

« Nous voulons continuer à exister. Là encore il n'y a pas d'accord. Si le 15 décembre aucun accord n'est possible, nous aurons alors deux solutions : ou bien constater l'échec global, et on nous dit que ce serait une catastrophe économique internationale, ou bien et c'est là l'idée que nous lançons ce qui prouve que nous sommes décidés à bouger à faire preuve d'ouverture : pourquoi ne pas faire la liste des sujets sur lesquels on pourrait de suite se mettre d'accord, conclure un "paquet intermédiaire", et envoyer le reste à plus tard. C'est toujours ainsi que le GATT a fonctionné. »
« S'il n'y a pas d'accord évidemment. Si on en reste à l'accord de Blair House, il est exclu que nous l'acceptions. »
« II faut reprendre les choses du début vu l'importance et la gravité du sujet. Quels sont les objectifs de la politique française en ce domaine et ceux du gouvernement ? D'abord, maintenir une force de dissuasion crédible et suffisante. Pour cela, il nous faut des essais nucléaires complémentaires. Ensuite, participer à l'effort international de désarmement, notamment reconduire le Traité de non-prolifération ou accepter l'idée d'un traité d'interdiction des essais nucléaires à partir d'une certaine date. »