Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
20 avr. 2023 au 3 sept. 2026
Questions
407
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 407 questions évaluables
Réponse directe
174
Réponse partielle
109
Réponse à côté
117
Refus explicite
7
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 376 à 400 sur 407
Question 376Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Est-ce que vous pourriez rencontrer Marine Tondelier, par exemple ?
Réponse directe
Je parle à tout le monde. La FNSEA parle à tout le monde. Mais moi, j'attends aussi de Marine Tondelier qu'elle soit très claire pour dire « Je ne cautionne pas les actions des soulèvements de la Terre », ce qu'elle ne fait pas. Et donc vous ne voulez pas la rencontrer prochainement ? Ça serait un exemple de dialogue ? Je vous ai dit que j'étais prêt à parler avec tout le monde. Donc je suis prêt à parler avec Marine Tondelier comme avec n'importe qui, pour peu qu'on soit très clair sur la dénonciation des actes de violence, ce que je viens de faire sur votre antenne. Et quand Mme Rousseau, Mme Tondelier viennent chercher les images, je leur dis que si on discute, on peut le faire de manièr…
« Je parle à tout le monde. La FNSEA parle à tout le monde. Mais moi, j'attends aussi de Marine Tondelier qu'elle soit très claire pour dire « Je ne cautionne pas les actions des soulèvements de la Terre », ce qu'elle ne fait pas. Et donc vous ne voulez pas la rencontrer prochainement ? Ça serait un exemple de dialogue ? Je vous ai dit que j'étais prêt à parler avec tout le monde. Donc je suis prêt à parler avec Marine Tondelier comme avec n'importe qui, pour peu qu'on soit très clair sur la dénonciation des actes de violence, ce que je viens de faire sur votre antenne. Et quand Mme Rousseau, Mme Tondelier viennent chercher les images, je leur dis que si on discute, on peut le faire de manière apaisée et qu'on n'a pas besoin des caméras pour le faire. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« vous avez raison Quand vous êtes maraîcher Et que vous faites en plein champ Les salades Et d'autres productions Vous avez subi un été meurtrier Quand il fait 40 degrés Et que vous n'avez pas d'eau Même avec de l'irrigation Vous n'avez la plupart du temps Pas de production Ou une production dégradée Et je le dis parce qu'on a parlé des légumes Mais je peux d'ores et déjà vous annoncer Que les pommes Qui vont arriver dans quelques semaines Ont aussi des impacts Qu'est que ça veut dire ? Ça veut dire que Quand vous êtes maraîcher Y compris dans le nord de la France J'avais au téléphone il y a quelques jours Des maraîchers du nord Finistère Qui est une région Où il pleut habituellement De manière importante C'est la catastrophe C'est la catastrophe en choux-fleurs C'est la catastrophe en brocolis Et donc ça veut dire Qu'il n'y a pas de production Et que là Les quelques pluies qui sont arrivées Vont probablement permettre De préparer l'avenir Mais que c'est extrêmement difficile Et le sujet de fond C'est à la fois la production Mais c'est aussi le prix Parce »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 20:06
Question 377Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Deux élus d'Europe Écologie Les Verts, Sandrine Rousseau et Marine Tondelier, ont été insultés en début de semaine par des vignerons. C'était dans le département de l'eau d'insultes sexistes. Qu'est-ce que vous avez pensé de cette action ?
Réponse directe
Écoutez, je ne suis pas très fier de ça. Mais par ailleurs, je vous expliquais avant que le niveau de tension est tel que cette action, si elle n'est pas acceptable sur le plan du vivre ensemble, elle est compréhensible sur le plan de l'exaspération.
« Mais par ailleurs, je vous expliquais avant que le niveau de tension est tel que cette action, si elle n'est pas acceptable sur le plan du vivre ensemble, elle est compréhensible sur le plan de l'exaspération. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 19:14
Question 378Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Vous faites le constat, Arnaud Rousseau, que beaucoup de Français ne connaissent plus rien à l'agriculture. Vous avez déclaré récemment, nous devons repasser un pacte avec la société, avec nos compatriotes, qui pour nombre d'entre eux n'ont plus aucune idée de la saisonnalité des conditions d'exercice de ce métier. Il y a un fossé aujourd'hui entre le monde agricole et le reste de la société ?
Réponse directe
Je ne sais pas s'il y a un fossé, en tous les cas, là où de nombreux Français avaient un cousin, un oncle, un grand-père agriculteur, c'est moins le cas aujourd'hui, on ne représente plus qu'un et demi pour cent de la population active. Et donc ce constat, il ne faut pas le voir comme un fossé, il faut le voir comme une opportunité de réexpliquer aux gens que si on veut demain mieux manger, mieux produire, la saisonnalité, ça a du sens. Rappelez qu'en agriculture, il y a des cycles, il y a des cycles dans l'élevage, il y a des cycles dans la production végétale. Et ça, quand je rencontre des élèves ou quand je rencontre des jeunes adultes, ils n'en ont pas toujours conscience.
« Je ne sais pas s'il y a un fossé, en tous les cas, là où de nombreux Français avaient un cousin, un oncle, un grand-père agriculteur, c'est moins le cas aujourd'hui, on ne représente plus qu'un et demi pour cent de la population active. Et donc ce constat, il ne faut pas le voir comme un fossé, il faut le voir comme une opportunité de réexpliquer aux gens que si on veut demain mieux manger, mieux produire, la saisonnalité, ça a du sens. Rappelez qu'en agriculture, il y a des cycles, il y a des cycles dans l'élevage, il y a des cycles dans la production végétale. Et ça, quand je rencontre des élèves ou quand je rencontre des jeunes adultes, ils n'en ont pas toujours conscience. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 3:36
Question 379Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Vous êtes un chef d'entreprise, un agriculteur, un industriel céréalier ?
Réponse directe
Écoutez d'abord, je suis un agriculteur, vous voyez, je me suis installé en 2002 sur la ferme de mes parents, de mes grands-parents, donc j'ai un ancrage dans le territoire auquel je suis attaché et c'est vrai que j'ai viscéralement la volonté de m'engager pour ce métier auquel je crois et c'est la raison pour laquelle très tôt je me suis engagé dans le syndicalisme et le syndicalisme m'a mené à la responsabilité professionnelle. Nombre de mes collègues agriculteurs sont engagés dans la coopération agricole, moi je suis dans une entreprise qui s'appelle Avril, qui est détenue par le monde agricole et qui a une particularité, c'est de créer de la valeur et de ne pas verser de dividendes pour…
« Écoutez d'abord, je suis un agriculteur, vous voyez, je me suis installé en 2002 sur la ferme de mes parents, de mes grands-parents, donc j'ai un ancrage dans le territoire auquel je suis attaché et c'est vrai que j'ai viscéralement la volonté de m'engager pour ce métier auquel je crois et c'est la raison pour laquelle très tôt je me suis engagé dans le syndicalisme et le syndicalisme m'a mené à la responsabilité professionnelle. Nombre de mes collègues agriculteurs sont engagés dans la coopération agricole, moi je suis dans une entreprise qui s'appelle Avril, qui est détenue par le monde agricole et qui a une particularité, c'est de créer de la valeur et de ne pas verser de dividendes pour pouvoir continuer à développer la production agricole en France. Et puis je suis aujourd'hui le président de la FNSA, vous l'avez rappelé, qui est un syndicat dans lequel beaucoup de profils différents se retrouvent, vous l'avez dit, je suis différent de Christiane Lambert et pour autant nous portons ensemble la même vision, celle d'une agriculture entrepreneuriale qui a le goût d'entreprendre et qui est différente en fonction du territoire dans lequel on se situe. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 1:14
Question 380Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Arnaud Rousseau, vous avez parlé des revenus pour les agriculteurs. On a entendu votre slogan « Produire pour nourrir ». Vous ne faites pas de l'adaptation au changement climatique l'une de vos priorités en tant que président de la FNSEA. Pour quelles raisons ?
Réponse partielle
C'est évidemment un sujet puisque nos priorités, je vous l'ai dit, c'est la souveraineté et le revenu. Et aujourd'hui, le climat, je comprends que pour vos auditeurs, ça puisse être particulier, mais le climat, c'est une constante de l'agriculture depuis toujours. On ne peut pas être agriculteur sans être directement corrélé au climat. Et donc le dérèglement climatique, les agriculteurs le mesurent depuis bien longtemps. Nos moissons, nos vendanges, nos fenaisons ont été avancés de 15 jours à 3 semaines depuis 20 ans. Donc nous l'observons. Mais ce sujet qui est devenu un sujet central de la discussion dans les médias, c'est un sujet qui est consubstantiel à l'agriculture depuis toujours. U…
« C'est évidemment un sujet puisque nos priorités, je vous l'ai dit, c'est la souveraineté et le revenu. Et aujourd'hui, le climat, je comprends que pour vos auditeurs, ça puisse être particulier, mais le climat, c'est une constante de l'agriculture depuis toujours. On ne peut pas être agriculteur sans être directement corrélé au climat. Et donc le dérèglement climatique, les agriculteurs le mesurent depuis bien longtemps. Nos moissons, nos vendanges, nos fenaisons ont été avancés de 15 jours à 3 semaines depuis 20 ans. Donc nous l'observons. Mais ce sujet qui est devenu un sujet central de la discussion dans les médias, c'est un sujet qui est consubstantiel à l'agriculture depuis toujours. Un agriculteur, vous le rencontrez, il va vous parler de la pluie, du beau temps, du gel. Donc ce n'est pas une priorité pour nous, c'est notre quotidien. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 12:12Voir 1 autre passage
« C'est ce que vous avez dit, pas seulement des politiques. Vous savez, les agriculteurs n'ont pas simplement besoin de politiques. Vous l'avez dit tout à l'heure dans votre introduction, je produis du tournesol chez moi, sur ma ferme. C'est une production que je n'avais pas il y a deux ans. C'est une production que j'ai mise en place parce que ça résiste mieux à la sécheresse, ça a besoin de peu d'eau pour faire son cycle végétal. Et donc les agriculteurs s'adaptent. S'adaptent dans leurs assolements, dans les parcelles qu'ils cultivent, s'adaptent aussi avec un certain nombre de moyens, mais ont aussi besoin de recherche et d'innovation pour pouvoir demain être plus performant et mieux résister à ces changements. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 13:03
Question 381Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Mais là, vous dites quoi ?
Réponse directe
Écoutez, en tous les cas, il faut faire attention que la logorée normative qui pèse aujourd'hui sur l'agriculteur, qui la rend complètement incompréhensible. Il y a tellement de normes aujourd'hui que pour un agriculteur de bonne foi, c'est devenu intenable. Mais en revanche, quand on parle du dérèglement climatique, quand on parle de l'effondrement de la biodiversité, évidemment, il faut continuer à ce qu'on les accompagne. Ce n'est pas nécessairement la norme ou l'obligation. Ça peut être aussi un certain nombre d'indicateurs qui montrent comment on peut évoluer. Je veux dire aussi qu'entre le moment où cette enquête a été faite et aujourd'hui, il y a un certain nombre de progrès qui ont…
« Écoutez, en tous les cas, il faut faire attention que la logorée normative qui pèse aujourd'hui sur l'agriculteur, qui la rend complètement incompréhensible. Il y a tellement de normes aujourd'hui que pour un agriculteur de bonne foi, c'est devenu intenable. Mais en revanche, quand on parle du dérèglement climatique, quand on parle de l'effondrement de la biodiversité, évidemment, il faut continuer à ce qu'on les accompagne. Ce n'est pas nécessairement la norme ou l'obligation. Ça peut être aussi un certain nombre d'indicateurs qui montrent comment on peut évoluer. Je veux dire aussi qu'entre le moment où cette enquête a été faite et aujourd'hui, il y a un certain nombre de progrès qui ont été faits. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 11:24
Question 382Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Donc les Français consacrent davantage d'argent à leur nourriture ?
Réponse directe
Absolument, une nourriture de meilleure qualité et on a en ce moment une forte inflation qui a conduit à une baisse de la consommation. Donc il faut qu'on trouve l'équilibre pour que le consommateur puisse consommer des produits de qualité, des produits français et faire en sorte que l'agriculteur puisse vivre.
« Absolument, une nourriture de meilleure qualité et on a en ce moment une forte inflation qui a conduit à une baisse de la consommation. Donc il faut qu'on trouve l'équilibre pour que le consommateur puisse consommer des produits de qualité, des produits français et faire en sorte que l'agriculteur puisse vivre. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 7:03
Question 383Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Il y a une étude qui a beaucoup frappé les esprits le mois dernier, Arnaud Rousseau. Elle concerne la disparition des oiseaux. Vous avez sans doute entendu cette information. En 40 ans, le nombre d'oiseaux des champs a diminué de 60% en Europe. Et pour la première fois, les chercheurs ont hiérarchisé les causes. Et en tête, arrive l'utilisation des pesticides et des engrais de synthèse. Qu'est-ce que vous dites quand vous découvrez de telles études qui sont validées, qui sont sérieuses ?
Réponse directe
D'abord, je ne nie pas les faits. Ensuite, je dis que cette étude qui a été faite montre qu'elle est plurifactorielle, mais que l'agriculture a une responsabilité. Donc, il nous appartient de faire en sorte que nous apportions un certain nombre de correctifs par rapport à la restauration de la biodiversité. On est en train de discuter en ce moment de comment on peut réimplanter plus de haies pour amener une évaluation des écosystèmes, une amélioration des écosystèmes. On est en train de regarder, je vous l'ai dit, comment on peut réduire nos impacts. Mais tout ça nécessite du temps, nécessite de l'investissement, nécessite des politiques publiques. Et nous, on est tout prêts à accompagner ç…
« D'abord, je ne nie pas les faits. Ensuite, je dis que cette étude qui a été faite montre qu'elle est plurifactorielle, mais que l'agriculture a une responsabilité. Donc, il nous appartient de faire en sorte que nous apportions un certain nombre de correctifs par rapport à la restauration de la biodiversité. On est en train de discuter en ce moment de comment on peut réimplanter plus de haies pour amener une évaluation des écosystèmes, une amélioration des écosystèmes. On est en train de regarder, je vous l'ai dit, comment on peut réduire nos impacts. Mais tout ça nécessite du temps, nécessite de l'investissement, nécessite des politiques publiques. Et nous, on est tout prêts à accompagner ça parce qu'on est conscients aussi de nos responsabilités. Maintenant, on n'est pas prêts à ce que l'agriculture assume la totalité de ses impacts. On le sait, il y a aussi d'autres facteurs, l'urbanisation, un certain nombre d'impacts industriels. Donc, nous prendrons... »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 10:28
Question 384Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Est-ce que la situation est pire que l'an dernier, Arnaud Rousseau ?
Réponse partielle
C'est très disparate. Vous avez des endroits évidemment qui sèchent, qui souffrent très fortement de la sécheresse. Je pense notamment aux Pyrénées-Orientales. Mais vous avez d'autres régions en ce moment qui ont des pluies incessantes. Je discutais avec une éleveuse de l'Aveyron qui m'expliquait hier qu'elle a du mal à rentrer ses foins parce qu'il pleut quasiment tous les jours. Un viticulteur de l'Hérault, proche de Montpellier, me disait aussi qu'il pleuvait. Donc la situation est très disparate. Ce qui est sûr, c'est qu'on a des impacts du climat de plus en plus fort, sécheresse, gel, pluviométrie. Et la question centrale pour nous, c'est la question de l'eau et notamment de son stocka…
« C'est très disparate. Vous avez des endroits évidemment qui sèchent, qui souffrent très fortement de la sécheresse. Je pense notamment aux Pyrénées-Orientales. Mais vous avez d'autres régions en ce moment qui ont des pluies incessantes. Je discutais avec une éleveuse de l'Aveyron qui m'expliquait hier qu'elle a du mal à rentrer ses foins parce qu'il pleut quasiment tous les jours. Un viticulteur de l'Hérault, proche de Montpellier, me disait aussi qu'il pleuvait. Donc la situation est très disparate. Ce qui est sûr, c'est qu'on a des impacts du climat de plus en plus fort, sécheresse, gel, pluviométrie. Et la question centrale pour nous, c'est la question de l'eau et notamment de son stockage. Il n'y a pas d'agriculture sans eau. Et l'eau est un sujet de souveraineté depuis toujours. Donc on a besoin, dans ces conditions, de discuter dans la planification écologique de la manière dont on pourra mieux utiliser l'eau pour continuer à produire et produire durablement. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 16:28
Question 385Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Bonjour Arnaud Rousseau, bonjour Jérôme Cadet, bienvenue sur France Inter, vous êtes depuis trois mois maintenant le nouveau président du premier syndicat agricole français, la FNSEA, 210 000 adhérents, beaucoup de sujets d'actualité à aborder avec vous ce matin, la sécheresse qui frappe plusieurs de nos départements, le coût des produits alimentaires, on parlera aussi du dialogue, pas simple à établir ou à rétablir avec les écologistes sur toutes ces questions, les auditeurs et les auditrices de France Inter peuvent vous interroger directement au 01 45 24 7000 ou via l'application France Inter, d'abord un mot sur votre parcours Arnaud Rousseau, les auditeurs vous connaissent pas ou peu, vous êtes producteur de grandes cultures, colza, tournesol, blé, maïs en Seine-et-Marne, donc en Ile-de-France, vous êtes également président du groupe d'agro-industrie Avril, 7 milliards de chiffre d'affaires, vous produisez des huiles vendues notamment sous les marques Le Cieur et Puget, on peut dire que votre profil tranche avec celui de votre prédécesseur Christiane Lambert qui était éleveuse de porc, comment est-ce que vous vous définissez Arnaud Rousseau ?
Réponse directe
Écoutez d'abord, je suis un agriculteur, vous voyez, je me suis installé en 2002 sur la ferme de mes parents, de mes grands-parents, donc j'ai un ancrage dans le territoire auquel je suis attaché et c'est vrai que j'ai viscéralement la volonté de m'engager pour ce métier auquel je crois et c'est la raison pour laquelle très tôt je me suis engagé dans le syndicalisme et le syndicalisme m'a mené à la responsabilité professionnelle. Nombre de mes collègues agriculteurs sont engagés dans la coopération agricole, moi je suis dans une entreprise qui s'appelle Avril, qui est détenue par le monde agricole et qui a une particularité, c'est de créer de la valeur et de ne pas verser de dividendes pour…
« Écoutez d'abord, je suis un agriculteur, vous voyez, je me suis installé en 2002 sur la ferme de mes parents, de mes grands-parents, donc j'ai un ancrage dans le territoire auquel je suis attaché et c'est vrai que j'ai viscéralement la volonté de m'engager pour ce métier auquel je crois et c'est la raison pour laquelle très tôt je me suis engagé dans le syndicalisme et le syndicalisme m'a mené à la responsabilité professionnelle. Nombre de mes collègues agriculteurs sont engagés dans la coopération agricole, moi je suis dans une entreprise qui s'appelle Avril, qui est détenue par le monde agricole et qui a une particularité, c'est de créer de la valeur et de ne pas verser de dividendes pour pouvoir continuer à développer la production agricole en France. Et puis je suis aujourd'hui le président de la FNSA, vous l'avez rappelé, qui est un syndicat dans lequel beaucoup de profils différents se retrouvent, vous l'avez dit, je suis différent de Christiane Lambert et pour autant nous portons ensemble la même vision, celle d'une agriculture entrepreneuriale qui a le goût d'entreprendre et qui est différente en fonction du territoire dans lequel on se situe. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 1:14
Question 386Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
C'est compréhensible d'insulter des élus qui viennent vous rencontrer ?
Réponse directe
J'ai mal compris. Je redis, je reprécise que ce type d'action, on ne peut pas, si on veut vivre ensemble, insulter les gens et faire en sorte d'utiliser la violence. Donc il n'y a pas d'ambiguïté. Ce que j'essaie de vous expliquer, c'est que le degré de tension et d'exaspération du monde agricole qui se traduit par ce genre d'acte que je ne cautionne pas, est aujourd'hui à son paroxysme. Et que si on n'intervient pas rapidement avec des mesures fortes, on va avoir ce type d'événement qui se multiplie. J'ai appelé à la raison, j'ai appelé à l'échange, mais je redis.
« J'ai mal compris. Je redis, je reprécise que ce type d'action, on ne peut pas, si on veut vivre ensemble, insulter les gens et faire en sorte d'utiliser la violence. Donc il n'y a pas d'ambiguïté. Ce que j'essaie de vous expliquer, c'est que le degré de tension et d'exaspération du monde agricole qui se traduit par ce genre d'acte que je ne cautionne pas, est aujourd'hui à son paroxysme. Et que si on n'intervient pas rapidement avec des mesures fortes, on va avoir ce type d'événement qui se multiplie. J'ai appelé à la raison, j'ai appelé à l'échange, mais je redis. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 19:33
Question 387Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Donc vous êtes en train de vous dire qu'il faut planter moins de maïs en France. C'est ce qui est d'ailleurs en train d'être fait ?
Réponse partielle
Non. Je vous dis qu'aujourd'hui, en fonction des régions et des moyens dont on dispose, l'agriculture s'adapte. Le maïs, on en a besoin. C'est une plante importante. Oui, c'est exact. Les chiffres montrent que cette année, on a moins de maïs parce que les agriculteurs s'adaptent. Je ne dis pas par ailleurs que nous n'avons pas besoin de maïs et que le maïs est une plante qui, au kilo de matière produit, utilise assez peu d'eau. Il y a d'autres sujets d'ailleurs sur le maïs, mais par rapport à la question de votre auditeur, ce qui est important et le message que je veux passer, c'est que les gens s'adaptent. Parce que les agriculteurs, à la fin, s'ils ont peu ou pas de production, ils n'ont…
« Oui, c'est exact. Les chiffres montrent que cette année, on a moins de maïs parce que les agriculteurs s'adaptent. Je ne dis pas par ailleurs que nous n'avons pas besoin de maïs et que le maïs est une plante qui, au kilo de matière produit, utilise assez peu d'eau. Il y a d'autres sujets d'ailleurs sur le maïs, mais par rapport à la question de votre auditeur, ce qui est important et le message que je veux passer, c'est que les gens s'adaptent. Parce que les agriculteurs, à la fin, s'ils ont peu ou pas de production, ils n'ont pas de chiffre d'affaires, pas de résultats et ils ne peuvent pas vivre. Donc ils s'adaptent. Ils le font partout. Mais tout ça prend aussi un peu de temps. On est sur du vivant. On ne peut pas le faire du jour au lendemain, mais on s'adapte. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 15:40
Question 388Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Un mot de l'inflation, Arnaud Rousseau, le rythme de la hausse des prix est passé de 5,9 en avril à 5,1% au mois de mai sur un an. Mais l'inflation reste élevée dans l'alimentaire, c'est 4,3% au mois de mai. Pourtant il y a de nombreuses matières premières qui baissent. Comment est-ce que vous expliquez que les choses mettent tant de temps à se répercuter ?
Réponse partielle
D'abord parce qu'il y a le cycle des saisons, et que évidemment quand vous produisez du blé, quand vous produisez du colza, quand vous produisez des animaux, vous avez un cycle des saisons. Ensuite parce qu'il y a eu des négociations commerciales qui ont constaté l'inflation que nous avions vécue en 2021-2022. Ce que je comprends, mais nous l'avions annoncé, c'est qu'un certain nombre de produits vont baisser et sont en train de baisser. Mais je veux revenir à ce qu'est la difficulté, c'est que pour le monde agricole, quand vous achetez une baguette de pain qui vaut 1,05€, le blé c'est près de 7 centimes. Et donc le sujet de la matière première agricole n'est pas le seul sujet. Nous, nous v…
« D'abord parce qu'il y a le cycle des saisons, et que évidemment quand vous produisez du blé, quand vous produisez du colza, quand vous produisez des animaux, vous avez un cycle des saisons. Ensuite parce qu'il y a eu des négociations commerciales qui ont constaté l'inflation que nous avions vécue en 2021-2022. Ce que je comprends, mais nous l'avions annoncé, c'est qu'un certain nombre de produits vont baisser et sont en train de baisser. Mais je veux revenir à ce qu'est la difficulté, c'est que pour le monde agricole, quand vous achetez une baguette de pain qui vaut 1,05€, le blé c'est près de 7 centimes. Et donc le sujet de la matière première agricole n'est pas le seul sujet. Nous, nous voulons protéger la matière première agricole et faire en sorte que les Français puissent acheter de la production française de qualité. Donc nous devons ajuster le prix pour qu'ils y aient accès, et nous devons veiller à ce que les agriculteurs vivent de leurs produits. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 24:16
Question 389Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Si on veut continuer à exporter et en même temps gagner des parts de marché dans le marché national, Arnaud Rousseau, ça veut dire que fatalement il faut produire plus, si je suis votre raisonnement. Pourquoi pas l'assumer au fond ?
Réponse partielle
Ah mais moi je vous dis depuis le début que produire est un mot noble, je le dis partout, et que quand on cesse de produire, on importe. Nous ce qu'on dit aujourd'hui c'est qu'il faut continuer à produire, mais vous avez compris que quand on perd 100 000 agriculteurs, quand on a du mal à renouveler les générations, et bien on ne produit plus, et si on ne produit plus, on ne nourrit plus, ou en tous les cas on met la nourriture dans la main d'autres pays, et donc on se met en dépendance, c'est ce que nous ne voulons pas.
« Ah mais moi je vous dis depuis le début que produire est un mot noble, je le dis partout, et que quand on cesse de produire, on importe. Nous ce qu'on dit aujourd'hui c'est qu'il faut continuer à produire, mais vous avez compris que quand on perd 100 000 agriculteurs, quand on a du mal à renouveler les générations, et bien on ne produit plus, et si on ne produit plus, on ne nourrit plus, ou en tous les cas on met la nourriture dans la main d'autres pays, et donc on se met en dépendance, c'est ce que nous ne voulons pas. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 8:07
Question 390Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Il pourrait y avoir des baisses de prix sur les légumes, par exemple les légumes frais, ou ça c'est exclu ?
Réponse partielle
Alors, il y a un certain nombre de prix de produits qui vont baisser, sur les légumes ce sera plus compliqué, parce que la sécheresse rend leur production plus difficile, parce que quand par exemple l'huile d'olive continue à monter, c'est parce qu'on a des problèmes de production. Mais je veux le redire, la souveraineté, le renouvellement des générations et l'accès à une qualité d'alimentation pour discuter avec la société, ça reste nos fondements.
« Alors, il y a un certain nombre de prix de produits qui vont baisser, sur les légumes ce sera plus compliqué, parce que la sécheresse rend leur production plus difficile, parce que quand par exemple l'huile d'olive continue à monter, c'est parce qu'on a des problèmes de production. Mais je veux le redire, la souveraineté, le renouvellement des générations et l'accès à une qualité d'alimentation pour discuter avec la société, ça reste nos fondements. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 25:12
Question 391Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Dans le contexte actuel, on ne peut pas blâmer des consommateurs d'aller vers l'étiquette qui est la plus basse ?
Réponse directe
Oui, on le comprend très bien et on l'observe, mais il faut qu'on soit conscient que cette nourriture à bas coût, c'est une nourriture qui vient de l'extérieur et nous on dit n'importons pas l'alimentation dont nous ne voulons pas. Donc il faut produire plus ? Il faut en tous les cas reprendre les parts de marché. L'objectif que nous nous sommes fixés à l'FNSA, c'est de faire en sorte que dans l'assiette des Français d'ici 3 ans, on ait inversé cette courbe de l'importation. Donc plus de volume ? Non, pas nécessairement plus de volume, en tous les cas moins d'importation, ça veut dire effectivement à certains endroits plus de volume, ça veut dire aussi une politique de prix et d'accompagnem…
« Oui, on le comprend très bien et on l'observe, mais il faut qu'on soit conscient que cette nourriture à bas coût, c'est une nourriture qui vient de l'extérieur et nous on dit n'importons pas l'alimentation dont nous ne voulons pas. Donc il faut produire plus ? Il faut en tous les cas reprendre les parts de marché. L'objectif que nous nous sommes fixés à l'FNSA, c'est de faire en sorte que dans l'assiette des Français d'ici 3 ans, on ait inversé cette courbe de l'importation. Donc plus de volume ? Non, pas nécessairement plus de volume, en tous les cas moins d'importation, ça veut dire effectivement à certains endroits plus de volume, ça veut dire aussi une politique de prix et d'accompagnement, y compris, et je tends la main à la grande distribution, pour mettre en valeur nos produits. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 7:23
Question 392Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Pourquoi pas très attiré ?
Réponse directe
Parce que quand vous êtes né dans une ferme, que vous viez dans une ferme, et je pense que ça parle à de nombreux jeunes aujourd'hui, dont les parents sont agriculteurs, vous voyez parfois les difficultés, parfois les questionnements, et que vous vous dites que vous n'avez pas forcément envie de travailler comme vos parents, de voir autre chose, et puis quand vous prenez un peu de maturité, quand vous avez la chance comme moi d'être salarié, d'avoir un peu voyagé, vous découvrez que de là où vous venez, là où sont vos racines, ça donne du sens à la manière dont vous avez envie de vivre. Je crois que ça, c'est quelque chose qui est très ancré dans le monde agricole.
« Parce que quand vous êtes né dans une ferme, que vous viez dans une ferme, et je pense que ça parle à de nombreux jeunes aujourd'hui, dont les parents sont agriculteurs, vous voyez parfois les difficultés, parfois les questionnements, et que vous vous dites que vous n'avez pas forcément envie de travailler comme vos parents, de voir autre chose, et puis quand vous prenez un peu de maturité, quand vous avez la chance comme moi d'être salarié, d'avoir un peu voyagé, vous découvrez que de là où vous venez, là où sont vos racines, ça donne du sens à la manière dont vous avez envie de vivre. Je crois que ça, c'est quelque chose qui est très ancré dans le monde agricole. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 2:48
Question 393Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"
Est-ce que c'est compatible avec la transition écologique, avec la diminution du recours aux pesticides par exemple ?
Réponse partielle
Alors, il faut être précis sur ce sujet. Oui, produire en France, ça continue à avoir du sens, et le faire de manière responsable. Il y a eu, vous le savez depuis quelques jours, des sujets polémiques autour de l'élevage. Eh bien nous, nous disons qu'aujourd'hui, importer 25%... On sont responsables, les vaches. Absolument. Si on réduit les vaches en France, que fera-t-on de nos prairies, qui sont des puits de carbone ? Au passage, il y a de moins en moins de vaches en France, depuis plusieurs années. Bien sûr, et c'est pour ça que nous tirons la sonnette d'alarme. Alors que la consommation par ailleurs de viande bovine ne baisse pas, ou très peu. Et donc, nous avons besoin de produire. Vou…
« On sont responsables, les vaches. Absolument. Si on réduit les vaches en France, que fera-t-on de nos prairies, qui sont des puits de carbone ? Au passage, il y a de moins en moins de vaches en France, depuis plusieurs années. Bien sûr, et c'est pour ça que nous tirons la sonnette d'alarme. Alors que la consommation par ailleurs de viande bovine ne baisse pas, ou très peu. Et donc, nous avons besoin de produire. Vous parliez des phytosanitaires, je ne veux pas m'échapper. Nous, demain, nous disons, nous devons faire mieux, mais nous ne voulons pas d'interdiction sans solution de production. Si nous nous mettons dans des impasses, que va-t-il se passer ? Nous allons importer de l'alimentation d'ailleurs, produits dans des conditions qui ne respectent pas les standards et les attentes des consommateurs. Et donc ce que nous disons, c'est, nous devons faire des efforts, avec un certain nombre de produits, de biocontrôle, avec un certain nombre d'avancées agronomiques, le retour peut-être plus fort à l'agronomie, le respect des sols. En revanche, faisons attention de ne pas nous mettre dans des impasses. J'entendais la chronique sur France Inter sur les médicaments. Relocaliser la production de médicaments, c'est aussi faire le constat qu'on l'a abandonné. Nous, on ne veut pas qu'on abandonne la production en France. »
France Inter · Arnaud Rousseau, président de la FNSEA : "N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas"Vérifier à 9:06
Question 394Rousseau, FNSEA : "On refuse de retomber dans la guerre des prix"
De la part de qui ?
Réponse directe
De la part du distributeur, mais voilà, il peut y avoir des choses classiques. Oui, c'est ce qu'on a observé. Alors moi, encore une fois, je comprends qu'il puisse y avoir un peu de délai, mais il y a un petit jeu. Moi, ce que je voudrais, c'est plutôt appeler à la responsabilité des acteurs. On a besoin de continuer à fournir une alimentation de qualité aux consommateurs français. On a besoin de le faire à un prix abordable. Jusqu'à maintenant, quand un Français disposait de 100 euros, il mettait de l'ordre de 13% dans l'alimentation. C'est ce qui s'est passé les dix dernières années. Ça ne permet pas à l'agriculture française de vivre. On est monté à près de 18%, et peut-être un peu plus…
« De la part du distributeur, mais voilà, il peut y avoir des choses classiques. »
RMC · Rousseau, FNSEA : "On refuse de retomber dans la guerre des prix"Vérifier à 4:06
Question 395Rousseau, FNSEA : "On refuse de retomber dans la guerre des prix"
L'invité du jour. Bonjour Arnaud Rousseau. Vous êtes le nouveau président de la FNSEA, le premier syndicat agricole de France. On va parler de la guerre des prix. Vous êtes inquiet, inquiet pour les agriculteurs, pris un peu entre nailles, entre distributeurs et industriels. Mais d'abord quand même un mot sur ce qui s'est passé cette nuit dans les Rots et le Gard. Des orages de grêle, certains viticulteurs disent avoir tout perdu en 15 minutes. Est-ce que vous avez des nouvelles de vos collègues agriculteurs dans la région ?
Réponse directe
Oui, on a eu des nouvelles hier soir d'un certain nombre d'événements climatiques dramatiques. Et je voudrais d'abord penser à ceux qui ont perdu en quelques minutes une année de récolte complète. Je pense à un certain nombre de viticulteurs. Une grande partie de l'Hérault, une partie du Gard. On attend encore des informations ce matin. Mais d'une manière générale, ça repose la question évidemment des aléas climatiques, de la couverture assurantielle. Et au moment où on est, du soutien qu'on doit apporter très rapidement à ceux qui ont tout perdu.
« Oui, on a eu des nouvelles hier soir d'un certain nombre d'événements climatiques dramatiques. Et je voudrais d'abord penser à ceux qui ont perdu en quelques minutes une année de récolte complète. Je pense à un certain nombre de viticulteurs. »
RMC · Rousseau, FNSEA : "On refuse de retomber dans la guerre des prix"Vérifier à 0:29Voir 1 autre passage
« Une grande partie de l'Hérault, une partie du Gard. On attend encore des informations ce matin. Mais d'une manière générale, ça repose la question évidemment des aléas climatiques, de la couverture assurantielle. Et au moment où on est, du soutien qu'on doit apporter très rapidement à ceux qui ont tout perdu. »
RMC · Rousseau, FNSEA : "On refuse de retomber dans la guerre des prix"Vérifier à 0:40
Question 396Rousseau, FNSEA : "On refuse de retomber dans la guerre des prix"
C'est-à-dire qu'il faut bien comprendre. Il y a trois parties dans cette négociation des prix. Il y a d'abord, au début de la chaîne, l'agriculteur, en effet. Ensuite, il y a l'industriel qui transforme le produit agricole qui est la matière première. Et puis, à la fin de la chaîne, il y a le distributeur. Jusqu'alors, souvent, celui qui trinquait, c'était l'agriculteur à qui on achetait de plus en plus bas et qui se retrouvait véritablement le couteau sous la gorge. La loi a imposé désormais que les industriels et la distribution ne vous achètent jamais à perte. C'est fini, ça. Ça n'existe plus. Vous êtes protégé. Pourquoi vous êtes inquiet, alors ?
Réponse directe
On n'est pas complètement protégé aujourd'hui. Ce que prévoit la loi, c'est ce qu'on appelle la marche avant, la construction des prix en marche avant. C'est-à-dire qu'à partir de coûts de production interprofessionnels reconnus, on puisse construire ces prix. La réalité, c'est que dans un certain nombre de domaines, et je pense notamment à la viande bovine, on n'y est pas encore complètement. Ce que vos auditeurs veulent savoir, c'est qu'il y a 400 000 fermes à peu près en France, 17 000 entreprises de l'agroalimentaire et 4 à 5 centrales d'achat en fonction de comment on regarde les choses. Exactement. Nous, ce qu'on dit, c'est que d'un côté, on a des consommateurs qui nous disent qu'on a…
« On n'est pas complètement protégé aujourd'hui. Ce que prévoit la loi, c'est ce qu'on appelle la marche avant, la construction des prix en marche avant. C'est-à-dire qu'à partir de coûts de production interprofessionnels reconnus, on puisse construire ces prix. La réalité, c'est que dans un certain nombre de domaines, et je pense notamment à la viande bovine, on n'y est pas encore complètement. Ce que vos auditeurs veulent savoir, c'est qu'il y a 400 000 fermes à peu près en France, 17 000 entreprises de l'agroalimentaire et 4 à 5 centrales d'achat en fonction de comment on regarde les choses. »
RMC · Rousseau, FNSEA : "On refuse de retomber dans la guerre des prix"Vérifier à 2:33
Question 397Rousseau, FNSEA : "On refuse de retomber dans la guerre des prix"
Du distributeur ?
Réponse directe
De la part du distributeur, mais voilà, il peut y avoir des choses classiques. Oui, c'est ce qu'on a observé. Alors moi, encore une fois, je comprends qu'il puisse y avoir un peu de délai, mais il y a un petit jeu. Moi, ce que je voudrais, c'est plutôt appeler à la responsabilité des acteurs. On a besoin de continuer à fournir une alimentation de qualité aux consommateurs français. On a besoin de le faire à un prix abordable. Jusqu'à maintenant, quand un Français disposait de 100 euros, il mettait de l'ordre de 13% dans l'alimentation. C'est ce qui s'est passé les dix dernières années. Ça ne permet pas à l'agriculture française de vivre. On est monté à près de 18%, et peut-être un peu plus…
« De la part du distributeur, mais voilà, il peut y avoir des choses classiques. »
RMC · Rousseau, FNSEA : "On refuse de retomber dans la guerre des prix"Vérifier à 4:06
Question 398L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
C'est-à-dire que vous profitez de l'inflation, d'une certaine manière ?
Réponse directe
Le B2C, comme on appelle la vente des huiles chez Avril, ça représente 2% de notre chiffre d'affaires. Parce que ce que vous ne savez pas, c'est qu'on fait beaucoup d'huile pour les carburants, on a des activités dans la nutrition animale, on a des activités dans la transformation. Donc la partie du lien entre Avril et le consommateur, c'est 2%. Et que l'essentiel de la hausse des prix et donc du résultat que vous décrivez, c'est fait à travers l'énergie, puisque l'huile carburant qui va dans l'énergie a été très valorisée avec la hausse de l'énergie.
« Le B2C, comme on appelle la vente des huiles chez Avril, ça représente 2% de notre chiffre d'affaires. Parce que ce que vous ne savez pas, c'est qu'on fait beaucoup d'huile pour les carburants, on a des activités dans la nutrition animale, on a des activités dans la transformation. Donc la partie du lien entre Avril et le consommateur, c'est 2%. Et que l'essentiel de la hausse des prix et donc du résultat que vous décrivez, c'est fait à travers l'énergie, puisque l'huile carburant qui va dans l'énergie a été très valorisée avec la hausse de l'énergie. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 4:25
Question 399L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
– Alors on va triturer notamment les chiffres qui sont donnés par le spécialiste de la grande distribution, Olivier Dover. Les prix au rayon des huiles ont augmenté en moyenne en un an de 22%. Certaines de vos marques sont largement au-dessus de cette moyenne, ou un peu au-dessus. On va regarder par exemple Isio4, c'est chez vous, Isio4 plus 27% d'un an. Pourquoi cette différence ?
Réponse partielle
– Il y a tout un tas de raisons, encore une fois, qui tiennent soit à la manière dont les huiles ont été achetées, soit à la manière dont la répercussion s'est faite tout au long de la chaîne. Encore une fois, dans une bouteille d'huile, il peut y avoir l'huile à propre en parler, mais il peut y avoir le marketing, il peut y avoir un certain nombre de choses. Ce qui nous tient à cœur, nous, c'est de faire en sorte que les coûts de production interprofessionnelle reconnus auprès des agriculteurs ne baissent pas en ce moment, continuent à monter, et que la répercussion ne détruise pas de valeur. Ce que je voudrais rappeler sur la grande distribution, puisque vous m'interrogez sur les prix, c'…
« – Il y a tout un tas de raisons, encore une fois, qui tiennent soit à la manière dont les huiles ont été achetées, soit à la manière dont la répercussion s'est faite tout au long de la chaîne. Encore une fois, dans une bouteille d'huile, il peut y avoir l'huile à propre en parler, mais il peut y avoir le marketing, il peut y avoir un certain nombre de choses. Ce qui nous tient à cœur, nous, c'est de faire en sorte que les coûts de production interprofessionnelle reconnus auprès des agriculteurs ne baissent pas en ce moment, continuent à monter, et que la répercussion ne détruise pas de valeur. Ce que je voudrais rappeler sur la grande distribution, puisque vous m'interrogez sur les prix, c'est que pour le monde agricole, pendant 10 ans, ça a été de la déflation. Je voudrais le rappeler, parce que je trouve que les grands distributeurs sont très pronds en ce moment à nous expliquer que les prix ne baissent pas, que c'est un scandale. La vérité, c'est que sur les 10 dernières années, les prix ont été en déflation permanente. C'est que si nous ne nous étions pas battus, nous, pour avoir ces fameuses lois égalimes qui protègent la matière première agricole, nous n'aurions pas eu les hausses que nous avons enregistrées. Ce qui est important pour nous en tant qu'agriculteurs, c'est de faire en sorte qu'on trouve un équilibre entre le prix des produits dans nos fermes et la capacité pour les consommateurs à les acheter. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 3:11
Question 400L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
pardon, pour appuyer ce que vous dites. 60% des fruits que l'on consomme en France sont importés, 60% des fruits, 50% du poulet, 40% des légumes. Je crois qu'on est dans ces volumes-là.
Réponse à côté
25% de la viande bovine et le mouton et puis je peux vous en servir comme ça.
« 25% de la viande bovine et le mouton et puis je peux vous en servir comme ça. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 14:03
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 4:32
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« Évidemment Les impacts de 40 degrés Sur un troupeau de vaches laitières C'est des impacts Qui vont de moins 15 à moins 30% De production de lait Mais je pourrais vous dire la même chose Sur le maïs Qui va faire sa plus faible récolte Depuis les 45 dernières années Nous avons parlé du maréchal Partout Il y a une pression à la baisse Voir du lait en supermarché A 80 centimes La brique De lait UHT Ça n'est pas tenable Nous ne pouvons plus voir Du lait en grande surface En dessous d'un euro le litre Et encore Donc ça Ça doit être une prise de conscience collective Je vous parlais de quelques centimes Acheter une brique de lait 1 euro C'est garantir aux producteurs Un revenu Et la poursuite de son laitilité »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 10:34
« C'est toute la chaîne Et encore une fois Ne laissons pas penser Qu'il n'y pas de création de valeur Entre le haricot Qui sort du champ Du producteur Et le supermarché Il y a tout un tas De chaînes de valeur Ce que je veux expliquer C'est qu'un petit peu D'inflation alimentaire N'est pas un drame Nous parlons de quoi Pour le producteur ? Nous parlons de 2 centimes Sur cette boîte de haricots De passer de 13 centimes A 15 centimes Ça changerait la donne Et vous voyez bien Que si on veut continuer A consommer français C'est absolument ce qu'il faut faire Il faut rompre Avec cette idée Qu'il n'y aura jamais d'inflation Et que se nourrir C'est toujours moins cher »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 6:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, on est dans une situation particulièrement difficile Et on aura besoin de tout le monde pour réagir D'abord je le dis On aura besoin de l'ensemble des partis politiques Et au moment de la présidentielle On souhaiterait que le sujet Pas seulement de l'agriculture Mais de cette vision d'une souveraineté pour le pays Avec une acceptation de la remise en cause du pas d'inflation Soit un sujet de campagne présidentielle Et pas que pour l'agriculture J'ai discuté avec des artisans et des commerçants C'est la même problématique Deuxièmement »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 11:41Voir 2 autres passages
« 'abord je me réjouis de cette prise de conscience Mais je crois que le Premier ministre le savait déjà J'ai rendez-vous à Matignon la semaine prochaine Le 8 septembre avec le Premier ministre Évidemment ce que je souhaite C'est que les annonces aient été faites avant Pour qu puisse se projeter Il a raison de dire que d'abord la situation c'est l'urgence Est-ce que oui ou non Comme n'importe quelle entreprise française J'ai la trésorerie pour pouvoir me projeter Et préparer le cycle cultural suivant En gros éviter le sur-accident Ou pas Et par ailleurs Est-ce qu'on peut commencer à parler de la suite Parce qu'on ne va pas pouvoir attendre les présidentielles On a besoin de décisions dès 2027 Notamment dans le budget »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 3:32
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 'abord je me réjouis de cette prise de conscience Mais je crois que le Premier ministre le savait déjà J'ai rendez-vous à Matignon la semaine prochaine Le 8 septembre avec le Premier ministre Évidemment ce que je souhaite C'est que les annonces aient été faites avant Pour qu puisse se projeter Il a raison de dire que d'abord la situation c'est l'urgence Est-ce que oui ou non Comme n'importe quelle entreprise française J'ai la trésorerie pour pouvoir me projeter Et préparer le cycle cultural suivant En gros éviter le sur-accident Ou pas Et par ailleurs Est-ce qu'on peut commencer à parler de la suite Parce qu'on ne va pas pouvoir attendre les présidentielles On a besoin de décisions dès 2027 Notamment dans le budget »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 3:32Voir 2 autres passages
« mais au-delà des mots C'est quand même assez essentiel de rappeler Que la justice l'a convoqué pour répondre de ça En tous les cas, l'écologie politique a causé un préjudice majeur En refusant de regarder la réalité en face Nous avons besoin d'eau Et d'ailleurs à peu près tous les syndicats »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 12:49
« Oui Une certaine militance historique Qui a lutté contre le nucléaire Qui lutte maintenant contre ce qu'elle appelle l'agriculture insensible Moi je rappelle que l'agriculture française Est une agriculture familiale Implantée dans les territoires Et que face à ce qui se passe sur la planète Si nous ne »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est toute la chaîne Et encore une fois Ne laissons pas penser Qu'il n'y pas de création de valeur Entre le haricot Qui sort du champ Du producteur Et le supermarché Il y a tout un tas De chaînes de valeur Ce que je veux expliquer C'est qu'un petit peu D'inflation alimentaire N'est pas un drame Nous parlons de quoi Pour le producteur ? Nous parlons de 2 centimes Sur cette boîte de haricots De passer de 13 centimes A 15 centimes Ça changerait la donne Et vous voyez bien Que si on veut continuer A consommer français C'est absolument ce qu'il faut faire Il faut rompre Avec cette idée Qu'il n'y aura jamais d'inflation Et que se nourrir C'est toujours moins cher »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 6:35Voir 2 autres passages
« boîte d'haricots verts Une boîte de conserve Donc un produit extrêmement standard Qui pèse 800 grammes Dans lequel il y a à l'intérieur 440 grammes de haricots verts »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 5:58
« 2,50 euros 2,60 euros Dans un supermarché français La part de haricots verts Payée aux producteurs C'est moins de 13 centimes Apolline de Malherbe Moins de 13 centimes Sur 2,50 euros »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes22 juil. 2025 au 3 sept. 2026 · 28 observations30 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je n'ai pas de date C »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 1:18Voir 2 autres passages
« 'est un premier pas Par ailleurs nécessaire Mais vous voyez bien Qu'il faut aller plus loin Il faut accepter de dire Que si on veut garder Une agriculture française On ne pas expliquer Aux consommateurs en permanence Que c'est de la déflation Et que de toute façon L'alimentation restera toujours au même point Parce que la doctrine de pas d'inflation alimentaire Est ancrée chez tout le monde Ça n plus possible »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 9:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« vous avez raison Quand vous êtes maraîcher Et que vous faites en plein champ Les salades Et d'autres productions Vous avez subi un été meurtrier Quand il fait 40 degrés Et que vous n'avez pas d'eau Même avec de l'irrigation Vous n'avez la plupart du temps Pas de production Ou une production dégradée Et je le dis parce qu'on a parlé des légumes Mais je peux d'ores et déjà vous annoncer Que les pommes Qui vont arriver dans quelques semaines Ont aussi des impacts Qu'est que ça veut dire ? Ça veut dire que Quand vous êtes maraîcher Y compris dans le nord de la France J'avais au téléphone il y a quelques jours Des maraîchers du nord Finistère Qui est une région Où il pleut habituellement De manière importante C'est la catastrophe C'est la catastrophe en choux-fleurs C'est la catastrophe en brocolis Et donc ça veut dire Qu'il n'y a pas de production Et que là Les quelques pluies qui sont arrivées Vont probablement permettre De préparer l'avenir Mais que c'est extrêmement difficile Et le sujet de fond C'est à la fois la production Mais c'est aussi le prix Parce »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 4:32Voir 2 autres passages
« C'est toute la chaîne Et encore une fois Ne laissons pas penser Qu'il n'y pas de création de valeur Entre le haricot Qui sort du champ Du producteur Et le supermarché Il y a tout un tas De chaînes de valeur Ce que je veux expliquer C'est qu'un petit peu D'inflation alimentaire N'est pas un drame Nous parlons de quoi Pour le producteur ? Nous parlons de 2 centimes Sur cette boîte de haricots De passer de 13 centimes A 15 centimes Ça changerait la donne Et vous voyez bien Que si on veut continuer A consommer français C'est absolument ce qu'il faut faire Il faut rompre Avec cette idée Qu'il n'y aura jamais d'inflation Et que se nourrir C'est toujours moins cher »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 6:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 'est un premier pas Par ailleurs nécessaire Mais vous voyez bien Qu'il faut aller plus loin Il faut accepter de dire Que si on veut garder Une agriculture française On ne pas expliquer Aux consommateurs en permanence Que c'est de la déflation Et que de toute façon L'alimentation restera toujours au même point Parce que la doctrine de pas d'inflation alimentaire Est ancrée chez tout le monde Ça n plus possible »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 9:19Voir 2 autres passages
« Alors nous continuons à être approvisionnés en carburant, ce fameux gasoil non routier mais on commence à entendre de ci de là des problématiques où des volumes sont plafonnés. Pour le moment nous avons ce qu'il faut mais encore une fois le sujet est le prix. Pour le moment c'est-à-dire ? Combien de temps ? J'espère qu'on pourra continuer à faire. Vous savez les travaux des champs c'est maintenant. On va semer les tournesols, les maïs, les premières fenaisons. La récolte de l'herbe va commencer. Non mais vous connaissez les stocks. Oui les stocks aujourd'hui. Nous disposons dans nos fermes de carburant mais encore une fois les premiers retours du terrain nous montrent qu'à certains endroits on commence à être plafonnés. Il n'y a pas de manque au moment où je vous parle mais encore une fois le premier sujet pour nous c'est le prix bien sûr. »
France Inter · Carburants : "Nous ne pouvons pas tenir comme ça", affirme Arnaud Rousseau, président de la FNSEAVérifier à 1:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités22 juil. 2025 au 3 sept. 2026 · 10 observations10 passages
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« attendez l'Espagne le fait L'Italie le fait Le Maroc le fait Tous les gens qui ont été avant nous confrontés à ces problématiques Quelle que soit la couleur politique de leur gouvernement Ont pris des mesures Maintenant il faut réagir Et stocker de l'eau C'est pas seulement un parti pré-agricole Vous avez vu les incendies cet été On sait que demain pour le petit nucléaire On en aura besoin On sait que pour l'adduction d'eau potable On en aura besoin Tout le monde aura besoin d'eau Donc on a besoin de la stocker C'est du bon sens Maintenant il faut passer aux travaux pratiques La loi d'urgence ouvre un certain nombre de possibilités Je veux que d'ici l'été prochain Les premiers projets soient en route Et là on verra bien Si ceux qui luttent en tous les cas contre cette approche Déposent des recours Vous »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 13:56Voir 2 autres passages
« Je redis qu'il n'est pas question de remettre en cause la protection des Français, mais que nous avons besoin d'y adjoindre un principe d'innovation dans lequel la balance bénéfice-risque est réévaluée. Il faut revoir la Constitution française ? Écoutez, en tous les cas, il faudra une réforme constitutionnelle. »
France Inter — L'invité du week-end · Hausse des prix des carburants : "Nous ne pouvons pas tenir comme ça", affirme Arnaud Rousseau, président de la FNSEAVérifier à 20:43
« Absolument. Et vous voyez bien qu'il y a encore du chemin entre cette proposition et sa concrétisation. Mais notre contribution veut que dans la présidentielle, on puisse débattre de sujets de cette nature. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est toute la chaîne Et encore une fois Ne laissons pas penser Qu'il n'y pas de création de valeur Entre le haricot Qui sort du champ Du producteur Et le supermarché Il y a tout un tas De chaînes de valeur Ce que je veux expliquer C'est qu'un petit peu D'inflation alimentaire N'est pas un drame Nous parlons de quoi Pour le producteur ? Nous parlons de 2 centimes Sur cette boîte de haricots De passer de 13 centimes A 15 centimes Ça changerait la donne Et vous voyez bien Que si on veut continuer A consommer français C'est absolument ce qu'il faut faire Il faut rompre Avec cette idée Qu'il n'y aura jamais d'inflation Et que se nourrir C'est toujours moins cher »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 6:35Voir 2 autres passages
« Nous, on a vu la prédation augmenter terriblement, et on pense qu'il faut mieux choisir les milieux, la production du pastoralisme et des ovins, plutôt que le loup. Mais on est évidemment d'accord pour dire qu'il faut maintenir des loups en France, c'est la conversion de B1. Il faut qu'on accepte d'aller plus loin dans le tiers, quand les animaux sont attaqués. Protéger l'environnement, c'est aussi protéger le pastoralisme. »
France Inter · Carburants : "Nous ne pouvons pas tenir comme ça", affirme Arnaud Rousseau, président de la FNSEAVérifier à 22:11
« Écoutez, on va attendre l'élection, si vous permettez. Il y a peu de suspense. Il n'y a pas beaucoup de suspense. Mais en tous les cas, sur cette remarque que nous font de nombreuses personnes, la peur demain que ce soit finalement un renoncement à la protection de la santé, de l'environnement versus un vilain productivisme dont parfois on nous taxe, nous, on essaye d'être des gens qui sont cohérents. Nous sommes en train de perdre notre appareil productif agricole. Je l'ai dit, nous sommes parmi les plus durables. Si demain, dans notre assiette, on ne veut pas d'importations souvent moins disantes, on a besoin de se remettre en question. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument. On essaye de développer ces productions, même si c'est difficile. On est en train de progresser. Et d'ailleurs, le comportement alimentaire évolue aussi. Mais là aussi, nous n'opposons pas. Et puis, il y a le temps de la recherche. On a aujourd'hui, sur le plan de la génétique de ces productions, je pense aux pois protéagineux, besoin d'avancer. Il y a des plans protéines. Mais vous voyez, on se bat avec le gouvernement pour pouvoir financer ces plans protéines en ce moment. Donc, tout ça nécessite qu'on puisse avancer. Nous sommes conscients de la dépendance. Et notre ambition, nous, agriculteurs français, c'est de trouver des solutions pour continuer à être une des agricultures les plus durables. »
France Inter · Carburants : "Nous ne pouvons pas tenir comme ça", affirme Arnaud Rousseau, président de la FNSEAVérifier à 8:56Voir 2 autres passages
« D'abord, cette question est intéressante. On s'y est penché de très près, puisque comme agriculteur, ce n'était pas forcément inné sur nos fermes. La réglementation européenne... »
France Inter · Carburants : "Nous ne pouvons pas tenir comme ça", affirme Arnaud Rousseau, président de la FNSEAVérifier à 9:53
« Absolument. On essaye de développer ces productions, même si c'est difficile. On est en train de progresser. Et d'ailleurs, le comportement alimentaire évolue aussi. Mais là aussi, nous n'opposons pas. Et puis, il y a le temps de la recherche. On a aujourd'hui, sur le plan de la génétique de ces productions, je pense aux pois protéagineux, besoin d'avancer. Il y a des plans protéines. Mais vous voyez, on se bat avec le gouvernement pour pouvoir financer ces plans protéines en ce moment. Donc, tout ça nécessite qu'on puisse avancer. Nous sommes conscients de la dépendance. Et notre ambition, nous, agriculteurs français, c'est de trouver des solutions pour continuer à être une des agricultures les plus durables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est la faiblesse de la France qui vous inquiète le plus aujourd'hui. C'est le fait qu'elle ne soit pas forcément capable, elle, de peser suffisamment. Moi, ça me frappe quand même. Dans vos mots, vous dites, nous, on doit dire non. On doit considérer que cet accord, de toute façon, ça fait 25 ans qu'il traîne, donc il n'est pas bon. Or, à aucun moment, me semble-t-il, dans la parole de la France, il n'a été question de l'annuler purement et simplement. À chaque fois, il y a une sorte de petite astérique, ce qui nous dit, en l'état, c'est pas jouable. Vous, vous voudriez qu'on le jette à la poubelle, point barre. »
BFMTV · Mercosur, dermatose, colère agricole... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 5:24Voir 2 autres passages
« Écoutez, moi, c'est quelque chose qui me perturbe beaucoup. Vous savez, le vétérinaire dans un élevage, c'est le médecin de famille. C'est celui qui vous connaît, c'est celui qui rentre chez vous depuis des années. C'est celui qui a la compétence, c'est celui que vous appelez à des heures avancées parce que vous avez un vélage qui ne se passe pas bien. C'est celui qui vous accompagne. Et aujourd'hui, un certain nombre de gens ont perdu la raison et menacent des vétérinaires. Moi, je voudrais d'abord dire aux vétérinaires qu'on a besoin d'eux. Que ce qui se passe en ce moment n'est pas acceptable et que nous dénonçons les menaces dont ils font l'objet. Je le redis, le vétérinaire, c'est le partenaire nécessaire d'un élevage. Et vous savez, ma crainte, c'est que déjà, les vétérinaires ruraux sont de moins en moins nombreux et que si on ne les soutient pas, un jour, un certain nombre d'entre eux disent « Moi, j'arrête ce métier. » On a besoin d'eux, on les soutient. Et moi, je veux qu'ils sachent que pour ce qui nous concerne, on est à leur côté. »
France Inter · Arnaud Rousseau : "L'abattage est un drame absolu, mais on risque des conséquences plus graves"Vérifier à 12:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« 'abord je me réjouis de cette prise de conscience Mais je crois que le Premier ministre le savait déjà J'ai rendez-vous à Matignon la semaine prochaine Le 8 septembre avec le Premier ministre Évidemment ce que je souhaite C'est que les annonces aient été faites avant Pour qu puisse se projeter Il a raison de dire que d'abord la situation c'est l'urgence Est-ce que oui ou non Comme n'importe quelle entreprise française J'ai la trésorerie pour pouvoir me projeter Et préparer le cycle cultural suivant En gros éviter le sur-accident Ou pas Et par ailleurs Est-ce qu'on peut commencer à parler de la suite Parce qu'on ne va pas pouvoir attendre les présidentielles On a besoin de décisions dès 2027 Notamment dans le budget »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 3:32
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 14:46
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 6:08
« Elle est en tous les cas Pour peu qu'elle soit maîtrisée Parce que je ne voudrais pas non plus Que la traduction de mes propos Ce soit On va faire n'importe quoi J'entends encore une fois Que se nourrir Pour un certain de nos compatriotes C'est compliqué Mais l'enjeu C'est la souveraineté C'est la capacité A garder une agriculture française Au moment où elle s'effondre Un tiers est importé Notre balance commerciale s'effondre Alors que par ailleurs Nous avons tout pour réussir »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 7:48
« vous avez raison Quand vous êtes maraîcher Et que vous faites en plein champ Les salades Et d'autres productions Vous avez subi un été meurtrier Quand il fait 40 degrés Et que vous n'avez pas d'eau Même avec de l'irrigation Vous n'avez la plupart du temps Pas de production Ou une production dégradée Et je le dis parce qu'on a parlé des légumes Mais je peux d'ores et déjà vous annoncer Que les pommes Qui vont arriver dans quelques semaines Ont aussi des impacts Qu'est que ça veut dire ? Ça veut dire que Quand vous êtes maraîcher Y compris dans le nord de la France J'avais au téléphone il y a quelques jours Des maraîchers du nord Finistère Qui est une région Où il pleut habituellement De manière importante C'est la catastrophe C'est la catastrophe en choux-fleurs C'est la catastrophe en brocolis Et donc ça veut dire Qu'il n'y a pas de production Et que là Les quelques pluies qui sont arrivées Vont probablement permettre De préparer l'avenir Mais que c'est extrêmement difficile Et le sujet de fond C'est à la fois la production Mais c'est aussi le prix Parce »
RMC — Face à Face · Face à Face : Arnaud Rousseau - 03/09Vérifier à 4:32
« Alors, nous continuons à être approvisionnés en carburant, ce fameux gasoil non routier, mais on commence à entendre de ci, de là, des problématiques où des volumes sont plafonnés. Pour le moment, nous avons ce qu'il faut, mais encore une fois, le sujet est le prix. Pour le moment, c'est-à-dire ? Combien de temps ? J'espère qu'on pourra continuer à faire. Vous savez, les travaux des champs, c'est maintenant. On va semer les tournesols, les maïs, les premières fenaisons. La récolte de l'herbe va commencer. Non, mais vous connaissez les stocks. Oui, les stocks aujourd'hui. Nous disposons dans nos fermes de carburant, mais encore une fois, les premiers retours du terrain nous montrent qu'à certains endroits, on commence à être plafonnés. Il n'y a pas de manque au moment où je vous parle. Mais encore une fois, le premier sujet pour nous, c'est le prix, bien sûr. Bien sûr. »
France Inter — L'invité du week-end · Hausse des prix des carburants : "Nous ne pouvons pas tenir comme ça", affirme Arnaud Rousseau, président de la FNSEAVérifier à 1:35
France Inter — L'invité du week-end · Hausse des prix des carburants : "Nous ne pouvons pas tenir comme ça", affirme Arnaud Rousseau, président de la FNSEAVérifier à 21:00
France Inter · Carburants : "Nous ne pouvons pas tenir comme ça", affirme Arnaud Rousseau, président de la FNSEAVérifier à 20:01
France Inter — L'invité du week-end · Hausse des prix des carburants : "Nous ne pouvons pas tenir comme ça", affirme Arnaud Rousseau, président de la FNSEAVérifier à 9:02
« Absolument, mais il y a des débats politiques d'ailleurs. Le débat a été tranché puisqu'on a eu des élections professionnelles. Je dis simplement que dans le moment dans lequel on est, on a des sujets politiques sur lesquels, par exemple, on s'oppose. Moi, je suis désolé, je ne suis pas pour l'utilisation de la force et de la violence. On ne cesse de le répéter. Ce qui ne veut pas dire que par ailleurs, on est d'accord avec le gouvernement. Je pense que dans les propos publics que nous tenons depuis des mois, on a alerté sur l'absence de vision politique, sur ce qui se passe à Bruxelles, sur les non-réponses. Enfin, on le fait partout. Mais je fais bien le distinguo entre ce qui relève de sujets sanitaires, parce que, pardon, mais la dermatose, elle n'est ni de droite ni de gauche, et indépendamment de nos désaccords sur le fond, elle va continuer à progresser. Moi, je dis, on a des débats politiques, et on va le faire. Et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles la semaine prochaine. Mais sur la maladie, la maladie, il faut qu'on aille vite pour l'éradiquer. Il faut qu'on fasse en sorte qu'elle n'explose pas. Et moi, encore une fois, on a des désaccords sur le fond, mais moi, sur cette maladie, je m'en réfère aux scientifiques, aux gens qui savent. Et je veux dire ici, parce que j'ai lu beaucoup de choses fausses, c'est la même chose en Espagne. Il y a aussi cette maladie en Espagne, et c'est le même protocole. C'est la même chose en Italie, et même en Suisse, qui est un pays qui n'appartient pas à l'Union Européenne, dans lequel c'est le même protocole. En Suisse, il n'y a pas eu de cas, et ils ont vacciné l'ensemble du cheptel. Non, vous avez raison, il n'y a pas eu de cas, mais c'est malgré tout le même protocole qui était appliqué. Ils ont vacciné tous les cheptels, alors qu'il n'y a pas eu de cas. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 6:28