Vous vous dites, il faut nationaliser l'usine, la fonderie de Bretagne, que vous connaissez bien, vous êtes venue plusieurs fois à Codan.
Réponse directeOui, je suis venue plusieurs fois à la rencontre des salariés qui se battent. D'abord, moi, je vais avoir une pensée pour ces centaines de salariés qui ont un savoir-faire formidable. Ça fait vivre tout un bassin d'emplois. Ils sont vraiment d'un engagement pour leur usine. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point. Enfin, voilà, vous les avez sans doute rencontrés. Ce que je veux dire, c'est que, oui, là, l'État, les gouvernements, à très court terme, a une immense responsabilité, puisque c'est eux-mêmes qui ont mis dans les mains d'Europlasma et d'un fonds vautour cette usine. Donc, la responsabilité de ce gouvernement, maintenant, c'est de nationaliser à très court terme l'effonderie de B…
« Ce que je veux dire, c'est que, oui, là, l'État, les gouvernements, à très court terme, a une immense responsabilité, puisque c'est eux-mêmes qui ont mis dans les mains d'Europlasma et d'un fonds vautour cette usine. Donc, la responsabilité de ce gouvernement, maintenant, c'est de nationaliser à très court terme l'effonderie de Bretagne, parce que, malheureusement, c'est dans un tel État que nous sommes obligés de le faire aujourd'hui. Évidemment, pour qu'ensuite, par exemple, il puisse y avoir une reprise à terme par les salariés qui peuvent le reprendre avec des fonds financiers. Je pense à la banque... Pardon, pas avec des fonds financiers, justement, avec des fonds publics. Je pense, par exemple, à la banque publique d'investissement, qui ne joue absolument pas son rôle. La banque publique d'investissement, c'est l'argent des Français. Aujourd'hui, la banque publique d'investissement sert surtout à financer des fonds financiers plutôt que d'aider nos entreprises en difficulté. mais c'est quand même ahurissant. Et donc, par exemple, il pourrait y avoir une reprise par les salariés avec la banque publique d'investissement à terme. Et d'ailleurs, »
