Sarah Knafo chez Pascal Praud : Tout le monde savait qu’il y aurait des émeutes samedi dernier
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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Quel est votre sentiment sur la séquence globale entre ce qui s'est passé samedi et dimanche sur les Champs-Élysées et les condamnations observées ?
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Éric Zemmour a dit que ces jeunes détestent la France. Partagez-vous cette analyse ?
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Sarah Cafo est avec nous. Elle l'était visuellement, elle est d'une manière auditive sonore. Bonsoir cher Sarah Knafo.
Bonsoir Pascal Pro. Est-ce que vous m'entendez ? Voilà, je vous entends parfaitement.
Il y a toujours un petit décalage dans ces cas-là. C'est pourquoi je je vais pas forcément vous interrompre parce que ça n'est pas agréable pour le téléspectateur et je vais vous demander en revanche quel est Je vais vous demander en revanche quel est votre sentiment sur la séquence qui s'est déroulé séquence globale d'ailleurs entre ce qui s'est passé samedi et dimanche sur les Champs-Élysées et puis 5 jours après 4 jours après les condamnations que vous avez pu observer. Écoutez, je vais même commencer un tout petit peu avant ce qui s'est passé samedi dernier.
C'est ce qu'on a vu la veille, ce qu'on savait depuis déjà une semaine. Et c'est ce que je trouve le plus révoltant, c'est que à chaque événement, à chaque match de foot, à chaque finale, on sait d'avance ce qu'il va se passer. Alors, tout le monde joue sa partition.
Les commerçants se barricadent, le ministre de l'intérieur prévoit des forces de l'ordre. Les tribunaux savent d'avance qu'ils vont devoir prévoir des comparutions immédiates. Les avocats savent d'avance qu'ils vont devoir être commis d'office et se présenter dans la nuit parce qu'il y aura des interpellations.
Et voilà que chacun joue sa partition et que tout le monde euh joue son rôle. Donc vous avez les casseurs qui arrivent à l'ordite, vous avez les forces de l'ordre qui sont là, vous avez une minorité qui est interpellée. Tout le monde sait qu'ils ne vont pas aller en prison mais pourtant les juges arrivent, les avocats arrivent, les délinquants arrivent.
Ils ressortent quand ils ressortent pas tout simplement libre, ils ressortent avec 500 € d'amende et c'est un phénomène qui est presque aussi prévisible que le soleil en été ou que le froid en hiver. Et donc on peut déjà, vous et moi, se donner rendez-vous pour le 14 juillet puis pour le 31 décembre. Moi, je peux préparer d'avance ce que je vais vous dire, vous Pascal pro et vous tous sur le plateau, vous pouvez préparer vos chroniques d'avance.
Et on est dans ce cette farce macabre en France année après année. Et on vit la même chose et c'est peut-être ce qu'il y a de pire. qu'on ait le duo entre Christian Tobira et Christophe Castaner ou qu'on est Bruno Retaillot à l'intérieur et Gérald Armanin à la justice qui sont censés être des hommes de droite.
Et pourquoi et maintenant c'est la vraie question pourquoi est-ce que ça nous arrive avec cette régularité de métronome ? Pourquoi est-ce qu'on sait d'avance que pour le 14 juillet, on va vivre les mêmes scènes, se lamenter des mêmes faits, s'indigner sur la même impunité parce que personne ne traite les causes. J'entendais ce que disait monsieur Berger peu de minutes avant mon passage.
Je suis entièrement d'accord avec lui. Je pense qu'aujourd'hui la classe politique n'a pas encore compris, en tout cas dans son ensemble, vous avez des individus qui l'ont compris, n'a pas encore compris que seul la fermeté pouvait ramener l'ordre. Il faut comprendre que la seule chose qui peut dissuader ses délinquents, ces gens violents qui vont casser des vitrines, casser des abribus à la moindre manifestation qui devrait être une manifestation de joie.
Ces gens-là ne comprennent que la force, que la fermeté. Pour les dissuader vraiment, d'abord, il faut les mettre hors d'état de nuire. Il faut qu'ils aient la certitude qu'au moindre casse, au moindre premier délit, ils seront mis en prison.
Si vous vous dites qu'ils prennent une peine même de 5 ans, imaginez, c'est cinq fois un 31 décembre, 5 fois un 14 juillet, 5 finales qu'on pourra vivre tranquille, c'est déjà énorme. Vous avez une société qui sera protégée pendant 5 ans d'individus violents. À mon sens, la deuxième chose, c'est qu'il faudrait des peines vraiment dissuasives, une amende vraiment dissuasive et qu'on soit certain qu'elle soit payée.
Quand vous avez un délinquant aujourd'hui qui sort du tribunal avec 500 € d'amende ou avec un stage de citoyenneté, un rappel à la loi ou que sais-je, ce qu'il va dire à ses copains, c'est "J'ai rien eu, je suis sortie libre, on ne m'a rien donné." Pour lui, ça n'est pas une peine. Et on le conçoit très bien, vous et moi.
On sait que ça n'est pas une peine pour un délinquent. Ce qu'il peut comprendre, c'est une peine de prison, être enfermé, être privé de sa liberté ou alors des amendes vraiment dissuasives, c'est-à-dire faire porter le poids sur les casseurs de ce qu'ils ont cassé. par exemple se dire qu'ils doivent payer trois fois plus que ce qu'ils auront cassé.
À l'inverse là aujourd'hui, c'est vous et moi, c'est les gens qui sont derrière moi dont vous avez dit en effet qu'ils étaient des sympathisants. Ce sont eux qui vont payer pour les méfet de ce qu'on commis tous les gens qu'on a vu sur les images samedi et dimanche dernier. Avec leurs impôts, avec le fruit de leur travail, ce sont eux qui vont réparer tous ces dégâts parce que tous ces gens qu'on a vu ne payeront pas.
Ils diront qu'ils sont insolvables. Donc la solution c'est des peines vraiment dissuasives, des amendes vraiment effectuées avec saisies systématiques des biens, avec retrait des aides sociales quand les gens ne payent pas, qu'on en sorte de ce sentiment d'impunité. Et dernière chose et à mon avis c'est même un élément central, il faut se demander qu'est-ce qui est vraiment dissuasif pour la jeunesse qu'on a vu dans nos rues samedi soir ?
Et je pense que quand on connaît cette jeunesse, on arrive à concevoir ce qui pour eux est le pire. Peut-être que vous le savez, moi j'ai grandi à leur côté. J'ai grandi en scène Saint-Denis et je sais que la plus grande menace que donnent les parents à leurs enfants lorsqu'ils commettent des actes de délinquence, lorsqu'ils dent en bas des tours, c'est de leur dire "Si tu te comportes mal, je te renvoie dans le pays d'origine, donc je te renvoie au Bled, en Algérie, au Maroc, en Tunisie." Et c'est ce qui leur fait le plus peur parce qu'ils savent qu'une fois là-bas, on se comporte pas de la même manière.
Vous savez peut-être que beaucoup sont étrangers ou beaucoup ont une double nationalité. Ce sont des gens qu'on peut renvoyer dans leur pays d'origine ou dans le pays dans lequel ils ont une nationalité. Je pense que beaucoup de gens peuvent se dire mais ils sont de moins en moins nombreux que c'est une mesure qui serait radicale.
Mais il faut se souvenir que l'un à l'avoir proposé parmi les premiers c'était François Hollande. François Hollande en 2015 au lendemain des attentats qui avaient proposé de déchoir de leur nationalité française ceux qui étaient complices ou auteurs de ces attentats. Je pense qu'aujourd'hui, il faut traiter de la même manière des gens que nous avons accueilli généreusement, à qui nous avons parfois donné des aides sociales, des logements sociaux, notre générosité, notre capacité d'accueil.
Il faut aujourd'hui se dire qu'ils n'ont plus rien à faire chez nous quand ils agissent comme ils agissent. Donc je vous le redis, pour rester dans le cadre évidemment de la loi et de ce qui nous est possible de faire, renvoyer tous les étrangers au premier délit, au premier crime évidemment et renvoyer les doubles nationaux qui commettent des délits graves ou des crimes sur notre sol. Je pense qu'avec ces mesures, on arrive à créer une politique vraiment dissuasiive.
Bon, ça euh faut je vous ai pas interrompu et je vous ai dit pourquoi. Parce qu'il y a un petit décalage et puis euh ce n'est pas agréable pour le téléspectateur. Je vous ai posé une question, on a un temps de parole qui est limité.
Euh une ma question avait été de 10 secondes, vous avez répondu sur 6 minutes. Donc j'aurai le droit, si j'ai bien compris, à une simplement à une deuxième question. Mais je voulais préciser deux trois choses par rapport à ce que vous disiez, c'est que les jeunes gens sur les 29 personnes qui ont été jugées euh ces dernières heures, il y a quasiment pas d'étrangers.
Ce sont des Français nés sur le sol de France. C'est Yanis qui a 19 ans. C'est alors Alibé par exemple était un Algérien en situation irrégulière.
On en avait parlé hier et on s'étonne même qu'il se reste sur le sol français. Mais autrement euh c'est euh Ilel S, c'est Félipp P, c'est vraiment beaucoup de jeunes gens qui sont nés sur le sol de France. Et le seul qui a euh ciblé d'une certaine manière la responsabilité euh de ce qui s'est passé samedi et dimanche, c'est Éric Zemour.
Euh dans la classe politique, personne n'a utilisé les mots qu'il a utilisé. Je voulais vous interroger là-dessus. Éric Zemour a dire, ils viennent des mêmes quartiers, des mêmes milieux.
Ils sont pour la plupart des enfants de l'immigration arabo musulmans. Qu'ils soient né ici ou là-bas, qu'il soit étranger ou français, il détestent la France et les Français. Alors avec Éric Zemour, on peut lui reprocher de généraliser parce que tous ne détestent évidemment pas la France et les Français.
Peut-être que ces jeunes gens-là ont un sentiment de revanche, mais est-ce que vous diriez que le moteur principal consciemment ou inconsciemment est précisément la revanche ? Je réponds sur votre premier point sur le fait qu'il soit né en France. Vous savez que dans certains pays, notamment d'Afrique sub-saharienne et du Maghreb, pour tous les pays du Maghreb, la nationalité s'érite de père en fils, même quand vous n'en faites pas la demance.
Vous êtes deux droits marocains si vos parents sont marocains. Vous êtes deux droits algériens si vous avez un de vos parents algériens. Par conséquent, vous le savez, tout en respectant les conventions internationales, on peut déchoir de leur nationalité française quelqu'un qui a une deuxième nationalité.
Et je vous rappelais à dessin le fait que François Hollande lui-même les proposit à un moment où vous vous en souvenez, les attentats étaient eux aussi commis par des Français né sur le sol de France qui avait été à l'école française et pour autant on pouvait les déchir de leur nationalité parce qu'ils en ont deux. Donc ce que je viens de dire ne concerne que les binationaux. Il s'agit pas de faire des apatrides, il s'agit uniquement de se concentrer sur ceux qui sont soit étrangers.
Il y en a beaucoup dans le lot. Et ça à mon avis c'est le bé àabas. Ça devrait mettre tout le monde d'accord.
D'ailleurs, quand on voit les sondages, vous voyez que 70 %, parfois plus des Français sont d'accord. Donc même à gauche, ce sont des mesures qui trouvent des majorités. Le fait de pouvoir expulser des étrangers qui commettent des délits sur notre solationaux, de la même manière, si un socialiste l'a proposé, je pense qu'on peut commencer à se dire que c'est consensuel dans la société française.
Et en tout cas, je prends tous les paris que les Français nous suivraient sur ces mesures. Je reviens maintenant sur le constat, sur ce que vous avez dit. J'ai été très frappé de voir les différentes explications qui nous ont été données par la classe politique.
J'ai entendu Juliette Mayadelle, donc une femme de gauche, qui disait que la raison des émeutes, c'était la masculinité toxique. Ça prêterait à presque à sourire si on se disait que cet aveuglement finalement ne nous coûtait pas tellement année après année. Quand on voit les scènes après les matchs de rugby, je pense pas qu'on voit beaucoup de vandalisme.
Et pourtant, les supporters de rugby sont tout aussi masculins, viriles qu'on pourrait imaginer un supporter de football. Et pourtant, on voit pas sur leur chemin des vitrines cassées, des abribus massacrés, des francs-perri dévalisées. On nen voit pas beaucoup.
Quand on entend aussi, et là plus surprenant peut-être un Bruno Retaillot qui nous dit que l'explication de ces ces émeutes qu'on a vu dans les rues de Paris, ce serait la déconstruction de la société française. Donc pour faire vite l'héritage de M68 qui a déconstruit les valeurs traditionnelles d'ordre et d'autorité. Là aussi a de quoi s'étonner parce que quand on regarde tous les autres sports, je sais pas si pour la finale de Roland Garos, les commerçants vont se barricader à ce point.
Je crois pas que lorsqu'on a le vent des globes, on trouve sur sur les lieux du vent des globes des des endroits cassés. Je crois pas que sur les routes du Tour de France, on voit beaucoup de vandalismes. Donc, on comprend bien que ce sont des violences qui ne sont pas à imputer à toute la société française et à vouloir tous nous culpabiliser.
On voit bien que beaucoup de Français élèvent leurs enfants et continuent d'élever leurs enfants dans des valeurs d'autorité, de bon sens, de respect des institutions, de respect des biens publics et que oui, il y a une certaine partie de la société qui pour des raisons qui dépassent le sport parce qu'on voit les mêmes scènes malheureusement dans beaucoup de manifestations. que ce soi des manifestations de la CGT, que ce soit le 31 décembre, j'en parlais tout à l'heure, que ce soit pour le 14 juillet, tous les prétextes sont bons pour attaquer tous les représentants de la France. Et quand on voit en effet des pompiers qui sont pris à partie et menacés de mort, là on comprend qu'en réalité ça dépasse la simple révolte contre l'ordre, contre la police, mais que toute uniforme qui rappelle la France est prise à partie.
Donc oui, je pense que chez Reconquête, nous sommes les seuls à assumer ce diagnostic, mais que nous ne sommes pas du tout les seuls dans la population française et que ça fait du bien à beaucoup de monde et sans doute à des gens qui vous regardent d'entendre des gens poser le juste diagnostic et euh ne pas se contenter de causes trop faciles qui nous empêcheront de régler le problème. Merci beaucoup Sarah Nafo. Les téléspectateurs sont habitués à cette expression du temps de parole que nous utilisons beaucoup sur la chaîne 16 aujourd'hui et 14 à partir de demain puisque nous serons sur la chaîne 14.
Donc malheureusement, je suis obligé d'interrompre cette conversation ou cet entretien plus exactement. Euh c'est vrai que lorsqu'on est comme ça en duplexe, c'est délicat d'entamer un un dialogue et d'échanger des points de vue ou d'avoir une parole plus contradictoire que je ne l'ai eu pendant ces 10 minutes. Euh mais on vous attend avec plaisir bien sûr sur ce plateau.
Euh merci en tout cas Sarah Knafo d'être passé ce soir par le plateau de CS. Merci beaucoup. Yeah.
Sarah Knafo