Il y a un ensauvagement, une décivilisation de notre société.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Bruno RetailleauPromesse
« Il faut pour les jeunes mineurs une révolution pénale. »
- 5:00Bruno RetailleauChiffre
« J'ai les statistiques avec les liens malheureusement. »
- 6:00Bruno RetailleauPromesse
« Il faut adopter le principe casseur payeur. »
- 7:00Bruno RetailleauFait
« Les textes parfois ne sont pas assez durs. Je pense à la justice des mineurs. »
- 8:00Bruno RetailleauChiffre
« + 50 % en matière d'immigration, 24 % plus d'éloignement forcé, 24 % de régularisation en moins, 14 % en moins de naturalisation. »
- 9:00Bruno RetailleauFait
« Il faut pas que nos convictions profondes soient atteintes. »
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[Musique] Merci d'être avec nous, monsieur le ministre. Bonjour. Oui, bonjour à vous.
Peut-être peut-on commencer par donner des nouvelles si vous en avez de ces deux pompiers qui sont portés disparus à l'an dans l'ine à la suite d'une intervention sur un incendie. Non, sont deux jeunes pompiers volontaires. Actuellement, beaucoup de sapur pompiers sont mobilisés pour tenter de les rejoindre parce qu'ils ont été ensevelis.
Le feu en réalité a attaqué la structure du bâtiment et et s'est affessé sur eux. Donc voilà, je pense à la famille, je pense à eux, mais il y a encore un espoir. Il faut absolument que la colonne des serpers parvienne précisément jusqu'à eux.
Je veux simplement dire que la semaine dernière, il y a exactement 8 jours à Bergerac, un sac pompier euh est mort euh au moment d'un exercice. Donc j'ai vraiment une pensée pour toute cette grande famille des sapeurs pompiers qui passent leur temps finalement à donner beaucoup d'eux-même, parfois jusqu'au sacrifice de leur vie euh pour nous, pour ceux qu'ils veulent secourir et c'est le quotidien du ministre évidemment de gérer ce ces circonstances évidemment dont on espère qu'elles ne seront pas dramatiques. Mais ça permet quand même de rappeler, pardon, euh quelque chose de fondamental, c'est la force du don de soi plutôt que le chacun pour soi.
C'est une leçon de civisme. Il y a aussi dans l'actualité beaucoup de politiques. Évidemment, je voudrais euh vous entendre sur une petite phrase qui a fait beaucoup de bruit du président, c'était ce weekend.
Il a dit à propos des il parlait des des reculs sur les mesures écologiques, mais il dit ceci certains préfèrent brainwer opérer un lavage de cerveau en français sur l'invasion du pays et les derniers faits d'hiver, la violence, les violences notamment après la victoire du PSG. Est-ce que vous reprendriez ça ? Est-ce que ce sont de simples faits d'hiver ces faits de violence qui touchent le pays ?
Moi, je ne le pense pas. Un fait divers, c'est un fait qui surgit dans l'actualité, qui est imprévisible par définition et et surtout contre lequel on ne peut rien. Et je pense que l'accumulation de faits divers, on le voit bien, crée du sens malheureusement.
Ce sont des faits de société et ils sont choquants ces propos du président. En tout cas, pour ce que il me con, je suis mise de l'intérieur. Je vois bien l'insécurité qui monte, qui monte, cette violence, cette ensauvagement, cette barbarie comme j'ai pu la dénoncer.
On peut pas s'y résigner. euh accepter ces faits-là comme des faits divers, ça voudrait dire que euh en fait on accepte la fatalité et moi je ne crois pas à la fatalité. Il faut pour les jeunes mineurs une révolution pénale.
Il faut aussi pour les étrangers le désordre migratoire euh aboutit à des désordres d'insécurité. J'ai les statistiques avec les liens malheureusement et je pense que précisément il faut lutter pied à pied. C'est ce qu'attendent les Françaises et les Français de nous.
Et quand on vous entend, on a l'impression que vous pourriez reprendre exactement ces propos même si ce sont pas vous qui les avez prononcé. C'est Marine Le Pen. Le détachement indécent et cette indifférence aux souffrances des Français montre à quel point Emmanuel Macron s'enfert dans le déni, dans l'aveuglement et dans le mépris qui caractérise sa présidence.
Est-ce que vous pourriez retirer une virgule à ça ? Écoutez, moi je veux pas rentrer dans ce genre de polémique. Marine Pen, non mais les termes, est-ce qu'il y a du déni ?
Est-ce qu'il y a de l'aveuglement voire du mépris du président ? Je le pense pas. En tout cas, Marine Le Pen, je l'ai bien vu.
Je suis le premier qu'elle critique. Le premier qu'elle critique parce que il y aura une forme de laxisme en cela. D'ailleurs, on l'a bien vu sur le match PSG, il y a eu LFI, les insoumis et le Rassemblement national.
Ils m'ont désigné comme le fauteur de trouble, les deux. les uns parce que ils me trouvent finalement trop répressif et les autres pas suffisamment répressifs. Mais en fait ce qu'ils ignorent c'est que la réponse sécuritaire c'est une chose mais il faut aller chercher aussi ailleurs.
Il faut une euh des sanctions judiciaires qui soient beaucoup plus fermes. Il faut adopter le principe casseur payeur. C'estes jeunes ou moins jeunes qui cassent, on doit les faire payer, y compris leur famille.
Elle vous fait, c'est vrai, un procès en en impuissance, Marine Le Pen. Elle dit que vous parlez beaucoup mais vous faites pas grand-chose. Rien ne montre, dit-elle, que la dégradation du pays soit enrayée.
On aurait pu prendre un vrai cap, des actes forts. Il y a que des mots. Les mots n'arrêtent ni les voyoux, ni les criminels.
Et c'est vrai que ce qui s'est passé après la victoire du PSG a permis de nourrir cette polémique et ses propos de son point de vue. En tout cas, ce soir, le préfet de police, il sera auditionné à l'Assemblée sur le sujet. vous, ce sera le 18 juin, sauf erreur.
Euh, avec le recul, est-ce que vous diriez on aurait dû faire les choses un peu différemment ou bien on pouvait pas mieux faire ? Non, franchement, je pense que la réponse policière, la réponse sécuritaire a été au rendez-vous. Maintenant, il faut être très très clair.
Moi, je m'en satisfais pas. Je m'en satisfais pas parce que on ne pourra pas demain évidemment placer un cordon CRS devant chaque magasin, devant chaque vitrine. C'est terrible ce que vous dites parce que vous dites la réponse policière, elle était au rendez-vous et regardez les images.
Mais la parce que on peut pas mieux faire. On peut beaucoup mieux faire. On peut mieux parce qu'il faut dissuader.
Dissuader, c'est sanctionner. H J'ai été euh surpris par exemple d'un certain nombre de sanctions qui sont beaucoup trop faibles. Quand un jeune un jeune majeur de 19 ans a un sac à dos bourré de feu d'artifice.
On sait que ce sont des armes par destination, qu'il frappe à deux reprises un policier. Bien, je pense que aujourd'hui et demain, si on veut vraiment dissuader, il faudrait que dès lors que on s'en prend, un sapeur pompier, on parlait des sapeurs pompiers. Vous savez qu'il y a eu des sapeurs pompiers ? qui ont été blessés, des gendarmes, des policiers et bien à chaque fois qu'on blesse un sapeur pompier, quelqu'un en uniforme, c'est la case prison.
Mais c'est parce que les juges sont laxistes ou c'est parce que les textes ne sont pas assez durs ? Les textes parfois ne sont pas assez durs. Je pense à la justice des mineurs.
Je pense qu'il faut une révolution pénale sur la justice des mineurs avec des courtes peines. C'est fondamental d'une semaine, de 2 semaines dans des prisons qui ne sont pas les mêmes que là où on enferme des narcotrafiquants qui sont des prisons euh appropriées. Et il faut aussi faire payer les casseurs les juges.
On ne fait pas payer les casseurs. Il y a du lacisme sur les juges ou pas ? Pas tous mais il peut y en avoir.
Écoutez quand il y a pas de peine de prison alors qu'on frappe des policiers n'est pas possible. Dans d'autres pays européens, on sait bien que quand on s'attaque à l'uniforme, alors c'est la case prison. Tant qu'on a'ura pas compris cela, je pourrais aligner mais des milliers et des milliers de policiers et de gendarmes.
Euh ils seront submergés par la vague de ces barbares. Vous nous dites ça, mais on a l'impression que ce diagnostic, il est pas partagé au sein du gouvernement. On a vu les paroles du président lui-même hein qui parle de fait d'hiver.
Ellisabeth Borne également, elle entend les mesures dont vous parlez, dont parle également Gérald Armanin et elle dit ce weekend dans le Parisien, ce serait bien d'éviter la surenchère de mesures éculées qu'on trouve sur étagère à chaque actualité dramatique. Vous lui répondez quoi à votre collègue ? Chacun son parcours.
Ellisabeth Bent de la gauche. Ça n'est pas mon cas. Mais je le dis aujourd'hui, il faut être aveugle pour ne pas voir l'ensauvagement d'une partie de la jeunesse, d'une partie aveuglement chez Ellisabeth Borne, chez Emmanuel Macron.
C'est ce que vous nous dites. Pas de polémique. Écoutez.
Oui, vous cherchez à créer une forme de polémique entre des membres du gouvernement. Simplement ce que je sais moi, je suis ministre de l'intérieur. Ce que je dis c'est qu'il y a un ensuvagement, une décivilisation.
Même le président de la République l'avait reconnu. Alors qu'est-ce qu'on fait ? On reste les bras ballants, on ne fait rien.
Moi, j'attends à ce que finalement ces sauvages là blessent des policiers et des gendarmes. Il y en a des centaines, des milliers de blessés chaque année. On peut s'en satisfaire ?
Non. Moi, je veux changer les règles et ce qu'on font d'autres pays européens quand ça marche. Pourquoi est-ce que nous on ne le ferait pas ?
Pourquoi on le ferait pas ? Quant à Marine Le Pen, simplement ce que je veux dire c'est que j'ai déjà des résultats en matière de rodéo par exemple de confiscation des véhicules + 50 % en matière d'immigration 24 % plus d'éloignement forcé 24 % de régularisation en moins 14 % en moins de naturalisation sans que il y ait eu d'autres lois puisqu'on n pas la majorité à l'Assemblée nationale avec les limites les contraintes qui me sont donné mais les français sont pas fous ils ont du bon sens vous avez entendu hier que le président a dit que la dissolution une nouvelle dissolution c'était pas complètement écarté. C'est quelque chose que vous pourriez appeler de vos vœux pour qu'il y a une majorité peut-être qui vous soutienne de ce point de vue-là ?
Non, je pense que la dissolution en réalité, on l'a bien vu, la dissolution a créé une forme d'instabilité. Donc je souhaite pas évidemment qu'il y ait à nouveau une dissolution demain. Il faut assurer au pays une forme de stabilité parce que sans stabilité, ce sera une crise financière et ce sera les Français les plus faibles, les plus vulnérables qui trinqueront d'abord.
Et on va essayer d'en dire un mot peut-être. D'abord, dites-nous, demain, il y a l'extraction de Mohamed Amra. Vous vous êtes érigé contre cette décision ?
Est-ce que sur le plan sécuritaire tout est prêt ? Est-ce que les moyens déployés seront colossaux demain ? Tout sera prêt.
Tout sera prêt. Mais moi ça me révolte parce que ça coûte cher alors qu'on aurait pu faire en sorte que les juges se déplacent dans la prison. La procureur dit non c'est pas possible parce que il y a plein de scellés à lui présenter.
Il vaut mieux qu'il vienne dans le bureau des juges. Écoutez les juges pour l'affaire Kim Karchan, ils sont allés aux États-Unis. Voilà donc ça c'est beaucoup d'argent mais c'est encore plus que de l'argent.
Ce sont des risques. À chaque fois qu'on extrait un individu très dangereux, alors ce sont des risques qu'on fait prendre aux forces de l'ordre. Et pour Amra, je pense que chacun a en mémoire les deux agents de la pénitentiaire qui ont été froidement abattus.
Vous avez parlé des des risques financiers, il nous reste quelques secondes pour l'évoquer parce que la ministre du budget Amélieine Monchalin va recevoir tous les ministres dont vous est-ce que vous allez accepté de réduire votre budget ? Est-ce qu'il y a du gras au ministère de l'intérieur ? Iser d'intérieur, c'est de la masse salariale, c'est des policiers, c'est des gendarmes.
On peut pas baisser les salaires des euh policiers et des gendarmes. Mais je ferai des propositions aussi euh à la ministre du budget. Je pense que chacun doit être mis à contribution, à une juste contribution parce que il y a rien de pire que le rabau.
La sécurité intérieure doit rester une priorité. Et en tant que président LR, quelles sont vos lignes rouges en matière euh de rabau ou d'en tout cas de d'économie ou de nouveaux impôts peut-être puisque le premier ministre a dit que euh tous les Français devraient faire un effort si vous mettez votre autre casquette, vous mettez la ligne rouge. Où ?
Ce à quoi je crois, c'est que euh l'État ne doit pas faire la poche des Français avant qu'il ne se soit lui-même serré la ceinture. Voilà. Et il y a du gras.
Donc des économies et pas de nouveaux impôts pour dire les choses. Est-ce que vous pourriez démissionner si Ben oui, évidemment, il faut voir où vous mettez le curseur. Où vous mettez le curseur parce que s'il y a des nouveaux impôts, des nouvelles dépenses fiscales, par exemple, si on rabotte les niches fiscales sont des impôts en plus.
En réalité, nous sommes rentrés au gouvernement pour éviter le chaos. Si la France si la droite française avait dit non, Emel Macron aurait dû se tourner vers la gauche mélanchonisée. Nous en sommes là, nous voulons la stabilité.
Mais attention, il faut pas que nos convictions profondes soient atteintes. Il faut pas que les intérêts supérieurs de la nation soient blessés. Donc c'est en fonction de ces critères-là que nous aurons à voir à regarder au cas par cas.
La réponse de Bruno Rotaillot sur la phrase d'Emmanuel Macron à propos des faits divers. C'était ce matin dans les CADV ainsi que de nombreux sujets comme on vient de l'entendre. Merci beaucoup.
Merci à vous. Merci messieurs et merci
Bruno Retailleau