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InterviewFrance 2 — Les 4 Vérités (sur Podcast)· 23 décembre 2024 8 minContradictoireActualité / polémiqueOutre-merInstitutions & électionsSécurité

Gouvernement Bayrou, pourquoi ça coince ? - François Noël Buffet est l'invité des 4 vérités du lundi 23 décembre 2024

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 10 %Défensif 45 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteÉludée

    Ce gouvernement de François Bayrou, qu'on attendait hier soir, finalement s'est reporté probablement en fin de journée. Vous savez ce qui coince ?

  • 0:16RelanceÉludée

    Vous savez pourquoi on attend comme ça ?

  • 0:36OuverteRéponse partielle

    Vous évoquez le ministère de la Justice. Il semblerait que Xavier Bertrand soit pressenti, mais ça ne plaît pas du tout à Marine Le Pen, au RN, qui a promis de censurer le gouvernement si Xavier Bertrand rentrait à la justice. Vous pensez comme ça que Marine Le Pen peut mettre son nez comme ça, jouer sur le gouvernement et sa composition ?

  • 1:17OuverteRéponse directe

    Vous êtes l'un des rares ministres démissionnaires à prendre la parole ce matin. Vous avez été confirmé à votre poste, vous avez reçu un petit appel de François Bayrou ?

  • 1:21RelanceRéponse directe

    Vous avez reçu un petit appel de François Bayrou ?

  • 1:30FerméeRéponse directe

    Vous pensez que vous ne serez pas reconduit aux Outre-mer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26Invité politiqueFait
    « Une discussion sur le ministère de la Justice, une discussion sur le ministère des Affaires étrangères, bien, il appartiendra au président de la République et au Premier ministre de faire leur proposition et de trancher. »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « Non, je trouve ça pas très acceptable, pour être très franc. »
  • 0:55Invité politiqueFait
    « Et puis d'ailleurs, il faut garder confiance dans notre système judiciaire, sur son indépendance et sur sa capacité à rendre les décisions indépendamment des enjeux politiques ou des personnalités politiques qui sont justiciables. »
  • 1:40Invité politiqueFait
    « C'est le jeu, on sait que ça se passe comme ça, que les choses se font à la dernière minute. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « moi j'ai une mission de m'occuper de Mayotte, parce que c'est l'urgence, et donc je me consacre à cette mission, et exclusivement à cette mission. »
  • 3:10Invité politiqueFait
    « Le texte a été préparé la semaine dernière, je l'ai préparé la semaine dernière. »
  • 3:14Invité politiqueFait
    « Le Conseil d'État a donné son avis hier soir, qui est un avis qui ne pose pas de difficultés, à l'exception de quelques points techniques, mais qui n'ont pas de conséquences sur les règles de fond. »
  • 3:44Invité politiqueFait
    « C'est un texte qui permet de déroger un certain nombre de règles habituelles, en particulier en matière d'urbanisme, de construction, en matière de marché public, en matière de contribution financière, en matière de recueil de dons, qui permet de créer un établissement public administratif pour reconstruire Mayotte. »
  • 4:03Invité politiqueFait
    « C'est le même principe que Notre-Dame, exactement. »
  • 4:31Invité politiqueFait
    « On ne manque pas d'eau, on a de l'eau, notamment de l'eau en bouteille, il y en a, il y a tout ce qu'il faut. »
  • 4:33Invité politiqueFait
    « On a un problème de distribution. »
  • 4:46Invité politiqueChiffre
    « Et en matière d'eau courante, c'est la selle qu'on trouve dans nos robinets, 90% du réseau est aujourd'hui opérationnel. »
  • 5:45Invité politiqueChiffre
    « Tout le monde est mobilisé, plus de 3000 personnes sur place, déjà des moyens matériels considérables. »
  • 6:14Invité politiqueFait
    « Oui, vous avez raison, c'est étonnant, c'est à la fois heureux et étonnant, mais on sait que ce n'est probablement pas définitif. »
  • 7:11Invité politiqueFait
    « Oui, il faut reconstruire à l'identique. Il faut améliorer le dispositif, respecter les règles cycloniques. »
  • 7:16Invité politiqueFait
    « Sur les bangas, non, il ne faut pas reconstruire. »

Temps de parole

  • François-noël Buffet63 %
  • Présentateur32 %
  • ?5 %

4,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

– Bonjour François-Noël Duffet. – Bonjour Monsieur. – Merci d'être avec nous, ministre des missionnaires des Outre-mer. On va évidemment parler de Mayotte dans un instant, cette journée de deuil national. Mais d'abord, ce gouvernement de François Bayrou, qu'on attendait hier soir, finalement s'est reporté probablement en fin de journée. Vous savez ce qui coince ? Vous savez pourquoi on attend comme ça ?

0:18
François-noël Buffet

– Je ne sais pas plus que ce que l'on entend dans la presse sur ce qui se passe exactement. Je crois que les choses sont assez claires. Une discussion sur le ministère de la Justice, une discussion sur le ministère des Affaires étrangères, bien, il appartiendra au président de la République et au Premier ministre de faire leur proposition et de trancher.

0:36
Présentateur

– Justement, vous évoquez le ministère de la Justice. Il semblerait que Xavier Bertrand soit pressenti, mais ça ne plaît pas du tout à Marine Le Pen, au RN, qui a promis de censurer le gouvernement si Xavier Bertrand rentrait à la justice. Vous pensez comme ça que Marine Le Pen peut mettre son nez comme ça, jouer sur le gouvernement et sa composition ?

0:52
François-noël Buffet

– Non, je trouve ça pas très acceptable, pour être très franc. Et puis d'ailleurs, il faut garder confiance dans notre système judiciaire, sur son indépendance et sur sa capacité à rendre les décisions indépendamment des enjeux politiques ou des personnalités politiques qui sont justiciables. Donc, un, ça c'est la première chose qui est importante, parce que sur le plan constitutionnel, c'est essentiel. Ensuite, c'est le résultat aussi d'une situation politique à l'Assemblée nationale et de relations entre deux personnes, c'est parfaitement regrettable.

1:17
Présentateur

– Vous êtes l'un des rares ministres démissionnaires à prendre la parole ce matin. Vous avez été confirmé à votre poste, vous avez reçu un petit appel de François Bayrou ?

1:24
François-noël Buffet

– Non, pas du tout, mais c'est probablement la dernière fois que je m'exprime, enfin je l'imagine, je ne sais pas, dans cette fonction de démissionnaire.

1:30
Présentateur

– Vous pensez que vous ne serez pas reconduit aux Outre-mer ?

1:31
François-noël Buffet

– Je ne sais pas, je n'en sais absolument rien, donc j'attends.

1:34
Présentateur

– Là, 7h43, alors que le gouvernement a annoncé tout à l'heure, vous n'avez toujours reçu aucun appel ? – Non. – Vous trouvez ça normal ?

1:40
François-noël Buffet

– C'est le jeu, on sait que ça se passe comme ça, que les choses se font à la dernière minute, mais moi j'ai une mission de m'occuper de Mayotte, parce que c'est l'urgence, et donc je me consacre à cette mission, et exclusivement à cette mission.

1:51
Présentateur

– Et justement, quand on voit le sort de Mayotte, on ne va pas changer de ministre des Outre-mer en ce moment ? – Ça n'est pas à moi de décider, cher monsieur, ça n'est pas à moi de décider. – Dernière question, est-ce que vous auriez envie, vous, de rester, en tout cas, vu la tâche qui vous attend, et notamment Mayotte ?

2:02
François-noël Buffet

– Moi, à ma place, c'est là où je suis utile. Si je dois être utile aux Outre-mer, on est consacrant l'énergie que j'ai consacrée depuis trois mois, et qu'on considère que je suis utile, je suis utile. Si je suis utile ailleurs, je suis utile ailleurs. Et si je ne suis pas utile du tout, je prendrai mes dispositions.

2:17
Présentateur

– Vous rentrerez au Sénat, en tout cas, vous étiez sénateur. – Oui, et je présidais la belle commission des lois. – La commission des lois, très importante. En tout cas, faire un remaniement un jour de deuil national, ça ne plaît pas à tout le monde. Regardez notamment des messages de la députée mahoraise Estelle Youssoufa sur X. Elle dit « Le deuil national pour Mayotte transformé en journée d'annonce pour le nouveau gouvernement, je ne peux pas imaginer que ce soit demain, ce qu'elle a posté hier, ce scénario de l'indécence et du mépris pour les Mahorais. » Vous comprenez que ça tombe un peu mal, quand même, un jour de deuil national.

2:42
François-noël Buffet

– Je connais bien Mme Youssoufa, il faut comprendre l'émotion qui est la sienne, elle est mahoraise. Le deuil, le recueillement, la pensée n'empêchent pas le fait qu'il faut que l'on avance malgré tout. Et nous avons besoin du gouvernement, parce que nous avons un texte sur l'urgence à Mayotte qui peut être présenté dès demain au Conseil des ministres.

3:01
Présentateur

– Alors, on va en parler justement de ce texte. Il a été examiné par le Conseil d'État. – Absolument. – Dès ce week-end, l'avis est positif ?

3:07
François-noël Buffet

– Le texte a été préparé la semaine dernière, je l'ai préparé la semaine dernière. Le Conseil d'État a donné son avis hier soir, qui est un avis qui ne pose pas de difficultés, à l'exception de quelques points techniques, mais qui n'ont pas de conséquences sur les règles de fond. Et maintenant, il doit être présenté au Conseil des ministres.

3:20
Présentateur

– Vous pensez qu'il le sera dès demain ?

3:22
François-noël Buffet

– Si c'est possible, ce serait bien.

3:23
Présentateur

– Parce que le but, c'est qu'il aille très vite à l'Assemblée nationale. On parle même d'avancer un peu la rentrée parlementaire pour l'examiner.

3:29
François-noël Buffet

– Le but, c'est qu'il aille très vite devant le Parlement, que ce soit le Sénat ou l'Assemblée nationale en premier. Il faut simplement qu'une des chambres se saisisse. Et le plus tôt sera le mieux, c'est-à-dire au tout début du mois de janvier.

3:38
Présentateur

– Donc dès le 6 janvier, ça pourra arriver au Parlement ?

3:39
François-noël Buffet

– Ce serait parfait. – Qu'est-ce qu'il y a dans cette loi ? Elle sert à quoi, cette loi spéciale pour Mayotte ? – C'est un texte qui permet de déroger un certain nombre de règles habituelles, en particulier en matière d'urbanisme, de construction, en matière de marché public, en matière de contribution financière, en matière de recueil de dons, qui permet de créer un établissement public administratif pour reconstruire Mayotte. – C'est le même principe que Notre-Dame ? – C'est le même principe que Notre-Dame, exactement. C'est exactement le même principe. C'est le même principe qu'on a utilisé aussi pour la Nouvelle-Calédonie.

C'est le même principe qu'on a utilisé aussi pour les Jeux olympiques, pour certains points plus sécuritaires. Et c'est le même principe qu'on a utilisé aussi après les émeutes en 2023.

4:17
Présentateur

– François-Henel Buffet, on manque énormément d'eau encore. Il y a des milliers de Mahorais qui n'ont pas accès à l'eau plus d'une semaine maintenant après le passage de ce cyclone. Quand est-ce qu'ils auront de la nourriture, de l'eau pour tout le monde ?

4:29
François-noël Buffet

– On ne manque pas d'eau, on a de l'eau, notamment de l'eau en bouteille, il y en a, il y a tout ce qu'il faut. On a un problème de distribution. Une fois qu'on est arrivé à Mayotte, singulièrement au port de Longonie, il y a un problème de distribution. Ça a été constaté en début de semaine dernière. Il y a des systèmes d'héliportage qui ont été mis en place. Aujourd'hui, les choses vont beaucoup mieux. Et en matière d'eau courante, c'est la selle qu'on trouve dans nos robinets, 90% du réseau est aujourd'hui opérationnel. Alors il y a un certain nombre de sujets ponctuels à traiter. Mais ça y est, l'eau est sur l'île, il n'y a pas de difficulté.

4:57
Présentateur

– Mais pourquoi on a encore entendu des centaines, des milliers de personnes qui disent « moi je n'ai toujours rien reçu ».

5:01
François-noël Buffet

– Parce que vous savez que dans les parties les moins urbanisées, d'abord il faut y aller, et puis il y a les coupures téléphoniques. On n'a pas encore le téléphone totalement, on l'aura bientôt parce que des affaires Starlink a donné, on a acheté plutôt, du matériel Starlink pour pouvoir installer dans les communes. Ce matériel est arrivé hier.

5:16
Présentateur

– Starlink c'est le système d'Internet par satellite d'Elon Musk.

5:20
François-noël Buffet

– Absolument, et ce matériel est arrivé par bateau hier à Mayotte. Il va donc être installé dans les jours qui viennent, ce qui va permettre à tout un chacun de pouvoir se parler et avoir les informations en direct.

5:32
Présentateur

– Il y a un sentiment d'abandon bien réel de la part de beaucoup de morts. Et vous comprenez ce sentiment d'être abandonné malgré tous les efforts de l'État ?

5:38
François-noël Buffet

– Je comprends le sentiment et il est légitime quand on a vécu ce qu'on a vécu. Mais il faut qu'il sache que ce n'est pas vrai. Tout le monde est mobilisé, plus de 3000 personnes sur place, déjà des moyens matériels considérables. Je ne veux pas vous citer les volumes, les chiffres n'ont pas beaucoup d'intérêt. Mais vraiment des moyens matériels considérables. Et on est sur place et vraiment les services de l'État, les associations, y compris les personnes individuelles se mobilisent très fortement.

6:02
Présentateur

– François-Noël Buffet, officiellement on est toujours à 35 morts. Dès le lendemain du passage de l'Ouragan, le préfet avait dit qu'il y aura des centaines voire des milliers de victimes. Pourquoi on a toujours ce chiffre qui semble faible au regard de la catastrophe ?

6:14
François-noël Buffet

– Oui, vous avez raison, c'est étonnant, c'est à la fois heureux et étonnant, mais on sait que ce n'est probablement pas définitif. Car dans les bancs gaz qui ont été totalement soufflés, pour avoir survolé l'année dernière l'ensemble de Mayotte, il n'y avait personne. Alors les gens se sont peut-être réfugiés, protégés, et ils commencent à revenir. Et les services de secours qui sont sur le terrain aujourd'hui commencent à voir arriver des habitants, des irréguliers principalement, arriver pour se soigner. On leur apporte les premiers soins, donc les choses évoluent. Peut-être aussi que certains ont décédés, malheureusement décédés, ont été enterrés très rapidement dans les 24 heures.

– On connaîtra un jour le vrai bilan ? – Est-ce qu'on le connaîtra définitivement ? Je n'en suis pas certain.

6:53
Présentateur

– Vous dites qu'il va falloir reconstruire, avec cette loi spéciale notamment. Est-ce qu'il faut reconstruire Mayotte à l'identique ? Et notamment ces fameuses bangas, ces cases en tôle, qui ont déjà été reconstruites en partie par les habitants, qui ont bien besoin de s'abriter, ou est-ce qu'il faut au contraire peut-être évacuer ces personnes-là, reconstruire différemment ?

7:08
François-noël Buffet

– Alors il n'y a pas que les bangas qui ont été soufflés, il y a aussi toutes les parties habitées. Oui, il faut reconstruire à l'identique. Il faut améliorer le dispositif, respecter les règles cycloniques. Et sur les bangas, non, il ne faut pas reconstruire. Si l'on veut demain un autre cyclone avec autant de personnes et autant de drames, on n'a qu'à recommencer. Alors non, il ne faut pas faire. Il faut soigner tout de suite, il faut alimenter tout de suite tout le monde. Ça, il n'y a pas de discussion là-dessus. Et puis sur ceux qui sont en situation irrégulière, le moment venu, il faudra quand même leur dire qu'il faut qu'ils rentrent.

7:34
Présentateur

– Traiter l'avenir de Mayotte sans parler d'immigration, c'est possible ?

7:38
François-noël Buffet

– Traiter l'avenir de Mayotte sans parler d'immigration, ça n'est pas possible. Mais parler que d'immigration, ça n'est pas seulement souhaitable non plus. C'est un tout. Il faut redonner un projet à Mayotte. Et sur les Outre-mer, d'une manière générale, il faut redonner un avenir et un projet à chacun de nos territoires. Mayotte faisait partie de ce travail que j'avais initié d'ailleurs. mais il a été bousculé. Mais ça veut dire que raison de plus aujourd'hui pour préparer un avenir pour Mayotte.

8:00
Présentateur

– Dernière question, François-Noël Buffet. Reconstruire Mayotte, ça prendra deux ans, comme l'espère François Bayrou, c'est étonnable.

8:04
François-noël Buffet

– Ça prendra deux ans, ça prendra peut-être trois ans, peut-être quatre, peut-être moins. Mais en tous les cas, il faut se mobiliser pour faire le plus vite possible, être le plus efficace possible.

8:12
Présentateur

– François-Noël Buffet, ministre toujours des Outre-mer, merci beaucoup d'avoir été l'invité des 4V. – Merci à vous.

8:18
Locuteur

– Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous. – Merci à vous.