Pompiers : « De l’argent pour sauver des vies, pas pour faire la guerre ! » | Fabien Roussel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Quatre d'entre eux sont morts sur les mégafeux de cet été. »
- 0:40Invité politiqueFait
« Il manque des Canadaires qu'on leur avait promis. »
- 1:59Invité politiqueFait
« Les pompiers qui une nouvelle fois verraient leur salaire stagné alors que l'inflation les prix augmentent. »
- 2:40Invité politiqueChiffre
« Si le gouvernement revient sur les 6 milliards qu'il entend prendre au retraités, s'il revient sur les milliards qu'il entend prendre sur le dos des agents de la fonction publique. »
Temps de parole
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C'était important pour nous d'être ici aujourd'hui et demain parce que le mouvement de fond qui vient de tous nos pompiers volontaires comme professionnels de toute la France, c'est un cri de colère. C'est un vase qui déborde tellement ils ont souffert. Quatre d'entre eux sont morts sur les mégafeux de cet été. Ils n'en peuvent plus. Ça fait des années des années qu'ils réclament des moyens supplémentaires. Ils ont perdu des camions. Il manque des Canadaires qu'on leur avait promis. Ils souffrent de maladie, de cancer parce qu'ils n'ont pas les protections suffisantes, manque de reconnaissance, y compris pour les volontaires qui n'ont pas un vrai statut.
Bref, tout ça vous l'entendez tous les jours, vous qui êtes là, ils n'en peuvent plus. Et c'est le sentiment général qu'on a dans ce pays. Il y a beaucoup de professions euh comme celles-là qui sont indispensables, essentielles pour la vie de nos concitoyens et qui souffrent de euh budget qui ne répondent pas euh aux besoins. Et donc voilà, c'est le cri de colère qui déborde. C'est pour ça que moi, je suis à leur écoute. Mon groupe, nos parlementaires communistes ont déposé des textes de loi, défendu des amendements tous les ans dans le budget pour que nos pompiers aient les moyens. à chaque fois c'est retoqué, faut faire des économies, il y a plus d'argent, il y a plus d'argent.
Moi, j'en ai marre d'entendre, il y a plus d'argent. On sait trouver de l'argent pour produire des bombes et faire des guerres à l'étranger, mais on n' pas assez d'argent pour sauver des vies en France. C'est ça que je veux dire. Il y a il y a un moment il y a des choix, il faut faire des choix, des choix politiques, des choix financiers et soutenir la sécurité civile. Ceux qui se battent pour sauver des vies humaines, des enfants, des familles, des personnes âgées qui souffrent, des habitations, des entreprises menacées par le feu. Ça c'est essentiel, ça c'est indispensable et c'est maintenant qu'il faut le faire.
Est-ce que c'est pas un peu facile de faire des promesses alors même qu'on n pas sûr que le budget soit voté dans quelques mois ? Mais on va en parler du budget. Mais est-ce qu'il faut voter à tout prix un budget qui prévoit par exemple le gel du point d'indice des fonctionnaires et donc des pompiers ? Les pompiers qui une nouvelle fois verraient leur salaire stagné alors que l'inflation les prix augmentent. Mais c'est une injustice sans nom. Non seulement il manque de moyens mais en plus on leur demande de perdre de l'argent.
Mais on peut pas voter un budget qui promet une nouvelle fois que les agents de la fonction publique dans les hôpitaux, dans la police, aux douanes et ici nos pompiers perdent des sous. C'est plus possible. Et c'est pour ça que cette colère, elle est profonde et que ne nous voterons pas un budget qui prévoit une nouvelle fois le gel du point d'indice des agents de la fonction publique. Mais est-ce qu'on peut augmenter leurs moyens si on senture le gouvernement par exemple ? Mais je vais vous rassurer, si vous voulez être rassuré sur cette question, nous voterons un budget. Si il y a les moyens nécessaires pour toutes ces tous ces métiers qui sont essentiels.
Si le gouvernement revient sur ces mesures, si le gouvernement revient sur les 6 milliards qu'il entend prendre au retraités, s'il revient sur les milliards qu'il entend prendre sur le dos des agents de la fonction publique, mais nous serons nous serions prêts à voter le budget. Le tout, c'est de revenir sur un budget qui est dur pour les travailleurs et très très gentil pour les plus riches qui encore une fois seront exonérés de toute contribution à l'effort de redressement de la France. Lain France ne s'implique pas assez sur euh la politique diplomatique. La France n'use pas assez la diplomatie euh pour le règlement des conflits, y compris en Europe.
Et c'est ce que je reproche à la France puisque ce conflit aujourd'hui euh loin de s'enliser, est en train de s'aggraver. Quelle initiative diplomatique politique prend la France pour apaiser les tensions, pour amorcer une désescalade de ce conflit ? Pour l'instant, non seulement je n'en vois aucune, mais j'entends au contraire des paroles qui contribuent à attiser euh les conflits et les tensions. Je fais référence d'ailleurs à l'appel qu'a lancé le pape à l'Élysée et dans lequel je me retrouve totalement.
Il fait référence au bruit de botte que moi-même j'ai dénoncé des bruits de botes qui se rapprochent et il appelle la France à user beaucoup plus de la diplomatie et à croire de nouveau dans le multilatéralisme et c'est ça que la France devrait faire aujourd'hui. Elle ne le fait pas assez. Merci à vous. Merci beaucoup.
Fabien Roussel