Arnaud Rousseau — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
23 janv. 2024 au 12 déc. 2025
Questions
102
Entretiens
6
Sources
6
Heures analysées
1,8 h
Répartition sur 102 questions évaluables
Réponse directe
53
Réponse partielle
19
Réponse à côté
25
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 75 sur 102
Question 51🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Contre quoi ?
Réponse à côté
On a la reconnaissance de l'agriculture comme étant un intérêt fondamental de la nation. Ça va dans le bon sens. On a besoin de la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur, notamment par exemple sur les projets qui concernent le stockage de l'eau. Parce qu'on ne fera pas d'agriculture sans eau. Et donc de pouvoir reconnaître que stocker de l'eau pour l'agriculture mais pas seulement parce qu'on peut avoir un stockage multi-usage pour d'autres activités, ça renforce notre souveraineté alimentaire. Et donc ça sur le plan juridique, à un moment où tous ceux qui ont des projets de stockage d'eau, que ce soit en verre collinaire de petits volumes, de grands volumes, q…
« On a la reconnaissance de l'agriculture comme étant un intérêt fondamental de la nation. Ça va dans le bon sens. On a besoin de la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur, notamment par exemple sur les projets qui concernent le stockage de l'eau. Parce qu'on ne fera pas d'agriculture sans eau. Et donc de pouvoir reconnaître que stocker de l'eau pour l'agriculture mais pas seulement parce qu'on peut avoir un stockage multi-usage pour d'autres activités, ça renforce notre souveraineté alimentaire. Et donc ça sur le plan juridique, à un moment où tous ceux qui ont des projets de stockage d'eau, que ce soit en verre collinaire de petits volumes, de grands volumes, que ce soit dans des bassins de substitution, ont besoin que le cadre juridique facilite à la fois l'accélération et ça le Premier ministre l'a annoncé, et aussi la jurisprudence qui va avec. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On appuie nos raisonnements sur la science, depuis le début, mais on voit bien que ça interroge. Et je le dis parce que tout le monde parle de cette maladie depuis quelques jours, mais elle a démarré dans les Savoies, fin juin. Et nous, dès le début, on a posé ces questions, parce que les éleveurs posaient déjà ces questions. Est-ce que je suis obligé d'abattre mon troupeau ? Je ne sais pas si vous imaginez pour un éleveur ce que ça signifie sur le plan émotionnel et la charge mentale, d'abattre son troupeau, c'est terrible. Mais ne mélangeons pas les sujets politiques nécessaires par ailleurs. Et nous, on combat, et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles pour dire cette agriculture... Qu'est-ce que vous répondez aux éleveurs qui proposent d'abattre seulement les animaux qui sont contaminés par la maladie et de vacciner plus massivement ? Non, mais moi, je ne réponds pas aux éleveurs. Moi, je vous explique que quand j'ai ces questions qu'on a déjà eues depuis des mois... Oui, mais la priorité, ils n'ont pas entendu le message. Le message, c'est de dire, pardon, mais je ne suis pas épidémiologiste. Moi, je ne suis pas compétent, je suis agriculteur. Non, quand j'ai ce problème, je vais voir des gens dont c'est la compétence qui sont les meilleurs sachants. Pardon, mais ça ne peut pas être les réseaux sociaux qui font la vision scientifique. Qu'il y ait des débats scientifiques, c'est normal. Mais à un moment, il y a un consensus. Et ce qui se passe en France, qui est extrêmement douloureux, se passe aussi... »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 15:17
Question 52🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Est-ce que vous avez l'impression que vous avez été un peu les dindons de la part ?
Réponse directe
En tous les cas, depuis le début, on dit qu'on n'est ni dans la défiance ni dans la complaisance. Et on continuera à tenir cette ligne, parce qu'encore une fois, il y aura un après. Et la FNSEA, elle sera toujours au rendez-vous, encore une fois, de la recherche de solutions pour les agriculteurs. Mais oui, clairement, hier soir, ce qui a été vécu était une forte incompréhension. Et je peux vous dire qu'elle a été répandue, y compris dans tout le gouvernement, puisque j'ai eu moi-même des échanges avec le Premier ministre, avec le ministre de l'Agriculture, pour essayer de comprendre, encore une fois, dans ces trois heures avant de communiquer. Je le dis, exercer, encore une fois, la respon…
« En tous les cas, depuis le début, on dit qu'on n'est ni dans la défiance ni dans la complaisance. Et on continuera à tenir cette ligne, parce qu'encore une fois, il y aura un après. Et la FNSEA, elle sera toujours au rendez-vous, encore une fois, de la recherche de solutions pour les agriculteurs. Mais oui, clairement, hier soir, ce qui a été vécu était une forte incompréhension. Et je peux vous dire qu'elle a été répandue, y compris dans tout le gouvernement, puisque j'ai eu moi-même des échanges avec le Premier ministre, avec le ministre de l'Agriculture, pour essayer de comprendre, encore une fois, dans ces trois heures avant de communiquer. Je le dis, exercer, encore une fois, la responsabilité qui m'a été confiée, le faire sans émotion, essayer de se projeter. Et encore une fois, la seule mission qui m'a été confiée, c'est de trouver des solutions pour les agriculteurs. Et dans le moment dans lequel on est, on ne les voit pas. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 5:59
Question 53🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Contre qui ?
Réponse directe
On a la reconnaissance de l'agriculture comme étant un intérêt fondamental de la nation. Ça va dans le bon sens. On a besoin de la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur, notamment par exemple sur les projets qui concernent le stockage de l'eau. Parce qu'on ne fera pas d'agriculture sans eau. Et donc de pouvoir reconnaître que stocker de l'eau pour l'agriculture mais pas seulement parce qu'on peut avoir un stockage multi-usage pour d'autres activités, ça renforce notre souveraineté alimentaire. Et donc ça sur le plan juridique, à un moment où tous ceux qui ont des projets de stockage d'eau, que ce soit en verre collinaire de petits volumes, de grands volumes, q…
« On a la reconnaissance de l'agriculture comme étant un intérêt fondamental de la nation. Ça va dans le bon sens. On a besoin de la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur, notamment par exemple sur les projets qui concernent le stockage de l'eau. Parce qu'on ne fera pas d'agriculture sans eau. Et donc de pouvoir reconnaître que stocker de l'eau pour l'agriculture mais pas seulement parce qu'on peut avoir un stockage multi-usage pour d'autres activités, ça renforce notre souveraineté alimentaire. Et donc ça sur le plan juridique, à un moment où tous ceux qui ont des projets de stockage d'eau, que ce soit en verre collinaire de petits volumes, de grands volumes, que ce soit dans des bassins de substitution, ont besoin que le cadre juridique facilite à la fois l'accélération et ça le Premier ministre l'a annoncé, et aussi la jurisprudence qui va avec. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 15:17
Question 54🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Je vais rappeler peut-être les épisodes. Tout cela s'est passé en quelques heures. Pour ceux qui ne prendraient le train qu'en route, je voudrais qu'on comprenne bien les choses. Emmanuel Macron dit « Je serai au salon le jour de l'ouverture, le samedi ». Puis, il explique qu'il souhaite le faire sous une forme inédite, inédite sur le salon, mais pas inédite pour lui, le grand débat. Organiser un grand débat, prendre le micro, faire débattre les uns et les autres, pendant plus de 4 heures, d'ailleurs, nous fait dire l'Elysée. Puis, il décide lui-même des invitations de qui participera ou non à ce grand débat. Les représentants des agriculteurs dont vous faites partie, une partie de la grande distribution. Et puis, certains y voient d'ailleurs une manière peut-être de tenter de détourner la colère, en invitant par exemple quelqu'un comme Michel-Édouard Leclerc, dont on ne sait d'ailleurs pas s'il se rendra ou non, lui aussi, à ce grand débat, ou si comme vous, il dira non. Et puis, en fin de journée hier, l'Elysée fait savoir à toutes les rédactions, et à vous-mêmes d'ailleurs, que les Soulèvements de la Terre, les Soulèvements de la Terre, c'est cette organisation, organisation, association, militante, écologique, militante, qui a d'ailleurs participé à des heures, on s'en souvient, à Sainte-Soligne, qui depuis avait été considérée comme persona non grata, au point de vouloir être dissoute par le ministère de l'Intérieur. Cette association est invitée, les représentants des Soulèvements de la Terre, sont invités à ce grand débat. C'est à ce moment-là que vous vous dites non. Depuis, l'Elysée rétropédale dit qu'ils ne seront pas invités, mais c'est trop tard.
Réponse directe
Non, mais vous savez, le moment dans lequel on est, n'est pas simplement et ne doit pas être un moment d'émotion. L'émotion est mauvaise conseillère, et vous aurez constaté qu'hier soir, avant de réagir, j'ai attendu plusieurs heures, parce qu'il me semblait que dans ces moments de grande confusion, garder la tête froide et encore une fois exercer la responsabilité que m'ont confiée les agriculteurs de la FNSEA était essentielle. Mais encore une fois, tout n'est pas possible. Tout n'est pas possible, et avoir des convictions, c'est aussi les assumer pleinement. Je voudrais rappeler que ce mouvement, que le gouvernement lui-même a tenté de dissoudre, aujourd'hui lance des cocktails Molotov s…
« Non, mais vous savez, le moment dans lequel on est, n'est pas simplement et ne doit pas être un moment d'émotion. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 3:20Voir 1 autre passage
« L'émotion est mauvaise conseillère, et vous aurez constaté qu'hier soir, avant de réagir, j'ai attendu plusieurs heures, parce qu'il me semblait que dans ces moments de grande confusion, garder la tête froide et encore une fois exercer la responsabilité que m'ont confiée les agriculteurs de la FNSEA était essentielle. Mais encore une fois, tout n'est pas possible. Tout n'est pas possible, et avoir des convictions, c'est aussi les assumer pleinement. Je voudrais rappeler que ce mouvement, que le gouvernement lui-même a tenté de dissoudre, aujourd'hui lance des cocktails Molotov sur les gendarmes et détruit les biens des agriculteurs. Qui peut imaginer que les conditions du dialogue soient réunies dans ces conditions ? Personne, personne de sérieux ne peut l'imaginer. Or, je le redis, nous avons toujours été prêts au dialogue. Nous l'avons prouvé, nous avons travaillé. Tout est sur la table. Et au moment, peut-être le plus difficile, des annonces, parce que je voudrais redire que la colère, l'émotion, ça ne construit pas un projet pour l'agriculture. Que ce qu'attendent les agriculteurs, c'est des changements concrets dans leurs fermes. On le répète, à qui veut l'entendre, depuis des mois. Et que là, tout ce qui se passe sur la manière dont le salon va s'ouvrir, est-ce que nuit au fait que les agriculteurs attendent des réponses ? Donc le président fera ce qu'il veut. Je ne participerai pas à ce débat. Je vais réunir ce matin le conseil d'administration de la FNSEA pour qu'il prenne une décision, parce que dans ce moment, c'est aussi important que le collectif s'exprime. Nous aurons un lien avec nos collègues des jeunes agriculteurs. Et ensuite, nous dirons clairement la manière dont nous le faisons. Mais je ne serai pas, je ne serai pas, et encore une fois, avec recul et sans émotion, l'acteur de quelque chose que je considère de partiment cynique et qui ne permet pas le dialogue dans de bonnes conditions. »
Question 55🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
À quel moment est-ce que le fait que ce soit reconnu d'intérêt général pourrait être une carte pour protéger les agriculteurs ?
Réponse à côté
On a la reconnaissance de l'agriculture comme étant un intérêt fondamental de la nation. Ça va dans le bon sens. On a besoin de la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur, notamment par exemple sur les projets qui concernent le stockage de l'eau. Parce qu'on ne fera pas d'agriculture sans eau. Et donc de pouvoir reconnaître que stocker de l'eau pour l'agriculture mais pas seulement parce qu'on peut avoir un stockage multi-usage pour d'autres activités, ça renforce notre souveraineté alimentaire. Et donc ça sur le plan juridique, à un moment où tous ceux qui ont des projets de stockage d'eau, que ce soit en verre collinaire de petits volumes, de grands volumes, q…
« On a la reconnaissance de l'agriculture comme étant un intérêt fondamental de la nation. Ça va dans le bon sens. On a besoin de la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur, notamment par exemple sur les projets qui concernent le stockage de l'eau. Parce qu'on ne fera pas d'agriculture sans eau. Et donc de pouvoir reconnaître que stocker de l'eau pour l'agriculture mais pas seulement parce qu'on peut avoir un stockage multi-usage pour d'autres activités, ça renforce notre souveraineté alimentaire. Et donc ça sur le plan juridique, à un moment où tous ceux qui ont des projets de stockage d'eau, que ce soit en verre collinaire de petits volumes, de grands volumes, que ce soit dans des bassins de substitution, ont besoin que le cadre juridique facilite à la fois l'accélération et ça le Premier ministre l'a annoncé, et aussi la jurisprudence qui va avec. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 15:17
Question 56🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Moi, je voudrais quand même comprendre, derrière le mot cynisme, qu'est-ce que vous voulez dire ?
Réponse directe
En tous les cas, depuis le début, on dit qu'on n'est ni dans la défiance ni dans la complaisance. Et on continuera à tenir cette ligne, parce qu'encore une fois, il y aura un après. Et la FNSEA, elle sera toujours au rendez-vous, encore une fois, de la recherche de solutions pour les agriculteurs. Mais oui, clairement, hier soir, ce qui a été vécu était une forte incompréhension. Et je peux vous dire qu'elle a été répandue, y compris dans tout le gouvernement, puisque j'ai eu moi-même des échanges avec le Premier ministre, avec le ministre de l'Agriculture, pour essayer de comprendre, encore une fois, dans ces trois heures avant de communiquer. Je le dis, exercer, encore une fois, la respon…
« En tous les cas, depuis le début, on dit qu'on n'est ni dans la défiance ni dans la complaisance. Et on continuera à tenir cette ligne, parce qu'encore une fois, il y aura un après. Et la FNSEA, elle sera toujours au rendez-vous, encore une fois, de la recherche de solutions pour les agriculteurs. Mais oui, clairement, hier soir, ce qui a été vécu était une forte incompréhension. Et je peux vous dire qu'elle a été répandue, y compris dans tout le gouvernement, puisque j'ai eu moi-même des échanges avec le Premier ministre, avec le ministre de l'Agriculture, pour essayer de comprendre, encore une fois, dans ces trois heures avant de communiquer. Je le dis, exercer, encore une fois, la responsabilité qui m'a été confiée, le faire sans émotion, essayer de se projeter. Et encore une fois, la seule mission qui m'a été confiée, c'est de trouver des solutions pour les agriculteurs. Et dans le moment dans lequel on est, on ne les voit pas. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 5:59
Question 57🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Mais si vous attendez tout ça, Arnaud Rousseau, du président de la République, pourquoi n'allez-vous pas en débattre avec lui demain ?
Réponse directe
Parce que je l'ai vu mercredi, parce que j'ai discuté avec le gouvernement, et que pour le rencontrer et avoir un dialogue, il faut que les conditions du dialogue soient réunies. Et à Pauline de Malherbe, au moment où je vous parle, les conditions ne sont pas réunies et ne seront pas réunies d'ici demain matin, tant encore une fois, la tension est grande et l'incompréhension est immense. Tension, incompréhension,
« Parce que je l'ai vu mercredi, parce que j'ai discuté avec le gouvernement, et que pour le rencontrer et avoir un dialogue, il faut que les conditions du dialogue soient réunies. Et à Pauline de Malherbe, au moment où je vous parle, les conditions ne sont pas réunies et ne seront pas réunies d'ici demain matin, tant encore une fois, la tension est grande et l'incompréhension est immense. Tension, incompréhension, »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 11:28
Question 58🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Mais vous vous dites, au fond, ça ne suffit pas, ce n'est pas ça.
Réponse directe
Non, mais attendez, le président de la République, c'est celui qui porte la vision et la direction. Je le redis. Et c'est ça que nous attendons. Là, on constate qu'il nous a été dit à plusieurs salons qu'on ne nous mettrait pas dans des impasses juridiques. Nous y sommes. Qu'on nous protégerait d'un certain nombre d'accords commerciaux. Un certain nombre ont été signés. Il fallait qu'on monte en gamme. On voit bien la limite de l'exercice. Donc voilà, ce qu'on attend du président de la République, c'est encore une fois, et ça ne nuit pas qu'il connaisse les dossiers, je le redis, mais c'est qu'il montre la direction. Ce qui est encore une fois l'ambition pour l'agriculture française à un mo…
« Non, mais attendez, le président de la République, c'est celui qui porte la vision et la direction. Je le redis. Et c'est ça que nous attendons. Là, on constate qu'il nous a été dit à plusieurs salons qu'on ne nous mettrait pas dans des impasses juridiques. Nous y sommes. Qu'on nous protégerait d'un certain nombre d'accords commerciaux. Un certain nombre ont été signés. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 10:40Voir 1 autre passage
« Il fallait qu'on monte en gamme. On voit bien la limite de l'exercice. Donc voilà, ce qu'on attend du président de la République, c'est encore une fois, et ça ne nuit pas qu'il connaisse les dossiers, je le redis, mais c'est qu'il montre la direction. Ce qui est encore une fois l'ambition pour l'agriculture française à un moment où la question de la souveraineté alimentaire avec la guerre en Ukraine, avec les tensions géopolitiques, avec la question de la production sur le territoire national est centrale. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 10:59
Question 59🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Vous l'avez vécu comme une provoque ?
Réponse à côté
En tous les cas, depuis le début, on dit qu'on n'est ni dans la défiance ni dans la complaisance. Et on continuera à tenir cette ligne, parce qu'encore une fois, il y aura un après. Et la FNSEA, elle sera toujours au rendez-vous, encore une fois, de la recherche de solutions pour les agriculteurs. Mais oui, clairement, hier soir, ce qui a été vécu était une forte incompréhension. Et je peux vous dire qu'elle a été répandue, y compris dans tout le gouvernement, puisque j'ai eu moi-même des échanges avec le Premier ministre, avec le ministre de l'Agriculture, pour essayer de comprendre, encore une fois, dans ces trois heures avant de communiquer. Je le dis, exercer, encore une fois, la respon…
« En tous les cas, depuis le début, on dit qu'on n'est ni dans la défiance ni dans la complaisance. Et on continuera à tenir cette ligne, parce qu'encore une fois, il y aura un après. Et la FNSEA, elle sera toujours au rendez-vous, encore une fois, de la recherche de solutions pour les agriculteurs. Mais oui, clairement, hier soir, ce qui a été vécu était une forte incompréhension. Et je peux vous dire qu'elle a été répandue, y compris dans tout le gouvernement, puisque j'ai eu moi-même des échanges avec le Premier ministre, avec le ministre de l'Agriculture, pour essayer de comprendre, encore une fois, dans ces trois heures avant de communiquer. Je le dis, exercer, encore une fois, la responsabilité qui m'a été confiée, le faire sans émotion, essayer de se projeter. Et encore une fois, la seule mission qui m'a été confiée, c'est de trouver des solutions pour les agriculteurs. Et dans le moment dans lequel on est, on ne les voit pas. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 5:59
Question 60🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Arnaud Rousseau il est presque 9h nous sommes vendredi dans 24h tout pile Emmanuel Macron passera les portes du salon. Est-ce que vous demandez à le voir ou à lui parler avant ou est-ce que d'ici demain ce sera porte close ?
Réponse directe
Non mais je l'ai vu mercredi il nous a reçu Sauf que depuis encore une fois je ne suis pas responsable de ça je vais réunir notre conseil d'administration le président de la République n'a pas besoin du président de la FNSEA pour prendre ses décisions nous on est des partenaires qui avons travaillé depuis un mois avec le gouvernement mais là la balle est dans son camp clairement
« Non mais je l'ai vu mercredi il nous a reçu Sauf que depuis »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 19:37Voir 1 autre passage
« encore une fois je ne suis pas responsable de ça je vais réunir notre conseil d'administration le président de la République n'a pas besoin du président de la FNSEA pour prendre ses décisions nous on est des partenaires qui avons travaillé depuis un mois avec le gouvernement mais là la balle est dans son camp clairement »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 19:42
Question 61🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Arnaud Rousseau, est-ce que vous appelez les autres participants à ne pas participer à ce débat ?
Réponse à côté
Le Président de la République fait ce qu'il veut. Moi, je redis que les conditions du dialogue, au moment où je vous parle, avec ce degré d'émotion et cette incompréhension et cette colère, mais vous allez le voir toute la journée, ne permet pas de tenir les choses de manière correcte.
« Le Président de la République fait ce qu'il veut. Moi, je redis que les conditions du dialogue, au moment où je vous parle, avec ce degré d'émotion et cette incompréhension et cette colère, mais vous allez le voir toute la journée, ne permet pas de tenir les choses de manière correcte. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 5:30
Question 62🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Est-ce que vous appelez peut-être même d'ailleurs l'Elysée à finalement renoncer et à revenir à une forme plus directe de rapport entre Emmanuel Macron et les agriculteurs dans les allées du salon comme ça s'était passé jusqu'alors ?
Réponse à côté
Le Président de la République fait ce qu'il veut. Moi, je redis que les conditions du dialogue, au moment où je vous parle, avec ce degré d'émotion et cette incompréhension et cette colère, mais vous allez le voir toute la journée, ne permet pas de tenir les choses de manière correcte.
« Le Président de la République fait ce qu'il veut. Moi, je redis que les conditions du dialogue, au moment où je vous parle, avec ce degré d'émotion et cette incompréhension et cette colère, mais vous allez le voir toute la journée, ne permet pas de tenir les choses de manière correcte. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 5:30
Question 63🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Il est d'accord avec vous ?
Réponse à côté
Il bloque que dans les articles qui ont été proposés à la lecture depuis quelques jours, on ne retrouve pas cette mention. Donc il y a un décalage Ce n'est aujourd'hui pas dans le texte qui nous a été transmis qu'il n'y a qu'une proposition à ce stade, au même titre que ce qui n'est pas encore là, c'est la concrétisation du pas d'interdiction sans solution. Vous voyez ? Le fait qu'on dit à des agriculteurs, à des producteurs de fruits, de légumes, de production végétale, de production spécialisée, quand il y aura un problème sur une molécule, on va se mettre au travail pour chercher des alternatives, mais on ne vous met pas en impasse parce que si on vous met en impasse, on ne le produit pl…
« Il bloque que dans les articles qui ont été proposés à la lecture depuis quelques jours, on ne retrouve pas cette mention. Donc il y a un décalage »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 16:23Voir 1 autre passage
« Ce n'est aujourd'hui pas dans le texte qui nous a été transmis qu'il n'y a qu'une proposition à ce stade, au même titre que ce qui n'est pas encore là, c'est la concrétisation du pas d'interdiction sans solution. Vous voyez ? Le fait qu'on dit à des agriculteurs, à des producteurs de fruits, de légumes, de production végétale, de production spécialisée, quand il y aura un problème sur une molécule, on va se mettre au travail pour chercher des alternatives, mais on ne vous met pas en impasse parce que si on vous met en impasse, on ne le produit plus en France, on ne l'importe dans des conditions qui ne vont pas. Mais ça, il faut le traduire dans la loi. Au moment où je vous parle, ça n'est pas traduit. Donc vous voyez ? Des choses qui avancent, je l'ai dit, des choses qui nécessitent d'être éclairées et qui nous questionnent mais sur lesquelles on continue à travailler et puis des choses qui n'y sont pas. Enfin, enfin, cette loi, il faut qu'on sache quel va être son timing parce que nous, on a dit qu'au mois de juin, il fallait quand même que les choses soient finalisées. Et puis enfin, le volet européen. J'y reviens parce que là, on a besoin de revenir sur un certain nombre de décisions techniques européennes notamment du volet Farm to Fork, de la fourche à la fourchette qui est le volet agricole qui mettent les agriculteurs dans des insécurités majeures cette année d'ici l'automne. Donc, il y a un conseil des ministres de l'agriculture lundi auquel j'ai compris que le ministre de l'agriculture M. Fénaud se rendrait à Bruxelles et là encore, on attend des choses. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 16:34
Question 64🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Quelles sont vos demandes très concrètes ?
Réponse directe
Là, on demande que dans la future loi d'orientation agricole on puisse avoir la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur. Qu'est-ce que ça changerait ? Ça changerait la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur et donc ça permettrait dans le cadre juridique et dans les jurisprudences qui existent aujourd'hui de renforcer la souveraineté alimentaire. Voilà ce que nous demandons que nous n'avons pas à ce stade.
« Là, on demande que dans la future loi d'orientation agricole on puisse avoir la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur. Qu'est-ce que ça changerait ? Ça changerait la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur et donc ça permettrait dans le cadre juridique et dans les jurisprudences qui existent aujourd'hui de renforcer la souveraineté alimentaire. Voilà ce que nous demandons que nous n'avons pas à ce stade. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 14:29
Question 65🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Qu'est-ce qu'il bloque ?
Réponse à côté
Il bloque que dans les articles qui ont été proposés à la lecture depuis quelques jours, on ne retrouve pas cette mention. Donc il y a un décalage Ce n'est aujourd'hui pas dans le texte qui nous a été transmis qu'il n'y a qu'une proposition à ce stade, au même titre que ce qui n'est pas encore là, c'est la concrétisation du pas d'interdiction sans solution. Vous voyez ? Le fait qu'on dit à des agriculteurs, à des producteurs de fruits, de légumes, de production végétale, de production spécialisée, quand il y aura un problème sur une molécule, on va se mettre au travail pour chercher des alternatives, mais on ne vous met pas en impasse parce que si on vous met en impasse, on ne le produit pl…
« Il bloque que dans les articles qui ont été proposés à la lecture depuis quelques jours, on ne retrouve pas cette mention. Donc il y a un décalage »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 16:23Voir 1 autre passage
« Ce n'est aujourd'hui pas dans le texte qui nous a été transmis qu'il n'y a qu'une proposition à ce stade, au même titre que ce qui n'est pas encore là, c'est la concrétisation du pas d'interdiction sans solution. Vous voyez ? Le fait qu'on dit à des agriculteurs, à des producteurs de fruits, de légumes, de production végétale, de production spécialisée, quand il y aura un problème sur une molécule, on va se mettre au travail pour chercher des alternatives, mais on ne vous met pas en impasse parce que si on vous met en impasse, on ne le produit plus en France, on ne l'importe dans des conditions qui ne vont pas. Mais ça, il faut le traduire dans la loi. Au moment où je vous parle, ça n'est pas traduit. Donc vous voyez ? Des choses qui avancent, je l'ai dit, des choses qui nécessitent d'être éclairées et qui nous questionnent mais sur lesquelles on continue à travailler et puis des choses qui n'y sont pas. Enfin, enfin, cette loi, il faut qu'on sache quel va être son timing parce que nous, on a dit qu'au mois de juin, il fallait quand même que les choses soient finalisées. Et puis enfin, le volet européen. J'y reviens parce que là, on a besoin de revenir sur un certain nombre de décisions techniques européennes notamment du volet Farm to Fork, de la fourche à la fourchette qui est le volet agricole qui mettent les agriculteurs dans des insécurités majeures cette année d'ici l'automne. Donc, il y a un conseil des ministres de l'agriculture lundi auquel j'ai compris que le ministre de l'agriculture M. Fénaud se rendrait à Bruxelles et là encore, on attend des choses. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 16:34
Question 66🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Mais est-ce qu'au fond, vous vous retrouvez dans une situation où le Président de la République jette de l'huile sur le feu, fait de la provoque ?
Réponse à côté
En tous les cas, depuis le début, on dit qu'on n'est ni dans la défiance ni dans la complaisance. Et on continuera à tenir cette ligne, parce qu'encore une fois, il y aura un après. Et la FNSEA, elle sera toujours au rendez-vous, encore une fois, de la recherche de solutions pour les agriculteurs. Mais oui, clairement, hier soir, ce qui a été vécu était une forte incompréhension. Et je peux vous dire qu'elle a été répandue, y compris dans tout le gouvernement, puisque j'ai eu moi-même des échanges avec le Premier ministre, avec le ministre de l'Agriculture, pour essayer de comprendre, encore une fois, dans ces trois heures avant de communiquer. Je le dis, exercer, encore une fois, la respon…
« En tous les cas, depuis le début, on dit qu'on n'est ni dans la défiance ni dans la complaisance. Et on continuera à tenir cette ligne, parce qu'encore une fois, il y aura un après. Et la FNSEA, elle sera toujours au rendez-vous, encore une fois, de la recherche de solutions pour les agriculteurs. Mais oui, clairement, hier soir, ce qui a été vécu était une forte incompréhension. Et je peux vous dire qu'elle a été répandue, y compris dans tout le gouvernement, puisque j'ai eu moi-même des échanges avec le Premier ministre, avec le ministre de l'Agriculture, pour essayer de comprendre, encore une fois, dans ces trois heures avant de communiquer. Je le dis, exercer, encore une fois, la responsabilité qui m'a été confiée, le faire sans émotion, essayer de se projeter. Et encore une fois, la seule mission qui m'a été confiée, c'est de trouver des solutions pour les agriculteurs. Et dans le moment dans lequel on est, on ne les voit pas. »
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Question 67🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Arnaud Rousseau, on va revenir sur la question de ces réponses, qui vous ont déjà, pour une partie, été apportées, qui, visiblement, ne vous satisfont pas. Mais pardon, vous dites que vous avez échangé avec le ministre de l'Agriculture, vous dites que vous avez échangé avec le Premier ministre. Eux-mêmes, visiblement, étaient dans une forme d'incompréhension de cette décision d'invitation de l'Elysée ?
Refus explicite
J'ai constaté qu'en tous les cas, il y avait un questionnement. Vous leur poserez la question. Moi, au moment où je vous parle, je n'ai toujours pas compris ce qui a prévalu à ce type de décision. Mais non plus, visiblement. Vous leur poserez la question. Je ne suis pas leur porteur. Je ne sais pas comment fonctionne l'Elysée. Je ne sais pas qui a pris la décision à l'Elysée. Encore une fois, ça n'est pas mon sujet. Moi, j'ai pris le temps de vérifier que cette information était exacte. Elle a été divulguée devant 150 journalistes. Donc, je pense qu'il y a un certain nombre de gens qui l'ont entendu. Je l'ai moi-même fait vérifier par nos collaborateurs. Donc, c'est pour ça que je ne veux p…
« J'ai constaté qu'en tous les cas, il y avait un questionnement. Vous leur poserez la question. Moi, au moment où je vous parle, je n'ai toujours pas compris ce qui a prévalu à ce type de décision. Mais non plus, visiblement. »
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« Vous leur poserez la question. Je ne suis pas leur porteur. »
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« Je ne sais pas comment fonctionne l'Elysée. Je ne sais pas qui a pris la décision à l'Elysée. Encore une fois, ça n'est pas mon sujet. Moi, j'ai pris le temps de vérifier que cette information était exacte. Elle a été divulguée devant 150 journalistes. Donc, je pense qu'il y a un certain nombre de gens qui l'ont entendu. »
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Question 68🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Mais très concrètement arrêtons-nous un instant sur ce point-là. Moi, je n'ai pas tout à fait compris ce que ça veut dire. C'est-à-dire que ça crée une forme de supériorité juridique de l'agriculture contre quoi ?
Réponse directe
On a la reconnaissance de l'agriculture comme étant un intérêt fondamental de la nation. Ça va dans le bon sens. On a besoin de la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur, notamment par exemple sur les projets qui concernent le stockage de l'eau. Parce qu'on ne fera pas d'agriculture sans eau. Et donc de pouvoir reconnaître que stocker de l'eau pour l'agriculture mais pas seulement parce qu'on peut avoir un stockage multi-usage pour d'autres activités, ça renforce notre souveraineté alimentaire. Et donc ça sur le plan juridique, à un moment où tous ceux qui ont des projets de stockage d'eau, que ce soit en verre collinaire de petits volumes, de grands volumes, q…
« On a la reconnaissance de l'agriculture comme étant un intérêt fondamental de la nation. Ça va dans le bon sens. On a besoin de la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur, notamment par exemple sur les projets qui concernent le stockage de l'eau. Parce qu'on ne fera pas d'agriculture sans eau. Et donc de pouvoir reconnaître que stocker de l'eau pour l'agriculture mais pas seulement parce qu'on peut avoir un stockage multi-usage pour d'autres activités, ça renforce notre souveraineté alimentaire. Et donc ça sur le plan juridique, à un moment où tous ceux qui ont des projets de stockage d'eau, que ce soit en verre collinaire de petits volumes, de grands volumes, que ce soit dans des bassins de substitution, ont besoin que le cadre juridique facilite à la fois l'accélération et ça le Premier ministre l'a annoncé, et aussi la jurisprudence qui va avec. »
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Question 69🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Contre quel genre d'attaque ?
Réponse à côté
On a la reconnaissance de l'agriculture comme étant un intérêt fondamental de la nation. Ça va dans le bon sens. On a besoin de la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur, notamment par exemple sur les projets qui concernent le stockage de l'eau. Parce qu'on ne fera pas d'agriculture sans eau. Et donc de pouvoir reconnaître que stocker de l'eau pour l'agriculture mais pas seulement parce qu'on peut avoir un stockage multi-usage pour d'autres activités, ça renforce notre souveraineté alimentaire. Et donc ça sur le plan juridique, à un moment où tous ceux qui ont des projets de stockage d'eau, que ce soit en verre collinaire de petits volumes, de grands volumes, q…
« On a la reconnaissance de l'agriculture comme étant un intérêt fondamental de la nation. Ça va dans le bon sens. On a besoin de la reconnaissance de l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur, notamment par exemple sur les projets qui concernent le stockage de l'eau. Parce qu'on ne fera pas d'agriculture sans eau. Et donc de pouvoir reconnaître que stocker de l'eau pour l'agriculture mais pas seulement parce qu'on peut avoir un stockage multi-usage pour d'autres activités, ça renforce notre souveraineté alimentaire. Et donc ça sur le plan juridique, à un moment où tous ceux qui ont des projets de stockage d'eau, que ce soit en verre collinaire de petits volumes, de grands volumes, que ce soit dans des bassins de substitution, ont besoin que le cadre juridique facilite à la fois l'accélération et ça le Premier ministre l'a annoncé, et aussi la jurisprudence qui va avec. »
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Question 70🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Quand vous avez la commission européenne hier qui parmi les pistes de travail parle de propositions de simplification qui vont être faites sans doute dès lundi et qui propose texto de dire on va revoir à la baisse les critères environnementaux de la PAC. C'est-à-dire qu'aujourd'hui pour recevoir l'argent de la PAC vous devez répondre à un certain nombre de critères évidemment de production mais aussi de la manière dont vous produisez ces critères pourraient être revus à la baisse. Je vous repose la question est-ce une bonne nouvelle ?
Réponse directe
D'abord, parce que je vois bien le biais cognitif chez ceux qui nous écoutent l'idée qu'on serait moins dix ans sur le plan environnemental. Je voudrais rappeler qu'en Europe on est les mieux dix ans sur le plan environnemental de tout ce qui se produit sur la planète en termes d'agriculture. Je répète nous sommes en Europe et singulièrement en France parmi les mieux dix ans ceux qui ont les standards les plus élevés. Le sujet c'est qu'on est dans un monde ouvert et que imposer des règles mais le président l'avait dit avant la commission le besoin d'une pause environnementale pour qu'on puisse digérer et assurer la pérennité de nos entreprises c'est important dans le moment dans lequel on e…
« D'abord, parce que je vois bien le biais cognitif chez ceux qui nous écoutent l'idée qu'on serait moins dix ans sur le plan environnemental. Je voudrais rappeler qu'en Europe on est les mieux dix ans sur le plan environnemental de tout ce qui se produit sur la planète en termes d'agriculture. Je répète nous sommes en Europe et singulièrement en France parmi les mieux dix ans ceux qui ont les standards les plus élevés. Le sujet c'est qu'on est dans un monde ouvert et que imposer des règles mais le président l'avait dit avant la commission le besoin d'une pause environnementale pour qu'on puisse digérer et assurer la pérennité de nos entreprises c'est important dans le moment dans lequel on est. Quel est le risque ? Le risque c'est pas de dire maintenant on va arrêter de se soucier des sujets environnementaux. L'agriculteur est le premier à être concerné par ce sujet. Le sujet c'est pas de reculer c'est de faire le pas de côté qui permet de dire qu'est-ce qui est tenable et qu'est-ce qui ne l'est pas ? Qu'est-ce qui nous met en impasse et qui nous fait qu'on ne produira plus en Europe pour importer dans des conditions ? Ça c'est très concret c'est du bon sens et ce n'est pas être finalement moins dix ans encore une fois c'est juste être lucide sur le fait que ça ne tient plus dans le moment dans lequel on est. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 18:14
Question 71🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMC
Vous dites qu'on n'a pas été capables d'entendre la colère des agriculteurs. Je vous repose la question. Il y a eu toutes ces promesses. Il y a eu trois vagues d'annonces du Premier ministre. Il y a eu la conférence de presse tenue par Emmanuel Macron à laquelle je faisais référence. Il y a eu la Commission européenne elle-même qui a encore fait des annonces hier avec des propositions de simplification et l'engagement de revoir à la baisse les critères environnementaux de la PAC. Ce n'est pas rien ça quand même ?
Réponse partielle
Non, ce n'est pas rien. Je l'ai d'ailleurs dit après les annonces de la conférence de presse du Premier ministre il y a 48 heures. Nous avons dit qu'il y avait des choses qui allaient dans le bon sens. Je pense à cette loi sur les troubles Pardonnez-moi. Non, je ne vous ai pas parlé de ça, Pauline de Malère. Je vais essayer de finir ma réponse. Je vous ai dit qu'il y a des choses qui allaient dans le bon sens notamment l'annonce de cette loi sur les troubles anormaux du voisinage qui va permettre à des agriculteurs de ne pas être ennuyés par un voisin qui vient de s'installer. Donc reconnaissons quand il y a des avancées.
« Non, ce n'est pas rien. Je l'ai d'ailleurs dit après les annonces de la conférence de presse du Premier ministre il y a 48 heures. Nous avons dit qu'il y avait des choses qui allaient dans le bon sens. Je pense à cette loi sur les troubles »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 13:23Voir 1 autre passage
« Je vous ai dit qu'il y a des choses qui allaient dans le bon sens notamment l'annonce de cette loi sur les troubles anormaux du voisinage qui va permettre à des agriculteurs de ne pas être ennuyés par un voisin qui vient de s'installer. Donc reconnaissons quand il y a des avancées. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 13:44
Question 72L'interview intégrale d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur BFMTV
comment est-ce que vous expliquez le fait, vous vous dites, j'ai appelé le ministre de l'Agriculture, Marc Fénaud, qu'est-ce qu'il vous dit, pourquoi ça traîne selon vous ?
Réponse directe
– Écoutez, je ne sais pas, moi je ne suis pas responsable de l'appareil d'État, le ministre me dit, on travaille, on travaille, je vous dis, je l'ai eu une fois en fin de semaine pour lui dire que je m'inquiétais de ne pas être contacté, de ne pas avoir de retour, de ne pas avoir de point sur les différents événements, on a dit qu'on suspendait le mouvement parce qu'il fallait qu'on travaille, encore une fois, il y a eu des réunions décentralisées dans les préfectures, et vous savez, quand on parle du cadre de la loi, rapidement, le sujet est national, donc le sujet c'est d'abord à Paris qu'il faut le traiter, et moi je trouve que sur le suivi, on est un peu léger au moment où on se parle,…
« – Écoutez, je ne sais pas, moi je ne suis pas responsable de l'appareil d'État, le ministre me dit, on travaille, on travaille, je vous dis, je l'ai eu une fois en fin de semaine pour lui dire que je m'inquiétais de ne pas être contacté, de ne pas avoir de retour, de ne pas avoir de point sur les différents événements, on a dit qu'on suspendait le mouvement parce qu'il fallait qu'on travaille, encore une fois, il y a eu des réunions décentralisées dans les préfectures, et vous savez, quand on parle du cadre de la loi, rapidement, le sujet est national, donc le sujet c'est d'abord à Paris qu'il faut le traiter, et moi je trouve que sur le suivi, on est un peu léger au moment où on se parle, je comprends que les choses vont changer la semaine prochaine, puisque j'ai été convoqué à un rendez-vous chez le Premier ministre mardi, donc j'imagine qu'à ce moment-là… »
BFMTV · L'interview intégrale d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur BFMTVVérifier à 1:26Voir 1 autre passage
« – Oui, mais enfin, encore une fois, il y en a des contacts, il y en a tout le temps, mais des contacts c'est sympathique, moi je redis que ce qui nous intéresse, c'est qu'on commence à voir la trame de ce que va être les décisions concrètes qui vont changer la vie des agriculteurs. – Un exemple, le ministre M. Béchut est allé dans le Nord-Pas-de-Calais avec le Premier ministre jeudi, où il y avait de fortes attentes sur le curage des fossés, et bien moi ce que me disent les agriculteurs du Pas-de-Calais, c'est qu'aujourd'hui on n'y est pas, et que quand on a un décret qui a été pris pour pouvoir limiter le temps de demandes administratives, pour autant quand les grues arrivent, le travail n'est pas complètement fait. – Et donc pour que les choses soient très claires, Arnaud Rousseau, »
BFMTV · L'interview intégrale d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur BFMTVVérifier à 2:04
Question 73L'interview intégrale d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur BFMTV
– Oui, parce que ceux qui nous regardent peuvent se dire, attendez, ça fait dix jours que les blocages ont été levés, que les annonces ont été faites, dix jours c'est pas grand-chose. – Oui, mais c'est pas grand-chose. – Est-ce que c'est pas simplement peut-être les lourdeurs de l'appareil d'État, mais est-ce qu'il y a vraiment une volonté, comment dire, de ne pas mettre en œuvre ce qui a été promis par le gouvernement ?
Réponse partielle
– Mais c'est ça qui nous inquiète, vous voyez, vous parlez vous-même des lourdeurs de l'appareil d'État. Encore une fois, chacun fait son travail là où il a à le faire. Nous avions, il y avait une réunion importante à Bruxelles, vendredi après-midi, sur laquelle nous attendions des décisions. Finalement, les États membres ne se sont pas mis d'accord, notamment concernant les fameux 4% de jachères, qui sont un vrai leitmotiv de mécontentement des agriculteurs. Qu'est-ce qu'on fait ? Sur le prix, sur la grande distribution, on attend aussi un certain nombre d'engagement des grands distributeurs. Alors ça, on voudrait que ce soit possible avant le salon de l'agriculture. Il y a l'un d'entre eu…
« – Mais c'est ça qui nous inquiète, vous voyez, vous parlez vous-même des lourdeurs de l'appareil d'État. Encore une fois, chacun fait son travail là où il a à le faire. Nous avions, il y avait une réunion importante à Bruxelles, vendredi après-midi, sur laquelle nous attendions des décisions. Finalement, les États membres ne se sont pas mis d'accord, notamment concernant les fameux 4% de jachères, qui sont un vrai leitmotiv de mécontentement des agriculteurs. Qu'est-ce qu'on fait ? Sur le prix, sur la grande distribution, on attend aussi un certain nombre d'engagement des grands distributeurs. Alors ça, on voudrait que ce soit possible avant le salon de l'agriculture. Il y a l'un d'entre eux, Lidl, pour ne pas le citer, qui a fait une proposition, est-ce qu'elle est reprise ? Comment on fait ? Donc je comprends qu'il faille un peu de temps, on l'a dit nous-mêmes. »
BFMTV · L'interview intégrale d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur BFMTVVérifier à 4:28
Question 74L'interview intégrale d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur BFMTV
On se souvient que vous aviez été très critique à l'égard de la première prise de parole de Gabriel Attal, avec la botte de foin. Vous aviez dit, au fond, il a voulu faire un coup de com' sur notre dos, en allant auprès de Jérôme Bayle, sur le premier blocage à carbone. Est-ce que vous avez l'impression d'être baladé par le gouvernement ?
Réponse partielle
– C'est pour ça que, vous voyez, je suis ce soir chez vous. C'est pour dire, je pense que personne n'a intérêt à nous balader, personne, parce qu'on l'a dit, s'il n'y a pas de rendez-vous à la fin, on reviendra, on l'avait dit très clairement au début. On est à mi-parcours, vous voyez, on a suspendu il y a 10 jours, dans 12 jours, c'est le début du salon de l'agriculture. Or, je vous l'ai dit, depuis 10 jours, pas de rencontre ministérielle, pas de point de suivi, du travail, certes, et là, je reconnais qu'encore une fois, dans les préfectures, les services se parlent, mais moi, je suis quand même comptable de rendre aussi des comptes aux gens qui nous ont mandatés, et je dis que là, on a u…
« – C'est pour ça que, vous voyez, je suis ce soir chez vous. C'est pour dire, je pense que personne n'a intérêt à nous balader, personne, parce qu'on l'a dit, s'il n'y a pas de rendez-vous à la fin, on reviendra, on l'avait dit très clairement au début. On est à mi-parcours, vous voyez, on a suspendu il y a 10 jours, dans 12 jours, c'est le début du salon de l'agriculture. Or, je vous l'ai dit, depuis 10 jours, pas de rencontre ministérielle, pas de point de suivi, du travail, certes, et là, je reconnais qu'encore une fois, dans les préfectures, les services se parlent, mais moi, je suis quand même comptable de rendre aussi des comptes aux gens qui nous ont mandatés, et je dis que là, on a un problème de tempo, on attendra à la fin pour dire si c'est bien ou si c'est pas bien, mais je vous l'ai dit, sur un certain nombre de sujets très concrets, tels que je vous l'ai dit, quand il n'y a pas de réunion de programmé, quand il n'y a pas le coup de fil passé, oui, ça nous inquiète. Maintenant, on va attendre le salon. »
BFMTV · L'interview intégrale d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur BFMTVVérifier à 5:24Voir 1 autre passage
« – Un avertissement, encore une fois, tout le monde agit en responsabilité. Moi, je l'ai dit, on a pris nos responsabilités quand il s'est agi de dire qu'on transformait l'action, mais moi, je ne vais pas attendre le salon de l'agriculture pour finalement découvrir que le compte n'y est pas. Donc, mon rôle à mi-chemin, c'est-à-dire, là, on n'est pas dans le bon tempo, et le rendez-vous des 12 prochains jours, c'est un rendez-vous où toutes les 48 heures, il nous faut un point d'étape pour qu'on puisse marquer les étapes et rendre compte, et dire quand ça va dans le bon sens, et dire ce qui ne va pas. »
BFMTV · L'interview intégrale d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur BFMTVVérifier à 6:11
Question 75L'interview intégrale d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur BFMTV
– Vous avez le sentiment d'être un peu baladé par le gouvernement ?
Réponse partielle
– C'est pour ça que, vous voyez, je suis ce soir chez vous. C'est pour dire, je pense que personne n'a intérêt à nous balader, personne, parce qu'on l'a dit, s'il n'y a pas de rendez-vous à la fin, on reviendra, on l'avait dit très clairement au début. On est à mi-parcours, vous voyez, on a suspendu il y a 10 jours, dans 12 jours, c'est le début du salon de l'agriculture. Or, je vous l'ai dit, depuis 10 jours, pas de rencontre ministérielle, pas de point de suivi, du travail, certes, et là, je reconnais qu'encore une fois, dans les préfectures, les services se parlent, mais moi, je suis quand même comptable de rendre aussi des comptes aux gens qui nous ont mandatés, et je dis que là, on a u…
« – C'est pour ça que, vous voyez, je suis ce soir chez vous. C'est pour dire, je pense que personne n'a intérêt à nous balader, personne, parce qu'on l'a dit, s'il n'y a pas de rendez-vous à la fin, on reviendra, on l'avait dit très clairement au début. On est à mi-parcours, vous voyez, on a suspendu il y a 10 jours, dans 12 jours, c'est le début du salon de l'agriculture. Or, je vous l'ai dit, depuis 10 jours, pas de rencontre ministérielle, pas de point de suivi, du travail, certes, et là, je reconnais qu'encore une fois, dans les préfectures, les services se parlent, mais moi, je suis quand même comptable de rendre aussi des comptes aux gens qui nous ont mandatés, et je dis que là, on a un problème de tempo, on attendra à la fin pour dire si c'est bien ou si c'est pas bien, mais je vous l'ai dit, sur un certain nombre de sujets très concrets, tels que je vous l'ai dit, quand il n'y a pas de réunion de programmé, quand il n'y a pas le coup de fil passé, oui, ça nous inquiète. Maintenant, on va attendre le salon. »
BFMTV · L'interview intégrale d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur BFMTVVérifier à 5:24Voir 1 autre passage
« – Un avertissement, encore une fois, tout le monde agit en responsabilité. Moi, je l'ai dit, on a pris nos responsabilités quand il s'est agi de dire qu'on transformait l'action, mais moi, je ne vais pas attendre le salon de l'agriculture pour finalement découvrir que le compte n'y est pas. Donc, mon rôle à mi-chemin, c'est-à-dire, là, on n'est pas dans le bon tempo, et le rendez-vous des 12 prochains jours, c'est un rendez-vous où toutes les 48 heures, il nous faut un point d'étape pour qu'on puisse marquer les étapes et rendre compte, et dire quand ça va dans le bon sens, et dire ce qui ne va pas. »
BFMTV · L'interview intégrale d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur BFMTVVérifier à 6:11
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 3:14
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« D'abord, je voudrais vous dire que ce qui se passe en agriculture est particulièrement pénible et que les éleveurs, puisque ce qui déclenche la crise est le sujet sanitaire, mais vous avez compris à travers les propos qui viennent d'être tenus, que c'est plus largement l'absence de vision agricole qui est là. Moi, je voudrais avoir une pensée notamment pour les éleveurs qui ont subi durement, pour quelques-uns d'entre eux en tous les cas, des abattages. Et puis la question de fond, c'est la question de la vision de l'agriculture. Et donc, des blocages sont appelés. Vous savez que nous, on a appelé à manifester la semaine prochaine à Bruxelles, parce que beaucoup de nos mots sont d'abord des mots européens, avec une absence totale de vision. Le Mercosur vient d'être également évoqué. Comment comprendre qu'on est exigeant avec les agriculteurs français et européens dans la production, dans la vision, alors qu'on est en train de perdre notre outil productif, et que ça n'est pas un problème d'importer de la nourriture du bout du monde qui ne respecte pas nos standards ? Les agriculteurs ne comprennent plus. On dit depuis des mois, des années, que l'agriculture se paupérise, qu'il n'y a pas de vision. Il suffit de regarder la balance commerciale, par exemple, qui depuis, pour la première fois depuis 1978, va être négatif. Quand vous êtes agriculteur, vous ne délocalisez pas votre entreprise. Votre ferme, elle est ancrée dans le territoire. Quand vous êtes en Occitanie et que vous avez l'absence de vision politique, les difficultés climatiques, la crise viticole, la crise des céréaliers, le sanitaire qui vient de nous frapper, franchement, et que vous voyez l'absence de vision politique, franchement, il y a de quoi désespérer. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 0:26
« Absolument. En 1970, c'était l'ordre de 35%. Et donc, si vous voulez, quand vous considérez qu'alimentation n'a pas de valeur, que c'est une forme de commodité et que vous n'êtes pas prêt à en payer le prix, il y a un moment, l'agriculteur français essaie de s'adapter à la compétition du monde dans lequel elle vit. Si demain, on dit, on est conscient que l'alimentation française est une alimentation de qualité, et je le redis, c'est une des alimentations les plus sûres au monde. Et il n'y a pas, comme je le décris, d'espèces de courses à l'industrialisation ou de fermes-usines qui sont des termes qui ne correspondent pas à la réalité. Regardez ce qui se passe ailleurs. »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 15:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais vous voyez bien que je suis sûr que tout le monde va être assez intelligent pour l'éviter. Mais prenons un exemple pour ne pas me dérober à la question. On exporte un million de ce qu'on appelle des broutards, des animaux qui font 400, 450 kilos et qui partent essentiellement vers l'Italie ou vers l'Espagne. Un million d'animaux. Aujourd'hui, ça vaut de l'ordre de 6 euros le kilo. Si jamais on perd 1 ou 2 euros, on parle de 2 euros sur un animal qui fait 450 kilos, ça fait 900 euros par animal, fois un million d'animaux si on devait fermer les frontières, ça fait quasiment un milliard d'euros. Alors évidemment, ces animaux, on arriverait peut-être à les repositionner sur le marché intérieur, mais la valorisation du produit serait perdue. Ce serait dramatique. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 9:11Voir 2 autres passages
« C'est une très bonne question, qu'on a aussi posée depuis les mois, c'est que si on vaccine la totalité du cheptel, d'abord la différence entre la Suisse et la France, c'est qu'on n'a pas le même nombre d'animaux. On a un peu plus de 15 millions de bovins. Et donc mécaniquement, pour vacciner 15 millions d'animaux, il faut des mois, des mois. Pour autant qu'on ait les vaccins. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 7:51
« Alors, il ne devrait pas. Il ne devrait pas parce que le marché reste ouvert au moment où on se parle et il ne devrait pas. Mais vous savez que la ministre a fermé le marché pendant 15 jours, il y a à peu près un mois, et que alors qu'il n'y avait aucune raison que les prix baissent, les prix ont baissé, parfois jusqu'à 1 euro. Pour avoir interrogé le président de la Chambre d'agriculture de la Loire qui était concerné, il parle d'une perte d'un euro par animal. Par kilo, 1 euro du kilo, c'est dramatique. Et donc nous, notre objectif, c'est de sauver le troupeau, et évidemment de sauver le prix des produits des éleveurs parce qu'on n'a pas en plus non plus besoin d'avoir une réaction en chaîne. Et pour ça, il faut qu'on ait la meilleure solution pour préserver le troupeau et ça, ça passe par les scientifiques. Pardon, mais encore une fois, ne mélangeons pas les sujets politiques, et ça a été dit par la personne de la 64, et le sujet sanitaire. Le sujet sanitaire, quel que soit le gouvernement et quelle que soit la tendance, il devra être adressé. Et plus on attend, et plus c'est grave. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça veut dire qu'il y a des gens qui partreintent ? Mais je ne sais pas si c'est des éleveurs. Des éleveurs, des marchands ou des tiers, qui à un moment se disent, cet animal, je le bouge. Et comme il n'a pas forcément de signe au clinique, je le bouge. Je le fais sortir de la zone où il ne devrait pas sortir. Et puis finalement, une fois qu'il est sorti, il déclare des symptômes. Enfin voilà, je ne sais pas. Encore une fois, je n'ai pas d'élément tangible. Mais enfin, un temps ou un stomax, ça ne fait pas 100 kilomètres. Ça, c'est une certitude. Donc après, il faut regarder les conditions pour lesquelles le faire. Et c'est pour ça qu'on a besoin des spécialistes. Moi, je suis désolé, mais il faut se méfier de la théorie du complot. Il y a des certitudes scientifiques. Enfin, en tous les cas, il y a des consensus scientifiques. Ensuite, il y a des réalités. Le cas de la Haute-Garonne, c'est une réalité. Voilà. Ensuite, aujourd'hui, on nous dit, il faut abattre. Les éleveurs disent, mais ce n'est pas possible. Mais le consensus scientifique dit, il faut abattre. Nous, à l'AFN SOA, on continue à apporter notre concours au consensus scientifique, même si c'est d'une douleur effroyable pour les éleveurs. Parce qu'on a des expériences réussies. Allez voir les éleveurs en Savoie. Ils vous disent, c'était un drame absolu. En six mois, on a dépeuplé, repeuplé et on fait autant de lait aujourd'hui. C'est ça, la réalité. Et puis ensuite, il faudra que l'État indemnise. Ça a commencé, nous ne sommes pas au bout. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 12:27Voir 2 autres passages
« Alors, de l'argent, des vaccins, la mobilisation de tout le monde pour le faire. Mais à la limite, admettons que ce soit possible, plusieurs mois. Mais ça a une conséquence mécanique, c'est que la France se ferme les frontières et plus rien ne bouge. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 8:12
« Alors, je crois qu'il faut faire attention dans le moment dans lequel on est. Je crois que le combat agricole, il est légitime, la FNSEA le mène depuis des années pour faire reconnaître la place centrale de l'agriculture et le sens qu'a de produire de l'alimentation pour nourrir. Le sujet de la dermatose, puisque c'est cette maladie dont on parle, qui est une maladie qui atteint les vaches, qui est extrêmement contagieuse, c'est un sujet technique. La question, c'est qu'au moment où on se parle, il y a des interrogations sur le consensus scientifique. Les scientifiques, aujourd'hui, disent que ce qui est le plus efficace pour éviter que la maladie se propage, c'est d'abattre dès le début la totalité d'un lot d'animaux dans lequel il y a une vache malade. Parce que cette maladie, qui est sournoise, elle a la possibilité de se déployer dans des animaux, dans des vaches, qui n'ont pas de symptômes, qui n'ont pas de symptômes, et qui malgré un test, qu'on appelle un test PCR, qui peut s'avérer, un test sanguin qui peut s'avérer négatif, la bête est chargée en virus et continue à essaimer. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais vous voyez bien que je suis sûr que tout le monde va être assez intelligent pour l'éviter. Mais prenons un exemple pour ne pas me dérober à la question. On exporte un million de ce qu'on appelle des broutards, des animaux qui font 400, 450 kilos et qui partent essentiellement vers l'Italie ou vers l'Espagne. Un million d'animaux. Aujourd'hui, ça vaut de l'ordre de 6 euros le kilo. Si jamais on perd 1 ou 2 euros, on parle de 2 euros sur un animal qui fait 450 kilos, ça fait 900 euros par animal, fois un million d'animaux si on devait fermer les frontières, ça fait quasiment un milliard d'euros. Alors évidemment, ces animaux, on arriverait peut-être à les repositionner sur le marché intérieur, mais la valorisation du produit serait perdue. Ce serait dramatique. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 9:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pas de psychose. D'abord, cette maladie n'est pas transpissible à l'homme, donc il n'y a pas de psychose à avoir. La deuxième chose, c'est que cette maladie ne rend pas les aliments impropres à la consommation. Cette maladie, c'est une maladie qui se déploie de manière sournoise, qui est extrêmement contagieuse. Et donc l'objectif, et moi je crois que ça s'est partagé, c'est qu'il y ait le moins d'animaux possibles qui soient infectés et qu'on continue à pouvoir soutenir le prix des produits. Alors c'est pas partagé par tous les... C'est ça, et c'est les deux qui comptent. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 5:10Voir 2 autres passages
« Absolument, mais il y a des débats politiques d'ailleurs. Le débat a été tranché puisqu'on a eu des élections professionnelles. Je dis simplement que dans le moment dans lequel on est, on a des sujets politiques sur lesquels, par exemple, on s'oppose. Moi, je suis désolé, je ne suis pas pour l'utilisation de la force et de la violence. On ne cesse de le répéter. Ce qui ne veut pas dire que par ailleurs, on est d'accord avec le gouvernement. Je pense que dans les propos publics que nous tenons depuis des mois, on a alerté sur l'absence de vision politique, sur ce qui se passe à Bruxelles, sur les non-réponses. Enfin, on le fait partout. Mais je fais bien le distinguo entre ce qui relève de sujets sanitaires, parce que, pardon, mais la dermatose, elle n'est ni de droite ni de gauche, et indépendamment de nos désaccords sur le fond, elle va continuer à progresser. Moi, je dis, on a des débats politiques, et on va le faire. Et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles la semaine prochaine. Mais sur la maladie, la maladie, il faut qu'on aille vite pour l'éradiquer. Il faut qu'on fasse en sorte qu'elle n'explose pas. Et moi, encore une fois, on a des désaccords sur le fond, mais moi, sur cette maladie, je m'en réfère aux scientifiques, aux gens qui savent. Et je veux dire ici, parce que j'ai lu beaucoup de choses fausses, c'est la même chose en Espagne. Il y a aussi cette maladie en Espagne, et c'est le même protocole. C'est la même chose en Italie, et même en Suisse, qui est un pays qui n'appartient pas à l'Union Européenne, dans lequel c'est le même protocole. En Suisse, il n'y a pas eu de cas, et ils ont vacciné l'ensemble du cheptel. Non, vous avez raison, il n'y a pas eu de cas, mais c'est malgré tout le même protocole qui était appliqué. Ils ont vacciné tous les cheptels, alors qu'il n'y a pas eu de cas. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 6:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, mais il y a des débats politiques d'ailleurs. Le débat a été tranché puisqu'on a eu des élections professionnelles. Je dis simplement que dans le moment dans lequel on est, on a des sujets politiques sur lesquels, par exemple, on s'oppose. Moi, je suis désolé, je ne suis pas pour l'utilisation de la force et de la violence. On ne cesse de le répéter. Ce qui ne veut pas dire que par ailleurs, on est d'accord avec le gouvernement. Je pense que dans les propos publics que nous tenons depuis des mois, on a alerté sur l'absence de vision politique, sur ce qui se passe à Bruxelles, sur les non-réponses. Enfin, on le fait partout. Mais je fais bien le distinguo entre ce qui relève de sujets sanitaires, parce que, pardon, mais la dermatose, elle n'est ni de droite ni de gauche, et indépendamment de nos désaccords sur le fond, elle va continuer à progresser. Moi, je dis, on a des débats politiques, et on va le faire. Et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles la semaine prochaine. Mais sur la maladie, la maladie, il faut qu'on aille vite pour l'éradiquer. Il faut qu'on fasse en sorte qu'elle n'explose pas. Et moi, encore une fois, on a des désaccords sur le fond, mais moi, sur cette maladie, je m'en réfère aux scientifiques, aux gens qui savent. Et je veux dire ici, parce que j'ai lu beaucoup de choses fausses, c'est la même chose en Espagne. Il y a aussi cette maladie en Espagne, et c'est le même protocole. C'est la même chose en Italie, et même en Suisse, qui est un pays qui n'appartient pas à l'Union Européenne, dans lequel c'est le même protocole. En Suisse, il n'y a pas eu de cas, et ils ont vacciné l'ensemble du cheptel. Non, vous avez raison, il n'y a pas eu de cas, mais c'est malgré tout le même protocole qui était appliqué. Ils ont vacciné tous les cheptels, alors qu'il n'y a pas eu de cas. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 6:28Voir 2 autres passages
« Non, mais moi je crains pas le débat, vous savez, le débat il n'a pas eu lieu en France, parce qu'au moment où la loi est arrivée à l'Assemblée nationale, il y a eu 3500 amendements déposés par un certain nombre de groupes qui ont conduit à l'impossibilité... De groupes de gauche ? Oui, socialistes, écologistes, enfin notamment écologistes et éléfistes, voilà, socialistes avaient plutôt assez peu d'amendements, étaient plutôt constructifs sur le sujet. Mais on savait qu'on avait 5 jours pour étudier la loi et mécaniquement on était incapables, avec cette obstruction d'amendements, de mener un débat. Ce qui a conduit à une motion de rejet déposée par le rapporteur lui-même, ce qui est quand même assez inédit, et qui a évidemment tronqué le débat. Et donc que le débat revienne et que les Français soient inquiets, moi je le comprends très très bien. Et moi je préférerais qu'on ait un débat qui éclaire à partir de la science et d'éléments plutôt que l'espèce d'hystérie à coup d'argument qui se développe. Je le redis, en tant qu'agriculteur, moi ce qui compte c'est de continuer à produire une alimentation de qualité. Et là permettez-moi de prendre une demi-seconde pour redire à tous ceux qui nous écoutent que l'alimentation française en termes de standard de qualité, c'est ce qu'il y a de plus élevé dans le monde. Moi je veux quand même le rappeler parce que là on a l'impression qu'en tant qu'agriculteur, »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 6:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais vous voyez bien que je suis sûr que tout le monde va être assez intelligent pour l'éviter. Mais prenons un exemple pour ne pas me dérober à la question. On exporte un million de ce qu'on appelle des broutards, des animaux qui font 400, 450 kilos et qui partent essentiellement vers l'Italie ou vers l'Espagne. Un million d'animaux. Aujourd'hui, ça vaut de l'ordre de 6 euros le kilo. Si jamais on perd 1 ou 2 euros, on parle de 2 euros sur un animal qui fait 450 kilos, ça fait 900 euros par animal, fois un million d'animaux si on devait fermer les frontières, ça fait quasiment un milliard d'euros. Alors évidemment, ces animaux, on arriverait peut-être à les repositionner sur le marché intérieur, mais la valorisation du produit serait perdue. Ce serait dramatique. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 9:11Voir 1 autre passage
« L'émotion est mauvaise conseillère, et vous aurez constaté qu'hier soir, avant de réagir, j'ai attendu plusieurs heures, parce qu'il me semblait que dans ces moments de grande confusion, garder la tête froide et encore une fois exercer la responsabilité que m'ont confiée les agriculteurs de la FNSEA était essentielle. Mais encore une fois, tout n'est pas possible. Tout n'est pas possible, et avoir des convictions, c'est aussi les assumer pleinement. Je voudrais rappeler que ce mouvement, que le gouvernement lui-même a tenté de dissoudre, aujourd'hui lance des cocktails Molotov sur les gendarmes et détruit les biens des agriculteurs. Qui peut imaginer que les conditions du dialogue soient réunies dans ces conditions ? Personne, personne de sérieux ne peut l'imaginer. Or, je le redis, nous avons toujours été prêts au dialogue. Nous l'avons prouvé, nous avons travaillé. Tout est sur la table. Et au moment, peut-être le plus difficile, des annonces, parce que je voudrais redire que la colère, l'émotion, ça ne construit pas un projet pour l'agriculture. Que ce qu'attendent les agriculteurs, c'est des changements concrets dans leurs fermes. On le répète, à qui veut l'entendre, depuis des mois. Et que là, tout ce qui se passe sur la manière dont le salon va s'ouvrir, est-ce que nuit au fait que les agriculteurs attendent des réponses ? Donc le président fera ce qu'il veut. Je ne participerai pas à ce débat. Je vais réunir ce matin le conseil d'administration de la FNSEA pour qu'il prenne une décision, parce que dans ce moment, c'est aussi important que le collectif s'exprime. Nous aurons un lien avec nos collègues des jeunes agriculteurs. Et ensuite, nous dirons clairement la manière dont nous le faisons. Mais je ne serai pas, je ne serai pas, et encore une fois, avec recul et sans émotion, l'acteur de quelque chose que je considère de partiment cynique et qui ne permet pas le dialogue dans de bonnes conditions. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 3:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 févr. 2024 au 22 juil. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument. L'ANSES, c'est l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Donc, c'est elle qui contrôle l'utilisation des produits. Et elle a un pendant européen. Et pour tout ce qui concerne les produits phytosanitaires, c'est des homologations européennes et des autorisations de mise en marché nationale. Et donc, le sujet, c'est qu'aujourd'hui, ce produit, sur les abeilles, en tous les cas, a une inocuité bien plus faible que le reste. Mais moi, je ne veux pas rentrer dans l'aspect technique. Vous inviterez des toxicologues et vous inviterez des scientifiques. Moi, ce que je dis, c'est que continuer à produire et ne pas nous mettre dans des impasses, c'est essentiel. Avec un pendant qui est, continuons à trouver, à investir dans la recherche et l'innovation pour trouver des alternatives. Mais dire, finalement, derrière un principe qui consiste à dire, on n'utilise pas, parce qu'il pourrait y avoir un doute, d'ailleurs la science, je crois, a comme rôle de douter, on se prive d'une solution que tout le monde utilise. Et encore une fois, laissons les toxicologues parler et faire en sorte qu'on continue à le produire en France, en trouvant des solutions alternatives, me paraît essentiel. Mais le sujet de fond et la crainte, et bien l'utilisation en ce moment d'une forme d'hystérie autour de ce produit donne le cancer, enfin tout le monde y va de sa petite phrase et de sa petite étude, c'est de revenir aux fondamentaux. Et moi, je le redis, pour moi, à partir du moment où l'agence européenne a autorisé ce produit, il doit être utilisé, il peut être utilisé, et j'entends qu'il y ait des questionnements, d'ailleurs j'ai compris que l'ANSES remettait des études en route suite aux questionnements, et je trouve ça très bien, mais en attendant qu'une réponse nouvelle soit apportée, ne nous privons pas de ça. C'est ce que dit la loi Duplomb. D'ailleurs, la loi Duplomb... »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 4:57Voir 2 autres passages
« Non, il y a quelques mesures qui ont été mises en place, notamment une concernant le gasoil non routier, avec la possibilité d'obtenir directement, quand vous achetez un litre, la remise et puis d'éviter d'avoir des papiers. Donc il y a quelques sujets qui ont avancé, notamment aussi quelques décrets. Mais vous savez, le fondement, la loi, cette loi d'orientation agricole dont on nous parle depuis maintenant près de deux ans, qui a été suspendue après une première lecture à l'Assemblée nationale, nous l'attendons toujours. Nous avions dit qu'elle n'était pas complète, notamment sur les mesures fiscales. On attend que le projet de loi de finances, dont on voit bien qu'il prend du retard, et ça nous inquiète aussi, il va être un gros sujet. Pour nous, ce qu'il faut, c'est des réponses concrètes. Et quand vous n'avez pas de réponse sur le plan structurel ou pas suffisamment de réponse, quand vous n'avez pas, sur le plan conjoncturel, de vision, et je vous ai expliqué ce qu'était la situation de l'été, et qu'en plus, vous n'avez pas de ministre depuis près de deux mois ou un ministre démissionnaire qui expédie les affaires courantes, évidemment, c'est source de grande inquiétude. »
BFMTV · "Des promesses n'ont pas été tenues": l'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 2:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes22 juil. 2025 au 22 juil. 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument. L'ANSES, c'est l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Donc, c'est elle qui contrôle l'utilisation des produits. Et elle a un pendant européen. Et pour tout ce qui concerne les produits phytosanitaires, c'est des homologations européennes et des autorisations de mise en marché nationale. Et donc, le sujet, c'est qu'aujourd'hui, ce produit, sur les abeilles, en tous les cas, a une inocuité bien plus faible que le reste. Mais moi, je ne veux pas rentrer dans l'aspect technique. Vous inviterez des toxicologues et vous inviterez des scientifiques. Moi, ce que je dis, c'est que continuer à produire et ne pas nous mettre dans des impasses, c'est essentiel. Avec un pendant qui est, continuons à trouver, à investir dans la recherche et l'innovation pour trouver des alternatives. Mais dire, finalement, derrière un principe qui consiste à dire, on n'utilise pas, parce qu'il pourrait y avoir un doute, d'ailleurs la science, je crois, a comme rôle de douter, on se prive d'une solution que tout le monde utilise. Et encore une fois, laissons les toxicologues parler et faire en sorte qu'on continue à le produire en France, en trouvant des solutions alternatives, me paraît essentiel. Mais le sujet de fond et la crainte, et bien l'utilisation en ce moment d'une forme d'hystérie autour de ce produit donne le cancer, enfin tout le monde y va de sa petite phrase et de sa petite étude, c'est de revenir aux fondamentaux. Et moi, je le redis, pour moi, à partir du moment où l'agence européenne a autorisé ce produit, il doit être utilisé, il peut être utilisé, et j'entends qu'il y ait des questionnements, d'ailleurs j'ai compris que l'ANSES remettait des études en route suite aux questionnements, et je trouve ça très bien, mais en attendant qu'une réponse nouvelle soit apportée, ne nous privons pas de ça. C'est ce que dit la loi Duplomb. D'ailleurs, la loi Duplomb... »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 4:57
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Raphaël Lejean, un rapport sénatorial dit que c'est 3% seulement de ce qui est importé en Europe qui fait l'objet de contrôle et que de l'ordre de 15 à 20% serait non conforme. Donc aujourd'hui, mais l'Europe elle-même le reconnaît, elle n'a pas cette capacité à contrôler. Et donc, moi, je dis une seule chose, et je fais le lien avec ce questionnement des Français sur la loi Duplon, si on veut continuer à avoir une des alimentations les plus sûres au monde, si on veut éviter d'utiliser les peurs autour de la question alimentaire, parce que des scandales sanitaires, il y en a très peu en Europe, des gens qui décèdent aujourd'hui de problématiques sanitaires, c'est quasiment plus rien, on regarde ce qu'il y avait il y a une cinquantaine d'années. Donc on a une alimentation de qualité, ne faisons pas peur. En revanche, on a une agriculture qui est en grande difficulté, en grande difficulté. J'étais encore hier en Haute-Garonne voir des agriculteurs. Si on n'est pas capable d'assurer de la rentabilité, moi je suis désolé, je ne suis pas professeur d'économie à l'université, mais je suis très interrogé sur ce que dit Mme Rousseau sur rentabilité et revenus. »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 12:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« L'émotion est mauvaise conseillère, et vous aurez constaté qu'hier soir, avant de réagir, j'ai attendu plusieurs heures, parce qu'il me semblait que dans ces moments de grande confusion, garder la tête froide et encore une fois exercer la responsabilité que m'ont confiée les agriculteurs de la FNSEA était essentielle. Mais encore une fois, tout n'est pas possible. Tout n'est pas possible, et avoir des convictions, c'est aussi les assumer pleinement. Je voudrais rappeler que ce mouvement, que le gouvernement lui-même a tenté de dissoudre, aujourd'hui lance des cocktails Molotov sur les gendarmes et détruit les biens des agriculteurs. Qui peut imaginer que les conditions du dialogue soient réunies dans ces conditions ? Personne, personne de sérieux ne peut l'imaginer. Or, je le redis, nous avons toujours été prêts au dialogue. Nous l'avons prouvé, nous avons travaillé. Tout est sur la table. Et au moment, peut-être le plus difficile, des annonces, parce que je voudrais redire que la colère, l'émotion, ça ne construit pas un projet pour l'agriculture. Que ce qu'attendent les agriculteurs, c'est des changements concrets dans leurs fermes. On le répète, à qui veut l'entendre, depuis des mois. Et que là, tout ce qui se passe sur la manière dont le salon va s'ouvrir, est-ce que nuit au fait que les agriculteurs attendent des réponses ? Donc le président fera ce qu'il veut. Je ne participerai pas à ce débat. Je vais réunir ce matin le conseil d'administration de la FNSEA pour qu'il prenne une décision, parce que dans ce moment, c'est aussi important que le collectif s'exprime. Nous aurons un lien avec nos collègues des jeunes agriculteurs. Et ensuite, nous dirons clairement la manière dont nous le faisons. Mais je ne serai pas, je ne serai pas, et encore une fois, avec recul et sans émotion, l'acteur de quelque chose que je considère de partiment cynique et qui ne permet pas le dialogue dans de bonnes conditions. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 3:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 3:27
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 10:01
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 2:04
« Alors, je crois qu'il faut faire attention dans le moment dans lequel on est. Je crois que le combat agricole, il est légitime, la FNSEA le mène depuis des années pour faire reconnaître la place centrale de l'agriculture et le sens qu'a de produire de l'alimentation pour nourrir. Le sujet de la dermatose, puisque c'est cette maladie dont on parle, qui est une maladie qui atteint les vaches, qui est extrêmement contagieuse, c'est un sujet technique. La question, c'est qu'au moment où on se parle, il y a des interrogations sur le consensus scientifique. Les scientifiques, aujourd'hui, disent que ce qui est le plus efficace pour éviter que la maladie se propage, c'est d'abattre dès le début la totalité d'un lot d'animaux dans lequel il y a une vache malade. Parce que cette maladie, qui est sournoise, elle a la possibilité de se déployer dans des animaux, dans des vaches, qui n'ont pas de symptômes, qui n'ont pas de symptômes, et qui malgré un test, qu'on appelle un test PCR, qui peut s'avérer, un test sanguin qui peut s'avérer négatif, la bête est chargée en virus et continue à essaimer. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 2:04
« Ce n'est aujourd'hui pas dans le texte qui nous a été transmis qu'il n'y a qu'une proposition à ce stade, au même titre que ce qui n'est pas encore là, c'est la concrétisation du pas d'interdiction sans solution. Vous voyez ? Le fait qu'on dit à des agriculteurs, à des producteurs de fruits, de légumes, de production végétale, de production spécialisée, quand il y aura un problème sur une molécule, on va se mettre au travail pour chercher des alternatives, mais on ne vous met pas en impasse parce que si on vous met en impasse, on ne le produit plus en France, on ne l'importe dans des conditions qui ne vont pas. Mais ça, il faut le traduire dans la loi. Au moment où je vous parle, ça n'est pas traduit. Donc vous voyez ? Des choses qui avancent, je l'ai dit, des choses qui nécessitent d'être éclairées et qui nous questionnent mais sur lesquelles on continue à travailler et puis des choses qui n'y sont pas. Enfin, enfin, cette loi, il faut qu'on sache quel va être son timing parce que nous, on a dit qu'au mois de juin, il fallait quand même que les choses soient finalisées. Et puis enfin, le volet européen. J'y reviens parce que là, on a besoin de revenir sur un certain nombre de décisions techniques européennes notamment du volet Farm to Fork, de la fourche à la fourchette qui est le volet agricole qui mettent les agriculteurs dans des insécurités majeures cette année d'ici l'automne. Donc, il y a un conseil des ministres de l'agriculture lundi auquel j'ai compris que le ministre de l'agriculture M. Fénaud se rendrait à Bruxelles et là encore, on attend des choses. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 16:34
« Je vous ai dit qu'il y a des choses qui allaient dans le bon sens notamment l'annonce de cette loi sur les troubles anormaux du voisinage qui va permettre à des agriculteurs de ne pas être ennuyés par un voisin qui vient de s'installer. Donc reconnaissons quand il y a des avancées. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 13:44