Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseFrançois-Xavier Bellamy· 7 décembre 2023 135 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSécuritéInstitutions & élections

La pêche, enjeu stratégique de sécurité, de souveraineté, de puissance économique – Conférence

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 69 %Attaque 21 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:02:38OuverteRéponse directe

    Comment mettre la politique commerciale de l'Europe en cohérence avec ses exigences environnementales ?

  • 1:03:21OuverteRéponse partielle

    Comment fonctionne aujourd'hui le système de commercialisation du poisson ?

  • 1:05:59OuverteRéponse directe

    Quels sont les défis géopolitiques de la pêche européenne ?

  • 1:07:19OuverteRéponse directe

    Pourquoi la Commission européenne est-elle perçue comme peu communicante ?

  • 1:09:22OuverteRéponse directe

    Quels sont les changements de paradigme dans les négociations de pêche ?

  • 1:11:24OuverteRéponse directe

    Comment l'UE peut-elle garantir la prévisibilité des négociations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:21Invité politiqueFait
    « la pêche n'est pas un sujet traité à sa juste valeur dans le débat européen »
  • 3:01Invité politiqueChiffre
    « 70 % du poisson consommé dans l'Union européenne est importé »
  • 11:30Invité politiqueFait
    « il y a une obsession verte alors je ne dis pas que les fins soient mauvaises en soi »
  • 12:11Invité politiqueFait
    « la Commission vise directement la pêche et accuse tout particulièrement le chalutage de fond »
  • 13:33Invité politiqueChiffre
    « 70 % du poisson doit être importé depuis des zones où les normes sont moins strictes »
  • 14:12Invité politiqueFait
    « si ces considérations environnementales ou sociales ils sont faibles ou nuls cela bien entendu un impact sur la compétitivité de nos pêcheurs »
  • 1:02:38Invité politiqueFait
    « produit qui est plus cher le consommateur n'a aucune idée du pavillon qui a pêché ce produit ce n'est pas indiqué ce n'est pas une obligation »
  • 1:07:19Invité politiqueFait
    « la Commission n'est pas une très bonne communicatrice »
  • 1:10:45Invité politiqueChiffre
    « les négociations ne se terminent plus le 8 décembre ni le 20 décembre mais parfois le 16 mars le 10 18 mars »
  • 1:12:07Invité politiqueFait
    « l'Union européenne est la seule entité bloc intégration qui a dans son arsenal juridique une obligation liée au RMD »
  • 1:14:14Invité politiqueFait
    « la capacité aussi de pouvoir travailler ensemble et c'est très important c'est le fait que nous avons un arsenal réglementaire qui sert est contraignant »
  • 1:18:25Antonia LeroiChiffre
    « nous sommes le deuxème plus grand marché au monde d'un point de vue commercial et aussi le troisème plus grand marché de consommation »
  • 1:19:06Antonia LeroiFait
    « les États-Unis font des efforts ont une interdiction en matière de TDE et cela veut dire que aujourd'hui malgré ces efforts nous consommons également encore des produits qui ne sont pas issu d'une pêche tout à fait respectueuse de certaines règles »
  • 1:21:29Antonia LeroiFait
    « le programme de carton dans l'Union européenne et le programme de documentation des captures les japonais viennent d'adopter un nouveau certificat de capture qui repose sur le modèle européen »
  • 1:22:13Antonia LeroiChiffre
    « l'année dernière nous avons constaté une hausse de 830 % de pêche du calemar dans des zones non réglementées »
  • 2:00:35Invité politiqueFait
    « notre dernier bateau pour pour ce qui nous concerne est un est un navire qui est propulsé au diesel électrique mais malheureusement on ne pouvait pas aller plus loin puisque la jauge brute qui est celle de l'Europe nous empêcher de de de de travailler sur d'autres systèmes de propulsion »
  • 2:01:13Invité politiqueFait
    « nous avons récemment et ça date du mois de juillet de cette année mis en place des caméras embarquées sur nos navires qui tournent en permanence pour vérifier si ce que nous faisons le on le fait bien si nous respectons la réglementation européenne »
  • 2:02:34Invité politiqueFait
    « il faut disposer des informations scientifiques c'est important dans la pêche la vie est toujours réservé mais nous nous demandons également dans quel zone le chalutage à la perche peut-être plus durable que dans d'autres c'est du cas par cas »
  • 2:03:58Invité politiqueFait
    « nous sommes tous d'accord pour dire qu'il faut un équilibre entre euh les entreprises de transformation qui ont besoin de matière première pour pouvoir faire leur travail le secteur de la pêche qui doit pouvoir pêcher et vendre son poisson au bon prix et le consommateur qui lui doit pouvoir accéder à des protéines de poisson »
  • 2:05:19Invité politiqueFait
    « la pêche pour les communautés côtières est une activité économique indispensable et pour celles et ceux qui sont confrontés au chalutage ce sont des pêcheurs qui ont investi dans des navires de production on ne peut dèlors pas leur dire que c'est fini qu'on ne peut plus chaluter »
  • 2:06:02Invité politiqueFait
    « il faut leur permettre de réaliser une transition il faut leur donner du temps pour améliorer leur pratique également et il y a un très bon exemple du chalutage à la pêche à la perche en Belgique avec MVO collaboration entre MVO et des pêcheurs pour améliorer la pratique on utilise le terme de pêche de précision »
  • 2:06:43Invité politiqueFait
    « les navires de pêche qui consomment le plus se trouvent dans la plus grande difficulté compenue de la hausse des coûts des carburants donc il faut également se demander comment permettre à ces navires qui consomment le plus d'assurer une transition »
  • 2:08:08Invité politiqueFait
    « nous avons la chance d'être européen c'est-à-dire que pour nous Européens ces deux objectifs ne peuvent pas s'opposer nous parlons de la pêche c'est-à-dire de la mer nous parlons de la décarbonation c'est-à-dire du climat ce sont absolument des enjeux globaux »
  • 2:10:15Invité politiqueFait
    « la pêche européenne qui fait le mieux dans le monde sur ces enjeux-là ça ne veut pas dire qu'il faille s'arrêter mais ça veut dire que toute mesure qui contribuerait à faire diminuer la production de la pêche européenne au profit d'importation venu de producteurs qui sont bien moins di ans sur les règles environnementales »
  • 2:12:21Invité politiqueFait
    « ce qui est apparu ici c'est le rôle décisif du marché européen qui est encore très largement sous-exploité sous-utilisé l'Europe dispose de cet outil extraordinaire que représente le plus grand marché mondial »
  • 2:13:01Invité politiqueFait
    « comment comprendre que cette naïveté soit l'occasion par laquelle l'Europe se rend parfois malheureusement complice aussi de la catastrophe environnementale et sociale qui guête effectivement notre monde si nous ne savons pas rééquilibrer les choses »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
François-Xavier Bellamy

bonjour à tous hello everyone je vais m'exprimer en français une interprétation est disponible en anglais interationlenuse donc les services d'interprétation sont disponibles vous pouvez utiliser les casques qui sont sur votre table si vous n'avez pas l'habitude d'utiliser les services d'interprétation au sein du Parlement je voudrais saisir cette occasion pour remercier les interprètes qui nous donnent la possibilité de nous exprimer dans notre langue respective ce soir et commencer par vous dire un immense merci de votre présence vous êtes nombreux à vous être inscrit d'autres vont nous nous rejoindre dans le courant de l'événement je ne doute pas que bien plus nombreux encore seront ceux qui regarderont ces échanges grâce à la retransmission qui sera disponible dans quelques jours sur sur Internet et sur les réseaux sociaux je voudrais dire un merci tout particulier à nos intervenants qui ont pris de leur temps pour pouvoir venir partager avec nous leur expérience leur regard sur ces enjeux essentiels que sont l'avenir de la pêche de la protection de nos océans du rayonnement du modèle économique et environnemental qui fait la force de la filière européenne dans nos pays et euh dans dans cette série de remerciements il me revient surtout avec mon collègue Gabriel matau qui est coordinateur de notre groupe pour la commission de la pêche collègue espagnol il nous revient de dire un immense merci à geoffroid de l'UM et à France péagiic pour tout le travail partagé qui nous a conduit à cet événement notre rencontre nî de de des échanges que que nous partagions et et peut-être pour le dire de façon ex extrêmement brève de ce sentiment que nous avions tous les deux et que je n'en doute pas nous sommes nombreux à ressentir ici le sentiment que la pêche n'est pas un sujet traité à sa juste valeur dans le débat européen nous sommes bien sûr à la veille d'un moment démocratique très important pour l'Union européenne les élections qui auront lieu en juin prochain seront l'occasion de marquer notre regard sur les grands défis qui attendent notre continent et parmi ces grands défis beaucoup sont aujourd'hui regardés sans que la pêche ne soit réellement intégrée à l'approche que nous devons en avoir je pense par exemple au défi de la sécurité alimentaire dans nos pays qui de plus en plus à l'occasion des crise que nous aurons vécu au cours des dernières années la crise du covid l'expérience terrible de la guerre en Ukraine qui a déstabilisé profondément les les chaînes de valeur sur le plan alimentaire et du commerce des produits agricoles tout cela nous aura conduit à toucher de nouveau du doigt la nécessité absolue de garantir la sécurité alimentaire pour les citoyens des pays européens et pourtant si cette question est souvent liée au sujet d'agriculture et si l'agriculture est régulièrement abordée ici comme étant un enjeu stratégique la pêche elle est rarement mentionné comme pouvant comme devant faire partie de cette bataille décisive pour la sécurité et la résilience de nos pays pour l'avenir je pense à la question environnementale bien sûr qui aura été avec le Green Deal au cœur des quatre années de débat qui ont traversé ce Parlement et là encore la nécessité de préserver un modèle de pêche qui fondé sur la PCP a su cultiver les règles les plus exigeantes au monde pour la protection de la ressource et de la biodiversité la nécessité bien sûr de l'améliorer mais aussi de le protéger et de faire en sorte qu'il se développe et qu'il rayonne plutôt que de disparaître et bien tout cela est fondamental je salue Gabriel matau qui nous qui nous rejoint à l'instant merci Gabriel mas gracias enfin le sujet de la stratégie européenne sur le plan géopolitique parce que nous vivons un moment géopolitique majeur un moment de défis internationaux comme l'Europe n'en a pas connu depuis plusieurs décennies nous vivons la fin de la fin de l'histoire et dans ce moment là encore dans ce moment où l'Europe doit faire face à des défis nouveaux pour sa sécurité mais aussi son rayonnement international dans ce moment-là la pêche n'est jamais évoqué comme un atout décisif pour assurer la présence européenne dans le monde présence à la mer présence qui évidemment passe par la question de la défense de la sécurité mais aussi par des acteurs civil et nous savons que d'autres grandes puissances mondiales utilisent très largement leur filière pêche comme un élément de rayonnement international là où nous ne faisons pas nous n'avons pas aujourd'hui sans doute la même lucidité et la même ambition alors même que la pêche peut-être un atout décisif sur ces enjeux fondamentaux elle est aujourd'hui souvent reléguée au rang d'une préoccupation très secondaire parfois d'une activité folklorique parfois d'une filière suspecte et regarder avec distance là où au contraire nous devrions considérer nos pêcheurs comme étant un atout essentiel pour l'avenir de l'Europe sur ces enjeux majeurs la sécurité alimentaire la protection de l'environnement le rayonnement géopolitique et je ne cite que ces éléments-là mais bien d'autres pourraient survenir c'est donc de de de cette conversation que que nous partageions avec geoffrad de Lem que que cette rencontre est est né des échanges que nous partageons avec Gabriel nos collègues parlementaires dans la la commission de la pêche qui se sent parfois n'ayant pas peur de le dire cette commission de la pêche parfois euh perçue comme étant moins importante moins décisive moins stratégique que bien de ses grandes sœurs au sein du Parlement européen et qui pourtant nous en sommes convaincus pour y être investi tous les jours joue un rôle absolument capital et doit jouer un rôle absolument capital dans dans l'avenir nous sommes venus partager ce ce ce message et et nous avons souhaité inviter tous ceux qui peuvent nous permettre d'éclairer cette dimension stratégique de la pêche pour notre avenir bien sûr avec geoffr de Lem avec France pélagique des des acteurs de la filière pêche qui représentent des modèles de pêche différents la pêche huturière la pêche côtière artisanale avec le président du CRPMEM de Guyane une pêche qui travaille sur le continent européen ou bien tout près du continent européen à l'international une pêche qui rayonne dans nos régions ultrapériphériques et je suis heureux de voir que despêche de nos territoires ultramarins sont sont également présents dans la salle nous avons aussi la joie d'accueillir des représentants du monde des ONG qui travaille sur la question de la responsabilité environnementale de notre filière pêche et puis des représentants du travail institutionnel avec la Commission européenne monsieur Donatella qui nous fait la la joie d'être d'être ici aujourd'hui notre but c'est après cette introduction déjà bien trop longue et et après que Gabriel dira l'essentiel de cette introduction de vous laisser la parole de vous donner la parole de vous écouter de vous entendre vous qui faites vivre le travail autour de la pêche autour de la mer autour des océan de la biodiversité de faire en sorte que vous puissiez nous partager votre point de vue sur ce que nous devrions projeter pour l'avenir sur ce qui aujourd'hui constiue nos principales faiblesses les contradictions peut-être les incohérences de nos politiques publiques en matière de pêche et de protection des océans faire en sorte que tous les défis que nous avons à affronté puisse être posé sur la table de manière franche et directe faire en sorte aussi que vous qui êtes dans la salle qui êtes venu assister à cet événement vous puissiez prendre prendre la parole merci encore de votre présence merci du temps que vous accordez à cette question importante merci à toi cherre Gabriel d'avoir acceptter de pariner avec moi cette cet événement qui j'espère sera utile et qui je crois marque un moment important pour faire que la pêche retrouve la place centrale qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'avoir dans nos politiques européennes et dans la préparation de la enir de notre continent tout entier Gabri je te laisse la parole merci beaucoup merci et tout d'abord je voudrais m'expliquer pour m'excuser pardon pour mon retard je participais à une autre réunion je devais absolument y être mais je suis revenu ici dès que possible je voudrais remercier mon bon ami François Xavier de m'avoir invité à venir ici pour partager avec avec lui cet événement important je voudrais également remercier les interprètes parce que je sais qu'ils m'ont autorisé à m'exprimer en espagnol alors l'anglais et le français c'est très important mais l'Espagnol c'est important également et donc je vais avoir la possibilité de m'exprimer en espagnol et nos interprètes vont nous aider pour traduire en français et en anglais si cel cela vous convient toujours oui absolument donc ce sera plus facile pour moi de m'exprimer et donc j'ai parlé des pêchees che du secteur et donc je je commence en Espagnol et vous dire que le secteur de la pêche vous en rendez compte et confronté à une situation bien complexe le brexit la pandémie de covid-19 la guerre en Ukraine l'extension des énergies renouvelablebl en mer entre autres par conséquent les communautés côtières perçoivent à mon sens l'Union européenne comme et je le dis souvent comme une machine froide et sans â qui ne prend pas en considération la dimension socio-économique de la pêche et qui se concentre principalement sur la dimension environnementale de cette activité et les pêcheurs à juste titre à mon sens estiment qu'à Bruxelles nous sommes peut-être un peu déconnectés de la réalité ils estiment que nous ne comprenons pas ou que nous faisons peut-être re même fille des préoccupations et des spécificités locales et que la législation que nous proposons très souvent n'est pas adapté au quotidien de ces pêcheurs et par conséquent il se plaignent de nous et il se plaignent aussi tout particulièrement de la commission il faut bien le dire qui parfois n'est pas vraiment en phase avec la réalité et très souvent nous pouvons leur donner raison c'est vrai très souvent je me querelle avec la commission je discute toujours ce qu'ils ont à dire parce que je j'estime que le commissaire qui est pourtant commissaire de la pêche et un un commissaire de l'environnement ne va pas dans la bonne direction je le dis sans embage je crois que lors de la prochaine commission il faudra aller dans une autre direction car à l'heure actuelle il se concentre bien davantage sur la protection de l'environnement que sur la protection des pêcheurs et d'ailleurs nous l'avons vu clairement lors de la grande manifestation d'une 9 mai dernier Journée de l'Europe alors c'est vrai et je l'ai dit à plusieurs reprises il a il y a une obsession verte alors je ne dis pas que les fins soient mauvaises en soi mais nous constatons qu'avec la stratégie de biodiversité qui est la pierre angulaire du pacte vert la Commission a par exemple établi comme objectif la protection de 30 % des océans dans l'Union européenne dont 10 % devait être protégé de Man manière stricte et la Commission vise directement la pêche et accuse tout particulièrement le chalutage de fond qui est au terme de ce qui est soi-disant l'activité la plus préjudiciable pour le fond marin alors qu'il y a bien d'autres activités qui sont bien plus préjudiciables pour le les mers que la pêche dans le plan d'action on envisage d'éliminer graduellement ce chalut de fond dans toutes les aires marines protégées bien entendu à nos yeux c'est injuste c'est vrai il est bon de protéger l'environnement et des aires maritimes protégées mais et c'est bon de protéger des tortues c'est vrai mais on ne peut pas interdire tel ou tel type de pêche donc voilà ces interdictions générales sont peut-être très bien d'un point de vue comestible comestique elles vendent bien mais je crois que elles n'atteignent pas leurs objectifs et qu'elles ne sont pas réalisées sur la base de la meilleure évaluation scientifique disponible et donc voilà à mon sens elles sont peut-être disproportionnées et discriminatoires ensuite il y a un autre exemple la loi sur la restauration de la nature cette loi comprend des objectifs contraignants pour les habitats et pour les espèces données et je pense cl Clement que cela débouchera sur une situation bien complexe si l'on y ajoute la réticence de la Commission européenne à modifier la politique commune de la pêche ce que l'on fait habituellement tous les 10 ans alors bien entendu vous comprendrez que c'est difficile et la PCP est le cadre pourtant adapté pour relever les défis ici dans l'Union européenne et il y a un élément bien singulier n'oublions pas que l'Europe est entourée de M or 70 % du poisson consommé dans l'Union européenne est importé cela veut dire que nous imposons des mesures extrêmement stricte pour nos pêcheurs en Europe ce qui implique que en conséquence 70 % du poisson doit être importé depuis des zones où les normes sont moins strictes mais où aussi il y a moins de protection sociale et environnementale aussi et donc si ces considérations environnementales ou sociales ils sont faibles ou nuls cela bien entendu un impact sur la compétitivité de nos pêcheurs on ne peut pas tout interdire être strict et c'est bien d'être strict si l'on veut mais dans le même temps il faut être tout aussi strict avec les autres sinon et nous pêchons très souvent parce que nous pêchons très souvent dans les mêmes mers et nous avons les mêmes marchés il ne faut pas oublier que le secteur de la pêche est un secteur qui revêit une importance stratégique je crois que la covid l'a illustré à merveille la covid a démontré que ce secteur était fondamental or je crois qu'il n'est pas pris suffisamment en considération dans le pacte vert et lorsque l'on parle de changement climatique alors vu que la pêche est stratégique d'un elle est également d'un point de vue géopolitique l'Union européenne est présente partout dans le monde avec sa flotte et cela permet à l'Union européenne de participer et de prendre l'initiative dans des négociations internationales par exemple sur la gouvernance des océans c'est très important pour la préservation et la conservation la gestion des ressources aliutiques pour le bien de toutes et tous voilà pourquoi mesdames et messieurs je crois qu'aujourd'hui règne une certaine incertitude dans le secteur on en a déjà parlé on en parlera encore incertitude quant à l'avenir incertitude aussi quant au défi alors d'une part il existe des propositions écologistes dirons-nous il faut bien dire quelque chose et puis il y a des mesures qui stigmatisent des mesures qui diabolisent certains types de pêche par exemple chalutage et il y a aussi d'autre part des objectifs et je comprends bien ils sont très ambitieux l'extension de l'éoléen en mer la protection des océans ou la décarbonisation de la flotte mais dans le même temps ce sont des défis périlleux notamment la décarbonisation des flottes je vais en parler par la suite je crois et je le vois au quotidien les pêcheurs ont l'impression d'être victime d'une injustice parce que et et c'est le cas d'ailleurs aussi des agriculteurs parce que à leurs yeux on dirait qu'ils sont la source de tous les mots pour les océans et de la destruction des écosystèmes marins je crois que c'est totalement injuste parce qu'il y a d'autres sources de pollution des océans qui sont bien plus nuisibles à ces derniers une activité aussi ténue que la pêche par rapport à l'ensemble de l'économie ne peut dès lors être le Bou émissaire de tous les mots c'est évident la commission euh avec la réforme de la PCP maintenant la PCP n'est plus euh n'est plus à l'ordre du jour elle remonte à 2013 dernière date de réforme de la PCP à l'époque c'est vrai on a introduit des éléments qui d'un point de vue politique était très rigide pourquoi à l'époque c'est évident on navait pas de réponse à nombre des effets potentiels de la pratique de la pêche par conséquent on s'est dit que on allait euh laisser l'expérience parler et voir ce que l'on pourrait faire mais voilà 10 ans plus tard que se passe-t-il euh certains accords sont certains objectifs plutôt convenus en 2013 sont difficile à atteindre alors non seulement ne parvient pas à les atteindre dans le respect des délais mais en plus certains de ces objectifs ne pourront jamais être atteints je pense par par exemple au rendement maximum durable RMD et aux obligations de déb de débarquement et donc en tant que législateur quand on adopte une législation elle doit être applicable à toutes et tous et aux pêcheurs dans ce cas-ci et dans ce cas-ci on constate qu'il est impossible d'honorer cette législation cela suscite une certaine méfiance dans ce cas-ci dans à l'endroit des législateurs on se dit sur le terrain ces gens sont dans leur tour d'ivoir à Bruxelles et ne comprennent absolument pas la situation de la pêche sur le terrain alors aussi cela remet en question notre crédibilité et cela suscite également un certain neuroscepticisme à cause du rôle joué par l'Union européenne alors nous le PPE ici au Parlement européen nous sommes à l'avant-garde nous défendons les réalités les spécificités du secteur de la pêche et de l'aquaculture et des secteurs qui sont afférents et nous tentons également d'adopter une législation juste équilibrée en effet pour nous la sécurité alimentaire la sécurité économique et le bien-être social sont des considérations essentielles capitales qui doivent mieux être prises en considération dans le processus législatif et de prise de décision voilà pourquoi je vous ai dit que nous sommes à la croisée des chemins un mouvement un moment très compliqué situation sans précédent on navait pas pu prévoir cette situation en 2012 lors de la conception de la PCP mais nous y sommes pourtant confrontés aujourd'hui voilà pourquoi nous devons aller plus loin nous ne pouvons pas uniquement camper sur des considérations environnementales nous devons continuer à travailler et donc dans ma proposition de réforme j'aiindiqué qu'il était bon de soutenir une réforme en effet la PCP doit nécessite un changement de paradigme on doit passer d'objectifs très rigidees et souvent irréalistes quasiment impossible à atteindre à des objectifs bien plus pragmatiques des objectifs réalisables adaptés à la situation actuelle que nous traversons aujourd'hui on ne peut pas rester dans le passé alors que tellement d'eau à couler sous les ponts ce que l'on souhaite c'est un rééquilibrage des objectifs en renforçant la dimension socio-économique et de souveraineté alimentaire parce que c'est un thème que l'on évoque très souvent mais que l'on ne prend pas véritablement en considération donc voilà je crois que c'est un travail qui nous incombe nous devons également attirer les jeunes c'est une autre tâche que nous devons réaliser nous devons redorer le blason de la pêche c'est un noble métier un métier qui apporte une nourriture saine lors du prochain collège des commissaire nous devrons veiller à ce que nous ayons un commissaire de la pêche et nous devrons veiller à ce que la pêche soit également une des priorités dans les considéérations internationales de l'Union européenne ça n'a pas été le cas dernièrement et nous devons avancer dans cette direction pourquoi et bien parce que certains pays considèrent la pêche comme un élément essentiel dans leurs relations extérieures par exemple la Chine la Norvège la Russie le Royaume-Uni or nous ne lui accolons pas une telle importance ce secteur pourtant est d'une importance capitale et cela doit être pris en considération dans nos relations avec les voisins avec qui nous pouvons être en conflit comme la Norvège et le Royaume-Uni et nous devons avancer dans cette direction enfin et j'en arrive à ma conclusion et je suis d'accord avec mon ami français sur cette question parce que nous partageons ég des régions ultrapériphériques je viens des canaris et dans notre proposition pour une potentielle réforme de la PCP nous établissons qu'il puisse y avoir un régime différencié pour ces régions en effet c'est vrai ces régions sont stratégiques et permettent à l'Union européenne d'avoir une présence dans l'Atlantique ouest dans les Caraïbes et l'Océan Indien voilà voilà pourquoi nous devons soutenir la pêche et l'aquaculture de ces régions nous voulons comme pour l'agriculture un possille donc un mécanisme différencié qui serait tout à fait favorable pour la pêche et nous voulons également permettre la rénovation des flottes des flottes très souvent désuettes et si nous voulons plaider en faveur de la décorurbanisation et d'une plus grande efficacité nous devons changé de fusil d' d'épaule et nous ne l'avons pas véritablement fait donc nous devons pouvoir apporter un soutien à la rénovation des flottes nous devons également prendre en considération le modèle le le le principe de tonnage je ne veux pas forcément que l'on pêche plus je veux que l'on pêche mieux dans de meilleures conditions que les navires disposent de moteurs plus écologiques plus efficac qui polluent moins et que les pêcheurs puissent euh travailler dans des conditions adaptées si l'on se concentre uniquement sur le tonnage total il est pratiquement impossible d'améliorer les conditions d'habitabilité des navires surtout si l'on veut des moteurs plus efficaces plus respectueux de l'environnement et donc la Commission doit finir par accepter ce genre de demande sans quoi il sera impossible de renouver nos flottes et j'en arrive à ma conclusion rassurez-vous ces navires qui sont obsolètes ne peuvent pas aller pêcher dans des zones où des bateaux de pays tiers peuvent aller pêcher donc c'est une situation qui ne peut absolument pas durer nous devons y mettre un terme merci beaucoup je crois que j'ai duré trop longtemps je dis toujours qu'ici au Parlement on nous laisse parler une minute une minute et demi mais quand on me laisse la possibilité alors là je ne la rate pas quand on quand j'ai un public face à moi qui ne va pas partir en courant j'en profite et je déborde encore et encore et je vous remercie en tout cas de votre attention j'espère que ce débat aujourd'hui portera ses fruits merci beaucoup merci beaucoup Gabriel pour cette introduction en effet très très très complète je crois que c'était important de pouvoir euh dessiner les principaux sujets qui nous qui nous préoccupent ici quotidiennement Parlement européen dans le le travail que nous faisons dans la la commission de la pêche et maintenant sans plus tarder je je passe la parole aux acteurs et et évidemment en commençant par par vous cher geoffroid vous êtes actuellement en charge de de de France péagique vous êtes également un grand connaisseur du secteur de la pêche vous avez publié il y a quelques semaines une no stratégique avec l'Institut Choisel sur l'avenir de la pêche dans lequel vous appelez à un vrai renouveau de de la filière d'ailleurs je ne peux que conseiller à à tous ceux qui qui qui partagent ce moment avec nous de de lire cette note qui me paraît vraiment fondatrice dans laquelle en tous les cas beaucoup d'éléments très très stimulants peuvent être retrouvés pour dessiner l'avenir de de ce secteur euh je je vous laisse la parole pour pour ouvrir no nos travaux et cette première table ronde sur la question de la pêche européenne comme un atout dans dans l' Chiquet mondial merci monsieur le député merci monsieurs les députés bonjour à tous euh je suis très heureux d'être présent avec vous aujourd'hui de représenter un armement à la pêche celui de France pellagique euh une entreprise française euh un armement pleinement européen avec sans collaborateurs français à l'exception d'un seul et des actionnaires néerlandais euh je veux simplement porter un message très simple aujourd'hui euh oui notre secteur connaît des difficultés et nous traversons une crise mais euh au-delà des difficultés brexit gazois dont dont nous avons parlé déjà l'impact du dérèglement climatique qui nous touche directement nous pêcheurs il y a une idée àorttere qui est importante à mes yeux l'idée que la pêche a un avenir la pêche est belle la pêche en Europe doit être fi de ce qu'elle est et nous devons être des acteurs de la promotion de cette pêche nous devons la défendre et nous devons la faire rayonner de par le monde c'est une idée que j'avais donc effectivement poré dans ma note stratégique que Monsieur bami vous vous évoquez euh j'avais résumé la conviction que la pêche française était belle parce qu'elle était plurielle je pense qu'on peut dire la même chose de la pêche européenne la pêche européenne est belle parce qu'elle est plurielle les défis que nous traversons aujourd'hui je le disais sont nombreux euh en premier lieu il a celui de la consommation la consommation de des poissons en France ça a été évoqué 70 % aujourd'hui sont importés mais aussi au-delà des importations il y a quand même une dominante sur le saumon l'espèce donc la la plus consommée et ce saumon est importé à 99 % aujourd'hui seulement 1 % en Europe aujourd'hui est produit dans nos territoires européen c'est un défi majeur euh ce cet approvisionnement de de de nos poissons et il faut clairement aujourd'hui le mettre en perspective dans notre souveraineté alimentaire et éc que en important aujourd'hui 80 % de nos poissons si on continue comme ça on arrivera à 100 % dans quelques années donc cet enjeu de diversification notre consommation doit aussi porter sur le fait d'encourager les consommateurs à consommmer des espèces qui jusque-là n'étaient pas grandement consommées je pense notamment au MACR la truite mais aussi les moules et les pasourdes pour lesquelles nous avons une forme d'autosuffisance en Europe donc donc c'est important de pouvoir avancer sur sur sur ces considérations de d'autosuffisance et de promouvoir nos produit au sein de l'Europe le deuxème défi c'est celui de la préservation de l'environnement bien sûr les pêcheurs sont en première ligne sur le dérèglement climatique une chose est simple il n'y a pas de pêcheur sans poisson et il nous est important pour nous pêcheurs de nous assurer de ce ce cette préservation de de l'environnement ce dérèglement climatique il a des conséquences qui peuvent être substantielles dans la mesure où au-delà d'avoir peut-être certaines espèces qui vont avoir une un stock ou une biomasse qui va se réduire il y a des espèces qui vont migrer dans des zones dans lesquelles ils n'étaient pas auparavant et qui vont contraindre soit les pêcheurs à aller plus loin pour pouvoir continuer à pêcher soit malheureusement rendre impossible la capture de certaines espèces qu'ils avaient jusque là qu'ils pouvaient pêcher jusque là parce que les droits de pêche qu'ils avaient dans une zone ne sont pas les droits de pêche qu'ils ont dans une autre zone leur enlevant ces possibilités de pêche et donc leur métier en la matière je je je je fais une aparté peut-être mais je dois dire que je suis un grand défenseur des côas et de la politique commune des pêche qui était misise en place les quotas sont à mes yeux une des seules solutions pour réguler euh les prises et euh et s'assurer euh d'une consommation en tout cas d'une capture des espèces euh de façon euh euh scientifique et et raisonnable la preuve en est c'est que euh depuis ces 15 dernières années quand il y a 15 ans 15 % seulement des ressources étaient pêchées de façon euh soutenable ou ou ou raisonnable aujourd'hui c'est 60 % des espèces qui sont géré durablement c'est ce qu'on peut retrouver dans dans les rapports de Liv première notamment alors tout n'est évidemment pas rose tout n'est pas parfait je n'ai pas l'préciation de dire que la pêche est parfaite à partir du moment où on fait de la capture du vivant et bien tout n'est pas forcément parfait mais si on saborde notre flotte si on saborde notre pêche on apportera des poissons d'autres pays dans lesquels et bien les façons de faire les la politique des pêches la politique aussi sociale on en a parlé tout à l'heure n'est absolument pas la même et donc on continuera à favoriser la les désastres que l'on peut voir sur l'environnement ou voir même sur les marins dans ces pays-là alors c'est bien de parler des défis mais il y a aussi des solutions euh je vois dans un premier temps la nécessité indispensable fondamental d'être uni il nous faut à tout prix réunir l'ensemble de la fili ire l'éclatement des représentations de la filière et des tensions qui peuvent exister entre certaines tailles de navir nous font du tort il faut à tout pris qu'on puisse passer au-delà de ces de ces critiques ou de ces de ces de ces problèmes de de de de d'acceptation si je peux dire ça ainsi cette unité est indispensable si on veut relever les enjeux qui sont les nôtres aujourd'hui dans les enjeux à caractère proche il y a bien sûr le brexit la clause de revyure de 2026 il y a aussi l'absence de visibilité sur nos cotas la nécessité de mettre en place des des quotas pluriannuels tout cela me paraît indispensable pour relever collectivement les défis qui qui sont les nôtres alors dans les deuxièm dans les dans les autres solutions il y a aussi la modernisation de la flotte notre flotte on en a parlé est vieillissante la modernisé est fondamament mental mais aujourd'hui la réglementation nous nous empêche tout simplement de moderniser euh la flotte de pêche en Europe il faut à tout prix pouvoir euh prendre ce virage de la transition énergétique et pour cela il nous faut euh travailler à modifier euh la règle de la jauge brute qui nous empêche aujourd'hui encore une fois de de de de de travailler sur d'autres alternatives que euh ce qui fait la règle aujourd'hui le diesel euh cette cette règle donc de la jauge doit être revue aussi pour améliorer le confort de nos équipages pour féminiser la profession nous en avons parlé tout à l'heure si on veut pouvoir avoir plus de confort et féminiser la profession il faut à tout prix que nos bateaux soit plus grand pour avoir plus d'espace pour pouvoir accueillir euh nos marins dans de bonnes conditions voilà c'est un condensé de ce que je pouvais dire j'ai été j'ai été trop long mais ce que je voulais dire avant tout c'est que si vous si nous voulons être les armements en Europe de la pêche du 21e siècle et être un exemple en Europe pour le monde ça peut paraître peut-être prétentieux mais il nous faut à tout prix être performant économiquement et respectueux de la nature l'un ne va pas sans l'autre c'est à mon sens indispensable pour exister au niveau mondial il va nous falloir un modèle qui qui donne de la visibilité qui permet d'offrir la pluralité sur les quotas et qui devient et ça a été aussi dit un sujet stratégique pour l'Europe trop souvent mis de côté ou trop souvent pas suffisamment mis en avant alors qu'encore une fois il en va de notre souveraineté européenne et alimentaire voilà merci beaucoup pour votre attention je vais laisser la parole à l'autre speaker pardon merci beaucoup merci pour cette intervention et merci d'attirer l'attention sur des points qui sont peut-être trop peu travaillés aussi dans dans nos institutions je pense la question de la manière de de de cultiver le goût des consommateurs pour les pousser à à retrouver la diversité de la production de pêche européenne et faire en sorte de cette manière-là aussi de réduire les les importations c'est un sujet qui qui paraît essentiel merci aussi de de dire la nécessité de cette de cette fierté parce que finalement cette unité cette cette acceptation euh elle passe aussi par le fait de de découvrir que notre modèle de pêche effectivement c'est un modèle vertueux et que nous avons le devoir de le soutenir pour qu'il puisse rayonner pour l'avenir tout en continuant évidemment de de l'améliorer euh tous les tous les points que vous avez que vous avez signalé sont évidemment essentiel et on les retrouve dans dans d'autres types de pêche d'autres pratiques d'autres terrains et je pense notamment à ces régions ultra périphériques qui sont bien souvent un condenser de ce que nous vivons dans les métropoles européennes dans les expérience continentale je me tourne vers vous monsieur le Président merci de votre présence merci d'avoir accepté euh au pied levé notre invitation nous vous avons sollicité il y a seulement quelques quelques quelques jours pour pouvoir participer à à cette rencontre parce que nous croyons que c'était important en effet que les que les les régions ultra ultrapériphériques soient représenté et la Guyane bien sûr fait partie de de de ces régions où les difficultés que la pêche rencontre sont sont poussées d'une certaine manière à leur plus grand clarteté et en même temps où les où les atouts sont aussi très très perceptibles merci de votre présence je vous laisse la la parole bonjour messieur les députés bonjour mesdames messieurs je suis Léonard agnaut président du comité régional de pêche et des élevages marin de guyan guyan je l'espère ça vous parle notamment pas Guyana qui est en en négociation avec le vénzuela aujourd'hui mais bien la Guyane française pour rappeler le contexte c'est pour ceux qui connaissent pas un petit peu la GU c'est là qui permet à l'Europe d'avoir des communications satellitaires la base spatiale de kurou qui est renommé et connu mondialement donc effectivement arrivé ici à Bruxelles j'ai dû partir depuis dimanche pour être là et le froid est terrible j'ai j'ai voulu ramener dans ma valise un peu de chaleur mais avec le temps de voyage ça a fondu comme neige au soleil donc je suis là effectivement pour vous présenter pas pour être la bête no de de l'éloge qu'on peut faire sur la situation globale de l'Europe mais être vraiment réel pour montrer l'aspect que nous vivons sur le terrain en Guyane à 7000 8000 km d'ici ça risque de choquer mais encore une fois je n'ai pas pris les photos pour vous choquer visuellement mais vos oreilles risquent de choquer le cerveau alors effectivement nous représentons les rupes en tout cas je suis issu des des rupes européennes qui a une chance naturellement pour le l'Europe et notamment les rubes Françaises je voudrais rappeler ici que les rubes Françaises permettent à la France d'être la deuxè puissance maritime mondiale avec 97 % de sa façade maritime détenue dans les domes françaises dans les autres mers françaises donc la puissance maritime européenne également vient de notre Mère Patrie la France et qui permet à la à l'Europe de rayonner autant la Guyane française c'est le seul territoire européen sur le continent sud-américain notre plus grand voisin c'est la 6e puissance mondiale dont il y a un pont un pont entre l'Europe et l'Amérique du Sud donc effectivement c'est une chance généralement la Guyane c'est 87 km 87000 km² et 300000 habitants uniquement et par contre nous avons une façade maritime de 350 km donnant sur l'océan Atlantique et euh nous avons une ze zone économique exclusive de 270000 km² la Guyane et surtout la filière pêche guyanaise c'est le 3è secteur économique on parle de sécurité alimentaire souveraineté alimentaire nous y sommes rares sans les territoires qui Arve à souvenir aux besoins et à l'autosuffisance alimentaire malgré les crises covid guerre en Ukraine ou différentes crises pétrolières que nous avons connu la Guyane a su être au rendez-vous pour nourrir sa population et le surplu a été exporté aujourd'hui nous nous trouvons face à trois secteurs un secteur crevettier donc qui pêche la crevette sauvage mais aujourd'hui on est passé de 80 navires de moins de 24 m à aujourd'hui 15 et sur les 15 uniquement 5 essaent de trouver la la possibilité de travailler nous avons un deuxième segment qui pêche le vivano rouge au nombre de 45 bateaux et la dernière partie qui est plus locale à 100 % c'est une flotte de 122 navires en bois en bois pays donc en bois guyanais et en fait ce sont des bois de 2 cm d'épaisseur qui n'ont rien à voir avec de vrais coques que que nous connaissons en Europe malgré tout avec ces peu de moyens la Guy essaie de faire rayonner la France dans son environnement de faire rayonner l'Europe dans son environnement mais malgré tout nous faisons face à un pillage de la ressource un prélèvement illégal et c'est pour ça que nous on ne parle pas de pêche INN mais on veut sortir du lot puisque le contexte guyanais extrêmement différent de ce que vous rencontrez en Europe on parle bien de pêche pirate puisque nous avons eu dans les années précédentes en 2012 des actes de piraterie ou des équipages ont été ligotés laissés pour compte dans leur navire et euh ils ont été secourus par des collègues par la suite tout ceci arrive en Europe arrive en France arrive en guyan et je suis certain que beaucoup d'entre vous ne sont pas informés de ça malgré tout nous ne sommes pas des pêcheurs pleurant misère mais nous menons des actions alors depuis plus de 30 ans nous avons pu instaurer la ligne imaginaire des 30 m où le chalutage de fond est interdit en Europe c'est 20 m nous avons pris un peu plus de marge de sécurité nous avons pu porter avec des grandes ONG notamment WWF la Noa ou d'autres des dossiers comme le tted Turtle trash excluder device don notre président Macron s'est félicité récemment vous rappelez c'est un produit qui vient de guyan nous avons porté également des dossiers comme Palika pour la réduction des interactions entre les cac et les pêcheurs et puis palik 1 palica 2 écoutez bien malgré les crises que nous traversons les peu de pêcheurs professionnels que nous avons sur le territoire s'auto-interdisent des zones de pêche où ils se limitent à ne pas y aller pour protéger les tortues marine donc effectivement vous voulez on peut vous dire que dans la crise tous les moyens sont pour survivre mais au contraire on met en avant la protection de l'environnement avant tout avant toute l'économie de la guyen mais par rapport à cette évolution que nous souhaitons pour l'Europe pour la Guyane et pour la France des freins s'appliquent à nous notamment sur des bateaux vieillissants de plus de 40 ans d'âge mais malheureusement je n'ai pas eu le temps de préparer des slides mais l'invitation restera ouverte pour venir voir votre territoire qui est la Guyenne je n'ai pas de photo de bateau mais ce sont des bateaux qui mettent en danger qui qui qui sont risqués et c'est pour ça que le renouvellement de la flotte renouvellement de la flotte c'est vraiment un point charnière sur lequel les rupes françaises sont en attente forte d'une action politique pour assurer la souveraineté et la sécurité alimentaire dans nos territoires ensuite dans notre département on subit une taxe douanière européenne injuste injuste qui sanctionne notamment euh la production de notre vivanau ce vivano produit exactement dans les mêmes conditions par les pays tiers donc le Surinam le Guyana ou le Brésil l'Europe impose à son propre territoire français la Guyane une taxe doanère de 15 %.

par contre les deux voisins Surinam Guyana on peut voir ici ils ont libre accès au marché européens avec des droits nuls zéro donc en fait c'est se tirer une balle dans les pieds malheureusement on a tout fait pour essayer d'être défendu sur ce dossier mais personne ne nous entend personne ne nous écoute et surtout nous ne sommes pas défendus la pêche pirate comme je vous le disais qu'on qualifie également dans les normes européennes de pêche INN mais pêche INN ça n'a rien à voir avec le niveau que nous avons aujourd'hui quand des pays tiers violent les frontières détruisent la ressource et abîment la biodiversité la richesse guyanaise qui est riche de plus de 200 espèces marines en eau salé aujourd'hui on arrive à un stade de non retour le dispositif qui a été voté par l'Union européenne qui permettent le renouvellement de la flotte les rapports capacités et cetera mais en fait ça nous sanctionne sans que nous on soit directement lié au pillage de la ressource et justement c'est pour ça que je le dis ici les règles européennes sont conçues par rapport à un vécu du continent national mais à un moment donné il faudrait des visites il faut des particularités même si c'est c'est écrit l'article 349 permet d'entrer ou d'introduire des spécificité mais malheureusement ce n'est pas le cas et l'entière Rupe française et et et les rupes en général sont sanctionné par ça la grande question pour terminer nous participons à un à la sauvegarde de la ressource aliotique guyanaise européenne mais les les les directives européennes ne sont pas adapté notre président le dit le président de la République l'avenir de la terre c'est la mer mais l'avenir de la Guyane et est ici l'avenir des rupes françaises est ici et tant qu'on va pas prendre en considération leur spécificité on va continuer à importer 70 % de notre consommation de produits à des paystiers qui n'ont pas de limite et qui ne respectent pas les les conditions européennes que nous avons que nous valorisons cette question elle doit être débattue sommes-nous tous européens à Paris Gal merci merci beaucoup merci monsieur le président pour cette intervention énergique et de fait nous voyons bien que en guyan ce sont les problèmes européens d'une manière générale qui se pose notamment la question du renouvellement de la flotte et de sa projection dans dans l'avenir je me tourne vers vers vous Paul Thomas vous êtes ici pour représenter l'Association européenne des des producteurs de de poisson vous êtes en charge de de de tout le travail politique et du conseil politique auprès de de cette association je je vous laisse la parole pour ce conclure ce premier panelk merci beaucoup je vais m'exprimer en anglais donc je vais vous laisser quelques instants pour vous munir d'un casque et je voudrais saisir cette occasion pour remercier Monsieur bami et Monsieur Mato de m'avoir donné la possibilité d'être ici pour vous parler de la pêche en Europe et pour discuter également de la façon dont on peut mettre en avant ce secteur en Europe alors j'ai quelques diapos à vous montrer j'espère que cela va fonctionner non cela ne fonctionne pas est-ce qu'il serait possible de passer à la deuxième diapo s'il vous plaît donc je vais vous parler un petit peu de la pêche européenne de la production européenne comm C l'a été souligné notre produit de la pêche européen est très important pour nos pêcheurs européens puisqu'ils pêchent puis ils vendent ces poissons sur le marché et les organisations de producteurs travaillent essentiellement sur le marché donc je voudrais quand même le signaler ma présentation va se tourner sur la situation sur le marché et donc nous avons une source de protéines très importante et nous avons donné un exemple si vous mangez du cabillo tous les jours pendant 6 mois et bien vous aurez la même empreinte écologique que si vous mangez du bœuf pendant une semaine et donc nous pensons que les protéines de poisson sont essentiel si nous voulons réaliser noss objectifs à l'horizon 2050 ensuite en nous avons un système de gestion de la pêche qui est fondé sur des données scientifiques nous avons la PCP qui fixe des objectifs clés et le Siem qui fournit des meilleures données scientifiques pour atteindre ces objectifs et enfin je suis sûr que vous le savez déjà bien entendu nos activités sont étroitement surveillé récemment nous avons eu la révision du règlement de contrôle qui a été approuvé et tout ceci montre bien que l'Union européenne dispose d'une source de protéines respectueuse du climat avec le poisson dispose d'un système de développement durable à des activités étroitement surveillées et donc nous avons desnormes très élevé au sein de l'Union européenne c'est très important mais ceci a un coût cela a un prix et on peut passer à la diapo suivante s'il vous plaît ce qui signifie que nos produits de la pêche au sein de l'Union européenne sont onéreux coûteux pour les consommateurs ah désolé on a gâché la surprise donc c'est très coûteux pour les consommateurs européen est ce que nous avons pu constater au cours des crises récentes dont nous avons parlé pas le brexit non mais la la flambée des prix de l'énergie le covid on sait que lorsque les prix sont élevés la consommation elle diminue et ça c'est quelque chose que nous devons garder à l'esprit parce que la meilleure façon de maintenir ces activités de pêche au sein de l'Union européenne c'est de veiller à ce que tout ce que l'on pêche soit consommé et je vais donc insister sur ce point nous devons trouver un moyen de promouvoir la consommation et pour faire cela nous devrions réduire le prix mais bien entendu réduire le prix cela entraînera des conséquences il faudra réduire les coûts de production cela aura une incidence sur nos normes en matière de développement durable parce que si nous avons des coûts de production plus faibles nous aurons des normes plus faibles et bien entendu ça c'est un point élémentaire si nous voulons différencier nos produits sur le marché alors bien entendu en tant que asso tion des producteurs de poisson nous pensons qu'il faut réduire les prix pour améliorer la consommation et améliorer la rentabilité des activités des industries de la pêche nous avons un premier exemple en Norvège encore une fois la Norvège il y a des poursuites qui ont été engagées par des détaillants pour réduire le prix du poisson du montant de la TVA c'était environ 15 % et lorsqu'ils ont fait cela ils ont vu une augmentation de la consommation de 50 % et donc je pense que nous devons vraiment envisager cette réduction de prix pour que nos produits puiss puissent être compétitif par rapport à d'autres produits sur le marché au sein de l'Union européenne comme cela a été dit précédemment notre consommation et notre fourniture alimentaire en Europe est composée de 70 % d'importation et donc nous pensons qu'il est important de veiller à ce que nos niveaux de durabilité soi traduit dans des accords conclus avec d'autres pays qui pourront également importer nos produits je pense que nous avons deux éléments très important nous avons notre marché unique nous avons nos normes élevées en matière de développement durable au sein de l'Union européenne et nous devons utiliser ces deux éléments pour promouvoir nos poissons au sein de l'Union européenne et en dehors des frontières européennes pour prendre les mesures qui sont les plus adaptés pour nos pêcheurs mais aussi pour les consommateurs alors désolé parce que j'avais prévu de parler 5 minutes mais je vais être un petit peu plus long alors diapo suivante s'il vous plaît ici je voudrais insister sur deux points importants au sujet de notre consommation européenne de poisson diapo suivante tout d'abord nous devons exporter nos normes grâce aux accords de librechange pour avoir des conditions égales au sein de l'Union européenne et en dehors de nos frontières et enfin nous devons utiliser notre modèle européen dans les négociations international nous avons des négociations avec l'accord bbnj l'accord coming Montréal sur la biodiversité nous avons des dispositions qui sont déjà incluses dans la stratégie de l'Europe pour la biodiversité et si nous travaillons sur ces deux tableaux nous pourrons vraiment veiller à ce que nos produits soient placés sur le marché diapo suivante s'il vous plaît pour veiller à ce que nos produits soient consommés et que l'on dépende moins des des subsides et donc je pense qu'il y a trois messages clés à retenir et je vais conclure sur ces trois points tout d'abord nous voulons stimuler la consommation de poisson sain et respectueux du climat en abaissant la TVA c'est une possibilité nous devons également veiller à stimuler cette consommation grâce à cela nous allons pouvoir régler les problèmes liés à la au renouveau de la flotte la transition écologique le changement climatique parce qu'avec plus de fonds il sera plus facile d'assurer cette transition ensuite maintenir des règles du jeu équitabl à l'intérieur et à l'extérieur de l'Union européenne pour garantir une concurrence loyale grâce à des accords de libre échange mais aussi en adoptant des objectifs ambitieux et une vision ambitieuse au sein de l'Union européenne dans nos négociations je vous ai parlé de la CBD la Convention sur la biodiversité et l'accord bbnj et puis le troisième point c'est peut-être plutôt une plaisanterie mais je dirais qu'il faut manger du poisson issu de l'union européenne je suis sûr que vous en étiez déjà conscient mais j'ai estimé que c'était quand même important de le rappeler ici merci beaucoup et c'est ces remarques qui permettent d'avoir aussi une approche sur l'économie de la pêche en incluant la dimension de de la consommation et encore une fois ce qui me frappe c'est de voir à quel point cette dimension est finalement trop trop peu traité peut-être par le le travail que nous faisons je crois que la la question de de l'approche par par le par le public d'une certaine façon et l'appropriation par les citoyens européens de de leur propre filière et de sa production et peut-être un enjeu sur lequel nous nous devrions pouvoir insister il il nous reste une une dizaine de minutes pour pour l'échange je me tourne vers vers la salle au cas où certains souhaiteraient poser des des questions c'est l'occasion pour moi de saluer nos nos collègues qui qui sont ici Paco mianmon qui est également membre de la commission de la pêche euh et qui représente l'Espagne la région de de Galice et puis euh Nicos Papandreou qui euh euh député grec euh voilà si si si certains d'entre vous veulent poser des des questions à nos intervenants sinon j'en ai beaucoup moi-même à poser donc je regarde si des mains se lèvent moi je voulais peut-être vous demander geoffreolem peut-être c'est la la première question la plus difficile mais euh euh quel est le le aujourd'hui peut-être le le point euh sur lequel l'Union européenne devrait réussir à à être plus plus efficace dans dans sa relation avec les les pays-tiers et je pense notamment aux pays limitrophes de l'Union européenne le brexit a fait que le Royaume-Uni est devenu un pays tiers de de l'Union européenne avec lequel nous partageons des des eos et et de fait les les négociations avec le le Royaume-Uni sont vous l'avez dit un un point important pour notamment penser l'après période de transition qui s'est ouvert à partir du brexit mais je pense aussi à la à la Norvège aux îles ferroé comment voyez-vous vous qui opérez aussi dans dans dans ces eau cette relation de l'Europe avec ses voisins en matière de gestion des pêches euh effectivement c'est depuis le brexit en fait la l'Union européenne a certainement perdu un petit peu euh de force et de et de et de et de poids par rapport aux relations que que nous avions autrefois quand nous étions regroupés avec avec l'Angleterre euh forcé constater qu'aujourd'hui les négociations sont de plus en plus compliquées que ce soit avec l'Angleterre mais aussi avec les autres pays tiers dont vous avez parlé on parle de la Norvège des des îles ferroué et et d'autres h c'était c'est de toute évidence un des points capitaux à mon sens cette relation avec les les pays-tiers parce que ce qui autrefois fonctionnait bien ne fonctionne plus aujourd'hui et on peut se poser la question de pourquoi sur certaines espèces notamment qui sont soumises à cota et des quotas donc 10 partager euh nous avions une entente sur la répartition du gâteau et qu'aujourd'hui chacun essaie de de de de tirer la couverture à soi pour avoir une part du gâteau plus importante il y a quelque chose qui m'échappe là-dedans et qui fait que du coup certains prennent même des décision unilatérale désastreuse désastreuse pour la ressource et désastreuse pour l'ensemble des acteurs derrière qui font qu'on consomme plus que le TAC qui est autorisé et qu'on en vient à abîmer donc du coup la ressource per en certains labels avoir des tases qui donc se réduisent d'année en année et avec toutes les conséquences que cela peut avoir et par ailleurs on autorise toujours ces pays à inonder le marché européen de leurs poisson sans sans rien dire ou en courbant les chines tout simplement donc euh ça se rapproche d'ailleurs ce que de ce que aussi don ce dont vous parliez monsieur le Président hein une divergence deou une différenciation de de de traitement sur des sujets sur des sujets similaire en tout cas nos relations avec les les les états-tiers et capital nous devons renforcer les liens avec l'ensemble des acteurs mais surtout faire entendre notre voix nous Européens pour montrer que nous respectons les règles et quand certains les respecte pas ça des répercussion sur tout le monde et qu' n'est pas normal que l'on souffre de décision encore une fois unilatérale et de comportement euh euh voyou j'aurais envie de dire euh voilà de C merci beaucoup euh monsieur le Président ragnot peut-être justement pour rebondir làdessus on on évoquait geoffrem parlait de de comportement voyou vous avez parlé de pêche pirate aujourd'hui on voit bien que en effet la pression est très forte sur la ressource et que nous sommes confrontés à des pratiques de pêche qui sont très très éloignées des standards qui sont imposé à nos pêcheurs mais aussi même des des des règles internationalement reconnues euh est-ce que est-ce que vous voyez un moyen par lequel l'Union européenne pourrait réussir à faire en sorte que la situation se rééquilibre pour le bénéfice de l'environnement mais aussi de la pêche européenne vous avez évoqué la décroissance du nombre de bateaux guyanais elle correspond aussi à ce que nous constatons dans dans beaucoup de nos pays comme comme en France avec un nombre d'unités de de pêche qui qui n'a cessait de de diminuer alors que la pression sur la ressource elle augmente et que nos importation augmente également comment est-ce que l'Union européenne pourrait jouer son rôle dans le le bras de fer indispensable pourrait mieux jouer son rôle dans le bras de fer indispensable sur la lutte contre la pêche illégale et contre cette pêche pirate que vous évoquez à l'instant oui effectivement pour nous on a l'impression que le modèle européen utilisé aujourd'hui n'est plus d'actualité et en tout cas pour notre territoire il est difficilement applicable puisque nous sommes en en en zone pays du tiermonde et l'accès à ces pays sur le marché européen sans contrôle et vérification euh qu'ils aient accès à au marché continental européen ou dans sa large largement parlant euh ben sans pouvoir autant laisser la chance à chaque territoire de profiter au maximum sans euh atténuer sur la la ressource alutique je pense que cette chance là il faut qu'on la ressaisisse et qu'on la redispatche sur le continent européen continent et dans les dans les rubes Françaises et leur permettent à eux surtout pour les rubes Françaises qui n'ont pas eu la chance euh qu eu les les Européens sur le continent européen pour pouvoir accéder à leurs ressources là je pense que c'est la première étape mais pour avoir accès à cette première étape il faut une volonté politique et cette volonté politique doit se construire avec les acteurs sur le terrain merci beaucoup ah voilà je vois que la salle est moins timide je vous en prie je vous laisser la parole si vous voulez bien euh vous présenter en en quelques secondes et puis poser des questions relativement courtes pour qu'on puisse les laiss c'est le temps ensuite au deuxième panel merci oui merci anne- France matthely europèche tuna group donc c'était plutôt une une remarque lié à ce que a expliqué monsieur ragnot que je remercie à europèche nous partageons la conviction qu'il a indiqué que la l'avenir de la pêche est intimement lié à celui de la la politique commerciale européenne vous avez cité le cas du vivano et du problème du droit de douane de 15 % qui s'applique pour pour vous contre les 0 % la pêche euh étrangère pour la flotte lointaine du ton tropical européenne nous avons des des problèmes similaires avec notamment le régime des contingents tarifaires autonomes qui permet à 35000 tonnes de ton annuel et ça vient d'être confirmé à nouveau euh pêché par des pavillons chinois thaïlandais vietnamiens et indonésiens donc avec des standards très très très très peu important d'intégrer avec 0 % de droit de douan le marché européen et nous sommes donc conf frter au même problème avec au final un produit qui est plus cher le consommateur n'a aucune idée du pavillon qui a pêché ce produit ce n'est pas indiqué ce n'est pas une obligation et en plus nous sommes en concurrence avec des produits de base moins cher qui bénéficie d'une exemption de droit de douane voilà et et j'aimerais savoir si je pense que c'est comme vous le disiez monsieur ragnot on a besoin d'un front uni et tant les flottes des rupes que les flottes Industri ou toutes celles qui qui sont qui sont confronté à ce problème doivent agir en fait en conséquence et ensemble pour remédier à ça et c'est lié bien sûr au 70 % d'importations sur lesquels on a pour l'instant pas beaucoup de de contrôle voilà merci mettre la la politique commerciale de l'Europe en cohérence avec ses exigences environnementales pour ceux qui produisent sous sous pavillon européen c'est effectivement une un élément un élément clé peut-être juste pour poser la question à à Paul Thomas vous vous aviez une approche marché puisque c'est comme ça que vous avez présenté votre perspective comment comment se passe comment ça se passe aujourd'hui pour la la valorisation du du poisson est-ce qu'on a une une une idée des difficultés d'allocation de la valeur en direction des des des producteurs comment fonctionne aujourd'hui le le système de de de commercialisation la question est très large mais si si si vous pouvez donner juste un élément clé de de réponse parce qu'en effet cette approche est essentielle pour l'avenir de la pêche aussi je vais plutôt répondre en français euh j'espère que c'est bon pour ça je je merci beaucoup pour votre question je pense que sur la partie de la valorisation il y a une problématique de fond qui est que le aujourd'hui le le système des enchères au niveau des des criers est à la baisse c'est que c'est des enchères décroissantes et au fond ce qui se passe c'est que le pêcheur n'est pas euh n'a pas c'est de la possibilité de fixer le prix du produit lui-même dire qu'on va en fait on il ne vend pas son poisson on lui achète et ça je pense que c'est quelque chose sur lequel il faut travailler parce que ce qu'on qu' constate pardon excusez-moi sur les produits alimentaires depuis 30 ou 40 ans je crois c'est une réduction de la part du budget des foyers sur le la partie alimentaire sur ce que on est capable de dépenser au quotidien pour se nourrir et jusqu'à présent ça posait pas trop de problème je pense que ce qu'on constate aujourd'hui avec les l'augmentation enfin l'inflation grandissante l'augmentation des des coûts de production pour nos entreprises de pêche c'est que ça pose un problème aujourd'hui et il va falloir qu'à un moment ou un autre on arrive à trouver un équilibre pour qu'on puisse garder de la pêche en Europe en tout cas sur la sur la partie valorisation merci merci beaucoup merci pour tous ces éléments je vois qu'il y a d'autres questions ce que je propose c'est qu'on passe au deuxième panel et ensuite on ouvre les questions vous pourrez interroger également les intervenants du premier panel comme ça on on poursuit le on poursuit le programme et on on ouvrira la deuxème séance de questions je je note bien que vous avez demandé la parole et je vous la donnerai avec joie peut-être je vais proposer à nos intervenants du deuxième panel de me rejoindre en remerciant ceux qui ont ouvert cette cette discussion pour que nous puissions poursuivre dans la deuxème table ronde ces échanges voilà sans sans plus attendre je me tourne vers vous monsieur de natellaa parce que je sais que vous avez une contrainte horaire qui vous oblige à à nous quitter à à 18h j'ai réussi à mettre 18h15 magnifique mais bon je je vous donne la parole malgré tout en en premier en vous disant un immense merci de de votre présence vous êtes directeur à la DG Maré donc vous représentez ici la la Commission européenne les questions que que nous partageons ne vous sont pas étrangères puisque vous travaillez sur la pêche depuis de de longues années et vous en êtes un très grand connaisseur vous êtes un aujourd'hui en charge notamment de cette zone géographique que nous aurons évoqué de de l'Atlantique Nord en particulier nous avons régulièrement l'occasion de travailler ensemble au sein de la de la commission de la pêche et je voudrais vous dire un immense merci du temps que que vous accordez à cette événement aujourd'hui vous l'aurez entendu les les questions sont sont nombreuses euh nous avons euh la la la chance de vous avoir avec nous pour cette deuxième table ronde dans laquelle nous voulions parler justement de de ces défis géopolitiques auquel la pêche européenne est confronté mais je ne doute pas que vous aurez certainement des des réponses à apporter aussi aux questions qui viennent de s'exprimer au cours de de ces premiers échanges merci de votre présence et je je vous laisse la parole voilà merci alors tout d'abord je je tenais à vous remercier Monsieur bami et Monsieur Mato je sais pas s'il est encore avec nous pour pour l'invitation alors c'est clair que nous avons l'habitude effectivement de de nous voir à la commission de la pêche et mes collègues il y a déjà quelques semaines jour notre directrice générale était venue également pour faire pour tenir par à un échange je crois que ce est très important pour nous aussi au-delà de nos obligations institutionnelles et notre mandat c'est de pouvoir participer à des événements comme celui que vous avez organisé aujourd'hui d'abord parce que ça me donne l'opportunité de voir un certain nombre de collègues je dis toujours collègues parce que je considère que lorsque not travaillons sur un sujet ensemble même si nous avons parfois des des opinions qui peuvent être opposé fortement opposé parfois parfois complémentairire nous restons collègues le deuxième élément c'est que bien souvent lorsque nous sommes dans des négociations et je vais venir sur le sur le fond du sujet nous passons des jours des nuits je vois je vois certains amis si je puis dire qui sont qui sont là également et et nous finissons malgré tout indépendamment des parfois des positions à prendre à à pouvoir ex extraire de ces positions ce que j'appelle une osmose donc c'est très important et je je je tenais à le dire aussi parce que il est clair et monsieur mattho a totalement raison le risque que nous nous avons devant nous lorsque nous travaillons dans des bureaux dans des bâtiments qui sont bien loin de la mer et c'est certainement ca qui nous qui nous pose problème nous pouvons avoir effectivement cette impression d'être éloigné et de ne pas être en relation avec la réalité la réalité elle est complexe elle est différente encore une fois un événement de de de ce type pour nous c'est aussi la possibilité d'avoir un input une une un apport dans dans nos réflexions et dans le travail que nous faisons je vais pas prendre énormément de temps d'abord parce que comme vous savez très bien la commission n'est pas une très bonne communicatrice donc si j'avais préparé un un powerpint je pense qu'il aurait été bien en de ça de la qualité et des et des standards auxquels vous êtes habitués et que vous allez certainement voir après mon intervention mais je voulais revenir sur sur plusieurs points pas trop mais ce sont des points qui ont été mentionnés à la fois dans les interventions et qui ont été à la base de ma préparation de de ma présence aujourd'hui et je reviens sur le concept de géopolitique alors c'est clair que si je prends une zone géographique que je connais un petit peu celle qui est effectivement liée à l'Atlantique à toute cette zone dans laquelle nous avons aujourd'hui à traiter avec des partenaires qui en tout cas un qui était jusqu'à pas si longtemps dans le cercle communautaire l'aspect géopolitique est devenu particulièrement complexe pour nous à déterminer et quand je dis complexe c'est pas uniquement du côté de la commission des négociateurs c'est pas uniquement du côté institutionnel je pense que c'est d'une complexité qui encore aujourd'hui nécessite que son s'adapte à ces changements de paradigme que nous avons et je peux prendre un exemple très pratique jusqu'il y a pour ceux qui étaient dans les les négociations par le passé vous savez très bien que la la grande dynamique des négociations de fin d'année avec les Norvégiens avec les îles ferroé on les a mentionné avec nos collègues de l'autre côté c'était des négociations qui étaient très techniques très importantes euh porté sur les cotas de pêche parfois sur des mesures techniques mais c'était des négociations qui qui se tenaient un petit peu en en wil et qui se terminait en général le 8 ou le 9 décembre juste àend pour mettre sur la table du Conseil des ministres le résultats tout le monde était content j'exagère un petit peu et tout le monde se disait au revoir et on se revoyait 6 ou 7 mois plus tard donc c'était relativement confortable difficile techniquement compliqué parfois très tendu mais finalement relativement prévisible ça n'est plus le cas aujourd'hui ça fait 2 ans que les négociations ne se terminent plus le 8 décembre ni le 20 décembre mais parfois le 16 mars le 10 18 mars avec tout l'impact que ça peut comporter sur la PR prévisibilité de l'activité de pêche et je crois que ça c'est un élément qui qui est ressorti très clairement donc un des des premiers points de ce changement qui qui s'adresse à nous c'est le fait que nous n'avons plus aujourd'hui la garantie de pouvoir terminer une négociation qui porte sur des quotas sur des stocks partagés sur des conditions d'accès et cet élément là aujourd'hui fait partie de tout l'arsenal de tout l'élément qui nous pèse sur les épaules à vous comme à nous au niveau des opérateurs au niveau des administrations au niveau de la Commission et bien entendu lorsque nous venons devant le Parlement nous devons nous en expliquer parce que ça n'est plus simplement une objectif un objectif de résultat c'est aussi un poids supplémentaire qui se porte sur les épaules comment nous assurer que les opérateurs de la filière le consommateur l'ensemble de ceux qui ont une activité économique ne souffre pas d'une situation pour laquelle ils n'ont absolument pas demandé d'être impliqués mais qui fait qu'aujourd'hui ce ne sont plus euh des euh solutions telles qu'elles existaient par le passé donc je suis très content d'avoir entendu pas mal d'éléments aujourd'hui qui qui me permettent aussi d'apporter cette réflexion parce que nous préparons nos négociations en conséquence deè point je vais en citer uniquement trois 2è point c'est l'aspect marché et ce qui est intéressant dans les interventions aujourd'hui c'est que euh on sent que c'est une c'est un concept qui revê des intérêts et des points de pression différents alors il y a la nécessité de pouvoir disposer de matières premières pour une partie de l'industrie qui a bien entendu l'obligation de pouvoir maintenir une activité économique en transformant le produit de la mer il y a le concept de la concurrence et souvent j'entends déloyal ou qui en tout cas n'est pas sur le même pied d'égalité encore une fois c'est un élément très important pour nous en terme de compréhension de la dynamique dans laquelle nous travaillons et le 3è élément c'est les règles ce qu'on appelle en anglais le level playing field c'est un concept qui est fondamental dans le cadre de la stratégie de négociation que nous mettons en place mais c'est un des concepts les plus difficiles à aborder parce que ça n'est pas simplement réglementaire ça n'est pas simplement sous l'angle des décisions qui sont prises c'est sur l'ensemble de l'activité de la filiè et tous les éléments que vous pouvez nous apporter à tous les niveaux qui nous permettent d'avoir une meilleure compréhension et une meilleure comment dire une meilleure capacité de négociation pour nous c'est absolument essentiel dernier point et je reviens sur sur cet élément- là c'est c'est cet élément de complexité auquel vous avez fait aussi référence et qui fait qu'encore aujourd'hui après 2 ans malgré tout de de de nouvelles de nouvel environnement nous en sommes encore aujourd'hui à déterminer quels sont les points faibles et les points importants je vais dire juste une chose pour terminer cette brève intervention parce que je crois que ça peut être intéressant d'avoir les impacts ce qui fait notre force aujourd'hui dans nos négociation indépendamment de la qualité des négociateurs bien entendu et de mon équipe surtout mais la capacité aussi de pouvoir travailler ensemble et c'est très important c'est le fait que nous avons un arsenal réglementaire qui sert est contraignant qui certes peut être critiqué mais qui nous met en premier plan en terme de défense de la durabilité et de principe vous avez mentionné le fait que certains partenaires prennent parfois des décisions unilatérales qui vont totalement à l'encontre du principe de base de la durabilité décision sur des quotas individuels qui sont bien au-delà de ce qui pourrait être acceptable et bien nous avons dans notre arsenal juridique ces éléments qui nous permettent de porter en avant des principes tels que nous les avons et je vais terminer juste pour vous donner un exemple l'Union européenne est la seule entité bloc intégration qui a dans son arsenal juridique une obligation liée au RMD ni les Britanniques ni la Norvège bien souvent entendu comme étant un des pays qui a le plus défendu la durabilité n' les mêmes obligations en terme d'objectif lorsque nos équipes de nég aturs sont en face de nos partenaires le premier problème auquel nous sommes confrontés sur les stocks qui sont des stocks d'intérêt conjoint c'est de pouvoir s'assurer que nous parlons des mêmes bases des mêmes principes je ne dis pas qu'ils n'ont pas d'obligation de durabilité en général mais nous avons quelque chose d'extrêmement concret et qui nous permet d'avoir une force durant de négociation qui va bien au-delà de ce qu'on peut s'imaginer donc cette politique commune de la pêche ce cadre juridique ces éléments qui peuvent être effectivement vu dans certains cas comme difficile contraignant euh voire peuvent être critiqué euh puisque nous sommes ici pour écouter et entendre et comprendre aussi ces élémentsl c'est également dans le cadre de négociation une force absolument incroyable je termine ici euh mais bien entendu très content de pouvoir prendre les questions par la suite merci merci Monsieur Donatella je je je crois qu'il y aurait beaucoup de effectivement de de de questions mais qui viendront peut-être après si vous avez la la la possibilité de de rester un peu un peu avec nous je je me tourne vers vous Antonia Lerois merci infiniment de votre présence vous représentez le le WWF et et c'était très important pour nous que que à travers vous le le les ONG puissent être représentés parce que la pêche c'est évidemment un enjeu pour les pêcheurs c'est un enjeu pour les consommateurs que nous sommes pour les citoyens qui ont une responsabilité et et cette respons abilité elle elle est exprimée à travers le le travail que vous faites nous avons un point commun c'est que nous avons fait des études de philosophie mais vous êtes une experte des questions de de pêche à travers votre votre engagement de long terme au WWF et dans vos fonctions précédentes au sein de de différentes organisations internationales merci de votre présence et je je vous laisse la parole merci beaucoup je voulais vous remercier pour cette invitation voilà d'être aussi la femme sur ce panel donc je crois que je peux prendre le double peut-être de temps je ne sais pas non je vais essayer de faire court c'est une blague mais en tout cas merci en tout cas nous avoir laissé l'occasion de présenter aussi nos travaux donc sans plus attendre ah ça marche eu ok so I think I will switch in English the et je crois que je vais passer en anglais parce que ma présentation est déjà en anglais ce sera plus facile pour moi nous voulions vous rappeler que l'Union européenne dans le monde joue un rôle capital parce que l'on parle de géopolitique ici nous avons beaucoup d'experts mais je voulais rappeler un fait clé nous sommes le deuxème plus grand marché au monde d'un point de vue commercial et aussi le troisème plus grand marché de consommation et je voulais rebondir sur l'un des points mentionnés par Monsieur ragn sur les for consenti sur les tides les dispositifs d'exclusion de tortue par exemple pour étendre notre pouvoir et d'ailleurs nous avons plaidé en faveur de ce genre de cela pour renforcer notre notre situation les États-Unis font des efforts ont une interdiction en matière de TDE et cela veut dire que aujourd'hui malgré ces efforts nous consommons également encore des produits qui ne sont pas issu d'une pêche tout à fait respectueuse de certaines règles alors les États-Unis font des efforts mais pas tout le monde et cela un des implication géopolitique je n'ai pas beaucoup de temps donc je voulais vous montrer des études récentes qui ont été publiées par Russie ça se concentre sur le changement climatique et la pêche INN 20 risques ont été identifiés des risques de conflit dans un avenir proche l'idée était d'identifier des tendances pour anticiper et atténuer ses risques dans les discussion de nos politiques à l'heure actuelle voici le lancement tout récent d'une plateforme du WWF cette carte identifie les points de tension conflictuel pour les océans donc pour les pêcheries et le climat donc alors le nombre de point de pression augmente comme nous pouvons le constater et nous pouvons utiliser ces connaissances pour appeler les dirigeants mondiaux à atténuer le problème et à adopter des solutions beaucoup de choses ont déjà été faites il faut travailler dès maintenant autre exemple vous connaissez le cas chinois il y a de plus en plus de conflits euh par exemple par exemple au large des côtes de l'Argentine avec avec des navires chinois par exemple et ce sont des produits qui sont ensuite commercialisés chez nous donc n'hésitez pas à utiliser cette plateforme alors l'Union européenne puissance mondiale doit mettre en place des normes que les autres doivent suivre nous avons la réglementation Inn nous disposons d'une bonne réglementation et pouvons dès lors influencer les autres pays par exemple le programme de carton dans l'Union européenne et le programme de documentation des captures les japonais viennent d'adopter un nouveau certificat de capture qui repose sur le modèle européen c'est une réussite nous discutons également avec les États-Unis afin d'améliorer le système là-bas de certificats des captures nous voyons également que des ressources devraient être concentrées à la mise en œuvre car cela permet de protéger notre marché des produits issus de la pêche INN il est essentiel de mettre en place des conditions égales pour les opérateurs car certains sont soumis à des normes plus strictes que d'autres l'enjeu la durabilité et des conditions d'égalité dans les exploitations de tout un chacun alors ici des exemples de risqu géopolitique qui pourrait se revenir à l'avenir nous avons publié une étude sur la pêche INN dans l'océan Indien sur le calmar rien que l'année dernière nous avons constaté une hausse de 830 % de pêche du calemar dans des zones non réglementées car il n'y a pas d'orgp pour réglementer ces cette pêche le calmar c'est une pêcherie très importante pour l'Union européenne c'est important et cela représente un risque pour nos pêcheries à l'avenir alors j'en arrive à ma conclusion je crois que l'Union européenne doit mettre en œuvre et ratifier les accords internationaux pour prêcher par l'exemple ensuite il faut veiller à ce que les pays rendent des comptes veillent à adopter des actions et convertissent leurs engagements en action par exemple l'alliance d'action contre l'Inn ces engagements des pays doivent se concrétiser cela nous permettra de faire plus de pression dans les négociations plus de transparence plus d'alignement sur la réglementation environnementale et soutien financier cohérent dans les appd nous devons également avoir des mesures de conservation et de gestion dans les or RGP par exemple adoption de programmes de documentation des captures aligné sur le système européen je m'arrête ici je seraiis heureuse de répondre à vos questions par la suite merci euh merci beaucoup vous étiez là pour représenter les femmes au sein de cette réunion et c'est vrai que nous sommes désolés d'avoir si peu de diversité c'est vrai qu'ici on essaie d'avoir la diversité dans d'autres enceintes ici nous n'avons pas réussi à atteindre cet objectif mais je pense que vous avez effectivement donné l'exemple parce que vous étiez également l'intervenante la plus disciplinée vous avez bien respecté le temps qui vous é imparti donc merci beaucoup et bien entendu nous aurons la possibilité de participer à la session questionsréponses par la suite je voudrais maintenant me tourner vers Tim hedma président de l'association des chalutiers congélateurs péagiques vous avez également travailler aux différents ministères du gouvernement hollandais néerlandais pardon et vous allez prendre la parole au cours de ce panel avant que nous puissions ouvrir le débat avec la salle et je voudrais vous remercier d'être là aujourd'hui merci merci Monsieur Belami merci également à Monsieur Mato de m'avoir accueilli ici je pense que c'est un débat qui tombe à point nommé il est toujours intéressant de discuter de ces problématiques mais c'est d'autant plus important aujourd'hui en raison des négociations internationales en cours nous savons également que nous sommes à la veille d'un changement au sein du Parlement européen et de la Commission européenne et donc c'est toujours un moment clé pour se tourner vers l'avenir alors dans mon travail je dois défendre les intérêts de l'industrie essentiellement dans les différentes négociations qui portent sur les stocks pélagiques dans la mer du Nord et dans l'Atlantique Nord et tout au long de ces négociations que ce soit des négociations bilatérales ou trilatérales ou impliquant tous les États côtiers nous retrouvons un fil conducteur un point commun il ne s'agit pas seulement de gestion de stock mais aussi de partage de ces stocks et nous avons discuté de souveraineté de souveraineté alimentaire au sein de l'Union européenne et je dirais que ceci est lié au fait inévitable que ces ressources sont bien entendu des ressources partagées et donc il est important de jouer ce jeu d'équilibriste pour toutes les parties et ce terme de souveraineté est redevenu à la mode au moment du brexit j'ai eu la chance ou la malchance d'être le témoin de cet événement de près lorsque j'étais à Londres à l'ambassade des Pays-Bas et euh ce brexit a eu une incidence directe sur des pertes de contingents nous avons également un état côtier de plus autour de la table et donc effectivement je pense que ce brexit a renforcé cette position dans les esprits britannique euh pensé selon laquelle l'Union européenne est un acteur de plus en plus petit dont on peut profiter et donc nous avons été soumis à de nombreuses pressions nous avons été attaqué de différents côtés par rapport à la gestion des coûts des stocks avec parfois des stratégies pour mettre la main sur ces stocks aliti alitiques et malheureusement ce sont souvent les autres parties qui ont pourtant des pratiques qui ne sont pas honorables l'Union européenne reste l'acteur qui s'impose des normes et des restrictions et nous avons parlé de cela notamment avec GE froid pour le macro par exemple nous avons des prises de 40 % plus élevé que les TAC les totals admissibles des captures et nous avons des contingents trop élevés qui sont fixés par les États et cela représente une augmentation de 55 % comparé au niveau des derniers accords pour le partage des stocks et personne ne sait non plus ce que fait la Russie nous savons qu'ils sont les meilleurs amis du monde avec les îles ferroé et puis nous avons pris un autre retour de flamme avec la Norvège un accord bilatéral a été conclu entre le Royaume-Uni et la Norvège ce qui a donné lieu à un contingent pour la Norvège et bien entendu ce quota c'est de l'argent qui va être utilisé pour de la surpêche et pour ajouter à cela nous avons également des prises de MACR qui sont transformé en farine de poisson ou huile de poisson pourquoi et bien parce que les îles ferroé et la Norvège notamment cible ces espèces en été euh simplement pour respecter leur quotas leur quotas très élevés ils sont pêchés dans de mauvaises conditions et c'est la raison pour laquelle ces poissons se retrouvent en farine de poisson et bien entendu c'est très négatif pour le stock aliotique et cette farine de poisson est également utilisée pour nourrir des poissons pour d'autres produits qui arrivent sur le marché européen et donc cela crée de la concurrence avec nos produits de la pêche en résumé l'Union européenne est confrontée à des partenaires qui ne semble pas vouloir participer à de nouveaux accords de partage qui négligent les intérêts de l'Union européenne qui pratiquent la surpêche et même pas pour leur consommation directe et euh ce sont des parties euh qui viennent s'accaparer de grande parties du marché européen et donc je pense qu'il est important de réagir pour renforcer la position de l'Union européenne parce que nous devons défendre notre position nous devons la défendre bec et ongle dans les négociations internationales au niveau du marché au niveau de la politique et avant d'entrer dans les détails de ces différents éléments je voudrais remercier la commission monsieur donatel a déjà fait référence à son équipe effectivement je pense que nous avons d'excellents négociateurs au sein de l'équipe de la Commission et il vont aller de l'avant dans ces négociations je l'espère alors au niveau des négociations internationales nous devons continuer à donner la priorité à la science aux éléments qui sont inacceptables présentés par d'autres parties les stocks alitiques changent avec le temps il y a également des une en terme de données nous voyons qu'il y a beaucoup de choix qui sont opérés au hasard et bien entendu les changements climatiques vont rendre les choses encore plus imprévisibles nous devons également trouver des solutions pour avoir une meilleure gouvernance dans l'Atlantique Nord nous dépendons de cette bonne gouvernance de cette bonne volonté s'il n'y a pas de bonne gouvernance on aura rien pas de carottes pas de bâton et l'Union européenne devrait élargir sa boîte à outils législativ pour aller de l'avant nous devons également explorer de nouveaux partenariats puis insuffler une nouvelle énergie dans d'anciens partenariats certains étatscoôtiers sont soumis à des pressions tout comme nous et souhait atténuer cela grâce à des accords bilatéraux et ils ne seront pas ils n'hésiteraient pas à se tourner vers d'autres parties pour faire des demandes excessives en utilisant des faits non scientifiques et je pense qu'il faut montrer au Royaume-Uni que nous sommes des amis de meilleurs amis que la Norvège en terme euh de développement durable la diplomatie silencieuse est un domaine d'expertise de la Commission européenne cela devrait accompagner nos négociations internationales ensuite nous avons les aspects liés au marché nous ne devrions pas uniquement nous concentrer sur ces mesures nous devons également travailler dans le cadre des négociations du brexit et nous devons également travailler pour les États côtiers dont les produits arrivent en mars sur le marché européen la la perte de marché est une inquiétude pour les grands acteurs et apparemment le label MSC ce n'est pas vraiment un centre d'intérêt nous voyons notamment ce qui se passe au niveau du macro et le problème c'est que ces acteurs sur le marché n'établissent pas de distinction entre notre approche durable et l'approche non durable des autres il n'y a pas d'accord de partage et apparemment c'est tout ce qui compte pour ces acteurs de marché et ceci pourrait nous amener à envisager d'autres façons de mettre en avant nos produits de la pêche n'oublions pas la grande contribution de la pêche la contribution que nous pouvons apporter en tant qu'industrie de la pêche à la fourniture de denrées alimentaires nous avons 7 millions d'espèces dans la mer nous avons des membres qui offrent 5 millions euh de repas à des familles africaines grâce au poissons que nous avons nous devrions utiliser ce potentiel au lieu au lieu d'importer des poissons de pays qui ne souhaitent pas vraiment défendre notre intérêt enfin euh je pense que la politique de la pêche européenne et l'industrie de la pêche européenne sont les meilleurs de par le monde nous avons euh des euh normes scientifiques nous nous concentrons sur le développement durable et pas sur des gains à court terme malheureusement ce n'est pas mis en avant par la Commission européenne par les acteurs par les décideur politique et au lieu d'accuser la Norvège de surbèche les militants accusent l'Union européenne de toute une série de décisions et nous sommes en train de rater l'occasion de nous défendre au niveau politique et c'est dommage parce que je pense que l'on devrait euh tirer avantage du soutien de l'opinion publique et je voudrais donc lancer un appel auprès de la Commission européenne les étatsmembes membres de la Commission européenne de l'Union Européenne et le Parlement de prendre des mesures pour promouvoir le secteur de la pêche en Europe il faut dire au monde que la pêche durable a un rôle important à jouer et que l'Union européenne est experte en la matière et enfin euh je pense que nous allons maintenant nous diriger vers une nouvelle commission et je pense qu'il serait intéressant d'avoir un vice-président exécutif chargé de l'alimentation euh c'est étonnant aujourd'hui la préservation de la production alimentaire ne figure pas parmi les responsabilités des représentants les plus élevés de la Commission européenne nous avons la PAC nous avons la politique commune pour la pêche mais la Commission n'a pas explicitement parmi ses objectifs la souveraineté et la sécurité alimentaire alors qu'il y a beaucoup d'autres défis bien entendu mais la souveraineté alimentaire est un intérêt stratégique et devrait donc apparaître sur un pied d'égalité avec d'autres défis ceci permettrait justement de ne plus sous-estimer les intérêts du secteur de la pêche et je pense que ceci permettrait d'avoir un mandat plus fort pour défendre nos intérêts contre tous ceux qui souhaitent chasser l'Union européenne de ses propres eaux merci merci beaucoup d'avoir mis toutes ces idées sur la table la salle et je voudrais demander à ceux qui souhaiteraient poser leurs questions spécifiquement à Monsieur Donatella si ils veulent bien interroger en priorité parce que je crois que Monsieur Donatella va devoir n nous quitter dans quelques minutes on pourra poursuivre bien sûr la discussion ensuite avec tous les autres intervenants monsieur vous leviez la main je ne sais pas si c'est pour Monsieur Donatella particulièrement ou si vous voulez intervenir d'accord alors peut-être voilà Monsieur monsieur courtois bonjour à tous oui j'avais une question pour le représentant de la DG Maré et je voulais profiter de sa présence pour témoigner de l'incohérence du cadre de la politique commune de la pêche entre son volet interne et son volet externe j'en profite pour soutenir la la proposition qui était dans le rapport de Gabriel Matthau sur la réforme de la PCP euh qu'on puisse avoir justement un un cadre différencié pour nos territoires pour permettre justement à nos pêcheurs de perdurer et pour étayer mon propos je vais prendre quelques exemples qui montrent qu'aujourd'hui euh je viens d'une région ultrapériphérique si si c'est possible de pas faire trop long pour qu'on la parole ce serait parfait merci voilà je vais pas faire trop long je viens d'une région ultrapériphérique l'île de la Réunion qu'on peut aussi appeler région d'utilité publique pour l'Union européenne pourquoi je dis ça parce que finalement nos régions servent de démonstrateur d'un model d'un modèle vertueux que prenene l'Union européenne dans le secteur de la pêche nous appliquons l'ensemble des mesures techniques l'ensemble des normes nous sommes les bons élèves nous respectons l'intégralité des mesures qui nous sont appliqué quand tout autour de nous peu d'élèves sont aussi bon que nous-mêmes le deuxième exemple de pourquoi nous sommes une région d'utilité publique parce que finalement nous servons à accroître l'influence de l'Union européenne dans l'ensemble des océans sans la Réunion et sans maotte l'Union européenne n'aurait bien évidemment pas cette influence qu'elle peut avoir sur la gouvernance des océans en océan Indien et tout ça lui fait gagner également un poids sur la sécurité géopolitique dans notre dans notre zone et pour pouvoir contrebalancer la puissance qu'elle soit chinoise ou russse et puis enfin N et j'en ai fini nos régions d'utilité publique nos rupes servent également au dégagement de ce poisson qui ne trouve pas sa place sur le marché continental et qui finit en congelé sur nos marchés en grande et moyenne surface en se rappelant le triptique qui a été évoqué tout à l'heure nous avons déjà autour de nous des bateaux qui pêchent le même poisson dans les mêmes eau qui finissent sur le même marché et je conclus juste mon propos en disant malheureusement cette incohérence elle devient contagieuse pourquoi elle devient contagieuse parce que quand l'Union européenne interdit à ces territoires ultramarin de construire des bateaux l'Union européenne avec son paquet financiers dans les accords les accords de partenariat de pêche durable permet à des États tiers environnant voisins de construire 52 bateaux sur l'ancien protocole appd avec Maurice et le deuxème exemple que je donnerai c'est et pour ça c'est pour ça que je parlais de contagion c'est quand l'Union européenne la commission interdit le financement des DCP ancrés la France avec lafd finance des DCP ancré aux Maldives merci merci beaucoup contradiction donc entre la politique sur le le le marché européen pour ceux qui produisent en Europe et la politique européenne y compris au titre de l'aide de développement dans des dans des pays tiers vers vers notre propre marché à la fin à travers les les importations est-ce qu'il y avait d'autres question que je donne la parole à Monsieur Donatella oui oui merci monsieur le député Xavier Leduc pour l'Union des amateurs à la pêche de France j'ai juste un un constat et éventuellement besoin d'une confirmation à demander à mon collègue et ami Donatella comme Fabrizio sur le fait que lorsque l'Union européenne est en train de montrer les dents dans les discussions et met en avant l' au marché commercial de l'Union européenne ça change un petit peu la donne lors des des négociations alors je on ressent ça un petit peu cette année avec la Norvège si c'est réellement le cas je voudrais savoir pourquoi l'Union européenne ne met pas plus souvent ce l'accès au marché dans les négociations en avant et obtient de meilleurs résultats dans les négo ition et je me permet avant de rendre la parole de de d'ajouter juste cette question effectivement est-ce que aujourd'hui vous avez le sentiment que le marché européen peut être un levier pour pousser d'autres puissances mondiales à améliorer leur mode de production c'est c'était le la suggestion de Madame Leroi c'estàdire on voit bien à quel point notre responsabilité de consommateur aujourd'hui nous ne sommes pas vraiment à la hauteur au détriment de la pêche mais aussi au détriment de de l'environnement et de la et de la biodiversité est-ce que est-ce qu'aujourd'hui il y a une cohérence entre le travail que fait la dgmé et puis la politique commerciale européenne qui reste là aussi une compétence intégrée de de de l'Union européenne alors merci et je vais je vais essayer de répondre très très très rapidement tout d'abord si je peux me permettre sur la Réunion et sachez que c'est un euh territoire qui qui qui qui est particulièrement cher pour moi puisque j j'y été assez régulièrement je me suis occupé aussi des accords de pêche dans le soin indien ça m'a toujours été euh et toujours toujours été possible de pouvoir bénéficier de de l'accueil mais surtout de l'environnement dans lequel nous pouvions travailler donc sachez que de mon côté en tout cas titre tout à fait personnel j'ai un attachement tout à fait particulier avec cette région et en particulier avec la Réunion vous avez l'opportunité d'avoir je pense en un moi à la fois la directrice générale de la DG Mar et qui s'est déplassé le commissaire européen qui est venu je crois que ça été très utile aussi pour comprend faire comprendre aussi des réalités et nous parlions tout à l'URE de du fait que nous avons toujours ce risque dans les bureaux d'être un petit peu déconnecté je crois que c'était aussi pour nous est très important de pouvoir montrer à quel point le travail que nous faisons qui parfois ne répond pas à vos attentes est un travail qui nous permet dans un autre cas de pouvoir faire en sorte que lorsque des représentants de haut niveau vont dans un pays dans un territoire comme la réunion nous avons la possibilité aussi de donner l'opportunité é le renouvellement de la flotte c'est un sujet complexe et vous le savez je suis pas ici pour vous convaincre de la position mais ce que je peux vous dire c'est que nous y travaillons et nous y travaillons parce que nous avons je ne vais pas dire compris mais nous avons reçu des éléments qui nous ont permis d'aller un peu plus loin dans le débat et aussi dans l'analyse du problème et je dois dire par ailleurs que ça a été souvent mentionné également dans le cadre de la de la commission pêche du Parlement c'est un élément qui est encore une fois de débat ça n'est certainement pas un sujet fermé et tout ce que je peux vous dire c'est que c'est quelque chose qui continu continuera à être analysé dans lequel nous allons pouvoir travailler mais vous avez mis le point sur un certain nombre d'éléments et ces éléments là c'est ça qui nous fait aujourd'hui qui nous permet de de continuer à analyser la la situation mais encore une fois ne nous voilons pas les yeux ce sont des sujets d'une complexité qui sont très importants nous parlons d'É la ressource nous parlons d'analyse scientifique nous parlons de collecte de données nous parlons d'adéquation de structure de la structure économique par rapport à une réalité et tout ça ce sont des choses sur lesquelles nous avons une équipe entière qui travaille sur les éléments donc tout ce que je peux vous dire c'est que ce message est est présent dans nos têtees et et certainement sur lequel nous nous allons continuer à travailler et je reviens sur le marché parce que ça c'est un élément qui a été mentionné à plusieurs reprises tout d'abord il faut savoir que nous sommes dans des configurations où il y a des dynamiques qui sont totalement différentes les consultations les négociations pêche sont des négociations annuelle vous savez très bien dans certains cas parfois sur sur 2 ans mais donc il y a un cycle est un cycle qui est repris chaque année et qui remet autour sur la table toute une série de questions qui vont du cota des mesures techniques des accès les négociation commercial c'est c'est d'un autre niveau alors nous venons de terminer dans le cadre de l'Espace économique européen des négociations avec en particulier la Norvège et l'Islande négociations qui sont déroulées en parallèle avec les consultations de cette année euh négociations qui ont permis d'établir des liens très très précis entre des dynamiques et des processus qui sont sur la table en tout cas souvent éloignés et ça nous a permis d'avoir dans nos échanges avec nos partenaires que ce soit ici je vais rentrer un peu dans le technique que ce soit au niveau de la DG Mar ou d'autres services de la Commission qui étaient en charge de négociation une approche cohérente une approche tout à fait inclusive de l'ensemble des problèmes euh ça n'est pas moi à dire si nos partenaires ont été surpris ont été étonnés ont été mis sur la Cellette mais il est clair que lorsque vous mettez sur la table des questions qui sont liées à l'accès des questions qui sont liées à des quotas sur des stocks partagés des questions qui sont liées au droits euh d'importation sur le marché européen des questions qui sont liées à l'intégration économique sachons que très bien euh ce sont les questions marché ce sont pas euh des questions qui simplement opposent l'entrant et le sortant c'est c'est beaucoup plus complexe euh ça ouvre des perspectives complètement complètement différentes le seul élément sur lequel j'aurais tendance à ne pas être totalement je vais pas dire d'accord mais en tout cas à éviter de le réduire c'est le concept de levier je crois que au-delà du levier c'est une énorme opportunité de pouvoir continuer en intégrant les questions commerciales et d'accès et je le mettrai pas automatiquement en terme de levier pour pouvoir obtenir quelque chose d'autre et ça je pense que c'est la complexité que nous avons face à nous et je seraai très content et notre équipe qui s'occupe justement des ncation sera très heureuse de pouvoir se mettre autour de la table en espérant que le début de l'année prochaine sera un peu plus calme pour pouvoir avoir cette cette réflexion avec avec le tissu avec les opérateurs avec ceux qui sont en contact permanent avec les opérateurs aussi des autres pays parce que je crois que ça c'est un élément qui nous manque parfois et qui nous permettrait d'avancer encore dans cet élément de géopolitisation d'une problématique qui encore il y a 2 3 ans était beaucoup plus restreinte et beaucoup moins complexe donc c'est un c'est un peu un appel que je vous fais également comptez sur nous Monsieur le Directeur je crois qu' effectivement c'est un c'est un sujet de de de de grandes frustration que de voir euh pour reprendre l'expression que vous avez employé tout à l'heure que peut-être parfois l'Union européenne est un peu le seul acteur à s'imposer des règles que d'autres ne respectent plus et qui a un manque de réactivité dans cette géopolitisation des enjeux pour reprendre votre expression qui correspond à ce qui ressemble à une forme de naïveté européenne le le le message du renouvellement de la flotte le Parlement européen l'a adressé à de très nombreuses reprises c'est un vote du Parlement dans le cadre du mandat précédent qui n'a toujours pas été concrètement en réalité suivi des faits moi qui étais rapporteur sur l'accord de pêche avec Maurice je vois à quel point il y a quelque chose de révoltant dans le fait qu'on verse des fonds au titre de l'aide de développement à Maurice pour construire des bâtau neufs alors qu'on exige de nos pêcheurs des données scientifiques qui sont très difficiles à à à produire pour pouvoir avancer vers le renouvellement de la flotte qui est pourtant nécessaire ne serait-ce qu'à leur sécurité et dans cette dans cette divergence il y a peut-être effectivement un déséquilibre qui est qui qui qui rejoint cette difficulté à avoir une vision plus géopolitique des enjeux de de P donc on sera très heureux de contribuer à faire évoluer les choses sur sur ce sujet n'hésitez pas à nous à nous quitter quand vous le devez j'ouvre maintenant le le les questions à à tous ceux qui souhaiteront plus largement interroger nos intervenants ceux de ce panel mais aussi ceux du panel précédent si vous le souhaitez qui sont évidemment toujours parmi nous et pour commencer les deux mains qui se levaient tout à l'heure Madame et Monsieur monsieurs si vous voulez commencer je vous laisse la parole than merci beaucoup monsieur Belami de m'avoir donné la parole je m'appelle Marc ortios professeur à l'Université Libre de Bruxelles on a beaucoup entendu parler de des aspects économiques et politiques de la pêche c'est très important on n pas beaucoup entendu parler des aspects écologiques de l'impact des pêcheries ma question mes questions cibleent davantage les représentant de du secteur de la pêche tout d'AB je dois dire que je suis heureux d'entendre que la Commission de l'Union européenne envisage une interdiction du chalutage car il s'agit de l'une des techniques de pêche les plus destructrices pourquoi l'envisage-t-on et bien parce que par le passé le secteur n'a pas véritablement agi pour limiter les dommages et très souvent on a entendu dire que la pêcherie était durable que la pêcherie est important pour la est importante pour la préservation des océans alors que fait en réalité le secteur de la pêche pour dire que la pêche est durable est-ce que le chalutage en mer du Nord est durable dans quelle mesure est-ce durable et que fait-on pour la préservation des océans 2è question la décarbonisation des de la flotte de pêche très important à n'en point douter nous devons réduire les émission de CO2 et la pêcherie tout particulièrement le chat du Tage consomme énormément de combustible fossile que fait le secteur pour réduire ses émissions de CO2 donc dans ses activités de pêche merci beaucoup merci beaucoup si vous êtes d'accord on peut peut-être prendre quelques questions et puis on peut demander des réponses madame bonjour et bon après-midi Monsieur Merci monsieur benami de m'avoir donné la parole je m'appelle Giovanna bermuddez je représente le la direction générale de Kumar euh une association d'importateurs et d'autres acteurs dans les produits de la mer c'est une réflexion sur ce qui a été dit tout d'abord merci Monsieur Donatella car à un moment vous avez évoqué l'importance des matières premières pour le secteur de la transformation c'est tout à fait vrai nous souhaitons le secteur primaire de la pêche en Europe malheureusement euh il faut aussi dire que le secteur de la transformation a besoin de matières premières et ces matières premières proviennent des importations dès lors les importations sont nécessaires aujourd'hui dans l'Union européenne nous soutenons pleinement la transmission électronique de la traçabilité nous soutenons pleatement l'inclusion de tous ces produits issus de la transformation dans le règlement de contrôle vous disposez de notre soutien sur toutes ces questions or il n'est pas agréable d'entendre que il y a des tensions entre les pêcheurs et la transformation il faut travailler ensemble nous représentons des milliers d'emplois en Europe des milliards d'euros de chiffres d'affaires et par conséquent nous devons donc trouver un équilibre je crois que l'UR a besoin de ces deux activités l'Europe a besoin du secteur primaire et l'Europe a besoin du secteur de la transformation partant il serait judicieux de travailler ensemble pour l'avenir du pour l'avenir de la pêche et je crois que l'Europe s'entir assez bien en matière de durabilité je crois que la pêche est n'est pas la seule à endommager l'environnement il y a bien d'autres secteurs qui dans leur production ont une incidence sur l'environnement très bien merci beaucoup peut-être une troisème question et puis je donne la parole aux intervenants Alexandra Nicola je fais un doctorat sur les ressources aliotiques en tant que ressource stratégique et game changer dans la conflictualité internationale j'étais très intéressée par ce que Monsieur Donatella a dit lorsqu'il parlait de la nécessité d'une pré visibilité lorsqu'on est dans des temps finalement où les changements de paradigme sont constants c'est également ce que l'on voit en relation internationale et donc je me demandais si justement à la DG Maré vous avez une unité qui s'occupe spécifiquement de faire de la prospective stratégique de faire aussi de la prospective sécuritaire puisque pour rebondir ce qui sur ce qui a été dit justement par le président des pêcheries le président de la commission de la pêche pardon de guyan il y a un cas effectivement très spécifique dans votre région puisque la pêche est devenue militaire depuis 2016 la France mène une des opérations en collaboration avec à la fois l'Armée de l'Air la gendarmerie maritime les commandos de la Marine et différentes forces civiles afin de lutter contre des trafiquants qui ont recours à des méthodes de plus en plus musclées ça va jusqu'à des tirs de mortiers sur les inspections les inspecteurs des pêches pardon et donc je me demandais si c'était des questions que vous envisagez dans dans une éventuelle prospective sécurité TER en lien avec les ressources stratégiques euh que forment les ressources dialutiques notamment également dans une perspective justement de changement climatique et de migration accrue qui pousse en particulier la tunabelte à se décaler de plus en plus vers le Pacifique oriental et je pense en particulier à la zone Polynésie française où il y a déjà tout autour de la ZDE des navires prépositionnés en particulier sous pavillon asiatiqu je pense notamment à Taïwan à la Chine mais aussi au Japon à Singapour qui sont à deux doigts finalement de franchir cette ze pour aller s'approvisionner en ton si demain la la tunabel passe non plus à la limite de la ze mais en travers de la PO de la polinésie française serons-nous en capacité de véritablement prévenir ces trafics est-ce une question qui a déjà été envisagée par la DG Maré et j'aurais une autre question qui concerne plutôt davantage madame Leroi mais vous également à la Commission européenne en particulier à DG Maré c'est concernant justement la récente initiative citoyenne européenne stop fining stop the trade qui a été discuté et qui a qui a fait l'objet récemment d'une d'une pardon d'une publication de la commission qui s'est engagé à lancer une étude d'impact donc le 5 juillet dernier cette étude d'impact a déjà commencé je voudrais savoir du point de vue de l'ONG donc VVF quels sont effectivement les les intérêts de cette ice dans quelle mesure elle pourrait effectivement selon vous remédier ou non à la question du shark fening euh sachant que dernièrement une étude a été publiée également par une autre ONG qui s'appelle l'O qui a montré que 98 % de cette pêche était mené par certains États européens euh enfin l'Espagne en particulier a été euh pointé du doigt par l'Ifo et nous avons eu également la chance d'écouter des représentants de de ce pays euh quels sont également les inconvénients justement d'une telle mesure pour la les pêcheries espagnoles et en particulier pour les emplois évidemment qui pourrait est être menacé par une un durcissement de la politique européenne merci Merci à VOUS beaucoup de questions passionnantes je me tourne vers vous madame Leroi peut-être pour pour pour commencer sur les enjeux environnementaux mais aussi ce qui m'a beaucoup marqué dans votre intervention c'est la la la la question effectivement de cette conflictualité géopolitique qui est liée aux questions maritimes et aux enjeux de de réchauffement climatique sujet qu'on aborde trop peu vous avez évoqué le cas de la la pêche chinoise on sait que la la la Chine a une doctrine très claire que warship que que le la pêche est aussi un outil stratégique dans dans un monde conflictuel quelle quelle quelle réponse est- ce qu'on peut apporter aux questions qui ont été soulevées merci beaucoup merci beaucoup alors peut-être en premier j'aimerais rebondir sur la première question sur la durabilité notamment au niveau du chalutage parce qu'il y a un argument qu'on entend beaucoup et été mentionné dans le premier panel et je voudrais un peu clarifier peut-être certains concepts la sécurité alimentaire donc comment on assure la sécurité alimentaire si on diminue l'empreinte du chalutage profond je crois qu'il a un le le concept est peut-être pas tout à fait en tout cas nous notre position c'est que question de sécurité alimentaire dans l'Union européenne et question de protéines je pense pas qu'on est à ce niveau-là même si on diminue 70 % notre consommation de poisson on a notamment montré qu'on peut diversifier donc on n'est pas non plus obligé de diminuer de 70 % notre consommation on travaille aussi avec les pêcheurs sur des zones pour les restaurer ce qui permet de pêcher des espèces plus grandes donc plus de protéines à des revenus plus élevés qui crée parfois même des emplois euh donc je je crois que il faut alors il y a une question de demande ce qu'il a un autre débat euh et voilà comme je disais pour moi on peut aussi répondre par la diversification mais je crois que la question c'est peut-être de souveraineté alimentaire et ça ça a été mentionné notamment par Monsieur Edem merci euh et c'est peut-être là où on se rejoint sur cette autosuffisance et euh pour une fois jeis peut-être rejoindre monsieur domato dans dans son discours d'ouverture qui disait pêchez moi mais mieux donc c'est aussi quelque chose je pense qu'il faut revoir voilà parce que la science montre qu' a un spillover effect et ça c'est c'est pas du tout discutable donc donc voilà pour un peu poser le débat et remettre la question du côté de l'industrie mais peut-être en évacuant cette question de sécurité alimentaire pour moi et pour répondre donc à la question sur Stop fining et les requins donc nous on attend le rapport d'impact on attend on va voir ce qui va se passer on a soutenu l'initiative pour nous c'est important d'avoir eu cette initiative notamment parce que la Commission y a répondu après cet appel public et c'est quelque chose vraiment ces régulations commercial qu'on parle aussi et c'est là où parfois on se rejoint avec l'industrie sur des tarifs préférentiels et autres qu' faudrait rééquilibrer pour être juste avec toutes les flottes cette question des requin c'est la question aussi des tortues comme on l'a dit avec le Ted et on pense vraiment que ça devrait être une priorité en effet de la Commission de proposer certaines mesures mais voilà on on attend l'étude d'impact sur ça merci merci beaucoup alors évidemment le l'industrie aussi interpellé donc je sais pas si je me tourne vers vers jefroid de vers jefroid oui je peux commencer par par répondre merci monsieur le député eu ce que nous faisons dans l'industrie c'est de consacrer beaucoup de temps à à la recherche et à l'innovation euh pas toujours de façon successful mais mais malgré tout nous nous nous avavons des des des résultats qui portent ces dernières années nous avons changé le design par exemple de nos panneaux ce qui a permis de d'avoir moins de traîner dans l'eau et donc de consommer moins de de carburant euh nous avons mis en place des actions de bon sens j'ai envie de dire où quand le gasoil était pas cher les questions se posaient peut-être un petit peu moins mais aujourd'hui où la façon de de de de de piloter de de de naviguer est un petit peu différent donc on consomme moins de de carburant aussi nos bateaux sont branchés à qu quand ils sont au port et ne sont plus il ne fonctionnent plus sur les moteurs auxiliaires euh voilà donc que sur sur ces aspects là il y a il y a encore des progrès à faire notre dernier bateau pour pour ce qui nous concerne est un est un navire qui est propulsé au diesel électrique mais malheureusement on ne pouvait pas aller plus loin puisque la jauge brute qui est celle de l'Europe nous empêcher de de de de travailler sur d'autres systèmes de propulsion tout ça pour dire que sur les aspect écologie et réduction de notre empreinte carbone nous faisons des travaux réguliers pour faire en sorte de de répondre au plus haut standard je terminerai par dire que nous avons récemment et ça date du mois de juillet de cette année mis en place des caméras embarquées sur nos navires qui tournent en permanence pour vérifier si ce que nous faisons le on le fait bien si nous respectons la réglementation européenne c'est un petit peu monsieur comme si pendant vos cours à l'université vous étiez filmé H24 voilà donc en matière de de de contrôle et de de prise de conscience ou en tout cas pour aider à à à à faire en sorte que nous soyons des acteurs effectivement d'une pêche responsable euh il y aura peut-être toujours mieux à faire c'est sûr mais je pense que nous prenons notre part de responsabilité merci beaucoup vous vouliez ajouter quelque chose merci beaucoup oui parce que vous avez également parlé du charlutage du d'un d'un type de chalutage à la perche et je pense que la position de de du secteur c'est que ce salutage à la pêche peut être durable et d'une certaine manière il devient de plus en plus durable alors certaines initiatives viennent des Pays-Bas vous savez ce que je vais dire le la pêche fantôme ça ne s'est pas matérialisé à la fin ce qui est très important c'est que il faut disposer des informations scientifiques c'est important dans la pêche la vie est toujours réservé mais nous nous demandons également dans quel zone le chalutage à la perche peut-être plus durable que dans d'autres c'est du cas par cas donc le le diable se cache dans les détails nous travaillons encore sur le plan de travail monsieur Donatella nous a quitté nous travaillons sur l'exécution du plan de travail je ne pense pas qu'il faut une interdiction totale de ce cette technique de chalutage je crois qu'il y a encore un avenir pour ce chalutage à la perche alors je voulais répondre à cette dame de l'industrie de la transformation je voulais confirmer que le secteur de la pêche est au côté du secteur de la transformation alors euh je ne suis qu'à quelques mètres de mon homologue du secteur de la transformation au travail et donc nous consacrons beaucoup de ressources pour rester en vie quels sont ces ressources doivent-elles provenir d'ici ou de là le type de pêche aussi il est dans notre intérêt de nous demander comment renforcer la part de du secteur de la pêche et de la capture européen voilà merci beaucoup alors je vois que Monsieur Thomas souhaitait prendre la parole merci beaucoup alors pour rebondir sur les quelques questions alors c'est un peu bizarre de ne pas pouvoir vous voir mais voilà je vais faire de mon mieux pour parler dans le micro et aussi vous vous regardez alors sur la question des échanges commerciaux pour rebondir sur ce qui a été dit par Team euh nous sommes tous d'accord pour dire qu'il faut un équilibre entre euh les entreprises de transformation qui ont besoin de matière première pour pouvoir faire leur travail le secteur de la pêche qui doit pouvoir pêcher et vendre son poisson au bon prix et le consommateur qui lui doit pouvoir accéder à des protéines de poisson euh dans la réglementation sur les contingents tarifaires autonomes les CTA pour certaines espèces il y avait des quotas qui n'étaient pas utilisés et le secteur de la pêche était confronté à des difficultés pour vendre certains produits et donc ça se retrouvera dans la prochaine réglementation du conseil pour les années à venir donc on peut vendre des produit et il faut que le secteur de la transformation fonctionne correctement il faut trouver le bon équilibre c'est important chalutage de fond décarbonisation maintenant je crois que Antonio a souligné un élément sur la sécurité et la souveraineté alimentaire nous devons souligner que la pêche pour les communautés côtières est une activité économique indispensable et pour celles et ceux qui sont confrontés au chalutage ce sont des pêcheurs qui ont investi dans des navires de production on ne peut dèlors pas leur dire que c'est fini qu'on ne peut plus chaluter il faut leur permettre de réaliser une transition il faut leur donner du temps pour améliorer leur pratique également et il y a un très bon exemple du chalutage à la pêche à la perche en Belgique avec MVO collaboration entre MVO et des pêcheurs pour améliorer la pratique on utilise le terme de pêche de précision pêcher là où se trouve le le poisson pour atténuer l'incidence sur le fond marin la décarbonisation vous en avez parlé légèrement lors de l'introduction beaucoup d'efforts doivent être consentis les solutions ne sont pas prêtes devons réfléchir à ce que nous allons faire il y a également des limites réglementaires et des limites liées aux capacités ça a été évoqué également lors de la de l'introduction aujourd'hui les navires de pêche qui consomment le plus se trouvent dans la plus grande difficulté compenue de la hausse des coûts des carburants donc il faut également se demander comment permettre à ces navires qui consomment le plus d'assurer une transition pour euh se distancer de ce qu'il est tu à petit feu beaucoup merci infiniment pour votre présence peut-être quelques mots de de conclusion pour tenter une une synthèse nécessairement trop rapide de de ces échanges je crois que c'était très utile qu'on puisse avoir ces éclairages variés qui ont permis aussi de mettre au jour les incompréhensions les divergences les points de progrès nécessaire pour la filière pêche européenne mais malgré tout je crois que nous nous rejoignons tous sur la nécessité d'un regard plus stratégique sur ces enjeux de de pêche et c'était tout l'enjeu de cette journée de pouvoir montrer à quel point euh nous avons le devoir à l'occasion de cette échéance politique qui se dessine de mettre la pêche au cœur de ces questions décisives que sont la transition environnementale la protection de la biodiversité mais aussi la sécurité alimentaire la prospérité de nos territoires et la sécurité les enjeux diplomatiques internationaux et on aura pu toucher du doigt toutes ces questions je crois que le point le plus important ce sera de poursuivre cette discussion monsieur Donatella qui a de nous quitter me me demander de vous transmettre que il restait à la disposition de chacun d'entre vous pour que la Commission européenne puisse répondre aux questions que vous souhaiterez poser dans un un échange qui peut se poursuivre aussi bien évidemment par par écrit pour ma part je dirais pour revenir à la question que que vous posiez monsieur le professeur à l'instant la question que que nous touchons du doigt Gabriel mattho disait en commençant euh cette rencontre qu'il fallait trouver un équilibre entre protection de l'environnement et défense de la sécurité alimentaire et de l'économie européenne pour ma part je je crois que en réalité nous avons la chance d'être européen c'est-à-dire que pour nous Européens ces deux objectifs ne peuvent pas s'opposer nous parlons de la pêche c'est-à-dire de la mer nous parlons de la décarbonation c'est-à-dire du climat ce sont absolument des enjeux globaux et nous ne pourrons pas sauver l'environnement seulement si nous européens nous décidons de ne plus rien émettre en terme de carbone de ne plus avoir aucun impact en terme de pêche nous n'aurons pas le jour où nous serons parvenus au zéro émission au zéro impact environnemental nous n'aurons pas nécessairement pour autant sauver la cause de l'environnement ou du climat si nous ne faisons qu'importer ce qui est produit pour nous par d'autres avec des modèles bien plus destructeurs alors nous nous serons rendus non seulement fragile économiquement mais complice politiquement de ces modèles de production et je crois que c'est l'intuition qui doit nous guider non seulement parce que c'est un message d'espoir on a trop peu parlé du renouvellement des génération mais je crois qu'on a un message d'espoir à porter à des jeunes qui sont aujourd'hui et c'est heureux plus préoccupés de l'avenir de l'environnement que peut-être les générations qui les ont précédé euh c'est une chance que cette conscience écologique ce soit développé mais pour les jeunes européens il y a une convergence absolue entre prendre soin de l'environnement et continuer de produire en Europe parce que je crois que nous pouvons tous nous accorder tous aussi bien les ONG que les industriel que les pêcheurs artisans nous pouvons tous nous accorder sur le fait que la pêche européenne doit et peut faire mieux en terme de protection de l'environnement de la biodiversité de la ressource et du climat mais nous pouvons tous aussi nous accorder sur le fait que c'est aujourd'hui la pêche européenne qui fait le mieux dans le monde sur ces enjeux-là ça ne veut pas dire qu'il faille s'arrêter mais ça veut dire que toute mesure qui contribuerait à faire diminuer la production de la pêche européenne au profit d'importation venu de producteurs qui sont bien moins di ans sur les règles environnementales et on peut ajouter aussi sur les règles sociales les médias français ont publié récemment des documents absolument terribles sur la situation de la pêche chinoise et sur les conditions qui touchent à l'esclavagisme sur des bateaux de pêche chinoises or nous achetons aujourd'hui ces produits donc nous sommes responsables je ne dis pas cela pour accuser la Chine je dis cela pour toucher du doigt notre responsabilité de consommateur tout ce que nous ferons pour fragiliser le modèle européen qui contribuerait exclusivement à augmenter les importations en provenance de ces pays-l évidemment sera au détriment non seulement de notre économie de nos emplois mais aussi de notre responsabilité environnementale et sociale et c'est à la lumière de cet équilibre non pas un équilibre tragique à trouver entre protéger l'environnement et protéger nos emplois mais un équilibre nécessaire pour pouvoir garantir la durabilité de la pêche c'est-à-dire la capacité de la pêche européenne aussi de durer et de faire rayonner son modèle c'est à la lumière de cet objectif que nous devons réfléchir sur toutes les questions qui se présentent à nous le renouvellement de la flotte la question de la limitation de certains engins de pêche considérés comme comme nocif moi je suis le premier à considérer qu'un engin de pêche destructeur doit pouvoir être limité contreint interdit et ce n'est pas seulement parce que il y a des communautés littérales qui vivent de ces métiers que nous devons éviter ces débats là c'est d'abord parce que c'est notre responsabilité globale qui est en jeu et c'est toujours devant cette responsabilité globale qu'il faut réagir et c'est la raison pour laquelle j'été très frappé de voir et c'est le principal enseignement que je retire de ces échanges qu'en réalité là où nous avons l'habitude de parler d'abord de la PCP de sa réforme nous avons l'habitude de parler d'abord des règles environnementales que nous devons continuer à développer et à mettre en œuvre là où nous avons travaillé pendant des mois des années même sur la révision du règlement contrôle Francisco mialmon qui était ici en était le le rapporteur pour notre groupe le PPE en réalité ce qui est apparu ici c'est le rôle décisif du marché européen qui est encore très largement sous-exploité sous-utilisé l'Europe dispose de cet outil extraordinaire que représente le plus grand marché mondial avec a la plus grande profondeur de marché un marché qu'aucun producteur du monde ne peut contourner ou éviter et ce marché-là nous devons en faire un outil géopolitique majeur pour pousser les autres producteurs mondiaux à l'amélioration de leur mode de production et pour redonner de la cohérence à nos propres producteurs parce que sinon comment comprendrai-il comment comprendront les pêcheurs guanais que nous soyons toujours plus contraignants envers leurs propres pratique et que simultanément nous importions ce que d'ailleurs nous finançons nous-même au titre de l'aide au développement une pêche qui vient de paystiers qui pratique une activité sans limites sans bornes sans aucune forme de respect ni ni des règles environnementales ni même parfois de notre propre souveraineté territoriale comment comprendre que cette naïveté soit l'occasion par laquelle l'Europe se rend parfois malheureusement complice aussi de la catastrophe environnementale et sociale qui guête effectivement notre monde si nous ne savons pas rééquilibrer les choses et organiser une transition globale puisque c'est bien d'une responsabilité global que nous parlons ici dans l'histoire de la philosophie depuis Platon la mer est une image de cette responsabilité collective qui dépasse les limites des différentes souverainetés nationales et je crois que l'Europe qui est un modèle de ce dépacement dans le travail qu'elle a fait pour intégrer la politique de la pêche depuis 30 ans doit maintenant faire de ce qu'elle a su construire de son modèle qu'il faut continuer de faire progresser un formidable outil pour faire en sorte que la biodiversité que l'environnement que les standards sociaux auxquels nous tenons puissent rayonner et se développer et non pas pour les fragil par des décisions inconséquentes par manque d'attention au résultat de nos propres décisions voilà chers chers amis quelques réflexions que nous sommes heureux d'avoir partagé avec vous aujourd'hui je voudrais terminer en disant un immense merci à tous ceux qui ont rendu possible l'organisation de de cette journée bien sûr encore une fois geoffrad de Lem aux équipes de de France pélagique à Clémence brun à Nicolas Germain à Aurore lignolo qui à mes côtés travaille sur ces sujets de de pêche au Parlement européen remercier également les interprètes que nous avons poussé au-delà du du temps nécessaire merci de de votre présence et nous avoir permis de de partager ces échange et puis remercier bien sûr nos intervenants qui ont pris du temps pour venir ici pour venir nous parler partager leur expérience encore une fois c'est un dialogue qui doit nécessairement se se poursuivre et j'espère que cette journée que ce moment que nous avons partagé aura été le le point de départ d'une discussion qui se continuera merci encore et très belle fin de journée merci beaucoup