de plus de France. On attend la France. On attend les industriels français. Et donc, on va envoyer deux parlementaires français et deux parlementaires congolais pour écrire ou préparer un traité de coopération économique que l'on apportera après à nos exécutifs. Vous parliez de complémentarité ou d'être dans le sillage de la politique française. Là, typiquement, on va contribuer à l'écriture de ce traité et ce traité, ensuite, sera proposé aux exécutifs pour qu'ils le finalisent et le signent. Donc, c'est une contribution, justement, à l'influence de la France. Avec le Maroc, on va faire un traité d'amitié dans les nouvelles relations avec le Maroc et on va avoir, on a demandé à ce qu'on ait une contribution de parlementaires qui puisse apporter une valeur ajoutée de représentation des citoyens au traité d'amitié entre la France et le Maroc. Mais, on parle d'Afrique, mais en Europe, surtout, on met beaucoup, beaucoup d'énergie et d'efforts en Europe pour essayer de faire de l'Europe une grande puissance pour nous défendre et assurer notre souveraineté et assurer la paix en Europe qui est menacée. Et donc, on travaille beaucoup avec l'Europe. J'ai créé la conférence des présidents des commissions des affaires étrangères de l'Union européenne pour qu'on puisse en permanence échanger, parler et harmoniser des positions et travailler sur un renforcement de la puissance de l'Europe. Quand il y a un conflit, par exemple, en Europe entre la Serbie et le Kosovo aujourd'hui qui fait qu'on ne peut pas harmoniser l'Europe tant qu'il y a des conflits même s'ils sont localisés, eh bien, on a envoyé une mission de parlementaires pour Français, ils étaient quatre, pour voir comment on peut accompagner les deux pays à une meilleure reconnaissance de leur situation. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 23:17
Question 33Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Vous êtes attaché à son indépendance ?
Réponse directe
Mais il y a... Mais un ancien journaliste qui est passé de l'autre côté aujourd'hui. Ça me permet de mieux comprendre d'abord les logiques dans lesquelles travaille un groupe média ou un média public, mais aussi les perceptions que les populations, les pays, les citoyens auxquels vous adressez le perçoivent. Quand vous êtes en Afrique et que vous, RFI ou d'autres médias, critiquent la France parce que l'action de la France peut être critiquable et vous le faites régulièrement, c'est un média indépendant, en Afrique, souvent, on pense RFI, c'est un média national, donc c'est un média d'État. Il y a une confusion dans la perception du public extérieur, pas en France, sur le fait que RFI ou Fr…
« Mais il y a... Mais un ancien journaliste qui est passé de l'autre côté aujourd'hui. Ça me permet de mieux comprendre d'abord les logiques dans lesquelles travaille un groupe média ou un média public, mais aussi les perceptions que les populations, les pays, les citoyens auxquels vous adressez le perçoivent. Quand vous êtes en Afrique et que vous, RFI ou d'autres médias, critiquent la France parce que l'action de la France peut être critiquable et vous le faites régulièrement, c'est un média indépendant, en Afrique, souvent, on pense RFI, c'est un média national, donc c'est un média d'État. Il y a une confusion dans la perception du public extérieur, pas en France, sur le fait que RFI ou France Média Monde sont des médias d'État, alors que nous, on le pense comme médias publics, c'est-à-dire d'informations publiques, donc libres et objectifs. Et donc, quand vous interviewez, par exemple, des gens qui parlent contre la France, en Afrique, souvent, les gens disent « Oui, mais la France, par contre, elle-même, donc ça affaiblit la position de la France. Donc, il faut, d'une part, que le média reste indépendant et peut-être aussi, grâce à un nombre de réflexions éditoriales, intègrent aussi l'impact que peut avoir l'expression sur RFI, sur l'image et les conséquences négatives que ça peut avoir sur la France. Je pense qu'il faut trouver un équilibre un peu savant autour de ça, car en face, quand vous avez RT, par exemple, eux, ils y vont à coups de fausses informations. Voilà, Média Russe, là, ils y vont à coups de fausses informations, avec des budgets qui sont une fois et demie ceux de la France. Et là, ils ne font pas d'informations. Là, ils font de la propagande, voire de la désinformation. Donc, on a ça à tenir en compte. Je pense qu'il faut qu'on se parle, mais que la prise de conscience et la responsabilité éditoriale doit aussi intégrer l'impact que ça peut avoir sur nos propres perceptions des publics sur la France. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 14:37
Question 34Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Quel est son statut exact ?
Réponse à côté
Oui, on n'a pas créé un statut. On a créé une façon de se rencontrer pour échanger nos positions et pour travailler. On le fera à Bruxelles au mois d'avril prochain sur les priorités. Il y a un agenda, il y a des réunions régulières programmées. On est en train de le s'initier qu'on a lancé. On s'est réunis une fois dans la prochaine réunion. On va créer justement les deux ou trois priorités de notre action et ensuite les moyens qu'on va mettre en œuvre pour arriver à nos fins. On va travailler sur la question de la vision du système multilatéral de gouvernance du monde. On voit bien qu'il est menacé complètement, droit international. On va travailler certainement sur comment faire de l'Eur…
« Oui, on n'a pas créé un statut. On a créé une façon de se rencontrer pour échanger nos positions et pour travailler. On le fera à Bruxelles au mois d'avril prochain sur les priorités. Il y a un agenda, il y a des réunions régulières programmées. On est en train de le s'initier qu'on a lancé. On s'est réunis une fois dans la prochaine réunion. On va créer justement les deux ou trois priorités de notre action et ensuite les moyens qu'on va mettre en œuvre pour arriver à nos fins. On va travailler sur la question de la vision du système multilatéral de gouvernance du monde. On voit bien qu'il est menacé complètement, droit international. On va travailler certainement sur comment faire de l'Europe une superpuissance, une puissance forte qui garantit notre souveraineté, la paix et les intérêts des Européens. Et puis, bien sûr, la question de l'Ukraine et de la guerre avec la Russie pour voir comment on peut contribuer. Est-ce que ça ne serait pas »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 28:01
Question 35Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Ça ne doit pas être un outil diplomatique ?
Réponse partielle
Mais il y a... Mais un ancien journaliste qui est passé de l'autre côté aujourd'hui. Ça me permet de mieux comprendre d'abord les logiques dans lesquelles travaille un groupe média ou un média public, mais aussi les perceptions que les populations, les pays, les citoyens auxquels vous adressez le perçoivent. Quand vous êtes en Afrique et que vous, RFI ou d'autres médias, critiquent la France parce que l'action de la France peut être critiquable et vous le faites régulièrement, c'est un média indépendant, en Afrique, souvent, on pense RFI, c'est un média national, donc c'est un média d'État. Il y a une confusion dans la perception du public extérieur, pas en France, sur le fait que RFI ou Fr…
« Mais il y a... Mais un ancien journaliste qui est passé de l'autre côté aujourd'hui. Ça me permet de mieux comprendre d'abord les logiques dans lesquelles travaille un groupe média ou un média public, mais aussi les perceptions que les populations, les pays, les citoyens auxquels vous adressez le perçoivent. Quand vous êtes en Afrique et que vous, RFI ou d'autres médias, critiquent la France parce que l'action de la France peut être critiquable et vous le faites régulièrement, c'est un média indépendant, en Afrique, souvent, on pense RFI, c'est un média national, donc c'est un média d'État. Il y a une confusion dans la perception du public extérieur, pas en France, sur le fait que RFI ou France Média Monde sont des médias d'État, alors que nous, on le pense comme médias publics, c'est-à-dire d'informations publiques, donc libres et objectifs. Et donc, quand vous interviewez, par exemple, des gens qui parlent contre la France, en Afrique, souvent, les gens disent « Oui, mais la France, par contre, elle-même, donc ça affaiblit la position de la France. Donc, il faut, d'une part, que le média reste indépendant et peut-être aussi, grâce à un nombre de réflexions éditoriales, intègrent aussi l'impact que peut avoir l'expression sur RFI, sur l'image et les conséquences négatives que ça peut avoir sur la France. Je pense qu'il faut trouver un équilibre un peu savant autour de ça, car en face, quand vous avez RT, par exemple, eux, ils y vont à coups de fausses informations. Voilà, Média Russe, là, ils y vont à coups de fausses informations, avec des budgets qui sont une fois et demie ceux de la France. Et là, ils ne font pas d'informations. Là, ils font de la propagande, voire de la désinformation. Donc, on a ça à tenir en compte. Je pense qu'il faut qu'on se parle, mais que la prise de conscience et la responsabilité éditoriale doit aussi intégrer l'impact que ça peut avoir sur nos propres perceptions des publics sur la France. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 14:37
Question 36Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Je m'arrête un instant sur le mot « doctrine » qui est un mot fort. Vous n'avez pas crainte de marcher sur les plates-bandes du Quai d'Orsay, du ministère des Affaires étrangères, en employant ce terme ?
Réponse directe
Non, parce que le rapport ne donne pas de doctrine. Le rapport dit qu'il faut établir une doctrine, et une doctrine c'est dans laquelle on a, aujourd'hui clairement en France, et il n'y a aucun doute là-dessus, c'est le président de la République qui, dans la Constitution, a la fonction d'établir la doctrine en matière de politique étrangère, et ensuite, bien sûr, le prêt armé, c'est le ministère des Affaires étrangères qui met en œuvre. Et donc le Parlement, dans cette logique-là, doit être une force additionnelle, doit être une force complémentaire, qui permet de mieux déployer et renforcer l'influence de la France. On est complètement dans cette ligne-là, il ne s'agit pas d'imaginer autr…
« Non, parce que le rapport ne donne pas de doctrine. Le rapport dit qu'il faut établir une doctrine, et une doctrine c'est dans laquelle on a, aujourd'hui clairement en France, et il n'y a aucun doute là-dessus, c'est le président de la République qui, dans la Constitution, a la fonction d'établir la doctrine en matière de politique étrangère, et ensuite, bien sûr, le prêt armé, c'est le ministère des Affaires étrangères qui met en œuvre. Et donc le Parlement, dans cette logique-là, doit être une force additionnelle, doit être une force complémentaire, qui permet de mieux déployer et renforcer l'influence de la France. On est complètement dans cette ligne-là, il ne s'agit pas d'imaginer autre chose qu'un bras armé, donc une capacité de mettre en œuvre des politiques publiques en matière de stratégie extérieure. Pour autant, ce n'est pas une diplomatie de secours. Non, c'est une diplomatie qui peut contribuer, qui doit contribuer. Par exemple, quand je lance un certain nombre d'initiatives avec la commission qui est de monter des missions d'information, comme on le fait dans une commission habituelle, mais conjointes avec un pays extérieur. Par exemple, la première qu'on a lancée, c'est avec le Sénégal. On est en train de lancer une mission dans laquelle vous avez des parlementaires sénégalais et des parlementaires français qui vont travailler sur le même sujet, et qui vont en avoir un rapport avec des propositions. Quel sujet, en l'occurrence ? À deux exécutifs. Il y a deux sujets. Le premier qui est structurant la relation de la France avec l'Afrique, c'est quel type de partenariat, de relations renouvelées vers plus de souveraineté et d'égalité les deux pays doivent avoir. Comment on repense la relation de la France avec des pays d'Afrique francophone ? Le Sénégal... C'est un sujet sur lequel vous avez travaillé, ça. J'ai travaillé. Vous avez fait un rapport là-dessus. Et aujourd'hui, par exemple, il n'y a pas, je pense, de stratégie française claire sur la façon dont la France doit évoluer pour mieux renforcer ses relations avec les pays d'Afrique francophone. C'est un nombre de pays qui doutent ou qui sont... On le voit. Enfin, je vais répondre à vos questions. Mais on voit très bien qu'aujourd'hui, dans l'Afrique francophone, il y a un certain nombre de voix qui s'élèvent contre la façon dont la France s'y prend. Donc la France doit renouveler cette approche. Et aujourd'hui, il n'y a pas de réflexion sur ce sujet-là. Et donc, les parlementaires des deux commissions vont faire des propositions. Et puis, le deuxième sujet que l'on va traiter avec nos homologues sénégalais, c'est les questions de mobilité. Je pense que la clé des relations de confiance entre deux pays, c'est les questions de mobilité, notamment avec l'Afrique. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 3:02
Question 37Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Est-ce qu'il peut arriver à un parlementaire lors d'un déplacement de s'interroger sur la manière de distinguer ce qui relève de l'hospitalité diplomatique voire d'une certaine chaleur diplomatique de la tentative d'influence ?
Réponse directe
Oui, bien sûr. Mais c'est vrai que chaque parlementaire doit être responsable de... C'est assez facile à décrypter et savoir si un acte d'hospitalité peut, lorsque vous allez prendre une décision ou faire une prise de parole, influencer votre décision ou votre prise de parole. C'est à vous de savoir si, lorsqu'on est à déjeuner, c'est de nature à modifier votre comportement ou vos positions. Chaque parlementaire doit être conscient de ça et lorsque vous vous préparez à faire de la politique et à être élu, vous avez intégré cette dimension, bien sûr. Vous parlez de culture de la prévention à cet égard. Oui, tout à fait. Je pense que si vous n'êtes pas préparé et que vous ne pouvez pas démasq…
« Oui, bien sûr. Mais c'est vrai que chaque parlementaire doit être responsable de... C'est assez facile à décrypter et savoir si un acte d'hospitalité peut, lorsque vous allez prendre une décision ou faire une prise de parole, influencer votre décision ou votre prise de parole. C'est à vous de savoir si, lorsqu'on est à déjeuner, c'est de nature à modifier votre comportement ou vos positions. Chaque parlementaire doit être conscient de ça et lorsque vous vous préparez à faire de la politique et à être élu, vous avez intégré cette dimension, bien sûr. Vous parlez de culture de la prévention à cet égard. Oui, tout à fait. Je pense que si vous n'êtes pas préparé et que vous ne pouvez pas démasquer un certain nombre de pratiques desquelles vous pourriez faire l'objet. Donc, il faut se préparer à ça. En fait, des affaires étrangères, en général, vous êtes assez préparés à ce type d'impact et à ce type de tentatives. Ça arrive, que ce soit un groupe industriel, que ce soit chacun, essaye de faire porter sa voix aux parlementaires. Il faut savoir à quel moment vous commencez à être instrumentalisé, vous pouvez être influencé par ça. Mais quand vous avez un sujet à traiter, il est normal de voir les positions de l'ensemble des parties. Donc, ce n'est pas anormal de voir toutes les parties dans le traitement d'un sujet. La question, c'est à quel moment vous pensez que l'hospitalité ou les approches de certains pourraient avoir une influence sur votre comportement ou vos positions. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 21:41
Question 38Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Dernière question très rapide, est-ce que le débat démocratique ne doit exclure personne, quels que soient les antagonismes politiques ?
Réponse directe
Non, il n'exclut personne, il doit permettre à chacun d'exprimer ses idées, mais on les exprime devant le micro, dans une salle, à l'Assemblée, avec une distance suffisante pour ne pas très vite menacer ou utiliser la violence comme autre moyen d'expression. Les limites sont là. Merci Bruno Fuchs,
« Non, il n'exclut personne, il doit permettre à chacun d'exprimer ses idées, mais on les exprime devant le micro, dans une salle, à l'Assemblée, avec une distance suffisante pour ne pas très vite menacer ou utiliser la violence comme autre moyen d'expression. Les limites sont là. Merci Bruno Fuchs, »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 38:43
Question 39Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Il n'y a pas de statut. C'est informel alors ?
Réponse directe
Oui, on n'a pas créé un statut. On a créé une façon de se rencontrer pour échanger nos positions et pour travailler. On le fera à Bruxelles au mois d'avril prochain sur les priorités. Il y a un agenda, il y a des réunions régulières programmées. On est en train de le s'initier qu'on a lancé. On s'est réunis une fois dans la prochaine réunion. On va créer justement les deux ou trois priorités de notre action et ensuite les moyens qu'on va mettre en œuvre pour arriver à nos fins. On va travailler sur la question de la vision du système multilatéral de gouvernance du monde. On voit bien qu'il est menacé complètement, droit international. On va travailler certainement sur comment faire de l'Eur…
« Oui, on n'a pas créé un statut. On a créé une façon de se rencontrer pour échanger nos positions et pour travailler. On le fera à Bruxelles au mois d'avril prochain sur les priorités. Il y a un agenda, il y a des réunions régulières programmées. On est en train de le s'initier qu'on a lancé. On s'est réunis une fois dans la prochaine réunion. On va créer justement les deux ou trois priorités de notre action et ensuite les moyens qu'on va mettre en œuvre pour arriver à nos fins. On va travailler sur la question de la vision du système multilatéral de gouvernance du monde. On voit bien qu'il est menacé complètement, droit international. On va travailler certainement sur comment faire de l'Europe une superpuissance, une puissance forte qui garantit notre souveraineté, la paix et les intérêts des Européens. Et puis, bien sûr, la question de l'Ukraine et de la guerre avec la Russie pour voir comment on peut contribuer. Est-ce que ça ne serait pas »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 28:01
Question 40Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Vous parlez d'une diplomatie parlementaire qui, jusqu'ici, était dispersée. Est-ce que cette dispersion, selon vous, a nuit aux intérêts de la France ?
Réponse partielle
Je ne pense pas parce qu'elle est nuit, mais dans le contexte actuel de crise quasi permanente et multigéographique, on a besoin de plus de présence. Donc, on a besoin, effectivement, de mieux déployer nos forces et par rapport à d'autres pays, on discutait avant notamment des moyens mis en œuvre sur l'action extérieure, sur les médias extérieurs. Les Allemands mettent plus de moyens, les Britanniques mettent beaucoup plus de moyens sur les médias, donc sur l'influence de la France à travers les médias ou Allemands ou Britanniques. Les Russes mettent plus de moyens sur leur influence. Donc, en matière de diplomatie, nous aussi, on doit avoir plus de moyens, donc plus de personnes sur le ter…
« Je ne pense pas parce qu'elle est nuit, mais dans le contexte actuel de crise quasi permanente et multigéographique, on a besoin de plus de présence. Donc, on a besoin, effectivement, de mieux déployer nos forces et par rapport à d'autres pays, on discutait avant notamment des moyens mis en œuvre sur l'action extérieure, sur les médias extérieurs. Les Allemands mettent plus de moyens, les Britanniques mettent beaucoup plus de moyens sur les médias, donc sur l'influence de la France à travers les médias ou Allemands ou Britanniques. Les Russes mettent plus de moyens sur leur influence. Donc, en matière de diplomatie, nous aussi, on doit avoir plus de moyens, donc plus de personnes sur le terrain. Autant les coordonner et que chacun ne fasse pas ce qu'il veut quand il veut. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 11:39
Question 41Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Vous demandez plus de moyens pour France Média Monde ?
Réponse directe
Alors, pas uniquement pour France Média Monde, mais bien sûr pour France Média Monde, mais plus globalement, je demande, est-ce qu'on augmente les moyens de la diplomatie française ? Donc, des moyens Oui, alors attention, Et, c'est mon deuxième... Il faut que les choses soient claires. Oui, oui. Vous prenez l'angle sur la question du média et donc des RFI, mais je vous comprends. Moi, je réponds plus globalement, un, sur la diplomatie et la capacité du ministère fratangère d'agir avec plus de force et quand on n'est pas présent sur un terrain, les autres y sont et donc on a, un, moins d'influence, mais aussi on a moins de contrats et l'économie se développe moins bien. Et deux, sur le volet…
« Alors, pas uniquement pour France Média Monde, mais bien sûr pour France Média Monde, mais plus globalement, je demande, est-ce qu'on augmente les moyens de la diplomatie française ? Donc, des moyens Oui, alors attention, »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 12:31Voir 1 autre passage
« Et, c'est mon deuxième... Il faut que les choses soient claires. Oui, oui. Vous prenez l'angle sur la question du média et donc des RFI, mais je vous comprends. Moi, je réponds plus globalement, un, sur la diplomatie et la capacité du ministère fratangère d'agir avec plus de force et quand on n'est pas présent sur un terrain, les autres y sont et donc on a, un, moins d'influence, mais aussi on a moins de contrats et l'économie se développe moins bien. Et deux, sur le volet média, il faut aussi beaucoup plus de présence pour notre influence générale, pour qu'on parle de la France, pour qu'on parle de nos problématiques, pour qu'on fasse passer aussi le modèle de société dans lequel on veut vivre, car on voit bien que le modèle dans lequel on reconnaît le droit, les libertés publiques, la vision multilatérale, donc le droit international aussi, c'est un modèle qui est de plus en plus contesté, même par les États-Unis et l'amitié sur Trump aujourd'hui. Donc ce modèle-là, on a besoin de voix politiques, diplomatiques, mais aussi médiatiques, parce que les médias, c'est aussi la société civile, c'est les sportifs, c'est aussi les artistes, c'est tous les gens qui procèdent justement de cette influence de la France. Et donc on a besoin de plus de budget pour les cadors, mais aussi pour les médias français. Et je m'arrête un instant »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 12:44
Question 42Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
comment vous concevez le rôle de l'audiovisuel extérieur ?
Réponse partielle
Mais il y a... Mais un ancien journaliste qui est passé de l'autre côté aujourd'hui. Ça me permet de mieux comprendre d'abord les logiques dans lesquelles travaille un groupe média ou un média public, mais aussi les perceptions que les populations, les pays, les citoyens auxquels vous adressez le perçoivent. Quand vous êtes en Afrique et que vous, RFI ou d'autres médias, critiquent la France parce que l'action de la France peut être critiquable et vous le faites régulièrement, c'est un média indépendant, en Afrique, souvent, on pense RFI, c'est un média national, donc c'est un média d'État. Il y a une confusion dans la perception du public extérieur, pas en France, sur le fait que RFI ou Fr…
« Mais il y a... Mais un ancien journaliste qui est passé de l'autre côté aujourd'hui. Ça me permet de mieux comprendre d'abord les logiques dans lesquelles travaille un groupe média ou un média public, mais aussi les perceptions que les populations, les pays, les citoyens auxquels vous adressez le perçoivent. Quand vous êtes en Afrique et que vous, RFI ou d'autres médias, critiquent la France parce que l'action de la France peut être critiquable et vous le faites régulièrement, c'est un média indépendant, en Afrique, souvent, on pense RFI, c'est un média national, donc c'est un média d'État. Il y a une confusion dans la perception du public extérieur, pas en France, sur le fait que RFI ou France Média Monde sont des médias d'État, alors que nous, on le pense comme médias publics, c'est-à-dire d'informations publiques, donc libres et objectifs. Et donc, quand vous interviewez, par exemple, des gens qui parlent contre la France, en Afrique, souvent, les gens disent « Oui, mais la France, par contre, elle-même, donc ça affaiblit la position de la France. Donc, il faut, d'une part, que le média reste indépendant et peut-être aussi, grâce à un nombre de réflexions éditoriales, intègrent aussi l'impact que peut avoir l'expression sur RFI, sur l'image et les conséquences négatives que ça peut avoir sur la France. Je pense qu'il faut trouver un équilibre un peu savant autour de ça, car en face, quand vous avez RT, par exemple, eux, ils y vont à coups de fausses informations. Voilà, Média Russe, là, ils y vont à coups de fausses informations, avec des budgets qui sont une fois et demie ceux de la France. Et là, ils ne font pas d'informations. Là, ils font de la propagande, voire de la désinformation. Donc, on a ça à tenir en compte. Je pense qu'il faut qu'on se parle, mais que la prise de conscience et la responsabilité éditoriale doit aussi intégrer l'impact que ça peut avoir sur nos propres perceptions des publics sur la France. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 14:37
Question 43Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Nous essayons de prendre le temps dont parfois le tumulte de l'actualité nous prive, le temps de la réflexion, de l'analyse, de la mise en perspective avec l'ambition de comprendre ce qui nous arrive et peut-être aussi ce qui s'annonce. Et ce soir, nous sommes avec Bruno Fuchs, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Bonsoir. Bonsoir. Cette émission, je vous le précise, est enregistrée dans les conditions du direct. Nous sommes ensemble pour environ 40 minutes. Vous allez donc avoir du temps pour développer vos idées. Nous allons consacrer l'essentiel de cette émission au rapport que vous avez rendu et aux questions qui sont abordées dans le rapport, que vous avez donc tout récemment rendu et qui d'ailleurs a été approuvée aussi il y a quelques jours par la commission des affaires étrangères sur la diplomatie parlementaire. Vous formalisez pour la première fois une doctrine française de la diplomatie parlementaire. Tout d'abord, pourquoi cela n'existait pas jusqu'à maintenant ?
Réponse partielle
Non. Alors, d'abord, c'est un rapport qui a été travaillé et donc rendu par deux parlementaires de ma commission qui sont Pierre Priptich et puis Liliana Tanguy et donc qui a fait l'unanimité lors de son passage en commission. Non, je pense qu'il y a un contexte géopolitique, de tumulte géopolitique, de déconstruction de l'ordre international et qui fait qu'aujourd'hui, on a besoin de beaucoup plus de mobilisation de parlementaires, de la société civile et que dans un monde dans lequel on a une vision multilatérale avec des règles de droit internationales qui sont clairement respectées par tout le monde, le nombre de conflits est limité. Là, le nombre de crises est tel, le chaos est tel, l'…
« Non. Alors, d'abord, c'est un rapport qui a été travaillé et donc rendu par deux parlementaires de ma commission qui sont Pierre Priptich et puis Liliana Tanguy et donc qui a fait l'unanimité lors de son passage en commission. Non, je pense qu'il y a un contexte géopolitique, de tumulte géopolitique, de déconstruction de l'ordre international et qui fait qu'aujourd'hui, on a besoin de beaucoup plus de mobilisation de parlementaires, de la société civile et que dans un monde dans lequel on a une vision multilatérale avec des règles de droit internationales qui sont clairement respectées par tout le monde, le nombre de conflits est limité. Là, le nombre de crises est tel, le chaos est tel, l'incompréhension de ce que le monde est en train de devenir est telle qu'il faut mobiliser beaucoup plus de forces pour qu'un pays se fasse entendre, se fasse respecter et que la puissance, l'influence de ce pays se fasse entendre. Et donc, on a besoin de beaucoup plus de présence sur place, beaucoup plus d'action et les parlementaires ont une position aujourd'hui par la légimité des urnes qui leur permet soit de renforcer l'action du gouvernement, soit de compléter cette action quand les exécutifs, un certain nombre de situations, et on le voit, on pense plutôt au Sahel quand on pense, ou à l'AES quand on pense à ça, mais il y a d'autres situations dans lesquelles les exécutifs sont en conflit. Et donc là, vous avez besoin de gens qui parlent, qui échangent et d'autres canaux pour qu'on puisse maintenir des relations à minima avec des pays dans lesquels les exécutifs sont en antiphase. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 1:14
Question 44Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Il délibère, il recommande, il coordonne ?
Réponse directe
Oui, on n'a pas créé un statut. On a créé une façon de se rencontrer pour échanger nos positions et pour travailler. On le fera à Bruxelles au mois d'avril prochain sur les priorités. Il y a un agenda, il y a des réunions régulières programmées. On est en train de le s'initier qu'on a lancé. On s'est réunis une fois dans la prochaine réunion. On va créer justement les deux ou trois priorités de notre action et ensuite les moyens qu'on va mettre en œuvre pour arriver à nos fins. On va travailler sur la question de la vision du système multilatéral de gouvernance du monde. On voit bien qu'il est menacé complètement, droit international. On va travailler certainement sur comment faire de l'Eur…
« Oui, on n'a pas créé un statut. On a créé une façon de se rencontrer pour échanger nos positions et pour travailler. On le fera à Bruxelles au mois d'avril prochain sur les priorités. Il y a un agenda, il y a des réunions régulières programmées. On est en train de le s'initier qu'on a lancé. On s'est réunis une fois dans la prochaine réunion. On va créer justement les deux ou trois priorités de notre action et ensuite les moyens qu'on va mettre en œuvre pour arriver à nos fins. On va travailler sur la question de la vision du système multilatéral de gouvernance du monde. On voit bien qu'il est menacé complètement, droit international. On va travailler certainement sur comment faire de l'Europe une superpuissance, une puissance forte qui garantit notre souveraineté, la paix et les intérêts des Européens. Et puis, bien sûr, la question de l'Ukraine et de la guerre avec la Russie pour voir comment on peut contribuer. Est-ce que ça ne serait pas »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 28:01
Question 45Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Quand vous dites à l'extrême droite que vous avez l'équivalent, il faut bien reconnaître que Marine Le Pen ou Jordan Bardella n'ont jamais dit qu'ils n'admettraient pas la victoire par les urnes de Jean-Luc Mélenchon. Non, cette phrase-là, elle n'a pas d'équivalent. Non, mais c'est vous qui l'avez cité. Donc, quand vous dites l'équivalent...
Réponse partielle
On parle de groupe, de groupe d'extrême droite. Vous parliez des groupes qui sont capables d'utiliser la violence très fortement. Dans cette phrase-là, elle n'a pas d'équivalent dans la politique française. Et donc, on rencontre des éclaircissements.
« On parle de groupe, de groupe d'extrême droite. Vous parliez des groupes qui sont capables d'utiliser la violence très fortement. Dans cette phrase-là, elle n'a pas d'équivalent dans la politique française. Et donc, on rencontre des éclaircissements. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 34:35
Question 46Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Qu'est-ce qu'il fait ?
Réponse partielle
Oui, on n'a pas créé un statut. On a créé une façon de se rencontrer pour échanger nos positions et pour travailler. On le fera à Bruxelles au mois d'avril prochain sur les priorités. Il y a un agenda, il y a des réunions régulières programmées. On est en train de le s'initier qu'on a lancé. On s'est réunis une fois dans la prochaine réunion. On va créer justement les deux ou trois priorités de notre action et ensuite les moyens qu'on va mettre en œuvre pour arriver à nos fins. On va travailler sur la question de la vision du système multilatéral de gouvernance du monde. On voit bien qu'il est menacé complètement, droit international. On va travailler certainement sur comment faire de l'Eur…
« Oui, on n'a pas créé un statut. On a créé une façon de se rencontrer pour échanger nos positions et pour travailler. On le fera à Bruxelles au mois d'avril prochain sur les priorités. Il y a un agenda, il y a des réunions régulières programmées. On est en train de le s'initier qu'on a lancé. On s'est réunis une fois dans la prochaine réunion. On va créer justement les deux ou trois priorités de notre action et ensuite les moyens qu'on va mettre en œuvre pour arriver à nos fins. On va travailler sur la question de la vision du système multilatéral de gouvernance du monde. On voit bien qu'il est menacé complètement, droit international. On va travailler certainement sur comment faire de l'Europe une superpuissance, une puissance forte qui garantit notre souveraineté, la paix et les intérêts des Européens. Et puis, bien sûr, la question de l'Ukraine et de la guerre avec la Russie pour voir comment on peut contribuer. Est-ce que ça ne serait pas »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 28:01
Question 47Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Vous parliez du Maroc, Bruno Fuchs, difficile de ne pas évoquer l'Algérie. La diplomatie parlementaire pourrait-elle contribuer à l'amélioration des relations entre nos deux pays ?
Réponse directe
Oui, ou quasi inexistantes. Il y a eu des phases avec l'Algérie dont vous parlez où ça a été le cas. On n'en est pas loin. On ne se parlait plus. On n'en est pas loin. Il faut regarder après dans la durée. Il y a eu des hauts et des bas. Donc, il faut être prudent sur la reprise, même si on la souhaite. Mais alors, sur l'Algérie. Je n'ai jamais arrêté de parler à mes homologues algériens pendant toute cette période. On a essayé de faire influencer un certain nombre de Français ici ou d'Algériens sur place parce que quand vous avez un discours anti-algérien en France, vous avez un discours anti-français en Algérie. Quand vous avez un discours qui montre que l'intérêt de la France et de l'Alg…
« Oui, ou quasi inexistantes. Il y a eu des phases avec l'Algérie dont vous parlez où ça a été le cas. On n'en est pas loin. On ne se parlait plus. On n'en est pas loin. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 25:39Voir 2 autres passages
« Il faut regarder après dans la durée. Il y a eu des hauts et des bas. Donc, il faut être prudent sur la reprise, même si on la souhaite. Mais alors, sur l'Algérie. Je n'ai jamais arrêté de parler à mes homologues algériens pendant toute cette période. On a essayé de faire influencer un certain nombre de Français ici ou d'Algériens sur place parce que quand vous avez un discours anti-algérien en France, vous avez un discours anti-français en Algérie. Quand vous avez un discours qui montre que l'intérêt de la France et de l'Algérie est de développer des coopérations, ne serait-ce que pour des raisons économiques. La France a perdu 25% de ses exportations en 2025. Ce n'est pas par hasard. Ça a des conséquences économiques pour tout le monde et pour tous les Français. Ça a des équilibres à balance commerciale et donc les richesses en France. Ce n'est pas... Donc, tout est lié. Donc, moi, j'ai continué à discuter en permanence et on continue de le faire avec mes homologues. Si j'ai pris la clé de Tiacola, c'est qu'il faut justement... »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 25:51
Question 48Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Tiacola, La Clé. Alors, donc, voilà, je disais, vous y teniez. Pourquoi vouliez-vous absolument ce morceau ?
Réponse directe
c'est, je fais confiance. Je donne La Clé de la maison, donc je fais confiance à quelqu'un. Je pense qu'aujourd'hui, le monde tumultueux dans lequel on vit, on a besoin de jeunes qui s'engagent, auxquels on fait confiance. Le monde de demain, c'est le monde que les jeunes feront. Et Tiacola est un jeune très, très talentueux qui a eu une victoire de la musique, qui est franco-congolais, qui va dans son pays régulièrement. Et donc, dans un monde où on voit que les relations internationales sont conflictuelles, qu'on veut fermer les frontières, qu'un certain nombre de pays, de partis politiques ont la préférence nationale. Et bien là, on a un exemple que pour développer des relations de paix,…
« c'est, je fais confiance. Je donne La Clé de la maison, donc je fais confiance à quelqu'un. Je pense qu'aujourd'hui, le monde tumultueux dans lequel on vit, on a besoin de jeunes qui s'engagent, auxquels on fait confiance. Le monde de demain, c'est le monde que les jeunes feront. Et Tiacola est un jeune très, très talentueux qui a eu une victoire de la musique, qui est franco-congolais, qui va dans son pays régulièrement. Et donc, dans un monde où on voit que les relations internationales sont conflictuelles, qu'on veut fermer les frontières, qu'un certain nombre de pays, de partis politiques ont la préférence nationale. Et bien là, on a un exemple que pour développer des relations de paix, de confiance, eh bien, il faut des gens binationaux qui se font confiance des deux côtés. L'avenir, c'est les jeunes, c'est la confiance, c'est la paix et la prospérité. Ce n'est pas la guerre, ce n'est pas le manque de confiance. Et donc, moi, comme responsable politique, le mot que j'ai en tête quand je me lève le matin, c'est comment générer de l'espoir. Et c'est de plus en plus difficile dans un monde chaotique. Et donc, avec des artistes comme Tiacola, eh bien, si les jeunes, on leur donne la clé, si on a confiance en eux, eh bien, ils vont construire un monde, j'espère, différent de ce qu'on voit aujourd'hui. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 18:22
Question 49Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Est-ce que cette mesure vous semble vraiment suffisante pour prévenir des formes, j'allais dire, de séduction qui peuvent être parfois plus sophistiquées, plus subtiles qu'un simple cadeau ?
Réponse partielle
Il y a des cadeaux. Il y a aussi le financement de billets d'avion, de choses comme ça et tout le contexte. Ce n'est pas ça qui va mettre fin à l'influence aux ingérences, mais c'est un marqueur fort d'une prise de conscience. Mais aujourd'hui, les choses sont assez codifiées. Quand vous déplacez, vous déclarez vos déplacements la plupart du temps. C'est ce qu'il faut faire. Après, les codifications sont déjà assez établies. On a des discussions très régulaires avec le déontologue sur chaque action que l'on peut faire. Donc, c'est là un rappel de la prise de conscience qui a un risque. Il y a un certain nombre de pays qui sont là et qui pourraient essayer d'influencer un nombre de parlement…
« Il y a des cadeaux. Il y a aussi le financement de billets d'avion, de choses comme ça et tout le contexte. Ce n'est pas ça qui va mettre fin à l'influence aux ingérences, mais c'est un marqueur fort d'une prise de conscience. Mais aujourd'hui, les choses sont assez codifiées. Quand vous déplacez, vous déclarez vos déplacements la plupart du temps. C'est ce qu'il faut faire. Après, les codifications sont déjà assez établies. On a des discussions très régulaires avec le déontologue sur chaque action que l'on peut faire. Donc, c'est là un rappel de la prise de conscience qui a un risque. Il y a un certain nombre de pays qui sont là et qui pourraient essayer d'influencer un nombre de parlementaires. C'est le cas depuis la nuit des temps. Et donc là, c'est un rappel qu'aujourd'hui, on a ces risques-là et c'est un rappel à la responsabilité des parlementaires. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 20:34
Question 50Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFI
Dernière question, Bruno Fuchs, parce que je voudrais qu'on se garde un petit peu de temps pour évoquer la situation politique très particulière que nous connaissons en France. Mais la suppression du corps diplomatique en 2022 par Emmanuel Macron était-elle, selon vous, une erreur ?
Réponse partielle
C'est une situation compliquée parce que vous avez des contre-exemples des deux côtés. Vous avez des ambassadeurs de formation qui ont suivi la formation académique, qui n'ont pas un rôle d'influence ou de contact très fort dans un pays. À l'inverse, il y a des gens qui n'ont pas fait ce cursus et qui performent là où ils sont, à la place où ils sont. À l'inverse, c'est difficile d'avoir... Quand vous êtes diplomate, forcément, vous contestez la décision du président. Mais je pense qu'il faut, pour avoir déplacé beaucoup aussi, des profils de gens qui sont capables de développer des relations économiques, culturelles et qui sont peut-être plus mobiles que certains autres. Mais il n'y a pas…
« C'est une situation compliquée parce que vous avez des contre-exemples des deux côtés. Vous avez des ambassadeurs de formation qui ont suivi la formation académique, qui n'ont pas un rôle d'influence ou de contact très fort dans un pays. À l'inverse, il y a des gens qui n'ont pas fait ce cursus et qui performent là où ils sont, à la place où ils sont. À l'inverse, c'est difficile d'avoir... Quand vous êtes diplomate, forcément, vous contestez la décision du président. Mais je pense qu'il faut, pour avoir déplacé beaucoup aussi, des profils de gens qui sont capables de développer des relations économiques, culturelles et qui sont peut-être plus mobiles que certains autres. Mais il n'y a pas de règles en la matière. Ça dépend de la formation. Ça dépend de... Voilà. Si c'est pour faire des nominations à l'américaine, on n'en est pas encore là. Effectivement, il y a un risque. Aux États-Unis, ce n'est pas le cas. Aux États-Unis, on rend service aux gens qui vous ont aidés. Ce n'est pas le cas en France où les conditions de financement des campagnes et de la vie politique sont très très codifiées. On a des exemples d'ambassadeurs américains qui sont là pour services rendus et effectivement pour développer l'intérêt souvent de l'administration ou d'un membre de l'administration. Donc, non, il n'y a pas de règles. Moi, je pense que c'est bien de donner un peu de métissage dans un système. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 30:18
RFI — Le grand invité international · Menaces russes: «Poutine cherche à élargir le conflit et à déstabiliser l’Europe qui se réarme»Vérifier à 3:11
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« Oui, c'est un risque, bien évidemment. Je ne suis pas sûr que ça change radicamment la nature de la guerre, car les capacités militaires biélorusses restent limitées, même si ce serait un front nouveau, et ce serait surtout un front également contre l'Europe, car il y a, certains indices le montrent, certaines réflexions, peut-être une volonté, c'est-à-dire Poutine, d'élargir cette guerre, puisqu'il est bloqué sur le front du Donbass, il est attaqué sur son territoire intérieur par des nuées de drones avec des pertes quand même très importantes au plan économique, au plan énergétique. Et donc je pense qu'ils cherchent également des stratégies de dérivation pour desserrer cet étau. »
RFI — Le grand invité international · Menaces russes: «Poutine cherche à élargir le conflit et à déstabiliser l’Europe qui se réarme»Vérifier à 4:46
« C'est un message politique très clair, puisqu'il s'est dit dans les eaux internationales, pas dans les eaux britanniques, ont été faits au moment où le nouveau Premier ministre britannique prend ses fonctions. Donc on a clairement un message, c'est une salutation effectivement un peu virile. En tout cas, il y a un message politique derrière. Et on voit aussi au large des côtes britanniques une activité navale russe depuis quelques mois beaucoup plus importante. Donc oui, je pense que c'est une volonté d'essayer d'élargir le conflit, de déstabiliser l'Europe. On l'a vu jusqu'à l'année dernière, depuis que la Pologne érige un mur à la frontière biélorusse. C'est ce que j'étais allé voir. Donc une volonté de déstabiliser l'Europe. Là également, c'est une volonté de déstabiliser. Est-ce qu'il peut lancer une guerre contre l'Europe ? Je pense que c'est quand même assez présomptueux, alors même qu'il a du mal à avancer dans le Donbass. En revanche, d'élargir, de déstabiliser au moment où l'Europe est en train de s'armer. Et la grande priorité est question. C'est la capacité de l'Europe à augmenter sa défense, mais aussi la gouvernance. Car il faut piloter cette défense le plus rapidement possible. Et c'est ce qui est en train de se passer. On l'a vu au 14 juillet. On voit sous l'impulsion du président Macron cette volonté de l'Europe de se structurer. Et je pense que ce sont effectivement des signes politiques. Mais on ne voit pas un élargissement de la guerre à l'Europe à ce stade. Même s'il y a certaines incursions, il pourra le faire. »
RFI — Le grand invité international · Menaces russes: «Poutine cherche à élargir le conflit et à déstabiliser l’Europe qui se réarme»Vérifier à 6:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, bien sûr, c'est une menace. C'est une menace pour la démocratie d'abord, puisqu'on voit que le régime est extrêmement autoritaire. Et donc c'est une menace pour la Pologne. Mais une menace pour la Pologne, c'est une menace pour l'Europe. On voit bien qu'aujourd'hui, et c'est la raison de mon déplacement avec mon homologue allemand, le président de la Commission d'affaires étrangères, Armin Laschet, et mon homologue polonais, on a voulu aussi montrer en triangle Weimar, c'est-à-dire dans cette structure-là, que l'Europe doit être mobilisée. Toute attaque à la frontière polonaise, il y en a eu beaucoup, notamment concernant des attaques hybrides avec des envois de migrants, je dis ça un peu brutalement, mais les Russes, et on est là dans votre question, font venir ou ont fait venir pendant plusieurs années des migrants africains en leur proposant de s'établir en Russie. Et puis derrière, ils les ont armés et envoyés à la frontière polonaise pour traverser les barbelés. »
RFI — Le grand invité international · Menaces russes: «Poutine cherche à élargir le conflit et à déstabiliser l’Europe qui se réarme»Vérifier à 3:11Voir 2 autres passages
« et on fait un plaidoyer de tous les acteurs qui ont l'influence, des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République qui croient, pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde, et pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais d'autres situations, l'intérêt du monde est de multiplier, de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité, santé, mais l'environnement également, qui est un sujet crucial, et démontrer à ceux qui délibérément baissent leur contribution que ce n'est pas à leur bénéfice. Moi, je pense que la France a, l'Europe, on va dire, pour ne pas être non plus immodeste, mais la France a le meilleur modèle, propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qu'est-ce qui fait plus que la France sur la biodiversité, sur la santé, les vaccins, sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Voilà, ce modèle-là universaliste, ce n'est pas les Russes qui le font, ce n'est pas les Américains qui le font, ce n'est pas les Chinois qui le font. Donc ce modèle-là, si on élimine tous les irritants, le franc CFA, la question des visas, etc., on redeviendra une puissance désirée. »
RFI · Mali : « Les Russes sont en train de négocier leur départ », selon Bruno Fuchs, député françaisVérifier à 0:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes4 oct. 2024 au 22 juil. 2026 · 23 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, c'est un risque, bien évidemment. Je ne suis pas sûr que ça change radicamment la nature de la guerre, car les capacités militaires biélorusses restent limitées, même si ce serait un front nouveau, et ce serait surtout un front également contre l'Europe, car il y a, certains indices le montrent, certaines réflexions, peut-être une volonté, c'est-à-dire Poutine, d'élargir cette guerre, puisqu'il est bloqué sur le front du Donbass, il est attaqué sur son territoire intérieur par des nuées de drones avec des pertes quand même très importantes au plan économique, au plan énergétique. Et donc je pense qu'ils cherchent également des stratégies de dérivation pour desserrer cet étau. »
RFI — Le grand invité international · Menaces russes: «Poutine cherche à élargir le conflit et à déstabiliser l’Europe qui se réarme»Vérifier à 4:46Voir 2 autres passages
« C'est un message politique très clair, puisqu'il s'est dit dans les eaux internationales, pas dans les eaux britanniques, ont été faits au moment où le nouveau Premier ministre britannique prend ses fonctions. Donc on a clairement un message, c'est une salutation effectivement un peu virile. En tout cas, il y a un message politique derrière. Et on voit aussi au large des côtes britanniques une activité navale russe depuis quelques mois beaucoup plus importante. Donc oui, je pense que c'est une volonté d'essayer d'élargir le conflit, de déstabiliser l'Europe. On l'a vu jusqu'à l'année dernière, depuis que la Pologne érige un mur à la frontière biélorusse. C'est ce que j'étais allé voir. Donc une volonté de déstabiliser l'Europe. Là également, c'est une volonté de déstabiliser. Est-ce qu'il peut lancer une guerre contre l'Europe ? Je pense que c'est quand même assez présomptueux, alors même qu'il a du mal à avancer dans le Donbass. En revanche, d'élargir, de déstabiliser au moment où l'Europe est en train de s'armer. Et la grande priorité est question. C'est la capacité de l'Europe à augmenter sa défense, mais aussi la gouvernance. Car il faut piloter cette défense le plus rapidement possible. Et c'est ce qui est en train de se passer. On l'a vu au 14 juillet. On voit sous l'impulsion du président Macron cette volonté de l'Europe de se structurer. Et je pense que ce sont effectivement des signes politiques. Mais on ne voit pas un élargissement de la guerre à l'Europe à ce stade. Même s'il y a certaines incursions, il pourra le faire. »
RFI — Le grand invité international · Menaces russes: «Poutine cherche à élargir le conflit et à déstabiliser l’Europe qui se réarme»Vérifier à 6:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un message politique très clair, puisqu'il s'est dit dans les eaux internationales, pas dans les eaux britanniques, ont été faits au moment où le nouveau Premier ministre britannique prend ses fonctions. Donc on a clairement un message, c'est une salutation effectivement un peu virile. En tout cas, il y a un message politique derrière. Et on voit aussi au large des côtes britanniques une activité navale russe depuis quelques mois beaucoup plus importante. Donc oui, je pense que c'est une volonté d'essayer d'élargir le conflit, de déstabiliser l'Europe. On l'a vu jusqu'à l'année dernière, depuis que la Pologne érige un mur à la frontière biélorusse. C'est ce que j'étais allé voir. Donc une volonté de déstabiliser l'Europe. Là également, c'est une volonté de déstabiliser. Est-ce qu'il peut lancer une guerre contre l'Europe ? Je pense que c'est quand même assez présomptueux, alors même qu'il a du mal à avancer dans le Donbass. En revanche, d'élargir, de déstabiliser au moment où l'Europe est en train de s'armer. Et la grande priorité est question. C'est la capacité de l'Europe à augmenter sa défense, mais aussi la gouvernance. Car il faut piloter cette défense le plus rapidement possible. Et c'est ce qui est en train de se passer. On l'a vu au 14 juillet. On voit sous l'impulsion du président Macron cette volonté de l'Europe de se structurer. Et je pense que ce sont effectivement des signes politiques. Mais on ne voit pas un élargissement de la guerre à l'Europe à ce stade. Même s'il y a certaines incursions, il pourra le faire. »
RFI — Le grand invité international · Menaces russes: «Poutine cherche à élargir le conflit et à déstabiliser l’Europe qui se réarme»Vérifier à 6:01Voir 2 autres passages
« C'est un message politique très clair, puisqu'il s'est dit dans les eaux internationales, pas dans les eaux britanniques, ont été faits au moment où le nouveau Premier ministre britannique prend ses fonctions. Donc on a clairement un message, c'est une salutation effectivement un peu virile. En tout cas, il y a un message politique derrière. Et on voit aussi au large des côtes britanniques une activité navale russe depuis quelques mois beaucoup plus importante. Donc oui, je pense que c'est une volonté d'essayer d'élargir le conflit, de déstabiliser l'Europe. On l'a vu jusqu'à l'année dernière, depuis que la Pologne érige un mur à la frontière biélorusse. C'est ce que j'étais allé voir. Donc une volonté de déstabiliser l'Europe. Là également, c'est une volonté de déstabiliser. Est-ce qu'il peut lancer une guerre contre l'Europe ? Je pense que c'est quand même assez présomptueux, alors même qu'il a du mal à avancer dans le Donbass. En revanche, d'élargir, de déstabiliser au moment où l'Europe est en train de s'armer. Et la grande priorité est question. C'est la capacité de l'Europe à augmenter sa défense, mais aussi la gouvernance. Car il faut piloter cette défense le plus rapidement possible. Et c'est ce qui est en train de se passer. On l'a vu au 14 juillet. On voit sous l'impulsion du président Macron cette volonté de l'Europe de se structurer. Et je pense que ce sont effectivement des signes politiques. Mais on ne voit pas un élargissement de la guerre à l'Europe à ce stade. Même s'il y a certaines incursions, il pourra le faire. »
RFI — Le grand invité international · Menaces russes: «Poutine cherche à élargir le conflit et à déstabiliser l’Europe qui se réarme»Vérifier à 6:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un message politique très clair, puisqu'il s'est dit dans les eaux internationales, pas dans les eaux britanniques, ont été faits au moment où le nouveau Premier ministre britannique prend ses fonctions. Donc on a clairement un message, c'est une salutation effectivement un peu virile. En tout cas, il y a un message politique derrière. Et on voit aussi au large des côtes britanniques une activité navale russe depuis quelques mois beaucoup plus importante. Donc oui, je pense que c'est une volonté d'essayer d'élargir le conflit, de déstabiliser l'Europe. On l'a vu jusqu'à l'année dernière, depuis que la Pologne érige un mur à la frontière biélorusse. C'est ce que j'étais allé voir. Donc une volonté de déstabiliser l'Europe. Là également, c'est une volonté de déstabiliser. Est-ce qu'il peut lancer une guerre contre l'Europe ? Je pense que c'est quand même assez présomptueux, alors même qu'il a du mal à avancer dans le Donbass. En revanche, d'élargir, de déstabiliser au moment où l'Europe est en train de s'armer. Et la grande priorité est question. C'est la capacité de l'Europe à augmenter sa défense, mais aussi la gouvernance. Car il faut piloter cette défense le plus rapidement possible. Et c'est ce qui est en train de se passer. On l'a vu au 14 juillet. On voit sous l'impulsion du président Macron cette volonté de l'Europe de se structurer. Et je pense que ce sont effectivement des signes politiques. Mais on ne voit pas un élargissement de la guerre à l'Europe à ce stade. Même s'il y a certaines incursions, il pourra le faire. »
RFI — Le grand invité international · Menaces russes: «Poutine cherche à élargir le conflit et à déstabiliser l’Europe qui se réarme»Vérifier à 6:01Voir 2 autres passages
« C'est un message politique très clair, puisqu'il s'est dit dans les eaux internationales, pas dans les eaux britanniques, ont été faits au moment où le nouveau Premier ministre britannique prend ses fonctions. Donc on a clairement un message, c'est une salutation effectivement un peu virile. En tout cas, il y a un message politique derrière. Et on voit aussi au large des côtes britanniques une activité navale russe depuis quelques mois beaucoup plus importante. Donc oui, je pense que c'est une volonté d'essayer d'élargir le conflit, de déstabiliser l'Europe. On l'a vu jusqu'à l'année dernière, depuis que la Pologne érige un mur à la frontière biélorusse. C'est ce que j'étais allé voir. Donc une volonté de déstabiliser l'Europe. Là également, c'est une volonté de déstabiliser. Est-ce qu'il peut lancer une guerre contre l'Europe ? Je pense que c'est quand même assez présomptueux, alors même qu'il a du mal à avancer dans le Donbass. En revanche, d'élargir, de déstabiliser au moment où l'Europe est en train de s'armer. Et la grande priorité est question. C'est la capacité de l'Europe à augmenter sa défense, mais aussi la gouvernance. Car il faut piloter cette défense le plus rapidement possible. Et c'est ce qui est en train de se passer. On l'a vu au 14 juillet. On voit sous l'impulsion du président Macron cette volonté de l'Europe de se structurer. Et je pense que ce sont effectivement des signes politiques. Mais on ne voit pas un élargissement de la guerre à l'Europe à ce stade. Même s'il y a certaines incursions, il pourra le faire. »
RFI — Le grand invité international · Menaces russes: «Poutine cherche à élargir le conflit et à déstabiliser l’Europe qui se réarme»Vérifier à 6:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées26 janv. 2026 au 22 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« la perte d'influence, le départ, ou en tout cas l'minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Ça va être leur modèle, leur laboratoire. Parce qu'après, il y a une porte sur l'océan Indien. Donc nous, Français, on a intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer ça. Sur l'influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner. Donc si on est très présent, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et emprise à Madagascar. Je pense que l'intérêt du président Mikhaël n'est pas de tout mettre dans le panier russe. Monsieur le député Bruno Fuchs, je vous remercie. Merci. »
RFI · Mali : « Les Russes sont en train de négocier leur départ », selon Bruno Fuchs, député françaisVérifier à 4:25Voir 2 autres passages
« Il faut que les choses soient claires. Vous prenez l'angle sur la question du média et donc des RFI, mais je vous comprends. Moi, je réponds plus globalement, un, sur la diplomatie et la capacité du ministère fratangère d'agir avec plus de force, et quand on n'est pas présent sur un terrain, les autres y sont. Et donc, on a un, moins d'influence, mais aussi on a moins de contrats, et l'économie se développe moins bien. Et deux, sur le volet média, il faut aussi beaucoup plus de présence pour notre influence générale, pour qu'on parle de la France, pour qu'on parle de nos problématiques, pour qu'on fasse passer aussi le modèle de société dans lequel on veut vivre, car on voit bien que le modèle dans lequel on reconnaît le droit, les libertés publiques, la vision multilatérale, donc le droit international aussi, c'est un modèle qui est de plus en plus contesté, même par les Etats-Unis et les amis, sans Trump, aujourd'hui. Donc, ce modèle-là, on a besoin de voies politiques, diplomatiques, mais aussi médiatiques, parce que les médias, c'est aussi la société civile, c'est les sportifs, c'est aussi les artistes, c'est tous les gens qui procèdent, justement, de cette influence de la France. Et donc, on a besoin de plus de budget pour les cadorsés, mais aussi pour les médias français. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 12:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités21 nov. 2024 au 22 mai 2026 · 23 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a plusieurs scénarios. Je vais en donner deux pour être rapide. Le premier, si l'agent, et donc le président Goïta, est à peu près raisonnable, il ouvre les négociations. Il y a une période de transition, 3-6 mois, avec un des militaires de la transition, on ne peut pas donner de nom là, qui ne serait pas Goïta, et qui va jusqu'aux élections, avec une période électorale, dans 3 ou 6 mois. Et c'est là que la question se pose. C'est, dans la gouvernance, dans le travail commun, il faudrait intégrer le GENIM. Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudrait intégrer le GENIM. Le GENIM, je pense, est prêt à déposer les armes et arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas à prendre le contrôle du Mali, mais à participer à la vie politique. Alors, la question qui va se poser, c'est, nous, Européens ou Français, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on supporte cette transition dans laquelle le GENIM a un rôle politique ou ne la supporte pas ? Je ne sais pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un problème politique. Et deuxième scénario, c'est que la Jeune veut résister, absolument, ne discute pas. Et à un moment ou à un autre, ils sont en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, etc. Contrairement à ce qu'ils disent, mais comme des éléments montrant qu'ils regardent les conditions de leur départ. Et là, à un moment, la Jeune tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait une négociation. »
RFI · Mali : « Les Russes sont en train de négocier leur départ », selon Bruno Fuchs, député françaisVérifier à 3:01Voir 2 autres passages
« en gros on a tiré 500 personnes pour en avoir 150 on a un sur trois à peu près parce qu'il faut une représentation géographique il faut une représentation également paritaire en tout cas homme-femme voilà et puis il y a une petite partie quand même qui a été cooptée des gens qui sont déjà dans la vie publique des syndicalistes ou des présents d'associations pour quand même donner un peu de liant et de capacité d'agir »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 35:01
« Alors, d'abord, c'est un rapport qui a été travaillé et donc rendu par deux parlementaires de ma commission qui sont Pierre Priptich et puis Liliana Tanguy et donc qui a fait l'unanimité lors de son passage en commission. Non, je pense qu'il y a un contexte géopolitique, de tumulte géopolitique, de déconstruction de l'ordre international et qui fait qu'aujourd'hui, on a besoin de beaucoup plus de mobilisation de parlementaires, de la société civile et que dans un monde dans lequel on a une vision multilatérale avec des règles de droit internationales qui sont clairement respectées par tout le monde, le nombre de conflits est limité. Là, le nombre de crises est tel, le chaos est tel, l'incompréhension de ce que le monde est en train de devenir est telle qu'il faut mobiliser beaucoup plus de forces pour qu'un pays se fasse entendre, se fasse respecter et que la puissance, l'influence de ce pays se fasse entendre. Et donc, on a besoin de beaucoup plus de présence sur place, beaucoup plus d'action et les parlementaires ont une position aujourd'hui par la légimité des urnes qui leur permet soit de renforcer l'action du gouvernement, soit de compléter cette action quand les exécutifs, l'ensemble de situations, et on le voit, on pense plutôt au Sahel quand on pense ou à l'AES quand on pense à ça, mais il y a d'autres situations dans lesquelles les exécutifs sont en conflit. Et donc là, vous avez besoin de gens qui parlent, qui échangent et d'autres canaux pour qu'on puisse maintenir des relations à minima avec des pays dans lesquels les exécutifs sont en antiphase. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, d'abord, c'est un rapport qui a été travaillé et donc rendu par deux parlementaires de ma commission qui sont Pierre Priptich et puis Liliana Tanguy et donc qui a fait l'unanimité lors de son passage en commission. Non, je pense qu'il y a un contexte géopolitique, de tumulte géopolitique, de déconstruction de l'ordre international et qui fait qu'aujourd'hui, on a besoin de beaucoup plus de mobilisation de parlementaires, de la société civile et que dans un monde dans lequel on a une vision multilatérale avec des règles de droit internationales qui sont clairement respectées par tout le monde, le nombre de conflits est limité. Là, le nombre de crises est tel, le chaos est tel, l'incompréhension de ce que le monde est en train de devenir est telle qu'il faut mobiliser beaucoup plus de forces pour qu'un pays se fasse entendre, se fasse respecter et que la puissance, l'influence de ce pays se fasse entendre. Et donc, on a besoin de beaucoup plus de présence sur place, beaucoup plus d'action et les parlementaires ont une position aujourd'hui par la légimité des urnes qui leur permet soit de renforcer l'action du gouvernement, soit de compléter cette action quand les exécutifs, l'ensemble de situations, et on le voit, on pense plutôt au Sahel quand on pense ou à l'AES quand on pense à ça, mais il y a d'autres situations dans lesquelles les exécutifs sont en conflit. Et donc là, vous avez besoin de gens qui parlent, qui échangent et d'autres canaux pour qu'on puisse maintenir des relations à minima avec des pays dans lesquels les exécutifs sont en antiphase. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 1:20Voir 2 autres passages
« C'est lorsqu'il y a une valeur ajoutée à porter avec la RDC. C'est une mission très ponctuelle. La Chine, par exemple, a un traité de coopération économique avec la RDC. La France n'en a pas. Et chaque fois que vous allez en RDC, les responsables politiques ou économiques vous disent qu'on a besoin de plus de France. On attend la France. On attend les industriels français. Et donc, on va envoyer deux parlementaires français et deux parlementaires congolais pour écrire ou préparer un traité de coopération économique que l'on apportera après à nos exécutifs. Vous parliez de complémentarité ou d'être dans le sillage de la politique française. Là, typiquement, on va contribuer à l'écriture de ce traité et ce traité, ensuite, sera proposé aux exécutifs pour qu'ils le finalisent et le signent. Donc, c'est une contribution, justement, à l'influence de la France. Avec le Maroc, on va faire un traité d'amitié dans les nouvelles relations avec le Maroc et on va avoir, on a demandé à ce qu'on ait une contribution de parlementaires qui puisse apporter une valeur ajoutée de représentation des citoyens au traité d'amitié entre la France et le Maroc. Mais, on parle d'Afrique, mais en Europe, surtout, on met beaucoup, beaucoup d'énergie et d'efforts en Europe pour essayer de faire de l'Europe une grande puissance pour nous défendre et assurer notre souveraineté et assurer la paix en Europe qui est menacée. Et donc, on travaille beaucoup avec l'Europe. J'ai créé la conférence des présidents des commissions des affaires étrangères de l'Union européenne pour qu'on puisse en permanence échanger, parler et harmoniser des positions et travailler sur un renforcement de la puissance de l'Europe. Quand il y a un conflit, par exemple, en Europe entre la Serbie et le Kosovo aujourd'hui qui fait qu'on ne peut pas harmoniser l'Europe tant qu'il y a des conflits même s'ils sont localisés, eh bien, on a envoyé une mission de parlementaires pour Français, ils étaient quatre, pour voir comment on peut accompagner les deux pays à une meilleure reconnaissance de leur situation. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités1 juil. 2025 au 28 févr. 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est lorsqu'il y a une valeur ajoutée à porter avec la RDC. C'est une mission très ponctuelle. La Chine, par exemple, a un traité de coopération économique avec la RDC. La France n'en a pas. Et chaque fois que vous allez en RDC, les responsables politiques ou économiques vous disent qu'on a besoin de plus de France. On attend la France. On attend les industriels français. Et donc, on va envoyer deux parlementaires français et deux parlementaires congolais pour écrire ou préparer un traité de coopération économique que l'on apportera après à nos exécutifs. Vous parliez de complémentarité ou d'être dans le sillage de la politique française. Là, typiquement, on va contribuer à l'écriture de ce traité et ce traité, ensuite, sera proposé aux exécutifs pour qu'ils le finalisent et le signent. Donc, c'est une contribution, justement, à l'influence de la France. Avec le Maroc, on va faire un traité d'amitié dans les nouvelles relations avec le Maroc et on va avoir, on a demandé à ce qu'on ait une contribution de parlementaires qui puisse apporter une valeur ajoutée de représentation des citoyens au traité d'amitié entre la France et le Maroc. Mais, on parle d'Afrique, mais en Europe, surtout, on met beaucoup, beaucoup d'énergie et d'efforts en Europe pour essayer de faire de l'Europe une grande puissance pour nous défendre et assurer notre souveraineté et assurer la paix en Europe qui est menacée. Et donc, on travaille beaucoup avec l'Europe. J'ai créé la conférence des présidents des commissions des affaires étrangères de l'Union européenne pour qu'on puisse en permanence échanger, parler et harmoniser des positions et travailler sur un renforcement de la puissance de l'Europe. Quand il y a un conflit, par exemple, en Europe entre la Serbie et le Kosovo aujourd'hui qui fait qu'on ne peut pas harmoniser l'Europe tant qu'il y a des conflits même s'ils sont localisés, eh bien, on a envoyé une mission de parlementaires pour Français, ils étaient quatre, pour voir comment on peut accompagner les deux pays à une meilleure reconnaissance de leur situation. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 23:17Voir 2 autres passages
« La question des visas, la question des titres de séjour, la question du recommand familial, toutes ces questions des étudiants, des personnes âgées, des retraités, etc. Donc toutes ces questions-là. Et puis si vous faites des propositions les mêmes avec des parlementaires des deux pays, eh bien là, vous avez plus de poids vis-à-vis de vos deux exécutifs. Ce sont des propositions pour enrichir la relation. Donc ça, c'est le deuxième aspect de notre réflexion, c'est qu'il s'agit d'enrichir en tout cas la réflexion pour apporter des contributions aux exécutifs. Et après, c'est l'exécutif qui le met en place. Donc on est une force de réflexion et de contribution, on peut l'être, en tout cas dans la réflexion liée aux affaires internationales. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 5:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais un ancien journaliste qui est passé de l'autre côté aujourd'hui. Ça me permet de mieux comprendre d'abord les logiques dans lesquelles travaille un groupe média ou un média public, mais aussi les perceptions que les populations, les pays, les citoyens auxquels vous adressez, le perçoivent. Quand vous êtes en Afrique et que RFI ou d'autres médias critiquent la France parce que l'action de la France est peut-être critiquable et vous le faites régulièrement, c'est un média indépendant, en Afrique, souvent, on pense, RFI, c'est un média national, donc c'est un média d'État. Il y a une confusion dans la perception du public extérieur, pas en France, sur le fait que RFI ou France Média Monde sont des médias d'État, alors que nous, on le pense comme médias publics, c'est-à-dire d'informations publiques, donc libres et objectifs. Et donc, quand vous interviewez, par exemple, des gens qui parlent contre la France, en Afrique, souvent, les gens disent, oui, mais la France parle contre elle-même, donc ça affaiblit la position de la France. Donc, il faut, d'une part, que le média reste indépendant, et peut-être aussi, grâce à un nombre de réflexions éditoriales, intègre aussi l'impact que peut avoir l'expression sur RFI, sur l'image et les conséquences négatives que ça peut avoir sur la France. Je pense qu'il faut trouver un équilibre un peu savant autour de ça, car en face, quand vous avez RT, par exemple, eux, ils y vont à coups de fausses informations. Média Russe, hein. Voilà, Média Russe, là, ils y vont à coups de fausses informations. Voilà, avec des budgets qui sont une fois et demie ceux de la France, quoi. Et là, ils ne font pas d'informations. Là, ils font de la propagande, voire de la désinformation. Donc, on a ça à tenir en compte. Je pense qu'il faut qu'on se parle, mais que la prise de conscience et la responsabilité éditoriale doit aussi intégrer l'impact que ça peut avoir sur nos propres perceptions des publics sur la France. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 14:13Voir 2 autres passages
« On parle de groupe, de groupe d'extrême droite. Vous parliez des groupes qui sont capables d'utiliser la violence très fortement. Dans cette phrase-là, elle n'a pas d'équivalent dans la politique française. Et donc, on rencontre des éclaircissements. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 34:35
« Eh bien, si vous faites ça et que vous... On voit bien les propos de Jean-Luc Mélenchon. Maintenant, il choisit ses journalistes, etc. Donc, on s'éloigne de plus en plus des principes républicains ou démocratiques. Vous avez Mathilde Panot qui dit que par tous les moyens, elle empêchera l'arrivée du RN légalement par les urnes. Ça veut dire que c'est la force et la violence avant l'accès. Donc, on est dans un monde de violence, un monde qui n'est plus démocratique, qui ne reconnaît plus les règles de la République et à l'extrême droite. Vous avez l'équivalent. Donc, si on laisse, comme on le voit dans le monde, proliférer et prospérer les actes délictueux de violence, eh bien, on a du souci à se faire. Donc, ça veut dire aussi, peut-être juste rapidement, ça veut dire aussi que ça donne plus de responsabilité à l'espace, on va dire, central du bloc républicain de mieux exprimer. Les risques sont très forts que les dérives apparaissent de plus en plus massivement pour que cet espace-là, au plus vite et au plus fort, s'engage sur les règles démocratiques et républicaines. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais un ancien journaliste qui est passé de l'autre côté aujourd'hui. Ça me permet de mieux comprendre d'abord les logiques dans lesquelles travaille un groupe média ou un média public, mais aussi les perceptions que les populations, les pays, les citoyens auxquels vous adressez, le perçoivent. Quand vous êtes en Afrique et que RFI ou d'autres médias critiquent la France parce que l'action de la France est peut-être critiquable et vous le faites régulièrement, c'est un média indépendant, en Afrique, souvent, on pense, RFI, c'est un média national, donc c'est un média d'État. Il y a une confusion dans la perception du public extérieur, pas en France, sur le fait que RFI ou France Média Monde sont des médias d'État, alors que nous, on le pense comme médias publics, c'est-à-dire d'informations publiques, donc libres et objectifs. Et donc, quand vous interviewez, par exemple, des gens qui parlent contre la France, en Afrique, souvent, les gens disent, oui, mais la France parle contre elle-même, donc ça affaiblit la position de la France. Donc, il faut, d'une part, que le média reste indépendant, et peut-être aussi, grâce à un nombre de réflexions éditoriales, intègre aussi l'impact que peut avoir l'expression sur RFI, sur l'image et les conséquences négatives que ça peut avoir sur la France. Je pense qu'il faut trouver un équilibre un peu savant autour de ça, car en face, quand vous avez RT, par exemple, eux, ils y vont à coups de fausses informations. Média Russe, hein. Voilà, Média Russe, là, ils y vont à coups de fausses informations. Voilà, avec des budgets qui sont une fois et demie ceux de la France, quoi. Et là, ils ne font pas d'informations. Là, ils font de la propagande, voire de la désinformation. Donc, on a ça à tenir en compte. Je pense qu'il faut qu'on se parle, mais que la prise de conscience et la responsabilité éditoriale doit aussi intégrer l'impact que ça peut avoir sur nos propres perceptions des publics sur la France. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 14:13Voir 2 autres passages
« Il faut regarder après dans la durée, il y a eu des hauts et des bas, donc il faut être prudent sur la reprise, même si on la souhaite. Mais alors, sur l'Algérie ? Je n'ai jamais arrêté de parler à mes homologues algériens pendant toute cette période. On a essayé de faire influencer un certain nombre de Français ici ou d'Algériens sur place parce que quand vous avez un discours anti-algérien en France, vous avez un discours anti-français en Algérie. Quand vous avez un discours qui montre que l'intérêt de la France et de l'Algérie est de développer des coopérations, ne serait-ce que pour des raisons économiques, la France a perdu 25% de ses exportations en 2025. Ce n'est pas par hasard, ça a des conséquences économiques pour tout le monde et pour tous les Français. Ça a des équilibres à la balance commerciale et donc les richesses en France. Donc tout est lié. Donc moi, j'ai continué à discuter en permanence et on continue de le faire avec mes homologues. Si j'ai pris la clé de Tiacola, c'est qu'il faut justement... »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 25:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« C'est le type où on se fait confiance et c'est un chanteur congolais né à Bondi en France et qui fait le lien entre les deux pays. On a besoin justement de personnes qui font le lien entre deux pays. Quand on se fait confiance dans les deux pays, on a de la paix, on n'a pas de conflit et on a plus de richesse pour les habitants. Donc avec l'Algérie, c'est ce qu'il faut arriver. Un certain nombre d'acteurs, notamment des parlementaires mais d'autres aussi, qui contribuent à renforcer la relation entre les deux pays pour créer et de la paix et de la richesse. Il y a quand même 6 millions de franco-algériens ou de biculturels comme je les appelle. C'est un peu pas très précis comme terminologie mais pour montrer que ce sont des gens qui vivent des deux côtés de la Méditerranée. C'est un peuple entier et ces gens-là, ils n'ont pas du tout envie de se fâcher. Ils sont bien en Algérie, ils sont bien en France et les familles sont des deux côtés. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 26:42
« C'est le type où on se fait confiance et c'est un chanteur congolais né à Bondy en France et qui fait le lien entre les deux pays. On a besoin justement de personnes qui font le lien entre deux pays. Quand on se fait confiance dans les deux pays, on a de la paix, on n'a pas de conflit et on a plus de richesse pour les habitants. Donc, avec l'Algérie, c'est ce qu'il faut arriver. À un certain nombre d'acteurs, notamment des parlementaires mais d'autres aussi, qui contribuent à renforcer la relation entre les deux pays pour créer et de la paix et de la richesse. Il y a quand même 6 millions de franco-algériens ou de biculturels, comme je les appelle. C'est un peu pas très précis comme terminologie mais pour montrer que ce sont des gens qui vivent des deux côtés de la Méditerranée. C'est un peuple entier et ces gens-là, ils n'ont pas du tout envie de se fâcher. Ils sont bien en Algérie, ils sont bien en France et les familles sont des deux côtés. »
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 26:52
« Il y a plusieurs scénarios. Je vais en donner deux pour être rapide. Le premier, si l'agent, et donc le président Goïta, est à peu près raisonnable, il ouvre les négociations. Il y a une période de transition, 3-6 mois, avec un des militaires de la transition, on ne peut pas donner de nom là, qui ne serait pas Goïta, et qui va jusqu'aux élections, avec une période électorale, dans 3 ou 6 mois. Et c'est là que la question se pose. C'est, dans la gouvernance, dans le travail commun, il faudrait intégrer le GENIM. Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudrait intégrer le GENIM. Le GENIM, je pense, est prêt à déposer les armes et arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas à prendre le contrôle du Mali, mais à participer à la vie politique. Alors, la question qui va se poser, c'est, nous, Européens ou Français, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on supporte cette transition dans laquelle le GENIM a un rôle politique ou ne la supporte pas ? Je ne sais pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un problème politique. Et deuxième scénario, c'est que la Jeune veut résister, absolument, ne discute pas. Et à un moment ou à un autre, ils sont en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, etc. Contrairement à ce qu'ils disent, mais comme des éléments montrant qu'ils regardent les conditions de leur départ. Et là, à un moment, la Jeune tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait une négociation. »
RFI · Mali : « Les Russes sont en train de négocier leur départ », selon Bruno Fuchs, député françaisVérifier à 3:01
« Les Sahéliens, en général, parce que la situation au Burkina et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires, en général, s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti, chassé le partenaire français, finalement, aujourd'hui, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne pense à quelques jours à vivre, ou quelques semaines à vivre, et qu'aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au JNIM. Et donc, le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois. Ça, c'est inéluctable. Donc oui, pour les Maliens, ils ont le choix entre des djihadistes intégristes, pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts, et les rebelles du FLA, et la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali. Et ça, bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés, certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibeka qui faisait défaut, parce que son action politique était insuffisante, mais aujourd'hui, effectivement, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a 5 ou 6 ans. »
RFI · Mali : « Les Russes sont en train de négocier leur départ », selon Bruno Fuchs, député françaisVérifier à 1:52
« Oui, on n'a pas créé un statut. On a créé une façon de se rencontrer pour échanger nos positions et pour travailler. On le fera à Bruxelles au mois d'avril prochain sur les priorités. Mais il y a un agenda, il y a des réunions régulières programmées. On est en train de le s'initier qu'on a lancé. On s'est réunis une fois dans la prochaine réunion. On va créer justement les deux ou trois priorités de notre action et ensuite les moyens qu'on va mettre en œuvre pour arriver à nos fins. On va travailler sur la question de la vision du système multilatéral de gouvernance du monde. On voit bien qu'il est menacé complètement, droit international. On va travailler certainement sur comment faire de l'Europe une superpuissance, une puissance forte qui garantit notre souveraineté, la paix et les intérêts des Européens et puis bien sûr la question de l'Ukraine et de la guerre avec la Russie pour voir comment on peut contribuer. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 27:47
« Oui, bien sûr, c'est une menace. C'est une menace pour la démocratie d'abord, puisqu'on voit que le régime est extrêmement autoritaire. Et donc c'est une menace pour la Pologne. Mais une menace pour la Pologne, c'est une menace pour l'Europe. On voit bien qu'aujourd'hui, et c'est la raison de mon déplacement avec mon homologue allemand, le président de la Commission d'affaires étrangères, Armin Laschet, et mon homologue polonais, on a voulu aussi montrer en triangle Weimar, c'est-à-dire dans cette structure-là, que l'Europe doit être mobilisée. Toute attaque à la frontière polonaise, il y en a eu beaucoup, notamment concernant des attaques hybrides avec des envois de migrants, je dis ça un peu brutalement, mais les Russes, et on est là dans votre question, font venir ou ont fait venir pendant plusieurs années des migrants africains en leur proposant de s'établir en Russie. Et puis derrière, ils les ont armés et envoyés à la frontière polonaise pour traverser les barbelés. »
RFI — Le grand invité international · Menaces russes: «Poutine cherche à élargir le conflit et à déstabiliser l’Europe qui se réarme»Vérifier à 3:11
« Il y a des cadeaux, il y a aussi le financement de billets d'avion, de choses comme ça, et tout le contexte. Ce n'est pas ça qui va mettre fin à l'influence ou aux ingérences, mais c'est un marqueur fort, une prise de conscience. Mais aujourd'hui, les choses sont assez codifiées. Quand vous déplacez, vous déclarez vos déplacements, la plupart du temps, c'est ce qu'il faut faire. Après, les codifications sont déjà assez établies. On a des discussions très régulaires avec le déontologue sur chaque action que l'on peut faire. Donc, c'est là un rappel de la prise de conscience qui a un risque. Il y a un certain nombre de pays qui sont là et qui pourraient essayer d'influencer l'ensemble de parlementaires. C'est le cas depuis la nuit des temps. Et donc là, c'est un rappel qu'aujourd'hui, on a ces risques-là et c'est un rappel à la responsabilité des parlementaires. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 20:30
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 1:20
« Alors ça, c'est le rapport de Pierre Priptich et de Liana Tanguy qui le dit. Ça veut dire qu'aujourd'hui, chaque groupe d'amitié a peu de moyens. Il n'y a pas de moyens. Le groupe d'amitié, c'est le groupe d'amitié avec des pays. Avec des pays. C'est France-Ukraine, par exemple. Là, le groupe est très, très actif parce qu'il y a une situation critique. Mais il y a France-Albanie, France-États-Unis, France-Chine, etc. Donc, ces groupes-là, ils n'ont pas de moyens pour travailler. Et donc, l'idée, le mot de rationaliser, c'est plutôt essayer de voir comment. Moi, je le fais quasiment tout le temps, comme si on a fait l'étranger. Quand on traite un sujet, je tente d'associer toujours le groupe d'amitié pour additionner nos moyens. Et rationner, c'est à les additionner pour que chacun ne travaille pas dans son sillon, même à l'Assemblée nationale. Mais que sur un pays donné ou une problématique donnée, on additionne toutes les forces vives et tous les députés qui s'intéressent à cette problématique. C'est un problème de moyens et de les additionner à ces moyens pour qu'ils soient plus efficaces. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 9:13
« Non, parce que le rapport ne donne pas de doctrine. Le rapport dit qu'il faut établir une doctrine. Et une doctrine, c'est dans laquelle on a aujourd'hui clairement en France, et il n'y a aucun doute là-dessus, c'est le président de la République qui, dans la Constitution, a la fonction d'établir la doctrine en matière de politique étrangère. Et ensuite, bien sûr, le Prat Armé, c'est le ministère des Affaires étrangères qui met en œuvre. Et donc, le Parlement, dans cette logique-là, doit être une force additionnelle, doit être une force complémentaire qui permet de mieux déployer et renforcer l'influence de la France. On est complètement dans cette ligne-là. Il ne s'agit pas d'imaginer autre chose qu'un bras armé, donc une capacité de mettre en œuvre des politiques publiques en matière de stratégie extérieure. Pour autant, ce n'est pas une diplomatie de secours. Non, c'est une diplomatie qui peut contribuer, qui doit contribuer. Par exemple, quand je lance un certain nombre d'initiatives avec la Commission qui est de monter des missions d'information, comme on le fait dans une commission habituelle, mais conjointes avec un pays extérieur. Par exemple, la première qu'on a lancée, c'est avec le Sénégal. On est en train de lancer une mission dans laquelle vous avez des parlementaires sénégalais et des parlementaires français qui vont travailler sur le même sujet et qui vont en avoir un rapport avec des propositions à deux exécutifs. Il y a deux sujets. Le premier qui est structurant la relation de la France avec l'Afrique, c'est quel type de partenariat, de relations renouvelées vers plus de souveraineté et d'égalité les deux pays doivent avoir. Comment on repense la relation de la France avec des pays d'Afrique francophone et le Sénégal ? C'est un sujet sur lequel vous avez travaillé, ça. J'ai travaillé et aujourd'hui, par exemple, il n'y a pas, je pense, de stratégie française claire sur la façon dont la France doit évoluer pour mieux renforcer ses relations avec les pays d'Afrique francophone. C'est un nombre de pays qui doutent ou qui sont... On le voit, enfin, je vais répondre à vos questions, mais on voit très bien qu'aujourd'hui, dans l'Afrique francophone, il y a un certain nombre de voix qui s'élèvent contre la façon dont la France s'y prend. Donc la France doit renouveler cette approche et aujourd'hui, il n'y a pas de réflexion sur ce sujet-là et donc les parlementaires des deux commissions vont faire des propositions. Et puis le deuxième sujet que l'on va traiter avec nos homologues sénégalais, c'est les questions de mobilité. Je pense que la clé des relations de confiance entre deux pays, c'est les questions de mobilité, notamment avec l'Afrique. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 3:05
RFI · Bruno Fuchs : « Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France » • RFIVérifier à 33:08
« Je ne sais pas ce qu'est les nuits, mais dans le contexte actuel de crise quasi permanente et multigéographique, on a besoin de plus de présence. Donc, on a besoin, effectivement, de mieux déployer nos forces. Et par rapport à d'autres pays, on discutait avant notamment des moyens mis en œuvre sur l'action extérieure, sur les médias extérieurs, les Allemands mettent plus de moyens, les Britanniques mettent beaucoup plus de moyens sur les médias, donc sur l'influence de la France à travers les médias, ou Allemands ou Britanniques, les Russes mettent plus de moyens sur leur influence. Donc, en matière de diplomatie, nous aussi, on doit avoir plus de moyens, donc plus de personnes sur le terrain. Autant les coordonner et que chacun ne fasse pas ce qu'il veut quand il veut. »
RFI — L'Atelier politique · Bruno Fuchs : «Le Parlement doit contribuer à renforcer l'influence de la France»Vérifier à 11:19