Et vous la revendiquez. Vous dites je suis un radical de la nuance.
Réponse directeC'est ce que j'ai essayé de faire.
« C'est ce que j'ai essayé de faire. »

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Répartition sur 238 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
C'est ce que j'ai essayé de faire.
« C'est ce que j'ai essayé de faire. »
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr, les Iraniens doivent s'inquiéter. Mais pas seulement, car souvenez-vous, Trump avait confondu l'Islande et le Groenland. Donc, selon moi, tous ceux dont le nom ressemble de près ou de loin au mot Iran ont du souci à se faire. Je pense à l'Irak. Je pense à l'Irlande. Je pense à Oran, même. Voire même chez nous, la ville de Miranda dans le Gers. Je pense aussi à nos artistes les plus célèbres, à l'Iran-Voulzy, à l'Iran-Lafitte, l'Iran-Ruquier, et bien sûr, l'Iran-Gérard. Vous remarquerez l'élégance et l'ouverture dont je fais preuve en citant l'Iran-Gérard dans cette chronique. »
Oh non, pas du tout. D'ailleurs, on ne m'oublie pas. Je constate que dans la rue, on me reconnaît, on me confond. Et ça vous plaît d'ailleurs. Vous le dites. Vous dites « ça me plaît, Evidemment, vous connaissez des gens qui ne sont pas sensibles à la reconnaissance d'autrui mais simplement, comme je suis aussi conscient et lucide, de temps en temps, on me confond. On me reconnaît, mais on me confond. Avec ? Oh, on m'appelle souvent M. Fabius ou M. Jospin, je ne sais trop quoi.
« Oh non, pas du tout. D'ailleurs, on ne m'oublie pas. Je constate que dans la rue, on me reconnaît, on me confond. Et ça vous plaît d'ailleurs. Vous le dites. Vous dites « ça me plaît, »
Vous avez vu que dans la fin de mon livre, j'essaye de dire ce à quoi j'ai cru durant tout ce parcours. J'ai cru à la noblesse de l'engagement politique et j'ai cru à la capacité de faire. On ne peut pas changer la vie. Ceux qui prétendaient changer la vie, on sait ce que ça a donné au nom de certaines idéologies funestes. Mais on peut améliorer les choses. On peut faire des choses. Mon exemple, et c'est ça dont je suis fier aussi et dont je parle très abondamment dans mon livre, c'est ce que j'ai fait dans mes mandats municipaux, dans le 18e arrondissement de Paris, où je crois que j'ai changé un certain nombre de choses. Et à Bordeaux, il y a une espèce de consensus qui s'est établi dans…
« Vous avez vu que dans la fin de mon livre, j'essaye de dire ce à quoi j'ai cru durant tout ce parcours. J'ai cru à la noblesse de l'engagement politique et j'ai cru à la capacité de faire. On ne peut pas changer la vie. Ceux qui prétendaient changer la vie, on sait ce que ça a donné au nom de certaines idéologies funestes. Mais on peut améliorer les choses. On peut faire des choses. Mon exemple, et c'est ça dont je suis fier aussi et dont je parle très abondamment dans mon livre, c'est ce que j'ai fait dans mes mandats municipaux, dans le 18e arrondissement de Paris, où je crois que j'ai changé un certain nombre de choses. Et à Bordeaux, il y a une espèce de consensus qui s'est établi dans cette ville pour dire que, pas uniquement grâce à moi, grâce au travail d'une équipe, la ville a complètement été transformée en l'espace d'un quart de siècle. Donc voilà, on peut faire des choses. Et je crois que les hommes politiques ne sont pas, contrairement à ce qu'on dit, impuissants. »
Voilà, c'est lui qui m'a attiré à la politique. Je n'ai pas fait de politique jusqu'à l'âge de 30 ans. Je n'étais pas militant quand j'étais étudiant. Je regardais un peu ce qui se passait. Pour moi, le général de Gaulle était évidemment la référence familiale et estudiantine. Mais c'est la rencontre avec Jacques Chirac qui m'a propulsé dans la vie politique. Alors, pourquoi est-ce que je me pose cette question, droite-gauche ? C'est parce que je ne nie pas qu'il y ait une différence entre la droite et la gauche. Je le dis, nous n'avons pas la même histoire. Nous n'avons pas les mêmes héros. Pour moi, mes héros, c'est Tocqueville, Aron, Montesquieu, c'est pas Marx et Jaurès. Mais en même te…
« Voilà, c'est lui qui m'a attiré à la politique. Je n'ai pas fait de politique jusqu'à l'âge de 30 ans. Je n'étais pas militant quand j'étais étudiant. Je regardais un peu ce qui se passait. Pour moi, le général de Gaulle était évidemment la référence familiale et estudiantine. Mais c'est la rencontre avec Jacques Chirac qui m'a propulsé dans la vie politique. Alors, pourquoi est-ce que je me pose cette question, droite-gauche ? C'est parce que je ne nie pas qu'il y ait une différence entre la droite et la gauche. Je le dis, nous n'avons pas la même histoire. Nous n'avons pas les mêmes héros. Pour moi, mes héros, c'est Tocqueville, Aron, Montesquieu, c'est pas Marx et Jaurès. Mais en même temps, je ne crois pas à une espèce d'incompatibilité fondamentale entre certaines valeurs de la droite et certaines valeurs de la gauche. Les valeurs républicaines peuvent être communes à des sensibilités politiques différentes. »
Il suffit d'écouter ce que déclare Poutine et un certain nombre de ses séides. Je voudrais dire deux choses à propos de l'Ukraine. La première, c'est que je ne crois absolument pas à cette petite musique qui se déploie parfois chez nous, selon laquelle nous serions responsables de ce qui s'est passé. Parce que nous aurions menacé la Russie d'encerclement et d'étouffement. Ce n'est pas vrai. Oui, ça c'est un enjeu plus politicien. Je lisais récemment les mémoires d'un grand ambassadeur français qui s'appelle Claude Martin. Ça s'appelle « Quand je pense à l'Allemagne la nuit ». Il explique de façon très précise comment, par exemple, Chirac et Schröder ont essayé pendant des années d'intégrer…
« Oui, ça c'est un enjeu plus politicien. Je lisais récemment les mémoires d'un grand ambassadeur français qui s'appelle Claude Martin. Ça s'appelle « Quand je pense à l'Allemagne la nuit ». Il explique de façon très précise comment, par exemple, Chirac et Schröder ont essayé pendant des années d'intégrer Poutine dans le G8 et dans la coopération avec l'Europe. Donc nous ne sommes pas responsables de ce qui s'est passé. C'est cette espèce de paranoïa de retour sur l'Empire qui s'est saisi de Poutine depuis quelques années, qui a mené là où en année. Et aujourd'hui, je pense qu'effectivement, au-delà des enjeux territoriaux, des enjeux idéologiques, Poutine mène campagne contre la décadence de l'Occident, contre la perte des valeurs familiales, contre le mouvement LGBT et ainsi de suite. Donc c'est quelque chose qui nous interpelle profondément dans nos manières d'être et dans nos convictions profondes. Alors il ne s'agit pas de déclencher un affrontement généralisé, mais il s'agit de défendre nos valeurs et d'être bien conscients de ce qui est en jeu. »
Ce n'est pas un déclassement, c'est la progression des autres. Nous ne sommes plus le centre du monde, c'est vrai. Nous ne sommes plus la première puissance européenne, et l'Europe n'est plus le centre du monde. Et alors, la belle affaire, est-ce qu'on va se flageller en permanence ? Nous avons des atouts tout à fait considérables. Quand nous avons une histoire, nous avons une culture, nous avons une langue que nous malmenons, parfois même sur les antennes à la radio, et dans les documents publics, et nous avons surtout des territoires extraordinaires. Quand on signale notre pays, on comprend pourquoi c'est la première puissance touristique du monde. Alors, il y a des difficultés en France,…
« Ce n'est pas un déclassement, c'est la progression des autres. Nous ne sommes plus le centre du monde, c'est vrai. Nous ne sommes plus la première puissance européenne, et l'Europe n'est plus le centre du monde. Et alors, la belle affaire, est-ce qu'on va se flageller en permanence ? Nous avons des atouts tout à fait considérables. Quand nous avons une histoire, nous avons une culture, nous avons une langue que nous malmenons, parfois même sur les antennes à la radio, et dans les documents publics, et nous avons surtout des territoires extraordinaires. Quand on signale notre pays, on comprend pourquoi c'est la première puissance touristique du monde. Alors, il y a des difficultés en France, il y a des problèmes, il y a de la pauvreté, il y a des angoisses, mais arrêtons de déprimer comme nous le faisons. C'est aussi un peu le message que je veux faire passer. »
Je l'ai constaté, puisque c'est la raison de mon échec à la primaire. Je pensais que je pouvais compter sur elle, parce que toute mon histoire, c'était le RPR, c'était ensuite l'UMP. Je pensais que j'étais fort de ce côté-là, et donc j'ai ouvert au centre, peut-être un petit peu trop. C'était une campagne de présidentielle plus qu'une campagne de primaire, et on a vu le résultat. Je pense qu'il y a eu effectivement, au fil des ans, et je ne veux pas juger ce qui se passe aujourd'hui, une sorte de durcissement des positions. Chirac au départ était assez bulldozer, dans son combat contre la coalition socialo-communiste, vous sonnez, des années 70. Et puis avec le temps, il a pris une épaisseu…
« Je l'ai constaté, puisque c'est la raison de mon échec à la primaire. Je pensais que je pouvais compter sur elle, parce que toute mon histoire, c'était le RPR, c'était ensuite l'UMP. Je pensais que j'étais fort de ce côté-là, et donc j'ai ouvert au centre, peut-être un petit peu trop. C'était une campagne de présidentielle plus qu'une campagne de primaire, et on a vu le résultat. Je pense qu'il y a eu effectivement, au fil des ans, et je ne veux pas juger ce qui se passe aujourd'hui, une sorte de durcissement des positions. Chirac au départ était assez bulldozer, dans son combat contre la coalition socialo-communiste, vous sonnez, des années 70. Et puis avec le temps, il a pris une épaisseur et une humanité qui fait que moi aussi, je me suis un peu ouvert, peut-être, à des préoccupations qui n'étaient pas tout à fait celles de... »
Oui, je ne pense pas, ça a été mal compris, parce que ça a été dénaturé par ceux qui me combattaient, c'est bien normal, c'est le jeu politique. Identité, c'est quoi ? J'aime la France, et si j'appelais mon livre « Une histoire française », c'est parce que je me sens profondément français. Et c'est un peu le message que je voudrais délivrer aussi aujourd'hui. Un stop à cette espèce d'auto-flagellation de la France, de déclinisme, de sortons de l'histoire, etc. Non, je pense que la France... Ça, vous n'y croyez pas ?
« Oui, je ne pense pas, ça a été mal compris, parce que ça a été dénaturé par ceux qui me combattaient, c'est bien normal, c'est le jeu politique. Identité, c'est quoi ? J'aime la France, et si j'appelais mon livre « Une histoire française », c'est parce que je me sens profondément français. Et c'est un peu le message que je voudrais délivrer aussi aujourd'hui. Un stop à cette espèce d'auto-flagellation de la France, de déclinisme, de sortons de l'histoire, etc. Non, je pense que la France... Ça, vous n'y croyez pas ? »
Il n'y en a pas dans votre livre. Je n'éprouve pas ce désir et ma décision est prise et elle est irrévocable. En 2019, j'ai tourné la page de la vie politique qui a été la mienne, comme vous l'avez rappelé, pendant 40 ans, qui m'a apporté de grands bonheurs et aussi quelques tristesses et quelques souffrances. Voilà, je jette un regard sur mon passé et comme mon statut actuel m'interdit de commenter l'actualité politique, voilà, je m'attache au passé d'une certaine manière. Mais le passé peut servir à la compréhension de l'avenir.
« Il n'y en a pas dans votre livre. Je n'éprouve pas ce désir et ma décision est prise et elle est irrévocable. En 2019, j'ai tourné la page de la vie politique qui a été la mienne, comme vous l'avez rappelé, pendant 40 ans, qui m'a apporté de grands bonheurs et aussi quelques tristesses et quelques souffrances. »
« Voilà, je jette un regard sur mon passé et comme mon statut actuel m'interdit de commenter l'actualité politique, voilà, je m'attache au passé d'une certaine manière. Mais le passé peut servir à la compréhension de l'avenir. »
Ce serait un peu prétentieux peut-être de porter un jugement sur ce parcours qui a été accidenté. J'ai connu des succès, j'ai connu des échecs, mais au total, voilà, je pense que j'ai fait ce que je tenais à faire. Et je crois que le message que je souhaite adresser précisément, c'est le respect que m'inspire l'engagement politique, malgré ces difficultés que je ne dissimule pas dans le texte. Je crois qu'effectivement, les hommes politiques ont une image détestable en France comme ailleurs. Ils sont réputés inefficaces, impuissants, menteurs, pourris, ne méritent pas cette réputation. Il y a des moutons noirs dans ce métier, entre guillemets, comme dans tous les métiers. Mais au fond des c…
« Ce serait un peu prétentieux peut-être de porter un jugement sur ce parcours qui a été accidenté. J'ai connu des succès, j'ai connu des échecs, mais au total, voilà, je pense que j'ai fait ce que je tenais à faire. Et je crois que le message que je souhaite adresser précisément, c'est le respect que m'inspire l'engagement politique, malgré ces difficultés que je ne dissimule pas dans le texte. Je crois qu'effectivement, les hommes politiques ont une image détestable en France comme ailleurs. Ils sont réputés inefficaces, impuissants, menteurs, pourris, ne méritent pas cette réputation. Il y a des moutons noirs dans ce métier, entre guillemets, comme dans tous les métiers. Mais au fond des choses, les politiques sont mues par la recherche du bien commun et par le sens du service public. C'est ça qui me paraît important de dire aussi. »
Écoutez, quand on est confronté à des phénomènes comme ceux-là, à des manifestations comme celles-là, il ne faut pas se voiler la face, même si on a du mal à comprendre. Il faut essayer de comprendre. Au début, j'ai eu du mal à comprendre, parce que Bordeaux était une ville qui se développait, qui était attractive, qui était plutôt sereine et plutôt calme. Et je vois tout d'un coup cette violence se déchaîner. J'étais dans le PC de la mairie, tous les ventes se menis, et je voyais les gens vitupérés contre les forces de l'ordre et essayer d'envahir l'hôtel de ville. Pourquoi ? Pourquoi ? J'ai essayé de réfléchir, j'ai essayé de questionner autour de moi, et j'ai entendu cette réponse. Mais…
« Écoutez, quand on est confronté à des phénomènes comme ceux-là, à des manifestations comme celles-là, il ne faut pas se voiler la face, même si on a du mal à comprendre. Il faut essayer de comprendre. Au début, j'ai eu du mal à comprendre, parce que Bordeaux était une ville qui se développait, qui était attractive, qui était plutôt sereine et plutôt calme. Et je vois tout d'un coup cette violence se déchaîner. J'étais dans le PC de la mairie, tous les ventes se menis, et je voyais les gens vitupérés contre les forces de l'ordre et essayer d'envahir l'hôtel de ville. Pourquoi ? Pourquoi ? J'ai essayé de réfléchir, j'ai essayé de questionner autour de moi, et j'ai entendu cette réponse. Mais Bordeaux est devenu trop belle, trop attractive, trop riche. La métropole, les métropoles, c'est ça ? La métropole, les métropoles, au détriment des territoires dits périphériques. »
« C'était pas vrai. Et ça m'a poussé à m'interroger. J'ai commencé par dire non, c'est pas vrai. C'est pas vrai. Et quand on regarde les choses, par exemple, dans ma métropole à moi, le développement démographique en dehors de la métropole, dans le département de la Gironde, a été plus rapide que dans la métropole. Donc la métropole n'a pas asséché les territoires périphériques, sauf, peut-être, certains d'entre eux. Je vais faire la géographie Girondi d'ici, mais enfin, c'est vrai que ça a pu exister. En tout cas, ce que je crois, c'est que la bonne réponse, ce n'est pas d'antagoniser les métropoles et les territoires périphériques. C'est au contraire de rechercher la coopération et le partenariat entre eux. Et c'est ce que j'ai essayé de faire. Prenons l'exemple de Bordeaux, j'ai essayé de conclure, avec la ville de Libourne, qui est pas très loin de là, un accord de coopération pour faire profiter Libourne du développement de Bordeaux. C'est ça, c'est cette démarche-là qu'il faut avoir. Parce que les métropoles, nous les avons voulues. Il faut quand même se souvenir de ce qu'était la France il y a 30 ou 40 ans. Paris et le désert français. On a voulu rééquilibrer Paris et le désert français. On y est arrivé. Aujourd'hui, peut-être, sans doute, faut-il rééquilibrer métropole, ville moyenne et territoire périphérique dans le partenariat et pas dans l'affrontement. »
Il y a un aspect conjoncturel. C'est la rencontre avec Chirac.
« Il y a un aspect conjoncturel. C'est la rencontre avec Chirac. »
J'ai essayé de m'auto-analyser, si je puis dire, puisque tout au long de ma carrière, on m'a réputé froid, y compris certains de mes propres amis. Donc il devait y avoir une part de vérité dans cette réputation qui m'a collé à la peau. Alors pourquoi ? J'ai trouvé ces explications. C'est vrai que, je le dis sans forfonterie et sans arrogance, j'ai fait une carrière scolaire au collège ou au lycée où j'avais eu le prix d'excellence tous les ans. Alors ça crée une petite différence avec les copains, même si j'en ai gardé encore très proche de moi. Voilà, et puis il y a cette timidité naturelle. Je fais un parallèle entre mon physique et le pain des Landes, qui est droit et sec.
« J'ai essayé de m'auto-analyser, si je puis dire, puisque tout au long de ma carrière, on m'a réputé froid, y compris certains de mes propres amis. Donc il devait y avoir une part de vérité dans cette réputation qui m'a collé à la peau. Alors pourquoi ? J'ai trouvé ces explications. C'est vrai que, je le dis sans forfonterie et sans arrogance, j'ai fait une carrière scolaire au collège ou au lycée où j'avais eu le prix d'excellence tous les ans. Alors ça crée une petite différence avec les copains, même si j'en ai gardé encore très proche de moi. Voilà, et puis il y a cette timidité naturelle. Je fais un parallèle entre mon physique et le pain des Landes, qui est droit et sec. »
Oui, enfin, j'étais un peu quand même à l'abri de ce genre de... Vous en parlez dans le livre ? Ah bon ? Non. Avoir l'usé. Si, si, je vous assure. Je n'ai pas profondément marqué. Et en tout cas, je n'ai pas... Je voudrais ajouter quand même que quelque chose à quoi je crois profondément depuis longtemps et qui est au cœur de mon office aujourd'hui au Conseil constitutionnel, c'est à l'égalité entre les hommes et les femmes. Pour moi, ce n'est pas une question. La réponse est claire, c'est oui.
« Oui, enfin, j'étais un peu quand même à l'abri de ce genre de... Vous en parlez dans le livre ? Ah bon ? Non. Avoir l'usé. Si, si, je vous assure. Je n'ai pas profondément marqué. Et en tout cas, je n'ai pas... Je voudrais ajouter quand même que quelque chose à quoi je crois profondément depuis longtemps et qui est au cœur de mon office aujourd'hui au Conseil constitutionnel, c'est à l'égalité entre les hommes et les femmes. Pour moi, ce n'est pas une question. La réponse est claire, c'est oui. »
A posteriori, cette intervention a abouti au chaos. Je ne la regrette pas en ce sens que nous avons évité un massacre. Il faut se souvenir de ce qu'était Kadhafi, un tyran qui pendant 40 ans a opprimé son peuple et qui a envoyé ses colonnes de chars contre la population de Benghazi. Et si nous n'étions pas intervenus, on allait vers le bain de sang. Nous n'avons pas su gérer la suite. Nous n'avons pas su accompagner les responsables qui avaient pris les commandes en Libye dans le cheminement vers la démocratie. Et aujourd'hui, la Libye est effectivement en situation de chaos, comme l'ensemble d'ailleurs. Et ça a été peut-être une de mes erreurs d'analyse et une de mes naïvetés. J'ai pensé à…
« A posteriori, cette intervention a abouti au chaos. Je ne la regrette pas en ce sens que nous avons évité un massacre. Il faut se souvenir de ce qu'était Kadhafi, un tyran qui pendant 40 ans a opprimé son peuple et qui a envoyé ses colonnes de chars contre la population de Benghazi. Et si nous n'étions pas intervenus, on allait vers le bain de sang. Nous n'avons pas su gérer la suite. Nous n'avons pas su accompagner les responsables qui avaient pris les commandes en Libye dans le cheminement vers la démocratie. Et aujourd'hui, la Libye est effectivement en situation de chaos, comme l'ensemble d'ailleurs. »
« Et ça a été peut-être une de mes erreurs d'analyse et une de mes naïvetés. J'ai pensé à un moment donné qu'effectivement la démocratie pouvait aussi pénétrer ces pays. Et on se rend compte aujourd'hui que de l'Egypte à la Tunisie, hélas aussi, eh bien tout ceci ne s'est pas passé. »
Bien sûr, mais nous avons profondément profité de la mondialisation. On découvre aujourd'hui qu'il y a de l'inflation, tout simplement, parce que ça coûte plus cher de fabriquer un certain nombre de produits chez nous que de les faire fabriquer ailleurs. Donc on ne pouvait pas avoir le beurre et l'argent du beurre, c'est-à-dire les avantages de la mondialisation et ses inconvénients indéniables. Je ne crois pas à la démondialisation, ça ne veut strictement rien dire. Que nous reconquérions notre autonomie en matière industrielle dans un certain nombre de domaines, oui, bien entendu. Mais il n'y a pas de solution, notamment contre le défi climatique, qui soit purement souverainiste. Vous ima…
« Bien sûr, mais nous avons profondément profité de la mondialisation. On découvre aujourd'hui qu'il y a de l'inflation, tout simplement, parce que ça coûte plus cher de fabriquer un certain nombre de produits chez nous que de les faire fabriquer ailleurs. Donc on ne pouvait pas avoir le beurre et l'argent du beurre, c'est-à-dire les avantages de la mondialisation et ses inconvénients indéniables. Je ne crois pas à la démondialisation, ça ne veut strictement rien dire. Que nous reconquérions notre autonomie en matière industrielle dans un certain nombre de domaines, oui, bien entendu. Mais il n'y a pas de solution, notamment contre le défi climatique, qui soit purement souverainiste. Vous imaginez que la France, toute seule, va lutter contre le réchauffement climatique, le recul de la biodiversité ou l'augmentation des pollutions. C'est un enjeu européen et c'est un enjeu mondial. C'est donc par la coopération et non pas par l'isolement et le rétablissement des frontières. Qu'on va y arriver. »
Je l'ai constaté, puisque c'est la raison de mon échec à la primaire. Je pensais que je pouvais compter sur elle, parce que toute mon histoire, c'était le RPR, c'était ensuite l'UMP. Je pensais que j'étais fort de ce côté-là, et donc j'ai ouvert au centre, peut-être un petit peu trop. C'était une campagne de présidentielle plus qu'une campagne de primaire, et on a vu le résultat. Je pense qu'il y a eu effectivement, au fil des ans, et je ne veux pas juger ce qui se passe aujourd'hui, une sorte de durcissement des positions. Chirac au départ était assez bulldozer, dans son combat contre la coalition socialo-communiste, vous sonnez, des années 70. Et puis avec le temps, il a pris une épaisseu…
« Je l'ai constaté, puisque c'est la raison de mon échec à la primaire. Je pensais que je pouvais compter sur elle, parce que toute mon histoire, c'était le RPR, c'était ensuite l'UMP. Je pensais que j'étais fort de ce côté-là, et donc j'ai ouvert au centre, peut-être un petit peu trop. C'était une campagne de présidentielle plus qu'une campagne de primaire, et on a vu le résultat. Je pense qu'il y a eu effectivement, au fil des ans, et je ne veux pas juger ce qui se passe aujourd'hui, une sorte de durcissement des positions. Chirac au départ était assez bulldozer, dans son combat contre la coalition socialo-communiste, vous sonnez, des années 70. Et puis avec le temps, il a pris une épaisseur et une humanité qui fait que moi aussi, je me suis un peu ouvert, peut-être, à des préoccupations qui n'étaient pas tout à fait celles de... »
Ce serait un peu prétentieux peut-être de porter un jugement sur ce parcours qui a été accidenté. J'ai connu des succès, j'ai connu des échecs, mais au total, voilà, je pense que j'ai fait ce que je tenais à faire. Et je crois que le message que je souhaite adresser précisément, c'est le respect que m'inspire l'engagement politique, malgré ces difficultés que je ne dissimule pas dans le texte. Je crois qu'effectivement, les hommes politiques ont une image détestable en France comme ailleurs. Ils sont réputés inefficaces, impuissants, menteurs, pourris, ne méritent pas cette réputation. Il y a des moutons noirs dans ce métier, entre guillemets, comme dans tous les métiers. Mais au fond des c…
« Ce serait un peu prétentieux peut-être de porter un jugement sur ce parcours qui a été accidenté. J'ai connu des succès, j'ai connu des échecs, mais au total, voilà, je pense que j'ai fait ce que je tenais à faire. Et je crois que le message que je souhaite adresser précisément, c'est le respect que m'inspire l'engagement politique, malgré ces difficultés que je ne dissimule pas dans le texte. Je crois qu'effectivement, les hommes politiques ont une image détestable en France comme ailleurs. Ils sont réputés inefficaces, impuissants, menteurs, pourris, ne méritent pas cette réputation. Il y a des moutons noirs dans ce métier, entre guillemets, comme dans tous les métiers. Mais au fond des choses, les politiques sont mues par la recherche du bien commun et par le sens du service public. C'est ça qui me paraît important de dire aussi. »
Je ne vois pas en quoi la défense de la nature ou le rétablissement entre l'humanité et son environnement de relations différentes à ce qu'elles se sont devenues depuis des années est une idée de droite plutôt qu'une idée de gauche ou l'idée de gauche plutôt qu'une idée de droite. Le réchauffement climatique nous atteint tous. C'est un des défis majeurs qui nous est lancé aujourd'hui. Il faut donc s'y attaquer. Radicalité, je ne vais pas me contredire. Oui, mais c'est ça. J'essaye de vous... Il faut plus d'initiatives, plus d'énergie, plus de force de conviction. Et je crois que c'est sous la pression de l'opinion publique que les dirigeants iront un coup plus loin dans l'adaptation de notr…
« Je ne vois pas en quoi la défense de la nature ou le rétablissement entre l'humanité et son environnement de relations différentes à ce qu'elles se sont devenues depuis des années est une idée de droite plutôt qu'une idée de gauche ou l'idée de gauche plutôt qu'une idée de droite. Le réchauffement climatique nous atteint tous. C'est un des défis majeurs qui nous est lancé aujourd'hui. Il faut donc s'y attaquer. »
Il suffit d'écouter ce que déclare Poutine et un certain nombre de ses séides. Je voudrais dire deux choses à propos de l'Ukraine. La première, c'est que je ne crois absolument pas à cette petite musique qui se déploie parfois chez nous, selon laquelle nous serions responsables de ce qui s'est passé. Parce que nous aurions menacé la Russie d'encerclement et d'étouffement. Ce n'est pas vrai. Oui, ça c'est un enjeu plus politicien. Je lisais récemment les mémoires d'un grand ambassadeur français qui s'appelle Claude Martin. Ça s'appelle « Quand je pense à l'Allemagne la nuit ». Il explique de façon très précise comment, par exemple, Chirac et Schröder ont essayé pendant des années d'intégrer…
« Oui, ça c'est un enjeu plus politicien. Je lisais récemment les mémoires d'un grand ambassadeur français qui s'appelle Claude Martin. Ça s'appelle « Quand je pense à l'Allemagne la nuit ». Il explique de façon très précise comment, par exemple, Chirac et Schröder ont essayé pendant des années d'intégrer Poutine dans le G8 et dans la coopération avec l'Europe. Donc nous ne sommes pas responsables de ce qui s'est passé. C'est cette espèce de paranoïa de retour sur l'Empire qui s'est saisi de Poutine depuis quelques années, qui a mené là où en année. Et aujourd'hui, je pense qu'effectivement, au-delà des enjeux territoriaux, des enjeux idéologiques, Poutine mène campagne contre la décadence de l'Occident, contre la perte des valeurs familiales, contre le mouvement LGBT et ainsi de suite. Donc c'est quelque chose qui nous interpelle profondément dans nos manières d'être et dans nos convictions profondes. Alors il ne s'agit pas de déclencher un affrontement généralisé, mais il s'agit de défendre nos valeurs et d'être bien conscients de ce qui est en jeu. »
Mais ce n'est pas si sûr que cela. Regardez ce que pensent réellement les Français. C'est quand même extraordinaire. Je me fonde sur un sondage récent des Lab, qui date du 30 août. D'un côté, on demande aux Français « est-ce que ça va bien pour vous, personnellement ? » Réponse « oui » aux deux tiers. Est-ce que la France va bien ? Réponse « non » aux trois quarts. Nous avons une sorte de schizophrénie entre des Français qui souffrent, ceux qui sont pauvres, ceux qui souffrent. Et il y en a, beaucoup, je le sais. Mais qui sont bien dans leur peau. Et puis la vision qu'ils ont de leur pays, qui est une vision assez catastrophiste aujourd'hui. C'est ça qu'il faut casser, je crois, en redonnan…
« Mais ce n'est pas si sûr que cela. Regardez ce que pensent réellement les Français. C'est quand même extraordinaire. Je me fonde sur un sondage récent des Lab, qui date du 30 août. D'un côté, on demande aux Français « est-ce que ça va bien pour vous, personnellement ? » Réponse « oui » aux deux tiers. Est-ce que la France va bien ? Réponse « non » aux trois quarts. Nous avons une sorte de schizophrénie entre des Français qui souffrent, ceux qui sont pauvres, ceux qui souffrent. Et il y en a, beaucoup, je le sais. Mais qui sont bien dans leur peau. Et puis la vision qu'ils ont de leur pays, qui est une vision assez catastrophiste aujourd'hui. C'est ça qu'il faut casser, je crois, en redonnant la confiance et l'espérance. »
« C'est ça l'identité heureuse. Nous sommes Français, mais quelqu'un qui prétend exercer des responsabilités nationales ne peut pas dire au peuple français qu'il va être malheureux dans les années qui vont venir. Il faut lui donner au contraire une perspective de bonheur et d'espérance. »
Oui, je ne pense pas, ça a été mal compris, parce que ça a été dénaturé par ceux qui me combattaient, c'est bien normal, c'est le jeu politique. Identité, c'est quoi ? J'aime la France, et si j'appelais mon livre « Une histoire française », c'est parce que je me sens profondément français. Et c'est un peu le message que je voudrais délivrer aussi aujourd'hui. Un stop à cette espèce d'auto-flagellation de la France, de déclinisme, de sortons de l'histoire, etc. Non, je pense que la France... Ça, vous n'y croyez pas ?
« Oui, je ne pense pas, ça a été mal compris, parce que ça a été dénaturé par ceux qui me combattaient, c'est bien normal, c'est le jeu politique. Identité, c'est quoi ? J'aime la France, et si j'appelais mon livre « Une histoire française », c'est parce que je me sens profondément français. Et c'est un peu le message que je voudrais délivrer aussi aujourd'hui. Un stop à cette espèce d'auto-flagellation de la France, de déclinisme, de sortons de l'histoire, etc. Non, je pense que la France... Ça, vous n'y croyez pas ? »
Le miracle de la démocratie, c'est qu'il faut respecter toutes les opinions. Voilà, c'est ce que je fais. Pour le reste, je ne crois pas. Je sais que c'est une idée qui circule, en laquelle il y a une espèce de médiocratisation, pardon, de ce gros mot, de la classe politique. C'est vrai qu'aujourd'hui, quand on a 20 ou 30 ans, s'engager en politique, c'est peut-être plus compliqué que quand j'avais cet âge-là. Parce que la politique a une réputation détestable, parce que ça implique des contraintes dans la vie personnelle considérables, parce que quand on est honnête, on n'y gagne pas beaucoup d'argent, même si les hommes politiques vivent mieux que la majorité des Français, etc. Donc, il y…
« Le miracle de la démocratie, c'est qu'il faut respecter toutes les opinions. Voilà, c'est ce que je fais. Pour le reste, je ne crois pas. Je sais que c'est une idée qui circule, en laquelle il y a une espèce de médiocratisation, pardon, de ce gros mot, de la classe politique. C'est vrai qu'aujourd'hui, quand on a 20 ou 30 ans, s'engager en politique, c'est peut-être plus compliqué que quand j'avais cet âge-là. Parce que la politique a une réputation détestable, parce que ça implique des contraintes dans la vie personnelle considérables, parce que quand on est honnête, on n'y gagne pas beaucoup d'argent, même si les hommes politiques vivent mieux que la majorité des Français, etc. Donc, il y a une espèce de blocage de ce côté-là. Et c'est dommage, et c'est la raison pour laquelle je plaide pour la reconnaissance de la noblesse de l'engagement politique. »
Je ne sais pas. C'est ce qu'elle a fait. Je l'en suis reconnaissant, puisque d'une certaine manière, ça a marché. Aujourd'hui, je suis sans doute, ou j'ai été sans doute, moins pressant, moins contraignant avec mes enfants. J'ai reconnu davantage leur marge de liberté. Mais bon, c'était il y a combien ? 60 ans ? 70 ans ?
« Je ne sais pas. C'est ce qu'elle a fait. Je l'en suis reconnaissant, puisque d'une certaine manière, ça a marché. Aujourd'hui, je suis sans doute, ou j'ai été sans doute, moins pressant, moins contraignant avec mes enfants. J'ai reconnu davantage leur marge de liberté. Mais bon, c'était il y a combien ? 60 ans ? 70 ans ? »
Voilà, je jette un regard sur mon passé et comme mon statut actuel m'interdit de commenter l'actualité politique, voilà, je m'attache au passé d'une certaine manière. Mais le passé peut servir à la compréhension de l'avenir.
« Voilà, je jette un regard sur mon passé et comme mon statut actuel m'interdit de commenter l'actualité politique, voilà, je m'attache au passé d'une certaine manière. Mais le passé peut servir à la compréhension de l'avenir. »
« Non, écoutez, ce n'est pas une volte-face, c'est plus une évolution. »
« C'est ça l'enjeu. Sécurité, liberté. La question que vous posez est tout à fait existentielle. On voit aujourd'hui que nos démocraties sont en crise. En France, mais pas uniquement en France, dans les pays européens autour de nous, là où la démocratie existe. Pourquoi ? Parce que les peuples, les citoyens, ont le sentiment que la démocratie est impuissante. Et d'où l'abstention, d'où le déclin des grands partis du gouvernement, d'où la détestation des hommes et des femmes politiques. Est-ce qu'on accepte cette dérive ? Parce que ce qui est tentant pour beaucoup d'opinions, de citoyens, c'est d'évoluer vers des régimes autoritaires. J'ai été un peu bouleversé par la lecture d'un hebdomadaire récent auprès des jeunes. Et je vous cite les intertitres de cet article. La France aurait bien besoin d'un Poutine. Trump est fou, mais lui au moins il décide. La démocratie, par le suffrage, ça ne marche plus, on aurait besoin d'un bon chef militaire. Voilà ce que pense une partie de notre jeunesse aujourd'hui. Comment vous l'expliquez à la Juppé ? Je viens de vous le dire, parce qu'on a ce sentiment d'impuissance. Mais pas que, »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ouais, salut les loups, salut les loups, avec cette expo-photo sur nos anciens. J'arrive à faire le grand écart, passez de la jeune génération de la Star Academy à nos seniors, avec l'Escar Academy. Dans l'Escar Academy, vous pourrez choisir la plus belle photo de vos vieux. Celle qui vous touche le plus, celle de Marie Vaud et son dérommelateur, tapé 1. Pour Raymond et sa prothèse de genou, tapé 2. Pour Huguette et son appareil auditif, tapé 3. »
« « Princesse, ma marquise, ma conteste, dites-moi, Catherine Vautrin a parlé de 36 milliards de plus pour le budget des armées d'ici 2030. Mais qu'est-ce qui va me rester, moi, pour ma mission patrimoine ? » « Non, ne comptez pas sur moi pour passer mes week-ends et mes vacances à faire de la maçonnerie dans des troupes paumées au fin fond de la France. » Non, bon, allez, c'est parti pour les titres. « Oui, Jordan Bardella, oui, Jordan Bardella, en couverture de Paris Match, où il s'est fait inviter en Corse par son amoureuse, la princesse Maria Carolina de Bourbon et de Sicile. Décidément, après l'affaire des assistants européens au RN, c'est plus fort qu'eux. Il faut toujours qu'ils vivent aux frais de la princesse. » Moyen-Orient, toujours, après avoir signé un cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran, Benjamin Netanyahou aurait demandé à Donald Trump ce qu'était un cessez-le-feu. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« « Princesse, ma marquise, ma conteste, dites-moi, Catherine Vautrin a parlé de 36 milliards de plus pour le budget des armées d'ici 2030. Mais qu'est-ce qui va me rester, moi, pour ma mission patrimoine ? » « Non, ne comptez pas sur moi pour passer mes week-ends et mes vacances à faire de la maçonnerie dans des troupes paumées au fin fond de la France. » Non, bon, allez, c'est parti pour les titres. « Oui, Jordan Bardella, oui, Jordan Bardella, en couverture de Paris Match, où il s'est fait inviter en Corse par son amoureuse, la princesse Maria Carolina de Bourbon et de Sicile. Décidément, après l'affaire des assistants européens au RN, c'est plus fort qu'eux. Il faut toujours qu'ils vivent aux frais de la princesse. » Moyen-Orient, toujours, après avoir signé un cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran, Benjamin Netanyahou aurait demandé à Donald Trump ce qu'était un cessez-le-feu. »
« Mais pardon, David Abilquer, le monde a radicalement changé. 89, ce n'était pas la nuit des temps. Qu'est-ce qu'il se passe ? La victoire définitive de la démocratie libérale et de l'économie de marché, la fin de l'histoire, l'effondrement de l'Union soviétique. Donc, nous avons cru à ce moment-là que c'était une nouvelle donne. 30 ans après, tout a changé. Alors, peut-être que nous n'avons pas pris suffisamment conscience de ces changements, mais il faut que nous nous adaptions aujourd'hui au monde actuel. Et puis, il n'est pas tout à fait vrai que nous n'ayons rien vu venir. L'Europe s'est renforcée petit à petit et elle a pris conscience qu'elle avait le choix aujourd'hui entre ce que le président italien appelait la vassalité heureuse. On se couche, on accepte la tutelle des grandes puissances. Après tout, ça peut être confortable. On verra si ça dure. Ou bien alors, on déclare notre indépendance et on s'en donne les moyens. La puissance économique, c'est possible. Draghi a fait un rapport qui pointe les lacunes de l'Europe, mais qui met aussi en évidence ses forces. La puissance militaire, ce qui se passe depuis quelques mois maintenant, ou quelques années, a provoqué un électrochoc en Europe. Et le prochain Conseil européen va à nouveau se pencher sur les questions de défense. Les budgets militaires sont en croissance. Et en puissance numérique, et enfin, je dirais, puissance morale. Il faut que nous défendions nos valeurs. Aujourd'hui, les valeurs sur lesquelles sont fondées l'Europe, la démocratie, la séparation des pouvoirs, les libertés, la dignité de la personne humaine, sont rarement respectées à travers la planète. Il faut les défendre. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais pardon, David Abilquer, le monde a radicalement changé. 89, ce n'était pas la nuit des temps. Qu'est-ce qu'il se passe ? La victoire définitive de la démocratie libérale et de l'économie de marché, la fin de l'histoire, l'effondrement de l'Union soviétique. Donc, nous avons cru à ce moment-là que c'était une nouvelle donne. 30 ans après, tout a changé. Alors, peut-être que nous n'avons pas pris suffisamment conscience de ces changements, mais il faut que nous nous adaptions aujourd'hui au monde actuel. Et puis, il n'est pas tout à fait vrai que nous n'ayons rien vu venir. L'Europe s'est renforcée petit à petit et elle a pris conscience qu'elle avait le choix aujourd'hui entre ce que le président italien appelait la vassalité heureuse. On se couche, on accepte la tutelle des grandes puissances. Après tout, ça peut être confortable. On verra si ça dure. Ou bien alors, on déclare notre indépendance et on s'en donne les moyens. La puissance économique, c'est possible. Draghi a fait un rapport qui pointe les lacunes de l'Europe, mais qui met aussi en évidence ses forces. La puissance militaire, ce qui se passe depuis quelques mois maintenant, ou quelques années, a provoqué un électrochoc en Europe. Et le prochain Conseil européen va à nouveau se pencher sur les questions de défense. Les budgets militaires sont en croissance. Et en puissance numérique, et enfin, je dirais, puissance morale. Il faut que nous défendions nos valeurs. Aujourd'hui, les valeurs sur lesquelles sont fondées l'Europe, la démocratie, la séparation des pouvoirs, les libertés, la dignité de la personne humaine, sont rarement respectées à travers la planète. Il faut les défendre. »
« Voilà un exemple caractéristique de confusion. Ce n'est pas une question qu'il faut poser au juge. C'est une question qu'il faut poser au législateur. C'est le législateur qui, dans la loi, a inscrit cette possibilité qui est largement utilisée. On la découvre aujourd'hui. Donc si on veut changer, après tout, je n'ai pas d'opinie en définitive là-dessus, c'est au législateur de le faire. Les politiques semblent oublier les lois qu'ils ont votées. Souvent, ils en votent dans l'enthousiasme, sans réfléchir aux conséquences qu'elles auront sur le moyen long terme. C'est d'ailleurs une de mes idées. Si avant de faire une loi, on essayait d'apprécier les résultats de la loi précédente, peut-être qu'on s'épargnerait quelques difficultés. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ça l'enjeu. Sécurité, liberté. La question que vous posez est tout à fait existentielle. On voit aujourd'hui que nos démocraties sont en crise. En France, mais pas uniquement en France, dans les pays européens autour de nous, là où la démocratie existe. Pourquoi ? Parce que les peuples, les citoyens, ont le sentiment que la démocratie est impuissante. Et d'où l'abstention, d'où le déclin des grands partis du gouvernement, d'où la détestation des hommes et des femmes politiques. Est-ce qu'on accepte cette dérive ? Parce que ce qui est tentant pour beaucoup d'opinions, de citoyens, c'est d'évoluer vers des régimes autoritaires. J'ai été un peu bouleversé par la lecture d'un hebdomadaire récent auprès des jeunes. Et je vous cite les intertitres de cet article. La France aurait bien besoin d'un Poutine. Trump est fou, mais lui au moins il décide. La démocratie, par le suffrage, ça ne marche plus, on aurait besoin d'un bon chef militaire. Voilà ce que pense une partie de notre jeunesse aujourd'hui. Comment vous l'expliquez à la Juppé ? Je viens de vous le dire, parce qu'on a ce sentiment d'impuissance. Mais pas que, »
« C'est ça l'enjeu. Sécurité, liberté. La question que vous posez est tout à fait existentielle. On voit aujourd'hui que nos démocraties sont en crise. En France, mais pas uniquement en France, dans les pays européens autour de nous, là où la démocratie existe. Pourquoi ? Parce que les peuples, les citoyens, ont le sentiment que la démocratie est impuissante. Et d'où l'abstention, d'où le déclin des grands partis du gouvernement, d'où la détestation des hommes et des femmes politiques. Est-ce qu'on accepte cette dérive ? Parce que ce qui est tentant pour beaucoup d'opinions, de citoyens, c'est d'évoluer vers des régimes autoritaires. J'ai été un peu bouleversé par la lecture d'un hebdomadaire récent auprès des jeunes. Et je vous cite les intertitres de cet article. La France aurait bien besoin d'un Poutine. Trump est fou, mais lui au moins il décide. La démocratie, par le suffrage, ça ne marche plus, on aurait besoin d'un bon chef militaire. Voilà ce que pense une partie de notre jeunesse aujourd'hui. Comment vous l'expliquez à la Juppé ? Je viens de vous le dire, parce qu'on a ce sentiment d'impuissance. Mais pas que, »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais pardon, David Abilquer, le monde a radicalement changé. 89, ce n'était pas la nuit des temps. Qu'est-ce qu'il se passe ? La victoire définitive de la démocratie libérale et de l'économie de marché, la fin de l'histoire, l'effondrement de l'Union soviétique. Donc, nous avons cru à ce moment-là que c'était une nouvelle donne. 30 ans après, tout a changé. Alors, peut-être que nous n'avons pas pris suffisamment conscience de ces changements, mais il faut que nous nous adaptions aujourd'hui au monde actuel. Et puis, il n'est pas tout à fait vrai que nous n'ayons rien vu venir. L'Europe s'est renforcée petit à petit et elle a pris conscience qu'elle avait le choix aujourd'hui entre ce que le président italien appelait la vassalité heureuse. On se couche, on accepte la tutelle des grandes puissances. Après tout, ça peut être confortable. On verra si ça dure. Ou bien alors, on déclare notre indépendance et on s'en donne les moyens. La puissance économique, c'est possible. Draghi a fait un rapport qui pointe les lacunes de l'Europe, mais qui met aussi en évidence ses forces. La puissance militaire, ce qui se passe depuis quelques mois maintenant, ou quelques années, a provoqué un électrochoc en Europe. Et le prochain Conseil européen va à nouveau se pencher sur les questions de défense. Les budgets militaires sont en croissance. Et en puissance numérique, et enfin, je dirais, puissance morale. Il faut que nous défendions nos valeurs. Aujourd'hui, les valeurs sur lesquelles sont fondées l'Europe, la démocratie, la séparation des pouvoirs, les libertés, la dignité de la personne humaine, sont rarement respectées à travers la planète. Il faut les défendre. »
« Ah, ne me parlez pas de votre devoir de réserve, Alain Juppé ! Bravo d'y revenir avec beaucoup de constance. Nous avons, nous, Européens, globalement, les moyens d'assurer notre indépendance. J'ai rappelé le rapport Draghi, qui liste toutes les forces de l'Europe. Nous sommes aujourd'hui à égalité, en termes de production de richesses, avec la Chine. On ne le sait pas trop, provisoirement peut-être. Donc, nous avons ces moyens, et la France a des atouts tout à fait considérables. C'est pour ça que je plaide en permanence, même si je peux apparaître parfois comme un petit peu naïf, pour la confiance dans l'avenir. Je ne suis pas d'un optimisme béat. Je mesure bien les défis que nous avons à relever, qui sont formidables, environnementaux, démographiques, migratoires, numériques. Mais nous avons les moyens de le faire, si nous le voulons. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je laisse le jury Nobel en décider. Ça vous fait rire. Je constate un petit peu. Je constate qu'à l'Ukraine, M. Trump se fait balader par M. Poutine, quand même. Donc, il a la même à peu près conscience, aujourd'hui. Poutine a une stratégie. Il veut installer à Kiev un régime fantoche, comme celui qui existe en Biélorussie. Et il veut disloquer l'Union européenne. Et il progresse, pas à pas. Et donc, M. Trump ferait bien de se rendre compte des limites de son action dans ce domaine. Et surtout, l'Europe doit assurer ses responsabilités. Nous sommes aujourd'hui la cible de toutes les attaques en Europe. Poutine, d'un côté. Trump, qui n'est plus un allié fiable, et qui, selon les jours, nous traite avec mépris ou avec agressivité. Et puis, le Sud, l'Ogbaal. Cet agrégat de pays qui n'ont qu'un seul point commun, c'est la détestation de ce que nous sommes. Alors, dans cette situation, qu'est-ce qu'on fait ? »
« Deux éléments de réponse. D'abord, j'ai trouvé que la conclusion de Guillaume Tabard était fort sage. Un sondage est une photographie à l'instant T, pas une prédiction. Et je suis bien placé pour le savoir. Et puis, deuxième remarque, comme vous l'avez dit, je siège au Conseil constitutionnel, ce qui m'oblige à un devoir de réserve sur l'actualité de politique intérieure. »
« Je ne suis pas surpris, cher David Veilguer, par votre ténacité. Mais vous n'avez pas le droit de parler de ça non plus. Ce que vous avez dit sur le passé est tout à fait exact. Je ne ferai pas de commentaire sur la situation politique actuelle pour la raison que je vous ai dite. Je ne parlerai pas non plus, on risque de vous décevoir, des comptes publics en France. Le Conseil constitutionnel sera vraisemblablement saisi à la fin de l'année de la loi de financement de la sécurité sociale. Donc je ne vais pas vous dire avant qu'elle ne soit votée ce que j'en pense. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je laisse le jury Nobel en décider. Ça vous fait rire. Je constate un petit peu. Je constate qu'à l'Ukraine, M. Trump se fait balader par M. Poutine, quand même. Donc, il a la même à peu près conscience, aujourd'hui. Poutine a une stratégie. Il veut installer à Kiev un régime fantoche, comme celui qui existe en Biélorussie. Et il veut disloquer l'Union européenne. Et il progresse, pas à pas. Et donc, M. Trump ferait bien de se rendre compte des limites de son action dans ce domaine. Et surtout, l'Europe doit assurer ses responsabilités. Nous sommes aujourd'hui la cible de toutes les attaques en Europe. Poutine, d'un côté. Trump, qui n'est plus un allié fiable, et qui, selon les jours, nous traite avec mépris ou avec agressivité. Et puis, le Sud, l'Ogbaal. Cet agrégat de pays qui n'ont qu'un seul point commun, c'est la détestation de ce que nous sommes. Alors, dans cette situation, qu'est-ce qu'on fait ? »
« C'est difficile de comprendre comment pourquoi la démocratie américaine dont nous pensions que c'était une grande démocratie dérive comme elle dérive aujourd'hui car c'est le règne de la force et de la violence quand les chiffres de l'emploi ne sont pas bons le président des Etats-Unis révoque le responsable de l'institut de la statistique ça consiste à casser le thermomètre pour lutter contre la fièvre voilà et qui s'oppose à cette espèce de règne de la force et de la violence contre le droit aux Etats-Unis les juges ce sont les seuls aujourd'hui le parti démocrate est en muet ce sont les seuls qui essayent de contrebalancer un peu les initiatives de M. Trump est-ce qu'ils seront désavoués ou pas désavoués par la Cour suprême mais on voit bien là que l'état de droit qui repose sur la séparation des pouvoirs est un élément essentiel de notre démocratie qu'est-ce que c'est que la séparation des pouvoirs nous avons fait une révolution pour l'assurer jusqu'en 1789 c'est le même personnage qui fait la loi qui dirige le gouvernement et qui rend la justice ça s'appelle le roi ou le monarque et nous avons fait 1789 avec la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui écrit dans son article 16 que lorsqu'il n'y a pas séparation des pouvoirs et garantie des droits il n'y a pas de constitution la séparation des pouvoirs c'est qu'il y a un pouvoir législatif qui fait la loi un pouvoir exécutif qui dirige le gouvernement et une autorité judiciaire qui rend la justice c'est ça la garantie des libertés du citoyen »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et l'objectif de mon livre, c'est précisément de répondre aux critiques, aux attaques et même aux menaces. Nous sommes l'objet, puisqu'il y a des propositions de réforme en ce moment qui transformeraient le Conseil constitutionnel en un simple comité consultatif, c'est-à-dire à supprimer en réalité son rôle dans l'équilibre des pouvoirs. Et je crois qu'il est très important de dire ce qui nous sommes et ce que nous faisons. Le Conseil, il est le garant des libertés fondamentales des Français et de l'équilibre des pouvoirs. C'est ça, notre rôle aujourd'hui. Au sommet de la pyramide des textes, il y a la Constitution. Et notre rôle, c'est de vérifier que le législateur respecte la Constitution, rien de plus. Nous avons du pouvoir. Nos décisions sont sans appel. Elles s'appliquent à toutes les autorités de la République. Mais nous ne sommes pas un pouvoir à l'égal du pouvoir exécutif ou du pouvoir législatif. Je prends deux ou trois exemples. Nous prenons la peine très souvent dans nos décisions de dire que nous n'avons pas le même pouvoir d'appréciation et de décision que le Parlement. Et sur certains sujets, notre contrôle est très distancié sur toutes les questions de société. Par exemple, ça a été le cas lors du débat sur l'interruption volontaire de grossesse ou encore sur la fin de vie. Ensuite, nous ne pouvons pas nous autosaisir. Nous ne pouvons pas de notre propre chef aller voir si tel ou tel texte est conforme à la Constitution. Nous devons être saisis soit par des parlementaires, soit dans le cadre de la question citoyenne, par le Conseil d'État ou la Cour de cassession. Troisièmement, laissez-moi terminer sur ce que nous sommes vraiment. Comme l'a dit l'un de nos prédécesseurs, illustre, nous avons la gomme mais pas le crayon. C'est-à-dire que nous pouvons censurer une disposition mais ne pouvons pas la réécrire. Et je vais prendre un exemple précis qui est la loi Duplomb que vous avez évoquée tout à l'heure. C'est la loi qui vise à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur. Alors Dieu sait si on nous a reproché la décision que nous avons prise. Qu'est-ce que nous avons décidé ? La loi n'abroge pas l'interdiction des substances néonicotinoïdes. L'interdiction subsiste. Ce qui prouve que ces substances sont dangereuses. Sans ça, on ne les interdirait pas. C'est la loi française. Et la loi Duplomb n'y change rien. Ce que la loi Duplomb change, c'est la possibilité de déroger à cette interdiction. Or, nous nous sommes déjà prononcés sur ce sujet il y a trois ans. A l'époque, il s'agissait des battraves sucrières. Et nous avons dit ok, on est d'accord pour qu'il y ait une dérogation à condition qu'elle soit limitée dans le temps, dans l'espace, qu'elle ne s'applique qu'à une filière non seulement désignée et sur les modalités d'application pardon, on rentre dans le détail, qu'on enrobe les semences et qu'on ne pulvérise pas dans la nature ces substances. Si les auteurs de la loi Duplomb avaient respecté ce cadrage, il n'y avait aucun problème. Ils ne l'ont pas respecté. Ils ont fait une disposition sans véritablement de limites dans le temps qui peut s'appliquer à toutes les filières agricoles. C'est open bar si je peux parler français pardon, ou guichet ouvert. Et c'est pour ça que nous l'avons censuré. La loi est mal écrite aujourd'hui. Bien sûr. Et d'ailleurs, ce qui est significatif c'est que enfin, de façon générale oui, très souvent on assiste à un phénomène qui est quand même assez préoccupant. C'est que quand un texte de loi arrive en discussion au Parlement, il a, prenant une hypothèse, 30 articles. Quand il en sort, il en a 100. Pourquoi ? Parce que tout au long du débat parlementaire on a adopté des amendements parfois à l'initiative du gouvernement d'ailleurs qui sont souvent fabriqués à la va-vite sur un coin de table et qui ne tiennent pas la route lorsqu'on les examine juridiquement. Et voilà pourquoi nous veillons à l'intelligibilité à la sincérité de la loi. Et c'est pour protéger le citoyen parce que si la loi est obscure c'est le juge qui va l'appliquer qui va retrouver une marge d'appréciation. Est-ce à dire pour autant »
« C'est difficile de comprendre comment pourquoi la démocratie américaine dont nous pensions que c'était une grande démocratie dérive comme elle dérive aujourd'hui car c'est le règne de la force et de la violence quand les chiffres de l'emploi ne sont pas bons le président des Etats-Unis révoque le responsable de l'institut de la statistique ça consiste à casser le thermomètre pour lutter contre la fièvre voilà et qui s'oppose à cette espèce de règne de la force et de la violence contre le droit aux Etats-Unis les juges ce sont les seuls aujourd'hui le parti démocrate est en muet ce sont les seuls qui essayent de contrebalancer un peu les initiatives de M. Trump est-ce qu'ils seront désavoués ou pas désavoués par la Cour suprême mais on voit bien là que l'état de droit qui repose sur la séparation des pouvoirs est un élément essentiel de notre démocratie qu'est-ce que c'est que la séparation des pouvoirs nous avons fait une révolution pour l'assurer jusqu'en 1789 c'est le même personnage qui fait la loi qui dirige le gouvernement et qui rend la justice ça s'appelle le roi ou le monarque et nous avons fait 1789 avec la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui écrit dans son article 16 que lorsqu'il n'y a pas séparation des pouvoirs et garantie des droits il n'y a pas de constitution la séparation des pouvoirs c'est qu'il y a un pouvoir législatif qui fait la loi un pouvoir exécutif qui dirige le gouvernement et une autorité judiciaire qui rend la justice c'est ça la garantie des libertés du citoyen »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Prolonger la durée de détention au nom de la sécurité ok, c'est une exigence constitutionnelle. Protéger les libertés des citoyens qui exigent qu'on ne mette pas les gens en détention pour une durée indéfinie ou en tout cas très longue sans motif véritable c'est aussi le rôle qui est le nôtre. Donc nous essayons de trouver ce point d'équilibre entre la protection des libertés individuelles et la sécurité. »
« non c'est pas mon devoir de réserve c'est mon essai d'analyse lucide on m'a souvent reproché ma naïveté moi je préfère être un peu naïf que définitivement pessimiste et collapsologique on arrête pas de nous expliquer que tout est foutu que le monde s'effondre et que l'humanité va disparaître il y a des arguments en faveur de ça mais il y a aussi des arguments pour dire qu'on peut réagir et sur la défense je viens de le dire alors en sens inverse vous avez raison rien n'est acquis et quand je dis qu'il y a des signes positifs et des signes négatifs les signes négatifs ils sont là pourquoi ? d'abord parce que nous sommes divisés certains pays de l'Europe ne partagent pas ce point de vue or ces questions se décident à l'unanimité encore en Europe la Pologne met en cause la Hongrie vous l'avez entendu tout à l'heure et deuxièmement dans les décisions qui sont prises il y a quelque chose qui me préoccupe beaucoup on va augmenter les budgets militaires pour nous donner les moyens d'assurer notre sécurité ok ça c'est le signe positif où va-t-on acheter les armements dont nous avons besoin aux Etats-Unis si c'est pour les acheter aux Etats-Unis comme c'est le cas aujourd'hui 64% de nos commandes vont aux Etats-Unis à ce moment-là ça ne sert strictement à rien sinon à faire bénéficier l'industrie américaine de nos propres efforts de défense or nous avons une industrie d'armement qui est parfaitement capable de répondre la France est le deuxième pays exportateur d'armement au monde après les Etats-Unis loin derrière mais avant la Russie alors sur le plan moral on peut s'en réjouir ou le regretter mais enfin c'est une réalité économique et je ne vais pas citer toutes les grandes entreprises françaises qui sont capables de produire des avions des chars des sous-marins etc c'est la même chose en Allemagne c'est la même chose en Italie donc voilà quand je dis que c'est l'heure du choix est-ce que nous allons vraiment nous réveiller et nous donner les moyens d'affirmer notre puissance »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non c'est pas mon devoir de réserve c'est mon essai d'analyse lucide on m'a souvent reproché ma naïveté moi je préfère être un peu naïf que définitivement pessimiste et collapsologique on arrête pas de nous expliquer que tout est foutu que le monde s'effondre et que l'humanité va disparaître il y a des arguments en faveur de ça mais il y a aussi des arguments pour dire qu'on peut réagir et sur la défense je viens de le dire alors en sens inverse vous avez raison rien n'est acquis et quand je dis qu'il y a des signes positifs et des signes négatifs les signes négatifs ils sont là pourquoi ? d'abord parce que nous sommes divisés certains pays de l'Europe ne partagent pas ce point de vue or ces questions se décident à l'unanimité encore en Europe la Pologne met en cause la Hongrie vous l'avez entendu tout à l'heure et deuxièmement dans les décisions qui sont prises il y a quelque chose qui me préoccupe beaucoup on va augmenter les budgets militaires pour nous donner les moyens d'assurer notre sécurité ok ça c'est le signe positif où va-t-on acheter les armements dont nous avons besoin aux Etats-Unis si c'est pour les acheter aux Etats-Unis comme c'est le cas aujourd'hui 64% de nos commandes vont aux Etats-Unis à ce moment-là ça ne sert strictement à rien sinon à faire bénéficier l'industrie américaine de nos propres efforts de défense or nous avons une industrie d'armement qui est parfaitement capable de répondre la France est le deuxième pays exportateur d'armement au monde après les Etats-Unis loin derrière mais avant la Russie alors sur le plan moral on peut s'en réjouir ou le regretter mais enfin c'est une réalité économique et je ne vais pas citer toutes les grandes entreprises françaises qui sont capables de produire des avions des chars des sous-marins etc c'est la même chose en Allemagne c'est la même chose en Italie donc voilà quand je dis que c'est l'heure du choix est-ce que nous allons vraiment nous réveiller et nous donner les moyens d'affirmer notre puissance »
« Prolonger la durée de détention au nom de la sécurité ok, c'est une exigence constitutionnelle. Protéger les libertés des citoyens qui exigent qu'on ne mette pas les gens en détention pour une durée indéfinie ou en tout cas très longue sans motif véritable c'est aussi le rôle qui est le nôtre. Donc nous essayons de trouver ce point d'équilibre entre la protection des libertés individuelles et la sécurité. »
« Le délit de non partage des tâches ménagères, ça m'a fait un peu rigoler. J'ai dit à ma femme, « Ce soir, je fais la vaisselle, sinon demain, on a les gendarmes. » Voilà le genre d'excès qu'il faut un peu sourire, hélas. Donc gardons là aussi la mesure. Il y a beaucoup de choses à faire pour assurer cette égalité entre les hommes et les femmes qui est un principe, mais qui n'est pas toujours traduit dans les faits, pas simplement dans la vie politique, dans la vie des affaires, dans bien des choses. Mais là aussi, essayons d'éviter d'antagoniser les hommes et les femmes. Parce que ça prend ce tour-là maintenant aujourd'hui. Une espèce d'hostilité. »
« La décision de consacrer 800 milliards d'euros à l'augmentation d'un budget militaire. Ça, c'est fait. C'est derrière nous. C'est vrai. Mais enfin, non, c'est fait. C'est à faire. Une décision de plus. La décision a été prise. Une autre. Je vais prendre un exemple très précis, pardon, peut-être un petit peu limité. Moi, je ne crois pas à la construction, avant longtemps, d'une armée européenne. Je crois, en revanche, à la construction d'une base industrielle et technologique européenne. Exemple. Quel est l'avion qui va succéder au Rafale ? Est-ce que ce sera un avion européen ? Ça s'appelle le SCAF, le système de combat aérien du futur. Bon, on a pris des décisions de principe. Ça traîne. Et il y a même récemment des objections qui ont été soulevées par une entreprise comme Dassault. Il faut le faire. Il faut nous donner les moyens d'assurer notre défense sans acheter des matériels aux États-Unis. Aujourd'hui, 64% des commandes d'armement de l'Europe vont à des entreprises américaines. Voilà une décision que nous pourrions prendre, la préférence européenne en matière d'armement. »
« Je ne suis pas surpris, cher David Veilguer, par votre ténacité. Mais vous n'avez pas le droit de parler de ça non plus. Ce que vous avez dit sur le passé est tout à fait exact. Je ne ferai pas de commentaire sur la situation politique actuelle pour la raison que je vous ai dite. Je ne parlerai pas non plus, on risque de vous décevoir, des comptes publics en France. Le Conseil constitutionnel sera vraisemblablement saisi à la fin de l'année de la loi de financement de la sécurité sociale. Donc je ne vais pas vous dire avant qu'elle ne soit votée ce que j'en pense. »
« Voilà un exemple caractéristique de confusion. Ce n'est pas une question qu'il faut poser au juge. C'est une question qu'il faut poser au législateur. C'est le législateur qui, dans la loi, a inscrit cette possibilité qui est largement utilisée. On la découvre aujourd'hui. Donc si on veut changer, après tout, je n'ai pas d'opinie en définitive là-dessus, c'est au législateur de le faire. Les politiques semblent oublier les lois qu'ils ont votées. Souvent, ils en votent dans l'enthousiasme, sans réfléchir aux conséquences qu'elles auront sur le moyen long terme. C'est d'ailleurs une de mes idées. Si avant de faire une loi, on essayait d'apprécier les résultats de la loi précédente, peut-être qu'on s'épargnerait quelques difficultés. »
« Bon, ce n'est pas tout à fait nouveau. Non, mais c'est peut-être de pire en pire. Quand on regarde l'histoire de notre République, la France a toujours été, et les Français ont toujours été un peuple grognon et même révolutionnaire. Ce que je constate, c'est qu'il y a un formidable besoin dans l'opinion publique aujourd'hui de réassurance, si je puis dire. Les Françaises et les Français attendent un discours politique qui leur donne des perspectives sur l'avenir. La situation est difficile. Je ne vais pas le nier. Nous sommes devant des défis considérables. Le défi environnemental, le défi démographique et migratoire, le défi numérique. Mais nous pouvons rebondir. Nous avons la possibilité de répondre à ces défis. Et c'est ce que j'essaye de dire dans mon livre aussi. Je vous rappelle que le dernier mot du livre, c'est le mot « espérance ». Oui. »
« C'est ça l'enjeu. Sécurité, liberté. La question que vous posez est tout à fait existentielle. On voit aujourd'hui que nos démocraties sont en crise. En France, mais pas uniquement en France, dans les pays européens autour de nous, là où la démocratie existe. Pourquoi ? Parce que les peuples, les citoyens, ont le sentiment que la démocratie est impuissante. Et d'où l'abstention, d'où le déclin des grands partis du gouvernement, d'où la détestation des hommes et des femmes politiques. Est-ce qu'on accepte cette dérive ? Parce que ce qui est tentant pour beaucoup d'opinions, de citoyens, c'est d'évoluer vers des régimes autoritaires. J'ai été un peu bouleversé par la lecture d'un hebdomadaire récent auprès des jeunes. Et je vous cite les intertitres de cet article. La France aurait bien besoin d'un Poutine. Trump est fou, mais lui au moins il décide. La démocratie, par le suffrage, ça ne marche plus, on aurait besoin d'un bon chef militaire. Voilà ce que pense une partie de notre jeunesse aujourd'hui. Comment vous l'expliquez à la Juppé ? Je viens de vous le dire, parce qu'on a ce sentiment d'impuissance. Mais pas que, »
« Oui, c'est vrai. C'est vrai parce que Bordeaux avait la réputation d'être une ville tranquille. Ce n'était pas uniquement une réputation, c'était une réalité. Et tout d'un coup, elle devient l'épicentre de cette quasi-insurrection. J'ai vu, samedi après samedi, dans le PC de la Béry, les choses se déroulaient dans les quartiers de la ville. Alors, j'ai essayé de comprendre pourquoi. On m'expliquait que c'est parce que Bordeaux avait trop bien réussi, qu'elle s'était trop embellie, qu'elle était devenue trop attractive et que donc, elle suscitait des frustrations ou des jalousies dans son environnement. Je pense qu'il faut absolument éviter d'antagoniser, comme on essaye de le faire aujourd'hui, les métropoles et puis les villes moyennes ou les espaces ruraux. C'est dans la complémentarité entre les deux qu'on trouvera des solutions. Sauf que certains se sont sentis exclus. Le rayonnement de Bordeaux a profité à l'ensemble de la Gironde. À part peut-être certains territoires, c'est vrai, qui ont été un peu oubliés, mais globalement, ça a profité à la Gironde. Donc, essayons de chercher, là encore, c'est mon message aussi, non pas l'affrontement, mais le partenariat et la collaboration. J'avais créé, par exemple, avec Libourne, qui est une commune assez proche de Bordeaux, une sorte de contrat de coopération qui nous a permis de marquer des points. »
« Oui, oui, je reste optimiste et je reste confiant dans l'avenir. Je passe mon temps à expliquer à mes auditoires que ce n'était pas mieux avant et qu'il faut se donner les moyens de progresser. Je pense qu'il y a des solutions. J'entendais tout récemment, je crois que c'était sur vos antennes, Patrick Stéphanini, qui connaît très bien ces questions et qui expliquait que la Grèce avait obtenu des améliorations parce qu'elle a mis en place un système qui permet de traiter les demandes d'asile à la frontière et non pas à l'intérieur du pays. Donc, il y a des solutions. Il faut simplement les étudier ensemble et agir ensemble. »
« Ce n'était pas parce qu'elles étaient des femmes. C'était parce qu'elles n'avaient pas de poids politique et d'existence politique. »