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Discours / meetingWorld Impact Summit· 21 février 2026 13 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Aborder une transition écologique désirable & accessible.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:33Invité politiqueChiffre
    « les Français dépensent en moyenne 2000 € par an pour financer leur consommation d'énergie fossile »
  • 7:27Invité politiqueChiffre
    « sur 115 milliards d'euros de crédit destinés à la transition écologique dans notre pays, le public emporte environ une quinzaine et le reste ce sont des entreprises privées »
  • 7:27Invité politiqueChiffre
    « il faudrait dépenser 80 milliards d'euros de plus par an à l'horizon 2030 pour poursuivre notre trajectoire de décarbonation »

Temps de parole

  • Mathieu Lefèvre100 %

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Mathieu Lefèvre

Mesdames, messieurs, bonjour. Bienvenue pour cette 8e édition du Warc, cette première édition à Paris sur laquelle nous avons décidé de traiter d'un d'une thématique, d'un fil rouge, rendre la transition écologique accessible et désirable. C'est ce qui va irriguer pendant ces deux jours l'ensemble de nos de nos travaux, de nos esses et qui va, je crois, euh vraiment pour le coup nous éclairer sur comment est-ce qu'aujourd'hui dans le contexte actuel qui depuis 1 an et le bouleversement outreatlantique euh a a provoqué un recul profond sur les sujets environnementaux. Donc nous avons décidé de traiter de cette thématique.

Nous avons aussi décidé et nous assumons de porter le débat public, de porter le débat politique à l'intérieur du Warc aujourd'hui, demain sur des séquences dédiées. Nous sommes très heureux de vous accueillir et nous sommes heureux d'accueillir pour l'ouverture de ce Warling backmit le ministre de la transition écologique, monsieur Mathieu Le Fèvre, que j'invite à me rejoindre sur scène qui va ouvrir à mes côtés cette séquence de du ce World Impact Summit 2026 et qui va éclairer avec nous la question de la désirabilité, de la transition écologique et de son accessibilité. Je vous remercie d'accueillir monsieur le ministre.

Allez monsieur le président, cher Nicolas, monsieur le ministre, cher Yve Gego, madame la ministre cher Brune Poiron que je n'ai pas encore vu, madame la secrétaire générale. Mesdames et messieurs, je suis très heureux d'être parmi vous aujourd'hui et très heureux du thème qui a été retenu parce que c'est un thème absolument essentiel quand on essaie de mener des politiques de transition écologique. D'abord parce que il y a pas de transition écologique acceptée si elle n'est pas acceptable et désirable. Et il y a pas de transition écologique venu d'en haut depuis un bureau à Paris, depuis une sphère administrative. totalement déconnecté du terrain.

Mais ce qui me surprend le plus, c'est le yatus qu'il y a entre les grands objectifs internationaux appliqués évidemment au plan européen et décliné au plan national qui sont évidemment essentiels et la difficulté que les pouvoirs publics peuvent avoir à les implémenter et à en rendre compte au plan local entre l'objectif de neutralité carbone à horizon 2050 et l'action publique, locale, nationale et je le dis à l'approche des élections municipales, il est parfois difficile de faire le lien, non pas que les Français ou les Européens n'aient pas conscience des enjeux d'adaptation et de dérèglement climatique.

Et parfois quand on parle en milliards, quand on parle en tonnes de gaz à effet de serre évité, on manque un petit peu la cible d'une transition juste, équitable et acceptée. C'est la raison pour laquelle, me semble-t-il, il faut que nous puissions travailler collectivement et c'est tout l'enjeu, me semble-t-il, du World Impact Summith, que je remercie pour son invitation à une transition écologique qui soit déclinée au plan local, au plan territorial. C'est ce qui a été fait par le Premier ministre Sébastien Lecornu avec la poursuite des COPES au niveau régional et ce qui qui continuera à être fait à travers les enjeux de décentralisation qui vont nous occuper dans les mois à venir.

Alors, des difficultés mais en même temps des constats qui peuvent nous rassurer. D'abord parce que quand on regarde toutes les enquêtes d'opinion, euh les Français dans leur immense majorité sont attachés aux enjeux euh de transition euh écologique pour euh les élections municipales. C'est un enjeu majeur pour eux, pour leur quotidien.

Parfois plus quand on évoque le sujet sous langue de la santé environnementale d'ailleurs que de la transition écologique à proprement parler même si les deux sont évidemment liés mais il y a dans l'opinion publique un mouvement extrêmement important de demande de sécurité environnementale entendu comme un enjeu régalien de premier plan et que nous devons considérer comme tel. Ensuite, évidemment dans un monde en désordre, dans un monde où le contexte international est bousculé, où l'ordre de 45 est remis en cause. La transition écologique, c'est un enjeu majeur de souveraineté et singulièrement de sécurité énergétique.

Je donne souvent ce chiffre, mais chaque année, cher Nicolas, nous importons 67 milliards d'euros d'énergie fossile. Chaque année, les Français dépensent en moyenne 2000 € par an pour financer leur consommation d'énergie fossile. Donc la transition écologique, autre motif d'espoir, c'est évidemment bon pour le pouvoir d'achat. Je disais que les Français sont en avance parfois sur leur politique. Ils le sont notamment sur leur consommation. On voit à quel point euh le développement euh de la seconde main, du réemploi, de l'économie circulaire sont beaucoup plus importants euh aujourd'hui qu'il ne l'était euh il y a quelques années.

Avec euh des enjeux majeurs de pouvoir d'achat, Commission européenne estime que le réemploi notamment euh d'objets électroniques permet d'éviter 12 milliards d'euros de dépenses en plus au consommateur européen. Un t-shirt qu'on achète aujourd'hui de 100 compte main est 40 % moins cher qu'un t-shirt neuf. Il y a donc là un gisement d'espoir et d'opportunités économiques. Et puis la transition écologique, c'est surtout bon pour l'emploi et l'emploi local. Depuis 2017, grâce à la politique volontariste menée par Emmanuel Macron de réindustrialisation du pays alors qu'on avait tendance à considérer l'industrie comme un sous-secteur de notre économie.

On rapatrie de l'emploi sur le sol national, de l'emploi industriel à tel point que une usine sur tr qui ouvre est une usine de la transition écologique et de l'industrie verte. à tel point également que les emplois y croissent deux fois plus vite que dans le reste de l'économie. Et enfin, dernier motif d'espoir, c'est que euh la transition écologique euh et le dérèglement climatique, les Français le vivent et le subissent au quotidien. Les inondations, les feux de forêt, les canicules, les hivers moins rigoureux.

Chaque français voit dans sa vie quotidienne à quel point il est nécessaire de s'adapter au dérèglements climatiques, de s'adapter et de poursuivre les efforts d'atténuation parce que je sais qu'il y a dans la classe politique partie de la classe politique qui considère que puisque nous émettrions moins d'un % des gaz à effet de serre au plan mondial, il faudrait ne pas s'en occuper et se contenter de s'adapter mais l'adaptation et l'atténuation vont évidemment de pair.

Ma cher Nicolas, en te remerciant pour ton invitation, le message que je voudrais modestement porter devant vous, c'est qu'il y aura pas de transition écologique et il n'y en a pas sans les entreprises de ce pays et sans les entreprises qui investissent dans ce pays. Il suffit de regarder les chiffres. sur 115 milliards d'euros de crédit destinés à la transition écologique dans notre pays, le public emporte environ une quinzaine et le reste ce sont des entreprises privées. Les défis sont absolument immenses. On estime qu'il faudrait dépenser 80 milliards d'euros de plus par an à l'horizon 2030 pour poursuivre notre trajectoire de décarbonation. Je le dis, l'État ne le réussira pas seul.

Il a ça part du chemin à faire, il continue à la faire. Il y a dans le projet de budget pour 2026 de nombreuses enveloppes qui permettent de concourir notamment à la décarbonation de l'industrie au travers des crédits de France relance. Mais nous avons besoin des entreprises pour réussir l'immense défi de la transition écologique. Les entreprises le font au quotidien. Elles le font notamment en matière de protection de la biodiversité. Elles le font évidemment en matière de décarbonation.

Il faut bien reconnaître que les entreprises sont parfois empêchées de faire et parfois dans ce pays, il y a des forces de résistance qui privilégient ceux qui empêchent de faire à celles et ceux qui veulent faire. Alors, je vais prononcer ce qui peut être parfois un gros mot en matière de de transition écologique en saluant le président Verling, pardonnez-moi, je vous avais pas salué président. La simplification, nous avons besoin de simplifier notre droit environnemental. Simplifier, ça veut pas dire détricoter ou déréguler.

Simplifier, ça veut dire que un code de l'environnement qui a grossi de 653 % depuis euh 2002, ça n'est pas compréhensible et ça n'est pas une façon d'améliorer euh notre performance environnementale. C'est parfois une façon de bloquer des projets et d'empêcher que nous se réalisent des implantations d'industrie vertes sur notre territoire notamment. Simplifier comment ?

en poursuivant les enjeux de parallélisation des procédures de consultation du public comme il a invité le législateur au travers de la loi industrie verte et qui donne d'ors et déjà des résultats puisqu'on est passé à des délais qui sont aujourd'hui inférieurs à 7 mois simplifié encore en essayant de mener un travail sur la double étude d'impact des projets industriels singularité française avec d'un côté les services de l'État et de l'autre l'autorité environnementale. Nous avons lancé un travail juridique avec la ministre Monique Barbu pour essayer non pas de de faire moins bien que nos voisins européens mais de faire tout aussi bien et de ne pas nous contraindre plus.

simplification également en matière de contentieux puisque contentieux est évidemment un droit et un droit absolu mais si l'on veut éviter le blocage administratif encore faut-il que les intérêts à agir soient des intérêts à agir important ce qui n'est pas toujours le cas en matière de projet industriel simplifié également au plan du droit européen avec tout le travail qui a été mené par Agnies Panier Runaché pour simplifier les obligations déclaratives en matière de reporting là encore sans rien renier de nos exigences environnementales, sans rien renier des impératifs de responsabilité sociale élargi, mais en essayant de faire tout aussi bien que nos voisins européens pour ne pas nous apposer des contraintes supplémentaires et puis simplifier également en matière d'économie circulaire en revoyant probablement la gouvernance des filières d'économie circulaire pour ne pas que l'impératif de l'impératif de performance écologique soit mis de côté et pour ne pas non plus que l'impératif de rationalité et d'efficience économique le soit.

C'est tout le travail que nous menons avec Monique Barbu. Voilà, je veux pas être plus long mesdames et messieurs. Je vous souhaite des travaux riches, des travaux qui nous permettront à nous décideurs publics d'essayer non pas de rendre la transition écologique désirable et accessible parce que je pense que elle est d'ors et déjà et surtout elle l'est par sa nature mais à tout le moins d'essayer de résoudre cette différence entre les grands enjeux du monde, les grands enjeux de l'ordre international et la réalité vécue par les Français au quotidien en bas de chez eux chaque jour de la semaine. Merci à toutes et à tous. Merci monsieur le ministre.

En conclusion, je déclare donc ouverte cette édition du Warc et j'ajouterai un petit mot dans les allées juste avant de monter sur scène. Quelqu'un m'a dit la phrase de Jacques Chirac en 2022 revient à l'actualité. Je dirais qu'il faut l'actualiser pour le coup et qu'effectivement notre maison brûle et que nous regardons à nouveau ailleurs et c'est bien dramatique. Donc merci d'être là et merci pour à tous pour partager nos travaux et partager cette édition du World Pack Summit qui est désormais ouverte. Bons échanges, bonne visite et à très bientôt sur les allées du salon. he