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InterviewLCP — Lundi, c'est politique (sur Podcast)· 2 juillet 2026 62 minContradictoireActualité / polémiqueLogementÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieSécurité

Vincent Jeanbrun, Ministre de la Ville et du Logement | LCP, Lundi C'est Politique 29/06/26

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 61 %Attaque 21 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez le sentiment que tout est bien fait ?

  • 2:50RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que vous répondez à ces critiques ?

  • 4:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous incitez les Français à s'équiper de climatiseurs ?

  • 5:17OuverteRéponse directe

    Peut-on imaginer un jour des aides de l'État pour acheter des climatiseurs ?

  • 5:59OuverteÉludée

    Est-ce que vous incitez les locataires dans des logements intenables à se retourner vers leur bailleur ?

  • 6:30RelanceÉludée

    Est-ce que les locataires seraient fondés à demander des baisses de loyer pendant la canicule ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:56Invité politiqueFait
    « On a activé les plans d'urgence à l'hôpital le plus rapidement possible. »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « Ça fait des années qu'on se dit que l'État doit mieux se préparer. »
  • 4:28Invité politiqueFait
    « La climatisation, elle sauve des vies. Elle sauve des vies à l'hôpital, elle sauve des vies à domicile. »
  • 5:30Invité politiqueChiffre
    « On a décidé de baisser la TVA sur ces pompes à chaleur réversibles. »
  • 7:45Invité politiqueFait
    « Sur ma prime Rénov', on fait le choix et le pari de renforcer le financement de l'isolation globale et des travaux de la rénovation globale du logement. »
  • 8:42Invité politiqueFait
    « Plus la famille est modeste, plus elle est aidée dans les critères de MaPrimeRénov'. »
  • 11:28Invité politiqueFait
    « Il y a eu beaucoup de tentatives de fraude. Ça a nécessité parfois jusqu'à devoir stopper les guichets de MaPrimeRénov'. »
  • 13:13Invité politiquePromesse
    « Mon objectif, c'est que dans les années qui viennent, il n'y ait plus ni de passoire thermique ni de bouilloire thermique. »
  • 15:43Invité politiqueFait
    « Il est essentiel que le confort d'été soit mis au même niveau que le confort d'hiver. »
  • 17:10Invité politiqueFait
    « Dans le projet de loi de la relance du logement que je présente actuellement au Parlement, effectivement on a des zones de dérogation. »
  • 21:04Invité politiqueFait
    « L'idée c'est évidemment que ce chiffre ambitieux de 2 millions de logements d'ici 2030, on ne l'a pas décidé tout seul sur le coin d'un bureau. »
  • 24:27Invité politiqueFait
    « si ce projet de loi venait à ne pas être voté alors effectivement ce serait très très compliqué d'atteindre cet objectif et probablement impossible »
  • 26:40IntervenantFait
    « comment est-ce que vous allez contrôler plusieurs centaines de milliers de logements ? »
  • 29:30IntervenantChiffre
    « vous passez de 30% à 20% »
  • 31:36Invité politiqueFait
    « non évidemment, moi je ne suis pas du tout dans ce logiciel-là »
  • 33:06Invité politiqueChiffre
    « chiffré à peu près autour de 200 millions en année pleine »
  • 39:41Invité politiqueFait
    « ce texte il est fondamental, je le soutiens à fond »
  • 40:01Invité politiqueFait
    « ils ont tiré sur mon domicile avec des mortiers feu d'artifice »
  • 41:30Invité politiqueFait
    « il y a une campagne de dépistage dans les cabinets ministériels »
  • 43:38Invité politiqueFait
    « le plus gros du trafic en France c'est la cigarette de contrebande »
  • 45:20Invité politiqueFait
    « je pense qu'il faut qu'on desserre l'étau mortifère d'un second tour LFI-RN »
  • 45:57Invité politiqueFait
    « Edouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau »
  • 46:50Invité politiqueFait
    « j'étais favorable à la primaire »
  • 46:50Invité politiqueFait
    « j'étais favorable à la primaire »
  • 46:55Invité politiqueFait
    « Laurent Wauquiez continuait à y travailler avec beaucoup d'énergie »
  • 47:23Invité politiqueFait
    « il est le président du parti on ne va pas lui faire le reproche d'être le candidat qui incarne le mieux donc évidemment les militants du parti ont décidé qu'il était le mieux placé »
  • 48:07Invité politiqueFait
    « il faut une droite forte il faut un centre fort et qu'il s'allie pour pouvoir avoir une chance de gagner et de desserrer les taux de l'extrême droite avec l'extrême gauche c'est fondamental pour moi »
  • 48:23Invité politiqueFait
    « c'est une évidence sinon c'est pas la droite républicaine »
  • 48:31Invité politiqueFait
    « Bruno Retailleau en tant que président des Républicains l'a dit à plusieurs reprises »
  • 49:11Invité politiqueFait
    « moi je pense vraiment avant la fin de l'année parce que la théorie qui consisterait à dire janvier ou février c'est beaucoup trop tard »
  • 52:17Invité politiqueChiffre
    « on a ouvert 1700 places au moment de la canicule »
  • 52:54Invité politiqueFait
    « il n'y a pas eu de surmortalité des personnes à la rue »
  • 56:04Invité politiqueChiffre
    « on a perdu en une génération 25 mètres carrés de pouvoir d'achat en matière de logement »
  • 57:24Invité politiqueChiffre
    « 26% des familles françaises dorment dans un logement qui est propriété d'un petit bailleur »
  • 58:14IntervenantFait
    « deux tiers un tiers ça se prouve ça se démontre et surtout ça se vérifie »
  • 59:22Invité politiqueFait
    « il y a un volet retraite par capitalisation qui est très lié à l'entreprise et au fait qu'au fond on peut avoir une mobilisation d'un fond d'entreprise »
  • 59:56IntervenantChiffre
    « il y a déjà 300 milliards la possibilité d'investir aujourd'hui dans des produits qui sont destinés en fait à la retraite est déjà très importante à croître à toute allure »
  • 1:00:27IntervenantFait
    « l'essentiel de l'épargne de notre pays financière est entre les mains des gens de ma génération »

Temps de parole

  • Vincent Jeanbrun68 %
  • Présentateur8 %
  • Intervenant7 %
  • Intervenant 26 %
  • Intervenant 34 %
  • Intervenant 44 %
  • Intervenant 52 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:17
Présentateur

Bonjour et bienvenue dans LCP, l'indicé politique. Invité aujourd'hui, Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement. Bonjour, bonsoir. Bonsoir. Merci d'être sur ce plateau aujourd'hui. Émission retransmise en direct aussi sur Twitch, LCP Assemblée Nationale. Vous êtes avec nous pendant une heure. On va parler de la canicule notamment, entre autres. Face à vous, pour vous interroger à mes côtés, Hervé Gatteignot de Radio Classique. Bonsoir Hervé. Bonsoir Gaël. Gaël Mac pour Challenge. Bonsoir Clément. Clément Éric de LCP. Et Hugo, Hugo Couturier. Bonsoir.

Hugo, Perchoir, bonsoir avec la chaîne Twitch et le CP Assemblée Nationale pour relayer toutes les questions, les réactions qui viendront au cours de cette émission. Et puis en fin d'émission, on ira à Aix-en-Provence où se préparent les rencontres économiques d'Aix. Jean-Hervé Lorenzi, le patron de ces rencontres, sera avec nous. Il vous interrogera notamment sur la place de la jeunesse dans la société mais aussi sur les inégalités de revenus qui se creusent d'année en année en France. On va d'abord parler de la canicule évidemment, de cette fin juin avec des températures de plus de 40 degrés sur toute la France. Elle va rester dans les mémoires.

Les conséquences de ce coup de chaud n'ont pas fini de se faire ressentir. Une surmortalité est à craindre. Le gouvernement, lui, est sur les charbons ardents. Vous le savez, très critiqué de part et d'autre, y compris dans votre propre camp. Sébastien Lecornu organise des réunions régulièrement pour faire le point, aujourd'hui encore. Je disais, vous êtes critiqué par la gauche, la droite, y compris par l'ancienne Premier ministre Elisabeth Borne, par exemple. Est-ce que vous avez le sentiment que tout est bien fait ?

1:40
Vincent Jeanbrun

Écoutez, il y a deux sujets. Il y a la question de l'urgence absolue. Quand on a compris que cette vague de chaleur jamais connue encore allait arriver, tout le système et l'appareil d'État a été mis en branle pour pouvoir être le plus réactif possible. On a activé les plans d'urgence à l'hôpital le plus rapidement possible. Et j'ai le sentiment que, grâce notamment à la mobilisation de tous les personnels sur le terrain, que ce soit dans l'éducation nationale, dans les hôpitaux, dans les préfectures, on a réussi à être très réactif collectivement et que le pays a été au rendez-vous de cette crise exceptionnelle. En revanche, ça fait des années qu'on se dit que l'État doit mieux se préparer.

Et donc, évidemment qu'on ne peut pas se satisfaire de l'état de la situation.

2:26
Présentateur

Des années, c'est intéressant, Vincent Jean-Bruns. Emmanuel Macron est au pouvoir depuis dix ans.

2:29
Vincent Jeanbrun

Non, mais ça fait bien plus longtemps qu'on alerte sur le changement climatique. Et donc, la vérité, c'est que ce n'est pas de pointer du doigt tel ou tel gouvernement. C'est que, collectivement, il faut que le pays mobilise 100% de son énergie pour se préparer. C'est vrai de la chaleur l'été, c'est aussi vrai du froid l'hiver, c'est vrai de la dépendance aux hydrocarbures.

2:50
Présentateur

Qu'est-ce que vous répondez à ces critiques ?

2:51
Vincent Jeanbrun

Je réponds par exemple que dans le plan d'électrification du pays, on aura peut-être l'occasion d'en reparler, on vient répondre à des enjeux de dépendance, de souveraineté, mais on vient aussi répondre à la problématique de la carbonation et comment on limite notre empreinte carbone. Sans entrer dans les détails techniques, est-ce que vous avez l'impression que tout est bien fait ? Rien que là, cette expression, j'étais maire pendant dix ans, même en tant que maire, alors qu'on est au plus proche du terrain et dans le très concret, on n'arrive jamais à dire que tout est bien fait, ça ne fonctionne pas comme ça. En revanche, la question c'est est-ce qu'on est pleinement mobilisés ?

La réponse est oui, à la fois dans l'urgence et à la fois dans l'anticipation. Le plan d'électrification y répond, le fait qu'on lance à travers le projet de loi logement que j'ai le plaisir de présenter au Parlement, des enjeux de transformation du bâtiment notamment. Donc évidemment, on va continuer à être pleinement mobilisés. Je me permets quand même de réagir, parce qu'y compris sur ce plateau-là, pendant très longtemps, on avait des climato-sceptiques qui venaient vous expliquer que tout ça n'était pas dû à l'homme, que le réchauffement, oui, il faisait chaud de temps en temps, etc. Et là, c'est marrant parce qu'on les a moins entendus pendant cette période de canicule.

Alors, on les a entendus pour critiquer le gouvernement très bien. Les oppositions font leur job d'opposition. Mais la vérité, c'est que, entre guillemets, dans cette crise, je crois qu'on a ceci d'intéressant, c'est qu'il n'y a plus un citoyen et il y aura du mal pour des formations politiques à dire qu'il n'y a plus de réchauffement climatique et qu'il ne faut pas mettre 100% des moyens.

4:19
Présentateur

Il y a le débat, en tout cas, sur climatisation ou pas climatisation. Vous, ministre du Logement, est-ce que vous incitez les Français à s'équiper de climatiseurs ?

4:26
Vincent Jeanbrun

Mais déjà, il faut qu'on sorte des dogmes. La climatisation, elle sauve des vies. Elle sauve des vies à l'hôpital, elle sauve des vies à domicile. Parlons du domicile, est-ce que vous incitez les Français à s'équiper de climatiseurs ? Encore une fois, quand ça sauve des vies, bien sûr qu'il faut utiliser la climatisation. Simplement, ce qu'on dit, c'est qu'il ne faut pas que cette climatisation qui soit installée chez les Français vienne obérer toutes les autres mesures. Si on prend l'exemple inverse du froid à l'hiver, on ne va pas dire aux gens qu'on n'installe pas de chauffage. Bien sûr, vous installez un chauffage. Mais ça ne nous empêche pas de tenir un discours d'économie d'énergie.

On l'utilise à bon escient. Et deuxièmement, on isole le logement. Et donc, le logement, il faut l'isoler contre le froid. Il faut l'isoler, protéger contre la chaleur. Et évidemment, la climatisation, quand il y a un enjeu sanitaire, il faut pouvoir utiliser tous les moyens. Mais encore une fois, sans oublier les enjeux d'isolation.

5:17
Présentateur

Tout le monde n'a pas forcément les moyens de s'acheter des climatiseurs. Peut-on imaginer un jour des aides de l'État pour acheter des climatiseurs ?

5:24
Vincent Jeanbrun

En tout cas, on voit à l'écran des pompes à chaleur réversibles qui font du chaud l'hiver, du froid l'été. On a décidé de baisser la TVA sur ces pompes à chaleur réversibles. Et donc, dans les mois qui viennent, on aura un décret qui permettra de baisser la TVA à 5,5 pour pouvoir faciliter l'acquisition par les Français.

5:45
Présentateur

C'est-à-dire des climatiseurs qui font du chaud l'hiver et du froid l'été ?

5:48
Vincent Jeanbrun

Oui, c'est une pompe à chaleur qui vient prendre la chaleur dans l'air extérieur pour la mettre dans le logement l'hiver et qui fait l'inverse l'été. Donc, il prend la chaleur du logement pour la recracher dehors.

5:58
Présentateur

Autre question. Est-ce que vous incitez les locataires qui vivent dans des logements intenables quand il fait chaud et éventuellement à se retourner vers leur bailleur pour leur demander des baisses, voire des suppressions de loyers pendant qu'il fait trop chaud ? Non, ce qui est important...

6:11
Vincent Jeanbrun

C'est ça parce qu'elle existe

6:12
Présentateur

en Allemagne ou à Los Angeles.

6:13
Vincent Jeanbrun

Ce qui est important, c'est qu'on puisse, avec notre système de DPE, qui là aussi a été très critiqué et puis là d'un coup, on se dit, finalement, les normes, c'est pas si mal. Il faut effectivement faire en sorte que le parc de logements français transitionne vers une meilleure isolation. J'ai compris, je vous repose ma question. Et là où on a un travail à faire, c'est à la fois sur le froid, la lutte contre le froid l'hiver, et là-dessus, on a beaucoup avancé. Je vous promets, on revient le revenu. Est-ce qu'il y a eu quand même un peu un angle mort sur la question de la protection l'été ? Je vous repose ma question.

6:43
Présentateur

Est-ce que les locataires qui sont dans des logements intenables quand il fait trop chaud seraient fondés à se retourner vers leur bailleur pour leur dire de réduire le loyer, voire de le supprimer pendant un mois ?

6:53
Vincent Jeanbrun

Tout dépend si le propriétaire, il est dans le droit ou pas dans le droit. Si vous avez un propriétaire qui n'a pas fait ce qu'il fallait et qui n'est pas conforme au droit, là, on est sur autre chose. Et dans ce cas-là, la justice peut être saisie. Mais aujourd'hui, ce qui, moi, m'intéresse, c'est qu'on soit dans le positif, c'est-à-dire qu'on donne envie aux propriétaires de rénover les logements. C'est ça la priorité absolue. Et donc, moi, je préfère leur laisser le loyer. On y reviendra aussi sur la question des logements F&G qu'on veut remettre en location en contrepartie de travaux.

Et donc, l'intérêt, c'est de dire aux propriétaires qu'on n'est pas là pour vous punir et vous empêcher de percevoir un loyer. En revanche, on est là pour vous inciter à faire des travaux pour améliorer l'habitabilité des logements.

7:32
Présentateur

Parmi les outils, il y a la prime Rénov', qui est une nouvelle fois revue et corrigée. Ce sont notamment concernés les travaux d'isolation. Cette décision de revoir la prime Rénov' entrera normalement en vigueur au mois de septembre prochain. Est-ce que vous confirmez ?

7:45
Vincent Jeanbrun

Moi, ce que je vous confirme, c'est que sur ma prime Rénov', on fait le choix et le pari de renforcer le financement de l'isolation globale et des travaux de la rénovation globale du logement. Et effectivement, on finance un peu moins ce qu'on appelle le monogeste. Finalement, vous changez juste un truc, juste les fenêtres, un peu moins ou plus du tout ? Là, l'idée, c'est de financer... Un peu moins ou plus du tout ? Non, parce que, par exemple, les pompes à chaleur réversibles dont on parlait tout à l'heure, elles seront toujours finançables en monogeste dans le cadre du grand plan d'électrification. Donc, vous voyez, on maintient quelques monogestes.

Mais l'idée, c'est de dire, quand on fait les travaux dans un logement, on rénove de fond en comble, on fait l'isolation, on fait les fenêtres, on fait le mode de chauffage, etc. Parce qu'il y a un intérêt à tout financer d'un coup, comme ça, on n'y revient pas.

8:26
Intervenant

Donc, il y a un côté tout ou rien dans cette mesure telle que vous la décrivez. C'est-à-dire que les propriétaires qui n'ont pas les moyens de faire la rénovation intégrale de leur logement, ils ne pourront pas la faire du tout ? C'est ça qu'il faut comprendre ?

8:40
Vincent Jeanbrun

Vous posez la bonne question. Il y a deux façons d'y répondre. La première, c'est vous dire que plus la famille est modeste, plus elle est aidée dans les critères de MaPrimeRénov'. Donc, l'aide est plus importante en fonction de vos revenus, d'une part. Et deuxièmement, on travaille actuellement à pouvoir imaginer un parcours de rénovation qui permettrait de phaser, de dire je ne vais pas tout faire la première année. Par contre, j'ai été voir mon espace conseil, je sais dans quel ordre je fais faire les travaux et je m'engage à tout faire, par exemple, dans les cinq ans. Ce qui permet d'étaler le paiement, mais en revanche, d'avoir un objectif de rénovation globale dès le départ.

Et c'est très important parce qu'encore une fois, sinon, il y a presque une forme de mensonge. On dit, si vous changez juste votre mode de chauffage, vous allez voir, vous allez faire des super économies. Ce n'est pas vrai. Si vous avez une passoire thermique et que vous installez une pompe à chaleur RR, par exemple, la facture peut monter. Donc, il faut accompagner les deux.

9:34
Intervenant

On comprend bien que cette mesure s'inscrit aussi dans un contexte de difficultés budgétaires. Est-ce que vous en attendez des économies ? Est-ce que vous pouvez nous dire quelles économies ça représenterait, cette réduction du dispositif ?

9:46
Vincent Jeanbrun

En 2026, le budget de MaPrimeRetov a été maintenu, ce qui ne nous empêche pas de critériser différemment pour justement renforcer cette rénovation globale. C'est uniquement

9:54
Intervenant

un changement de critère ou pas un changement d'enveloppe ?

9:57
Vincent Jeanbrun

On défend... Vous n'en attendez pas d'économie, pour être clair. Là, le sujet, c'est vraiment de favoriser la rénovation globale.

10:04
Présentateur

Mais à l'arrivée, il risque d'en y avoir moins, donc ça fera des économies.

10:07
Vincent Jeanbrun

Vous savez, il y a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de demandes sur MaPrimeRetov. On a plutôt un peu la critique inverse, c'est-à-dire que les délais sont un peu longs et c'est en partie vrai puisque en fonction des zones, il peut y avoir énormément de demandes, donc beaucoup de temps d'instruction. Donc l'idée, c'est qu'on ne va pas manquer de dossiers. Non mais est-ce que vous imaginez faire des économies au passage ? Non, je ne pense pas que cette solution fasse des économies. Le sujet, c'est quand on investit, on investit à fond. Par ailleurs, vous imaginez bien que le monogeste, si on ne change que les fenêtres par exemple, ça coûte moins cher que si on fait la rénovation globale.

Donc par définition, on accompagne et ça coûte plus cher. Donc le budget est contraint, donc il ne s'agit pas aujourd'hui de pouvoir augmenter les enveloppes de MaPrimeRénov'. En revanche, de maintenir cet effort pour faire en sorte que le parc de logement en France transitionne dans le bon sens, c'est très important.

10:52
Intervenant

Ce dispositif a déjà été modifié plusieurs fois. Au 1er septembre, ça va encore changer. Il est par ailleurs entaché de soupçons de fraude que vous connaissez. Comment est-ce que vous espérez convaincre les ménages, utilisateurs potentiels et même les artisans qui réalisent ce type de travaux grâce à ces aides de souscrire encore à un dispositif qui est devenu aussi peu prévisible ?

11:14
Vincent Jeanbrun

Vous savez, d'abord, les dossiers qui ont été engagés sous un certain cahier des charges, ils sont maintenus dans le cahier des charges. Donc même s'il y a un changement de paramètre, c'est uniquement les nouveaux entrants dans le système qui en bénéficient. Oui, mais vous en attendez

11:26
Intervenant

pas mal, j'imagine. Sur la fraude,

11:28
Vincent Jeanbrun

il y a eu beaucoup de tentatives de fraude. Ça a nécessité parfois jusqu'à devoir stopper les guichets de MaPrimeRénov', vous avez raison. Maintenant, l'expérience est faite. La lutte contre la fraude est totalement opérationnelle et là-dessus, MaPrimeRénov' est solide. Qu'il y ait des tentatives, oui, maintenant, elles sont bien repérées et effectivement, on a, grâce aux outils digitaux notamment, sécurisé le dispositif. Donc maintenant, le sujet, c'est comment on arrive à rattraper un stock important de dossiers puisque justement, les ménages, les familles sont très en demande de ce dispositif. Et combien de dossiers en attendent ? C'est à la fois une preuve de succès.

Ça change un peu tous les jours, donc je ne vais pas vous donner ce mot. Ah oui, à ce point-là. Mais le fait d'avoir suspendu les dossiers par exemple, à un moment donné, à créer du stock, évidemment. Donc, on a un stock important. Je salue d'ailleurs toutes les équipes, que ce soit les équipes nationales ou locales pour le travail qu'elles font pour accompagner les familles françaises à bénéficier de ce dispositif.

12:26
Intervenant

Oui, monsieur le ministre, on parle beaucoup des propriétaires mais on parle assez peu des locataires. Est-ce qu'il veut mettre en place une responsabilité des propriétaires pour protéger leurs locataires qui vivent dans des bouilloires thermiques ? Francis évoquait une baisse de loyer mais est-ce que ça pourrait être l'obligation de fournir une clim portative par exemple à ces locataires qui sont en souffrance, on le rappelle ?

12:47
Vincent Jeanbrun

Je veux bien croire et il a fait chaud chez vraiment beaucoup de gens pendant cette période de canicule. On ne peut pas demander aux propriétaires d'installer la climatisation dans le cadre d'une canicule exceptionnelle. En revanche, faire en sorte faire en sorte que chaque propriétaire qui aurait une passoire ou une bouilloire thermique soit incité le plus fortement possible à faire la transition, c'est essentiel. Et moi, mon objectif, c'est que dans les années qui viennent, il n'y ait plus ni de passoire thermique ni de bouilloire thermique.

Et ça, c'est très important parce qu'on peut l'atteindre si justement on a du gagnant-gagnant, gagnant pour le locataire, gagnant pour le propriétaire, gagnant pour les entreprises qui font les travaux.

13:27
Intervenant

Les Français viennent de voir à quel point leurs logements sont mal adaptés aux canicules. Et si je résume un peu l'annonce que vous faites aujourd'hui sur MaPrimeRénov', c'est qu'on va restreindre l'accès à cette aide publique sur les monogestes, c'est-à-dire sur ce que la plupart des Français étaient en mesure de financer parce qu'une rénovation globale, ça coûte énormément d'argent. Vous assumez cette démarche-là ?

13:49
Vincent Jeanbrun

Mais évidemment, parce que le but, c'est que le logement à la fin, il ne soit plus une bouilloire thermique, plus une passoire thermique. Si vous... D'un artisan qui dit « Vous n'avez qu'à changer vos fenêtres, ça va tout changer » et qu'en réalité, vous vous rendez compte après avoir fait ces travaux-là que petit un, ça n'a rien changé contre le chaud, par exemple, et la canicule et qu'en plus, on va vous dire « Ah oui, mais le jour où vous allez installer une pompe à chaleur réversible, il va falloir tout recasser et tous les travaux que vous avez faits, vous payez deux fois en réalité.

» Donc il vaut mieux partir sur un plan de rénovation globale avec le bon phasage et qu'est-ce que j'installe en premier ? Non, mais j'insiste que l'idée, c'est d'accompagner ces familles et je travaille, ce n'est pas encore le cas aujourd'hui, à imaginer un parcours de rénovation qui permette de phaser dans le temps mais on met les choses dans le bon ordre parce que parfois, vous avez des rénovations qui sont faites en dépit du bon sens et puis vous avez aujourd'hui des rénovations qui sont, quand c'est fait par gestes, par exemple, qui peuvent être faites uniquement contre le froid et pas efficaces contre le chaud. Et comme le disait Clément,

14:50
Présentateur

avec le risque quand même que certains n'aient les moyens à une époque que de faire des monogestes, comme vous dites, des petites réparations et pas les grosses parce que ça coûte plus cher quand même,

14:58
Vincent Jeanbrun

à l'arrivée. Mais encore une fois, le monogeste qui ne vous protège pas réellement contre le froid ou contre le chaud, ce n'est pas l'objectif de financement public. Nous, on veut accompagner la transition globale du bâtiment pour que les familles derrière payent moins cher parce que vous risquez d'avoir la famille qui paye et qui, à la fin, a quand même une note de chauffage complètement dingue, par exemple. Ça, ça n'aurait pas de sens et ce n'est pas leur rang de service non plus.

15:21
Intervenant

Dites-moi si je me trompe mais je crois qu'aujourd'hui, un projet de rénovation de logement n'est pas obligé de prendre en compte ce qu'on appelle le critère de confort d'été, c'est-à-dire l'isolation face aux canicules pour pouvoir accéder aux aides publiques. Est-ce que vous allez changer cela ?

15:33
Vincent Jeanbrun

Est-ce que vous allez en faire

15:35
Intervenant

un critère obligatoire

15:37
Vincent Jeanbrun

pour accéder aux aides publiques ? Avec tout ce qu'on vient de se dire et avec ce qu'on vient de vivre collectivement avec cette période de canicule, il est essentiel que le confort d'été soit mis au même niveau que le confort d'hiver. Il faut impérativement que les aides publiques, quand elles sont mobilisées pour rénover un logement, prennent en compte les deux. Donc ça va être intégré

15:53
Intervenant

à votre projet de loi qui arrive là

15:55
Vincent Jeanbrun

dans quelques jours à l'Assemblée ? On va surtout le mettre en œuvre dans le règlement de l'agence qui gère ma prime rénov' parce qu'en réalité, il n'y a même pas besoin d'aller chercher une loi. Il faut vraiment que ce soit clair dans tous les esprits. Quand on rénove une passoire thermique, il faut aussi se demander si ce n'est pas une bouilloire thermique.

16:10
Intervenant

Mais alors ça veut dire qu'il faut définir juridiquement ce qu'est une bouilloire thermique, fixer des critères et l'intégrer au DPE

16:16
Vincent Jeanbrun

au-delà de ce qui existe aujourd'hui ? Vous avez déjà des critères pour qualifier une bouilloire thermique mais effectivement, il faut que dans les aides publiques quand elles sont mobilisées, on s'assure que typiquement la rénovation qu'on est en train de faire d'un logement n'en fasse pas une bouilloire thermique par exemple.

Ça pose un certain nombre de sujets parce que quand on prend par exemple la question des volets qu'on voudrait installer sur des bâtiments, prenez les rues de Paris, ce beau patrimoine haussmannien, on a un sujet sur la capacité à poser des volets notamment par rapport aux architectes des bâtiments de France par exemple ou par rapport aux climatiseurs qui seraient installés plus ou moins visibles. Et donc c'est sûr que si on met une critérisation des PEET qui en fait finit par bloquer la rénovation sur les passoires thermiques, vous voyez le confort d'hiver, on risque d'avoir un effet contraire à ce qu'on va atteindre.

17:03
Intervenant

Donc là vous voulez aussi pouvoir déroger aux avis des bâtiments de France dans certaines conditions ? Ça fait partie de ce que vous voulez

17:09
Vincent Jeanbrun

mettre en place ? Dans le projet de loi de la relance du logement que je présente actuellement au Parlement effectivement on a des zones de dérogation ce qu'on appelle les Jeux olympiques du logement où l'idée c'est de faire aussi bien que des logements de la meilleure qualité qui soit mais en compressant un certain nombre de procédures administratives et ça c'est essentiel et ça fait partie des propositions. Vous savez en France il faut 8 à 10 ans pour produire un immeuble de logement.

17:32
Intervenant

Les bâtiments de France ils bloquent la plupart des gestes de rénovation externes sur la façade ce sera plus le cas demain ?

17:38
Vincent Jeanbrun

Le préfet pourra passer derrière. Moi dans le projet de relance logement ce que je vous évoque quand je parle des Jeux olympiques du logement ce sont des zones dérogatoires décidées par le maire et avec le contrôle du préfet. Là on est sur quelques zones en France où chaque maire pourra présenter ça au préfet et si le préfet signe effectivement c'est lui qui aura le dernier mot et les architectes des bâtiments de France pourront lui donner un avis simple et c'est le préfet qui aura l'avis conforme.

Mais ce que vous posez comme question était débattu dans le texte y compris de ma collègue Françoise Gattel qui réfléchit effectivement à dire dans certains cas il faut qu'on se pose la question et on en parlait également avec Monique Barbus sur la question de comment on met dans la boucle les architectes des bâtiments de France. Vous savez ça fait des années qu'on demande à nos architectes de protéger le patrimoine français. Quand on regarde les merveilles qu'on a autour de nous on se dit qu'ils ont plutôt bien réussi. Maintenant c'est comment on adapte les contraintes climatiques à la mission des architectes des bâtiments de France.

Donc il ne s'agit pas de leur dire vous faites n'importe quoi à interdire des volets non vous faites la mission pour laquelle on vous a demandé d'agir pendant des années. Bon ben simplement il faut que le cahier des charges soit un peu différent parce que le risque sinon c'est que ces zones-là ne soient plus du tout habitables et si le patrimoine n'est plus du tout habité et habitable il finira par s'écrouler on risque de perdre le patrimoine qu'on voulait protéger. Gaëlle. Donc ça c'est d'abord un débat à voir avec eux.

18:57
Intervenant

Oui la formation elle ne va pas concerner que les architectes des bâtiments de France. Globalement on a l'impression qu'il va falloir former les urbanistes les architectes les promoteurs les artisans du BTP en fait finalement on se dit que quand on va construire des logements neufs il va falloir que l'orientation c'est différente qu'on intègre directement des stores enfin ou des persiennes il y a une série de mesures on l'avait vu d'ailleurs pour le village des jeux olympiques qui sont prenables pour essayer mais qui sont très différentes de ce qu'on fait aujourd'hui avec des grandes baies vitrées une orientation sud enfin voilà donc là est-ce qu'il y a un travail là-dessus ?

19:36
Vincent Jeanbrun

Il y a évidemment un travail là-dessus un travail qui va être initié en réalité dès le mois de juillet et qui va permettre de mettre tout le monde autour de la table la question du logement elle nécessite ce que j'appelle souvent l'équipe de France du logement c'est-à-dire les architectes les constructeurs les urbanistes même les géomètres experts tout le monde doit être autour de la table c'est important parce qu'on se rend compte que parfois il y a une forme de contradiction technique entre le confort d'hiver et le confort d'été et donc pour l'hiver on a envie au contraire que le soleil vienne dans les logements et les réchauffes et l'été évidemment on veut que ce soit un peu différent pendant des années au nom de certaines normes rappelons quand même que les normes environnementales imposées à la construction sur Neuve font qu'en France on est les mieux disants au monde en matière de construction notamment sur le confort d'hiver donc mais par exemple pour éviter ce qu'on appelle les ponts thermiques pardon c'est un peu technique mais le fait que le froid rentre à travers notamment un certain nombre d'éléments les huisseries donc des fenêtres ou les balcons on a beaucoup réduit les balcons par exemple ah oui mais on se rend compte que pour le confort d'été quand vous avez des grands balcons au-dessus de la baie vitrée et bien en fait ça fait par soleil l'été et donc on a intérêt à repenser le modèle ce travail on va évidemment l'initier il y a des pays qui sont très habitués aux fortes chaleurs qui ont justement des modèles urbains un peu différents mais c'est pareil moi j'ai envie qu'on réussisse ça en équipe il faut qu'on mette les architectes autour de la table ça va de soi je vous en prie

20:53
Intervenant

voilà plus globalement vous avez pour objectif de sortir 2 millions de logements si j'ai bien compris d'ici 2030

21:01
Vincent Jeanbrun

9

21:01
Intervenant

vous y croyez vraiment ?

21:04
Vincent Jeanbrun

l'idée c'est évidemment que ce chiffre ambitieux de 2 millions de logements d'ici 2030 on ne l'a pas décidé tout seul sur le coin d'un bureau avec monsieur le premier ministre on a réuni tous les professionnels du secteur du logement la construction la conception les promoteurs tout le monde on a réuni le logement privé comme le logement public et on leur a dit qu'est-ce qu'on peut objectivement viser comme production de logement si on lève un certain nombre de freins et la réponse c'est celle-là 2 millions de logements d'ici 2030 à la condition c'est très important d'avoir un dispositif fiscal qui permet un choc d'investissement c'est-à-dire que les français reviennent sur le marché de l'immobilier et investissent à nouveau dans la pierre on a une première partie qui a été décidée au moment du budget on va poursuivre ça dans le texte de loi un deuxième élément très important c'est ce choc de simplification je parlais tout à l'heure des Jeux olympiques du logement et bien l'idée c'est qu'on ait justement cette capacité pour les maires d'avoir des zones d'accélération de la production du logement très important de déroger à des règles d'urbanisme de déroger à un certain nombre de règles qui permettront de contracter considérablement les procédures pour ne vous donner qu'un exemple la révision du plan local d'urbanisme aujourd'hui je voyais encore un maire ce matin qui me disait je vais devoir changer les règles d'urbanisme sur ma commune plan local d'urbanisme intercommunal il va lui falloir entre un an et demi et deux ans pour le faire grâce à ça par exemple une délibération au conseil municipal contre ça du préfet qui confirme bien qu'on est sur un projet d'intérêt général pour ne pas faire n'importe quoi et on accélère les règles sur lesquelles on ne dérogera pas c'est évidemment l'accessibilité handicapée ça c'est évidemment un précurseur toutes les règles de sécurité notamment sécurité incendie et la qualité environnementale du projet donc on est capable de faire plus vite juste un mot peut-être pour que nos ministères comprennent il faut 8 à 10 ans pour faire sortir aujourd'hui un immeuble de terre c'est considérable sur ces 8 à 10 ans même un chantier très compliqué on est entre 2 ans et demi et 3 ans c'est-à-dire que tout le reste c'est de la procédure administrative et vous voulez le reste et l'idée c'est évidemment en fonction des cas mais c'est de faire gagner des années au projet moi la promesse que je fais aux élus locaux c'est de dire à l'échelle d'un seul mandat qui dure 6 ans c'est déjà long vous devez pouvoir réaliser vos promesses de campagne et donc on doit être capable de faire ça avec ce que j'appelle les Jeux olympiques du logement et c'est évidemment important et toujours par rapport à l'objectif et toujours Gaëlle qui va vous poser une question

23:28
Présentateur

et toujours Gaëlle qui va vous poser une question

23:30
Intervenant

non mais je veux dire on peut être un peu sceptique parce qu'aucun gouvernement il y a des objectifs chiffrés de logements depuis des années aucun gouvernement n'y parvient et les deux leviers dont vous parlez c'est-à-dire d'un côté un choc d'investissement par la défiscalisation ça fait 40 ans qu'on en fait de la défiscalisation et ça n'a pas boosté énormément l'offre de logement si on l'enlève ça la baisse mais par contre voilà si on la garde ça n'augmente pas forcément et ce choc de simplification il y a beaucoup de professionnels de l'immobilier qui ne seraient pas d'accord avec vous ce choc de simplification moi je l'entendais c'était déjà un livre de Guillaume Poitrinal en 2010 et on parlait déjà des 8 ans qu'il fallait pour faire sortir un immeuble de terre et manifestement on n'y arrive pas on n'y arrive pas à simplifier moi ce que je peux vous dire c'est que ces deux leviers-là on a l'impression qu'ils sont un prix inopérant

24:19
Vincent Jeanbrun

qui est sur la table et effectivement il est déposé sur la table des assemblées les parlementaires vont décider et si ce projet de loi venait à ne pas être voté alors effectivement ce serait très très compliqué d'atteindre cet objectif et probablement impossible mais si on se donne les moyens de voter ces textes et les mesures qui sont dedans alors j'ai la conviction qu'on peut atteindre cet objectif

24:38
Intervenant

ces textes de simplification ils ont déjà été votés pour un certain nombre d'entre eux et en fait malgré tout

24:43
Vincent Jeanbrun

et on va s'arrêter là Hugo

24:45
Intervenant

sans la loi GIO

24:48
Vincent Jeanbrun

qui était une loi d'exception il n'y aurait pas eu les équipements pour les Jeux Olympiques et donc on a su faire pour les Jeux Olympiques de l'exception je pense qu'on peut maintenant le mettre dans la boîte à outils des maires pour qu'on puisse accélérer et atteindre ces objectifs

25:00
Intervenant

Hugo oui monsieur Jean-Brain il y a une question pour vous de Drapeau qui vous dit monsieur le mini je vis en HLM comme une bonne partie de la population nous n'avons pas propriétaire qui est du domaine du privé il dépend donc bien plus des financements de l'Etat allez-vous faire un geste en ce sens pour forcer l'installation des clims dans les HLM

25:16
Vincent Jeanbrun

de manière générale on travaille avec le secteur HLM pour qu'il y ait une transition écologique accélérée des bâtiments à la fois sur le volet électrification ça passe bien souvent par l'installation de pompes à chaleur qu'elle soit individuelle ou collective et donc la pompe à chaleur comme on se le disait tout à l'heure elle peut être réversible donc elle peut faire du chaud quand on en a besoin du froid quand on en a besoin on va travailler aussi avec les bailleurs sociaux pour créer ce qu'on appelle des réseaux de froid urbain vous savez il y a des réseaux de chaleur urbain ça peut être de la géothermie ça peut être autre chose et là l'idée c'est de faire pareil avec le froid et dans le projet de loi Relance Logement il va y avoir deux outils qui vont bien les aider à le faire dans les cas les plus importants la rénovation urbaine ce que Jean-Louis Bourleau avait créé à l'époque la fameuse Enru et puis de l'autre côté des outils qui vont leur permettre de mieux financer la rénovation des bâtiments jusqu'ici c'était beaucoup le confort d'hiver là évidemment on va être sur les deux on va marcher sur deux jambes

26:09
Intervenant

Vous parliez tout à l'heure des logements F et G Clément Oui c'est un point important de votre projet de loi vous voulez remettre sur le marché locatif des logements des passoires thermiques qui étaient interdites à la location 700 000 sont concernées ce sont celles qui ont un diagnostic F et G elles pourront être louées à condition que les propriétaires s'engagent à les rénover j'ai une question quand on voit le nombre de fraudes qu'il y a à la ma prime rénov comment est-ce que vous allez contrôler plusieurs centaines de milliers de logements

26:36
Vincent Jeanbrun

demain ? D'abord je vous le disais tout à l'heure il n'y a plus de fraudes à ma prime rénov mais sur la question des F et G comment vous allez vérifier ? Et pas tant de les remettre à la location pour les remettre à la location c'est comment on fait en sorte qu'ils réellement soient rénovés ? Et comment vous vérifiez ? Et le meilleur moyen c'est de faire un pacte gagnant, gagnant, gagnant c'est gagnant pour les locataires parce qu'on vit une crise du logement qui est majeure dans notre pays les gens ont un mal de chien à se loger à accéder au logement y compris à la location si vous retirez 700 000 logements du marché c'est une catastrophe Comment vous vérifiez ? Je vous pose la question

27:07
Présentateur

comment vous contrôlez ?

27:09
Vincent Jeanbrun

Vous en enlevez 700 000 au même moment ça n'a pas de sens C'est un rôle essentiel Comment est-ce que vous contrôlez que ce sera bien ?

Ensuite, évidemment c'est gagnant pour le propriétaire et j'y viens c'est que le propriétaire en continuant à percevoir des loyers ça le solvabilise dans sa capacité à faire des travaux à pouvoir accéder au crédit bancaire On se rend compte que beaucoup des propriétaires qui n'ont pas fait les travaux jusqu'ici c'est notamment qui n'ont pas accès au crédit pour les financer Une personne qui a 80-85 ans elle a beaucoup de mal à pouvoir faire les travaux si c'est dans l'individuel Et sur le collectif là c'est encore plus compliqué parce qu'il y a deux choses je vais vous répondre sur le contrôle mais il y a deux choses sur le collectif Un, il faut faire voter la copropriété pour que les travaux soient engagés c'est pas simple et ça on va le corriger pour que ce soit sur la base une majorité simple parce que ça suffit les gens qui ne viennent jamais à l'AG de copropriété et qui bloquent parce qu'on n'atteint pas la majorité et deuxièmement on travaille à un projet de banque de la transition écologique qui va venir financer la rénovation des copropriétés et peut-être dernier point le fait que l'idée ce soit de prêter à la copropriété et non plus aux individus c'est plus directement à chacun des copropriétaires mais à la copropriété donc en mettant ces outils-là sur la table on se garantit que ceux qui n'étaient pas solvables jusqu'ici et ne faisaient pas les travaux auront les moyens de le faire et puis c'est très intéressant pour nos artisans qui auront plein de chantiers donc maintenant comment on contrôle ?

On contrôle de façon simple pour pouvoir relouer il va falloir présenter un projet de rénovation complété et avoir versé les accomptes c'est la condition préalable et après les locataires

28:43
Intervenant

c'est un accompte important en général

28:46
Vincent Jeanbrun

les artisans demandent 30% donc la compte devra être versée et ensuite les locataires auront la possibilité de saisir le juge si jamais ils ont un sujet et notamment le fait que les travaux ne s'engagent pas par exemple et à ce moment-là le juge peut décider y compris des remboursements de loyers trop perçus une minoration de loyers pour l'avenir voire même une condamnation plus grave du propriétaire

29:11
Intervenant

Toujours dans l'idée de mettre plus de logements sur le marché locatif vous avez lancé au mois de février un dispositif de défiscalisation qui porte votre nom pour en bénéficier il fallait que les travaux de rénovation soient d'un montant de 40% du prix du bien et vous allez abaisser cela à 20% si j'ai bien compris on était à 30% et on passe à 20% vous passez de 30% à 20% alors déjà combien il y en a qui sont engagés dans ce dispositif à ce jour-là jusqu'à présent à ce jour

29:37
Vincent Jeanbrun

à ce jour à ce jour combien ? si vous pouvez me permettre il y avait deux dispositifs on a un investissement dans le neuf et un dispositif dans l'ancien pardon c'est un peu technique mais au moment de la rédaction du 49.3 il fallait c'est comme ça c'est ce qu'on appelle la légistique utiliser les amendements qui avaient déjà été déposés et ceux qui étaient les mieux disants dans le neuf étaient moins disants dans l'ancien

29:58
Présentateur

combien sont dans le dispositif

29:59
Vincent Jeanbrun

Jean Brun ? donc je vais vous répondre que 1 j'ai pas le chiffre parce que ça change là aussi tous les jours et on doit faire un bilan avec la fédération des promoteurs prochainement

30:08
Intervenant

si vous changez les critères c'est que ça ne marche peut-être

30:10
Vincent Jeanbrun

et en fait d'entrée de jeu c'est pour ça que j'ai pris le temps de vous faire le distinguo dans le neuf ça ne va pas changer c'est lancé depuis le 20 février et ça progresse chaque mois qui passe le dispositif progresse donc vous avez des chiffres ?

en tout cas on voit qu'il y a une progression ça a démarré très très faible je vous assure effectivement le détroit d'Hormuz et la crise en Iran n'a pas aidé parce que ça a créé plutôt de l'attentisme mais on voit que ça progresse sur la partie d'investissement dans l'ancien donc ce que vous évoquez on achète un bien déjà existant on réalise 30% de travaux et on a une défiscalisation ça ne pouvait pas marcher pour une bonne raison c'est que dans la façon dont ça a été rédigé il fallait atteindre une lettre A ou B en termes de DPE et en réalité dans l'ancien c'est quasiment mission impossible surtout dans le collectif et donc dans le projet de loi on va corriger la partie du dispositif dans l'ancien dont on sait dès le premier jour on va retrouver tous les papiers qui ont été écrits sur le sujet le gouvernement a assumé de dire on a cranté le dispositif dans le neuf mais la partie ancienne n'a pas pu être rédigée comme on l'aurait souhaité Gaël et ce sera corrigé Gaël

31:14
Intervenant

donc votre gouvernement va supprimer par contre c'est très technique le logement j'essaye de faire ça c'est technique on le sait donc votre gouvernement va supprimer l'aide de personnaliser au logement pour les étudiants étrangers non européens et non boursiers j'ai bien compris et les syndicats étudiants dénoncent un premier pas vers la préférence nationale donc que répondez-vous ?

31:36
Vincent Jeanbrun

non évidemment moi je ne suis pas du tout dans ce logiciel-là simplement avec tous nos pays voisins européens on est dans des accords de réciprocité nos étudiants français quand ils vont dans le pays ils bénéficient aussi de cette aide et de cet accompagnement mais ce n'est pas vrai dans plein d'autres pays qui sont hors de l'Union Européenne et donc là il s'agit juste de mettre à niveau dans un moment où les finances publiques sont extrêmement attaquées

31:59
Présentateur

c'est-à-dire que les pays qui n'aident pas les étudiants français à l'étranger leurs étudiants en France ne seront pas aidés

32:05
Vincent Jeanbrun

oui et encore uniquement les non-boursiers parce qu'en fait nous l'idée c'est de maintenir cette générosité de l'accueil des étudiants étrangers qui arrivent dans des situations avec un très très faible pouvoir d'achat qu'on puisse les accompagner à travers les CRUS qui sont des outils qui permettent d'accompagner les étudiants et puis d'avoir les appels en revanche et pardon pour la caricature mais s'il y a un étudiant texan dont les parents sont riches à millions qui vient étudier en France peut-être que ce n'est pas la priorité pour l'argent public de venir financer les appels

32:36
Intervenant

les enfants étudiés en France je ne serais pas vous dire si on a beaucoup

32:39
Vincent Jeanbrun

de milliardaires texans c'est le problème de la caricature c'est pour ça que j'ai dit que j'étais un peu à moins que ce soit le petit-fils de JR et de Suellen avec le chapeau et tout ça mais en l'occurrence vous voyez bien l'idée on a des pays d'Asie où vous avez des enfants de familles très aisées qui viennent en France et qui vont bénéficier quasi automatiquement parce qu'ils sont étudiants des appels

33:03
Intervenant

vous attendez quel montant d'économie de cette mesure ?

33:06
Vincent Jeanbrun

chiffré à peu près autour de 200 millions en année pleine donc on est

33:09
Intervenant

professionnels parlent plutôt de 100 millions

33:10
Vincent Jeanbrun

parce qu'on est sur une demi-année en 2026 on est plutôt sur 200 millions 200 millions mais c'est donc vous voyez c'est pas rien et ces 200 millions plutôt que les données en APL à des enfants qui ne seraient donc pas boursiers donc avec des certains revenus venant d'autres pays hors Union Européenne qui soient fléchés justement sur des projets essentiels pourquoi pas justement sur l'enseignement

33:33
Intervenant

dans le contexte budgétaire qu'on connaît 200 millions c'est quand même pas énorme ça n'est pas au moins est-ce que ça n'est pas au moins autant je suis sûr que demain

33:42
Vincent Jeanbrun

je viens de vous annoncer une baisse de 200 millions de n'importe quel de mes dispositifs vous me direz comment c'est scandaleux c'est énorme

33:46
Intervenant

ce n'est pas au moins autant une mesure d'économie qu'une mesure d'affichage contre l'immigration

33:52
Vincent Jeanbrun

pas du tout c'est vraiment une mesure de budget on a aujourd'hui une difficulté budgétaire dans notre pays qui est majeure et on regarde pour essayer de garder des outils de péréquation et d'aide pardon je deviens trop technique mais d'aide sur des publics qui en ont besoin donc notamment les boursiers en France on aide les publics étudiants boursiers mais ceux qui ont des revenus au-delà et dont je veux le rappeler les pays ne nous donnent pas d'aide à nos étudiants mais 200 millions

34:20
Présentateur

ça fait combien d'étudiants qui seraient concernés à peu près j'ai pas le chiffre

34:23
Vincent Jeanbrun

aujourd'hui en tête mais encore une fois l'idée c'est justement de ne pas être sur la préférence nationale ou pas nationale c'est uniquement sur la question des revenus et donc c'est une question de justice fiscale et financière donc il n'y a pas de sujet la migratoire et puisque vous voyez les boursiers eux il n'y a pas de critères migratoires et le sujet il est vraiment autour des familles qui ont des revenus et dont on considère qu'ils peuvent aider leurs enfants étudiants qui viennent en France

34:50
Intervenant

il y a une sorte de préférence nationale quand même parce que les élèves français qui sont non boursiers et pour certains très aisés et ils continuent de recevoir une aide au logement je me souviens de François Baroin quelques années auparavant qui proposait que les enfants qui reçoivent des APL et qui viennent de familles aisées leurs parents ne puissent plus avoir la demi-part fiscale qui minore leur impôt sur le revenu dans un moment

35:18
Vincent Jeanbrun

vous avez raison de le dire où les finances publiques se font rares il faut qu'à un moment donné on choisisse nos critères et moi je défendrais toujours les critères de justice financière fiscale sociale plutôt que justement des critères de préférence nationale

35:31
Intervenant

et en l'occurrence

35:33
Vincent Jeanbrun

je vous rappelle que les APL sont aussi proportionnés donc on ne touche pas à la même chose en fonction des revenus des uns et des autres

35:38
Présentateur

il y aura une différence entre étudiants français et étrangers disait Gaëlle

35:41
Vincent Jeanbrun

même pas parce que c'est tous les étudiants européens qui sont épargnés par cette mesure oui mais les autres étrangers on va dire

35:47
Intervenant

les non-européens par rapport à des Français de même revenu ils vont être pénalisés donc il y a bien une sorte de préférence nationale quand même

35:55
Vincent Jeanbrun

mais quand les étudiants français vont dans ces autres pays ils n'ont aucune aide donc moi je veux bien mais à un moment donné on est déjà ultra généreux entre les aides du groupe entre les aides des bourses c'est quand même extrêmement généreux

36:09
Présentateur

vous êtes ministre de la ville et il y a 3 ans le 27 juin 2023 la mort de Naël Merzouk 17 ans après le tir d'un policier à bout portant à Nanterre avait été le coup d'envoi à des émeutes dans les quartiers et dans votre ville les roses la cour de cassation a ouvert la voie à un nouveau procès en retenant la qualification d'homicide c'est ce qui a été retenu estimant que le policier avait nécessairement conscience du risque létal de son acte qu'est-ce que vous attendez vous ministre de la ville aujourd'hui de la justice dans cette affaire

36:40
Vincent Jeanbrun

je suis membre du gouvernement et je ne commenterai pas cette décision de justice je ne vous demande pas de commenter qu'est-ce que vous attendez de la justice mais la justice on attend qu'elle rende justice et qu'elle dise qui est coupable ou non maintenant sans m'immiscer dans cette affaire j'aimerais qu'elle traite avec autant de sérieux tous ceux qui ensuite au moment des émeutes ont mis le feu à des établissements publics à des mairies à des médiathèques parce que il y a un certain nombre de preuves et on attend encore j'entendais un maire de la métropole de Lyon ce matin qui m'expliquait que des personnes qui avaient été dûment identifiées et condamnées on attendait toujours l'expulsion par exemple de leur logement social et qu'on voit bien que ça traîne donc

37:29
Intervenant

j'avais l'impression que la justice est plus sévère avec les policiers que dans ce genre

37:33
Vincent Jeanbrun

de situation je dis qu'il faut que la justice passe partout

37:37
Présentateur

elle passe pas partout en l'occurrence ou pas assez vite partout

37:40
Vincent Jeanbrun

c'est vous qui le dites

37:41
Présentateur

non on essaie de comprendre ce que vous dites

37:43
Vincent Jeanbrun

je dis qu'il faut la même sévérité avec chacun

37:46
Présentateur

parce que la défenseur des droits Claire Hédon elle parle à propos de cette affaire et d'autres d'une jeunesse française malmenée est-ce qu'elle a raison de tirer la sonnette d'alarme notamment dans les quartiers

37:57
Vincent Jeanbrun

mais alors moi je défends dans mon projet de loi la grande opération de renouvellement urbain numéro 3 parce que j'ai la conviction qu'il faut qu'on aille rénover ces quartiers qui effectivement font que 5 à 6 millions de personnes n'y vivent pas comme on devrait y vivre en République c'est ce qu'elle dit maintenant qu'il y ait une jeunesse à accompagner qu'il y ait une jeunesse à aider j'en suis le premier convaincu et moi-même enfant des quartiers populaires de ma ville j'en ai bénéficié donc aider les jeunes oui que ça serve d'excuse aux violences aux exactions et aux différents trafics non et je pense que là il faut qu'on soit très clair dans ces quartiers la sociologie même des bâtiments fait qu'on cumule un certain nombre de difficultés sociales dans ces quartiers et donc que l'État et la République mettent plus de moyens pour accompagner ces jeunes dans leur capacité à s'émanciper et à mieux réussir leur vie que ce soit par l'école ou par le travail ça fait sens et je le défends pour autant quand on a des jeunes qui embrassent le parcours de la criminalité il faut qu'on soit extrêmement ferme et dur avec eux et je ne crois pas qu'il faille avoir une culture de l'excuse parce que moi j'étais pauvre dans ces quartiers avec mes parents on a été aidé par la République mais on n'a jamais suivi le chemin de la violence donc dire que des enfants souffrent oui que ça excuse quoi que ce soit non

39:16
Intervenant

il y a un projet de loi qui s'appelle Riposte qui vise justement à mieux réprimer ce qu'on appelle la petite délinquance du quotidien il arrive dans quelques jours à l'Assemblée je m'adresse à l'ancien maire de Lailet Rose pendant 10 ans est-ce que vous pensez que le fait de sanctionner plus systématiquement et plus rapidement les délinquants c'est l'objectif de ce texte aurait dissuadé les émeutiers de s'en prendre à votre propre maison en 2023

39:39
Vincent Jeanbrun

ce texte il est fondamental je le soutiens à fond et Laurent Nunez de Porte avec Brio il y a dedans des choses qui effectivement touchent la petite délinquance du quotidien le protoxyde d'azote qui est en train de faire des ravages dans notre pays le tir de mortier je rappelle que la principale arme des émeutiers en 2023 c'était le mortier ils tiraient sur la police ils tiraient sur les commissariats ils ont tiré sur mon domicile avec des mortiers feu d'artifice ça veut dire un mortier oui mortier d'artificier effectivement qui sont hyper faciles à acheter aujourd'hui et qui deviennent une arme par destination il faut qu'on puisse se sanctionner de manière beaucoup plus importante cette loi aurait dissuadé les émeutiers de s'en prendre à votre domicile cette loi elle permet de mieux sanctionner et effectivement la sanction peut avoir une vertu c'est qu'à force de répétition on peut faire en sorte de mieux lutter donc moi l'attaque de mon domicile elle dépasse la délinquance du quotidien on est sur une préméditation le véhicule volé la veille la volonté d'incendier mon domicile donc c'est sans comparaison mais cette loi réponse elle est très importante et elle a aussi un aspect qui est important puisqu'elle permet de lutter beaucoup plus efficacement contre le squat et donc un élément qui me tient à coeur dans le miséologement

40:47
Intervenant

parlons du narcotrafic c'est un fléau qui ravage ce pays contre la criminalité liée au trafic de drogue qu'est-ce qu'un gouvernement peut faire aujourd'hui qu'on n'a pas déjà essayé ?

41:00
Vincent Jeanbrun

ce qui est terrible c'est que s'il y avait une mesure à prendre facile à faire pour lutter contre le narcotrafic évidemment elle aurait déjà été prise on voit bien que la lutte contre le narcotrafic elle est à 360 degrés elle est partout partout partout partout et je rejoins vraiment je suis totalement en accord avec le Premier ministre sur le fait que la première des choses c'est l'exemplarité c'est faire en sorte qu'on fasse la chasse aux consommateurs et à commencer par tous les endroits où vous avez des postes à responsabilité c'est pour ça que vous l'avez vu il y a une campagne de dépistage dans les cabinets ministériels c'est symbolique et c'est très important ça doit faire rire les narcotraficants entre nous alors ça peut les faire rire mais si collectivement on arrive à faire en sorte que le consommateur prenne conscience que le petit joint du week-end que la petite taffe de je ne sais pas quoi ou le petit rail de je ne sais quoi d'autre ça vous met du sang sur les mains

41:50
Présentateur

il y a une trentaine de milices

41:51
Vincent Jeanbrun

alors vous savez ça ne suffit pas à faire un trafic mais ce n'est pas mon propos je vous l'ai dit c'est symbolique mais ce symbole il est important il faut que partout où il y a des responsables on puisse afficher le fait qu'on lutte contre le narcotrafic et contre la consommation ça c'est une chose et puis pour le reste Gérald Darmanin a été très efficace en tant que ministre de l'Intérieur et aussi en tant que ministre de la Justice avec des prisons de très haute sécurité ça ne fait pas baisser

42:13
Intervenant

les trafics ni la criminalité

42:15
Vincent Jeanbrun

ça ne leur envoie pas le même message quand même vous savez je suis d'origine italienne l'opération main propre manipulite ça a été ça aussi ça a été au départ on s'est dit on ne va jamais y arriver et puis au bout du bout par le courage d'un certain nombre on a réussi il faut lutter contre la corruption dans les services de l'Etat comme partout ailleurs et il faut faire la chasse au quotidien de la petite délinquance donc il faut prendre l'omelette par tous les bouts pour avoir une chance de gagner cette guerre contre le narcotrafic c'est fondamental parce que ce pays sinon sera rongé de l'intérieur par ce narcotrafic

42:44
Intervenant

oui et justement quelque chose qui n'a pas été essayé et qui est proposé dans le chat c'est la légalisation nombreux experts proposent la légalisation le CESE propose la légalisation des députés LFI et Macronis proposent la légalisation l'Allemagne a légalisé il y a une baisse de 34% du nombre d'infractions liées à la drogue les usagers vont consulter davantage des professionnels de santé donc pour la santé publique ça marche pourquoi on n'a pas le courage d'essayer

43:11
Vincent Jeanbrun

un vous citez l'Allemagne deux on pourrait citer des pays qui ont légalisé il y a très longtemps et qui sont en train de se dire qu'est-ce qu'on a fait et qui reviennent en arrière au Canada aux Pays-Bas deuxièmement la cigarette c'est légal dans notre pays et c'est une drogue mais comme tout pays c'est encadré quel est le plus gros non mais justement dès que vous encadrez ça amène la possibilité d'un trafic parallèle aujourd'hui le plus gros du trafic en France c'est la cigarette de contrebande donc partir du printemps le principe qu'on arrêterait les narcotrafiquants parce qu'on légaliserait est une erreur si vous voulez avoir un débat de société sur faut-il responsabiliser les français à la consommation on peut avoir un débat de société sur le principe de responsabilité en revanche dire on légalise il n'y a plus de trafic dans les quartiers ça ne marche pas et je me permets un témoignage là vous avez ce qu'on appelle l'ubérisation vous savez l'ubérisation du shit maintenant on commande tout ça en ligne il y a beaucoup moins de personnes qui tiennent les bars au pied d'immeuble et qui dealent concrètement on voit nos rues nos quartiers où il y a un peu moins de trafiquants ça ne veut pas dire qu'il y a moins de trafics il y a un peu moins de trafics qu'est-ce que font les jeunes trafiquants désœuvrés ils se tournent vers le trafic d'armes ils se tournent vers la prostitution des mineurs parce qu'en fait le trafic a besoin de trafic et donc même quand on leur enlève les flux financiers ils vont en chercher d'autres donc attention à la légalisation je pense que et je le dis vraiment on peut en débattre et on va s'arrêter là parce qu'on ne va pas faire

44:35
Présentateur

le sujet de société et que ce sera peut-être un des enjeux de la présidentielle ce sera peut-être un des enjeux de la présidentielle et qui soutiendra qui à la présidentielle alors il y a eu un élément aujourd'hui la porte-parole du gouvernement Maude Brejon a pris fête et cause pour Edouard Philippe Gaël

44:49
Intervenant

oui ça vous gêne que la porte-parole prenne position ?

44:52
Vincent Jeanbrun

alors ça ne me gêne pas du tout c'est une femme politique avec toute sa liberté de ton et de parole elle est porte-parole du gouvernement de vous et elle est aussi ministre de l'énergie elle est pleine de talent et comme toute femme politique elle a le droit elle ne soutient pas

45:04
Intervenant

le candidat de la majorité présidentielle

45:06
Vincent Jeanbrun

elle a le droit c'est aussi son droit en tant que femme politique donc je pense que de toute façon plus on va se rapprocher l'élection présidentielle plus chacun aura vocation à se positionner pour ma part pour ma part moi je le dis et je le répète je pense qu'il faut qu'on desserre l'étau mortifère d'un second tour LFI-RN et donc je plaide pour une candidature unique de qui ? de qui ?

non mais justement moi je soutiendrai le plus rassembleur de tous c'est-à-dire celui qui sera en capacité de rattacher les autres les deux autres en l'occurrence puisqu'il c'est plutôt un trio de tête qui se dégage sur le bloc central mais il faut effectivement qu'on se rassemble parce que sinon c'est quoi la méthode de se ranger dans une écurie X, Y ou Z si c'est pour regarder le second tour avec un débat Jean-Luc Mélenchon Jordan Bardella moi ça ne me convient pas quand vous dites le trio de tête du bloc central c'est qui ? vous l'affichez là à l'écran Edouard Philippe Gabriel Attal Bruno Retailleau

45:59
Présentateur

ah Bruno Retailleau dans le bloc central

46:01
Vincent Jeanbrun

je ne suis pas sûr qu'il revendique ça parce qu'il ne veut pas ce qu'on a appelé le bloc central et on n'en a pas la paternité c'est Michel Barnier qui est la paternité de cette expression il y avait le centre et la droite avec les LR oui mais Bruno Retailleau il dit que non il n'est pas du bloc central

46:17
Intervenant

avant Bruno Retailleau c'était les LR avant Bruno Retailleau mais c'est quoi la méthode ? on va y venir ça Gaël

46:23
Vincent Jeanbrun

on va y venir si vous voulez bien qui n'est pas à gauche et qui n'est pas à l'extrême droite pour moi tout ça c'est le bloc central et je pense qu'on a intérêt à se parler à se rassembler et à faire en sorte d'avoir une candidature unique on est encore dans un moment où chacun a le droit d'être candidat et d'avoir marqué ses différences de construire son programme c'est très important le programme avant les personnes et puis derrière il va falloir à la rentrée être capable de remettre comment du coup ?

46:46
Intervenant

ben oui comment ? comment on fait ? c'est quoi la méthode de rassemblement ? personne ne veut de primaire ?

46:50
Vincent Jeanbrun

j'étais favorable à la primaire maintenant je vois que les délais avancent même si j'ai noté que Laurent Wauquiez continuait à y travailler avec beaucoup d'énergie moi je crois à l'intelligence collective donc si on les enferme dans une même pièce et qu'ils ressortent une fois qu'ils ont réussi à trouver l'accord bon puisqu'on avant Hervé

47:09
Intervenant

vous êtes issu des républicains même si vous en êtes suspendu depuis votre entrée au gouvernement est-ce que pour vous Bruno Retailleau est le meilleur représentant des idées de la droite républicaine dans cette pré-présidentielle ?

47:23
Vincent Jeanbrun

il est le président du parti on ne va pas lui faire le reproche d'être le candidat qui incarne le mieux donc évidemment les militants du parti ont décidé qu'il était le mieux placé mais vous ? c'est votre avis ? aujourd'hui

47:35
Intervenant

ma question c'était est-ce que d'après vous c'est lui le meilleur représentant des idées qui sont les vôtres de la droite républicaine ?

47:44
Vincent Jeanbrun

moi mon sujet c'est de faire en sorte qu'on gagne c'est pas ça la question je réponds non vous ne répondez pas on doit être ensemble et pour être ensemble il faut que les idées de la droite que porte Bruno Retailleau soient représentées qu'elles nourrissent le programme parce que je suis convaincu que ce sont des propositions qui nous aideront à gagner il faut une droite forte il faut un centre fort et qu'il s'allie pour pouvoir avoir une chance de gagner et de desserrer les taux de l'extrême droite avec l'extrême gauche c'est fondamental pour moi

48:10
Intervenant

il faut une gauche non non non Hervé est-ce que vous attendez également d'un candidat des républicains un candidat de la droite républicaine qu'il annonce d'avance et clairement qu'il ne fera jamais d'accord avec le rassemblement national

48:23
Vincent Jeanbrun

c'est une évidence sinon c'est pas la droite républicaine

48:25
Présentateur

mais vous vous demandez est-ce que ce soit clairement dit ?

48:28
Vincent Jeanbrun

ah ouais mais encore une fois pour le coup Bruno Retailleau en tant que président des républicains l'a dit à plusieurs reprises donc il faut que ce soit affirmé clairement parce que sinon ce n'est pas la droite républicaine

48:39
Présentateur

Gaëlle vous vouliez intervenir tout à l'heure ?

48:41
Intervenant

non mais non mais en fait on n'a toujours pas compris comment on allait y arriver et cette ce bouclier contre le rassemblement national c'est le même pour LFI ?

48:54
Vincent Jeanbrun

oui oui bien sûr

48:55
Intervenant

voilà c'est à dire qu'au deuxième tour on doit choisir entre le rassemblement national et la France insoumise

49:00
Vincent Jeanbrun

on fait quoi ? tout faire pour ne pas avoir ce choix-là oui je vous l'ai dit c'est un choix mortifié on va essayer mais si on y est

49:05
Intervenant

à votre avis il faut que ce soit fait quand au plus tard ce choix pour passer de trois postulants à un candidat ?

49:11
Vincent Jeanbrun

moi je pense vraiment avant la fin de l'année parce que la théorie qui consisterait à dire janvier ou février c'est beaucoup trop tard et c'est pour le coup se mettre en risque donc l'idéal c'est vraiment la rentrée septembre-octobre ce serait l'idéal

49:23
Intervenant

donc il faut un sursaut d'intelligence collective d'ici la fin de l'année ?

49:26
Vincent Jeanbrun

on a des gens brillants chacun dans leur domaine et donc ces gens vont se parler et vont trouver une solution Clément moi j'ai du mal à vous positionner

49:33
Intervenant

aujourd'hui politiquement quand je vous entends comme ça commenter la précompagne présidentielle vous vous sentez plus proche de qui aujourd'hui entre un Bruno Retailleau ou un Édouard Philippe ?

49:42
Vincent Jeanbrun

vous ne m'aurez pas sur la question des personnes mais ce n'est pas une question de vous avoir c'est de comprendre qui vous êtes politiquement le sujet c'est le fond justement pour se définir politiquement non on ne le connait pas les programmes n'ont pas été encore mis sur la table

49:53
Intervenant

vous ne voyez pas de différence entre Édouard Philippe et Bruno Retailleau ?

49:55
Vincent Jeanbrun

il y en a évidemment mais le vrai sujet c'est qu'on a envie de comparer les programmes qu'est-ce qu'ils défendent quelle est leur vision pour le pays c'est ça qui m'intéresse en tant que citoyen et en tant que politique et donc évidemment là il va y avoir un meeting d'Édouard Philippe vous y serez ? non je n'y serai pas encore une fois je vous l'ai dit je ne choisirai pas d'écurie avant qu'on ait pu avoir les conditions du rassemblement mais je pousserai je discuterai avec chacun des candidats pour pouvoir essayer d'avancer puis au passage essayer de nourrir un peu leur réflexion sur le logement parce que c'est un sujet très important

50:27
Intervenant

on vous a entendu dire que vous craignez une dispersion des voix dans le bloc central il y a Édouard Philippe et Gabriel Attal qui se sont engagés à ne pas se présenter l'un contre l'autre pour éviter cela justement est-ce que vous souhaitez que Bruno Retailleau prenne le même engagement ?

50:39
Vincent Jeanbrun

ah oui je le souhaite je ne sais pas s'il le fera mais je le souhaite tout à fait vous lui en avez parlé ? non puisqu'on n'a pas eu le bonheur de se parler depuis notre suspension vous pensez qu'il sera d'accord ? mais en tout cas c'est ce que je lui conseillerais et je pense que on a tout à gagner à rassembler vous savez la droite républicaine c'est la famille qui est de filiation gaulliste De Gaulle n'aurait pas pu imaginer une seule seconde qu'on fasse perdre le camp de la raison face aux populistes je pense qu'il faut qu'on soit très vivant

51:08
Présentateur

juste une chose parce que vous savez que dans le bloc central certains disent Gabriel Attal par exemple Pierre il va falloir aussi aller regarder du côté du centre gauche par exemple Raphaël Glucksmann est-ce que pour vous vous êtes ouvert à ça ou vous dites pas question ?

51:20
Vincent Jeanbrun

vous savez là on est dans un gouvernement de combat où on est très ouvert dans la présidentielle donc là c'est une chose non mais pour dire parler avec des gens en bonne intelligence on doit être capable de le faire Nicolas Sarkozy avait ouvert jusqu'à des ministres de gauche on s'en souvient avec Bernard Kouchner donc l'idée c'est pas de dire on ferme toutes les portes mais c'est plutôt de se dire qu'est-ce qu'on propose parce que la vraie question c'est est-ce qu'un socialiste comme monsieur Glucksmann pourrait se reconnaître dans un programme qui doit être de la droite et du centre parce que c'est ça mes convictions je ne le pense pas quand je l'entends parler je ne vois pas très bien comment il pourrait y avoir cet accord ou cette alliance donc la réponse c'est plutôt non me concerne

51:55
Intervenant

Oui monsieur Jean Brun c'est un sujet qui est au combien majeur et dont on parle peu c'est qui est je crois dans votre ministère c'est les sans-abri il y a un message d'une personne qui s'appelle illustre inconnu qui dit aidez les sans-abri vous êtes en charge de l'hébergement d'urgence et 1600 places ont été supprimées en Ile-de-France est-ce que vous avez des chiffres sur justement la canicule et les SDF actuellement C'est marrant

52:17
Vincent Jeanbrun

parce que c'est presque l'inverse c'est-à-dire qu'on a ouvert 1700 places au moment de la canicule et merci vraiment à cet internaute pour cette question parce que bien souvent quand il y a 2 cm de neige dehors on se préoccupe de celles et ceux qui n'ont pas de toit dans notre pays alors qu'en réalité c'est presque pardon de le dire comme ça presque plus simple ça ne l'est pas c'est un sujet très compliqué de lutter contre le froid que de lutter contre l'extrême chaleur et donc évidemment qu'on a mobilisé un plan important beaucoup en Ile-de-France mais dans toutes les grandes métropoles on a dû ouvrir des places et elles ont été salutaires puisque les remontées qu'on a du terrain nous montrent qu'il n'y a pas eu de surmortalité des personnes à la rue parce qu'on a su les identifier et c'est l'occasion pour moi vraiment de saluer tous les personnels des structures et notamment des maraudes qui ont su aller chercher à porter de l'eau en tout cas vous dites

53:04
Présentateur

ce soir qu'il n'y a pas eu de surmortalité dans la rue lors de cet épisode d'extrême canicule

53:09
Vincent Jeanbrun

tout à fait et avec ce tout petit bémol qu'on sait les effets peuvent être à retardement mais pour le coup on a vraiment eu des personnels ultra mobilisés

53:17
Présentateur

on va parler d'économie qui sera au coeur de la présidentielle on parlait de la présidentielle tout à l'heure et on va retrouver pour être face à vous en duplex d'Aix-en-Provence Jean-Hervé Lorenzi bonsoir Jean-Hervé Lorenzi cheville ouvrière des rencontres économiques d'Aix-en-Provence qui commencent bientôt puisque ça commence jeudi prochain et vous attendez beaucoup de monde du beau monde à Aix-en-Provence où il doit faire chaud aussi j'imagine vous voulez échanger avec Vincent Jean-Brun notamment sur la question des revenus et des inégalités de revenus

53:45
Intervenant

écoutez échanger je ne connais pas bien les opinions de monsieur Jean-Brun que j'ai trouvé par ailleurs très sympathique et très courageux dans sa défense il a réussi à ne pas dire s'il préférait Retailleau ou Edouard Philippe et j'ai trouvé qu'il avait raison sur ce point-là même si ce ne sont pas tout à fait mes convictions je ne sais pas quelles sont ces opinions je connais les miennes je considère que les sujets de revenus et de patrimoine peuvent être traités dans notre pays de manière j'allais dire assez rationnelle après il y a des opinions qui sont diverses les gens n'ont évidemment pas tout à fait la même conception de la répartition mais on peut le traiter quand même sans partir sur des idées soit trop rapides je prends juste un exemple qui me frappe toujours on vous dit 45% des français sont les gens qui payent des impôts sur le revenu et payent des impôts on oublie de dire que les impôts sur le revenu c'est 100 milliards et que la CSG de la TVA c'est 400 milliards et que ça c'est payé pour l'un par tout le monde et par l'autre par tous ceux qui sont salariés donc l'idée c'est que on a très souvent une vision assez inexacte des sujets on doit pouvoir le traiter de manière à ce que on aboutisse en fait au seul critère qui compte un est-ce que je peux avoir une croissance qui est une croissance à la fois forte et créatrice d'emploi et deux est-ce que je peux au fond avoir le sentiment qu'il n'y a pas d'injustice il y en a toujours des injustices et ça va toujours exister et ça continue à exister mais pas de manière j'allais dire inacceptable il y a en France en gros de mon point de vue 20% des gens qui sont dans les grosses difficultés et 80% des gens qui de manière très différente mais vivent sans gros difficultés

55:51
Présentateur

Vincent Jeanbrin sur les inégalités justement qui se creusent entre français qu'est-ce que vous répondez à Jean-Ravé Loronzi

55:58
Vincent Jeanbrun

le logement est un bon exemple parce qu'on voit que ça concentre à peu près toutes les fractures on a perdu en une génération 25 mètres carrés de pouvoir d'achat en matière de logement et donc effectivement quand vous pouviez vous acheter un 100 mètres carrés 25 mètres c'est un problème mais ça ne vous empêche pas de vous loger quand vous étiez étudiant et que vous pouviez vous permettre un 25 mètres carrés il y a 10 ans aujourd'hui vous n'avez plus rien du tout c'est donc des étudiants qui renoncent à des études aujourd'hui évidemment ce sont les plus modestes des jeunes actifs qui démarrent dans la vie sans avoir une famille qui peut les financer au départ qui vont se retrouver à dormir dans leur voiture ou à renoncer à un emploi faute de logement et donc on voit bien que cette question de l'inégalité elle est au cœur de la problématique et c'est pour ça que moi je continue à défendre un parcours résidentiel y compris le logement social ça suffit le logement social ça suffit la rénovation urbaine il y en a marre de mettre tout le temps de l'argent là-dessus moi je pense que si on ne prend pas ça à bras-le-corps on risque d'aggraver les fractures sociales et c'est évidemment hors de question et par ailleurs je pense qu'il ne faut pas opposer je vois le titre de votre livre voilà justement

57:05
Présentateur

guerre épée entre profit et salaire

57:06
Vincent Jeanbrun

effectivement l'argent du capital et l'argent du salaire mais notamment parce que et d'un mot il faut que les français continuent à avoir envie d'investir dans le logement parce que si les français qui investissent dans un petit logement pour le mettre en location ne sont plus là et bien c'est un drame on le voit actuellement Jean-Hervé Lorenzi et peut-être juste d'un mot 26% des familles françaises dorment dans un logement qui est propriété d'un petit bailleur et donc il faut qu'on fasse attention là-dessus

57:31
Présentateur

Jean-Hervé Lorenzi guerre épée entre profit et salaire est-ce que c'est imaginable la paix entre profit et salaire ?

57:37
Intervenant

Bien entendu c'est imaginable en réalité il faut bien que vous compreniez que c'est un problème quand même qui peut être traité de manière assez rationnelle et après on fait évidemment des choix politiques mais auparavant ce que nous nous montrons c'est que la répartition entre les bonnes répartitions entre revenus du capital et revenus du travail c'est deux tiers un tiers ça se prouve ça se démontre et surtout ça se vérifie si vous prenez le pays qui a eu la croissance la plus rapide pendant un peu plus d'un siècle jusqu'en 2000 les Etats-Unis on s'aperçoit que c'est exactement la règle qui a été suivie deux tiers un tiers pour une raison qui est très simple c'est qu'il faut à la fois pouvoir investir donc il faut des profits et ces profits ne seront investis que si l'investisseur a le sentiment que derrière on va en réalité développer une demande et si vous voulez que cette demande ait lieu il faut évidemment une dérémonération salariale qui permette j'allais dire au fond d'être investisseur vous vous souvenez de la célèbre phrase de Ford mes ouvriers sont mes clients c'est la meilleure définition macroéconomique du sujet

58:49
Vincent Jeanbrun

je partage assez ce que j'entends là et je pense d'ailleurs que dans un esprit très gaullien il faut que les bénéfices des entreprises puissent irriguer beaucoup plus le pouvoir d'achat des salariés et avoir de l'épargne salariale avoir la capacité de mieux bénéficier de mieux être bénéficiaire de la réussite de l'entreprise c'est toujours quelque chose de vertueux je pense que ça sera probablement au coeur du débat présidentiel notamment parce que ça peut aussi se connecter à la question des retraites vous avez un certain nombre de pays je pense à la Suisse par exemple ou en plus d'une retraite classique comme on l'a aujourd'hui en France il y a un volet retraite par capitalisation qui est très lié à l'entreprise et au fait qu'au fond on peut avoir une mobilisation d'un fond d'entreprise et puis y compris la possibilité d'investir dans le logement je reviens toujours qui est aussi une forme de capitalisation pour la retraite donc à mon avis les deux sujets seront liés

59:47
Intervenant

Jean-Révis Oui deux remarques la première c'est que là aussi très rapide mais la capitalisation en France ça existe il y a déjà 300 milliards la possibilité d'investir aujourd'hui dans des produits qui sont destinés en fait à la retraite est déjà très importante à croître à toute allure donc ça fait partie de ces débats à la française qui sont en réalité un peu éloignés de la réalité deuxième sujet là où j'ai un petit désaccord avec le ministre qui est très sympathique mais c'est que notre problème à nous c'est que l'essentiel de l'épargne de notre pays financière est entre les mains des gens de ma génération il n'y a pas besoin d'un prix Nobel pour savoir que et oui chez les vieux enfin vieux c'est pas gentil mais chez les matures il y a 30 secondes voilà et donc il faut arriver à investir il faut investir dans ce qui est l'investissement productif le logement fait partie mais ça n'est pas suffisant

1:00:53
Vincent Jeanbrun

on a effectivement une génération entière qui est propriétaire de biens totalement remboursés mais qui est immobilisée parce que c'est dans leur logement dont on pourrait imaginer mécanisme pour qu'ils héritent d'eux-mêmes et pouvoir ré-irriguer l'économie française

1:01:05
Présentateur

Merci Vincent Jambrun Merci Jean-Hervé Lorenzi d'avoir été avec nous en direct d'Aix-en-Provence et bonne journée économique d'Aix qui commence jeudi et qui sont toujours un succès Merci encore Vincent Jambrun d'avoir été sur le plateau de l'Indice et Politique qui revient lundi prochain Bonne soirée sur LCP Bonne semaine et à lundi