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InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 1 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsRetraitesÉconomie & entreprises

Bruno Retailleau accuse LFI d'être "un parti séditieux qui a une fascination pour la violence"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 60 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse partielle

    Le budget qui est annoncé aujourd'hui avec des coupes énormes, est suffisant à vos yeux ?

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Vous y étiez hier, vous êtes rentré tard hier soir de Montpellier, vous y étiez et vous avez plaidé en faveur de Robert Ménard.

  • 0:56RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que, alors les juges ne seront pas obligés de suivre le requisitoire du parquet ?

  • 1:37OuverteRéponse directe

    Bruno Retailleau, des lycées bloqués à nouveau ce matin, et ça fait plus d'une semaine désormais que ça dure...

  • 3:07FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous appelez au calme ?

  • 4:40RelanceRéponse directe

    On a clairement désormais un parti séditieux. On a un parti absolument sédicieux, qui a une fascination pour la violence.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43PrésentateurChiffre
    « Le parquet de Montpellier a requis une amende de 7500 euros. »
  • 0:48PrésentateurChiffre
    « C'est en réalité très peu par rapport à ce qui l'encourt, 75 000 euros d'amende et une peine d'illégibilité. »
  • 2:57Invité politiqueChiffre
    « Hier, ce sont 119 personnes qui ont été blessées, 34 dans le personnel enseignant. Il y a eu 625 personnes interpellées, 83 policiers blessés. »
  • 2:34PrésentateurFait
    « que pour se marier, il faut être en situation régulière. »
  • 3:28PrésentateurFait
    « je pense qu'il faut qu'on en revienne à la loi anti-casseurs. »
  • 3:46PrésentateurChiffre
    « qui a eu le culot d'envoyer la facture de 100 000 euros à monsieur... »
  • 4:46PrésentateurFait
    « On a un parti absolument sédicieux, qui a une fascination pour la violence. »
  • 5:12PrésentateurFait
    « Vous avez M. Mélenchon, qui déclare l'autre jour qu'il faut s'interposer entre les forces de l'ordre pour protéger les lycéens. »
  • 5:35PrésentateurFait
    « La jeune garde est, de près ou de loin, impliquée dans le meurtre à Lyon du jeune De Ranck. »
  • 6:28PrésentateurFait
    « Il faut un certain nombre de conditions. Ces conditions sont-elles réunies ? »
  • 12:15Invité politiqueChiffre
    « 54 milliards d'euros d'économies, 5,5 milliards d'efforts demandés aux retraités. »
  • 13:14PrésentateurFait
    « On n'a jamais emprunté aussi cher depuis 2000. »
  • 13:23PrésentateurChiffre
    « C'est 3600% de plus qu'il y a 5 ans. »
  • 15:06PrésentateurChiffre
    « Il est responsable d'avoir ruiné la France 1 400 milliards d'euros, c'est quand même inédit sous la Ve République. »

Temps de parole

  • Présentateur63 %
  • Bruno Retailleau32 %
  • ?5 %

≈ 27,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Bruno Retailleau

Bonjour Bruno Retailleau,

0:01
Présentateur

merci

0:02
Bruno Retailleau

de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes candidat à

0:04
Locuteur

l

0:04
Bruno Retailleau

'élection présidentielle, vous êtes président les Républicains. On va revenir évidemment dans un instant sur les blocages de nombreux lycées à nouveau ce matin pour un acte de les étudiants d'ailleurs qui sont invités à suivre le mouvement. Le budget qui est annoncé aujourd'hui avec des coupes énormes, est

0:19
Locuteur

-ce

0:19
Bruno Retailleau

suffisant à vos yeux ? Mais je voudrais d'abord vous interroger sur le procès Robert Ménard. Vous y étiez hier, vous êtes rentré tard hier soir de Montpellier, vous y étiez et vous avez plaidé en faveur de Robert Ménard. Vous avez dit peut-on sanctionner un maire sur la base d'un texte qui va être amené à évoluer ? C'était évidemment sur la question de l'obligation de marier versus l'obligation de quitter le territoire. Le parquet de Montpellier a requis une amende de 7500 euros. C'est en réalité très peu par rapport à ce qui l'encourt, 75 000 euros d'amende et une peine d'illégibilité.

0:54
Locuteur

Oui,

0:54
Présentateur

surtout l'illégibilité, c'était là le risque.

0:56
Locuteur

Est-ce

0:56
Bruno Retailleau

que ça veut dire que, alors les juges ne seront pas obligés de suivre le requisitoire du parquet, mais est-ce que ça veut dire que finalement Robert Ménard a convaincu

1:06
Locuteur

?

1:07
Présentateur

Écoutez, en tout cas, il n'a pas le marqué, le procureur n'a pas demandé son inégibilité. Et ça, c'est fondamental. Parce qu'on marche sur la tête. On a un système qui est plus dur avec le maire, un maire qui se dévoue au quotidien, qu'avec un clandestin. Et le fait de célébrer le mariage, c'est ce que j'ai expliqué hier devant le tribunal, aurait eu pour conséquence de neutraliser l'obligation de quitter le territoire que l'État avait lui-même pris. Donc on marche sur la tête et les Français du reste ne le comprennent pas.

1:37
Locuteur

Pour

1:37
Bruno Retailleau

vous, les Français ne le comprennent pas, mais le président du tribunal vous a répondu à vous, ici, c'est le droit qui prime. Et le droit, au moment où Robert Ménard était censé célébrer ce mariage, le lui imposait normalement.

1:47
Présentateur

Oui, mais le droit, ça n'est certainement pas de faire échec aux décisions du droit de l'État. Voilà, de l'État de droit. Il y avait un individu clandestin, il y avait une obligation de quitter le territoire français, et le fait de célébrer le mariage revenait à ruiner la décision de l'État. Il y avait ce conflit, et c'est ce que j'expliquais, c'est que Robert Ménard s'est trouvé pris dans une injonction contradictoire, dans un conflit de normes juridiques. Voilà, alors le droit, effectivement, à l'État en État actuel des choses, est ce que vous dites qu'il est, mais il va évoluer, et de toute façon...

2:19
Locuteur

Il

2:19
Bruno Retailleau

va évoluer, vous en êtes sûr

2:19
Locuteur

? Il

2:20
Bruno Retailleau

trouvera une majorité pour évoluer ?

2:23
Présentateur

Il faut plus qu'une majorité. Il faut une révision de la Constitution. C'est la raison pour laquelle, dans ma révision constitutionnelle, dans le référendum que je soumettrai au peuple français, j'ai inscrit textuellement, noir sur blanc, que pour se marier, il faut être en situation régulière. Attendez, mais c'est le bon sens.

2:39
Locuteur

Il

2:40
Présentateur

faut remettre la France à l'endroit. Et pour remettre la France à l'endroit, il faut simplement un peu de bon sens. C'est ce que pensent les trois quarts des Françaises et des Françaises.

2:48
Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, des lycées bloqués à nouveau ce matin, et ça fait plus d'une semaine désormais que ça dure, avec de nombreux débordements. Hier, ce sont 119 personnes qui ont été blessées, 34 dans le personnel enseignant. Il y a eu 625 personnes interpellées, 83 policiers blessés. Est-ce que vous appelez au calme

3:09
Locuteur

?

3:10
Présentateur

Évidemment, j'appelle au calme. D'abord, total soutien aux forces de l'ordre, policiers, gendarmes, mais aussi aux personnels de l'éducation nationale. C'est inédit. Le ministre l'a dit lui-même. Hier, plus d'une trentaine de personnes ont été blessées. Il y

3:25
Locuteur

a

3:25
Présentateur

une fabrique de la violence. Ce que je veux dire, c'est deux choses. D'abord, je pense qu'il faut qu'on en revienne à la loi anti-casseurs. Lorsque des individus

3:33
Locuteur

sont

3:34
Présentateur

pris dans un attroupement qui a fait des violences, des dégradations, ils doivent être tenus solidairement comme responsables. Pas question que ce soit le contribuable qui paye. Et je rends hommage à Valérie Pécresse, qui a eu le culot d'envoyer la facture de 100 000 euros à monsieur...

3:49
Bruno Retailleau

Elle a dit, je vais envoyer la facture, notamment du remplacement du portail du lycée Paul

3:59
Locuteur

-Éluard, 100 000 euros

4:00
Bruno Retailleau

au maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, ainsi que les frais de gardiennage et de nettoyage.

4:06
Présentateur

Voilà, donc ce sont les casseurs qui doivent payer. Il faut, là aussi, faire une modification juridique.

4:12
Bruno Retailleau

Enfin, Bali Bagayoko n'est pas le casseur.

4:14
Présentateur

Non, mais d'un point de vue général, je vous dis, la loi anti-casseurs concerne ces attroupements, parce qu'il est très difficile, ensuite, de voir individuellement qui a commis, justement, le délit. Première chose.

4:24
Bruno Retailleau

On reprécise d'ailleurs que cette loi, elle existait. Elle avait été... Par

4:28
Locuteur

la gauche. ...

4:28
Bruno Retailleau

abolie sous force

4:31
Locuteur

amnitéran. L'idée, c'est effectivement

4:33
Bruno Retailleau

que vous pouvez participer à un attroupement si vous n'avez pas vous-même physiquement cassé le portail, par exemple. Vous allez quand même participer à le rembourser.

4:40
Présentateur

Exactement, si vous êtes solidaire d'un attroupement. Voilà. Deuxième chose. Elle est fille.

4:46
Locuteur

On

4:46
Présentateur

a clairement désormais un parti sédicieux. Sédicieux. On a un parti absolument sédicieux, qui a une fascination pour la violence. Résumons-nous. Le maire de Saint-Denis, toujours lui, déclare que la violence... Il est maire, officier de police judiciaire, pourtant. On en parlait il y a quelques instants. Il déclare que la violence est légitime. Peut-être légitime. Vous avez... Oui, peut-être, oui. Ça, si vous voulez, ça ne trompe que les nigauds. Voilà. Deuxième chose, vous avez M. Mélenchon, qui déclare l'autre jour qu'il faut s'interposer entre les forces de l'ordre pour protéger les lycéens, bien sûr. Je me souviens que M.

Mélenchon, lorsque j'avais dissous la jeune garde, c'était solidarisé. Il a vu ces mots. Je leur donne raison. Bravo. Continuez. La jeune garde est, de près ou de loin, impliquée dans le meurtre à Lyon du jeune De Ranck. Il s'est aussi solidarisé. Quentin De Ranck. Il s'est aussi solidarisé. On a un parti qui est fasciné par la violence. On a un parti qui appelle à la sédition. Et même, on a un parti qui essaie d'organiser l'insurrection. Ce qui se passe là. Écoutez-moi bien.

5:53
Locuteur

Ce

5:54
Présentateur

qui se passe aujourd'hui devant les lycées,

5:56
Locuteur

c

5:56
Présentateur

'est la répétition générale de ce qui pourrait se passer en 2027 si Mme Le Pen gagnait. Ils organiseraient une insurrection dans le pays. Je pense aujourd'hui qu'il

6:07
Locuteur

y a

6:07
Présentateur

une question qui se pose.

6:08
Bruno Retailleau

Laquelle

6:09
Locuteur

? C

6:09
Présentateur

'est la question de l'interdiction

6:11
Locuteur

de

6:11
Présentateur

LFI. Je sais que c'est un très difficile endroit. Mais je la pose, je la lance dans le débat public, parce qu'on ne peut plus faire comme si rien n'était.

6:19
Locuteur

Ça n'est plus possible. La

6:20
Bruno Retailleau

rédiction du parti LFI au motif d'un appel à la violence ?

6:24
Présentateur

Il y a un cadre juridique qui existe dans le code de la sécurité intérieure. Je le connais bien comme ministre de l'Intérieur. Il faut un certain nombre de conditions. Ces conditions sont-elles réunies ? En tout cas, la violence, se solidariser avec la jeune garde, appeler à l'insurrection, remettre en cause nos institutions, mettre une cible dans le dos de nos gendarmes, de nos policiers, ça dessine un parti qui, alors c'est clair, n'est plus du tout républicain. J'appelle la gauche d'ailleurs, dans ce qui est là de plus républicaine. D'ailleurs, des gens comme M. Glucksmann sont des gens courageux. Mais je les appelle vraiment à se désolidariser de la façon la plus nette. –

7:03
Bruno Retailleau

Est-ce que ça veut dire que vous, au pouvoir, vous interdireriez ou vous lanceriez une procédure pour interdire LFI ?

7:09
Locuteur

– En

7:09
Présentateur

tout cas, je ferai étudier par mes services ce cas-là. Parce qu'on ne peut plus, on ne peut pas s'habituer. Vous-même, BFM, vous en avez été d'ailleurs les victimes, récemment, il

7:19
Locuteur

y

7:19
Présentateur

a quelques jours.

7:20
Locuteur

–

7:20
Présentateur

Il

7:21
Locuteur

faut

7:21
Bruno Retailleau

préciser, effectivement, et nous l'avons tous ensemble condamné, et je remercie d'ailleurs la solidarité d'un certain nombre de journalistes, d'autres médias. Nos équipes ont été violemment éjectées, notamment devant le lycée Paul-Éluard. Et il est vrai qu'il l'a retirée depuis, mais le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, a retweeté ces vidéos dans lesquelles on entendait des injures et des insultes

7:48
Locuteur

à l

7:49
Bruno Retailleau

'endroit de nos journalistes sur le terrain qui donnaient la parole

7:51
Locuteur

aux étudiants. – C'est le docteur

7:52
Présentateur

de la milice d'extrême-gauche, proche de LFI, proche de LFI, c'est M. Mélenchon d'ailleurs qui l'a avoué, qu'ils étaient proches, qu'ils étaient dans la continuité de LFI. La jeune garde, ça n'est autre que Raphaël Arnaud, qui ici, là, aujourd'hui, siège tranquillement sur les

8:07
Locuteur

bancs

8:08
Présentateur

de l'Assemblée nationale.

8:08
Locuteur

– Le

8:08
Bruno Retailleau

député qui siège sur les bancs de l'Assemblée nationale. Le préfet de la région Île-de-France a décidé de poursuivre, d'ailleurs… –

8:16
Locuteur

Le préfet de police. –

8:16
Bruno Retailleau

Le préfet de police, tout à fait, de poursuivre Bali Bagayoko en vertu de l'article 40. Et le ministre de l'Intérieur, votre successeur Laurent Nunez, a dit « Chaque fois que des élus tiendront des propos qui sont des incitations à la violence, il y aura des poursuites pénales.

8:31
Présentateur

»

8:31
Locuteur

–

8:31
Présentateur

Oui, c

8:31
Locuteur

'est

8:31
Présentateur

l'article 40. Ils l'ont fait sur un objet très précis, c'est provocation au délit. – Donc tout ça dessine un arrière-plan extrêmement préoccupant. Que si ça n'était pas un parti d'extrême-gauche, je pense qu'on ne passerait à aucun autre parti

8:46
Locuteur

fut

8:47
Présentateur

-il de droite, ce genre d'exaction. Donc je pense que cette question, en tout cas je la pose, j'en connais les difficultés, j'en connais les difficultés. Mais je pense qu'aujourd'hui, on ne peut plus banaliser. On est en train de banaliser un parti qui est anti-républicain, y compris anti-démocratique.

9:02
Locuteur

–

9:02
Présentateur

Vous demandez

9:02
Bruno Retailleau

donc effectivement à ce que l'on suspende l'existence de LFI ou qu'on engage des procédures. Bruno Retailleau, sur la question de la sauvagerie policière. Jean-Luc Mélenchon parle de sauvagerie policière. On a vu effectivement des échanges très violents. La police des polices a d'ailleurs ouvert une enquête, notamment lorsque un jeune frappé de très près par un policier a perdu ses dents et a dû être hospitalisé. Cette sauvagerie policière, est-ce que vous reconnaissez qu'elle existe

9:34
Présentateur

? – Qu'il

9:34
Locuteur

y

9:34
Présentateur

ait des dérives, des dérapages, il ne

9:37
Locuteur

peut

9:37
Présentateur

toujours y en avoir. Parce que le niveau de la violence a tellement augmenté qu'il y

9:41
Locuteur

a

9:41
Présentateur

une forme de peur parfois qui peut amener à des dérapages. Il faut les sanctionner. Mais en réalité, la technique de LFI, c'est l'amalgame, c'est la généralisation. C'est de passer d'un cas individuel en disant les policiers, voilà, ce sont tous des fascistes, ce sont tous des violents. Mais ils veulent délégitimer d'ailleurs nos institutions, l'institution des forces de l'ordre. Je rappelle qu'en démocratie, l'État a le monopole de la force de la violence légitime. Ils veulent aussi, là encore, délégitimer les urnes, puisqu'ils nous ont déjà prévenus, ils n'accepteraient pas le verdict démocratique

10:16
Locuteur

des urnes

10:16
Présentateur

si jamais,

10:17
Locuteur

demain, Mme Le Pen était élue. – L'expression

10:19
Bruno Retailleau

exacte utilisée, c

10:21
Locuteur

'est que s'il appelle

10:21
Bruno Retailleau

à la désobéissance civile si Marine Le Pen était élue.

10:27
Locuteur

–

10:27
Présentateur

Mais c'est quoi la désobéissance civile

10:28
Locuteur

?

10:30
Présentateur

C'est quoi la désobéissance

10:31
Locuteur

civile ? – Alors si c'est la

10:32
Bruno Retailleau

désobéissance civile au sens de l'un de Gandhi, c'est une désobéissance tout à fait pacifique.

10:37
Locuteur

– Oui,

10:37
Présentateur

mais voyez, Gandhi, la grande différence avec Jean-Luc Mélenchon, ça n'est pas la chevelure, voyez, ça n'est pas la toge, l'habillement, c'est le fait que M. Mélenchon a conçu une matrice idéologique qui est fascinée par la violence, voilà.

10:52
Bruno Retailleau

– Bruno Retailleau, lorsque vous entendez les propos qui sont attribués à Jordan Bardella par le journal Mediapart, comment vous réagissez

11:01
Locuteur

? –

11:02
Présentateur

Écoutez, d'abord, je hurle jamais avec la meute. Si ces propos étaient exacts, ils sont accablants, affligeants, mais attendons pour en savoir plus.

11:12
Locuteur

–

11:12
Bruno Retailleau

Le fait qu'Emmanuel Macron lui-même, hier, ait condamné ses propos,

11:18
Locuteur

vous essayez de faire trop tôt ? – Je ne ferai

11:19
Présentateur

pas de commentaires sur les commentaires, j'attends d'en savoir plus, tout simplement.

11:23
Bruno Retailleau

– Lorsque l'on retrouve des propos échangés à l'époque sur des boucles WhatsApp, pas forcément encore la preuve qu'ils sont attribués à Jordan Bardella, mais une fascination pour quelqu'un comme Soral, pour quelqu'un comme Dieudonné, en êtes-vous surpris ?

11:38
Locuteur

– En

11:39
Présentateur

tout cas, croyez-moi, je n'ai jamais été moins fasciné par ces individus-là, voilà, qui ont été sanctionnés à juste titre. Vous voyez, la sanction de la violence, pour moi, elle doit être à l'extrême droite comme à l'extrême gauche. Je ne fais pas deux poids,

11:53
Locuteur

deux

11:53
Présentateur

mesures. Simplement, ce que je veux dire, c'est que ces propos sont tellement

11:56
Locuteur

accablants,

11:58
Présentateur

sont tellement lamentables, qu'il faut attendre ce que la justice va nous dire.

12:04
Locuteur

et

12:05
Présentateur

alors on prendra position. Évidemment que

12:06
Locuteur

la

12:07
Présentateur

position sera très dure si ces propos devaient être justifiés.

12:11
Bruno Retailleau

– Bruno Retailleau, c'est aujourd'hui que le gouvernement va dévoiler le détail de son budget. 54 milliards d'euros d'économies, 5,5 milliards d'efforts demandés aux retraités. Voilà les grandes lignes. Est-ce que ça vous paraît suffisant ?

12:23
Présentateur

– Un, ce n

12:24
Locuteur

'est

12:24
Présentateur

pas 54 milliards d'économies. Vous le savez très bien. On a documenté pour l'instant à peine la moitié. Donc on va voir. Simplement, ce que je veux dire, pour les retraités, un mot, c'est absolument injuste

12:36
Locuteur

que

12:37
Présentateur

tout le monde soit appelé à faire des efforts. Très bien. Mais on ne peut appeler les retraités à faire des efforts

12:43
Locuteur

qu

12:44
Présentateur

'à la condition de remettre sur la table la suspension de la suspension de la réforme des retraites.

12:50
Locuteur

– La

12:50
Bruno Retailleau

suspension de la suspension, en effet,

12:52
Locuteur

on en est là.

12:52
Présentateur

–

12:52
Locuteur

C'est-à-dire

12:52
Présentateur

qu'on en est là, bien sûr. C'est-à-dire qu'il faut, à ce moment-là, que pour justifier un tel effort, ça sera plus de 5 milliards, alors il faut que le gouvernement arrête et remette sur la table la réforme qui

13:05
Locuteur

a été votée. – Mais est-ce qu'il ne faut

13:05
Bruno Retailleau

pas quand même qu'à un moment, les retraités actuels fassent des

13:08
Présentateur

efforts ?

13:08
Locuteur

–

13:08
Présentateur

On n'en est même pas là. On est aujourd'hui, ce matin, j'ai regardé les taux, les emprunts, le taux d'intérêt.

13:14
Locuteur

– On

13:14
Bruno Retailleau

n'a jamais emprunté aussi cher

13:15
Locuteur

depuis 2000

13:16
Présentateur

minutes. – On

13:16
Locuteur

est à 4

13:16
Présentateur

,85%. – À 10 ans. – C'est 3600% de plus qu'il y a 5 ans.

13:23
Locuteur

Le

13:24
Présentateur

mécanisme

13:24
Locuteur

qui

13:25
Présentateur

est enclenché, le mécanisme qui va aboutir possiblement à la crise est déjà là. Moi, ce que je propose,

13:32
Locuteur

un,

13:32
Présentateur

pour le budget, c'est l'article 47.

13:35
Locuteur

Le

13:35
Présentateur

budget, c'est-à-dire des ordonnances. Le budget doit être le moins mauvais possible. Article 47. Sinon, aucune autre voie n'est possible. Deuxième chose,

13:45
Locuteur

je demande… – Donc on ne tente

13:45
Bruno Retailleau

même pas de le faire voter ?

13:46
Présentateur

On l'applique par ordonnance ? – On travaille, bien sûr, au Parlement, mais la Constitution dit que si Slasenbourg, au-delà de 70 jours, le gouvernement peut prendre des ordonnances. Je lui demande de prendre ces ordonnances. Même s'il

13:59
Locuteur

y

13:59
Présentateur

a une censure, au moins, on aura un budget et le gouvernement pourra toujours expédier les affaires courantes jusqu'à l'élection. Première chose. Mais je pense que ça ne suffira pas. Si on veut éviter,

14:12
Locuteur

avant

14:12
Présentateur

l'élection présidentielle,

14:13
Locuteur

une

14:14
Présentateur

crise financière qui sera absolument terrible et encore une fois, on y va tout droit.

14:19
Locuteur

Je

14:19
Présentateur

demande au président de la République d'organiser, avant la fin de l'année,

14:22
Locuteur

un

14:23
Présentateur

référendum.

14:25
Locuteur

Il

14:25
Présentateur

y

14:25
Locuteur

a

14:25
Présentateur

des années qui cherchent à organiser un référendum.

14:28
Locuteur

– Non, maintenant, un référendum ?

14:29
Présentateur

– Sur la règle d'or, puisqu'on a voté, il y a plusieurs années, au Sénat et à l'Assemblée nationale. On a voté une règle d'or. Donc, avec un vote qui est un vote exactement identique. Par conséquent, il suffit simplement que le président de la République dise « Je vais convoquer les électeurs pour un référendum pour que la Constitution soit

14:50
Locuteur

réformée ». – Mais vous

14:51
Bruno Retailleau

pensez vraiment qu'au moment où l'on se parle,

14:53
Locuteur

c

14:53
Bruno Retailleau

'est-à-dire dans cette fin de règne où Emmanuel Macron est au plus bas dans les opinions des Français, les Français répondraient à cette question ?

15:01
Locuteur

–

15:02
Présentateur

Il est au plus bas dans les

15:03
Locuteur

opinions

15:03
Présentateur

et notre dette est au plus haut de notre histoire. Il est responsable d'avoir ruiné la France 1 400 milliards d'euros, c'est quand même inédit sous la Ve République. Simplement, ce que je dis, c'est que si on veut calmer les marchés, le seul bouclier, alors qu

15:19
Locuteur

'il

15:19
Présentateur

n

15:19
Locuteur

'y a

15:19
Présentateur

pas la majorité à l'Assemblée nationale, le seul bouclier, c'est le référendum, une règle d'or dans la

15:24
Locuteur

Constitution. – Et vous

15:25
Bruno Retailleau

croyez au peuple, vous croyez à la légitimité, dans ce cas-là, du peuple français ? Je vous repose la question parce que lorsque vous disiez en ce début d'entretien qu'il fallait penser à aller jusqu'à interdire LFI parce qu'anti-républicain, dites-vous, est incitant

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Locuteur

à la violence, vous vous posez cette

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Bruno Retailleau

question. Est-ce qu'au fond, vous dites d'un côté, je crois au peuple français et c'est à lui de répondre à cette question du référendum, mais de l'autre côté, est-ce que ce n'est pas une manière de censurer le peuple français que d'empêcher le parti même pour lequel une partie des Français, au moment où l'on se parle,

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Locuteur

se

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Bruno Retailleau

retrouve à 16% dans les sondages ?

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Présentateur

–

16:01
Locuteur

Oui,

16:01
Présentateur

mais je n'ignore pas cette difficulté. Simplement, on a des règles, tous les partis, dans une démocratie, dans une république, on doit se plier aux règles. Et ça n'est pas possible, la violence. Notamment quand on instrumentalise des mineurs. Vous vous rendez compte de cette gravité ? Aucun père, mère de famille ne peut le tolérer. Simplement, ce que je demande, moi, au président de

16:19
Locuteur

la

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Présentateur

République, c'est de porter devant le peuple français la règle d'or. C'est fondamental et croyez-moi, ce sera important pour aujourd'hui, pour éviter la crise, mais aussi pour demain, pour rétablir enfin, précisément, l'état de nos finances publiques.

16:32
Bruno Retailleau

– Bruno Rataillot, vous dites, voilà, il faut cette règle d'or. Si elle n'était pas adoptée maintenant, j'imagine que vous l'appliqueriez vous, ou même vous feriez ce référendum également si vous étiez élu. Pourquoi pas la tronçonneuse ? Alors, je dis ça de manière provoquante, mais Ravier Mileï est en France aujourd'hui. Ce n'était pas des petits bouts par-ci, par-là. Il a refait toutes les finances de l'Argentine. Il y a été à la tronçonneuse, littéralement. Est-ce que vous vous posez parfois la question d'une vraie remise en cause de renverser la table

17:05
Locuteur

? –

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Présentateur

Ah non, mais renverser la table, c'est le sens, justement, de ma candidature. Je veux une rupture. Le système est en train de mourir sous nos yeux, mais il nous entraîne. Vous vous rendez compte que c'est la troisième fois seulement depuis 1960. Les Français, en deux ans, ont perdu 1200 euros de pouvoir d'achat. Ça, c'est concret, vous voyez. Il y a trois Français sur

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Locuteur

dix. – 1200 euros

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Bruno Retailleau

de perte de pouvoir d'achat par foyer, en moyenne.

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Présentateur

– Exactement. Trois Français sur dix sont dans le rouge pour leur compte bancaire, le 17 du mois, simplement. Donc, moi, je veux renverser la table. Et bien entendu,

17:40
Locuteur

la tronçonneuse…

17:40
Bruno Retailleau

– Vous couperiez quoi avec la tronçonneuse

17:42
Locuteur

?

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Présentateur

– Attendez, la tronçonneuse, c'est d'abord les normes. Je pense qu'il y

17:45
Locuteur

a

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Présentateur

un impôt caché qui est énorme et qui est encore supérieur, d'ailleurs, je le pense, aux impôts au sens habituel du terme. Je pense qu'il faudra retirer de la Constitution, par exemple, le principe de précaution, qui est devenu un principe de blocage, d'interdiction. Je pense qu'il faudra interdire par une loi organique toute transposition, surtransposition des règles européennes parce que l'Europe réglemente beaucoup et nous, on en rajoute une couche. Je pense qu'il faudra aussi, par ordonnance, supprimer des normes, notamment les seuils pour les relevés pour les entreprises.

Là, oui, j'aurai la tronçonneuse en main et par ailleurs, j'aurai su tirer 40 milliards d'euros d'impôts et de charges sociales à

18:24
Locuteur

nos entreprises. – Bruno

18:24
Bruno Retailleau

Retailleau, entre les deux extrêmes, il y a vous, il y a Gabriel Attal, il y a Édouard Philippe, Édouard Philippe qui, hier, propose une retraite d'ailleurs à 65 ans et 45 ans d'annuité. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment ou à un autre, il n'y

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Locuteur

en

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Bruno Retailleau

aura plus qu'un

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Locuteur

?

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Présentateur

– Ce qui fait, c'est que je porte un projet singulier. Vous avez d'un côté

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Locuteur

Marine

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Présentateur

Le Pen, elle veut prolonger l'assistanat.

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Locuteur

Elle

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Présentateur

n

18:51
Locuteur

'a

18:51
Présentateur

pas voté la réforme des retraites, elle n

18:53
Locuteur

'a

18:53
Présentateur

pas voté, par exemple, les 15 heures de contrepartie d'activité au RSA. Elle veut poursuivre le système d'assistanat. Moi, je veux, par exemple, plafonner à 70% du SMIC la totalité qu'un individu peut recevoir en aide sociale. Je ne veux pas que l'assistanat paye plus que le salaire, le travail. Et de l'autre côté, vous avez les anciens premiers ministres, Démel Macron.

19:15
Locuteur

Ils

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Présentateur

sont co-responsables des 1 400 milliards de dettes. Ils ne parviendront pas, ils ne parviendront

19:20
Locuteur

pas à s'en détacher. – Pour l'instant, ils n'ont pas envie de décrocher. –

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Présentateur

Bien sûr, mais le peuple français…

19:23
Locuteur

– Comment allez-vous les convaincre ? –

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Présentateur

Ce n'est pas moi qui les convaincerez. Le peuple français

19:29
Locuteur

ne

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Présentateur

voudra pas leur donner sa confiance. Je pense qu'à un moment ou à un autre, ils décrocheront. Parce que le peuple français ne veut pas d'une saison 3 du

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Locuteur

Macronisme. – Mais sur

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Bruno Retailleau

quels critères ? Pardonnez-moi de vous le dire, mais je veux dire, si on regarde les sondages, vous êtes le dernier des trois. Si on regarde les parties, vous, vous avez l'onction de votre partie. Mais chacun dit, je suis légitime à aller jusqu'au bout. –

19:50
Présentateur

Mais la légitimité, bien sûr que chacun pense qu'il est légitime. Simplement, j'essaie de raisonner objectivement. Pensez-vous un seul moment

19:58
Locuteur

que

19:58
Présentateur

le bilan désastreux, on vient d'en parler, d'Emmanuel Macron, absolument désastreux, l'appauvrissement des Français, le déclassement d'un grand pays, d'une grande nation comme la France, c'est lui. Eh bien, ce bilan-là, ils y ont pris part. Les Français le savent. Les Français sont un grand peuple politique. Et au moment où ils commenceront à s'intéresser à

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Locuteur

la campagne, ce qui n'est pas le

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Bruno Retailleau

cas… –

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Locuteur

Mais justement,

20:20
Bruno Retailleau

c'est un grand peuple politique. Et je vous repose quand même la question, parce que vous dites interdiction de LFI, vous posez cette question, vous dites juridiquement, il y a une voie. Vous faites quoi des élus ?

20:30
Locuteur

–

20:31
Présentateur

Ah ben les élus peuvent se présenter, ils peuvent se présenter, mais ils renoncent à cette violence. Ils renoncent à la stratégie séditieuse, factieuse, une stratégie clairement d'insurrection. Je ne parle même pas d'antisémitisme. Souvenez-vous, ils avaient attaqué M. Raphaël Antoven qui les avait traités de passionnément antisémites, et le tribunal les a déboutés.

20:53
Locuteur

–

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Bruno Retailleau

Le tribunal les a

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Locuteur

déboutés,

20:54
Bruno Retailleau

en effet. Votre annonce

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Locuteur

ce matin, en effet, posait la

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Bruno Retailleau

question

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Locuteur

de l'interdiction

21:00
Bruno Retailleau

de LFI. –

21:01
Locuteur

En

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Bruno Retailleau

tout cas, j'en ai marre de la

21:03
Locuteur

routine, de

21:04
Présentateur

cette habitude. Ils sont en train de créer dans l'esprit du petit monde politico-médiatique une sorte d'ambiance, vous voyez. Il y a une forme de brumisation de la violence, bien sûr dans les lycées, bien sûr, mais aussi dans toute la société, et c'est inacceptable. Donc je veux une réaction forte. Je ne veux plus qu'on s'habitue justement à cette matrice idéologique qui nous conduit tout droit dans le mur de la violence. –

21:27
Locuteur

Sous

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Présentateur

-titrage

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Locuteur

Société Radio-Canada –