INTÉGRAL | LFI refuse d'être le bouc émissaire du "fiasco"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:03RelanceRéponse partielle
Comment comptez-vous aborder la commission d'enquête ? Demandez-vous des comptes à la police nationale et au ministre de l'Intérieur ?
- 5:26OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous du gouvernement pour sortir de la crise ? Soutenez-vous l'appel à manifester samedi ?
- 6:03OuverteRéponse directe
Réaction sur l'arrestation d'un suspect fiché S pour l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges ? Faut-il renforcer la surveillance ?
- 6:03OuverteRéponse directe
Avis sur la loi Casseur Payeur ? Soutenez-vous la décision de retirer les prestations sociales aux pilleurs ?
- 6:46OuverteRéponse directe
Que signifie saisir la Cour de justice de la République sur les révélations de Mediapart ?
- 7:29OuverteRéponse directe
Pensez-vous que l'agenda de l'ultra gauche vise à interdire l'élection présidentielle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 14:02Fait
« Ce que veut faire cette loi est gravissime. Ce que veut faire cette loi, c'est une arme de répression massive contre toutes les mobilisations »
- 14:45Fait
« Nous saisissons la Cour de justice de la République contre monsieur Nunè parce que lorsque vous demandez à des renseignements territoriaux de faire des faux documents mensonger »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Alors évidemment cette ce début de semaine est marqué par la mobilisation du 17 octobre et je commence par ce qui n'est pas ou peu raconter dans les médias, c'est-à-dire à quel point la mobilisation était massive. C'est d'autant plus impressionnant le nombre de personnes qui étaient là, 800000 selon les organisations qui organisaient ces ces mobilisation qui est en était à l'origine. C'est d'autant plus impressionnant que le gouvernement dans les jours précédents n'avait eu de cesse d'agiter une politique de la peur en racontant que cette manifestation allait être extrêmement violente et donc pour essayer de dissuader les personnes de sortir. et nous qui avons été dans la manifestation revendicative, je ne peux que saluer la créativité extraordinaire notamment de la jeunesse avec des
pancartes qui partout rappelaient les revendications. Je rappelle les revendications à la fois avoir 10 milliards pour les lycéens et les étudiants, mais aussi l'abrogation de parcours sup euh démobilisation contre la vie chère avec l'augmentation des salaires et le blocage des prix euh et euh du coup une mobilisation qui s'est terminée dans les violences que chacun et chacune a vu. Alors, puisque vous voulez nous transformer en machine à condamner, toutes les violences sont condamnables. Je veux d'abord et avant tout condamner le fiasco de ce gouvernement qui porte la responsabilité politique de ce qui s'est passé avec un gouvernement non seulement qui a joué le la stratégie du pourrissement en ne répondant à aucune des revendications portées maintenant depuis plus d'un mois
par la jeunesse de ce pays, mais qui est incapable de garantir le droit à manifester et la sécurisation des bâtiments publics et des commerces comme nous l'avons vu. Ce sont aussi eux qui sont évidemment responsables d'avoir plongé le pays dans une crise sociale et politique d'ampleur. La réponse d'Emmanuel Macron a été d'un mépris total. D'abord parce qu'il n'a pas eu un seul mot pour les personnes qui ont été victimes de graves violence, notamment à à Mulous, cette jeune femme qui a perdu un œil, à Saint-Étienne, ce jeune homme qui a perdu une main. Je rappelle que le ministre de l'intérieur avait réautorisé des grenades dont il savait qu'elles étaient dangereuses puisqu'elles avaient déjà causé la mutilation euh d'un jeune
à lance euh et donc qu'il avait suspendu l'utilisation de ces grenades. Elles ont été réautorisées. Nous ne savons pas encore quelles sont les grenades utilisées à Saint-Étienne, mais un jeune a perdu sa main. Et euh vous avez euh des journalistes qui ont été victimes de jet de grenade des encerclements. Vous avez un jeune de 17 ans qui a été roué de coup euh à Paris et on pourrait malheureusement euh continuer euh longtemps. Je rappelle que la France est le seul pays en Europe où on risque de perdre un œil ou une main en en manifestation et que c'est évidemment inacceptable. De même, la réponse qui est celle de donner une punition collective avec notamment les mesures liberticides de couvre-feu, d'interdiction du de rassemblement qui apparemment d'ailleurs ne concernent pas
les groupuscules d'extrême droite qui ont manifesté tranquillement à Lyon la nuit dernière malgré ces interdictions là. Et je rappelle que dans un état de droit et en République, il ne peut y avoir de punition collective et que toutes les mesures liberticides ne feront pas disparaître la colère. Enfin, surtout là où le mépris est le plus marqué, c'est qu'il n'y a dans la bouche de Macron et du Premier ministre aucune réponse aux revendications et je le redis à une crise politique, il faut des réponses politiques et non euh policières. Et donc nous demandons évidemment que dans le cadre du budget les 10 milliards soient mis sur la table pour répondre aux revendications, que l'augmentation des salaires soit faite, le blocage des fruits et l'indemnisation
des commerçants qui ont été victimes des violences qui ont eu lieu le weekend dernier. Je termine par dire sur ce point-là qu'il y a eu une fabrique du mensonge évidente révélée par vos collègues de Méia Part avec un scandale d'état puisque je cite ce qui est dit dans l'article de Méia Part. Le gouvernement doit a donc ordonné à donner des ordres pour que euh les services de renseignement expliquent que les mobilisations et les violences viennent euh de la France insoumise. Je cite un commissaire du renseignement territorial qui dit "Quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux de la vie générale des renseignements territoriaux, forcément on a des décisions politiques. Un syndicaliste
qui explique "Je ne vois pas ce qu'avoir LFI dans l'histoire de ce fiasco. dangereux de politiser ainsi un échec aussi grave et surtout de ne pas en assurer l'entière responsabilité dans n'importe quelle démocratie. Cela s'appelle un scandale d'État. Nous saisissons donc la Cour de justice de la République et nous ne lâcherons pas le gouvernement sur cette question qui est évidemment une question extrêmement importante. Question. Oui, bonjour Olivier Pérou du monde. Une question sur la commission d'enquête, enfin deux questions même. Comment comptez-vous l'aborder justement ? Est-ce qu'il s'agit pour vous de demander des comptes à la police nationale et au ministre de l'intérieur
? Et en miroir, ma deuxième question, on a bien compris que et vous l'avez dit que la France insouise était sous le feu des critiques par l'extrême droite et la droite notamment. Est-ce que vous ne craignez pas que cette commission d'enquête soit aussi l'occasion pour elle de faire votre procès ?
Bonjour Ra Bergel de la radio France info. J'ai deux questions. La première, qu'est-ce que vous attendez du gouvernement ? Qu'est-ce que le gouvernement peut faire pour sortir de cette crise ? Et la deuxième question, il y a un appel de la coordination des gilets jaunes à un acte 2 samedi prochain. Est-ce que vous soutenez cet appel à de nouvelles manifestation samedi prochain ? Frédéric Delpêche pourfa. Est-ce que vous allez vous rendre jeudi à 14h30 au rendez-vous à Matignon avec les partis politiques proposés par Sébastien Lecornu ?
Bonjour madame Pano, Edgar Bqué pour pour BFM TV. L'un des suspects de l'incendie de l'hôtel de ville de Limoge a été euh arrêté ce matin. Il est fichè S et présenté comme appartenant à la mouvance de de l'ultra gauche. La sous-direction antiterroriste a été euh saisie déjà. Quelle est votre réaction ? Et est-ce que vous plaidez pour un renforcement de la surveillance de ces individus et que faut-il faire pour éviter que de tels drames se se reproduisent ? Merci beaucoup. Euh, bonjour Hugo Babé Capital. Deux questions par rapport au cas et pillage. Le la le la loi Casseur Payeur arrive la semaine prochaine au Sénat. Quel est votre avis sur cette loi ? Est-ce que vous la voterez quand elle arrivera à l'Assemblée nationale ? Et deuxième chose, le gouvernement a pris une
circulaire hier pour que les pilleurs se voient retirer de leur prestation sociale l'équivalent des sommes issues de leur trafic ou recell. Est-ce que vous soutenez cette décision ? Euh Rachel Gara à l'humanité euh l'arrêt la conférence des présidents des présidents s'est un peu éternisée, c'est-à-dire que ça a été difficile de faire voter cette commission et vous avez dit je crois saisir la Cour de justice de la République sur les révélations de médiia part. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Serge Faubert, pure politique, le Premier ministre a évoqué à deux reprises l'agenda de l'ultra gauche qui viserait à interdire l'élection présidentielle. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous pensez que
c'est une menace sur cette consultation démocratique ?
Bon, ça fait un petit nombre de questions. Alors euh
de faire des sujets
faire sur notamment pour lui mettre
septembre et le début des revendications lycéen pour montrer pourquoi est-ce qu'on en arrive là. Et puis il y avait aussi des questions et nous c'est une des choses que nous avons réclamé et qui apparemment devrait être accepté sur le fait que puisqu'il y a un président de la commission d'enquête qui sera le président de la commission des lois, il proposait qu'il y ait un rapporteur de la majorité, un rapporteur de l'opposition et nous avons nous proposé un rapporteur de la majorité et deux rapporteurs de l'opposition. Voilà, donc il y avait des discussions sur le périmètre. sur la question de ce que nous nous voulons faire dans le cadre de cette commission d'enquête. Nous voulons répondre à un certain nombre de questions. Je parlais tout à l'heure des révélations de Mediaapart sur la
question des ordres qui ont été donnés au renseignements territoriaux, y compris parce que si vous analysez le problème en faisant croire que c'est tout est de la faute de LFI, si je reprends le guimi lieu à cours pour le gouvernement actuellement, vous ne pouvez pas répondre correctement au problème et vous ne pouvez pas comprendre pourquoi depuis plus d'un mois, vous avez des lycéens et des lycéennes qui revendiquent avec aucune réponse politique qui leur a été donnée. Donc ça c'est une des premières choses. La deuxième chose c'est évidemment les ordres qui ont été donnés aux policiers. Vous entendez par exemple des commerçants, j'entendais une commerçante de Bordeaux par exemple mettre en cause le fait que puisqu'on avait positionné les policiers à un endroit, du coup ils
n'étaient plus là pour notamment sécuriser les commerces, sécuriser les bâtiments publics, ce que disent aussi nombre de mes dont les mairies ont été saccagées ou incendiées. Il y a une question, il y a des questions sur pourquoi est-ce que le ministre de l'intérieur a réautorisé des grenades dont il savait pertinemment qu'elles étaient dangereuses. Il y a donc toutes ces questions là, nous les poserons et nous voulons des réponses dessus. Quant à la question de savoir si ce sera notre procès, peut-être vous vous en rappelez-vous, mais monsieur Vaquier avec son groupe de la droite républicaine avait tenté de faire une commission d'enquête pour faire le procès de la France insoumise. Le résultat, c'est une audition qui avait été faite de Jean-Luc Mélenchon qui
avait fait des dizaines de millions de vues et qui, je crois, s'était complètement retourné contre eux jusqu'à les ridiculiser. Donc, ils peuvent essayer tant qu'ils peuvent. euh ça ne donnera évidemment absolument rien et je le répète euh pour répondre à la question sur comment le gouvernement peut faire pour sortir de la crise et bien répondre politiquement aux demandes et aux revendications qui sont faites et qui sont répétées et réitérées par le mouvement depuis maintenant plusieurs semaines. Alors, il y a effectivement un appel ce samedi à la coordonation des gilets jaunes. Je crois que il y a des discussions pour savoir si les organisations syndicales, qu'elles soient lycéennes, étudiantes ou de salariés, elles aussi se joignent à
cette mobilisation de samedi et à chaque moment à notre place, nous serons au côté du peuple mobilisé. Euh sur la question du rendez-vous jeudi à 14h30 euh avec le premier ministre. Euh nous attendons l'ordre du jour de ce rendez-vous puisque nous étions assez surpris de la manière dont Emmanuel Macron avait placé ce sujet-là puisque il a dit dimanche que il s'agissait de réunir les forces politiques pour leur demander de condamner les violences et signer je ne sais quel document. Bon, évidemment, nous ne sommes pas les élèves de monsieur Macron, ni de monsieur les cornus, donc nous n'irons pas euh euh faire ce que nous demande le gouvernement. Mais par contre, s'il s'agit évidemment euh de discuter des revendications, euh nous euh en serons
pour savoir comment le gouvernement entend répondre euh à ces revendications. sur la question du suspect à l'imoge fichier S qui serait de l'ultra gauche. Bon, je renvoie à ce que a dit notamment la procureur de Paris sur la question des interpellations des personnes qui ont été notamment arrêtées qui montre que il n'y a elle ne peut absolument pas affirmer que les personnes sont des militants politiques. Donc ça c'est la première chose. Je renvoie évidemment à l'article de Media Part dont je parlais juste avant. Et euh enfin euh euh sur euh la question de ce suspect euh en en particulier et bien la justice fera son travail et nous verrons bien ce que cela donne. Mais encore une fois, il est
grossier et manipulatoire de faire croire que une force politique, en l'occurrence la première force d'opposition politique du pays serait mise en cause dans ces questions-là. Et encore une fois, je réitère ce qu'on dit nombreux demeurent sur ces questions-là, y compris le maire de Marseille, le maire de Limoge et d'autres. pour savoir pourquoi il n'y avait pas de policiers pour sécuriser les bâtiments publics et notamment euh les mairies. Euh sur la question de la loi casseur payeur. Alors en fait en l'occurrence euh le principe casseur payeur existe déjà vous le savez. L'État est responsable civilement des dégâts et des dommages qui sont créés et il peut se retourner contre les personnes qui sont de fait devant la justice pour de la casse. Donc le principe casseur payeur existe déjà dans
notre pays. Ce que veut faire cette loi est gravissime. Ce que veut faire cette loi, c'est une arme de répression massive contre toutes les mobilisations. Parce que en l'occurrence, le principe qu'ils veulent instituer, c'est non casseur payeur. C'est-à-dire que si vous vous retrouvez dans à un endroit à un moment où il y a eu de la casse et que il n'y a aucune aucun aucune preuve qui a apporté que vous ayez cassé quoi que ce soit, et bien parce que vous vous êtes trouvé là à ce moment-là, on vous demandera quand même de payer. C'est ça qu'il y a dans cette loi. Donc c'est une loi non casseur payeur ou pas casseur payeur, vous l'appelez comme vous voulez. Et c'est évidemment une aberration dans un état de droit. euh sur la question de la Cour de justice de
la République. Oui, nous saisissons la Cour de justice de la République contre monsieur Nunè parce que lorsque vous demandez à des renseignements territoriaux de faire des faux documents mensonger en leur demandant d'écrire des choses, en tout cas c'est ce qui apparaît dans l'article de Mediapart, et bien le il nous semble normal qu'il puisse y avoir une enquête et donc des réponses qui soient apportées sur cette question qui encore une fois dans n'importe quelle démocratie apparaîtrait comme et nous apparaît comme un scandale d'état. Enfin euh sur la question de la question de la présidentielle dont vous parliez juste à la fin, Jean-Luc Mélenchon a réagi aux propos qui ont été effectivement réitérés et bien qu'il nous apporte une preuve parce que quand on regarde la preuve de ce que dit
l'exécutif sans cesse et le président de la République et bien la preuve c'est qu'il y aurait eu une manipulation des services de renseignement pour faire croire que telle formation politique serait en cause dans des violences ce qui n'est pas le cas. Et encore une fois, c'est une manière de disculper le gouvernement du fiasco qu'ils ont eux-mêmes créés. Et donc nous nous réitérons dans une démocratie, lorsque vous avez des revendications politiques qui sont portées, il faut des réponses politiques. Je ne sais pas si vous voulez rajouter quelque chose. Et bien je vous remercie.
Mathilde Panot