

« Si je suis élu, non, non, non, c'est pas... Même les costumes, enfin je veux dire même sur les plateaux télé, même dans les débats, si débat présidentiel il y a, parce que ça c'est... Maintenant on voit qu'ils ne veulent plus trop débattre, les bourgeois, notamment avec l'extrême gauche. »
« Moi je vais rester fidèle à moi-même. C'est nos vies en vrai. Dans le quotidien, il y a plus de gens qui me ressemblent que de gens qui se baladent en costume-cravate. »
« Moi, je suis cheminot, je suis syndicaliste, je suis militant révolutionnaire, moi, je suis pour faire tomber les gouvernements bourgeois et bien plus que simplement les faire tomber. »
« Donc, moi, je m'oppose à ça. C'est-à-dire, moi, je suis cheminot, je suis syndicaliste, je suis militant révolutionnaire, moi, je suis pour faire tomber les gouvernements bourgeois et bien plus que simplement les faire tomber. »
« Face au licenciement, face à la guerre, face au retour à la militarisation, tu vois, depuis le syndicat, comment je m'oppose à ça ? »
« Moi, je ne construis pas des grèves et je n'appelle pas les camarades à lutter pour peser sur les négociations, mais au contraire, pour essayer d'arracher beaucoup plus que simplement se défendre ou avoir des choses à la marche. »
« Non, moi je tends à penser que l'extrême droite, elle se bat dans la lutte de classe en fait. Lorsqu'on est actif, lorsqu'on s'organise, lorsqu'on se coordonne, lorsqu'on lutte contre ce qu'on pourrait qualifier des bases matérielles de l'extrême droite, à savoir le fait qu'elle prolifère notamment sur les inégalités sociales, sur la misère sociale qui existe dans ce pays. »
« Et aussi, moi j'ai tendance à penser, lorsqu'on regarde par exemple ce livre qui est Retour à Reims, et notamment qui a été fait un documentaire avec la voix-off de Adèle Hanel, qui montre en fait comment les trahisons de la gauche institutionnelle ont participé aussi à cette montée du vote nationaliste, etc. Déjà à l'époque derrière Jean-Marie Le Pen. »
« Donc non, je pense que, et je considère que l'extrême droite, on l'a fait reculer. Lorsque nous on avance, lorsque l'agenda n'est pas dicté par les Zemmour, par les Le Pen, mais lorsqu'il est dicté par notre camp social, lorsqu'il y a la réforme des retraites, personne n'entend parler de Marine Le Pen ou de l'extrême droite ou de Zemmour. »
« Je pense que vous, vous en êtes l'exemple parlant, en fait les médias indépendants fonctionnent et ils n'ont pas en fait un patron ou un groupe publicitaire ou autre qui leur dit couvre pas tel piqué de grève, couvre pas telle manifestation, on va pas donner la parole à telle victime des violences policières, vous avez cette liberté de pouvoir faire des enquêtes. »
« Il n'y a qu'à, juste une petite seconde, on voit par exemple le traitement avec les gilets jaunes. Quand les gilets jaunes, ça apparaissait au début un peu comme le truc folklorique, carnaval et tout, des gens qui occupent un rond-point, c'était sympa. On amenait même Éric Drouet pour lui demander « Ah, qu'est-ce que vous faites si vous allez devant l'Elysée ? » « Vous rentrez, etc. » Et puis au final, quand ils ont vu que les gilets jaunes, c'était un véritable mouvement subversif, eh bien, place maintenant aux commissaires sur les plateaux télé, place au sérieux et on commence à dire « Ce sont des sédicieux, ce sont des violents, ce sont des gilets jaunes black blocs, les yellow blocs comme ils les appelaient, c'est systématiquement ça. »
« Moi, je pense qu'il y a une forme de discrimination raciale, très sincèrement. Souvent, on essaye de dire « Oui, mais il y a Taubira ». Oui, mais bon, Taubira, elle a été quand même ancienne ministre, garde des Sceaux et c'est une personnalité politique depuis des années. »
« Moi, je vois notamment que lorsque j'étais chroniqueur au Grande Gueule pendant presque deux ans, j'ai vu à quel moment, en fait, on a décidé de me couper le micro. C'était au moment, justement, de la crise sanitaire où on s'est dit que cette parole-là, elle peut devenir beaucoup trop subversive. »
« Il n'y a qu'à voir, par exemple, dans les meetings, nous, on rassemble modestement avec ce qu'on arrive à faire mais c'est des meetings vraiment qui sont systématiquement pleins. En grande majorité, cette jeunesse-là et aussi cette classe ouvrière qui a été dans les différentes mobilisations durant la réforme des retraits, durant la réforme du ferroviaire, etc. »
« Lorsqu'on fait, un mois après, ce qu'on a appelé le colloque contre le wokisme de Blanquer et que nous, on fait justement une conférence dans la Sorbonne avec Sacha Yaropolskaya qui est militante transféministe au Média XY et qu'on porte une parole aussi d'autodétermination pour les personnes LGBT lorsqu'on fait des meetings avec Assa Traoré, c'est tout ce qu'il déteste aujourd'hui, c'est tout ce que déteste le pouvoir et c'est cette parole subversive qui les inquiète et qui fait qu'il nous empêche de pouvoir nous exprimer à la différence d'autres candidats dont vous avez cité, Pierre, les noms et prénoms qui sont des candidats qui, voilà, c'est leur troisième c »
« Non, mais déjà sur la question centrale, celle des présidentielles, enfin nous, on n'a pas l'illusion de penser être élu ou bien d'appeler à ce que le pouvoir soit pris par les urnes. »
« Enfin, il n'y a pas d'illusion là-dessus. »
« Parce qu'il y a encore, même s'il y a de plus en plus d'abstentions, il y a eu quasiment 23% de la population qui s'est abstenue aux dernières élections, ce qui représente environ 10 millions de personnes qui ont le droit de vote. »
« Dans ces 10 millions, il y a une grande majorité de personnes de notre camp social, de la classe ouvrière, en fait, qui ont complètement abandonné, en fait, toutes les idées politiques, parce que, pour plusieurs raisons, mais aussi des problématiques de la gauche institutionnelle, des illusions, des belles paroles, et au final, le résultat est que notre camp social, en fait, il voit que la précarité continue. »
« Donc, la question des idées révolutionnaires, là-dedans, elle est aussi de briser cette forme d'illusion, en fait, de croire que le jeu politique, c'est, tous les cinq ans, c'est de plier un papier dans une enveloppe et dire, bon, moi, j'ai fait mon petit boulot et je rentre chez moi. »