Est-ce que la porte était ouverte ou les portes étaient closes ?
Réponse partielleAlors, la première fois, les portes étaient amplement ouvertes. Pour Biogarant. Pour Biogarant. Pour la seconde fois, l'MB Aerospice, je vous raconterai. Là, j'ai clairement vécu ce qu'est le verrou de Bercy. Oui. Première fois sur Biogarant, j'y suis allée la semaine dernière parce qu'il se trouve que Biogarant a été vendu avec autorisation du gouvernement. D'accord ? A un fonds d'investissement britannique. C'est quoi Biogarant pour que les Français qui nous écoutent se rendent compte ? C'est en fait un tiers des médicaments génériques consommés par les Français. C'est énorme. C'est un pilier de notre santé qui est aujourd'hui bradé, si je puis dire, à un fonds d'investissement. Pas bradé…
« Alors, la première fois, les portes étaient amplement ouvertes. Pour Biogarant. Pour Biogarant. Pour la seconde fois, l'MB Aerospice, je vous raconterai. Là, j'ai clairement vécu ce qu'est le verrou de Bercy. Oui. Première fois sur Biogarant, j'y suis allée la semaine dernière parce qu'il se trouve que Biogarant a été vendu avec autorisation du gouvernement. D'accord ? A un fonds d'investissement britannique. C'est quoi Biogarant pour que les Français qui nous écoutent se rendent compte ? C'est en fait un tiers des médicaments génériques consommés par les Français. C'est énorme. C'est un pilier de notre santé qui est aujourd'hui bradé, si je puis dire, à un fonds d'investissement. Pas bradé, mais en tout cas, qui a été vendu. Vous avez raison parce que c'est vendu assez cher, d'ailleurs. Oui, c'est pour ça que le mot bradé ne paraissait pas le bon mot. C'est plutôt notre souveraineté en matière de médicaments qui est bradé. Par contre, ça a été vendu assez cher, effectivement, à un fonds d'investissement britannique. Ça veut dire que... Il était déjà actionnaire. Il a déjà racheté d'autres sociétés. Un fonds étranger et un fonds d'investissement spéculatif tout court aura la main possible... Enfin, à la main, d'ailleurs, sur le premier fournisseur de médicaments français. Et je vais vous dire ce que j'ai trouvé à Bercy. Je ne peux pas vous dire les détails, puisqu'on m'oppose le secret des affaires. En tout cas, ce qui est clair, les conclusions que je... On peut en donner le maximum, on va dire les conclusions. Voilà, je vais en donner le maximum. Ce que je peux dire, c'est qu'aujourd'hui, rien dans ce que j'ai pu voir, dans le contrat à l'accord économique que j'ai pu voir, ne me garantit, ne nous garantit qu'il n'y aura pas de délocalisation industrielle dans les cinq ans à venir. Voilà. C'est-à-dire que dans les cinq ans à venir, Biogarant, qui est maintenant dépendant d'un fonds britannique, peut tout à fait décider de délocaliser la production de médicaments en s'adressant non plus aux 65 entreprises sous-traitantes en France, mais en s'adressant à des entreprises moins disantes en Inde ou ailleurs. »
