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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 15 février 2019 22 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéJustice

La France devient-elle fascisante ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Invité politiqueFait
    « Je ne dis même plus d'ailleurs autoritaire. Je crois qu'on pourrait dire deux adjectifs plus fermes, plus précis et plus justes, qui sont la dérive totalitaire et la dérive fascisante de la République française sous Macron. »
  • 1:20Invité politiqueFait
    « où tous les médias français ont pris la défense de ce texte et ont tous vilipendé, dénigré, calomnié, diffamé ceux qui y trouvaient à redire, dont moi, sans jamais organiser le moindre débat contradictoire approfondi »
  • 2:03Invité politiqueFait
    « il a dit que finalement, si être Gilet jaune (GJ), c'était vouloir libérer l'emploi, libérer le dynamisme de la société française et diminuer le nombre de députés et de sénateurs, eh bien il était GJ. »
  • 2:45Invité politiqueFait
    « J'ai écrit à Mme Ernotte, présidente de France Télévisions, ainsi qu'aux 5 membres du comité d'éthique de France Télévisions, ainsi qu'au président du CSA, une longue lettre de 16 pages pour laquelle nous n'avons toujours pas reçu de réponse. »
  • 3:58Invité politiqueFait
    « dans les salles d'école, il y aurait le drapeau européen en même temps que le drapeau français. Je rappelle que c'est inconstitutionnel. »
  • 4:42Invité politiqueFait
    « M. Macron n'a pas le pouvoir, sauf erreur de ma part, de ratifier tout seul cette affaire. En tout cas, il n'y a pas eu de débat. »
  • 6:45Invité politiqueFait
    « la loi anti-casseurs qui a été votée est un véritable scandale démocratique. Même des députés très modérés et réputés pour leur modération – on a beaucoup parlé notamment du député Charles de Courson – ont été scandalisés. »
  • 7:26Invité politiqueFait
    « Charles de Courson lui-même a comparé ça au régime de Vichy. »
  • 8:05Invité politiqueFait
    « On peut faire de la rétention administrative de personnes parce qu'ils allaient manifester. »
  • 8:43Invité politiqueFait
    « On a vu d'ailleurs – ça a été relevé par « le Canard enchaîné » – des directives du parquet qui sont totalement illégales ! »
  • 9:19Invité politiqueFait
    « M. Macron va rester dans l'Histoire. Il va falloir l'appeler Macron l'éborgneur. C'est quelqu'un qui a donné – et ça remonte au plus haut niveau de l'État – des instructions de tirer, de faire mal et de blesser, et de mutiler à vie ses concitoyens. »
  • 9:53Invité politiqueFait
    « le Parlement européen d'une part et l'ONU d'autre part viennent de prendre des résolutions qui condamnent l'utilisation des LBD »

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

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François Asselineau

(Générique) Mes chers compatriotes. Je voudrais vous parler maintenant d'un problème vraiment inquiétant que tout le monde a un peu à l'esprit, mais sur lequel je voudrais donner un coup de projecteur plus encore que je ne l'ai fait au cours des dernières semaines, qui sont les dérives de plus en plus autoritaires de la société française sous la présidence Macron. Je ne dis même plus d'ailleurs autoritaire. Je crois qu'on pourrait dire deux adjectifs plus fermes, plus précis et plus justes, qui sont la dérive totalitaire et la dérive fascisante de la République française sous Macron. Pourquoi la dérive totalitaire ?

Dérive totalitaire parce que la mainmise de Macron sur les médias devient maintenant... On est dans un régime qui vire à la Corée du Nord. Je pèse mes mots. Lorsqu'on regarde la télévision française... On l'a vu déjà pour l'affaire du pacte de Marrakech où tous les médias français ont pris la défense de ce texte et ont tous vilipendé, dénigré, calomnié, diffamé ceux qui y trouvaient à redire, dont moi, sans jamais organiser le moindre débat contradictoire approfondi, pas un truc de 3 minutes. Approfondi, ça veut dire pendant une heure de grande écoute pendant une heure et demie ou deux heures. Pareil pour le traité (NDLR : d'Aix-la-Chapelle).

Les grands médias, depuis maintenant plusieurs semaines, sont tous en train de faire la promotion de M. Macron d'une façon incroyable. On voit cet énergumène se produire pendant des heures et des heures en boucle sur BFM pour ce prétendu grand débat qui est un monologue, où il fait les questions et les réponses. J'ai même vu d'ailleurs récemment – parce qu'il n'est pas à une provocation près – qu'il a dit que finalement, si être Gilet jaune (GJ), c'était vouloir libérer l'emploi, libérer le dynamisme de la société française et diminuer le nombre de députés et de sénateurs, eh bien il était GJ. C'est-à-dire qu'il essaie de récupérer le mouvement qui s'est construit contre lui.

Mais en plus de ça, il bénéficie de tout l'appareil d'État pour faire une campagne électorale pour les élections européennes, le tout étant assorti de sondages mirobolants qui montrent que – paraît-il – il remonterait dans l'opinion, ce que je ne crois absolument pas. Il s'agit d'une véritable manipulation d'État. Société totalitaire également, parce que les opposants n'ont pratiquement plus le droit à la parole.

J'en sais quelque chose, puisque cela fait maintenant plus de 3 semaines que j'ai écrit à Mme Ernotte, présidente de France Télévisions, ainsi qu'aux 5 membres du comité d'éthique de France Télévisions, ainsi qu'au président du CSA, une longue lettre de 16 pages pour laquelle nous n'avons toujours pas reçu de réponse. Donc je vous tiens informés. Nous sommes en train en ce 15 février 2019 de relancer les secrétariats de ces personnes en les mettant sous contrainte.

C'est-à-dire que si sous 48 ou 72 heures, ils n'ont pas répondu à cette lettre qui était très urgente et qui datait d'il y a plus de 3 semaines – parce que pendant ce temps-là, la campagne se prépare –, eh bien nous allons passer à la phase suivante. Et je ferai cet appel dont j'avais déjà parlé. Je ferai un appel à tous nos adhérents et sympathisants pour aller de l'avant et rendre publique cette question. Société totalitaire aussi parce que l'on a appris hier, 14 février, qu'à l'Assemblée nationale, il a été décidé que désormais, dans les salles d'école, il y aurait le drapeau européen en même temps que le drapeau français. Je rappelle que c'est inconstitutionnel.

Le drapeau européen n'est pas dans la Constitution française. L'article 2 de la Constitution précise que le drapeau de la République est le drapeau tricolore. Je rappelle que lors du traité de Lisbonne de 2008, il y avait... Justement, Nicolas Sarkozy avait voulu faire ratifier la constitution européenne en changeant le nom et en retirant simplement l'adoption du drapeau européen, ce qui faisait l'objet d'un protocole n°53 – je crois – dans les annexes que la France n'avait pas ratifié. Alors on a appris après coup, il y a un an, que M. Macron avait décidé de ratifier cette affaire. Mais M. Macron n'a pas le pouvoir, sauf erreur de ma part, de ratifier tout seul cette affaire.

En tout cas, il n'y a pas eu de débat. Et en tout cas, c'est un sujet sur lequel les Français devraient se prononcer. Je rappelle que ce drapeau européen des 12 étoiles d'or est un drapeau marial, qui a été inventé entre 1953 et 1955, qui est un symbole de la Vierge de l'Apocalypse de Jean. C'est le chapitre 13. Donc c'est un symbole religieux. Je croyais que les symboles religieux n'avaient pas leur place dans l'école de la République.

Je demande d'ores et déjà ici aux députés et aux sénateurs, notamment aux députés et sénateurs d'opposition de se pourvoir devant le Conseil constitutionnel avec cette affaire, puisque malheureusement, les particuliers n'ont pas le droit de saisine du Conseil constitutionnel. J'ai proposé dans le programme présidentiel de donner aux Français, à des particuliers français le droit de saisine du Conseil constitutionnel. Mais 60 députés ou sénateurs peuvent saisir le Conseil constitutionnel pour demander si c'est bien conforme à la Constitution qui ne parle à aucun moment du drapeau européen que des drapeaux européens soient installés dans les écoles. Au-delà de ça, on voit bien ce que c'est.

C'est exactement comme dans les écoles soviétiques où il y avait le drapeau soviétique et le portrait de Lénine. On va bientôt mettre dans les écoles le portrait de Jean Monnet ou de Robert Schuman, qui étaient des agents américains, n'en déplaise à tous ceux qui ne veulent pas reconnaître la réalité historique. Donc nous sommes face à une affaire grave, puisqu'il s'agit de formater l'opinion publique. C'est d'ailleurs bête, puisque l'UE est en voie d'explosion. Et on voit bien que M. Macron en est réduit à faire une espèce de fuite en avant ridicule. M.

Macron ne sait sans doute pas que dans beaucoup de pays d'Europe, on n'affiche quasiment pas le drapeau de la Sainte Vierge, le drapeau européen aux étoiles d'or. Au Royaume-Uni, ils sont en train d'en sortir. Mais si vous allez dans les pays du nord de l'Europe, dans les pays scandinaves, dans les pays protestants notamment, ils ne mettent que très très peu ce drapeau. C'est surtout dans les pays catholiques romains que l'on découvre ce drapeau bleu aux étoiles d'or. En attendant, ça participe d'un mouvement général vers une société de nature totalitaire. Mais la société que nous prépare Macron, c'est une société également de plus en plus autoritaire et fascisante.

La loi anti-casseurs qui a été votée est un véritable scandale démocratique. Même des députés très modérés et réputés pour leur modération – on a beaucoup parlé notamment du député Charles de Courson – ont été scandalisés. Charles de Courson lui-même a comparé ça au régime de Vichy. C'est-à-dire que désormais, on s'attaque directement au droit de manifestation. On demande aux préfets... Les préfets pourront préalablement interdire à quelqu'un de manifester. Où est passé le temps... Je me rappelle, dans les années – je crois – 70 du XXe siècle, il y avait eu à un moment un projet qui était de soumettre les associations à une autorisation préfectorale avant le dépôt de l'association.

Et ça avait été à l'époque retoqué par le Conseil constitutionnel, qui avait invoqué le droit inaliénable à créer une association, et que c'était un droit absolu. C'est la même chose pour le droit de manifester. Que l'on puisse éventuellement sanctionner les dérives lors des manifestations, oui. Ce n'est pas nouveau, d'ailleurs. C'est même normal. On ne peut pas tolérer que des manifestations versent dans la violence ou dans l'hyper-violence. C'est normal. À condition aussi que les forces de l'ordre fassent leur métier. J'y reviendrai dans un instant. Mais ce qui n'est pas normal, c'est d'avoir une espèce de contrôle a priori qui permet d'interdire les manifestations.

On a vu d'ailleurs – ça a été relevé par « le Canard enchaîné » – des directives du parquet qui sont totalement illégales ! Totalement illégales ! On peut faire de la rétention administrative de personnes parce qu'ils allaient manifester. Moi, quand je suis allé dans le sud de la France où j'ai fait une série de conférences, notamment à Pont-Saint-Esprit, à Castelnau-le-Lez, près de Montpellier, à Villeneuve-lès-Béziers et à la Grande-Motte, j'ai vu à plusieurs reprises des GJ qui sont venus me voir, qui ont assisté à mes conférences, et qui m'ont décrit comment ils avaient été... Certains d'entre eux avaient été arrêtés à peine arrivés parce qu'ils portaient un GJ.

On est donc face à quelque chose de grave. Il y a bien évidemment quelque chose d'au moins aussi grave sinon peut-être encore plus grave. Ce sont les violences incroyables qui sont celles manifestées par l'État. M. Macron va rester dans l'Histoire. Il va falloir l'appeler Macron l'éborgneur. C'est quelqu'un qui a donné – et ça remonte au plus haut niveau de l'État – des instructions de tirer, de faire mal et de blesser, et de mutiler à vie ses concitoyens. D'ailleurs, on apprenait ces jours-ci qu'à la fois le Parlement européen d'une part, qui pourtant n'est pas un modèle...

Mais le Parlement européen d'une part et l'ONU d'autre part viennent de prendre des résolutions qui condamnent l'utilisation des LBD, (NDLR : des lanceurs de balles de défense), qui ont fait tant de blessés graves en France dans la répression des manifestations. En Europe, il n'y a quasiment plus – je crois – qu'en Pologne, en France et en Grèce que l'on utilise des armes qui ne sont pas des armes létales, comme on dit... C'est-à-dire qu'elles ne tuent pas a priori. Mais elles peuvent handicaper des gens à vie. Mais où en est-on ? Où est la France ?

À propos de violences, je voudrais revenir aussi sur la décision de justice qui a été prise contre le boxeur Dettinger, celui qui a molesté, a donné des coups de poing à mains nues contre un policier sur un des ponts au-dessus de la Seine à Paris lors de l'un des actes des GJ, et puis qui a donné des coups de pied également chez un autre policier qui a eu – je crois – quelques jours d'arrêt. C'est normal qu'il soit poursuivi. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la justice n'a pas traîné. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a été très rapidement arrêté, ensuite placé en détention.

Et puis il a été condamné – si j'ai bien compris – à 30 mois de prison dont 12 mois fermes, mais aménageables . Voilà. C'est une peine quand même lourde, très lourde même, même très sévère ! Mais surtout, surtout quand on la compare à d'autres. Tout le monde a à l'esprit Benalla. Benalla, qui a molesté des gens, qui a d'ailleurs dit... Dettinger, il a présenté ses excuses. Il a dit qu'il regrettait d'avoir fait ce qu'il avait fait. Donc il a présenté des excuses, ce qui – en droit – doit être pris en considération. Benalla a dit devant la commission du Sénat que si c'était à refaire, il recommencerait à cogner les gens du 1e mai. Ça change déjà les perspectives. Et M.

Benalla – lui – n'a pas été placé en détention préventive, n'a pas été placé en garde à vue (NDLR : si, jeudi 17 janvier au matin), et – lui – on lui a laissé 3 ou 4 passeports diplomatiques. Il a parcouru la planète. Je ne sais pas aux frais de qui, d'ailleurs. Mais c'est pas tout. Je voudrais rappeler ici une affaire que les gens ont peut-être un petit peu oubliée. C'était l'affaire qui était arrivée en août 2017 quelques semaines après l'installation du Parlement où l'un des députés socialistes, qui s'appelle Boris Faure, avait été molesté par un député de En marche, M. El Guerrab. Il y avait eu une algarade entre les deux hommes. Alors les versions, bien entendu, divergent.

Mais enfin, le député de En marche avait utilisé son casque, avait tellement donné de coups à son collègue député du PS que celui-ci avait eu un traumatisme crânien, avait été emmené aux urgences. Pendant plusieurs semaines, je crois qu'il avait été placé en réanimation. Enfin c'était un truc délirant ! Beaucoup beaucoup plus violent que ce qu'a fait le boxeur Dettinger. Et où en est M. El Guerrab ? Il a été chassé du groupe En marche. Mais il est toujours député. Et sauf erreur de ma part, l'enquête piétine. Il ne se passe rien. Voilà. Donc il y a un deux poids, deux mesures qui révolte en fait le sentiment de justice des Français.

Ce deux poids, deux mesures est d'une violence contre le boxeur, contre un GJ, et d'une tolérance extraordinaire vis-à-vis des amis du pouvoir, en réalité, parce que c'est bien de ça qu'il s'agit. Et last but not least, la cerise sur le gâteau, la nomination d'Alain Juppé au Conseil constitutionnel, nommé par Richard Ferrand... Je me rappelle qu'il y a quelques mois, tout le monde a entendu M. Macron donner des leçons, se scandaliser qu'en Pologne... Il y avait une réforme de la Cour suprême polonaise, l'équivalent de notre Conseil constitutionnel, qui ne plaisait pas aux européistes et notamment évidemment pas à leur toutou qui est M. Macron. Donc M.

Macron avait même évoqué l'hypothèse que la France arrête de donner de l'argent à la Pologne. Au passage, il confirmait que ce que je dis est exact. C'est-à-dire que la France verse beaucoup beaucoup d'argent par l'intermédiaire des fonds européens à la Pologne. Et il reprochait quoi ? Il reprochait que les Polonais faisaient une réforme de la Cour suprême polonaise qui plaçait la Cour suprême sous une sujétion qui lui déplaisait vis-à-vis du pouvoir politique. Mais qu'il balaye devant sa porte, M. Macron ! J'ai déjà eu l'occasion de le dire.

Parmi les réformes constitutionnelles que je proposais pour ce qui me concerne, il y avait celle qui consistait à réformer de fond en comble la nomination au Conseil constitutionnel français qui... Actuellement, les membres du Conseil constitutionnel français sont d'une part les anciens présidents de la République, qui sont membres de droit, d'autre part des membres qui sont nommés pour 9 ans par le président de la République, le président de l'Assemblée nationale et le président du Sénat. Et voilà qu'on apprend ces jours-ci que M. Richard Ferrand, en tant que président de l'Assemblée nationale, a décidé de nommer au Conseil constitutionnel Alain Juppé, maire de Bordeaux !

Maire de Bordeaux qui avait fait l'objet de condamnations judiciaires dont tout le monde se rappelle, ou j'invite tout le monde à aller regarder les notices Wikipédia sur M. Juppé, avec un jugement très sévère en disant que M. Juppé, à l'époque, avait trahi la confiance des Français. Donc M. Juppé se retrouve maintenant catapulté au Conseil constitutionnel par la simple faveur du prince. Et il s'agit d'une nomination politique. D'ailleurs, M. Juppé a versé des larmes de crocodile en disant qu'il était très triste de quitter la ville de Bordeaux. Bon, il avait déjà fait le coup il y a quelques temps de cela. Il était très triste de quitter la ville de Bordeaux.

Alors les journalistes lui ont dit : « Mais alors, vous conseillez de voter pour qui pour votre successeur ? ». « Non, non. Moi, maintenant, je vais être au Conseil constitutionnel », alors que – d'ailleurs – l'affaire n'est toujours pas validée. Il considère que toutes les procédures, il peut s'asseoir dessus, à partir du moment où il a la faveur du prince, que toutes les procédures qui ensuite doivent valider la nomination... Tout ça, il considère que c'est déjà fait. Mais il a dit que voilà, lui étant maintenant au Conseil constitutionnel ne pouvait pas donner d'avis politique sur son successeur à Bordeaux. Bon... Sauf que le même M. Juppé, dans le même mouvement, a expliqué...

Interrogé sur les élections européennes et sur les prochaines élections, il a estimé qu'il fallait absolument tout faire pour empêcher que la durée qui était écoulée depuis plus de 40 ans... Je crois qu'il a évoqué 40 ou 45 ans, je sais pas... En fait depuis 1957 que tout ce qui avait été consacré pour construire l'Europe ne pouvait pas être combattu, on pouvait pas revenir dessus. Donc il fallait se mobiliser pour les élections européennes. Donc le même M. Juppé qui dit qu'il ne peut pas se prononcer pour qui sera son successeur, il trouve le moyen tout en se proclamant membre du Conseil constitutionnel... Il trouve encore le moyen de se prononcer contre les gens qui veulent sortir de l'UE.

Ça prouve d'ailleurs bien l'angoisse, l'inquiétude des européistes. Je voudrais aussi d'ailleurs au passage signaler que M. Juppé a 73 ans, et qu'il vient donc d'avoir – c'est pas tout à fait une sinécure mais ça s'en rapproche – un poste au Conseil constitutionnel, un poste de 9 ans, qui est d'ailleurs très bien rémunéré. Merci pour lui. Ça veut dire que M. Juppé embraye à 73 ans pour un mandat de 9 ans qui va l'amener jusqu'à l'âge de 82 ans. Est-ce que c'est le monde nouveau ou est-ce que c'est l'ancien monde que M. Macron est en train de nous fourguer ? En bref, et on pourrait multiplier les exemples de cette nature, la République française, sous l'égide de Macron, file un mauvais coton.

Notre pays est en train mois après mois de s'enfoncer dans une société de plus en plus totalitaire, de plus en plus intolérante, qui interdit de plus en plus tout débat, et les débats de fond, qui devient de plus en plus autoritaire et quasiment fascisante jusqu'y compris le fait d'approuver à cor et à cri des actes totalement contraires au droit international comme par exemple soutenir le coup d'État inconstitutionnel qui a eu lieu au Venezuela, ou de soutenir les actions internationales. À ce propos, d'ailleurs, je voudrais signaler qu'on a appris il y a 2 jours qu'un journaliste de la BBC, après avoir enquêté, a découvert, a confirmé ce que beaucoup de gens savaient.

C'est qu'en avril 2018, le prétendu massacre de la Ghouta où il y avait eu – paraît-il – des populations gazées, tout ça était en fait un montage, une opération de pure propagande, et qu'il y avait un docteur qui était... Vous aviez vu peut-être ses films, ses vues qui avaient été immédiatement soutenus par l'Occident où l'on voyait comme ça dans un hôpital des gens qui – paraît-il – avaient été gazés. Tout ça était en fait un véritable montage. On l'apprend donc maintenant, en février 2019. En tout cas, on a un observateur de la BBC – donc ça n'est pas rien – qui a mené une enquête célée sur la question. En avril 2018, je rappelle...

J'étais à l'époque en train de faire campagne avec nos collègues, nos équipes en Polynésie française. Et suite à cette affaire, M. Macron avait décidé d'envoyer des frappes sur la Syrie. J'avais d'ailleurs à l'époque fait une vidéo depuis Papeete, depuis Tahiti, pour demander aux députés et sénateurs de lancer la procédure de destitution de Macron, puisqu'il se permettait d'attaquer un pays étranger souverain, en l'espèce la Syrie, en envoyant des missiles sans avoir aucunement l'autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, ce qui est formellement interdit par le droit international. De surcroît, il n'avait même pas averti la représentation nationale.

Donc il se heurtait à des articles de la Constitution : l'article 53, sauf erreur de ma part... Et donc en fait, M. Macron violait aussi l'article 5 qui fait de lui le garant du respect des traités. Et en plus, il poussait la France dans un risque de déflagration militaire avec le protecteur de la Syrie qui était et qui est toujours d'ailleurs la Russie. Le pire, c'est qu'il est désormais maintenant acquis, ce dont on pouvait se douter, ce dont je me doutais d'ailleurs lorsque j'avais fait cette vidéo en avril 2018... C'est qu'en plus de tout, le fait générateur, la prétendue attaque, en fait, était une fake news sur laquelle M. Macron s'était appuyé.

Voilà qui nous avons à la tête de l'État. Nous avons quelqu'un d'extrêmement dangereux. Encore une fois, je demande... Nous ne les lâcherons pas. Nous continuerons à demander aux députés et aux sénateurs de lancer la procédure de destitution. Et pour ce qui vous concerne, je vous demande de vous mobiliser pour tout faire pour que le 26 mai 2019, Macron aie la pire nouvelle qui puisse lui arriver. C'est que d'un seul coup, il y ait un parti qui émerge à la surprise générale des élections européennes. Ce parti, ce sera l'UPR, car vive la République et vive la France. (Générique) Ne manquez pas la prochaine allocution de François Asselineau demain soir à 20 heures.