Anasse Kazib — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
24 janv. 2020 au 1 juil. 2026
Questions
145
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 145 questions évaluables
Réponse directe
60
Réponse partielle
14
Réponse à côté
66
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 145
Question 26Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni Arthaud
Oui, la suite. D'ailleurs, vous avez décidé quoi ?
Réponse à côté
il n'y a rien. Et c'est pour ça que je suis aussi connu, certes comme syndicaliste, mais je suis aussi connu comme un de ceux qui sont les plus critiques vis-à-vis des stratégies de la défaite et des stratégies de la bureaucratie syndicale, etc. Ok,
« il n'y a rien. Et c'est pour ça que je suis aussi connu, certes comme syndicaliste, mais je suis aussi connu comme un de ceux qui sont les plus critiques vis-à-vis des stratégies de la défaite et des stratégies de la bureaucratie syndicale, etc. Ok, »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 14:22
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, s'il y a des maires qui nous soutiennent politiquement, c'est très bien. Mais ce n'est pas ce qu'on demande. Et je pense, je ne vais pas parler au nom des autres candidats. Mais la réalité, c'est que les 500 parrainages, c'est un soutien démocratique. On leur a confié cette tâche-là de permettre à des candidats de pouvoir se présenter. Et donc, il faut savoir qu'il y a quasiment 40 000 personnes qui peuvent parrainer. Et que dans la précédente élection, il y a plus de 70 % qui parrainent personne. D'accord ? Donc, pour se rendre compte à quel point il y a une telle épée de Damoclès aussi au-dessus des maires, notamment les petits maires que nous, on va voir. Bon, je n'aime pas trop le terme « petits maires », mais c'est ce qui s'entend. Petites communes, quoi. Voilà, ces petites communes de moins de 500 habitants, des ouvriers, des retraités, des agriculteurs, etc., qui ont plus de sensibilité au fait d'utiliser leur parrainage pour que d'autres voies existent, une voie ouvrière, etc. Mais ils ont aussi des pressions, parce qu'il y a l'interco, parce qu'il y a le département, il y a le conseil régional. Et donc, c'est là où on retrouve des républicains, des partis socialistes, etc. Et donc, les gens, ils disent « Ah ouais, moi, j'attends une subvention de la région. Si Xavier Bertrand, il voit que j'ai parrainé Anaskazib ou je ne sais quel autre candidat et pas un républicain, moi, je vais me faire taper sur les doigts. » Donc ça, ils vous le disent ? Ils ont peur ? Ah oui, très clairement. Il y a même des maires, moi, je me souviens, en 2021-2022, des maires qui ont pris des pressions concrètes de conseils régionaux, etc., sans nous dire les noms, etc., mais qui ont dit « Écoutez, je suis désolé, je vais devoir retirer mon parrainage. » Et ça devrait, en tout cas, moi, j'en parle librement, mais ça reste anormal et les gens devraient voir comment la politique qui existe, celle qu'on connaît, elle est totalement cadenassée, noyautée par une caste de politiciens bourgeois, que si tu n'as pas un parti avec des milliers et des milliers d'adhérents, si tu n'es pas tous les jours sur BFM TV, si tu n'as pas des millions d'euros en trésorerie, etc., que tu as été sénateur avant, député, ou ce que tu veux. En fait, on a mis en place une chaîne de choses qui font que, déjà, les 500, il faut aller les récolter. En plus de ça, quand tu arrives à t'approcher, on met des pressions au maire pour qu'ils retirent leur parrainage, etc. Donc la tâche, elle n'est pas aisée. Quand on est un militant révolutionnaire, et puis quand on est aussi un arabe, il faut dire la vérité. Je veux dire, quand tu es dans des territoires de cette France dite périurbaine, où le Rassemblement national fait parfois des scores de 70-80%, tu as des maires qui te disent, voilà, moi je suis à l'opposé du Rassemblement national, mais vous comprenez que dans ma commune, ils n'ont peut-être même jamais vu un arabe ou un noir de leur vie. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
25 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 27Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
Révolution permanente Et on reçoit aussi Eric Haddad Qui est PDG du groupe Connect Et qui lui Est plutôt de ce côté entrepreneur Alors Eric nous disait Juste avant cette petite pause On parlait de la France à Macron On parlait de la France à Macron Anas toi tu penses Que Macron est pro-entrepreneur Eric dit pas du tout Puisqu'au contraire Nous on est taxés Enfin les entrepreneurs Sont taxés Surtaxés Resurtaxés Et encore resurtaxés Qu'il préférait lui En tant que patron Reverser plus d'argent A ses employés Pour qu'ils aient plus De pouvoir d'achat Et pouvoir vivre correctement Plutôt que de cotiser A l'Etat autant Et que ça lui ferait plaisir Même de donner plus d'argent A ses employés Qu'est-ce que t'en penses Anas ?
Réponse à côté
Bon déjà Il y a plusieurs choses Enfin moi je pense Qu'il y a un patronat D'accord Il n'y a pas de C'est pas le sketch des inconnus Le bon et le mauvais chasseur Il y a le bon patron Le mauvais patron Etc Moi je pense que Il y a une classe Qui est la classe bourgeoise Pour moi Dans lequel le patronat Est on va dire L'incarnation Qu'ils défendent leurs intérêts C'est-à-dire Ils défendent un intérêt de classe Ils défendent leurs objectifs financiers Et autres
« Bon déjà Il y a plusieurs choses Enfin moi je pense Qu'il y a un patronat D'accord Il n'y a pas de C'est pas le sketch des inconnus Le bon et le mauvais chasseur Il y a le bon patron Le mauvais patron Etc Moi je pense que Il y a une classe Qui est la classe bourgeoise Pour moi Dans lequel le patronat Est on va dire L'incarnation Qu'ils défendent leurs intérêts C'est-à-dire Ils défendent un intérêt de classe Ils défendent leurs objectifs financiers Et autres »
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Question 28Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
Mais t'en penses un patron Obligatoirement dans la bourgeoisie ?
Réponse à côté
Pour moi en tout cas Un patron de PME Enfin Une PME C'est pas C'est pas L'artisan boulanger non plus Enfin il faut dire aussi C'est quoi
« Pour moi en tout cas Un patron de PME Enfin Une PME C'est pas C'est pas L'artisan boulanger non plus Enfin il faut dire aussi C'est quoi »
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Question 29Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
Magali Berda Sur Sud Radio Il est 20h43 20h44 maintenant On ne vit pas Dans la même France Ce soir on parle Des entreprises Des salariés Des syndicats Est-ce que les jeunes Est-ce que les syndicats Sont devenus ringards Chez les jeunes Voilà on parle De cette fracture Qu'il y a aujourd'hui Entre l'entrepreneuriat français Et le salariat français Avec Anas Cazib Qui est syndicaliste Cheminot Et Eric Haddad Qui est PDG Du groupe Connect Moi j'ai une question à poser Parce que vous n'êtes pas Du tout d'accord Alors vraiment Pour toi Anas Je résume pour les auditeurs Qui viennent nous rejoindre Pour toi Les patrons En gros Je vais y aller français Ne servent à rien Profite de la force Des travailleurs Si je comprends Ce que tu dis Les patrons Ne servent à rien Les employés Font tout le boulot Et aujourd'hui Une entreprise Peut vivre sans un patron Je résume ce que tu nous as dit Moi j'ai une question A te poser Anas Est-ce que tu as déjà été patron Dans ta vie Une seule fois ?
Réponse directe
Moi je n'ai jamais été patron Dans ma vie Et je ne le souhaite pas Parce que de fait Je suis contre le système Tel qu'il est C'est-à-dire celui D'avoir besoin D'exploiter la force De quelqu'un Pour pouvoir s'enrichir Parce que c'est ça l'objectif
« Moi je n'ai jamais été patron Dans ma vie Et je ne le souhaite pas Parce que de fait Je suis contre le système Tel qu'il est C'est-à-dire celui D'avoir besoin D'exploiter la force De quelqu'un Pour pouvoir s'enrichir Parce que c'est ça l'objectif »
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Question 30Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
C'est fou parce que les gens qui sont, on va dire, les gens qui pensent comme toi disent que les patrons sont les patrons de Macron Et les patrons, eux, disent l'inverse, ils disent que Macron n'est pas du tout pour les entrepreneurs et pour les patrons Donc du coup, on n'arrive pas trop à se situer, on se dit attends, il est où du coup Macron ?
Réponse à côté
Bah moi je pense que la politique qu'il a fait de fait pendant 10 ans, elle a servi énormément les intérêts Et moi je le vois, bah oui je le vois clairement au quotidien
« Bah moi je pense que la politique qu'il a fait de fait pendant 10 ans, elle a servi énormément les intérêts Et moi je le vois, bah oui je le vois clairement au quotidien »
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Question 31Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
Mais les fruits des années de sacrifice Non Mais bien sûr Attends maintenant J'ai une question à te poser Pendant ces années de sacrifice Ou pendant la liquidation Par exemple Tu parles de liquidation Pendant une liquidation Ou pendant ces années de sacrifice Si moi je suis en arrêt maladie Et que je ne peux plus aller travailler En tant que patronne Je ne peux plus y aller Est-ce que les employés Je vais leur demander De participer à mon salaire Pour pouvoir bouffer Et payer mon loyer ?
Réponse à côté
Ben non Non mais si tu es en arrêt maladie Déjà il y a plein de patrons Qui sont en arrêt maladie Qui sont en congé Il y a des patrons Qui vivent à l'étranger Non mais déjà Il y a une réalité Il faut le savoir Que ceux qui se sont opposés A la prise en considération De la sécurité sociale Au moment de sa mise en place Pour l'ensemble de la population C'est les patrons Les patrons ont été opposés Ils n'ont dit Surtout pas Nous on ne veut rien avoir Déjà ils étaient contre Pour les travailleurs Qui considéraient Que quand on a un rhume Quand on a un machin On vient bosser quand même Et on entend cette musique Ah moi je suis un patron J'ai un grippe J'ai un petit rhume Je ne suis pas une choch…
« Ben non Non mais si tu es en arrêt maladie Déjà il y a plein de patrons Qui sont en arrêt maladie Qui sont en congé Il y a des patrons Qui vivent à l'étranger »
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« Non mais déjà Il y a une réalité Il faut le savoir Que ceux qui se sont opposés A la prise en considération De la sécurité sociale Au moment de sa mise en place Pour l'ensemble de la population C'est les patrons Les patrons ont été opposés Ils n'ont dit Surtout pas Nous on ne veut rien avoir Déjà ils étaient contre Pour les travailleurs Qui considéraient Que quand on a un rhume Quand on a un machin On vient bosser quand même Et on entend cette musique Ah moi je suis un patron J'ai un grippe J'ai un petit rhume Je ne suis pas une chochotte Je viens bosser Parce qu'ils n'ont pas le choix Mais non mais parce que Il y a 20 000 euros A la fin de la semaine »
SUDRADIO · Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?Vérifier à 41:15
« Je vais vous faire la réponse Que je fais Et que je ferai A n'importe quel patron Si c'est difficile Et si c'est aussi difficile Que ça Qu'il aille à Pôle emploi Et qu'il postule Mais il n'y a pas »
Question 32Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
C'est pas Maison du Monde Qui a fait ça ?
Réponse directe
Non c'est pas Maison du Monde C'est l'autre là C'est pas Casa C'est un Alinéa Merci beaucoup Merci à vous Alinéa C'est Alexis Mulier Et orchestra C'est l'autre patron Qui fait des vêtements pour enfants 600 millions d'euros de dettes Il liquide l'entreprise Devant le tribunal du commerce Et il se reporte acquéreur C'est à dire Vous imaginez Magali Vous avez 600 millions d'euros de dettes Ça part Et puis vous récupérez l'entreprise Comme un sous neuf Ça c'est la démonstration Et je pourrais donner Rester toute la nuit ici A donner tous les moyens Qu'a donné Emmanuel Macron Au patronat Quelle loi a-t-il fait En faveur des salariés ? Est-ce qu'il a baissé Le temps de travail ? Est-ce qu'il a i…
« Non c'est pas Maison du Monde C'est l'autre là C'est pas Casa C'est un Alinéa Merci beaucoup Merci à vous Alinéa C'est Alexis Mulier Et orchestra C'est l'autre patron Qui fait des vêtements pour enfants 600 millions d'euros de dettes Il liquide l'entreprise Devant le tribunal du commerce Et il se reporte acquéreur C'est à dire Vous imaginez Magali Vous avez 600 millions d'euros de dettes Ça part Et puis vous récupérez l'entreprise Comme un sous neuf Ça c'est la démonstration Et je pourrais donner Rester toute la nuit ici A donner tous les moyens Qu'a donné Emmanuel Macron Au patronat Quelle loi a-t-il fait En faveur des salariés ? Est-ce qu'il a baissé Le temps de travail ? Est-ce qu'il a indexé Les salaires sur l'inflation Aujourd'hui ? C'est pas la France Enfin je veux dire On habite en France Mais je veux dire C'est quoi la France ? C'est une coquivie D'une certaine manière Ceux qui sont en galère C'est les classes populaires C'est les travailleuses et travailleurs Qui galèrent au quotidien Qui sont dans les bouchons Sur le périphérique Dès 7h du matin Qui rentrent chez eux à 19h Qui ont les devoirs à faire Qui essayent de faire à manger Et puis qui au final Voient le 10, le 15 du mois Ils sont en difficulté Et ce que propose M. Haddad Moi j'entends Cette volonté derrière Afficher de soi-disant Augmenter les salaires Mais au prix de la liquidation Des cotisations patronales Parce que c'est ça au fond Quand on dit Les charges Ça pèse Non c'est pas vrai Les cotisations patronales D'une part Elles financent les retraites D'accord ? Elles participent A financer les retraites Demain M. Haddad Retire la ligne Cotisation patronale Vous avez des retraités Qui demain N'ont plus de pension de retraite Ça finance les hôpitaux L'intégralité Pour que les auditeurs L'entendent L'intégralité Des CHU De l'hôpital public Est financée par une ligne Qui est celle De la cotisation Sécurité sociale Salariés Et patrons Sur la fiche de paye Alors Si on utilise Les bons mots En disant charge Tel que c'est dit Ah oui Je préfère donner Au lieu de donner 200 euros Je préfère les donner A Françoise Je lui donne au moins 120 balles A Françoise De plus Mais Françoise En fait C'est 120 balles Qu'est-ce qu'elle va faire Demain Si elle est en réanimation Vous savez combien c'est La journée de réanimation Dans n'importe quel CHU C'est 9000 euros Par jour Vous imaginez C'est-à-dire qu'on a un système Qui grâce à l'aide sociale Grâce aux cotisations Salariales Et patronales En fait Permet justement Que les gens Ils n'ont pas A avoir une boîte à chaussures En bas de leur lit Et de mettre 10 balles 10 balles Etc Les lycées Les collèges Les écoles Tout ça est financé Par les cotisations Et moi je pense Que monsieur Haddad Il devrait ouvrir Les livres de compte De son entreprise Et de montrer clairement A ses salariés Qu'est-ce qu'il y a Dans les livres de compte Et est-ce qu'il est capable Ou non D'augmenter les salaires Et moi je pense Que comme la plupart Des patrons Il est en capacité Largement D'augmenter Les salaires Des travailleurs »
SUDRADIO · Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?Vérifier à 16:08
Question 33Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
On investit du temps On investit du temps Et de l'argent Pour effectivement En récupérer les fruits Après De quoi ?
Réponse à côté
Ben non Non mais si tu es en arrêt maladie Déjà il y a plein de patrons Qui sont en arrêt maladie Qui sont en congé Il y a des patrons Qui vivent à l'étranger Non mais déjà Il y a une réalité Il faut le savoir Que ceux qui se sont opposés A la prise en considération De la sécurité sociale Au moment de sa mise en place Pour l'ensemble de la population C'est les patrons Les patrons ont été opposés Ils n'ont dit Surtout pas Nous on ne veut rien avoir Déjà ils étaient contre Pour les travailleurs Qui considéraient Que quand on a un rhume Quand on a un machin On vient bosser quand même Et on entend cette musique Ah moi je suis un patron J'ai un grippe J'ai un petit rhume Je ne suis pas une choch…
« Ben non Non mais si tu es en arrêt maladie Déjà il y a plein de patrons Qui sont en arrêt maladie Qui sont en congé Il y a des patrons Qui vivent à l'étranger »
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« Non mais déjà Il y a une réalité Il faut le savoir Que ceux qui se sont opposés A la prise en considération De la sécurité sociale Au moment de sa mise en place Pour l'ensemble de la population C'est les patrons Les patrons ont été opposés Ils n'ont dit Surtout pas Nous on ne veut rien avoir Déjà ils étaient contre Pour les travailleurs Qui considéraient Que quand on a un rhume Quand on a un machin On vient bosser quand même Et on entend cette musique Ah moi je suis un patron J'ai un grippe J'ai un petit rhume Je ne suis pas une chochotte Je viens bosser Parce qu'ils n'ont pas le choix Mais non mais parce que Il y a 20 000 euros A la fin de la semaine »
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« Non mais En fait c'est tout »
Question 34Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
Mais est-ce que tu sais Est-ce que c'est Une nuit blanche Aujourd'hui d'un patron ?
Réponse à côté
Mais est-ce qu'un patron Il sait qu'est-ce qu'une nuit blanche D'un travailleur ? Oui mais non C'est une chose Mais il y a plein Il faut dire déjà quelque chose Il y a plein de gens Qui ont plein d'idées Fantastiques Et qui n'aboutissent jamais Parce que Ce qu'a besoin d'un patron Avant tout C'est d'un capital C'est-à-dire d'avoir de l'argent Et aussi d'avoir des prêts Et les banques En fait Elles ne donnent pas de l'argent A n'importe qui C'est-à-dire Celui qui s'est fait De rien du tout C'est systématiquement faux C'est d'ailleurs pourquoi Bernard Arnault C'est un fils d'eux Bolloré est un fils d'eux Etc Systématiquement Quand vous voyez le patron Moi je suis un fils d'ouvrier Moi je suis…
« Mais est-ce qu'un patron Il sait qu'est-ce qu'une nuit blanche D'un travailleur ? »
SUDRADIO · Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?Vérifier à 38:10Voir 2 autres passages
« Oui mais non C'est une chose Mais il y a plein Il faut dire déjà quelque chose Il y a plein de gens Qui ont plein d'idées Fantastiques Et qui n'aboutissent jamais Parce que Ce qu'a besoin d'un patron Avant tout C'est d'un capital C'est-à-dire d'avoir de l'argent Et aussi d'avoir des prêts Et les banques En fait Elles ne donnent pas de l'argent A n'importe qui C'est-à-dire Celui qui s'est fait De rien du tout C'est systématiquement faux C'est d'ailleurs pourquoi Bernard Arnault C'est un fils d'eux Bolloré est un fils d'eux Etc Systématiquement Quand vous voyez le patron Moi je suis un fils d'ouvrier Moi je suis un fils d'ouvrier J'ai entendu Mais après Je ne vais pas vous demander Votre autobiographie Mais très certainement Il y a eu des prêts De banques Il y a eu des soutiens financiers Qui vous ont permis De faire un certain nombre de choses Etc »
SUDRADIO · Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?Vérifier à 38:14
Question 35Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
Les fruits de quoi Magali ?
Réponse à côté
Ben non Non mais si tu es en arrêt maladie Déjà il y a plein de patrons Qui sont en arrêt maladie Qui sont en congé Il y a des patrons Qui vivent à l'étranger Non mais déjà Il y a une réalité Il faut le savoir Que ceux qui se sont opposés A la prise en considération De la sécurité sociale Au moment de sa mise en place Pour l'ensemble de la population C'est les patrons Les patrons ont été opposés Ils n'ont dit Surtout pas Nous on ne veut rien avoir Déjà ils étaient contre Pour les travailleurs Qui considéraient Que quand on a un rhume Quand on a un machin On vient bosser quand même Et on entend cette musique Ah moi je suis un patron J'ai un grippe J'ai un petit rhume Je ne suis pas une choch…
« Ben non Non mais si tu es en arrêt maladie Déjà il y a plein de patrons Qui sont en arrêt maladie Qui sont en congé Il y a des patrons Qui vivent à l'étranger »
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« Non mais déjà Il y a une réalité Il faut le savoir Que ceux qui se sont opposés A la prise en considération De la sécurité sociale Au moment de sa mise en place Pour l'ensemble de la population C'est les patrons Les patrons ont été opposés Ils n'ont dit Surtout pas Nous on ne veut rien avoir Déjà ils étaient contre Pour les travailleurs Qui considéraient Que quand on a un rhume Quand on a un machin On vient bosser quand même Et on entend cette musique Ah moi je suis un patron J'ai un grippe J'ai un petit rhume Je ne suis pas une chochotte Je viens bosser Parce qu'ils n'ont pas le choix Mais non mais parce que Il y a 20 000 euros A la fin de la semaine »
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« Non mais En fait c'est tout »
Question 36Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
Un artisan boulanger C'est un patron ?
Réponse directe
Oui non mais C'est un indépendant C'est un indépendant C'est différent Ça reste du patronat Mais je veux dire Les intérêts Ils sont pas spécialement Les mêmes Entre le charpentier Qui a un stagiaire Et le patron Qui a des salariés Qui a nécessité D'exploiter La force de travail De ses salariés Moi d'ailleurs Il y a un truc Sur lequel je tique Déjà sur la question De collaborateurs Ça c'est un terme Qu'utilisent beaucoup Les patrons Dans l'ensemble des entreprises Il n'y a pas de collaborateurs D'accord Les salariés Ils sont subordonnés Ils sont subordonnés À un contrat de travail C'est le patron Qui décide de votre salaire C'est le patron Qui décide de vous embaucher C'est le patron Qui déc…
« Oui non mais C'est un indépendant C'est un indépendant C'est différent Ça reste du patronat Mais je veux dire Les intérêts Ils sont pas spécialement Les mêmes Entre le charpentier Qui a un stagiaire Et le patron Qui a des salariés Qui a nécessité D'exploiter La force de travail De ses salariés Moi d'ailleurs Il y a un truc Sur lequel je tique »
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Question 37Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
Magali Berda Sur Sud Radio Il est 20h15 Nous sommes en direct On ne vit pas dans la même France Alors on se retrouve ce soir Pour parler des entreprises Et des syndicats Il y a une petite guéguerre Entre les entrepreneurs Et les syndicats Il y a une petite guéguerre Entre les patrons Et les syndicats On ne va pas se l'enlever Il y a toujours eu Cette petite guéguerre Alors ce soir On reçoit un syndicaliste Star Anas Kazib Qui est aussi porte-parole D'un parti politique C'est ça Anas ?
Réponse à côté
Révolution permanente
« Révolution permanente »
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Question 38Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
T'as kiffé les Grandes Gueules ?
Réponse directe
C'était bien, c'était bien, voilà Mais après ils m'ont viré Pourquoi ? Parce que je pense que la parole d'un ouvrier à la radio, une parole subversive en plus que les gens me connaissent Savent pertinemment que voilà, moi je défends un intérêt de classe, clairement Je pense qu'à un moment donné, lorsque ça commence à toucher aux limites que le système accepte On m'a mis gentiment à la porte
« C'était bien, c'était bien, voilà Mais après ils m'ont viré Pourquoi ? Parce que je pense que la parole d'un ouvrier à la radio, une parole subversive en plus que les gens me connaissent Savent pertinemment que voilà, moi je défends un intérêt de classe, clairement Je pense qu'à un moment donné, lorsque ça commence à toucher aux limites que le système accepte On m'a mis gentiment à la porte »
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Question 39Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
Et toi tu penses que c'est carrément le gouvernement jusque là ?
Réponse directe
Bah moi je pense que oui, enfin, je veux dire, il n'y a aucune raison, comment dire, d'un point de vue, si on se mettait du point de vue de la production Pour arrêter quelqu'un qui vous fait des records d'audience, je veux dire, parce que moi les records d'audience je les avais les passages Parce que c'est subversif, oui, parce que quand vous avez l'habitude d'écouter des patrons parler etc Où c'est une voix plutôt macroniste, plutôt système et que vous avez un jeune ouvrier de quartier populaire Qui vous parle de lutte de classe, qui vous parle de transformation de la société Qui défend les aides-soignants, les profs, qui défend le coursier de chez Amazon etc Bah oui, ça énerve aussi beauc…
« Bah moi je pense que oui, enfin, je veux dire, il n'y a aucune raison, comment dire, d'un point de vue, si on se mettait du point de vue de la production Pour arrêter quelqu'un qui vous fait des records d'audience, je veux dire, parce que moi les records d'audience je les avais les passages Parce que c'est subversif, oui, parce que quand vous avez l'habitude d'écouter des patrons parler etc Où c'est une voix plutôt macroniste, plutôt système et que vous avez un jeune ouvrier de quartier populaire Qui vous parle de lutte de classe, qui vous parle de transformation de la société Qui défend les aides-soignants, les profs, qui défend le coursier de chez Amazon etc Bah oui, ça énerve aussi beaucoup, les gens de droite etc Mais ça amène aussi pour une production de l'audimat et ça ils le savaient »
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Question 40Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
Quand un patron te dit Il t'appelle un collaborateur Ça te dérange ?
Réponse directe
À la SNCF Je déteste à chaque réunion Quand j'entends collaborateur Mes oreilles saignent Je dis On n'est pas des collaborateurs D'accord ? On ne collabore à rien Vos projets C'est vous qui les imposez Et nous on essaye de défendre Notre outil de travail On ne partage pas la même chose Mais ça dit quelque chose aussi De la manière dont on pense Par rapport à ce que disait Monsieur Haddad Enfin c'est pas vrai L'histoire de On est pris de taxes Et Ah oui pardon Je vais venir à ça Sur Macron Enfin Macron Excusez-moi Le crédit impôt compétitivité Les réformes Du système par points Qu'il a essayé de faire La réforme de la SNCF La réforme de l'hôpital Enfin je veux dire La réforme de la sécurité…
« À la SNCF Je déteste à chaque réunion Quand j'entends collaborateur Mes oreilles saignent Je dis On n'est pas des collaborateurs D'accord ? On ne collabore à rien Vos projets C'est vous qui les imposez Et nous on essaye de défendre Notre outil de travail On ne partage pas la même chose Mais ça dit quelque chose aussi De la manière dont on pense Par rapport à ce que disait Monsieur Haddad Enfin c'est pas vrai L'histoire de On est pris de taxes Et Ah oui pardon Je vais venir à ça Sur Macron Enfin Macron Excusez-moi Le crédit impôt compétitivité Les réformes Du système par points Qu'il a essayé de faire La réforme de la SNCF La réforme de l'hôpital Enfin je veux dire La réforme de la sécurité sociale Où maintenant Il y a des jours de carence Dans lesquels les patrons N'ont plus à payer Les salariés Les facilités de contrôle médicaux Qui ont été renforcées Au moment du Covid Il y a eu la fameuse Loi effet d'Aubaine Où vous pouviez liquider Je pense notamment Par exemple à Alexis Mulier Groupe J'ai oublié Le nom Pardon Il était dans l'ameublement C'était Bon j'ai oublié La société d'Alexis Mulier Qui liquide Avec 400 millions d'euros de dettes Et qui récupère Devant le tribunal du commerce Avec 1 euro symbolique Pareil le patron d'orchestra Au moment du Covid »
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Question 41Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
C'est quand il t'a appelé, il t'a dit quoi exactement ?
Réponse partielle
Il était gêné déjà, il était gêné pendant cinq minutes Il m'a dit comment ça va se passer à la SNC Moi j'ai des désaccords énormes avec Olivier Truchot et Alain Marshall Mais je veux dire, ça ne nous a jamais empêché de batailler sur le plateau télé Mais la réalité c'est qu'après il m'a dit, écoute, on a essayé de se batailler face à la direction Il ne veut rien de savoir, ils ont dit, il faut arrêter à Nascazib absolument
« Il était gêné déjà, il était gêné pendant cinq minutes Il m'a dit comment ça va se passer à la SNC »
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« Moi j'ai des désaccords énormes avec Olivier Truchot et Alain Marshall Mais je veux dire, ça ne nous a jamais empêché de batailler sur le plateau télé Mais la réalité c'est qu'après il m'a dit, écoute, on a essayé de se batailler face à la direction Il ne veut rien de savoir, ils ont dit, il faut arrêter à Nascazib absolument »
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Question 42Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
Il est où du coup Macron ?
Réponse à côté
Bah moi je pense que la politique qu'il a fait de fait pendant 10 ans, elle a servi énormément les intérêts Et moi je le vois, bah oui je le vois clairement au quotidien
« Bah moi je pense que la politique qu'il a fait de fait pendant 10 ans, elle a servi énormément les intérêts Et moi je le vois, bah oui je le vois clairement au quotidien »
SUDRADIO · Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?Vérifier à 4:49
Question 43Anasse Kazib, en procès pour des "tweets pro-palestine"
Et au sommaire de cette émission, journée éprouvante pour les luttes sociales et politiques. Malgré des voix toujours plus nombreuses à se soulever, la répression du soutien à la Palestine se poursuit. Et nous serons ce soir avec un ascazible qui devait être jugé aujourd'hui devant la 24e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour un tweet soutenant la lutte palestinienne. C'est cela qui lui a valu d'être poursuivi pour apologie du terrorisme face à une justice surchargée, mais manifestement pas pressée. Le procès a été reporté à juin 2026, un an de plus pour faire peser la menace judiciaire, un an pour tenter d'intimider un militant politique engagé contre le racisme d'État, la répression syndicale et l'impérialisme. Le contexte ne fait aucun doute. Ce procès s'inscrit dans une offensive plus large, criminalisation de la solidarité avec la Palestine, dissolution d'associations, expulsion de militants et intimidation médiatique, pendant que l'extrême droite rêve de rafle et que le gouvernement court derrière. La solidarité avec la Palestine est devenue un délit, tout comme celle avec les sans-papiers, désormais les cibles assumées de Bruno Retailleau. Le ministre de l'Intérieur déploie plus de 4000 membres des forces de l'ordre ce mercredi et jeudi pour des opérations de contrôle contre l'immigration illégale qui cachent mal une dérive raciste et une normalisation du contrôle au faciès. On en parle avec mes invités, Anas Kazib, qui est avec nous et qui nous rejoint sur ce plateau qui vient tout juste d'arriver dans les studios du Média. Anas Kazib, bonsoir. Cheminot et membre, on le sait, de Révolution Permanente qui est avec nous ce soir. Bonsoir Anas. Bonsoir Elisa Marcel, avocat au barreau de Paris également. Seine-Saint-Denis, mais pas de souci. Pardon, au barreau de Seine-Saint-Denis également, militante à Révolution Permanente. Et bonsoir Paul Elec, analyste politique pour le Média. Alors, je commence par toi évidemment. Anas, ce matin, devait donc s'ouvrir ton procès. Tu devais être jugé pour apologie du terrorisme pour avoir posté un tweet dans lequel tu soutenais la résistance palestinienne. L'audience est finalement reportée. Comment as-tu accueilli ce renvoi ?
Réponse directe
Je pense que dans un premier temps, on était assez dégoûté de ce report-là. parce qu'on a travaillé énormément, surtout Elisa et les trois autres camarades avocates qui sont sur le dossier. Je veux dire, après Elisa, elle ne se revendique jamais. Mais pour avoir passé plusieurs journées avec elle, je veux dire, elle passe coup de fil sur coup de fil. Enfin, je veux dire, l'ensemble des témoignages écrits d'Ilan Papé, Richard Folle, que ce soit la présence de Rony Broman, Alain Grèche, etc. C'est le fruit du travail de Elisa et des camarades avocates. Parce que ça, il faut, pour moi, le souligner, le saluer. C'est-à-dire qu'il y a un militantisme, un type d'avocat révolutionnaire, un nouveau…
« Je pense que dans un premier temps, on était assez dégoûté de ce report-là. parce qu'on a travaillé énormément, surtout Elisa et les trois autres camarades avocates qui sont sur le dossier. Je veux dire, après Elisa, elle ne se revendique jamais. Mais pour avoir passé plusieurs journées avec elle, je veux dire, elle passe coup de fil sur coup de fil. Enfin, je veux dire, l'ensemble des témoignages écrits d'Ilan Papé, Richard Folle, que ce soit la présence de Rony Broman, Alain Grèche, etc. C'est le fruit du travail de Elisa et des camarades avocates. Parce que ça, il faut, pour moi, le souligner, le saluer. C'est-à-dire qu'il y a un militantisme, un type d'avocat révolutionnaire, un nouveau style qui est mis. Parce que souvent, on va avoir des avocats qui vont plaider en droit, qui vont plaider une défense plutôt classique. Là, on a essayé de voir comment on transforme les choses un peu façon les procès des années 60-70, telles qu'on a pu les connaître dans l'histoire. Donc, c'était beaucoup de travail. Du coup, on a un peu dégoûté parce qu'on avait exigé une salle plus grande depuis longtemps. On avait prévenu qu'il y avait quand même une volonté de se défendre un minimum. Je veux dire, c'est nous qui sommes accusés. On a quand même le droit de se défendre. Donc, voilà, ça, c'était, on va dire, à chaud au moment de l'annonce. »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib, en procès pour des "tweets pro-palestine"Vérifier à 3:33
Question 44Anasse Kazib, en procès pour des "tweets pro-palestine"
Anas, tu regrettes que l'évidence de plus en plus avérée de ce génocide à Gaza n'ait pas joué simplement pour un abandon des charges contre toi ?
Réponse à côté
La réalité, c'est que le procureur pourrait abandonner les charges mais le moment où, en fait, il y a une convocation, c'est le juge derrière qui décide. C'est-à-dire que c'est assez incroyable. Vous pouvez avoir, par exemple, demain, le procureur qui dit « Bon, moi, je laisse tout tomber » et le juge, il peut dire « Ok, moi, je m'en fiche de ce que dit le procureur. Moi, je vous écoute. Qu'est-ce que vous avez à dire ? » C'est plus lourd que ce que pourrait demander un procureur. C'est ça, la réalité de la situation. Donc, le moment où, en fait, il y a un parquet qui a donné du grain à moudre à, je veux dire, une organisation totalement… C'est une mascarade. C'est-à-dire, c'est pas que lou…
« La réalité, c'est que le procureur pourrait abandonner les charges mais le moment où, en fait, il y a une convocation, c'est le juge derrière qui décide. C'est-à-dire que c'est assez incroyable. Vous pouvez avoir, par exemple, demain, le procureur qui dit « Bon, moi, je laisse tout tomber » et le juge, il peut dire « Ok, moi, je m'en fiche de ce que dit le procureur. Moi, je vous écoute. Qu'est-ce que vous avez à dire ? » »
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« C'est plus lourd que ce que pourrait demander un procureur. C'est ça, la réalité de la situation. Donc, le moment où, en fait, il y a un parquet qui a donné du grain à moudre à, je veux dire, une organisation totalement… C'est une mascarade. C'est-à-dire, c'est pas que loufoque. »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib, en procès pour des "tweets pro-palestine"Vérifier à 15:19
« C'est tellement… Enfin, déjà, ils étaient seuls. Moi, je pense que c'est une grande victoire parce que par rapport aux autres procès qui ont existé, notamment qu'Elsa a plaidé d'autres camarades. Généralement, ils sont sept, huit, neuf organisations et associations sionistes qui sont là. Là, ils étaient seuls. C'est-à-dire que je pense qu'il n'y avait personne qui avait envie de se coller à eux face à révolution permanente. Ça, c'est une… Enfin, je veux dire, moi, sincèrement, mon scénario du matin, c'était d'arriver, qu'il y a des gens, limite, avec des pancartes qui essayent de m'insulter ou quoi que ce soit. une bordélisation. Enfin, je me suis dit, ils vont se faire plaisir. Je veux dire, on a fait une telle campagne à l'échelle internationale. Il y avait l'AFP, le Monde, le Monde Diplo, Mediapart, Libération, le Figaro. Le Média aussi. Le Média aussi, pardon. J'y suis, c'est pour ça que je ne vous ai pas cité en particulier. Les meilleurs vers à la fin. Bien sûr. Mais je veux dire, par là, »
Question 45Anasse Kazib, en procès pour des "tweets pro-palestine"
C'est pesant psychologiquement aussi de devoir attendre encore un an avant de retourner au tribunal ?
Réponse directe
C'est pesant d'une certaine manière parce qu'on nous occupe à autre chose. Je veux dire, pendant qu'on est en train de se défendre pour des procès, on n'est pas sur le terrain à faire d'autre chose. Après, je pense que vous suivez un peu Révolution Permanente. On a eu un calendrier assez fourni entre le meeting internationaliste qu'on a fait, le congrès de Révolution Permanente qui a eu lieu au mois de février dernier. Je veux dire, on aimerait mettre notre énergie dans autre chose que d'aller chercher des soutiens et autres face à un procès. Mais néanmoins, je pense quand même que c'est une victoire importante ce qui s'est passé aujourd'hui parce que réunir plus de 2000 personnes qui corre…
« C'est pesant d'une certaine manière parce qu'on nous occupe à autre chose. Je veux dire, pendant qu'on est en train de se défendre pour des procès, on n'est pas sur le terrain à faire d'autre chose. Après, je pense que vous suivez un peu Révolution Permanente. On a eu un calendrier assez fourni entre le meeting internationaliste qu'on a fait, le congrès de Révolution Permanente qui a eu lieu au mois de février dernier. Je veux dire, on aimerait mettre notre énergie dans autre chose que d'aller chercher des soutiens et autres face à un procès. Mais néanmoins, je pense quand même que c'est une victoire importante ce qui s'est passé aujourd'hui parce que réunir plus de 2000 personnes qui correspondent aussi à mon parcours militant d'une certaine manière. J'ai vu des travailleurs de Honnête, des travailleurs du nettoyage qu'on avait soutenus en 2017 qui étaient en grève dans les gares parisiennes. J'ai vu des camarades de Air France, des camarades de la CGT Placoplatre. Enfin, j'ai vu toutes celles et ceux que dans ma vie, j'ai pu soutenir à un moment donné et qui sont venus. »
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Question 46Révolution vs Réformisme : Comment LUTTER ? Débat avec Anasse Kazib #Zawashow
comment des gens ont pu voter François Hollande à l'époque ?
Réponse directe
Oui, et puis il y avait beaucoup de choses autour de ça, où on se disait, bon, voilà, Sarko, c'était le karcher, c'était casse-toi pauvre con, c'était le mec qui était en train de faire les réformes en 2010, en 2007. Moi, j'étais cheminot, donc le mec, je veux dire, la fameuse phrase de Sarko quand il y a une grève à la SNCF, on la voit plus, je veux dire, c'était quelque chose de... Tu peux pas, en fait, pas te déplacer. Donc quand t'as un niveau politique comme le mien qui se cantonne à regarder quelques petits trucs comme ça à la télé de passage vite fait, mais qui n'est pas le centre de ma vie, tu te dis, je vais voter François Hollande. Et mon expérience, elle s'est faite de 2014 à 201…
« Oui, et puis il y avait beaucoup de choses autour de ça, où on se disait, bon, voilà, Sarko, c'était le karcher, c'était casse-toi pauvre con, c'était le mec qui était en train de faire les réformes en 2010, en 2007. Moi, j'étais cheminot, donc le mec, je veux dire, la fameuse phrase de Sarko quand il y a une grève à la SNCF, on la voit plus, je veux dire, c'était quelque chose de... Tu peux pas, en fait, pas te déplacer. Donc quand t'as un niveau politique comme le mien qui se cantonne à regarder quelques petits trucs comme ça à la télé de passage vite fait, mais qui n'est pas le centre de ma vie, tu te dis, je vais voter François Hollande. Et mon expérience, elle s'est faite de 2014 à 2016, notamment parce que je me suis syndiqué à la SNCF, parce qu'il y avait des petits combats locaux. Et 2016 a été une grande claque pour moi parce que je me suis dit, comment ça se fait que moi, je croyais que ces gens-là, c'était la gauche et que j'ai jamais autant vécu la misère en tant que travailleur que sous un gouvernement de gauche ? Parce qu'une des forces du syndicalisme, c'est que c'est pas juste les lois que vous voyez à BFM et les trucs qu'on entend, c'est que c'est la matérialisation directe. Je veux dire, tu peux entendre à la fin des CHSCT, ou quand t'es dans une boîte, t'es, je sais pas moi, t'es technicien dans une PME ou un truc où il y a 10 salariés, le CHSCT, tu sais pas ce que c'est, tu vois. Mais quand t'as la SNCF, le CHSCT, tu sais que t'as des collègues qui travaillent avec des wagons amiantés, tu sais que t'as des gens qui ont des troubles musculosquelettiques, donc quand tu sais la force que t'avais en CHSCT, où moi je me rappelle, je mettais à l'amende le patron de fou, tu vois, c'est-à-dire je lui disais, écoute-moi, »
youtube.com · Révolution vs Réformisme : Comment LUTTER ? Débat avec Anasse Kazib #ZawashowVérifier à 12:14
Question 47Révolution vs Réformisme : Comment LUTTER ? Débat avec Anasse Kazib #Zawashow
est-ce que... Parce que... Est-ce que c'est encore si pertinent que ça de continuer à vouloir être présent aux élections en tant que parti d'extrême-gauche révolutionnaire ?
Réponse à côté
Razi l'a inventé une question. Présidentielle et la grève générale... En fait,
« Razi l'a inventé une question. Présidentielle et la grève générale... En fait, »
youtube.com · Révolution vs Réformisme : Comment LUTTER ? Débat avec Anasse Kazib #ZawashowVérifier à 28:12
Question 48Révolution vs Réformisme : Comment LUTTER ? Débat avec Anasse Kazib #Zawashow
non, mais en fait, j'ai l'impression que le problème de l'extrême-gauche est du... Parce que toi, tu parles de Trotsky qui m'a libéré, ça m'a montré qu'il y avait quelque chose à faire, les syndicats marchent pas. Mais en même temps, on a l'impression que c'est verrouillé. Qu'il y a un truc où... Quel est le chemin ?
Réponse partielle
Après, pour moi, moi, ce que je vous propose, c'est qu'on essaie de le discuter en l'englobant plus sur un aspect idéologique, politique, de ce qu'on veut. En fait, c'est pas la... Les tactiques, c'est autre chose. C'est... Il faut discuter des stratégies par comment, etc. Mais c'est qu'il faut déjà voir quel est le constat qu'on veut faire parce que sinon, c'est inaudible. Oui, si tu veux. C'est inaudible dans le sens où, par exemple, si j'ai quelqu'un en face de moi qui me dit les luttes, ça ne fonctionne pas, la grève générale, ça ne marche pas, etc. Je peux me casser la tête jusqu'à demain matin pour le convaincre de la grève générale. Son souci, ce n'est même pas le bouton pour la grèv…
« Après, pour moi, moi, ce que je vous propose, c'est qu'on essaie de le discuter en l'englobant plus sur un aspect idéologique, politique, de ce qu'on veut. En fait, c'est pas la... Les tactiques, c'est autre chose. C'est... Il faut discuter des stratégies par comment, etc. Mais c'est qu'il faut déjà voir quel est le constat qu'on veut faire parce que sinon, c'est inaudible. Oui, si tu veux. C'est inaudible dans le sens où, par exemple, si j'ai quelqu'un en face de moi qui me dit les luttes, ça ne fonctionne pas, la grève générale, ça ne marche pas, etc. Je peux me casser la tête jusqu'à demain matin pour le convaincre de la grève générale. Son souci, ce n'est même pas le bouton pour la grève générale. C'est que la personne, elle est profondément défaitiste et c'est ça dont, pour moi, il faut parler. »
youtube.com · Révolution vs Réformisme : Comment LUTTER ? Débat avec Anasse Kazib #ZawashowVérifier à 28:48Voir 2 autres passages
« Là, c'est bon ? Là, c'est bon. Ça marche, désolé. Pour moi, l'un dans l'autre, ce que tu dis, ça revient au même. C'est-à-dire qu'on considère que la question des luttes, d'accord, elle ne fonctionne pas. C'est-à-dire qu'il y a un constat, enfin, la question, la plupart du temps, c'est que les gens, ils disent, on a fait les gilets jaunes, on a fait la réforme des retraites, il y a eu les grèves des cheminots, il y a eu machin, et qu'est-ce que ça a donné au final ? Les gens, ils se sont faits éborner, ils se sont faits défoncer. Regarde, avant, ma copine, elle venait avant au manif, maintenant, depuis qu'il y a de la répresse, elle, il ne va plus. Moi, je connais énormément de gens qui, à cause de la répresse, »
youtube.com · Révolution vs Réformisme : Comment LUTTER ? Débat avec Anasse Kazib #ZawashowVérifier à 30:04
« elle paraît d'autant plus difficile. Mais pour moi, c'est que c'est très intéressant ce que tu dis sur la question de la répresse et de qu'on ne peut même pas. Moi, j'essaye d'être un... Comment dire ? Un révolutionnaire, d'essayer d'être conséquent avec le fait de vouloir vraiment la révolution. Je ne dis pas que les gens, le jour où il y a la révolution ou qu'il y a la transformation sociale, ils ne seront pas les plus heureux du monde. La réalité, c'est qu'il faut qu'on parte d'un principe qui dit révolution, dit contre-révolution, dit la possibilité de pendre des anas-casimes en place publique, dit la possibilité de flinguer des gens. La révolution, elle ne viendra jamais, il faut qu'on se mette d'accord là-dessus, elle ne viendra jamais dans un moment d'opulence où le SMIC est à 3 000 euros, qu'il n'y a aucune répresse, etc. Les mouvements des Gilets jaunes et la répression qu'on a connue, c'est parce que c'est la première fois où le pouvoir, il a commencé à flipper. Il s'est dit « Waouh ! Qu'est-ce qui est en train de se passer là ? » Tu vois ce que je veux dire ? Je ne sais pas si... Juste pour vous, une petite histoire que je raconte souvent, c'est celle des Gilets jaunes. Il y a au mois de décembre, les RG, ils tombent dans les groupes Facebook sur des plans d'évacuation des égouts de l'Elysée. »
Question 49Révolution vs Réformisme : Comment LUTTER ? Débat avec Anasse Kazib #Zawashow
Tu parles de la France insoumise aussi ?
Réponse partielle
Ah oui ? On va y revenir à ça. Non, il y a 50 nuances de gris dans la gauche de toute façon. Tout le monde n'est pas... Ce n'est pas un bloc monolithique, mais je veux dire qu'il y a bien une caractéristique de la gauche institutionnelle, c'est qu'elle, sur ces questions-là, notamment d'antiracisme, d'impérialisme, elle est plus qu'aux abonnés absents. Bon, on discutera plus de l'AFI après, mais par exemple, pour citer et mettre les pieds dans le plat direct, mais quand tu as un mec comme Mélenchon qui te revendique la présence de la France dans les cinq continents, tu vois ce que je veux dire ? Quand il dit que c'est les lois de la République qui doivent s'imposer en Nouvelle-Canédonie, en…
« Non, il y a 50 nuances de gris dans la gauche de toute façon. Tout le monde n'est pas... Ce n'est pas un bloc monolithique, mais je veux dire qu'il y a bien une caractéristique de la gauche institutionnelle, c'est qu'elle, sur ces questions-là, notamment d'antiracisme, d'impérialisme, elle est plus qu'aux abonnés absents. »
youtube.com · Révolution vs Réformisme : Comment LUTTER ? Débat avec Anasse Kazib #ZawashowVérifier à 3:49
Question 50Révolution vs Réformisme : Comment LUTTER ? Débat avec Anasse Kazib #Zawashow
Calme-nous, tu fais partie des personnages politiques où il y a beaucoup de gens qui t'aiment bien parce qu'il y a un côté où il devrait pas être là, il met un peu les pieds dans le plat, il y a un truc, tu vois, quelque chose d'un personnage atypique dans le visage de la gauche et même de l'extrême-gauche. Et même toi, souvent, t'en parles un peu en mode... Moi, je t'ai déjà vu dire des trucs des mecs comme moi, des fois, l'extrême-gauche, on n'est pas censé y venir, on n'est pas censé être là, ou alors, en tout cas, on n'a pas l'impression qu'elle est là pour nous aider, mais en fait, si, etc., le militantisme. Et du coup, toi, te concernant toi, comment ça se fait que t'as passé ce pas-là et que tu t'es retrouvé à militer et que t'en es arrivé à Révolution Permanente et à devenir militant politique, quoi ?
Réponse directe
Oui, c'est clair et net que, déjà, sur le profil que les gens peuvent voir autour de moi, c'est que, en fait, c'est clair et net qu'il n'y a quasiment personne parmi les militants racisés qui... pas que les militants racisés ne militent pas et n'essayent pas d'organiser des choses, mais on va dire d'un point de vue de la bataille des porte-parole-là, de la bataille de ceux qui essayent de porter une voix qui est plus audible, de contester aussi la question de la gauche institutionnelle, la critique de la bureaucratie syndicale, ça dénote, en fait, du côté assez routinier de familles historiques de la gauche française où, tu sais, on se connaît tous, on est tous ensemble, et c'est Kiz Robe q…
« Oui, c'est clair et net que, déjà, sur le profil que les gens peuvent voir autour de moi, c'est que, en fait, c'est clair et net qu'il n'y a quasiment personne parmi les militants racisés qui... pas que les militants racisés ne militent pas et n'essayent pas d'organiser des choses, mais on va dire d'un point de vue de la bataille des porte-parole-là, de la bataille de ceux qui essayent de porter une voix qui est plus audible, de contester aussi la question de la gauche institutionnelle, la critique de la bureaucratie syndicale, ça dénote, en fait, du côté assez routinier de familles historiques de la gauche française où, tu sais, on se connaît tous, on est tous ensemble, et c'est Kiz Robe qui vient avec son suite à capuche, etc., qui vient, qui nous parle de Marx, de Lénine, alors qu'il n'a jamais fait une fac de sociaux, il n'a pas été à Tolbiac, il vient de la Cité Rose à Sarcelles, tu vois, et d'où, comment ça se fait que lui est en plus de ça avec un aspect impertinent, tu vois, c'est-à-dire qu'il vient nous venir sur notre terrain à nous qui n'est pas son terrain. Moi, je le dis très modestement, je veux dire, moi, je lisais Picsou Magazine, tu vois ce que je veux dire ? Je lisais l'école de Picsou, mais c'est une bande dessinée de lutte de classe, en réalité. Les petits boulots de Donald, moi, de ouf. Les petits boulots de Donald, voilà, pareil. Je kiffais Donald de ouf, mais oui, moi, je ne savais pas qui était Karl Marx, je ne savais même pas, même l'extrême gauche, j'avais identifié qu'il y avait un facteur, un mec de La Poste, j'ai 38 ans, mais en gros, j'avais identifié qu'il y avait un postier, etc., je me souvenais de ça, mais la première fois, genre, tu me dis lutte ouvrière, NPA, machin, je ne voyais pas ce que c'était, ni qui c'était, même pour dire à quel point d'où je viens. Je veux dire, moi, je me rappelle une fois une discussion avec des camarades de RP, à l'époque, quand j'étais un peu en train d'être gagné par RP, ils disaient beaucoup prolétaires. Et moi, je disais, vous dites prolétaires beaucoup de fois, mais ça veut dire quoi, prolétaires ? Je dis, moi, je ne connais pas, je n'ai jamais entendu ce terme-là, tu vois. Et ça dit quelque chose, c'est-à-dire que, d'une part, nous, on n'a pas la phraseologie classique. Même moi, parfois, je peux même être peut-être caricatural, tu vois ce que je veux dire ? Je vais utiliser des termes, hégémonie, des trucs comme ça. Oui, c'est ce que j'allais dire. C'est pas qu'on est teubé ou je ne sais quoi ou machin, mais c'est qu'on part à partir d'une position sociale des quartiers populaires. Ouais, dans les quartiers populaires, il y a aussi une phraseologie, une manière de s'exprimer qui n'est pas la même, tu vois. Mais après, tu me dis, est-ce que tu as... Moi, mon daron, par exemple, m'a toujours dit ton père, c'est un ouvrier, tu vois. Ton père, c'est un ouvrier. Toi, essaye de devenir médecin. Enfin, généralement, je pense que ça se regroupe avec la plupart des camarades racisés. Nos darons, ils nous ont tous dit deviens médecin, ingénieur ou machin. Ils voulaient tous qu'on devienne... Moi, je me rappelle, mon daron, il me disait, deviens juge. Je dis, en vrai, tu deviens juge. Pour mon rep, le gaud, c'était le juge. Je dis, mais moi, je m'en ai d'enfermer des gens et tout. Il me dit, ah, juge comme ça, tu ne seras pas comme ton père ouvrier, etc. Et c'est une fierté d'être un ouvrier. Mais bon, pour synthétiser comment je me retrouve à RP, en fait, en 2012, je vote François Hollande. Je vote parti socialiste. Comme quoi, ce n'est pas un crime ni quoi que ce soit. Tu vois, on peut venir de très loin. On peut être en battle avec beaucoup de confusion. Je veux dire, moi, je suis dans une période où il y a beaucoup de confusion à cette époque-là. Et ce que j'avais identifié, c'était que François Hollande, bon, il disait, mon ennemi, c'est la finance, machin. Et j'ai fait comme beaucoup font, et ça va être même le cœur du débat, c'est la question des barrages, ah, au moins pire, le moindre ma, etc. Bah, tu me demandes, moi, le jeune que je suis, j'avais 18 piges au moment de 2005, au moment des révoltes des quartiers populaires. Moi, je me rappelle, je traversais le quartier, le carrefour, il était incendié, la médiathèque, etc. Enfin, je veux dire, c'était... Tu ne rentrais pas dans le quartier comme ça. Personne ne rentrait dans le Tchécart comme ça. C'est-à-dire que les seuls qui rentraient, tout le monde, on se connaissait, etc. Et c'était quelque chose de ouf. C'est-à-dire que, moi, je me rappelle, les talkie-walkies, je ne sais pas si vous avez déjà eu l'occasion d'écouter l'échange de talkie-walkies entre les condés quand Zied et Bounaz se retrouvent dans le transfo, etc. Et qu'ils disent laisser les cramer, etc. Je veux dire, c'était quelque chose de dingue. Ça, c'était mon premier moment politique. Et le deuxième, ça a été 2012, j'étais père de famille, ma femme venait d'accoucher, on venait d'avoir un enfant. Et je me suis dit, bon, Sarko, quand même, le quartier... »
youtube.com · Révolution vs Réformisme : Comment LUTTER ? Débat avec Anasse Kazib #ZawashowVérifier à 7:18
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 3:31
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« J'ai trois enfants mais Closer s'est trompé. Je pense qu'ils ont pris juste un truc de fiche. Je ne sais pas d'où ils l'ont trouvé. Alors, pourquoi ils s'est trompé ? Tu en as plus ? Parce qu'ils ont mis deux et j'en ai trois depuis. donc, ils n'ont pas mis à jour leur article. Mais oui, effectivement, je suis... »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 15:05
« les deux »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 56:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mon père, il a fait partie d'un procès dont je parle souvent. C'est le procès des Chibani de la SNCF. Chibani, en arabe, ça veut dire cheveux gris. C'est les fameux travailleurs marocains qui ont été embauchés soit au Maroc, soit ici depuis la France et qui, au final, n'avaient pas les mêmes droits que les Français, ni même la même retraite, ni même les mêmes conditions salariales et qui, au final, ont réussi après presque 15 ans de combats judiciaires à faire condamner la SNCF pour discrimination raciale, etc., et qui a obtenu gain de cause. Moi, j'ai souvenir, mon père était aiguilleur de train aussi à ses débuts. Est-ce que c'est la reproduction sociale aussi d'une certaine manière ? Et puis, moi, j'ai toujours été quelqu'un qui a été marqué par la barbarie du système capitaliste en réalité. C'est-à-dire, je suis le sous-produit de cette histoire coloniale qu'ont vécu nos parents. Moi, mon père, il nous raconte comment ils ont été recrutés, etc., comment on leur a tâté les biceps, on leur a regardé les dents, etc., comme des animaux sur lesquels on a mis de mémoire, je crois, il me disait que c'était un rond sur la poitrine quand c'était validé, une croix quand la personne a été malade ou trop fragile, etc. et donc, je veux dire, c'est la continuité aujourd'hui de ce système capitaliste qui nous exploite, qui continue de nous opprimer. Donc, moi, j'ai toujours été quelqu'un, moi, j'ai toujours entendu mon père dire moi, je suis un ouvrier. Mais mes parents, au départ, »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 15:46Voir 2 autres passages
« J'ai trois enfants mais Closer s'est trompé. Je pense qu'ils ont pris juste un truc de fiche. Je ne sais pas d'où ils l'ont trouvé. Alors, pourquoi ils s'est trompé ? Tu en as plus ? Parce qu'ils ont mis deux et j'en ai trois depuis. donc, ils n'ont pas mis à jour leur article. Mais oui, effectivement, je suis... »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 15:05
« Je n'ai pas mis de crème Nivea sur les genoux. »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni Arthaud
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et en fait, pour moi, le passage de simple, comment dire, militant syndical sur le terrain à militant politique révolutionnaire, c'est aussi une compréhension des limites et du cadre syndical tel qu'il est, de la crise du syndicalisme qui existe, de cet aspect corporatiste, de l'aspect que moi, je qualifie d'économiciste, entre guillemets, c'est-à-dire, voilà, en gros, on va se battre contre la question des retraites, contre la question des salaires, etc., mais pas avec l'idée générale de renversement du système capitaliste, de prise du pouvoir par les travailleuses et travailleurs. Aujourd'hui, clairement, il n'y a pas de volonté de la part des organisations syndicales de porter un projet politique ou, en tout cas, de mener des luttes qui participent au renversement du système. Quand vous avez, par exemple, Sophie Binet, récemment, au moment du mouvement Bloquantou, au mois de septembre, etc., où il y a cette cacophonie où le cornu démissionne, Bayrou démissionne avant lui, le cornu, après avoir pris son poste, se dit, finalement, moi, je ne veux plus, etc., et qu'on a des organisations syndicales qui disent « Non, on n'est pas là pour faire tomber un gouvernement ». Donc, moi, je m'oppose à ça. C'est-à-dire, moi, je suis cheminot, je suis syndicaliste, je suis militant révolutionnaire, moi, je suis pour faire tomber les gouvernements bourgeois et bien plus que simplement les faire tomber. Donc, pour moi, le fait de voir que c'est à travers une politique révolutionnaire, d'unité de la classe ouvrière, avec un combat idéologique et politique aussi qu'on peut mener ces choses-là à bien et que le syndicalisme, bon, je peux défendre des collègues, c'est ce que je fais au quotidien, obtenir des petites choses à la marge. Mais je veux dire, face au licenciement, face à la guerre, face au retour à la militarisation, tu vois, depuis le syndicat, comment je m'oppose à ça ? Tu vois, comment je peux m'opposer à Donald Trump ? Comment je peux m'opposer à la guerre en Iran ? Comment je peux m'opposer à des attaques, la loi séparatisme, aux dissolutions de collectifs palestiniens, etc. Depuis le syndicat, malheureusement, il n'y a pas cette volonté-là. »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 8:18Voir 2 autres passages
« Et en fait, pour moi, le passage de simple, comment dire, militant syndical sur le terrain à militant politique révolutionnaire, c'est aussi une compréhension des limites et du cadre syndical tel qu'il est, de la crise du syndicalisme qui existe, de cet aspect corporatiste, de l'aspect que moi, je qualifie d'économiciste, entre guillemets, c'est-à-dire, voilà, en gros, on va se battre contre la question des retraites, contre la question des salaires, etc., mais pas avec l'idée générale de renversement du système capitaliste, de prise du pouvoir par les travailleuses et travailleurs. Aujourd'hui, clairement, il n'y a pas de volonté de la part des organisations syndicales de porter un projet politique ou, en tout cas, de mener des luttes qui participent au renversement du système. Quand vous avez, par exemple, Sophie Binet, récemment, au moment du mouvement Bloquantou, au mois de septembre, etc., où il y a cette cacophonie où le cornu démissionne, Bayrou démissionne avant lui, le cornu, après avoir pris son poste, se dit, finalement, moi, je ne veux plus, etc., et qu'on a des organisations syndicales qui disent « Non, on n'est pas là pour faire tomber un gouvernement ». Donc, moi, je m'oppose à ça. C'est-à-dire, moi, je suis cheminot, je suis syndicaliste, je suis militant révolutionnaire, moi, je suis pour faire tomber les gouvernements bourgeois et bien plus que simplement les faire tomber. Donc, pour moi, le fait de voir que c'est à travers une politique révolutionnaire, d'unité de la classe ouvrière, avec un combat idéologique et politique aussi qu'on peut mener ces choses-là à bien et que le syndicalisme, bon, je peux défendre des collègues, c'est ce que je fais au quotidien, obtenir des petites choses à la marge. Mais je veux dire, face au licenciement, face à la guerre, face au retour à la militarisation, tu vois, depuis le syndicat, comment je m'oppose à ça ? Tu vois, comment je peux m'opposer à Donald Trump ? Comment je peux m'opposer à la guerre en Iran ? Comment je peux m'opposer à des attaques, la loi séparatisme, aux dissolutions de collectifs palestiniens, etc. Depuis le syndicat, malheureusement, il n'y a pas cette volonté-là. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes28 avr. 2021 au 1 juil. 2026 · 13 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et en fait, pour moi, le passage de simple, comment dire, militant syndical sur le terrain à militant politique révolutionnaire, c'est aussi une compréhension des limites et du cadre syndical tel qu'il est, de la crise du syndicalisme qui existe, de cet aspect corporatiste, de l'aspect que moi, je qualifie d'économiciste, entre guillemets, c'est-à-dire, voilà, en gros, on va se battre contre la question des retraites, contre la question des salaires, etc., mais pas avec l'idée générale de renversement du système capitaliste, de prise du pouvoir par les travailleuses et travailleurs. Aujourd'hui, clairement, il n'y a pas de volonté de la part des organisations syndicales de porter un projet politique ou, en tout cas, de mener des luttes qui participent au renversement du système. Quand vous avez, par exemple, Sophie Binet, récemment, au moment du mouvement Bloquantou, au mois de septembre, etc., où il y a cette cacophonie où le cornu démissionne, Bayrou démissionne avant lui, le cornu, après avoir pris son poste, se dit, finalement, moi, je ne veux plus, etc., et qu'on a des organisations syndicales qui disent « Non, on n'est pas là pour faire tomber un gouvernement ». Donc, moi, je m'oppose à ça. C'est-à-dire, moi, je suis cheminot, je suis syndicaliste, je suis militant révolutionnaire, moi, je suis pour faire tomber les gouvernements bourgeois et bien plus que simplement les faire tomber. Donc, pour moi, le fait de voir que c'est à travers une politique révolutionnaire, d'unité de la classe ouvrière, avec un combat idéologique et politique aussi qu'on peut mener ces choses-là à bien et que le syndicalisme, bon, je peux défendre des collègues, c'est ce que je fais au quotidien, obtenir des petites choses à la marge. Mais je veux dire, face au licenciement, face à la guerre, face au retour à la militarisation, tu vois, depuis le syndicat, comment je m'oppose à ça ? Tu vois, comment je peux m'opposer à Donald Trump ? Comment je peux m'opposer à la guerre en Iran ? Comment je peux m'opposer à des attaques, la loi séparatisme, aux dissolutions de collectifs palestiniens, etc. Depuis le syndicat, malheureusement, il n'y a pas cette volonté-là. »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 8:18Voir 2 autres passages
« si on a les 500 parrainages bah nous déjà on est contre la figure présidentielle on va porter aussi quelque chose d'antagoniste c'est que nous on est contre le régime politique tel qu'il est donc on n'aura pas de il n'y a pas de question de premier ministre non c'est on veut monter porter un gouvernement des travailleuses et travailleurs mais ça va être par le rapport de force je veux dire c'est important que les gens comprennent parce que souvent on a été domestiqué et discipliné par le système bourgeois il y a une phrase magnifique de Marx qui dit la pensée dominante c'est la pensée de la classe qui domine et donc on nous a structuré comme ça en nous disant voilà les règles du jeu il n'y a pas d'autre possibilité de penser la politique et au contraire non on va on se plie entre guillemets par contrainte à ces règles des 500 parrainages mais vraiment on va aller dans la présidentielle pour porter un autre projet de société radicalement opposé à ce qui peut être porté etc et qu'on pense que c'est pas à travers nos petits bras musclés c'est pas RP c'est pas Anna Skazib qui va être notre représentant notre président etc etc qu'on pense au contraire la classe ouvrière elle a les capacités de pouvoir penser la politique gérée voilà au quotidien je termine là dessus mais au quotidien les gens ils vont faire tourner des machines ils vont faire tourner des entreprises et autres c'est pas leur patron qui leur explique quoi que ce soit c'est eux qui font tourner la société il faudrait que maintenant qu'ils puissent la diriger et c'est ce projet là qu'on va porter et pas un projet de personnification et de gens même si malheureusement la présidentielle est fait comme ça et que tu donnes un candidat etc mais voilà »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 59:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a presque deux semaines maintenant. Il y a même presque deux semaines. »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 14:43Voir 2 autres passages
« c'est le principe Non mais la réalité après les gens ils doivent choisir et voter en leur âme et conscience démocratiquement sur ce qui correspond le plus moi je pense que nous on a une vraie valeur ajoutée sur le discours qu'on porte qui n'est porté par aucun autre candidat moi je mets pas sur le même plan les camarades de LUTTE Ouvrière ou du NPR avec un projet réformiste comme celui de la France insoumise je veux dire mais il y a une tradition de candidatures révolutionnaires dans ce pays qui date de plus de 50 ans maintenant que ce soit Alain Crévin Arlette Laguier etc donc les révolutionnaires ils ont toujours été là dans les moments présidentiels et ils doivent être là également en 2027 pour moi il n'y a pas de je veux dire les gens ils choisiront après ils décideront ce qu'ils veulent pour moi c'est pas le fait de limiter les candidatures qui changent quelque chose »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 45:24
« Aujourd'hui, on ne donne pas de chiffres. Mais après, pour préciser, on est sur les routes depuis la fin avril. Donc depuis la fin des élections municipales. On a commencé, pour avoir une idée en tête, pour avoir 160 parrainages. La dernière fois, on avait quasiment commencé presque à la fin de l'été, début septembre. Donc là, on a presque 3-4 mois d'avance par rapport à l'époque. On a, je dirais, quasiment 4 fois plus de camarades qui sont sur les routes. Plus plein de sympathisants aussi qui nous ont contactés depuis le lancement de la campagne. Qui ne sont pas des militants révolution permanente. Mais qui considèrent que cette candidature comporte, elle mérite d'exister et d'être là. Donc voilà, on va se donner les moyens de les avoir, malgré tout le process antidémocratique profond que sont les 500 parrainages. Je pense que les gens, parfois je rencontre des gens qui trouvent assez dingue, en fait, l'état de siège de guerre qu'il faut pour aller récupérer 500 parrainages. C'est des milliers de maires à rencontrer, etc. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si je suis élu, non, non, non, c'est pas... Même les costumes, enfin je veux dire même sur les plateaux télé, même dans les débats, si débat présidentiel il y a, parce que ça c'est... Maintenant on voit qu'ils ne veulent plus trop débattre, les bourgeois, notamment avec l'extrême gauche. Non, moi je vais rester fidèle à moi-même. C'est nos vies en vrai. Dans le quotidien, il y a plus de gens qui me ressemblent que de gens qui se baladent en costume-cravate. À part si on se balade à la défense et qu'on est 4 sup. Mais voilà quoi. »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 1:30Voir 2 autres passages
« je pense que si on n'a pas les 500 parrainages on se défautsera pas sur notre rôle en tant que militant politique à voir quelle candidature soutenir enfin je veux dire il n'y a pas de on peut avoir des désaccords derrière c'est pas antagoniste avec le fait d'appeler sinon on n'y est pas »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 46:24
« que je pense que la grève, elle doit appartenir aux grévistes et c'est à la base de décider. Le problème, c'est que souvent, les stratégies, elles sont imposées par en haut. Moi, je n'ai pas beaucoup de critiques à faire vis-à-vis de la grève du 10 juin parce que, mine de rien, elle a été meilleure que les attentes réelles, je pense, qui étaient derrière cette journée. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Exactement. Merci de la définition très simple et claire, c'est ça. C'est celles et ceux qui n'ont pas d'autres moyens que leur force de travail, qu'elle soit physique ou intellectuelle pour pouvoir... »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 18:12Voir 2 autres passages
« Et en fait, pour moi, le passage de simple, comment dire, militant syndical sur le terrain à militant politique révolutionnaire, c'est aussi une compréhension des limites et du cadre syndical tel qu'il est, de la crise du syndicalisme qui existe, de cet aspect corporatiste, de l'aspect que moi, je qualifie d'économiciste, entre guillemets, c'est-à-dire, voilà, en gros, on va se battre contre la question des retraites, contre la question des salaires, etc., mais pas avec l'idée générale de renversement du système capitaliste, de prise du pouvoir par les travailleuses et travailleurs. Aujourd'hui, clairement, il n'y a pas de volonté de la part des organisations syndicales de porter un projet politique ou, en tout cas, de mener des luttes qui participent au renversement du système. Quand vous avez, par exemple, Sophie Binet, récemment, au moment du mouvement Bloquantou, au mois de septembre, etc., où il y a cette cacophonie où le cornu démissionne, Bayrou démissionne avant lui, le cornu, après avoir pris son poste, se dit, finalement, moi, je ne veux plus, etc., et qu'on a des organisations syndicales qui disent « Non, on n'est pas là pour faire tomber un gouvernement ». Donc, moi, je m'oppose à ça. C'est-à-dire, moi, je suis cheminot, je suis syndicaliste, je suis militant révolutionnaire, moi, je suis pour faire tomber les gouvernements bourgeois et bien plus que simplement les faire tomber. Donc, pour moi, le fait de voir que c'est à travers une politique révolutionnaire, d'unité de la classe ouvrière, avec un combat idéologique et politique aussi qu'on peut mener ces choses-là à bien et que le syndicalisme, bon, je peux défendre des collègues, c'est ce que je fais au quotidien, obtenir des petites choses à la marge. Mais je veux dire, face au licenciement, face à la guerre, face au retour à la militarisation, tu vois, depuis le syndicat, comment je m'oppose à ça ? Tu vois, comment je peux m'opposer à Donald Trump ? Comment je peux m'opposer à la guerre en Iran ? Comment je peux m'opposer à des attaques, la loi séparatisme, aux dissolutions de collectifs palestiniens, etc. Depuis le syndicat, malheureusement, il n'y a pas cette volonté-là. »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 8:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et en fait, pour moi, le passage de simple, comment dire, militant syndical sur le terrain à militant politique révolutionnaire, c'est aussi une compréhension des limites et du cadre syndical tel qu'il est, de la crise du syndicalisme qui existe, de cet aspect corporatiste, de l'aspect que moi, je qualifie d'économiciste, entre guillemets, c'est-à-dire, voilà, en gros, on va se battre contre la question des retraites, contre la question des salaires, etc., mais pas avec l'idée générale de renversement du système capitaliste, de prise du pouvoir par les travailleuses et travailleurs. Aujourd'hui, clairement, il n'y a pas de volonté de la part des organisations syndicales de porter un projet politique ou, en tout cas, de mener des luttes qui participent au renversement du système. Quand vous avez, par exemple, Sophie Binet, récemment, au moment du mouvement Bloquantou, au mois de septembre, etc., où il y a cette cacophonie où le cornu démissionne, Bayrou démissionne avant lui, le cornu, après avoir pris son poste, se dit, finalement, moi, je ne veux plus, etc., et qu'on a des organisations syndicales qui disent « Non, on n'est pas là pour faire tomber un gouvernement ». Donc, moi, je m'oppose à ça. C'est-à-dire, moi, je suis cheminot, je suis syndicaliste, je suis militant révolutionnaire, moi, je suis pour faire tomber les gouvernements bourgeois et bien plus que simplement les faire tomber. Donc, pour moi, le fait de voir que c'est à travers une politique révolutionnaire, d'unité de la classe ouvrière, avec un combat idéologique et politique aussi qu'on peut mener ces choses-là à bien et que le syndicalisme, bon, je peux défendre des collègues, c'est ce que je fais au quotidien, obtenir des petites choses à la marge. Mais je veux dire, face au licenciement, face à la guerre, face au retour à la militarisation, tu vois, depuis le syndicat, comment je m'oppose à ça ? Tu vois, comment je peux m'opposer à Donald Trump ? Comment je peux m'opposer à la guerre en Iran ? Comment je peux m'opposer à des attaques, la loi séparatisme, aux dissolutions de collectifs palestiniens, etc. Depuis le syndicat, malheureusement, il n'y a pas cette volonté-là. »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 8:18Voir 2 autres passages
« Oui mais non C'est une chose Mais il y a plein Il faut dire déjà quelque chose Il y a plein de gens Qui ont plein d'idées Fantastiques Et qui n'aboutissent jamais Parce que Ce qu'a besoin d'un patron Avant tout C'est d'un capital C'est-à-dire d'avoir de l'argent Et aussi d'avoir des prêts Et les banques En fait Elles ne donnent pas de l'argent A n'importe qui C'est-à-dire Celui qui s'est fait De rien du tout C'est systématiquement faux C'est d'ailleurs pourquoi Bernard Arnault C'est un fils d'eux Bolloré est un fils d'eux Etc Systématiquement Quand vous voyez le patron Moi je suis un fils d'ouvrier Moi je suis un fils d'ouvrier J'ai entendu Mais après Je ne vais pas vous demander Votre autobiographie Mais très certainement Il y a eu des prêts De banques Il y a eu des soutiens financiers Qui vous ont permis De faire un certain nombre de choses Etc »
SUDRADIO · Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?Vérifier à 38:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et en fait, pour moi, le passage de simple, comment dire, militant syndical sur le terrain à militant politique révolutionnaire, c'est aussi une compréhension des limites et du cadre syndical tel qu'il est, de la crise du syndicalisme qui existe, de cet aspect corporatiste, de l'aspect que moi, je qualifie d'économiciste, entre guillemets, c'est-à-dire, voilà, en gros, on va se battre contre la question des retraites, contre la question des salaires, etc., mais pas avec l'idée générale de renversement du système capitaliste, de prise du pouvoir par les travailleuses et travailleurs. Aujourd'hui, clairement, il n'y a pas de volonté de la part des organisations syndicales de porter un projet politique ou, en tout cas, de mener des luttes qui participent au renversement du système. Quand vous avez, par exemple, Sophie Binet, récemment, au moment du mouvement Bloquantou, au mois de septembre, etc., où il y a cette cacophonie où le cornu démissionne, Bayrou démissionne avant lui, le cornu, après avoir pris son poste, se dit, finalement, moi, je ne veux plus, etc., et qu'on a des organisations syndicales qui disent « Non, on n'est pas là pour faire tomber un gouvernement ». Donc, moi, je m'oppose à ça. C'est-à-dire, moi, je suis cheminot, je suis syndicaliste, je suis militant révolutionnaire, moi, je suis pour faire tomber les gouvernements bourgeois et bien plus que simplement les faire tomber. Donc, pour moi, le fait de voir que c'est à travers une politique révolutionnaire, d'unité de la classe ouvrière, avec un combat idéologique et politique aussi qu'on peut mener ces choses-là à bien et que le syndicalisme, bon, je peux défendre des collègues, c'est ce que je fais au quotidien, obtenir des petites choses à la marge. Mais je veux dire, face au licenciement, face à la guerre, face au retour à la militarisation, tu vois, depuis le syndicat, comment je m'oppose à ça ? Tu vois, comment je peux m'opposer à Donald Trump ? Comment je peux m'opposer à la guerre en Iran ? Comment je peux m'opposer à des attaques, la loi séparatisme, aux dissolutions de collectifs palestiniens, etc. Depuis le syndicat, malheureusement, il n'y a pas cette volonté-là. »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 8:18Voir 2 autres passages
« ben un mot oh là là il y en aurait un une phrase non mais je veux dire par là croyez en vos forces en nos forces voilà moi je pense que plus que jamais on va être on va être confronté à un système qui essaye de nous broyer encore plus de retour à la guerre qu'on a peut-être vécu dans un moment un peu bisounours ici nous depuis les pays occidentaux etc où on a l'impression que la guerre c'était loin c'était au siècle passé et que la réalité c'est qu'ils sont en train de se préparer à l'affrontement c'est pas Macron qui va prendre les mitraillettes c'est pas Trump ils veulent que ça soit nous qui les fabriquions que ça soit nos enfants ou nous même qui les prenions pour aller tuer d'autres travailleurs à côté et donc voilà il va falloir s'unir avoir cette conscience là et je pense que voilà moi je rêve d'un mouvement de révolutionnaire qui apparaissent nos camarades en Bolivie je disais tout à l'heure ce qu'on va faire comme rassemblement mais je trouve que la Bolivie elle est en train de nous montrer par ce processus insurrectionnel là-bas que oui lorsque la classe ouvrière elle a envie elle croit en ses capacités tous les présidents toute la classe politique etc se couchent et moi je pense que voilà moi je pense aux raffineurs aux énergéticiens aux profs quand on cite comme ça on se dit vous imaginez si tout le monde se mettait dans la rue et qu'on commençait à lutter qu'on organisait des piquets de grève des coordinations qui peut faire quoi contre nous et donc c'est mon souhait et ça passera par aussi beaucoup de batailles politiques et idéologiques pour les convaincre de ça »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 1:01:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 avr. 2021 au 1 juil. 2026 · 13 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mon père, il a fait partie d'un procès dont je parle souvent. C'est le procès des Chibani de la SNCF. Chibani, en arabe, ça veut dire cheveux gris. C'est les fameux travailleurs marocains qui ont été embauchés soit au Maroc, soit ici depuis la France et qui, au final, n'avaient pas les mêmes droits que les Français, ni même la même retraite, ni même les mêmes conditions salariales et qui, au final, ont réussi après presque 15 ans de combats judiciaires à faire condamner la SNCF pour discrimination raciale, etc., et qui a obtenu gain de cause. Moi, j'ai souvenir, mon père était aiguilleur de train aussi à ses débuts. Est-ce que c'est la reproduction sociale aussi d'une certaine manière ? Et puis, moi, j'ai toujours été quelqu'un qui a été marqué par la barbarie du système capitaliste en réalité. C'est-à-dire, je suis le sous-produit de cette histoire coloniale qu'ont vécu nos parents. Moi, mon père, il nous raconte comment ils ont été recrutés, etc., comment on leur a tâté les biceps, on leur a regardé les dents, etc., comme des animaux sur lesquels on a mis de mémoire, je crois, il me disait que c'était un rond sur la poitrine quand c'était validé, une croix quand la personne a été malade ou trop fragile, etc. et donc, je veux dire, c'est la continuité aujourd'hui de ce système capitaliste qui nous exploite, qui continue de nous opprimer. Donc, moi, j'ai toujours été quelqu'un, moi, j'ai toujours entendu mon père dire moi, je suis un ouvrier. Mais mes parents, au départ, »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 15:46Voir 2 autres passages
« À la SNCF Je déteste à chaque réunion Quand j'entends collaborateur Mes oreilles saignent Je dis On n'est pas des collaborateurs D'accord ? On ne collabore à rien Vos projets C'est vous qui les imposez Et nous on essaye de défendre Notre outil de travail On ne partage pas la même chose Mais ça dit quelque chose aussi De la manière dont on pense Par rapport à ce que disait Monsieur Haddad Enfin c'est pas vrai L'histoire de On est pris de taxes Et Ah oui pardon Je vais venir à ça Sur Macron Enfin Macron Excusez-moi Le crédit impôt compétitivité Les réformes Du système par points Qu'il a essayé de faire La réforme de la SNCF La réforme de l'hôpital Enfin je veux dire La réforme de la sécurité sociale Où maintenant Il y a des jours de carence Dans lesquels les patrons N'ont plus à payer Les salariés Les facilités de contrôle médicaux Qui ont été renforcées Au moment du Covid Il y a eu la fameuse Loi effet d'Aubaine Où vous pouviez liquider Je pense notamment Par exemple à Alexis Mulier Groupe J'ai oublié Le nom Pardon Il était dans l'ameublement C'était Bon j'ai oublié La société d'Alexis Mulier Qui liquide Avec 400 millions d'euros de dettes Et qui récupère Devant le tribunal du commerce Avec 1 euro symbolique Pareil le patron d'orchestra Au moment du Covid »
SUDRADIO · Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?Vérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Tous les salariés, sauf qu'on fait une exception, c'est notamment ceux qui sont dans les chaînes de commandement, qui ont un rôle coercitif, qui participent aux sanctions, aux licenciements, etc. des travailleurs. Mais oui, tu poses quelque chose qui est assez central, c'est que la classe ouvrière, elle n'a jamais été aussi importante, mais les gens ne se reconnaissent pas en fait dans cette classe-là, notamment peut-être pour plusieurs raisons, mais pour en identifier quelques-unes principalement, le premier, c'est qu'il y a une vision de l'ouvrier, du travail manuel peut-être ? Non, mais de l'ouvrier surtout du début du siècle, c'est-à-dire l'ouvrier, c'est un homme blanc en bleu de travail et qui est à l'usine parce que notamment la classe ouvrière et l'ouvrier, même les définitions, notamment ici en France, elles s'appuyaient beaucoup sur le travail dans la métallurgie, dans l'industrie, etc. Il y en a moins aujourd'hui ? Il y en a moins, mais le travail, en fait, il a totalement évolué d'une part, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a énormément de travail dans les télécoms, dans la logistique, dans l'informatique, etc. La classe ouvrière aussi, elle est beaucoup plus hétérogène qu'avant, c'est-à-dire que les femmes sont par exemple une nouvelle composante, quand on parle de nouvelle classe ouvrière, c'est aussi de voir comment dans cette classe ouvrière, elle est ultra féminisée et que notamment les femmes, elles occupent en grande majorité les emplois les plus précaires, il faut savoir que 80% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes et que ces femmes-là, elles n'ont pas juste des soucis de salaire, elles n'ont pas juste des soucis de repos ou de congé, elles ont aussi un autre souci qui est celui de l'oppression patriarcale et qu'en fait, on ne peut pas penser la lutte de classe, on ne peut pas penser les grèves et le combat face au système en omettant les particularités qui traversent cette classe. Je parlais des femmes mais on peut prendre aussi les travailleurs racisés, immigrés, etc., qui sont souvent, pareil, cantonnés aux travaux les plus pénibles dans le bâtiment, la logistique, les coursiers, etc., la restauration et autres et qui sont aussi avec une oppression raciale supplémentaire et que ce soit l'oppression patriarcale ou l'oppression raciale, elles participent également à alimenter ce qui est central, c'est l'exploitation capitaliste. Donc à travers le racisme, etc., à travers le fait de mettre cette épée d'amoclès xénophobe et raciste sur des travailleurs, on va considérer qu'ils sont beaucoup plus exploitables. On peut se permettre beaucoup plus de choses vis-à-vis de ne pas leur payer leurs heures supplémentaires, savoir qu'ils doivent fermer leur gueule parce que sinon le CERFA pour ton titre de séjour, ton renouvellement, je ne te le donnerai pas, etc., etc. Donc on ne peut pas en fait aujourd'hui mener un combat, une lutte sans penser à toutes ces questions-là qui traversent cette nouvelle classe ouvrière à travers sa composition et tous ses secteurs parce que ce n'est plus la classe ouvrière de l'époque des grands bastions industriels, des grands secteurs stratégiques, etc., des usines où il y avait 15 000 travailleurs, »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 18:24Voir 2 autres passages
« le travail a évolué les salariés ne sont plus exploités au contraire ils sont privilégiés et trop payés d'ailleurs il n'y a plus d'ouvriers ils ont été remplacés par des employés par la classe moyenne les cheminots prennent en outage des français qui travaillent ou par des robots ou par des auto-entrepreneurs ou par des chômeurs il paraît pourtant chaque jour des millions de personnes vont au boulot passent leur journée sous les ordres d'un chef ou sous le contrôle d'une application conduisent des bus et des trains soignent des patients s'occupent de nos enfants bossent sur une chaîne de montage un chantier ou dans un entrepôt vendent leur force de travail pour pouvoir nourrir leur famille ou payer leurs études rien ne tourne sans eux rien ne tourne sans nous pourtant on n'arrive plus à vivre de notre travail on a l'impression d'être condamnés à l'inflation et au chômage à un monde de crise et de guerre à subir le sexisme le racisme les problèmes de papier et d'être privés de parole par les patrons et les politiciens mais on lutte aussi et on est capable de se faire entendre avec un gilet rouge un gilet jaune ou un gilet noir dans des grèves ou des manifestations des marches pour la Palestine ou contre la guerre en France et dans le monde entier en 2017 nous avons été la première opposition à Macron parce que ceux qui sont en première ligne c'est nous ceux qui ont intérêt à tout changer c'est nous ceux qui ont la force de le faire c'est nous parce que la classe ouvrière elle est partout sauf dans l'élection présidentielle »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 23:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
SUDRADIO · Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?Vérifier à 42:10
SUDRADIO · Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
« Dans tous les sens J'entends Mais je peux vous poser une question Monsieur Haddad Avec plaisir Le moment où vous avez rentabilisé C'est-à-dire qu'au début Vous cherchiez à récupérer Votre investissement C'est-à-dire les difficultés Les prêts etc Mais le moment où vous avez rentabilisé Votre société C'est-à-dire qu'elle est Au point de zéro Et tout va être du bénéfice Est-ce que vous vous êtes dit Tiens je vais partager Toutes les parts de l'entreprise Avec tous les salariés On va faire une entreprise commune Non Il n'y a aucun patron Qui fonctionne comme ça Si je te pose une question Pardon Parce qu'on prend des risques Au début pour espérer J'entends C'est l'objectif d'un patron Et puis il y en a plein Qui a 50 000 liquidations par an »
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SUDRADIO · Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
« Ben non Non mais si tu es en arrêt maladie Déjà il y a plein de patrons Qui sont en arrêt maladie Qui sont en congé Il y a des patrons Qui vivent à l'étranger »
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« oulala je sais pas »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 55:40
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 2:18
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 13:40
« Moi, parfois, il y a des maires qui sont des cheminots. Donc quand tu es un cheminot et tu es en phase 2, il ne va pas t'expliquer ce que c'est que d'être à découvert, ou ce qu'est la case des services publics, etc. Donc, je veux dire, il y a des difficultés, mais il y a aussi une véritable différence qu'eux voient entre les politiciens bourgeois qui leur envoient déjà des courriers. Ils ne se déplacent pas. Et quand ils te voient te déplacer, ils voient des équipes militantes, mais ils sont ultra impactés. Ils disent, waouh, vous êtes venu dans le Gers me voir dans ma petite commune. Vous êtes le premier candidat qui vient me voir, etc. Donc ça, ça a de la valeur. Ils se disent, nous, on attache de l'importance à ça. »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 6:37
« on a été le meilleur exemple. La réforme des... Et on a cantonné le syndicalisme à des questions de... Vous avez vu les débats hier sur la question du drapeau palestinien, que le 1er mai, c'est pas pour les drapeaux palestiniens, etc. C'est-à-dire, on a dit aux syndicalistes, fermez vos gueules sur tout ce qui est politique et tout ce qui touche. Alors, vous avez le droit de toucher aux retraites, salaires, repos, etc. Cantonnez-vous là. Tout ce qui se passe au-delà de ça, vous vous taisez. C'est ça, la réalité. C'est-à-dire qu'on impose tout de suite après, dès qu'il y a un syndicaliste qui dit de bricole, ah, vous faites de la politique, là. Là, vous êtes en train de faire un... Mais qu'est-ce que c'est la réforme des retraites ? Partir à 60 ans, 55 ans, c'est éminemment politique. Dire, je veux le SMIC à 2 000 euros, c'est éminemment politique. Le partage du temps de travail, c'est éminemment politique. Mais on fait croire, en fait, que les syndicalistes, ils doivent s'occuper de ce qui se passe dans la boutique et pas en dehors. Et donc, Nuit Debout, ça a été le premier impact pour moi. Je me suis dit, là, on parle d'autre chose parce qu'il y avait la loi El Khomri et son monde. Et donc, je me suis dit, ce truc-là, moi, soucieux de l'avenir des générations futures, m'intéresse. Mais j'ai vu aussi les limites de Nuit Debout. »
youtube.com · Révolution vs Réformisme : Comment LUTTER ? Débat avec Anasse Kazib #ZawashowVérifier à 17:28
« Je pense que ce n'est pas la grève reconductible en tout temps, toute heure. Moi, je suis conscient qu'il y a nécessité d'avoir des journées d'appel pour pouvoir commencer à battre le fer. Néanmoins, je pense que dans un rapport de force conscient, long, face à une classe qui est organisée, qui a sa justice, sa police, ses médias, qui a ses patrons, qui maintenant, ils utilisent même le télétravail, etc. Ils utilisent un certain nombre d'artifices pour contenir le maximum les journées de grève. Les gens voient bien qu'il y a plus de facilité à se réhabituer ou en tout cas à s'adapter à des journées de grève isolée. Quand ça commence à taper dans le dur, quand tu commences à rentrer dans des mouvements reconductibles, plus larges, interprofessionnels, qui embarquent la jeunesse et autres, là, on est dans un rapport de force qui est totalement différent. Donc, je ne suis pas opposé aux grèves de 24 heures, aux grèves isolées par principe, mais je considère qu'à un moment donné, lorsqu'elles deviennent l'alpha et l'oméga de la stratégie, et je ne suis pas le seul, je veux dire, moi, je me rappelle au moment des grèves de 2023 pendant la réforme des retraites, on a eu 14 journées de grèves isolées de janvier à juin. Je me rappelle, les gens qui n'étaient même pas des syndicalistes, ils disaient, à un moment donné, il faut y aller pour de vrai. Le gouvernement, il est en train de passer en force. Pourquoi on est encore en train de faire des journées séparées de trois semaines, etc., où les patrons savent se réadapter, ils ont des stocks. Oui, le stock, tu l'utilises quand l'usine est fermée, quand elle est fermée 24 heures et tu as des pneus pour deux semaines, tu peux tenir, mais quand ça commence à être beaucoup plus long, ça devient difficile. »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 11:48
« De fou, parce que moi, j'ai compris en 2016, face à la loi El Khomri, que le syndicalisme, alors c'est très bien, pour plein de choses, défendre tes collègues, enfin, je veux dire, j'ai encore un conseil de discipline le 14 mai prochain, dans une dizaine de jours, on accompagne des collègues, on rattrape des fiches de paye, on a des camarades, qui sont des mères isolées, qui n'arrivent pas à gérer le fait qu'elles aient des gamins en bas âge et de gérer les 3,8, et que tu as des DRH, femmes, quand tu comprends aussi c'est quoi le féminisme de classe, quand tu as une femme DRH qui voit une femme en larmes, qui lui dit, mais madame, moi, mon enfant, je le laisse seul avec ses frères de 11 ans, il a deux ans pour venir travailler la nuit, et que la DRH, elle te dit, bah écoutez, vous saviez où vous veniez quand vous avez postulé à la SNCF, ce genre de choses-là, on le fait, et le syndicalisme, heureusement qu'il est là pour lutter contre ça, mais je me suis dit, face à la barbarie en réalité du système capitaliste, face à la crise écologique, face aux guerres, face aux tensions, etc., tu vois bien en vrai qu'avec toute l'unité, je veux dire, même on fait l'unité la plus large de la CFDT, de ce que tu veux, tu vois bien que face à cet outil qui est le pouvoir, les syndicats ne rentrent pas à la tête. »
youtube.com · Révolution vs Réformisme : Comment LUTTER ? Débat avec Anasse Kazib #ZawashowVérifier à 16:14
« Je pense que ce n'est pas la grève reconductible en tout temps, toute heure. Moi, je suis conscient qu'il y a nécessité d'avoir des journées d'appel pour pouvoir commencer à battre le fer. Néanmoins, je pense que dans un rapport de force conscient, long, face à une classe qui est organisée, qui a sa justice, sa police, ses médias, qui a ses patrons, qui maintenant, ils utilisent même le télétravail, etc. Ils utilisent un certain nombre d'artifices pour contenir le maximum les journées de grève. Les gens voient bien qu'il y a plus de facilité à se réhabituer ou en tout cas à s'adapter à des journées de grève isolée. Quand ça commence à taper dans le dur, quand tu commences à rentrer dans des mouvements reconductibles, plus larges, interprofessionnels, qui embarquent la jeunesse et autres, là, on est dans un rapport de force qui est totalement différent. Donc, je ne suis pas opposé aux grèves de 24 heures, aux grèves isolées par principe, mais je considère qu'à un moment donné, lorsqu'elles deviennent l'alpha et l'oméga de la stratégie, et je ne suis pas le seul, je veux dire, moi, je me rappelle au moment des grèves de 2023 pendant la réforme des retraites, on a eu 14 journées de grèves isolées de janvier à juin. Je me rappelle, les gens qui n'étaient même pas des syndicalistes, ils disaient, à un moment donné, il faut y aller pour de vrai. Le gouvernement, il est en train de passer en force. Pourquoi on est encore en train de faire des journées séparées de trois semaines, etc., où les patrons savent se réadapter, ils ont des stocks. Oui, le stock, tu l'utilises quand l'usine est fermée, quand elle est fermée 24 heures et tu as des pneus pour deux semaines, tu peux tenir, mais quand ça commence à être beaucoup plus long, ça devient difficile. »
Le Média — Podcasts · Anasse Kazib : Pourquoi il ne rejoindra ni Mélenchon ni ArthaudVérifier à 11:48