Annie Genevard : "Il faut arrêter de montrer du doigt les agriculteurs !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité politique Jean-François Aili. Jean-François Akili, votre [musique] invité politique ce matin, c'est Annie Jeunevar, la ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire. Bonjour Annie Jeanvar.
Bonjour. Tout augmente, nous ne pouvons plus semer, c'est toute la chaîne qui explose. 80 agriculteurs de la coordination rurale de l'Ariège étranglé par la hausse brutale du GNR.
C'est le gasoile non routier, celui qui comm dans les tracteurs hein, qui ont mené une action coup de point cette nuit en enchaînant les centres des impôts du département. Vous l'entendez Annie Genevar cette colère montée, celle des agriculteurs face à cette explosion des prix des carburants. Mais comment ne pas l'entendre ?
Évidemment, le [grognement] conflit au Moyen-Orient a des répercussions très fortes sur beaucoup de Français, mais singulièrement sur les agriculteurs et le secteur de l'agroalimentaire à double titre d'abord sur le gasoile agricole, ce qu'on appelle le gasoile non routier et puis aussi sur les engrais qui utilisent du gaz. Oui. Donc c'est un surcoup de production qui est très préoccupant et auquel le gouvernement bien sûr apporte cherche à apporter des réponses.
Concrètement bah concrètement d'abord nous avons annoncé à la fin de la semaine dernière 70 millions d'engagements à destination des pêcheurs, des transporteurs, des agriculteurs qui s'ajoute qui s'ajoute dans le budget 2026 au milliards 300 millions d'euros. Mais pour alléger la fiscalité, le gouvernement ne prendra pas un centime de fiscalité sur le gasoile non routier. Quelle est l'idée là immédiatement à la pompe si je puis dire ?
C'est quoi une baisse de de il a quoi 4 centimes ? Ça prend ça prendra donc ces 14 millions de sorte que il n'y aura plus concrètement ça sera probablement plutôt sous la forme d'un remboursement que d'un allègement à la pompe pour des raisons de logistique budgétaire. Mais ce qui est important de dire, c'est que l'État ne prendra pas un centime de fiscalité sur le GNR.
Ça veut dire que ce qu'on appelle les droits d'accise, la fiscalité qui se met sur les carburants, c'est à zéro pour les agriculteur, on va aussi loin que nous le permet la réglementation européenne mais ça n'absorbera pas, j'en conviens, toute l'augmentation d à ce conflit dont il faut espérer la la fin la fin la plus lit de GNR, c'est 60 centimes de [raclement de gorge] hausse et là il y a une annonce de baisse de 4 centimes. C'est en tout on éteint la fiscalité. Il faut bien le comprendre.
On peut pas aller au-delà. On peut pas aller au-delà. Tout ça est encadré par une réglementation, la fiscalité sur le GNR sera mise à zéro.
Et donc ça veut dire quoi ? Des remboursements à la sortie de la crise de la guerre. C'est quelle est l'idée quand que ça se passe comment en fait ?
B ça vous faites le plein tant pis c'est trop cher et qu'est-ce qu'il fait ? Il remplissent des fiches les agriculteurs. Ils font quoi ?
Mais il faut voir que l'État, la France a le GNR le moins cher. Hm. De de par rapport à nos voisins européens.
Par exemple, l'Italie, un GNR qui est beaucoup plus haut que le nôtre parce qu'il continue à prendre de la fiscalité. L'État italien par exemple prend de la fiscalité sur le GR, ce que ne fait pas la France. Oui, [grognement] je rappelle quand même l'engagement budgétaire en 2026, c'est 1 milliard3.
C'est un effort considérable. Non, mais la technique c'est quelle est-elle ? Ça veut dire que alors la technique la technique ça il [raclement de gorge] faut enfin je veux bien qu'on entre dans ces ces considérations là mais faites le plein du tracteur le matin c'est très cher ça ça se fera sous la forme de remboursement des derniers euros de fiscalité qui pesaient encore sur le gasoile non routier mais je je répète que notre notre sujet c'est d'espérer que nous sortions rapidement de ce conflit l'autre combat c'est sur les engrais Vous avez entendu ?
Attends, on va parler du Attendez, on va parler des engrais dans court instant. Juste un mot, vous parlez de sortir rapidement du conflit. Vous avez entendu le président Trump.
Euh c'est débrouillez-vous vous les Français et les autres avec le D3 d'Ormous. Ça va durer cette histoire à Nichonvar. Parenthèse, les Américains, ce ne sont plus nos amis.
Je sais que vous êtes responsable notamment du parti républicain français et les Américains, c'est fini avec nous. Ce sont plus nos amis. Je crois qu'il faut éviter les jugements définitifs.
En tout cas euh vous êtes choqué par ce que dit Trump en tant que responsable politique et on est habitué aux provocations du président des États-Unis. Euh il a choisi ce conflit qui, comme cela a été dit par la ministre des armées, n'est pas le nôtre. Nous en subissons les conséquences.
Alors euh le l'action du gouvernement c'est s'efforce aussi d'aller vers des perspectives d'avenir. Il faut que nous décarbonions euh notre notre économie pour être moins dépendant des énergies fossiles que nous ne produisons pas. H il y aura un risque de pousser inflationniste dans cette histoire.
Vous vous évoquez les engrais parce que le prix va exploser également. Bah le prix est dépendant du prix du gaz puisqu'il faut du gaz pour pour faire des engrais. Et c'est un autre sujet de préoccupation.
C'est la raison pour laquelle lundi à Bruxelles, je me suis battue avec nous étions 14 pays à dire il faut suspendre par exemple la taxe carbone sur les engrais dans le contexte que nous vivons de renchérissement du gasoile non routier, du renchérissement des engrais. Il faut suspendre la taxe carbone frontière. C'est tacté.
En tout cas, le sujet politiquement est clairement posé par 14 pays qui disent stop. Dans ce temps de conflit, suspendons l'application de la taxe carbone. Et que dit l'Europe là-dessus ?
Bah l'Europe, l'Europe, le commissaire à l'agriculture a entendu ce message. J'espère qu'il en fera bon usage. Euh à quand les mesures de la loi d'urgence ?
Il y a là le congrès de la FNSA qui se tient, qui va durer jusqu'à jeudi hein, jusqu'à demain. À quand le mesure de la loi d'urgence qui est attendue par tous les agriculteurs ? D'abord, un mot sur euh la philosophie de cette loi, hein.
C'est pas des ce sont pas des grandes déclarations générales. Ce sont des mesures que je veux concrètes, applicables, utiles et qui répondent au soucis des agriculteurs. D'abord, préparer l'avenir.
Ce sont les contrats d'avenir que nous allons déployer sur tout le pays. C'est une commande publique qui doit être patriotique. Il faut encourager la production nationale.
Il faut lutter contre la concurrence desloyales. Il faut faciliter l'accès à l'eau, faut faciliter l'installation de bâtiment d'élevage, faut protéger la terre agricole. Voilà, une série de mesures concrètes, utiles et dans les mesures, il y a les mégabaccines, par exemple, il y a l'accès à l'eau, hein, le le vous allez favoriser la création ou du moins l'installation de ces mégabasscines très contestées.
C'est dans c'est dans le projet, hein. Je ce que nous voulons simplifier l'accès à l'eau, c'est encourager les réserves de substitution, le stockage de l'eau. Vous avez vu la la quantité d'eau qui est tombée cet hiver ?
Hm. Toutes ces taux que nous aurions pu stocker pour euh en prévision des sécheresses et là pour le coup. Ben c'est perdu.
Non, c'est jamais perdu. L'eau n'est jamais perdu. Mais [raclement de gorge] il est je crois aujourd'hui que les Français ont mesuré à quel point un, il faut de l'eau pour produire de l'alimentation sinon on l'importe.
De et les Français sont attachés à la production française. Ils ont confiance dans les produits agricoles français. Deuxièmement, c'est bon.
Il est il est il est souhaitable qu'on stock l'eau pour moins prélever sur la ressource en été où elle manque. Donc favoriser cette méga ça les Français le comprennent aujourd'hui. Les mobilisations qu' a pu avoir euh parfois ultra viiolente.
Donc toute la question du stockage de l'eau ne se résume pas à ce que les opposants appellent les méga. Moi je suis allée dans les deux sèvres pour porter un message d'apaisement. La question de l'eau, il faut la traiter de façon apaisée.
L'eau, elle est indispensable à la vie humaine, mais elle est indispensable aussi à la production d'alimentation. Et dans les deux sèvres, précisément là où il y a eu tous ces événements et ces affrontements, moi j'ai trouvé un climat qui était propice à l'apaisement et à reprendre le sujet. Ce qui a posé problème à Saint-Soline, c'est qu'il y avait des espèces protégées et voilà.
Mais mais il y a aujourd'hui il y a des réserves de substitution qui fonctionnent dans les deux sévres. Donc arrêtons dans de de cette guerre de l'eau. Il faut euh revenir à de la rationalité, apaiser le sujet.
C'est ce que je suis allé faire et j'ai pu constater que le temps est à l'apaisement. Il y a le sujet du cadmium euh Annie Jeanevar qui est sur la table désormais. Il est question de bombe sanitaire.
De quoi s'agit-il ? C'est un métal lourd qui se retrouve [rires] dans une multitude de d'aliments de la vie de tous les jours hein. Il est question des céréales qu'on mange au petit matin du pain, de la petite pâtisserie, des pâtes et cetera.
Y a-t-il avec le le le cadmium qui est présent du poison dans nos assiettes aujourd'hui ? Alors là encore, il faut revenir à la raison. D'abord, c'est un sujet qui est parfaitement un rapport officiel de Lest Lest.
Ce sujet est parfaitement identifié au plus haut niveau de l'État et pris en charge par la ministre de la santé par par moi-même. Et l'action du gouvernement s'inscrit dans l'étude de l'AN 16 qui effectivement confirme la pertinence de notre action. Nous avons déposé un décret et un arrêté qui est aujourd'hui au Conseil d'État qui euh euh engage euh l'action du gouvernement dans une diminution progressive euh de la tolérance du calmium dans les fertilisants agricoles.
Voilà. [grognement] Mais moi, je je voudrais dire euh à votre radio qui est très écoutée par nos agriculteurs et par les Français, oui, que il là encore euh on a l'art en France à enflammer les esprits sur tous les sujets et à montrer du doigt les agriculteurs. Je rappelle je rappelle quand même que les agriculteurs ont fait d'énormes efforts en la matière.
Ils ont diminué par quatre ces dernières années le recours aux engrais phosphatés. ont conduit des contrôles qui attestent de la conformité de 99 % des produits. Vous voulez vous vous voulez rassurante là-dessus jeun parce que je vous dis ça parce que Clémentine Autin, Manuel Bompard ou encore vous savez le député écologiste agriculteur Bonoît Bito accuse d'inaction je les cite et et et il disent que vous saviez grosso modo que c était une substance cancérogène.
Qu'est-ce que vous leur répondez ce matin ? Alors je leur réponds que le gouvernement est engagé dans une action. Donc, on ne peut pas parler d'inaction puisque nous avons déposé au Conseil d'État des textes, deux textes qui engage la France dans une diminution progressive de du taux de calmium dans les fertilisants.
Donc, vous savez bien que certains sont pr enflammer le débat. Nous avec la ministre de la santé, avec la ministre de la transition écologique, la ministre de l'agriculture sont ensemble pour répondre au sujet. Donc le sujet il est identifié, il est traité, les contrôles sont effectués.
Moi, je voudrais dire à tous ceux qui sont près aux agriculteurs, alors faut plus manger de viande parce que c'est mauvais pour la planète, faut plus manger de pain, de céréales, de pâtes, de riz. Alors, qu'allons-nous manger ? Donc faut il faut revenir à des choses raisonnables.
On conduit des contrôles sur la conformité des aliments. Le cadmium c'est une substance qui est dangereuse particulièrement quand elle est inhalée. Inallée.
C'est ce que l'an [raclement de gorge] oui. Oui. Mais bien sûr.
L'an c'est l'organisme de référence. L'inhalation bah c'est le tabac hein évidemment. [grognement] Donc c'est un donc nous pouvons continuer à consommer ces produits malgré tout.
Bien sûr, mais bien sûr. Enfin, il faut il faut raison garder parce que nous agissons au plus haut niveau et et le sujet est identifié et traité. Une toute dernière question très politique Jeunev, la présidentielle, vous êtes membre de LR que vous aviez présidé par un terrim de mémoire, c'était en 2022.
Quand vous voyez euh quand vous 2024 hein, j'ai présidé par 24. D'accord. Quand vous voyez David Lisnard qui confirme aux 20h de France 2 qu'il quitte les Républicains, qu'est-ce que cela vous inspire ce matin ?
Bah je trouve ça dommage parce que a des talents, il faut les les garder et David Lisnard en état bien sûr. Ce que je veux dire, c'est que dans la période qui précède, dans l'année qui précède la présidentielle, c'est un peu le bateau ivre he là pour l'instant. Non, je pense que l'expression est littéraire, mais elle est un peu excessive, cher Jean-François Kili, je pense que il faut évidemment travailler à l'unité parce que un mouvement aussi important que les républicains ne peut pas se permettre d'être divisé à l'approche de la présidentielle avec une primaire.
Alors, pour moi, le sujet n'est pas tant primaire ou pas primaire, mais comment on réussit une primaire ? Moi, j'en ai vécu de près deux. avec François Fillon, avec Valérie PCR.
Le problème c'est que on s'affronte pour la primaire et on ne se réconcilie pas une fois que la primaire est achevée. Donc c'est s'il y a primaire, comment fait-on pour réussir la primaire ? En tout état de cause, ce que je veux dire c'est que LR doit participer pleinement soit par un candidat, soit en pesant sur le projet dans la prochaine présidentielle.
Dernière question Var, c'est intéressant. Bruno Retaillot qui vous a suspendu parce que vous êtes membre du gouvernement. Il est votre candidat pour 2027.
Et bien l'avenir le dira puisque le parti bah oui, le parti va se choisir une stratégie et possiblement un candidat. Je pense que on n en est pas encore tout à fait là. En tout cas, Bruno Retaillot est déclaré, ça c'est certain, il y a beaucoup trop de monde sur la ligne de départ.
Il pas été gentil avec vous, hein. Il a fait un acte d'autorité. Je mais ça n'a pas dissuadé ma fidélité à mon parti, voyez-vous, dont je suis toujours membre.
Oui. Annie Jeunev, une petite question parce que vous connaissez bien Mortau dans le dou. Oui, j'en ai été maire pendant 15 ans.
Et vous connaissez justement l'actuelle maire Cédric Ball. Bien sûr. Vous savez ce qu'il a fait ?
Il y a une grande surprise ce matin au réveil pour les habitants de Mortau parce qu'il a changé les panneaux d'entrée de ville. Voilà, regardez, on va l'écouter. Tiens, Cédric Ball, c'est une décision mur réfléchie qui est le fruit aussi d'une longue réflexion.
Simplement, c'est qu'on s'aperçoit que partout en France, les gens ne connaissent pas Moru, mais connaissent la saucisse de morteau. Alors, vous savez qu'actuellement, on travaille sur la l'attractivité territoriale et sur la visibilité. On s'est dit bien s'appeler saucisses de mortau, ça sera beaucoup plus pratique.
Ça nous permettra enfin d'être localisé où nous nous situons en France. Nous invitons les uns les autres à choisir le futur n des habitants. Les panneaux de ville, saucisse de morteau.
Ah d'abord euh bravo à Cédric pour ce 1er avril très drôle et d'autre part la soucisse de Mortau, c'est un merveilleux produit qui assure une grande notoriété à notre plus chère petite ville de Mortau, mais qui surtout régale les palais des amateurs très nombreux. Mais en tout cas, c'est bien joué de de sa part, hein. Sauciss de morteau en disant "Oui, voilà, il y a euh il y a effectivement on mange 28 saucisses de morteau euh chaque minute en France, hein." Et bien, écoutez, ça prouve la qualité du produit et ça démontre que nos agriculteurs décidément ont beaucoup de talent.
Et et je fais un salut très amical à mon ami Cédric. [rires] Ça va ? Et dans un instant, la primaire, est-ce qu'il en faut une à droite comme à gauche ?
D'ailleurs, on va en débattre dans un instant et puis on reviendra aussi sur les agriculteurs face à la crise. 0826 300, vous avez la parole.
Annie Genevard