– Pour que les choses soient très claires, vous évoquiez le fait que les blocages avaient été élevés il y a 10 jours. Est-ce que vous nous dites, là, les agriculteurs, ceux que vous représentez à la tête de la FNSEA, sont prêts à se remobiliser, à de nouveau bloquer certains axes, si le compte n'y est pas ?
Réponse directe– Dès cette semaine, dans un certain nombre de départements, à l'initiative des départements, il va y avoir à nouveau des actions qui seront plutôt tournées vers la grande distribution pour les relever de prix, pour voir si le fameux message qui a été porté dans le cadre des lois EGALIM, qui consiste à dire qu'on protège la matière première agricole, si ça, c'est bien respecté. Donc, dès cette semaine, il va déjà y avoir un certain nombre de mouvements. Et puis, effectivement, si au moment du salon, on n'avait rien, ou en tous les cas, des résultats qui ne sont pas à la hauteur des espérances, on l'a dit depuis le début, et tout le monde a été très au clair. Donc, de ce point de vue-là, rie…
« – Dès cette semaine, dans un certain nombre de départements, à l'initiative des départements, il va y avoir à nouveau des actions qui seront plutôt tournées vers la grande distribution pour les relever de prix, pour voir si le fameux message qui a été porté dans le cadre des lois EGALIM, qui consiste à dire qu'on protège la matière première agricole, si ça, c'est bien respecté. Donc, dès cette semaine, il va déjà y avoir un certain nombre de mouvements. Et puis, effectivement, si au moment du salon, on n'avait rien, ou en tous les cas, des résultats qui ne sont pas à la hauteur des espérances, on l'a dit depuis le début, et tout le monde a été très au clair. Donc, de ce point de vue-là, rien de nouveau. – Mais vous sentez la base prête à se remobiliser ? – Mais bien sûr, tout le monde attend des décisions. Encore une fois, cette action agricole, elle n'a pas d'équivalent depuis 1992. Ce qui s'est passé là n'a pas d'équivalent depuis… – Et la colère n'a pas disparu ? – Non, non, elle est toujours vive. Les gens attendent des résultats concrets, et pour un certain nombre d'entre eux, ont du mal à y croire. Donc, il faut donner des signes très concrets, rapidement, de la qualité du travail et du compte-rendu du travail. Et puis ensuite, viendront le temps des annonces, mais ça, ce sera dans 12 jours. Mais là, il me semble important que dès maintenant, on puisse voir à peu près où est la zone d'étarissage, pour autant qu'il y en ait une. »