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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 2 juillet 2025 43 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Retailleau : un ministre populaire, mais vraiment efficace ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous des chiffres sur l'immigration sous Bruno Retaillot ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Ces contrôles dans les gares sont-ils conformes au droit ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Bruno Retaillot parle de 'tolérance zéro'. Est-ce réaliste ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Son discours sur l'état de droit est-il dangereux ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Peut-il vraiment rassembler au-delà de la droite conservatrice ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Son élection à LR était-elle une surprise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Bruno RetaillotChiffre
    « Les expulsions ont augmenté de 26,7 %. Le nombre de régularisations a chuté de 30 % et les demandes d'asile sont à la baisse. »
  • 7:00Bruno RetaillotPromesse
    « Je veux décourager l'immigration irrégulière. Sans cela, de toute façon, il n'y aura aucune maîtrise de l'immigration. »
  • 10:00Bruno RetaillotFait
    « L'état de droit ce n'est pas intangible ni sacré. »
  • 13:00Bruno RetaillotFait
    « Nos capacités d'intégration et d'assimilation sont saturées. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est l'heure du second débat de ce sens public. Débat politique consacré au bilan des neuf premiers mois de Bruno Retaillot au ministère de l'intérieur. Peut-il vraiment s'enorgueillir de ses résultats sur l'immigration ?

Est-ce une fiction ? Voilà ce que dit le Rassemblement national. Ou alors a-t-il relancé les opérations de contrôle au au faciè et puis est-ce que finalement il marche un peu sur l'état de droit ?

C'est ce que disent ces contempteurs de gauche avant d'en débattre et d'évaluer si la météorite politique de 2025 va continuer de grimper. Les chiffres de la polémique qui sont commentés tout de suite par Clémentine Louise. 9 mois à l'intérieur et c'est la naissance d'un candidat redoutable.

Depuis son arrivée place Bovo en septembre, Bruno Retaillot s'envole dans les sondages. En juin, il est même devenu la personnalité politique préféré des électeurs de droite. même ce qu'il a eu de propos qui ont fait polémique sur l'état de droit, sur des termes comme euh narcaka barbare et cetera en fait ont été totalement assumés par la suite derrière en étant voilà des preuves faites à l'électorat que avec lui il a pas de contrôle.

Une fermeté que le ministre de l'intérieur présente à travers un bilan chiffré sur l'un de ces thèmes de prédilection, l'immigration. Sur l'année 2024, les expulsions ont augmenté de 26,7 %. Le nombre de régularisations a chuté de 30 % et les demandes d'asile sont à la baisse.

Les peuples d'Europe veulent de la fermeté. Ils veulent qu'on maîtrise ce désordre migratoire. Faire en sorte que on puisse régulariser, naturaliser au compte goutte.

En revanche, expulser le maximum. Sur le volet sécuritaire, le ministre de l'intérieur reste plus discret car les chiffres sont moins reluisants. Mais pour le moment, cela n'entche pas la côte du nouveau président des Républicains.

En 9 mois, Bruno Retaillot tire son épingle du jeu dans un gouvernement à la popularité desgringolantes. Qu'il a réussi à garder en fait une forme d'autonomie, c'est en utilisant son rôle de mise intérieur comme il l'entendait. C'est ça qui a permis finalement euh qu'il puisse porter ses propres thèmes, qui puissent porter ses propres idées, ses propres petites phrases ou expressions choc.

Pour viser la présidentielle 202, Bruno Retaillot devra conserver cette même vitesse de croisière car s'il fait des bons dans les sondages, il n'est pour le moment crédité au maximum que de 17 % des intentions de vote au premier tour, soit juste derrière l'ancien premier ministre Édor Philippe. Bruno Retail au ministre populaire, mais est-il vraiment efficace ? Selon quel critère ?

Voilà le thème de notre débat avec Ag Séveren. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes sénatrice L de Paris et porte-parole des Républicains.

Lucile Schmidt, bonsoir et bienvenue. Vous êtes président du cercle de réflexion de la fabrique écologique. Julien Néni, bonsoir et bienvenue à vous aussi.

Vous êtes journaliste socire et Michael Darmont éditoraliste politique évidemment toujours à à mes côtés. que vous inspire à la question générale pour démarrer ces ces chiffres qui tombent quand même à point nommé pour Bruno Rota Agè Sverrine écoutez je trouve que c'est évidemment plutôt positif Bruno Retaillot et votre partage le je le démontrait c'est vrai que il applique une politique de fermeté et d'autorité dans un contexte qui est très contraignant il faut juste le rappeler il n'y a pas de majorité aujourd'hui pour faire voter des textes à l'Assemblée nationale puisqu'on est dans une tripartition à l'Assemblée 1/3 un/ers 1/3 ce qui n'est pas facile. Il est arrivé seulement il y a 9 mois et donc il n'a pas de baguette magique en fait pour renverser la donne face à une situation d'un désordre à la fois sécuritaire et migratoire.

Et puis il y a aussi le contexte très contraignant du droit français et du droit international qui fait que par exemple sur la politique migratoire la CEDH s'imisse dans dans les décision la cour européenne des droits de l'homme. La Cour européenne des droits de l'homme, pardonnez-moi. Ensuite en France, il y a le Conseil constitutionnel, il y a le Conseil d'État, il y a le tribunal administratif.

On a plein d'exemples comme ça qui démontrent que certes, il a un vrai volontarisme politique, mais qu'il est souvent entravé dans les décisions politiques qui pe prendre. La question du droit, de l'état de droit, ce sera évidemment l'un de nos l'un de nos chapitres. Lucile Schmid, quel bilan vous en faites vous de ces neuf premiers mois ?

Moi, je trouve que Bruno Rota se caractérise par de très fortes convictions et je pense que c'est pour cette raison qu'il est plus populaire sans doute qu'un certain nombre d'autres personnes qui peuvent être plus calculatrices ou qui ont le nez rivé sur les sondages. On peut pas lui faire le reproche de ne pas avoir de conviction. Euh contrairement à Agnè Sverren, je j'aurais tendance à dire qu'au contraire le fait que euh le gouvernement soit faible et qu'il y ait pas de majorité à l'Assemblée nationale le sert énormément parce que euh au fond François Beou même s'il avait envie de ne pas conserver Bruno Rotaillot parce qu'il est devenu président du parti les Républicains, il est obligé de le garder parce que c'est au fond le gage de son alliance avec les Républicains qui permet qu'il reste ça le protège.

Le troisème point que je voulais souligner par rapport au il se trouve que je travaille pas mal sur les questions à titre professionnel, c'est qu'en fait toutes ces tous ces pourcentages, tous ces objectifs quantitatifs lorsqu'il s'agit de migration, ça peut être à l'heure à la fois si on a envie d'être très efficace au sens où l'efficacité voudrait dire de reconduire à la frontière et d'expulser des étrangers ou euh à l'heure lorsqu'il s'agit tout simplement d'envisager la société française telle qu'elle est, par exemple avec un besoin de migrants économique, par exemple avec une tradition d'asile, par exemple avec des des gens qui demandent la naturalisation et qui ont toutes les raisons de la demander ou par exemple à travers des 100 papiers qui travaillent au jour le jour et qui peuvent être des esclaves modernes. Donc sur ces sujets d'immigration, moi je je me méfie beaucoup ayant travaillé là-dessus à titre professionnel aujourd'hui ayant une mission chez EMAUS où je vois comment les choses se passent en terme d'activité des personnes, de cette déshumanisation des chiffres dans un certain nombre de dossiers. sur des politiques publiques, on peut faire ce genre de choses mais sur les personnes, c'est plus compliqué.

Désumanisation des chiffres. Je voudrais forcément répliquer, revenir. On y reviendra parce qu'on va s'intéresser notamment dans un instant à ces contrôles qui ont été effectués dans des gares qui étaient une des opérations un peu spectaculaire, même si j'aime pas trop le mot lancé par le ministre de de l'intérieur.

Il y a la question des de l'efficacité. Prouver son efficacité Julien Néni. C'était forcément un défi pour Bruno Rillo surtout dans le contexte dont vous parlez.

C'est que la durée vide de ce gouvernement le minimum que je puisse dire c'est qu'elle est aléatoire. Oui, c'est le critère essentiel pour Bruno Rota quand on jugera son bilan à la fin de son bail Place Bovau, on se demandera bon finalement est-ce que les résultats sont là ? Est-ce que son mantra qu'il avait annoncé dans son discours, je me souviens au moment de la passation de pouvoir avec Gérald Darmanin, il a dit 10 mois, mon objectif c'est de l'ordre, de l'ordre de l'ordre.

On verra dans les chiffres dans quelques mois parce qu'il finira par sortir de ce gouvernement. On verra quand peut-être après les municipales, Bruno Retaillot, si tout ça est respecté. Et pourquoi c'est important d'un point de vue purement politique ?

C'est parce qu'évidemment vous avez Marine Le Pen et le Rassemblement national qui scrute ça d'extrêmement près. Hier encore dans les colonnes du Figaro, Marine Le Pen signait une tribune pour de son point de vue désamorcer et dire voilà tout ça c'est que du flanc finalement quand Bruno Rotaillot et ses équipes se félicitent des résultats en matière de sécurité et de lutte contre l'immigration illégale elle prend les chiffres sur toute l'année 2024 donc y compris quand Bruno Retaillot n'était pas en responsabilité et dit non mais finalement il parle beaucoup mais il se passe rien. Pourquoi c'est important ?

Parce que Marine Le Pen, c'est sa principale menace aujourd'hui et le Rassemblement national. On verra si c'est Jordan Bardella qui la remplace en 2027. Bruno Retailleux, il incarne tout ce qui peut faire descendre le Rassemblement national.

C'est un candidat très conservateur avec des convictions relativement proches. En fait, il y a pas grand-chose qui sépare sur le fond Jordan Bardella de Bruno Retaillot. Et donc si la météorite entre guillemets, si la hype comme on dit en mauvais français Retaillot continue dans les prochaines semaines dans les sondages, évidemment c'est Marine Le Pen qui est la plus inquiet.

Donc elle a tout intérêt à taper fort sur les résultats en dansi contestable de Bruno Rotaillot pour tenter de faire redescendre la hype Rota. Ouais. Alors sur le le la stratégie à quel moment doit-il sortir ou pas du du gouvernement et évidemment ce bras de fer déjà en cours et qui va certainement monter en puissance avec le Rassemblement national.

On aura le temps d'en parler je vous le promets au aux uns et aux autres. Je voudrais qu'on reste sur le fond et et sur ses contrôles contre l'immigration illégal. C'est comme ça que bon les a annoncé dans les gares et dans les bus.

Écoutons-le. Donc le message, il est très clair. Je veux décourager l'immigration irrégulière.

Sans cela, de toute façon, il n'y aura aucune maîtrise de l'immigration. C'est un engagement que j'ai pris devant les Français. Le message, le signal, c'est de dire à tous les candidats à cette immigration irrégulière et donc à la fraude, ne venez pas en France.

Nous n'accepterons rien. C'est la tolérance zéro. Très clairement.

Lucile Schmid, vous avez signé une tribune dans le quotidien Lacroix qui était critique pour ne pas dire très critique contre ces opérations. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons.

D'abord, je voudrais rappeler qu'un ministre de l'intérieur, c'est pas seulement un ministre de l'immigration. Pour cette émission, j'ai relu le décret d'attribution de Bruno Rotillot et notamment la lutte contre les discriminations, la lutte contre le racisme fait partie de ces attributions. Donc ça c'est un premier point et et je trouve que les contrôles qui ont été effectués et ça a été dit d'ailleurs par un certain nombre d'associations engagées auprès des étrangers sont des contrôles qui sont qui ne sont pas conformes à la au droit de la lutte contre les discrimination au droit de la discrimination en France contre le faciè c'est le terme qu'on emploie contre le faciè Agnès Sverren disait que la cour européenne des droits de l'homme s'imise dans le droit non c'est c'est c'est je dirais la hiérarchie des normes et elle a tout à fait le droit lorsqu'elle est saisie de rendre une décision qui peut être critique et qui peut dire que la France est condamnée.

Donc le sujet n'est pas de faire de la France une espèce de zone qui serait isolée du reste du monde. Donc donc moi je suis critique sur le plan juridique, je suis aussi critique sur le plan de l'efficacité. Alors, je comprends bien ce que dit Bruno Rotaillot, c'est que il dit au fond le sujet c'est d'envoyer un signal et si j'envoie ce signal en faisant donc ce quadriage dans les gares au fond ça découragera tous les migrants qui veulent venir.

Peut-être, peut-être pas et en tout cas c'est pas avéré du tout. Et euh voilà, c'est la théorie de l'appel d'air. Bon, on a vu on a vu que cette théorie qui a toujours scandé les positions conservatrices rapidement par a beaucoup deargum.

Le le troisème point que je pardon que je voulais dire, c'est que sur la question de la migration, il faut évidemment ne pas réduire la migration à la migration irrégulière. Et dans la bouche du ministre de l'intérieur actuel, on a le sentiment que tout migrant est un migrant irrégulier, un criminel en puissance. Donc on a ce sentiment de raccourci qui ne qui ne correspondent pas à ce qu'est la réalité de la migration.

Très rapidement, il est aujourd'hui, on l'entend et écouter ces mots, c'est très intéressant. Il est le ministre du message. Il n'a pas de de marge manœuvre politique.

On l'a on l'a bien compris. Oui. Et donc il n' il n'a que le message et que le signal parce que il est dans une logique encore d'hologramme politique.

D'accord. Alors c'est ces contrôle Agn est-ce qu'il y a une une hypocrisie finalement qu'il fallait lever ou alors est-ce qu'on est en train de mettre en péril l'un des piliers de notre état de droit ? Mais ça a été parfaitement bien dit.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il incarne la fermeté, il incarne des messages politiques. Vous l'avez dit, c'est le retour à l'ordre aujourd'hui. Vous savez, c'est très intéressant ce que vous dites, mais vous êtes dans le dogmatisme.

Lui, il est très pragmatique. Quand vous venez en France et que vous n'y êtes pas autorisé, et bien sachez que vous retournerez chez vous. Le message, il est très simple.

En fait, aujourd'hui, il l'a très clairement dit. Vous savez, notre immigration a été multipliée par 2 en 50 ans. Et il y a eu un effet ciseaux.

C'est-à-dire que la situation économique et budgétaire d'aujourd'hui n'était pas celle d'il y a 50 ans. Et donc à la fois sur le plan de l'accès à l'emploi et au logement, on n'y arrive pas tout simplement et que donc on n plus les moyens aujourd'hui d'intégrer et d'assimiler. Il l'a dit lui-même, aujourd'hui nos capacités d'intégration et d'assimilation sont saturées.

C'est pourquoi il faut mieux contrôler l'immigration, y compris légal. On a 1 demi million d'étrangers qui chaque année arrivent en France. Est-ce qu'on arrive à les intégrer ?

Est-ce qu'on arrive à faire aujourd'hui que notre jeunesse, elle se sente pleinement assimilée ? Et donc de ce point de vue là, je trouve que il a raison justement de dire qu'il faut mieux maîtriser nos frontières. C'est celui qui quand même a réussi à supprimer la circulaire vals pour éviter les régularisations massives et de revoir aussi la directive européenne retour qui était une directive européenne de non retour pour mieux garder nos frontières.

Donc il est dans le pragmatisme, vous savez, il fait pas de J'entends vos arguments, mais est-ce que effectivement ces opérations je suis un peu je reste sur ce qui se passé là dans les gares ou dans les bus, c'est ça fait partie de son message politique avec un aspect discriminatoire, disons les choses. C'estàd que c'était des contrôles de faèesse. On peut considérer que euh la loi empêche l'efficacité et que donc il y a pas d'autres moyens de le faire et que c'est de l'hypocrisie de penser qu'on peut faire autrement.

Mais c'est la réalité de ce qui s'est passé. Non, la réalité c'est que c'est tout simplement un message politique de dire nous allons contrôler, nous allons accentuer les contrôles pour mieux gérer, y compris l'immigration régulière et irrégulière. C'est sur les deux plans de toute façon et qu'à l'échelle nationale, lui il fera tout ce qu'il peut.

Mais vous savez, vous parlez d'immigration mais la vérité c'est qu'il est aussi ministre de l'intérieur sur la sécurité. Il y a une PPL. Vous disiez aussi madame de loi, vous disiez que en fait c'est plutôt positif que il n'est pas il n'y ait pas de majorité à l'assemblée.

C'est tout l'inverse. Il ne peut pas faire voter de texte. La seule PPL qui a été votée à la quasi unanimité sans la LFI, c'est sur le narcotrafic.

Il a même commencé à prendre le mal à la racine puisque le narcotrafic engendre en fait du une hyper violence dans les quartiers chez les jeunes et dans des familles en fait. et que donc c'est la seule PPL qui pardon proposition de loi qu'il a réussi à faire adopter. Là aussi mais il va falloir attendre les décrets d'application et un certain nombre de semaines ou de mois pour en juger l'efficacité.

Ce qui est intéressant parce que pardon juste un chiffre avant même l'application de la PPL 20000 trafiquants ont été arrêtés. 20000 trafiquants bon écoutez on a on a déjà fait mais je vais pas trop rentrer dans ce débat parce qu'on a eu déjà fait par exemple le bilan des opérations Place net XXL. Bon, on voit que malheureusement malheureusement hein le le trafic revenait après.

Bref, sur ce qui ce qui est intéressant, c'est effectivement, je rebondis sur ce que disait Michael, le le l'émetteur, le ministre du du message parce que là, il a une opportunité de se faire connaître au Français et de se positionner mais même idéologiquement d'une certaine façon. C'est ce qu'il est en train de faire Bruno Retaillot. Oui, c'est ce que je trouve assez inédit et intéressant dans la trajectoire actuelle de de Bruno Rota c'est qu'en fait aux yeux des Français, il apparaît comme quelqu'un d'assez neuf alors qu'il a beaucoup d'expérience.

Bruno Rota ça fait des décennies qu'il est là, il a fait tout le cursus sonorome comme on dit parfois de l'élu, patron de département, patron de région, sénateur pendant des années évidemment et cetera, mais il était très largement méconnu des Français. Son taux de notoriété l'avait d'ailleurs empêché d'être candidat à la primaire en 2022, je me souviens, c'était l'une des des explications. Aujourd'hui, c'est l'une des personnalités politiques les plus en vues du gouvernement.

Il y en a pas, il y a pas beaucoup de concurrence, vous me direz. Mais voilà, il au niveau d'Edouard Philippe dans le baromètrodo d'oxa sur il arrive à la fois et c'est ça qui dit est rare à mes yeux, il arrive à la fois à cocher la case de l'expérience et la case de la nouveauté. C'est ça qui en fait un objet politique assez inédit et qui peut aussi contribuer à nourrir ses ambitions présidentielles.

Même si attention, on parlera de son espace politique qui exactement comme ça qu'on définissait Édouard Philippe. Ouais, tout à fait. L'expérience et la nouveauté.

Oui, bah ça il va y avoir un peu de concurrence hein. Elle est elle est déjà là et elle va et elle va continuer. Il y a beaucoup de thèmes à à aborder.

On va parler de euh la prise du pouvoir chez LR, on va parler de d'une hypothèse euh présidentielle. Mais je voudrais quand même creuser encore un tout petit peu la question de l'état de droit parce que il y a cette interview au au JDD quelques jours après sa nomination au ministère de de l'intérieur où Bruno Rota dit ceci l'état de droit ce n'est pas intangible ni sacré. Peut-être Julien NI, il a un peu modéré ses propos après qu'est-ce que Oui.

Alors, il a il a plaidé l'erreur de frappe entre guillemets ou la les tour de ris qui est toujours un peu acrobatique parce qu'on sait que souvent ces interviews sont relu et validé par les cabinets ministériels. Donc, on a un peu de mal à le croire. Mais il a dit après il s il s'est rectifié, il a dit je voulais pas dire état de droit, je voulais dire état du droit. ou la nuance elle est importante.

Maintenant de fait ce qui a été imprimé dans le journal du dimanche ce jourl cétait bien état de droit et ça a fait polémique a raison parce qu'évidemment remettre en cause les fondements de l'état de droit c'est remettre en cause les fondements de notre République et ça avait créé forcément une polémique et beaucoup de débats autour de ce terme là qui n'a jamais vraiment renié même s'il a modifié à la marge son expression. Il assume totalement ses convictions Bruno Rotaillot. C'est ce qu'il peut expliquer en partie sa popularité mais aussi peut-être ses limites pour rassembler plus tard.

Alors, Lucil Schmith et puis ensuite vous pourrez éventuellement le évidemment le défendre là-dessus. Lucile, oui, moi je voulais dire une chose par rapport à cette question de l'état de droit, c'est que Bruno Rotaillot n'a pas le monopole de la contestation de l'état de droit aujourd'hui. Euh ça vient maintenant depuis un peu plus d'un an.

Euh on l'a vu d'ailleurs au moment de la la du vote de la loi sur les questions du temps de Gérald Darmanin. Euh c'est-à-dire que ouvertement l'ensemble de l'Assemblée a adopté euh un un projet de loi qui lorsqu'il a été déféré au Conseil constitutionnel euh bah il y avait 30 articles qui ont été jugés qui étaient anticonstitutionnels. Donc il y a une manière de jouer avec le feu du côté des députés du côté enfin d'ailleurs du côté de la représentation nationale au sens large.

Et là-dessus, on pourrait dire que Bruno Rotaillot a très bien compris comment est-ce qu'il pouvait en tirer parti parce que moi, je le trouve une vraie intelligence politique. Sans doute lié à l'expérience. Et aujourd'hui, son comportement, il le revendique, puis ensuite il dit que c'est une erreur mais il le revendique alors que beaucoup le font sans le revendiquer et comptent en fait sur le Conseil constitutionnel pour aller faire respecter l'état de droit.

Donc ça c'est un problème très important parce que ça participe dans une ambiance où on conteste la norme et on dit que la norme au fond c'est une manière de nous emmerder, excusez-moi. Ça participe d'une manière de d'oublier que la démocratie c'est l'état de droit et c'est l'équilibre entre sécurité et liberté. Et je voudrais quand même rappeler que le ministre de l'intérieur doit assurer cet équilibre entre sécurité et liberté.

On ne parle plus que de sécurité et l'idée c'est au fond que c'est hors de l'état de droit que se pratique une vraie politique de sécurité efficace. Et ça je trouve ça extrêmement dangereux. Si je ne me trompe, c'est l'un des premiers arguments que vous avez euh utilisé dans ce débat de dire que l'action de Bruno Rotayo, elle était euh freinée par le droit français et le droit européen.

Mais vous avez raison de dire sécurité, liberté. D'ailleurs, c'était il avait prononcé cette phrase après le meurtre de Philippines pour montrer euh justement ce qui s'était ce qui s'était passé. Et vous savez là encore, il a dit quand le droit ne protège plus, alors il faut changer le droit.

Et donc c'est une façon de montrer l'impossibilisme juridique. Il dit "Je veux lever tous les verroux juridiques qui empêchent parfois de protéger les Français." Quand on regarde ce qui est arrivé avec cet influenceur algérien Boem qui a prononcé sur TikTok ou en tout cas fait une incitation à la haine, à la violence, qu'est-ce qui s'est passé ?

Une OCUTF a été prononcée à son encontre. Il devait être expulsé. L'Algérie l'a refusé. il est revenu.

Le tribunal administratif a humilié la France puisque le tribunal administratif en fait a annulé l'OQTF a appliqué le droit à appliquer le droit et l'État français l'État français a dû même verser 12000 € d'amende à donc il faut changer le droit donc il faut changer le droit du droit à l'état de droit voilà vous avez parfaitement raison sympa tour de rire ou je suis sympa avec vous Michel Oui non en fait ce qui ce qui est absolument frappant quand on entend effectivement ce discours et notamment le discours sécurité liberté assumé aujourd'hu par la droite républicaine. Oui. C'est à quel point il y a 25 ans ce discours ne sortait pas des périmètres des meetings du Front National.

Il s'était et c'était le mantra du discours Front National et qui était stigmatisé comme tel à ce moment-là par la droite chirakienne qui avait créé le fameux cordon sanitaire autour des Front National. Donc c'est c'est dire à quel point il y a eu une mutation quand même de la droite sous la pression très certainement des événements, sous la pression bien évidemment des électeurs des résultats des élections bien évidemment. Donc il faut prendre acte de cette mutation.

Bon, un mot làdessus. Juste un mot là-dessus dire que pendant la campagne interne justement, j'ai bien vu que beaucoup des électeur Rassemblement national considérait aujourd'hui que c'est Bruno Rotaillot qui avait ce discours de fermeté qui pouvait apporter des solutions crédibles en dehors du GAC Faucon populiste. Bon alors vous parlez de la campagne interne tombe bien, j'avais prévu de l'évoquer tout de suite et je propose à Audreaz de nous rejoindre puisqu'on va s'intéresser à cette victoire de Bruno Taillot à la présidence de LR.

Bonsoir Audrey, bienvenue à vous. On peut dire qu'il a 1000 parties en quelque sorte à sa main depuis en nom plusieurs de ses proches à des postes clés. Hotman Nassrou par exemple qui était son directeur de campagne est récompensé.

Il est promu secrétaire général du mouvement et il ne tarie évidemment pas d'éloges sur son mentor. Écoutez, on a maintenant une incarnation Bruno Rota un chef qui nous guide vers je l'espère de nouvelles victoires. Il a été élu très largement avec un très fort engouement et on a une démonstration que quand la droite est unie, quand elle travaille sérieusement, quand elle s'assume et bien elle est à nouveau audible et crédible.

C'est le début d'un long travail. Alors Thomas, il n'est pas le seul fidèle du ministre de l'intérieur à être nommé à un poste stratégique. Le chef des eurodéputés LR François Xavier Benami et vice-président délégué, la ministre Annie Jeunevar prend la tête de la commission d'investiture quant à l'exurodéputé Arnaud d'Anjan, proche aussi de Bruno Rotaillot, il devient l'un de ses conseillers spéciaux.

Vous voyez leur visage qui s'affiche. Ça, ce sont les noms qui ont été rendus publics peu de temps après son élection. Depuis Bruno Retaillot s'est aussi entouré de 13 vice-présidents dont des soutiens de Laurent Voquet, il faut le souligner, lors de l'élection interne, le francilien Geoffre Didier ou encore le ministre de la santé Yannique Neuder.

L'objectif c'est donc d'être entouré de ses proches sans créer de division dans le parti à l'approche de grandes batailles électorales évidemment les municipales, les sénatoriales et puis bien sûr la présidentielle. Évidemment. Merci beaucoup Audrey.

Si on revient à cette campagne Julien, est-ce que Bruno Ro a quand même pris un risque en se présentant en se lançant ? Alors en tout cas, c'était pas une évidence au début. Il a été largement poussé par ses proches parce que ce qu'il faut comprendre dans la personnalité de Bruno Rota c'est que c'est pas quelqu'un qui a j'allais dire une ambition intime depuis des dizaines d'années qui ne pense qu'au pouvoir, qui ne pense qu'à la présidentielle et cetera.

C'est venu petit à petit. L'appétit vient en mangeant. On dit parfois il y a encore quelques mois là même au moment où Bruno Rotaillot était nommé à Bovo en septembre dernier, le parti était fléché pour le renvoquer.

Ag Sverren qui me qui me contredira. J'imagine tout le monde imaginait voilà c'était fléché voquier prendrait le parti puis se lanceraiit et serait le candidat de LR à la présidentielle et puis voilà la la météorite Taillot s'est lancé l'appétit est venu en mangeant ses proches l'ont de plus en plus poussé pour lui dire écoute tu es au gouvernement le renvoquier n'y est pas tu es de plus en plus populaire tu as des résultat devrais y penser et donc c'est venu petit à petit et donc oui il a pris un risque puisque ce n'était pas préparé depuis des années et tout n'était pas çait pas une victoire aussi large. Ça c'est une certitude.

Il était favori. C'était assez clair. Quand on interrogeait les militants, on voyait bien que cet engouement prenait.

On voyait bien que le nombre de cartes augmentait énormément et les gens venaient pour celui qui était en dynamique. Et donc c'était davantage pour Bruno Retaillot que pour Lauren VO que les gens prenaient leur cotisation chez LR. Mais de là a gagné à 75 %.

Évidemment personne ne s'y intéressait. Bruno Rota personne ne s'y attendait. Pardon Bruno Rota le premier.

Ouais. le le parti alors et ses prédécesseurs enfin votre famille politique calcule du chef depuis toujours. Vous êtes trouvé la le nouveau chef et et la droite souffrait d'un manque d'incarnation parce que la politique c'est injuste mais c'est comme ça on a besoin d'un chef, on a besoin d'une incarnation et c'est vrai que c'est d'ailleurs Michel Barnier le premier qui a redonné des couleurs à la droite en acceptant de devenir premier ministre.

On était quand même éloigné du pouvoir depuis 12 ans. Nous n'avions pas exercé le pouvoir. Oui.

Puis avec quelques claques électorales qu'il faut rapper aussi. Absolument avec un accident industriel à 4 et demi à la présidentielle. On s'en souvient parfaitement.

On revient de loin et c'est vrai qu'en fait après le le chaos de la dissolution, un homme a émergé quand même avec une vraie colonne vertébrale et une vraie sincérité. C'est vrai que dans ce chaos, Bruno Rotaillot était totalement aligné. Il était sans doute très préparé à devenir ministre de l'intérieur mais il a des convictions qui n'ont jamais dévié depuis 10 ans qu'il a été ministre, président de groupe ou président de conseil départemental. il tenait le même discours et donc ça a plu et moi j'ai bien vu dans le phing qu'on faisait auprès de nos militants qu'il a réussi à élargir l'espace politique de la droite parce que beaucoup de déçus de Zemour, de Le Pen et de Macron revenaient vers nous en disant tiens, il a levé un espoir, il incarne un espoir à droite.

Alors effectivement et quand même de de cette élection interne, Lucile Schmidth, il y a un constat, c'est le le le je crois c'est le triplement du nombre de de militants encartés. est passé de 40000 et quelques à à 120000 et quelqu le Parti social alors c'est pas exactement les mêmes règles et cetera, mais ce que le Parti socialiste n' pas réussi à faire lors de son scrutin à faire, c'est quand même une force de frappe ça. On peut pas le sousestimer quoi.

Ce qui est intéressant, c'est on l'a on a commencé à le dire, mais c'est quelqu'un qui au fond fait de la politique de de longue date, qui a un vrai enracinement local, qui au Sénat est connu pour son sérieux, ses convictions et donc il devient un leader national et là il est découvert par le grand public. Et ça, je trouve que je trouve intéressant, c'est que du coup quand vous avez cette espèce d'expérience, vous pouvez comme une espèce de météorite effectivement, vous pouvez devenir quelqu'un d'ultra enfin d'assez populaire puisque vous le disiez, il est au niveau d'Édouard Philippe alors même que vous étiez inconnu du grand public. Mais parce que vous avez construit quelque chose.

Après, personne n'est ultra populaire dans la classe politique française aujourd'hui. La question, non, mais la question c'est évidemment comme ça arrive très rapidement que ça peut aussi disparaître assez rapidement. C'est-à-dire qu'on est dans une démocratie, on est dans une démocratie d'opinion.

Donc voilà ce qui se passe, ce qu'on peut dire aussi par rapport à à toute cette question de l'agglomération autour de Bruno Rotaillot et c'est ce que vous disiez, il y a le sujet de cette droitisation en fait de tout cet électorat qui était un peu orphelin d'une incarnation plus BCBG disons-le, qui a peut-être pas envie de voter pour Marine Le Pen, François Xavier Bami, Versillet et cetera. Enfin, il y a quelque chose autour de une droite très très à droite voire extrême droite mais tout à fait respectable. Donc ça c'est aussi une incarnation qui peut plaire à une partie de la société française plus provinciale et cetera.

Donc il y a quelque chose qui fonctionne et ça fonctionne d'autant mieux que la gauche de son côté n'est pas capable de dire des choses de manière très forte sur la question migratoire. Elle laisse le sujet en jacher. Permet de le dire c'està-dire que par rapport à ce que vous disiez évidemment il faudrait expliquer ce que serait une politique migratoire pour l'autre camp et du coup il progresse d'autant plus que d'une certaine manière il structure quelque chose alors qu'il y a un camp déstructuré en face que il y a un macronisme totalement décomposé finissant ou finissant et que du coup on pourrait passer de 4,5 % à beaucoup plus à la présidentielle.

Mais écoutez, toutes les partielles, on les a gagné quand même. On a eu dans les élections partielles de très très bons résultats. Il y a eu un effet retaillo.

Non non mais c'est c'est moi je préside les républicain de Paris si on fait en sorte de pas tirer de leçon nationale de de législatif partiel quoi quand même. Oui oui oui mais ça faisait longtemps que ça nous était pas arrivé quelques succès politiques. Ça fait du bien ça donne moral à électriant président des républicains dès lors qu'il a annoncé sa candidature j'ai eu un effet retill au plus 42 % d'adhésion spontané.

Oui oui non, il y a un effet, il y a il y a des adhérents et il y a donc cette perspective d'une d'une campagne électorale. Il y a d'abord les municipal, il y a d'autres sénatoriels. En tout cas, ce que veut Bonoto, c'est d'avoir une machine de guerre.

Pour moi, la droite de demain, ça doit être cette force vitale et c'est aussi autre chose. Ça doit être aussi une force mais une force électorale parce que franchement un parti c'est bien, on va travailler, on va inventer des idées, mais il faut qu'on reconstruise ensemble une machine de guerre, une machine de guerre électorale demain pour gagner les élections municipales, sénatoriales et les autres. parce qu'il y en aura d'autres après.

Il ose pas le dire encore un peu timide. Et les autres ? Alors d'ailleurs c'est c'est il est pas encore président de LR, c'est son dernier meeting à NIM avant avant le vote.

On va avec vous Michael se poser la question de de d'une éventuelle éventuelle campagne présidentielle. Vous nous dites c'est pas forcément pour qu'une campagne soit réussie une question d'image ou de meeting qui impressionne. Oui parce qu'on a entendu des chiffres là.

On a parlé de 100000 1200 40000. Moi, j'en ai un autre qui structure toute la campagne présidentielle. 22 millions, pas 22 millions d'euros, 22 millions d'électeurs.

C'est ce qu'il faut réunir effectivement pour pouvoir gagner une élection présidentielle. Donc, c'est dire s'il faut être capable d'élargir au-delà de son propre camp politique, on dit rassembler. Bon, c'est beaucoup plus joli et engageant, mais la réalité c'est que les candidats se posent cette question tous les matins quand ils sont candidats en pleine campagne.

Comment je fais pour avoir plus d'électeurs, plus de clients, plus d'adhérents ? parce que c'est le secret absolu. Bruno Rota il n'échappera pas ou il n'échappe pas déjà à ce à ce sujet parce que et ça se pose encore plus crument pour lui parce qu'il est comme on l'a dit est très très identifiés conservateurs à droite.

Donc comment à la fois parler au RN ? Bon peut-être pas très compliqué mais jusqu'au centre et une partie des électeurs du centre gauche en tout cas peut-être de la rive droite de la gauche. C'était ça effectivement le le sujet.

Donc en clair comment réussir la campagne chimiquement pure ? Et vous l'avez trouvé cette campagne chimiquement pure ? Elle a existé.

Elle a existé en 2007. C'était celle de Nicolas SarkoZi effectivement parce que ce concept travaillait plus pour gagner plus. Avec ça, il avait réussi à siphonner les électeurs FN, RN tout en séduisant au centre et jusqu'au lisière de ce fameux centre gauche.

Et souvenez-vous le slogan officiel c'était ensemble tout est possible. À qui s'adressait-il en réalité ? Et ça a été l'armature de sa victoire.

Ça s'adressait au syndicat et en particulier à la CGT parce que sans eux rien n'a été possible. Pourquoi ? Parce que tout simplement le deal a été simple, les heures supplémentaires défiscalisées qui feront du pouvoir d'achat pour les catégories populaires versus la possibilité de parler de l'immigration et de l'identité nationale validé par les mêmes populations.

Ce deal a été passé. C'est pour ça que Raymond Soubi le prêtre des des syndicats est venu à l'Élysée pour tout simplement avoir pour mission d'appeler tous les jours Bernard Tiba les autres et les traiter comme on dit parce que c'était effectivement l'armature de la victoire la clé de vous de la victoire de Nicolas SarkoZi sier les adversaires, élargir les additions, séduire les sceptiques parce qu'en 2007 comme en 2027 on ne vote pas contre quelqu'un, on remplace un siège qui est vacant et si on applique ces principes ça ça suffit non ? Il faudra aussi poser Il faudra aussi poser un acte politique pour incarner la rupture avec un pouvoir finissant.

Là, vous avez deux écoles en 76. Jacques Chirac avait mis en scène une rupture fracassante avec Valériich Cardestin pour ensuite faire son parti et commencer sa conquête présidentielle. En 2005, Nicolas Sarkozi a entamé la dernière la dernière ligne droite de sa campagne 2 ans avant le scrutin en revenant au gouvernement, en redevenant ministre de ministre de l'intérieur, ministre d'État, mais contre pratiquement la volonté de de Jacques Chirac.

Donc, il pouvait se permettre de le faire parce que dans l'opinion, il était déjà identifié depuis longtemps comme étant en rupture. Le président de LR, Bruno Retaillot, bien se trouve exactement à cette croisée des chemins 2 ans avant l'échéance. Soit partir pour assumer son propre projet, soit rester au risque d'être trop identifié.

à un quinquena crépusculaire. Jusqu'à présent, il a réussi à esquiver la question avec talent mais c'est un cavalier mérite, nous dit-on et il peut pas se permettre un refus d'obstacle. Effectivement, alors évidemment, il y a d'autres échéances électorales euh avant hein, on les oublie pas mais est-ce que vous préparez déjà la présidentielle avec Bonillot Agè Sen ?

Il l'a dit lors de du conseil national. Aujourd'hui, on a un double défi, le défi des idées. Parce que il faut dire la vérité, la droite n'a pas renouvelé ses idées depuis 10 ans.

On a toujours perdu par manque de contenu. Euh et s'il y en a un qui systématiquement depuis une décennie alimente alors que nous ne sommes plus au pouvoir le logiciel intellectuel de la droite, c'est bien lui. Donc il y a d'abord le défi des idées et c'est vrai qu'il le dit souvent, il est un gramien convaincu.

C'est d'abord la bataille des idées avant les victoires électorales. Et deuxièmement, il y a le défi de l'unité. Pour nous, ça va compter parce que vous savez, le meilleur ennemi de la droite, c'est elle-même.

C'est le poison de la division. Donc aujourd'hui, et vous l'avez parfaitement bien dit, pour gagner la présentielle, il va falloir assembler au-delà de son camp. Moi, par exemple, c'est pas si simple quand on est pillé de droite conservatrice, quoi.

Je suis d'accord, mais vous savez, moi je viens avec ma propre sensibilité. Moi, j'ai pas la même sensibilité que Bruno Rotaillot sur les questions sociétales. Et c'est pour ça qu'il m'a nommé porte-parole.

C'est parce qu'il a parfaitement conscience qu'il est minoritaire sur certains sujets au sein même de son groupe, au Sénat. Et moi, ce que j'apprécie depuis un an et demi quand il était président de groupe, c'est quoi ? les lignes de différence entre vous et par exemple, moi j'ai voté évidemment la constitutionnalisation de l'IVG, c'était pour moi inenvisageable de pas voter pour.

Premièrement euh sur les questions mariage pour tous, pareil, c'est un non sujet. Enfin, j'ai j'ai j'ai pas de problème avec ça. Et lui non plus.

Et ce que j'ai apprécié pendant sa présidence du groupe, c'est qu'en fait systématiquement, il met en avant le collectif au détriment de ses propres convictions personnelles. À aucun moment, je ne l'ai entendu parler de ces convictions. Oui, les conservateurs.

Oui, mais on lui rappellera notamment sur le mariage pour tous à l'occasion campagne présidentielle s'il est le candidat. Oui, mais il a l'intelligence justement de rassembler au-delà de sa propre sensibilité. C'est pour ça que le groupe est resté très uni au Sénat alors qu'encore une fois tout le monde n'est pas aligné sur ses positions.

Votre avis peut-être Lucile Schmid pour commencer ensuite Julien sur la capacité d'un bon à sortir de ce corner pardon de l'anglicisme d'une droite conservatrice pour éventuellement alors il y a plein de guillemets hein parce qu'il est pas encore candidat on verra s'il réussit à le devenir et cetera et cetera, mais à à élargir finalement son socle électoral. Moi, je me rappelle très bien de la campagne de Nicolas Sarkozy et il me semble qu'il y avait des différences assez profondes avec ce que pourrait faire Brono Retaillot. La première, c'est que par exemple sur les enjeux écologiques, il avait écouté Nicolas Hullot et il avait mis en scène le pacte de Nicolas Hullot et c'était une sorte de vision de l'avenir.

Et donc, je trouve qu'aujourd'hui ce qui manque beaucoup à Bruno Rotaillot, à part la protection et le fait de virer les les migrants, je vois pas la vision d'avenir pour la France. Voilà. Donc ça ça me semble être un véritable point. en dehors de la question des idées, on ne voit pas très bien à part l'ordre l'ordre l'ordre ce que pourrait être la vision d'avenir.

La deuxième chose qui était très intéressante chez Nicolas Sarkozi, c'est la façon dont il a triangulé. C'est-à-dire que il a effectivement fait travailler plus pour gagner plus qui était une manière de récupérer un électorat populaire et ça a très bien fonctionné. Moi, j'ai fait une campagne de terrain à l'époque à gauche et j'ai vu comment ça avait joué en faisant du porte à porte.

Parliez de ça euh vraiment ça marché. le travailler plus pour gagner plus ça ça ça a très bien marché et et parce que c'était pas seulement une idée en fait c'était quelque chose qu'on pouvait imaginer de de façon pratique. Le sujet des idées en politique je suis pas sû le sujet de v des idées pratiques, ça c'est un point qui fonctionne et ça je le sens pas pour l'instant même pour les expions.

Une troisème chose euh justement il a tout de suite sur la question des discriminations et cetera, il a fait quelque chose qui allait vers la gauche et je vous rappelle qu'il a aussi recruté Bernard Kouchner un certain nombre de personnalités de gauche et ça je ne l'imagine pas un instant avec Pronota. Je pense que le sujet c'est que c'est une personnalité extrêmement clivante et que je ne vois pas comment il pourrait être moins clivant. Je pense qu'il peut gagner en clivant mais j'espère que il ne gagnera pas déjà.

J'espère qu'il est gagneur. Bon ça on avait bien compris depuis le début du débat. Déjà, je le dis c'estàdire que je je c'est ce qui est intéressant c'est que je n'imagine pas qu'il rassemble.

En fait, je pense qu'il peut gagner en question sur un projet d'abord oui, il est conservateur mais au sens de Roger Scruton, le philosophe anglais qui disait "Il faut conserver ce qui doit être conservé et changer ce qui doit être changé." Il est libéral sur le plan économique et d'ors et déjà, il a annoncé plusieurs chantiers. Le premier, c'est le chantier de l'éducation.

Aujourd'hui, il y a trop de déterminismes sociaux qui pèsent sur le système éducatif et il en a fait son chantier FA de la prochaine décennie de dire l'ascenseur social est bloqué au rez-de-chaussée et qu'il faut tout faire pour le relancer. Deuxièmement, sur le plan du libéralisme économique, il l'a dit aujourd'hui. D'ailleurs, c'est ce qu'il appelle les les gens ceux ceux qui travaillent là où d'autres sont assistés et faire en sorte que le travail soit plus rémunérateur que l'assistana.

Il a proposé la création d'une allocation sociale unique pour qu'il soit plafonnée à 70 % du SMIC pour qu'en fait une allocation ne soit pas supérieure. Il commence à aller sur d'autres terrains que le terrain. Oui, c'est important.

Vous avez raison de le dire. Il faut qu'on l'entende un peu plus sur les questions économiques, c'est vrai. Sur les questions écologiques que sur les questions de l'ordre républicain par exemple.

Agnè C'est vrai de parler de la France des gens. C'est le nouveau slogan vous savez depuis quelques jours de il y a eu des affiches d'ailleurs qui ont été éditées de Bruno Rotoos. C'est marrant parce que Michael parlait de la campagne de 2007.

Vous savez d'où vient ce slogan et quelle est l'inspiration de ce slogan de la France des gens ? La France des gens c'est pas des gens de droite et de gauche he ça peut rassembler effectivement plus large. C'est tout l'enjeu de Bruno Retaillot.

L'entourage de Bruno Retaillot assume que ce slogan est inspiré de Segolen Royal de l'ordre et de la liberté l'ordre juste. Je crois que c'était le le slogan de Segolen Royal en 2007 Femme de gauche qui a tenté de rassembler plus au centre au centre droit pour tenter de gagner. ça n'a pas fonctionné mais elle aussi avait fait une campagne qui avait inspiré beaucoup de monde à l'époque et c'est étonnant hein mais c'est c'est une information euh s'est inspiré de ses golems royales.

Donc c'est bien la preuve que du côté de Bruno Rotaillot et de ses équipes, on a conscience de ce de cette limite. Pour l'instant, il est clivant, c'est vrai. Il incarne un créneau qui n'est pas majoritaire en France.

Cette droite conservatrice issue de Philippe Devigier quand même, il faut le rappeler. C'est un créneau très précis, voilà qui n'est pas exactement un homme de gauche ni qui est pas exactement un homme rassembleur non plus. Donc pour élargir cette audience, élargir cet électorat, il a pas le choix.

D'où l'idée de la France des gens, d'où cette idée d'aller un peu plus loin. Le problème c'est qu'il a face à lui des gens qui sur le papier sont plus rassembleurs. On verra ce que ça donne.

Édouard Philippe 1, Gabriel Atal 2. Comment il va faire pour dépasser ces difficultés là ? C'est tout l'enjeu des prochains mois.

Michael, la puissance de la campagne de 2007 concernant les deux finalistes, c'est que les deux finalistes étaient des personnages messages. Où qu'ils aillent, ils arrivaient à diffuser un message. Nicolas Sarkozy allait sur terrain de la gauche, il disait "Je suis, j'ore Bloom, je suis tout cela." Et elle, c'est Roy allait sur le terrain en disant il faut les drapeaux, mettre les les délinquants dans des casernes.

Et ça marchait des deux côtés. En tout cas, c'était entendu. Et c'est ça au fond le secret de ces de de de ce qui de ce qui peut se repasser ou pas.

Ouais, je vous donne la parole tout de suite mais je je on va terminer, il nous reste quelques minutes. Euh c'est c'est passé beaucoup trop vite, c'est de bon signe. Euh euh rester sur finalement la France parce que vous dites la France des gens mais de de quelle France quelle France souhaite euh Bruno Rotaillot ?

Alors je vais être un peu dedans tiens pour pour démarrer ce chapitre en en prenant une autre interview au JDD du ministre de l'intérieur alors beaucoup plus récente 14 juin dernier. Il dénonce l'esprit de mai 68. Mai 68 a fabriqué des barbares depuis des années.

Je dénonce les ravages de cette société permissive que les beaux esprits progressistes nous avaient vendu comme un progrès. Elle devait libérer, elle a enfanté des barbares. C'était il y a bientôt 60 ans.

Agne. Alors ça veut dire quoi ? Ça veut dire bon il rêve de la France d'avant.

Non mais en fait quand il utilise notamment le terme barbare c'était pour bien expliquer qu'aujourd'hui barbare c'est celui qui n'est pas civilisé. Quand on voit aujourd'hui des jeunes qui pillent, qui agressent, qui tirent des mortiers sur des policiers bah qui n'ont pas de respect de la vie humaine, qui n'ont pas d'empathie, oui, ils ne sont pas civilisés. C'est ça qu'il entendait dire.

On a dit que c'était du racisme ou non. Donc donc ça c'est l'effet de l'esprit de 68. Ça c'est l'effet l'esprit de 68 aujourd'hui.

Et c'est important de le dire parce que moi j'entends jamais parler de l'autorité parentale. Les parents ont un rôle d'éducateur aussi. Moi, si mon fils allait piller à 18h après un match, ben je lui expliquerais que il doit respecter les règles, qu'on est dans une communauté, dans une société où il y a un vivre ensemble, où il y a un respect des règles communes et qu'aujourd'hui oui, les parents doivent reprendre leur rôle.

C'est important aussi. Lucit Schmidth, c'est quoi la France de Retaillo pour vous ? Ben justement, je me demandais quel serait le visage de ces honnêtes gens et je me demandais si par exemple il y aurait des Français d'origine étrangère parmi ces honnêtes de gens.

Euh comment est-ce qu'il serait habillé si par exemple on pouvait imaginer que au fond ce soit une société française comme elle est aujourd'hui parce que je crois qu'on peut pas non plus repeindre la société française tout le temps avec des artifices. Euh la deuxième chose ce que je voulais dire par rapport à mai 68 que qu'est-ce que cette c'est intéressant cette façon de revisiter l'histoire aussi qui d'ailleurs est souvent instrumentalisée quand on veut devenir président de la République, on refait son histoire de France et cetera. C'est classique.

Mais mais 68 c'est une révolte étudiante et ça dit quelque chose sur les la façon dont à l'époque la jeunesse se disait "Mais où est ma place par rapport à un comportement des institutions qui ne donnent pas sa place ?" Je pense qu'aujourd'hui on est dans une situation où une grande partie de la jeunesse ne ressent qu'elle n'a pas sa place. Je pense qu'autour de la question des retraites par rapport à ce qui s'est passé avec le confinement, par rapport à ce qu'on nous dit sur la pauvreté étudiante, il y a quelque chose qui travaille beaucoup la société française sur ces enjeux de jeunesse et je pense que aucun des candidats aujourd'hui putatifs à la présidentielle, ils sont nombreux, n'imagine un seul estant de leur parler vraiment.

Alors, est-ce que c'est une un calcul électoral parce qu'il votent moins et cetera ? Mais je ne vois pas Édouard Philippe en parler. Gabriel Atal, il est jeune donc il a pas besoin de leur parler.

Il ne parle qu'au vieux. Donc il y a un sujet, il y a un sujet sur mes 68 revisités. Moi, j'aimerais que Bruno Rotaillot nous parle à ce moment-là, s'il veut vraiment refaire de l'histoire de France, d'un événement où il y a eu il a pu avoir un peu de métissage, s'il veut vraiment élargir.

Alors, parce que je vais vous dire franchement madame, tout ce que vous dites est très intéressant mais ça me choque profondément de dire qu'il ne donnera pas sa place à des personnes étrangères. Je demande, je demande s'il va le faire, je dis pas qu'il va faire. Vous savez qui ?

Alors, je déteste parler de mon de d'où je viens, mais moi je viens d'une cité HLM. C'est une famille d'immigré de 11 enfants. J'ai été élève boursière, élevé scolarisé dans une zep à Fonten sous-bois.

Brune connaît parfaitement bien mon profil. Je suis un pur produit de la méritocratie. J'ai appris le français à l'école.

C'est une langue que nous partagions pas à la maison. Aujourd'hui, mes parents ne parlent toujours pas français et vous voyez, ça m'empêche pas d'être porte-parole des républicains. Euh, il a Otman de Nastrou, il s'ouvre justement à des profils qui sont totalement contraires au sien, qui sont totalement différents.

Donc ne dites pas qu'il donne pas sa place à des étrangers parce que moi je me sens du coup presque stigmatisé et et pas respecté dans voyez, c'est on a entendu vos arguments à l'un à l'autre. Je crois qu'il nous reste une minute. Le mot de la conclusion sur une histoire de de timing.

C'estd il faut qu'il reste enfin où il prévoit de rester au ministère de l'intérieur jusqu'à quand ? Alors parce qu'effectivement faut se faut prendre une vraie liberté à un moment quoi. Quand on analyse la popularité de de Bruno Retaillot, il est clair qu'elle a commencé au moment où il a été nommé place Bovau.

Donc très pragmatique de façon très pragmatique. Il faut rester le plus longtemps possible. Donc je crois que ça serait une erreur pour je sais qu'il en a conscience de de partir trop tôt de partir dès maintenant.

Maintenant si demain à l'automne au moment du budget avant les municipales, on sait pas ce qui peut se passer, une censure du gouvernement Bairou, est-ce qu'il serait renommé dans le gouvernement suivant ? Est-ce qu'Emmanuel Macron va dissoudre à nouveau ? Tout ça c'est des questions qui sont déjà dans l'atmosphère.

Est-ce que François Baou va avancer sur la proportionnelle s'il est encore premier ? Exactement. Je suis pas certain que ce soit une question qui suffise à faire démissionner Bruno Rotaillot.

On verra mais enfin il avait laissé préoccupation des Français la proportion s je crois pas que ce soit un motif de démission. Je pense que son intérêt politique c'est de démissionner de quitter le gouvernement le plus tard possible. Il faudra qu'il le fasse s'il veut être candidat en 2027 pour se démarquer d'Emmanuel Macron.

C'est une évidence mais le plus tard possible parce que pour l'instant sa tribune c'est le ministère de l'intérieur. Merci beaucoup. Merci à à toutes et à tous d'avoir participé à ce débat.

Demain rendez-vous 18h 22h. Vous pouvez nous retrouver sur publicsena.frou FR nous écouter ou nous réécouter en podcast et puis noter que Orian Mansignit demain à deux invités Benoît Basin le président du groupe Saint-Gobin et Laurent Berger qui dirige maintenant l'Institut mutualiste pour l'environnement et la solidarité du Crédit Mutuel Alliance Fédérale.

Il publie un livre commun, un livre d'entretien intitutilé voix de passage. Il est question de dialogue et d'écoute. C'est du bien là. [Musique] [Musique]