Alain Juppé — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
14 oct. 2014 au 9 avr. 2026
Questions
238
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 238 questions évaluables
Réponse directe
114
Réponse partielle
71
Réponse à côté
49
Refus explicite
4
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 238
Question 26Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Je ne remets pas en cause votre bonne volonté. C'est-à-dire que vous répondez ce que vous avez fait.
Réponse à côté
Mais moi, je vous dis Mais ce n'est pas une raison pour renoncer à développer des politiques de partenariat. Ce n'est pas qu'ils ont mal compris. Je ne veux stigmatiser personne. Et je cherche la réponse. La réponse, ce n'est pas de dire oui, ça ne va pas. On va continuer à se friter les uns contre les autres. Mon message aussi, c'est la recherche de la modération. Aujourd'hui, on est en permanence dans l'hystérie, l'injure, la violence verbale et parfois physique. Ça ne mène à rien. Et je défends la thèse selon laquelle la modération, c'est beaucoup plus difficile que de monter aux extrêmes. Oui, bien sûr. Quand on vous dit je suis modéré, on vous dit vous êtes mou. Et la modération appara…
« Mais moi, je vous dis »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 8:09
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Contre-arguments traités2 mars 2017 au 9 avr. 2026 · 22 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr, les Iraniens doivent s'inquiéter. Mais pas seulement, car souvenez-vous, Trump avait confondu l'Islande et le Groenland. Donc, selon moi, tous ceux dont le nom ressemble de près ou de loin au mot Iran ont du souci à se faire. Je pense à l'Irak. Je pense à l'Irlande. Je pense à Oran, même. Voire même chez nous, la ville de Miranda dans le Gers. Je pense aussi à nos artistes les plus célèbres, à l'Iran-Voulzy, à l'Iran-Lafitte, l'Iran-Ruquier, et bien sûr, l'Iran-Gérard. Vous remarquerez l'élégance et l'ouverture dont je fais preuve en citant l'Iran-Gérard dans cette chronique. »
RMC — Apolline Matin · Face à Canteloup - Catherine Vautrin - Alain Juppé réagit à la volte-face de Donald Trump - 09/04
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Voir 2 autres passages
« Mais ce n'est pas une raison pour renoncer à développer des politiques de partenariat. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 8:13
« Ce n'est pas qu'ils ont mal compris. Je ne veux stigmatiser personne. Et je cherche la réponse. La réponse, ce n'est pas de dire oui, ça ne va pas. On va continuer à se friter les uns contre les autres. Mon message aussi, c'est la recherche de la modération. Aujourd'hui, on est en permanence dans l'hystérie, l'injure, la violence verbale et parfois physique. Ça ne mène à rien. Et je défends la thèse selon laquelle la modération, c'est beaucoup plus difficile que de monter aux extrêmes. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 8:20
Question 27Face à Face : Alain Juppé - 18/09
S'il y a une chose dont vous vous dites « Je ne l'ai pas faite et j'aurais dû la faire » pour la France, ce serait quoi ?
Réponse partielle
Oh, il y a beaucoup de choses dans la vie politique. J'ai eu par moments des sentiments d'impuissance. Quand on a des ministres et des affaires étrangères et qu'on a à gérer des crises ou des drames ou des tragédies comme la crise jugoslave ou comme le génocide du Rwanda, on se sent un peu seul sur la scène internationale et un peu impuissant, bien sûr.
« Oh, il y a beaucoup de choses dans la vie politique. J'ai eu par moments des sentiments d'impuissance. Quand on a des ministres et des affaires étrangères et qu'on a à gérer des crises ou des drames ou des tragédies comme la crise jugoslave ou comme le génocide du Rwanda, on se sent un peu seul sur la scène internationale et un peu impuissant, bien sûr. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 19:35
Question 28Face à Face : Alain Juppé - 18/09
que peut-être ils ne vous auraient pas compris ou vous ne les auriez pas compris, et ça traverse cette question, tout votre livre, et la question de savoir ce qu'il reste de 40 ans de vie politique. Je voudrais quand même commencer par ce qui est aussi une forme de continuité, ce qui se passe à Lampedusa, ces images, ces images de Lampedusa, qui depuis une semaine vit une crise majeure, avec des embarcations qui arrivent sur ces côtes, plus de migrants qu'il n'y a d'habitants sur cette île, et tous les hommes politiques, à la fois européens, des différents pays, mais aussi des institutions européennes, qui s'y succèdent, en faisant appel à une forme de solidarité. L'avenir de l'Europe se joue à Lampedusa, dit la présidente de la Commission européenne. Est-ce que finalement c'est un échec de 40 ans, qui ne s'est pas géré ?
Réponse partielle
Comme vous le savez, je suis aujourd'hui membre du Conseil constitutionnel, et donc je suis astreint à un devoir de réserve. Il y aura peut-être, dans les semaines ou les mois qui viennent, une loi sur l'immigration. Et cette loi sur l'immigration pourrait venir devant le Conseil constitutionnel, donc je ne vais pas entrer dans le débat politique. Simplement deux ou trois remarques. Première remarque, le problème il est devant nous. Tant que des jeunes Africains et Africaines, ou venant d'autres régions du monde, ne trouveront pas d'emploi chez eux, vivront dans la misère, ils essaieront de venir chez nous. Et donc la vraie solution, c'est d'attaquer le problème à la racine, c'est-à-dire de…
« Première remarque, le problème il est devant nous. Tant que des jeunes Africains et Africaines, ou venant d'autres régions du monde, ne trouveront pas d'emploi chez eux, vivront dans la misère, ils essaieront de venir chez nous. Et donc la vraie solution, c'est d'attaquer le problème à la racine, c'est-à-dire de lutter contre les inégalités, et de rétablir des conditions de développement. Chacun a envie de vivre au pays. Et si on part, c'est par force, d'une certaine manière. Alors quand j'ai dit ça, je n'ai pas la solution. C'est un défi majeur. C'est un défi pour l'Europe. Je pense que l'Europe devrait être beaucoup plus audacieuse dans la conception d'un grand plan de partenariat et d'investissement avec les pays africains. Plus solidaires ? 4 milliards, ça c'est le deuxième aspect, 4 milliards d'africains, probablement d'ici la fin du siècle, si le taux de natalité reste ce qu'il est. Au Niger, je crois que c'est 7 enfants par femme. Et ça changera avec le développement économique. Et puis ma deuxième remarque, c'est qu'il n'y a pas de réponse à ce problème majeur qui est devant nous, et qui va être aggravé par le changement climatique, bien entendu, puisque aux migrations économiques vont s'ajouter les migrations climatiques. Il n'y a pas de réponse purement nationale. Regardez le Brexit. M. Boris Johnson avait expliqué aux Britanniques qu'il allait reprendre le contrôle de sa politique d'immigration. Il y a deux fois plus d'arrivées, je crois que c'est le chiffre à peu près, en Grande-Bretagne aujourd'hui que lorsque la Grande-Bretagne était membre de l'Union Européenne. Et donc, il faut faire jouer la solidarité européenne, il faut aller plus loin dans la définition d'un cadre européen. C'est en cours. Il y a un texte qui a été approuvé, je crois, par le Conseil des ministres et qui est en cours de discussion au Parlement. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 2:00
Question 29Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Quand vous voyez les crises sur lesquelles vous aviez souvent alerté, on a retrouvé récemment les propos que vous aviez tenus alors que vous étiez ministre des Affaires étrangères sur l'Ukraine, sur Poutine, qui était d'une très grande lucidité. Quand vous voyez les propos que vous avez tenus sur la dette, sur les déficits, disant qu'on a les droits dans le mur, ça ne s'est pas arrangé franchement. Est-ce que là-dessus vous êtes pessimiste ?
Réponse directe
Non, je ne suis pas pessimiste. Ça ne s'est pas arrangé parce que le monde a changé. Parce que des crises se sont déclenchées. Je ne veux pas revenir sur celle de 2008 par exemple. Et donc je pense que nous avons encore aujourd'hui les moyens de rebondir. À quoi ça sert de passer son temps à se battre sa coulpe en disant que nous sortons de l'histoire ? Ça ne sert à rien. Il faut au contraire essayer de positiver, de chercher des solutions. C'est compliqué, c'est extrêmement difficile bien entendu. Je suis sorti de la vie politique active et donc je n'ai de leçons à donner à personne. Mais ma seule leçon, c'est ça. Gardons l'espérance et arrêtons de nous flageller.
« Non, je ne suis pas pessimiste. Ça ne s'est pas arrangé parce que le monde a changé. Parce que des crises se sont déclenchées. Je ne veux pas revenir sur celle de 2008 par exemple. Et donc je pense que nous avons encore aujourd'hui les moyens de rebondir. À quoi ça sert de passer son temps à se battre sa coulpe en disant que nous sortons de l'histoire ? Ça ne sert à rien. Il faut au contraire essayer de positiver, de chercher des solutions. C'est compliqué, c'est extrêmement difficile bien entendu. Je suis sorti de la vie politique active et donc je n'ai de leçons à donner à personne. Mais ma seule leçon, c'est ça. Gardons l'espérance et arrêtons de nous flageller. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 9:35
Question 30Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Ce que Bordeaux devient ?
Réponse à côté
Bordeaux a choisi, a fait son choix. Bordeaux a été transformé grâce au travail de mes équipes et j'ai pour cette ville de l'affection. C'est un sentiment émotionnel que j'ai pour Bordeaux. J'ai dit que nous constituions un couple. Donc voilà, elle a fait un choix politique différent mais je ne vais pas là non plus porter de jugement sur mes successeurs.
« Bordeaux a choisi, a fait son choix. Bordeaux a été transformé grâce au travail de mes équipes et j'ai pour cette ville de l'affection. C'est un sentiment émotionnel que j'ai pour Bordeaux. J'ai dit que nous constituions un couple. Donc voilà, elle a fait un choix politique différent mais je ne vais pas là non plus porter de jugement sur mes successeurs. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 16:11
Question 31Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Vous l'avez été ?
Réponse directe
Je l'ai été, mais je ne le suis plus.
« Je l'ai été, mais je ne le suis plus. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 14:21
Question 32Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Mais est-ce que c'est audible ça ?
Réponse directe
Oui, je l'espère. Je l'espère. Heureusement d'ailleurs. Je vais vous dire que c'est au dire dernier sondage et lab pour BFM semble-t-il le 30 août. J'aime beaucoup
« Oui, je l'espère. Je l'espère. Heureusement d'ailleurs. Je vais vous dire que c'est au dire dernier sondage et lab pour BFM semble-t-il le 30 août. J'aime beaucoup »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 10:37
Question 33Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Et vous parlez d'ailleurs à l'instant de Bordeaux. On sent que ça a été aussi une des souffrances. Le moment des Gilets jaunes où vous vous retrouvez face à votre ville de Bordeaux dont le centre-ville est parfois saccagé samedi après samedi par les mouvements des Gilets jaunes. Et là, vous avouez une forme d'incompréhension. Vous dites, mais qui sont ces gens ?
Réponse directe
Oui, c'est vrai. C'est vrai parce que Bordeaux avait la réputation d'être une ville tranquille. Ce n'était pas uniquement une réputation, c'était une réalité. Et tout d'un coup, elle devient l'épicentre de cette quasi-insurrection. J'ai vu, samedi après samedi, dans le PC de la Béry, les choses se déroulaient dans les quartiers de la ville. Alors, j'ai essayé de comprendre pourquoi. On m'expliquait que c'est parce que Bordeaux avait trop bien réussi, qu'elle s'était trop embellie, qu'elle était devenue trop attractive et que donc, elle suscitait des frustrations ou des jalousies dans son environnement. Je pense qu'il faut absolument éviter d'antagoniser, comme on essaye de le faire aujourd'…
« Oui, c'est vrai. C'est vrai parce que Bordeaux avait la réputation d'être une ville tranquille. Ce n'était pas uniquement une réputation, c'était une réalité. Et tout d'un coup, elle devient l'épicentre de cette quasi-insurrection. J'ai vu, samedi après samedi, dans le PC de la Béry, les choses se déroulaient dans les quartiers de la ville. Alors, j'ai essayé de comprendre pourquoi. On m'expliquait que c'est parce que Bordeaux avait trop bien réussi, qu'elle s'était trop embellie, qu'elle était devenue trop attractive et que donc, elle suscitait des frustrations ou des jalousies dans son environnement. Je pense qu'il faut absolument éviter d'antagoniser, comme on essaye de le faire aujourd'hui, les métropoles et puis les villes moyennes ou les espaces ruraux. C'est dans la complémentarité entre les deux qu'on trouvera des solutions. Sauf que certains se sont sentis exclus. Le rayonnement de Bordeaux a profité à l'ensemble de la Gironde. À part peut-être certains territoires, c'est vrai, qui ont été un peu oubliés, mais globalement, ça a profité à la Gironde. Donc, essayons de chercher, là encore, c'est mon message aussi, non pas l'affrontement, mais le partenariat et la collaboration. J'avais créé, par exemple, avec Libourne, qui est une commune assez proche de Bordeaux, une sorte de contrat de coopération qui nous a permis de marquer des points. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 6:16
Question 34Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Vous dites que MeToo vous navre.
Réponse directe
Non, je n'ai pas dit ça. Non, j'ai dit les excès de MeToo. Il y a parfois des excès qui discréditent la cause féminine. Je ne vais pas donner des exemples, mais en fait, ils viennent naturellement à l'esprit.
« Non, je n'ai pas dit ça. Non, j'ai dit les excès de MeToo. Il y a parfois des excès qui discréditent la cause féminine. Je ne vais pas donner des exemples, mais en fait, ils viennent naturellement à l'esprit. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 18:29
Question 35Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Alain Juppé, vous dites qu'en effet, vous gardez une très haute estime pour les hommes politiques, qu'ils sont souvent caricaturés. Toujours.
Réponse à côté
Peut-être. On m'a accusé d'être naïf. Je ne crois pas que j'ai été naïf. Vous savez, je connais ces problèmes peut-être beaucoup mieux que ceux qui m'accusent de naïveté. Et j'ai été pendant 12 ans maire du 18e arrondissement. Et ce n'est pas simplement la place du Tertre à l'Ave-du-Juneau. C'est la Goutte d'Or. J'ai passé des heures et des heures en discussion avec les associations de la Goutte d'Or. Et Bordeaux n'est pas peuplé exclusivement de riches propriétaires viticoles. Il y a aussi des quartiers politiques de la ville et des quartiers difficiles. Donc, je connais ces problèmes. Je les ai vécus au contact de mes concitoyens. Je pense simplement que céder au pessimisme, au déclinisme…
« Peut-être. On m'a accusé d'être naïf. Je ne crois pas que j'ai été naïf. Vous savez, je connais ces problèmes peut-être beaucoup mieux que ceux qui m'accusent de naïveté. Et j'ai été pendant 12 ans maire du 18e arrondissement. Et ce n'est pas simplement la place du Tertre à l'Ave-du-Juneau. C'est la Goutte d'Or. J'ai passé des heures et des heures en discussion avec les associations de la Goutte d'Or. Et Bordeaux n'est pas peuplé exclusivement de riches propriétaires viticoles. Il y a aussi des quartiers politiques de la ville et des quartiers difficiles. Donc, je connais ces problèmes. Je les ai vécus au contact de mes concitoyens. Je pense simplement que céder au pessimisme, au déclinisme, expliquer que tout est foutu et que nous sortons de l'histoire, ça ne sert à rien. Ça sape le moral des peuples. Et au contraire, il faut redonner une perspective et une espérance aux Français. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 5:14
Question 36Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Vous pensiez ne plus avoir à prouver que vous étiez un homme de droite ?
Réponse directe
Non, je suis un homme de droite parce que je pense que cette distinction entre la droite et la gauche, elle a encore du sens. Nous n'avons pas les mêmes héros, comme je le dis. Moi, mes références, ce n'est pas Marx et Jaurès, quelques respects que j'ai pour Jaurès, c'est Montesquieu, Tocqueville, Aron. Le cœur de mon engagement politique, c'est l'amour de la liberté. C'est ça qui me paraît absolument fondamental et qui est en cause aujourd'hui. Nous n'en avons pas tout à fait conscience, mais enfin, nous sommes un des rares pays au monde où les libertés publiques et les libertés individuelles sont garanties, y compris d'ailleurs par le Conseil constitutionnel qui y vit. Est-ce que vous con…
« Non, je suis un homme de droite parce que je pense que cette distinction entre la droite et la gauche, elle a encore du sens. Nous n'avons pas les mêmes héros, comme je le dis. Moi, mes références, ce n'est pas Marx et Jaurès, quelques respects que j'ai pour Jaurès, c'est Montesquieu, Tocqueville, Aron. Le cœur de mon engagement politique, c'est l'amour de la liberté. C'est ça qui me paraît absolument fondamental et qui est en cause aujourd'hui. Nous n'en avons pas tout à fait conscience, mais enfin, nous sommes un des rares pays au monde où les libertés publiques et les libertés individuelles sont garanties, y compris d'ailleurs par le Conseil constitutionnel qui y vit. Est-ce que vous connaissez beaucoup de pays où on peut cracher la figure du président de la République sans se retrouver en prison le soir ? Il n'y en a plus beaucoup aujourd'hui. Et donc, c'est ce bien-là qui est au cœur de mon engagement politique. Nos libertés défendent nos libertés et je pense que c'est une idée. Certains hommes de gauche la partagent aussi, mais je pense qu'elle imprime de l'engagement plutôt des partis. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 12:50
Question 37Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Mais cette stratégie, vous l'avez mise en place au moment où vous souhaitiez devenir président ?
Réponse à côté
Autre temps, autre stratégie, je lui fais confiance pour définir la sienne sans référence forcément à la mienne.
« Autre temps, autre stratégie, je lui fais confiance pour définir la sienne sans référence forcément à la mienne. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 14:28
Question 38Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Ce que Bordeaux est devenu ?
Réponse partielle
Bordeaux a choisi, a fait son choix. Bordeaux a été transformé grâce au travail de mes équipes et j'ai pour cette ville de l'affection. C'est un sentiment émotionnel que j'ai pour Bordeaux. J'ai dit que nous constituions un couple. Donc voilà, elle a fait un choix politique différent mais je ne vais pas là non plus porter de jugement sur mes successeurs.
« Bordeaux a choisi, a fait son choix. Bordeaux a été transformé grâce au travail de mes équipes et j'ai pour cette ville de l'affection. C'est un sentiment émotionnel que j'ai pour Bordeaux. J'ai dit que nous constituions un couple. Donc voilà, elle a fait un choix politique différent mais je ne vais pas là non plus porter de jugement sur mes successeurs. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 16:11
Question 39Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Vous avez eu peur qu'on vous oublie ?
Réponse directe
Oh non, pas du tout. D'ailleurs, on ne m'oublie pas. Je constate que dans la rue, on me reconnaît, on me confond. Et ça vous plaît d'ailleurs. Vous le dites. Vous dites « ça me plaît, Evidemment, vous connaissez des gens qui ne sont pas sensibles à la reconnaissance d'autrui mais simplement, comme je suis aussi conscient et lucide, de temps en temps, on me confond. On me reconnaît, mais on me confond. Avec ? Oh, on m'appelle souvent M. Fabius ou M. Jospin, je ne sais trop quoi.
« Oh non, pas du tout. D'ailleurs, on ne m'oublie pas. Je constate que dans la rue, on me reconnaît, on me confond. Et ça vous plaît d'ailleurs. Vous le dites. Vous dites « ça me plaît, »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 19:54
Question 40Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Comment ça va ?
Réponse directe
Donc 65%, moi je vais bien. Et puis après, comment va la France ? 70%, ça va mal. Il y a une sorte de schizophrénie française. C'est contre ce mal-là qu'il faut lutter en disant aux Français si vous allez bien, ça veut dire que votre pays ne va aussi pas si mal que ça.
« Donc 65%, moi je vais bien. Et puis après, comment va la France ? 70%, ça va mal. Il y a une sorte de schizophrénie française. C'est contre ce mal-là qu'il faut lutter en disant aux Français si vous allez bien, ça veut dire que votre pays ne va aussi pas si mal que ça. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 10:54
Question 41Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Au fond, quand on lit votre livre, on se dit que vous avez quand même encore aujourd'hui le sentiment de ne pas avoir été compris ?
Réponse directe
Non, j'ai été très tout à fait compris par les Bordelais, par exemple, qui m'ont réélu pendant 24 ans. Et vous comprenez encore Bordeaux aujourd'hui ?
« Non, j'ai été très tout à fait compris par les Bordelais, par exemple, qui m'ont réélu pendant 24 ans. Et vous comprenez encore Bordeaux aujourd'hui ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 16:01
Question 42Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Donnez-en. Est-ce qu'aujourd'hui, pour vous, il y a des excès ?
Réponse directe
Le délit de non partage des tâches ménagères, ça m'a fait un peu rigoler. J'ai dit à ma femme, « Ce soir, je fais la vaisselle, sinon demain, on a les gendarmes. » Voilà le genre d'excès qu'il faut un peu sourire, hélas. Donc gardons là aussi la mesure. Il y a beaucoup de choses à faire pour assurer cette égalité entre les hommes et les femmes qui est un principe, mais qui n'est pas toujours traduit dans les faits, pas simplement dans la vie politique, dans la vie des affaires, dans bien des choses. Mais là aussi, essayons d'éviter d'antagoniser les hommes et les femmes. Parce que ça prend ce tour-là maintenant aujourd'hui. Une espèce d'hostilité. Bon, pas utiliser des formules bien connues…
« Le délit de non partage des tâches ménagères, ça m'a fait un peu rigoler. J'ai dit à ma femme, « Ce soir, je fais la vaisselle, sinon demain, on a les gendarmes. » Voilà le genre d'excès qu'il faut un peu sourire, hélas. Donc gardons là aussi la mesure. Il y a beaucoup de choses à faire pour assurer cette égalité entre les hommes et les femmes qui est un principe, mais qui n'est pas toujours traduit dans les faits, pas simplement dans la vie politique, dans la vie des affaires, dans bien des choses. Mais là aussi, essayons d'éviter d'antagoniser les hommes et les femmes. Parce que ça prend ce tour-là maintenant aujourd'hui. Une espèce d'hostilité. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 18:44
Question 43Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Est-ce que ce n'est pas précisément pour ça que vous n'avez pas été compris sur l'identité heureuse ?
Réponse directe
Oui, c'est sans doute ça. Je l'ai compris. Je rappelle à ceux Oui, bien sûr. Je l'ai dit, j'en suis parfaitement conscient. L'identité heureuse, c'était quoi ? Identité. Je tiens à l'identité française. Si j'ai appelé ça une histoire française, c'est parce que j'aime la France. La France est un pays formidable, je ne vais pas le redire encore. Et heureuse, parce que je ne vois pas comment quelqu'un qui veut exercer les fonctions suprêmes de président de la République peut expliquer aux Français et aux Français qu'avec moi, vous allez être malheureux. Non ? Justement, c'était aussi un message de confiance et d'espérance. Bon, peut-être qu'il n'a pas été reçu, c'est ainsi, mais... Je regrette…
« Oui, bien sûr. Je l'ai dit, j'en suis parfaitement conscient. L'identité heureuse, c'était quoi ? Identité. Je tiens à l'identité française. Si j'ai appelé ça une histoire française, c'est parce que j'aime la France. La France est un pays formidable, je ne vais pas le redire encore. Et heureuse, parce que je ne vois pas comment quelqu'un qui veut exercer les fonctions suprêmes de président de la République peut expliquer aux Français et aux Français qu'avec moi, vous allez être malheureux. Non ? Justement, c'était aussi un message de confiance et d'espérance. Bon, peut-être qu'il n'a pas été reçu, c'est ainsi, mais... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 11:24
Question 44Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Des regrets sur la stratégie ?
Réponse à côté
Oh, il y a beaucoup de choses dans la vie politique. J'ai eu par moments des sentiments d'impuissance. Quand on a des ministres et des affaires étrangères et qu'on a à gérer des crises ou des drames ou des tragédies comme la crise jugoslave ou comme le génocide du Rwanda, on se sent un peu seul sur la scène internationale et un peu impuissant, bien sûr.
« Oh, il y a beaucoup de choses dans la vie politique. J'ai eu par moments des sentiments d'impuissance. Quand on a des ministres et des affaires étrangères et qu'on a à gérer des crises ou des drames ou des tragédies comme la crise jugoslave ou comme le génocide du Rwanda, on se sent un peu seul sur la scène internationale et un peu impuissant, bien sûr. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 19:35
Question 45Face à Face : Alain Juppé - 18/09
D'ailleurs, vous parlez beaucoup d'amour. Un couple, c'est des mots qui reviennent souvent, y compris dans des métaphores. Le couple, la beauté. Vous parlez des femmes. Vous dites qu'à 40 ans, vous avez, je cite votre mot, batifolé et été sans doute saisi par le démon de midi. J'aime les femmes, j'aime regarder une jolie femme. J'avais toujours été sensible à la beauté des femmes. La politique multiplie des tentations. J'eus donc des aventures, la plupart sans lendemain. Ça veut dire quoi, la politique multiplie des tentations ?
Réponse partielle
C'est tellement évident. Vous êtes journaliste politique. Vous voyez bien comment les hommes politiques fascinent parfois. Le pouvoir fascine comme l'argent fascine. Je ne vais pas développer ça. C'est une évidence. Non. Pour moi, ce n'est pas une évidence. Je n'ouvre pas. Pour beaucoup de gens, c'est une évidence. Je n'ouvre pas mon jardin secret. Qu'est-ce que je dis ? Je dis que je me suis marié à 20 ans. Voilà. Très bien. Je n'étais pas majeur. J'ai vécu une très belle histoire d'amour. A l'époque, la majorité Vous avez raison. J'ai vécu une très belle histoire d'amour pendant 20 ans et puis à la quarantaine, je me suis un petit peu dispersé. Je n'en dis pas plus. Il n'y a rien de scabr…
« C'est tellement évident. Vous êtes journaliste politique. Vous voyez bien comment les hommes politiques fascinent parfois. Le pouvoir fascine comme l'argent fascine. Je ne vais pas développer ça. C'est une évidence. Non. Pour moi, ce n'est pas une évidence. Je n'ouvre pas. Pour beaucoup de gens, c'est une évidence. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 16:56Voir 1 autre passage
« Vous avez raison. J'ai vécu une très belle histoire d'amour pendant 20 ans et puis à la quarantaine, je me suis un petit peu dispersé. Je n'en dis pas plus. Il n'y a rien de scabreux dans mon livre. J'ai revécu ensuite une très grande histoire d'amour avec Isabelle. Ça fait 30 ans que nous sommes mariés. Votre épouse. Et donc, je dis qu'effectivement, pour moi, les femmes, la beauté des femmes, ça compte. Mais je voudrais rajouter quelque chose. C'est que je suis un défenseur. Malgré les jupettes, j'explique pourquoi les choses s'étaient passées ainsi. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 17:21
Question 46Face à Face : Alain Juppé - 18/09
est-ce que cet optimisme n'est pas une forme de naïveté ?
Réponse directe
Peut-être. On m'a accusé d'être naïf. Je ne crois pas que j'ai été naïf. Vous savez, je connais ces problèmes peut-être beaucoup mieux que ceux qui m'accusent de naïveté. Et j'ai été pendant 12 ans maire du 18e arrondissement. Et ce n'est pas simplement la place du Tertre à l'Ave-du-Juneau. C'est la Goutte d'Or. J'ai passé des heures et des heures en discussion avec les associations de la Goutte d'Or. Et Bordeaux n'est pas peuplé exclusivement de riches propriétaires viticoles. Il y a aussi des quartiers politiques de la ville et des quartiers difficiles. Donc, je connais ces problèmes. Je les ai vécus au contact de mes concitoyens. Je pense simplement que céder au pessimisme, au déclinisme…
« Peut-être. On m'a accusé d'être naïf. Je ne crois pas que j'ai été naïf. Vous savez, je connais ces problèmes peut-être beaucoup mieux que ceux qui m'accusent de naïveté. Et j'ai été pendant 12 ans maire du 18e arrondissement. Et ce n'est pas simplement la place du Tertre à l'Ave-du-Juneau. C'est la Goutte d'Or. J'ai passé des heures et des heures en discussion avec les associations de la Goutte d'Or. Et Bordeaux n'est pas peuplé exclusivement de riches propriétaires viticoles. Il y a aussi des quartiers politiques de la ville et des quartiers difficiles. Donc, je connais ces problèmes. Je les ai vécus au contact de mes concitoyens. Je pense simplement que céder au pessimisme, au déclinisme, expliquer que tout est foutu et que nous sortons de l'histoire, ça ne sert à rien. Ça sape le moral des peuples. Et au contraire, il faut redonner une perspective et une espérance aux Français. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 5:14
Question 47Face à Face : Alain Juppé - 18/09
S'il reprend la même stratégie ?
Réponse directe
Autre temps, autre stratégie, je lui fais confiance pour définir la sienne sans référence forcément à la mienne.
« Autre temps, autre stratégie, je lui fais confiance pour définir la sienne sans référence forcément à la mienne. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 14:28
Question 48Face à Face : Alain Juppé - 18/09
quand vous dites que sans doute vous avez ce regret d'avoir fait une campagne, d'avoir choisi une stratégie de campagne plutôt vers le centre, voire même peut-être un peu vers la gauche, quand on voit qu'Édouard Philippe ce week-end était à la fête de l'humain, est-ce qu'il ne va pas avoir la même malédiction que vous ?
Réponse partielle
Il y a une grande différence entre Édouard Philippe et moi, c'est qu'il est sans doute candidat à la présidence de la République et pas moi. Donc voilà, je ne commenterai pas sa stratégie.
« Il y a une grande différence entre Édouard Philippe et moi, c'est qu'il est sans doute candidat à la présidence de la République et pas moi. Donc voilà, je ne commenterai pas sa stratégie. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 14:11
Question 49Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Oui, mais est-ce qu'elles n'avaient pas de poids politique parce qu'elles étaient des femmes ?
Réponse directe
Oui, bien sûr. Mais c'est pour ça qu'il fallait changer les choses. C'est pour ça que j'ai toujours été favorable au quota. Et c'est pour ça que pour moi, l'égalité entre les hommes et les femmes est quelque chose d'essentiel. C'est d'ailleurs un principe garanti par la Constitution et sur lequel, au Conseil constitutionnel, nous vivons. Nous veillons, pardon. Et s'il y a quelque chose qui me scandalise profondément dans ce qu'on voit aujourd'hui dans notre société, c'est les violences faites aux femmes et sur lesquelles on ne réagit pas avec suffisamment d'énergie et suffisamment de détermination. Voilà ce que je dis sur les femmes. Je les aime, mais en même temps, je respecte tout à fait…
« Oui, bien sûr. Mais c'est pour ça qu'il fallait changer les choses. C'est pour ça que j'ai toujours été favorable au quota. Et c'est pour ça que pour moi, l'égalité entre les hommes et les femmes est quelque chose d'essentiel. C'est d'ailleurs un principe garanti par la Constitution et sur lequel, au Conseil constitutionnel, nous vivons. Nous veillons, pardon. Et s'il y a quelque chose qui me scandalise profondément dans ce qu'on voit aujourd'hui dans notre société, c'est les violences faites aux femmes et sur lesquelles on ne réagit pas avec suffisamment d'énergie et suffisamment de détermination. Voilà ce que je dis sur les femmes. Je les aime, mais en même temps, je respecte tout à fait ce principe essentiel qui est celui de l'égalité. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 17:53
Question 50Face à Face : Alain Juppé - 18/09
Dites-le. Dites-le. Prenez le temps de le dire.
Réponse à côté
Ce n'était pas parce qu'elles étaient des femmes. C'était parce qu'elles n'avaient pas de poids politique et d'existence politique.
« Ce n'était pas parce qu'elles étaient des femmes. C'était parce qu'elles n'avaient pas de poids politique et d'existence politique. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 17:46
« Non, écoutez, ce n'est pas une volte-face, c'est plus une évolution. »
RMC — Apolline Matin · Face à Canteloup - Catherine Vautrin - Alain Juppé réagit à la volte-face de Donald Trump - 09/04Vérifier à 1:52
« C'est ça l'enjeu. Sécurité, liberté. La question que vous posez est tout à fait existentielle. On voit aujourd'hui que nos démocraties sont en crise. En France, mais pas uniquement en France, dans les pays européens autour de nous, là où la démocratie existe. Pourquoi ? Parce que les peuples, les citoyens, ont le sentiment que la démocratie est impuissante. Et d'où l'abstention, d'où le déclin des grands partis du gouvernement, d'où la détestation des hommes et des femmes politiques. Est-ce qu'on accepte cette dérive ? Parce que ce qui est tentant pour beaucoup d'opinions, de citoyens, c'est d'évoluer vers des régimes autoritaires. J'ai été un peu bouleversé par la lecture d'un hebdomadaire récent auprès des jeunes. Et je vous cite les intertitres de cet article. La France aurait bien besoin d'un Poutine. Trump est fou, mais lui au moins il décide. La démocratie, par le suffrage, ça ne marche plus, on aurait besoin d'un bon chef militaire. Voilà ce que pense une partie de notre jeunesse aujourd'hui. Comment vous l'expliquez à la Juppé ? Je viens de vous le dire, parce qu'on a ce sentiment d'impuissance. Mais pas que, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 11:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités2 mars 2017 au 9 avr. 2026 · 42 observations42 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ouais, salut les loups, salut les loups, avec cette expo-photo sur nos anciens. J'arrive à faire le grand écart, passez de la jeune génération de la Star Academy à nos seniors, avec l'Escar Academy. Dans l'Escar Academy, vous pourrez choisir la plus belle photo de vos vieux. Celle qui vous touche le plus, celle de Marie Vaud et son dérommelateur, tapé 1. Pour Raymond et sa prothèse de genou, tapé 2. Pour Huguette et son appareil auditif, tapé 3. »
RMC — Apolline Matin · Face à Canteloup - Catherine Vautrin - Alain Juppé réagit à la volte-face de Donald Trump - 09/04Vérifier à 6:07Voir 2 autres passages
« « Princesse, ma marquise, ma conteste, dites-moi, Catherine Vautrin a parlé de 36 milliards de plus pour le budget des armées d'ici 2030. Mais qu'est-ce qui va me rester, moi, pour ma mission patrimoine ? » « Non, ne comptez pas sur moi pour passer mes week-ends et mes vacances à faire de la maçonnerie dans des troupes paumées au fin fond de la France. » Non, bon, allez, c'est parti pour les titres. « Oui, Jordan Bardella, oui, Jordan Bardella, en couverture de Paris Match, où il s'est fait inviter en Corse par son amoureuse, la princesse Maria Carolina de Bourbon et de Sicile. Décidément, après l'affaire des assistants européens au RN, c'est plus fort qu'eux. Il faut toujours qu'ils vivent aux frais de la princesse. » Moyen-Orient, toujours, après avoir signé un cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran, Benjamin Netanyahou aurait demandé à Donald Trump ce qu'était un cessez-le-feu. »
RMC — Apolline Matin · Face à Canteloup - Catherine Vautrin - Alain Juppé réagit à la volte-face de Donald Trump - 09/04Vérifier à 3:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées2 mars 2017 au 9 avr. 2026 · 52 observations52 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« « Princesse, ma marquise, ma conteste, dites-moi, Catherine Vautrin a parlé de 36 milliards de plus pour le budget des armées d'ici 2030. Mais qu'est-ce qui va me rester, moi, pour ma mission patrimoine ? » « Non, ne comptez pas sur moi pour passer mes week-ends et mes vacances à faire de la maçonnerie dans des troupes paumées au fin fond de la France. » Non, bon, allez, c'est parti pour les titres. « Oui, Jordan Bardella, oui, Jordan Bardella, en couverture de Paris Match, où il s'est fait inviter en Corse par son amoureuse, la princesse Maria Carolina de Bourbon et de Sicile. Décidément, après l'affaire des assistants européens au RN, c'est plus fort qu'eux. Il faut toujours qu'ils vivent aux frais de la princesse. » Moyen-Orient, toujours, après avoir signé un cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran, Benjamin Netanyahou aurait demandé à Donald Trump ce qu'était un cessez-le-feu. »
RMC — Apolline Matin · Face à Canteloup - Catherine Vautrin - Alain Juppé réagit à la volte-face de Donald Trump - 09/04Vérifier à 3:25Voir 2 autres passages
« Mais pardon, David Abilquer, le monde a radicalement changé. 89, ce n'était pas la nuit des temps. Qu'est-ce qu'il se passe ? La victoire définitive de la démocratie libérale et de l'économie de marché, la fin de l'histoire, l'effondrement de l'Union soviétique. Donc, nous avons cru à ce moment-là que c'était une nouvelle donne. 30 ans après, tout a changé. Alors, peut-être que nous n'avons pas pris suffisamment conscience de ces changements, mais il faut que nous nous adaptions aujourd'hui au monde actuel. Et puis, il n'est pas tout à fait vrai que nous n'ayons rien vu venir. L'Europe s'est renforcée petit à petit et elle a pris conscience qu'elle avait le choix aujourd'hui entre ce que le président italien appelait la vassalité heureuse. On se couche, on accepte la tutelle des grandes puissances. Après tout, ça peut être confortable. On verra si ça dure. Ou bien alors, on déclare notre indépendance et on s'en donne les moyens. La puissance économique, c'est possible. Draghi a fait un rapport qui pointe les lacunes de l'Europe, mais qui met aussi en évidence ses forces. La puissance militaire, ce qui se passe depuis quelques mois maintenant, ou quelques années, a provoqué un électrochoc en Europe. Et le prochain Conseil européen va à nouveau se pencher sur les questions de défense. Les budgets militaires sont en croissance. Et en puissance numérique, et enfin, je dirais, puissance morale. Il faut que nous défendions nos valeurs. Aujourd'hui, les valeurs sur lesquelles sont fondées l'Europe, la démocratie, la séparation des pouvoirs, les libertés, la dignité de la personne humaine, sont rarement respectées à travers la planète. Il faut les défendre. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 6:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités6 mars 2017 au 1 oct. 2025 · 14 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais pardon, David Abilquer, le monde a radicalement changé. 89, ce n'était pas la nuit des temps. Qu'est-ce qu'il se passe ? La victoire définitive de la démocratie libérale et de l'économie de marché, la fin de l'histoire, l'effondrement de l'Union soviétique. Donc, nous avons cru à ce moment-là que c'était une nouvelle donne. 30 ans après, tout a changé. Alors, peut-être que nous n'avons pas pris suffisamment conscience de ces changements, mais il faut que nous nous adaptions aujourd'hui au monde actuel. Et puis, il n'est pas tout à fait vrai que nous n'ayons rien vu venir. L'Europe s'est renforcée petit à petit et elle a pris conscience qu'elle avait le choix aujourd'hui entre ce que le président italien appelait la vassalité heureuse. On se couche, on accepte la tutelle des grandes puissances. Après tout, ça peut être confortable. On verra si ça dure. Ou bien alors, on déclare notre indépendance et on s'en donne les moyens. La puissance économique, c'est possible. Draghi a fait un rapport qui pointe les lacunes de l'Europe, mais qui met aussi en évidence ses forces. La puissance militaire, ce qui se passe depuis quelques mois maintenant, ou quelques années, a provoqué un électrochoc en Europe. Et le prochain Conseil européen va à nouveau se pencher sur les questions de défense. Les budgets militaires sont en croissance. Et en puissance numérique, et enfin, je dirais, puissance morale. Il faut que nous défendions nos valeurs. Aujourd'hui, les valeurs sur lesquelles sont fondées l'Europe, la démocratie, la séparation des pouvoirs, les libertés, la dignité de la personne humaine, sont rarement respectées à travers la planète. Il faut les défendre. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 6:14Voir 2 autres passages
« Voilà un exemple caractéristique de confusion. Ce n'est pas une question qu'il faut poser au juge. C'est une question qu'il faut poser au législateur. C'est le législateur qui, dans la loi, a inscrit cette possibilité qui est largement utilisée. On la découvre aujourd'hui. Donc si on veut changer, après tout, je n'ai pas d'opinie en définitive là-dessus, c'est au législateur de le faire. Les politiques semblent oublier les lois qu'ils ont votées. Souvent, ils en votent dans l'enthousiasme, sans réfléchir aux conséquences qu'elles auront sur le moyen long terme. C'est d'ailleurs une de mes idées. Si avant de faire une loi, on essayait d'apprécier les résultats de la loi précédente, peut-être qu'on s'épargnerait quelques difficultés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 1:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 mars 2017 au 1 oct. 2025 · 28 observations31 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ça l'enjeu. Sécurité, liberté. La question que vous posez est tout à fait existentielle. On voit aujourd'hui que nos démocraties sont en crise. En France, mais pas uniquement en France, dans les pays européens autour de nous, là où la démocratie existe. Pourquoi ? Parce que les peuples, les citoyens, ont le sentiment que la démocratie est impuissante. Et d'où l'abstention, d'où le déclin des grands partis du gouvernement, d'où la détestation des hommes et des femmes politiques. Est-ce qu'on accepte cette dérive ? Parce que ce qui est tentant pour beaucoup d'opinions, de citoyens, c'est d'évoluer vers des régimes autoritaires. J'ai été un peu bouleversé par la lecture d'un hebdomadaire récent auprès des jeunes. Et je vous cite les intertitres de cet article. La France aurait bien besoin d'un Poutine. Trump est fou, mais lui au moins il décide. La démocratie, par le suffrage, ça ne marche plus, on aurait besoin d'un bon chef militaire. Voilà ce que pense une partie de notre jeunesse aujourd'hui. Comment vous l'expliquez à la Juppé ? Je viens de vous le dire, parce qu'on a ce sentiment d'impuissance. Mais pas que, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 11:04Voir 2 autres passages
« C'est ça l'enjeu. Sécurité, liberté. La question que vous posez est tout à fait existentielle. On voit aujourd'hui que nos démocraties sont en crise. En France, mais pas uniquement en France, dans les pays européens autour de nous, là où la démocratie existe. Pourquoi ? Parce que les peuples, les citoyens, ont le sentiment que la démocratie est impuissante. Et d'où l'abstention, d'où le déclin des grands partis du gouvernement, d'où la détestation des hommes et des femmes politiques. Est-ce qu'on accepte cette dérive ? Parce que ce qui est tentant pour beaucoup d'opinions, de citoyens, c'est d'évoluer vers des régimes autoritaires. J'ai été un peu bouleversé par la lecture d'un hebdomadaire récent auprès des jeunes. Et je vous cite les intertitres de cet article. La France aurait bien besoin d'un Poutine. Trump est fou, mais lui au moins il décide. La démocratie, par le suffrage, ça ne marche plus, on aurait besoin d'un bon chef militaire. Voilà ce que pense une partie de notre jeunesse aujourd'hui. Comment vous l'expliquez à la Juppé ? Je viens de vous le dire, parce qu'on a ce sentiment d'impuissance. Mais pas que, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 11:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités2 mars 2017 au 1 oct. 2025 · 15 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais pardon, David Abilquer, le monde a radicalement changé. 89, ce n'était pas la nuit des temps. Qu'est-ce qu'il se passe ? La victoire définitive de la démocratie libérale et de l'économie de marché, la fin de l'histoire, l'effondrement de l'Union soviétique. Donc, nous avons cru à ce moment-là que c'était une nouvelle donne. 30 ans après, tout a changé. Alors, peut-être que nous n'avons pas pris suffisamment conscience de ces changements, mais il faut que nous nous adaptions aujourd'hui au monde actuel. Et puis, il n'est pas tout à fait vrai que nous n'ayons rien vu venir. L'Europe s'est renforcée petit à petit et elle a pris conscience qu'elle avait le choix aujourd'hui entre ce que le président italien appelait la vassalité heureuse. On se couche, on accepte la tutelle des grandes puissances. Après tout, ça peut être confortable. On verra si ça dure. Ou bien alors, on déclare notre indépendance et on s'en donne les moyens. La puissance économique, c'est possible. Draghi a fait un rapport qui pointe les lacunes de l'Europe, mais qui met aussi en évidence ses forces. La puissance militaire, ce qui se passe depuis quelques mois maintenant, ou quelques années, a provoqué un électrochoc en Europe. Et le prochain Conseil européen va à nouveau se pencher sur les questions de défense. Les budgets militaires sont en croissance. Et en puissance numérique, et enfin, je dirais, puissance morale. Il faut que nous défendions nos valeurs. Aujourd'hui, les valeurs sur lesquelles sont fondées l'Europe, la démocratie, la séparation des pouvoirs, les libertés, la dignité de la personne humaine, sont rarement respectées à travers la planète. Il faut les défendre. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 6:14Voir 2 autres passages
« Ah, ne me parlez pas de votre devoir de réserve, Alain Juppé ! Bravo d'y revenir avec beaucoup de constance. Nous avons, nous, Européens, globalement, les moyens d'assurer notre indépendance. J'ai rappelé le rapport Draghi, qui liste toutes les forces de l'Europe. Nous sommes aujourd'hui à égalité, en termes de production de richesses, avec la Chine. On ne le sait pas trop, provisoirement peut-être. Donc, nous avons ces moyens, et la France a des atouts tout à fait considérables. C'est pour ça que je plaide en permanence, même si je peux apparaître parfois comme un petit peu naïf, pour la confiance dans l'avenir. Je ne suis pas d'un optimisme béat. Je mesure bien les défis que nous avons à relever, qui sont formidables, environnementaux, démographiques, migratoires, numériques. Mais nous avons les moyens de le faire, si nous le voulons. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 8:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées2 mars 2017 au 1 oct. 2025 · 62 observations70 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je laisse le jury Nobel en décider. Ça vous fait rire. Je constate un petit peu. Je constate qu'à l'Ukraine, M. Trump se fait balader par M. Poutine, quand même. Donc, il a la même à peu près conscience, aujourd'hui. Poutine a une stratégie. Il veut installer à Kiev un régime fantoche, comme celui qui existe en Biélorussie. Et il veut disloquer l'Union européenne. Et il progresse, pas à pas. Et donc, M. Trump ferait bien de se rendre compte des limites de son action dans ce domaine. Et surtout, l'Europe doit assurer ses responsabilités. Nous sommes aujourd'hui la cible de toutes les attaques en Europe. Poutine, d'un côté. Trump, qui n'est plus un allié fiable, et qui, selon les jours, nous traite avec mépris ou avec agressivité. Et puis, le Sud, l'Ogbaal. Cet agrégat de pays qui n'ont qu'un seul point commun, c'est la détestation de ce que nous sommes. Alors, dans cette situation, qu'est-ce qu'on fait ? »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 5:01Voir 2 autres passages
« Deux éléments de réponse. D'abord, j'ai trouvé que la conclusion de Guillaume Tabard était fort sage. Un sondage est une photographie à l'instant T, pas une prédiction. Et je suis bien placé pour le savoir. Et puis, deuxième remarque, comme vous l'avez dit, je siège au Conseil constitutionnel, ce qui m'oblige à un devoir de réserve sur l'actualité de politique intérieure. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 0:35
« Je ne suis pas surpris, cher David Veilguer, par votre ténacité. Mais vous n'avez pas le droit de parler de ça non plus. Ce que vous avez dit sur le passé est tout à fait exact. Je ne ferai pas de commentaire sur la situation politique actuelle pour la raison que je vous ai dite. Je ne parlerai pas non plus, on risque de vous décevoir, des comptes publics en France. Le Conseil constitutionnel sera vraisemblablement saisi à la fin de l'année de la loi de financement de la sécurité sociale. Donc je ne vais pas vous dire avant qu'elle ne soit votée ce que j'en pense. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées2 mars 2017 au 1 oct. 2025 · 24 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je laisse le jury Nobel en décider. Ça vous fait rire. Je constate un petit peu. Je constate qu'à l'Ukraine, M. Trump se fait balader par M. Poutine, quand même. Donc, il a la même à peu près conscience, aujourd'hui. Poutine a une stratégie. Il veut installer à Kiev un régime fantoche, comme celui qui existe en Biélorussie. Et il veut disloquer l'Union européenne. Et il progresse, pas à pas. Et donc, M. Trump ferait bien de se rendre compte des limites de son action dans ce domaine. Et surtout, l'Europe doit assurer ses responsabilités. Nous sommes aujourd'hui la cible de toutes les attaques en Europe. Poutine, d'un côté. Trump, qui n'est plus un allié fiable, et qui, selon les jours, nous traite avec mépris ou avec agressivité. Et puis, le Sud, l'Ogbaal. Cet agrégat de pays qui n'ont qu'un seul point commun, c'est la détestation de ce que nous sommes. Alors, dans cette situation, qu'est-ce qu'on fait ? »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 5:01Voir 2 autres passages
« C'est difficile de comprendre comment pourquoi la démocratie américaine dont nous pensions que c'était une grande démocratie dérive comme elle dérive aujourd'hui car c'est le règne de la force et de la violence quand les chiffres de l'emploi ne sont pas bons le président des Etats-Unis révoque le responsable de l'institut de la statistique ça consiste à casser le thermomètre pour lutter contre la fièvre voilà et qui s'oppose à cette espèce de règne de la force et de la violence contre le droit aux Etats-Unis les juges ce sont les seuls aujourd'hui le parti démocrate est en muet ce sont les seuls qui essayent de contrebalancer un peu les initiatives de M. Trump est-ce qu'ils seront désavoués ou pas désavoués par la Cour suprême mais on voit bien là que l'état de droit qui repose sur la séparation des pouvoirs est un élément essentiel de notre démocratie qu'est-ce que c'est que la séparation des pouvoirs nous avons fait une révolution pour l'assurer jusqu'en 1789 c'est le même personnage qui fait la loi qui dirige le gouvernement et qui rend la justice ça s'appelle le roi ou le monarque et nous avons fait 1789 avec la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui écrit dans son article 16 que lorsqu'il n'y a pas séparation des pouvoirs et garantie des droits il n'y a pas de constitution la séparation des pouvoirs c'est qu'il y a un pouvoir législatif qui fait la loi un pouvoir exécutif qui dirige le gouvernement et une autorité judiciaire qui rend la justice c'est ça la garantie des libertés du citoyen »
France Inter — L'invité de 8h20 · Alain Juppé : "Le rôle des politiques, c'est d'écouter les Français, même quand ils s'expriment de façon contestable"Vérifier à 22:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités2 mars 2017 au 11 sept. 2025 · 26 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et l'objectif de mon livre, c'est précisément de répondre aux critiques, aux attaques et même aux menaces. Nous sommes l'objet, puisqu'il y a des propositions de réforme en ce moment qui transformeraient le Conseil constitutionnel en un simple comité consultatif, c'est-à-dire à supprimer en réalité son rôle dans l'équilibre des pouvoirs. Et je crois qu'il est très important de dire ce qui nous sommes et ce que nous faisons. Le Conseil, il est le garant des libertés fondamentales des Français et de l'équilibre des pouvoirs. C'est ça, notre rôle aujourd'hui. Au sommet de la pyramide des textes, il y a la Constitution. Et notre rôle, c'est de vérifier que le législateur respecte la Constitution, rien de plus. Nous avons du pouvoir. Nos décisions sont sans appel. Elles s'appliquent à toutes les autorités de la République. Mais nous ne sommes pas un pouvoir à l'égal du pouvoir exécutif ou du pouvoir législatif. Je prends deux ou trois exemples. Nous prenons la peine très souvent dans nos décisions de dire que nous n'avons pas le même pouvoir d'appréciation et de décision que le Parlement. Et sur certains sujets, notre contrôle est très distancié sur toutes les questions de société. Par exemple, ça a été le cas lors du débat sur l'interruption volontaire de grossesse ou encore sur la fin de vie. Ensuite, nous ne pouvons pas nous autosaisir. Nous ne pouvons pas de notre propre chef aller voir si tel ou tel texte est conforme à la Constitution. Nous devons être saisis soit par des parlementaires, soit dans le cadre de la question citoyenne, par le Conseil d'État ou la Cour de cassession. Troisièmement, laissez-moi terminer sur ce que nous sommes vraiment. Comme l'a dit l'un de nos prédécesseurs, illustre, nous avons la gomme mais pas le crayon. C'est-à-dire que nous pouvons censurer une disposition mais ne pouvons pas la réécrire. Et je vais prendre un exemple précis qui est la loi Duplomb que vous avez évoquée tout à l'heure. C'est la loi qui vise à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur. Alors Dieu sait si on nous a reproché la décision que nous avons prise. Qu'est-ce que nous avons décidé ? La loi n'abroge pas l'interdiction des substances néonicotinoïdes. L'interdiction subsiste. Ce qui prouve que ces substances sont dangereuses. Sans ça, on ne les interdirait pas. C'est la loi française. Et la loi Duplomb n'y change rien. Ce que la loi Duplomb change, c'est la possibilité de déroger à cette interdiction. Or, nous nous sommes déjà prononcés sur ce sujet il y a trois ans. A l'époque, il s'agissait des battraves sucrières. Et nous avons dit ok, on est d'accord pour qu'il y ait une dérogation à condition qu'elle soit limitée dans le temps, dans l'espace, qu'elle ne s'applique qu'à une filière non seulement désignée et sur les modalités d'application pardon, on rentre dans le détail, qu'on enrobe les semences et qu'on ne pulvérise pas dans la nature ces substances. Si les auteurs de la loi Duplomb avaient respecté ce cadrage, il n'y avait aucun problème. Ils ne l'ont pas respecté. Ils ont fait une disposition sans véritablement de limites dans le temps qui peut s'appliquer à toutes les filières agricoles. C'est open bar si je peux parler français pardon, ou guichet ouvert. Et c'est pour ça que nous l'avons censuré. La loi est mal écrite aujourd'hui. Bien sûr. Et d'ailleurs, ce qui est significatif c'est que enfin, de façon générale oui, très souvent on assiste à un phénomène qui est quand même assez préoccupant. C'est que quand un texte de loi arrive en discussion au Parlement, il a, prenant une hypothèse, 30 articles. Quand il en sort, il en a 100. Pourquoi ? Parce que tout au long du débat parlementaire on a adopté des amendements parfois à l'initiative du gouvernement d'ailleurs qui sont souvent fabriqués à la va-vite sur un coin de table et qui ne tiennent pas la route lorsqu'on les examine juridiquement. Et voilà pourquoi nous veillons à l'intelligibilité à la sincérité de la loi. Et c'est pour protéger le citoyen parce que si la loi est obscure c'est le juge qui va l'appliquer qui va retrouver une marge d'appréciation. Est-ce à dire pour autant »
France Inter — L'invité de 8h20 · Alain Juppé : "Le rôle des politiques, c'est d'écouter les Français, même quand ils s'expriment de façon contestable"Vérifier à 9:55Voir 2 autres passages
« C'est difficile de comprendre comment pourquoi la démocratie américaine dont nous pensions que c'était une grande démocratie dérive comme elle dérive aujourd'hui car c'est le règne de la force et de la violence quand les chiffres de l'emploi ne sont pas bons le président des Etats-Unis révoque le responsable de l'institut de la statistique ça consiste à casser le thermomètre pour lutter contre la fièvre voilà et qui s'oppose à cette espèce de règne de la force et de la violence contre le droit aux Etats-Unis les juges ce sont les seuls aujourd'hui le parti démocrate est en muet ce sont les seuls qui essayent de contrebalancer un peu les initiatives de M. Trump est-ce qu'ils seront désavoués ou pas désavoués par la Cour suprême mais on voit bien là que l'état de droit qui repose sur la séparation des pouvoirs est un élément essentiel de notre démocratie qu'est-ce que c'est que la séparation des pouvoirs nous avons fait une révolution pour l'assurer jusqu'en 1789 c'est le même personnage qui fait la loi qui dirige le gouvernement et qui rend la justice ça s'appelle le roi ou le monarque et nous avons fait 1789 avec la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui écrit dans son article 16 que lorsqu'il n'y a pas séparation des pouvoirs et garantie des droits il n'y a pas de constitution la séparation des pouvoirs c'est qu'il y a un pouvoir législatif qui fait la loi un pouvoir exécutif qui dirige le gouvernement et une autorité judiciaire qui rend la justice c'est ça la garantie des libertés du citoyen »
France Inter — L'invité de 8h20 · Alain Juppé : "Le rôle des politiques, c'est d'écouter les Français, même quand ils s'expriment de façon contestable"Vérifier à 22:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées2 mars 2017 au 11 sept. 2025 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Prolonger la durée de détention au nom de la sécurité ok, c'est une exigence constitutionnelle. Protéger les libertés des citoyens qui exigent qu'on ne mette pas les gens en détention pour une durée indéfinie ou en tout cas très longue sans motif véritable c'est aussi le rôle qui est le nôtre. Donc nous essayons de trouver ce point d'équilibre entre la protection des libertés individuelles et la sécurité. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Alain Juppé : "Le rôle des politiques, c'est d'écouter les Français, même quand ils s'expriment de façon contestable"Vérifier à 14:12Voir 2 autres passages
« non c'est pas mon devoir de réserve c'est mon essai d'analyse lucide on m'a souvent reproché ma naïveté moi je préfère être un peu naïf que définitivement pessimiste et collapsologique on arrête pas de nous expliquer que tout est foutu que le monde s'effondre et que l'humanité va disparaître il y a des arguments en faveur de ça mais il y a aussi des arguments pour dire qu'on peut réagir et sur la défense je viens de le dire alors en sens inverse vous avez raison rien n'est acquis et quand je dis qu'il y a des signes positifs et des signes négatifs les signes négatifs ils sont là pourquoi ? d'abord parce que nous sommes divisés certains pays de l'Europe ne partagent pas ce point de vue or ces questions se décident à l'unanimité encore en Europe la Pologne met en cause la Hongrie vous l'avez entendu tout à l'heure et deuxièmement dans les décisions qui sont prises il y a quelque chose qui me préoccupe beaucoup on va augmenter les budgets militaires pour nous donner les moyens d'assurer notre sécurité ok ça c'est le signe positif où va-t-on acheter les armements dont nous avons besoin aux Etats-Unis si c'est pour les acheter aux Etats-Unis comme c'est le cas aujourd'hui 64% de nos commandes vont aux Etats-Unis à ce moment-là ça ne sert strictement à rien sinon à faire bénéficier l'industrie américaine de nos propres efforts de défense or nous avons une industrie d'armement qui est parfaitement capable de répondre la France est le deuxième pays exportateur d'armement au monde après les Etats-Unis loin derrière mais avant la Russie alors sur le plan moral on peut s'en réjouir ou le regretter mais enfin c'est une réalité économique et je ne vais pas citer toutes les grandes entreprises françaises qui sont capables de produire des avions des chars des sous-marins etc c'est la même chose en Allemagne c'est la même chose en Italie donc voilà quand je dis que c'est l'heure du choix est-ce que nous allons vraiment nous réveiller et nous donner les moyens d'affirmer notre puissance »
France Inter — L'invité de 8h20 · Alain Juppé : "Le rôle des politiques, c'est d'écouter les Français, même quand ils s'expriment de façon contestable"
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés6 mars 2017 au 11 sept. 2025 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non c'est pas mon devoir de réserve c'est mon essai d'analyse lucide on m'a souvent reproché ma naïveté moi je préfère être un peu naïf que définitivement pessimiste et collapsologique on arrête pas de nous expliquer que tout est foutu que le monde s'effondre et que l'humanité va disparaître il y a des arguments en faveur de ça mais il y a aussi des arguments pour dire qu'on peut réagir et sur la défense je viens de le dire alors en sens inverse vous avez raison rien n'est acquis et quand je dis qu'il y a des signes positifs et des signes négatifs les signes négatifs ils sont là pourquoi ? d'abord parce que nous sommes divisés certains pays de l'Europe ne partagent pas ce point de vue or ces questions se décident à l'unanimité encore en Europe la Pologne met en cause la Hongrie vous l'avez entendu tout à l'heure et deuxièmement dans les décisions qui sont prises il y a quelque chose qui me préoccupe beaucoup on va augmenter les budgets militaires pour nous donner les moyens d'assurer notre sécurité ok ça c'est le signe positif où va-t-on acheter les armements dont nous avons besoin aux Etats-Unis si c'est pour les acheter aux Etats-Unis comme c'est le cas aujourd'hui 64% de nos commandes vont aux Etats-Unis à ce moment-là ça ne sert strictement à rien sinon à faire bénéficier l'industrie américaine de nos propres efforts de défense or nous avons une industrie d'armement qui est parfaitement capable de répondre la France est le deuxième pays exportateur d'armement au monde après les Etats-Unis loin derrière mais avant la Russie alors sur le plan moral on peut s'en réjouir ou le regretter mais enfin c'est une réalité économique et je ne vais pas citer toutes les grandes entreprises françaises qui sont capables de produire des avions des chars des sous-marins etc c'est la même chose en Allemagne c'est la même chose en Italie donc voilà quand je dis que c'est l'heure du choix est-ce que nous allons vraiment nous réveiller et nous donner les moyens d'affirmer notre puissance »
France Inter — L'invité de 8h20 · Alain Juppé : "Le rôle des politiques, c'est d'écouter les Français, même quand ils s'expriment de façon contestable"Vérifier à 20:49Voir 2 autres passages
« Prolonger la durée de détention au nom de la sécurité ok, c'est une exigence constitutionnelle. Protéger les libertés des citoyens qui exigent qu'on ne mette pas les gens en détention pour une durée indéfinie ou en tout cas très longue sans motif véritable c'est aussi le rôle qui est le nôtre. Donc nous essayons de trouver ce point d'équilibre entre la protection des libertés individuelles et la sécurité. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Alain Juppé : "Le rôle des politiques, c'est d'écouter les Français, même quand ils s'expriment de façon contestable"Vérifier à 14:12
« Le délit de non partage des tâches ménagères, ça m'a fait un peu rigoler. J'ai dit à ma femme, « Ce soir, je fais la vaisselle, sinon demain, on a les gendarmes. » Voilà le genre d'excès qu'il faut un peu sourire, hélas. Donc gardons là aussi la mesure. Il y a beaucoup de choses à faire pour assurer cette égalité entre les hommes et les femmes qui est un principe, mais qui n'est pas toujours traduit dans les faits, pas simplement dans la vie politique, dans la vie des affaires, dans bien des choses. Mais là aussi, essayons d'éviter d'antagoniser les hommes et les femmes. Parce que ça prend ce tour-là maintenant aujourd'hui. Une espèce d'hostilité. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« La décision de consacrer 800 milliards d'euros à l'augmentation d'un budget militaire. Ça, c'est fait. C'est derrière nous. C'est vrai. Mais enfin, non, c'est fait. C'est à faire. Une décision de plus. La décision a été prise. Une autre. Je vais prendre un exemple très précis, pardon, peut-être un petit peu limité. Moi, je ne crois pas à la construction, avant longtemps, d'une armée européenne. Je crois, en revanche, à la construction d'une base industrielle et technologique européenne. Exemple. Quel est l'avion qui va succéder au Rafale ? Est-ce que ce sera un avion européen ? Ça s'appelle le SCAF, le système de combat aérien du futur. Bon, on a pris des décisions de principe. Ça traîne. Et il y a même récemment des objections qui ont été soulevées par une entreprise comme Dassault. Il faut le faire. Il faut nous donner les moyens d'assurer notre défense sans acheter des matériels aux États-Unis. Aujourd'hui, 64% des commandes d'armement de l'Europe vont à des entreprises américaines. Voilà une décision que nous pourrions prendre, la préférence européenne en matière d'armement. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 9:17
« Je ne suis pas surpris, cher David Veilguer, par votre ténacité. Mais vous n'avez pas le droit de parler de ça non plus. Ce que vous avez dit sur le passé est tout à fait exact. Je ne ferai pas de commentaire sur la situation politique actuelle pour la raison que je vous ai dite. Je ne parlerai pas non plus, on risque de vous décevoir, des comptes publics en France. Le Conseil constitutionnel sera vraisemblablement saisi à la fin de l'année de la loi de financement de la sécurité sociale. Donc je ne vais pas vous dire avant qu'elle ne soit votée ce que j'en pense. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 2:48
« Voilà un exemple caractéristique de confusion. Ce n'est pas une question qu'il faut poser au juge. C'est une question qu'il faut poser au législateur. C'est le législateur qui, dans la loi, a inscrit cette possibilité qui est largement utilisée. On la découvre aujourd'hui. Donc si on veut changer, après tout, je n'ai pas d'opinie en définitive là-dessus, c'est au législateur de le faire. Les politiques semblent oublier les lois qu'ils ont votées. Souvent, ils en votent dans l'enthousiasme, sans réfléchir aux conséquences qu'elles auront sur le moyen long terme. C'est d'ailleurs une de mes idées. Si avant de faire une loi, on essayait d'apprécier les résultats de la loi précédente, peut-être qu'on s'épargnerait quelques difficultés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 1:35
« Bon, ce n'est pas tout à fait nouveau. Non, mais c'est peut-être de pire en pire. Quand on regarde l'histoire de notre République, la France a toujours été, et les Français ont toujours été un peuple grognon et même révolutionnaire. Ce que je constate, c'est qu'il y a un formidable besoin dans l'opinion publique aujourd'hui de réassurance, si je puis dire. Les Françaises et les Français attendent un discours politique qui leur donne des perspectives sur l'avenir. La situation est difficile. Je ne vais pas le nier. Nous sommes devant des défis considérables. Le défi environnemental, le défi démographique et migratoire, le défi numérique. Mais nous pouvons rebondir. Nous avons la possibilité de répondre à ces défis. Et c'est ce que j'essaye de dire dans mon livre aussi. Je vous rappelle que le dernier mot du livre, c'est le mot « espérance ». Oui. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Alain Juppé : "Le rôle des politiques, c'est d'écouter les Français, même quand ils s'expriment de façon contestable"Vérifier à 4:26
« C'est ça l'enjeu. Sécurité, liberté. La question que vous posez est tout à fait existentielle. On voit aujourd'hui que nos démocraties sont en crise. En France, mais pas uniquement en France, dans les pays européens autour de nous, là où la démocratie existe. Pourquoi ? Parce que les peuples, les citoyens, ont le sentiment que la démocratie est impuissante. Et d'où l'abstention, d'où le déclin des grands partis du gouvernement, d'où la détestation des hommes et des femmes politiques. Est-ce qu'on accepte cette dérive ? Parce que ce qui est tentant pour beaucoup d'opinions, de citoyens, c'est d'évoluer vers des régimes autoritaires. J'ai été un peu bouleversé par la lecture d'un hebdomadaire récent auprès des jeunes. Et je vous cite les intertitres de cet article. La France aurait bien besoin d'un Poutine. Trump est fou, mais lui au moins il décide. La démocratie, par le suffrage, ça ne marche plus, on aurait besoin d'un bon chef militaire. Voilà ce que pense une partie de notre jeunesse aujourd'hui. Comment vous l'expliquez à la Juppé ? Je viens de vous le dire, parce qu'on a ce sentiment d'impuissance. Mais pas que, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 11:04
Radio Classique — L'invité de la matinale · « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain JuppéVérifier à 2:48
« Oui, c'est vrai. C'est vrai parce que Bordeaux avait la réputation d'être une ville tranquille. Ce n'était pas uniquement une réputation, c'était une réalité. Et tout d'un coup, elle devient l'épicentre de cette quasi-insurrection. J'ai vu, samedi après samedi, dans le PC de la Béry, les choses se déroulaient dans les quartiers de la ville. Alors, j'ai essayé de comprendre pourquoi. On m'expliquait que c'est parce que Bordeaux avait trop bien réussi, qu'elle s'était trop embellie, qu'elle était devenue trop attractive et que donc, elle suscitait des frustrations ou des jalousies dans son environnement. Je pense qu'il faut absolument éviter d'antagoniser, comme on essaye de le faire aujourd'hui, les métropoles et puis les villes moyennes ou les espaces ruraux. C'est dans la complémentarité entre les deux qu'on trouvera des solutions. Sauf que certains se sont sentis exclus. Le rayonnement de Bordeaux a profité à l'ensemble de la Gironde. À part peut-être certains territoires, c'est vrai, qui ont été un peu oubliés, mais globalement, ça a profité à la Gironde. Donc, essayons de chercher, là encore, c'est mon message aussi, non pas l'affrontement, mais le partenariat et la collaboration. J'avais créé, par exemple, avec Libourne, qui est une commune assez proche de Bordeaux, une sorte de contrat de coopération qui nous a permis de marquer des points. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 6:16
« Oui, oui, je reste optimiste et je reste confiant dans l'avenir. Je passe mon temps à expliquer à mes auditoires que ce n'était pas mieux avant et qu'il faut se donner les moyens de progresser. Je pense qu'il y a des solutions. J'entendais tout récemment, je crois que c'était sur vos antennes, Patrick Stéphanini, qui connaît très bien ces questions et qui expliquait que la Grèce avait obtenu des améliorations parce qu'elle a mis en place un système qui permet de traiter les demandes d'asile à la frontière et non pas à l'intérieur du pays. Donc, il y a des solutions. Il faut simplement les étudier ensemble et agir ensemble. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Alain Juppé - 18/09Vérifier à 4:33