Hier encore, Moscou qui multiplie les provocations avec ce navire de guerre russe au large de la Grande-Bretagne qui a mené un exercice de tir réel au large. Toutes ces provocations, c'est une nouvelle alerte pour les Européens ?
Réponse directeC'est un message politique très clair, puisqu'il s'est dit dans les eaux internationales, pas dans les eaux britanniques, ont été faits au moment où le nouveau Premier ministre britannique prend ses fonctions. Donc on a clairement un message, c'est une salutation effectivement un peu virile. En tout cas, il y a un message politique derrière. Et on voit aussi au large des côtes britanniques une activité navale russe depuis quelques mois beaucoup plus importante. Donc oui, je pense que c'est une volonté d'essayer d'élargir le conflit, de déstabiliser l'Europe. On l'a vu jusqu'à l'année dernière, depuis que la Pologne érige un mur à la frontière biélorusse. C'est ce que j'étais allé voir. Donc…
« C'est un message politique très clair, puisqu'il s'est dit dans les eaux internationales, pas dans les eaux britanniques, ont été faits au moment où le nouveau Premier ministre britannique prend ses fonctions. Donc on a clairement un message, c'est une salutation effectivement un peu virile. En tout cas, il y a un message politique derrière. Et on voit aussi au large des côtes britanniques une activité navale russe depuis quelques mois beaucoup plus importante. Donc oui, je pense que c'est une volonté d'essayer d'élargir le conflit, de déstabiliser l'Europe. On l'a vu jusqu'à l'année dernière, depuis que la Pologne érige un mur à la frontière biélorusse. C'est ce que j'étais allé voir. Donc une volonté de déstabiliser l'Europe. Là également, c'est une volonté de déstabiliser. Est-ce qu'il peut lancer une guerre contre l'Europe ? Je pense que c'est quand même assez présomptueux, alors même qu'il a du mal à avancer dans le Donbass. En revanche, d'élargir, de déstabiliser au moment où l'Europe est en train de s'armer. Et la grande priorité est question. C'est la capacité de l'Europe à augmenter sa défense, mais aussi la gouvernance. Car il faut piloter cette défense le plus rapidement possible. Et c'est ce qui est en train de se passer. On l'a vu au 14 juillet. On voit sous l'impulsion du président Macron cette volonté de l'Europe de se structurer. Et je pense que ce sont effectivement des signes politiques. Mais on ne voit pas un élargissement de la guerre à l'Europe à ce stade. Même s'il y a certaines incursions, il pourra le faire. »
