Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 19 octobre 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeImmigration & asileInstitutions & élections

Violences urbaines: Bruno Retailleau propose une "majorité pénale à 15 ans"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27RelanceÉludée

    Est-ce que ces mesures de couvre-feu sont de nature à répondre à la gravité de la situation ?

  • 1:27OuverteRéponse partielle

    Pourquoi cette gradation ? Pourquoi attendre alors qu'on a connu une journée de chaos ?

  • 1:49RelanceÉludée

    Le Premier ministre a dit que ça pouvait être envisagé. Pourquoi alors qu'on a connu une journée de chaos ?

  • 2:59FerméeRéponse directe

    Vous avez été ministre de l'Intérieur. Est-ce que vous avez demandé la fermeté et la retenue en même temps à nos forces de l'ordre ?

  • 3:58OuverteRéponse directe

    À quel prix, M. Rotaillot ? Est-ce que vous, au pouvoir, vous prenez ce risque s'il y a une telle situation ?

  • 4:19FerméeRéponse directe

    Donc est-ce qu'aujourd'hui, l'État préfère un policier à terre qu'un casseur à terre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:13Invité politiqueFait
    « Nous savons, et vous le demandez depuis longtemps, l'état d'urgence. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Le Premier ministre a dit aujourd'hui que ça pouvait être envisagé. »
  • 4:52PrésentateurChiffre
    « Non seulement on n'avait pas 60 000, mais à l'époque, 89 000 policiers et gendarmes mobilisés. »
  • 5:02PrésentateurFait
    « Je n'avais pas caché les blindés de la gendarmerie, je les avais montrés. »
  • 10:29PrésentateurPromesse
    « Moi, je propose que la majorité pénale soit abaissée à 15 ans. »
  • 12:01PrésentateurChiffre
    « Avant le 17, il y a eu 10 000 interpellations. »
  • 12:05PrésentateurChiffre
    « 8 000 gardes à vue. »
  • 12:10PrésentateurChiffre
    « 2 700 poursuites. »
  • 12:16PrésentateurChiffre
    « il n'y a eu que 26 individus qui ont fait de la prison de la détention provisoire. »
  • 17:12PrésentateurFait
    « Extrême-gauche. »
  • 17:39PrésentateurFait
    « Moi, je dis l'extrême-gauche. »
  • 22:16PrésentateurFait
    « Jeune Garde que j'ai dissous. »

Temps de parole

  • Présentateur68 %
  • Bruno Retailleau24 %
  • ?8 %

≈ 51,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Bruno Retailleau

Bonsoir Bruno Rotaillot.

0:01
Présentateur

Bonsoir Sonny Mabrouk.

0:02
Bruno Retailleau

Merci d'être avec nous ce soir, candidat à l'élection présidentielle, ancien ministre de l'Intérieur, président des Républicains. Votre toute première réaction, c'est couvre-feu partiel localisé. Nous savons, et vous le demandez depuis longtemps, l'état d'urgence. Je vous poserai la question sur le fait qu

0:18
Locuteur

'il

0:18
Bruno Retailleau

n'ait pas été décrété encore. Mais c'est couvre-feu partiel, monsieur le candidat. Est-ce qu'ils sont de nature

0:24
Locuteur

à

0:25
Bruno Retailleau

répondre un temps soit peu à la gravité de la situation ?

0:27
Présentateur

Non, c'est trop faible, c'est trop faible. Le problème, quand la situation commence à échapper à l'autorité publique, c'est que si on ne tape pas fort tout de suite,

0:37
Locuteur

on

0:37
Présentateur

est en retard. Et quand on est en retard, on devra sans doute taper encore plus fort pour rattraper le retard. Donc j'ai proposé depuis hier l'état d'urgence. Pourquoi ? Parce que j'ai vu que dès hier après-midi, les troubles, les pillages continuaient.

0:52
Locuteur

Nous

0:52
Présentateur

savons qu'il y aura un acte 2 samedi prochain. Et nous savons qu'il y a aussi, le samedi 5, à l'initiative des syndicats, c'est leur droit le plus strict, une nouvelle manifestation. Donc on sait que l'état d'urgence ne peut pas servir ponctuellement. Non, mais en réalité, quand vous avez une situation dangereuse qui vous échappe, ils donnent des outils au préfet et au gouvernement, mais surtout au préfet, de reprendre les choses en main en matière de perquisition administrative, en matière d'assignation pour des individus qui peuvent représenter une menace à l'ordre public, en matière de restriction de la circulation, etc. D

1:27
Bruno Retailleau

'ores et déjà, vous dites que ces premières mesures de couvre-feu ne sont pas... On va voir sur le terrain,

1:31
Locuteur

on

1:31
Bruno Retailleau

voit bien déjà à Place de la République que ça se passe. Il y a quelques personnes et on va voir que c'est des difficultés pour le force de l'ordre. Ce n'est pas à l'auteur. Mais pourquoi alors Bruno Retailleau ? Pourquoi cette gradation ? Pourquoi attendre ? Le Premier ministre a dit aujourd'hui que ça pouvait être envisagé. Pourquoi alors qu'on a connu quand même une journée de chaos ? Attendre

1:49
Locuteur

?

1:49
Présentateur

Vous avez dans votre question, je pense, l'explication de ce qui s'est passé ces dernières heures. Je pense qu'en France, notamment avec le Président de la République, il n'assume pas l'ordre public.

2:00
Locuteur

Je

2:00
Présentateur

vais être très précis.

2:01
Locuteur

Quand

2:02
Présentateur

vous avez un Président de la République qui indique qu'il faut faire preuve d'empathie, c'était avec le mouvement des lycéens, mais on savait parfaitement qu'il y avait déjà des casseurs, des délinquants. Je suis désolé, un jeune qui est un délinquant, pour moi ce n

2:17
Locuteur

'est

2:17
Présentateur

pas un lycéen,

2:18
Locuteur

ce

2:18
Présentateur

n

2:18
Locuteur

'est

2:18
Présentateur

pas un jeune, c'est d'abord un délinquant. Mais quand vous envoyez ce message à la police,

2:24
Locuteur

à

2:24
Présentateur

la gendarmerie, vous les désarmez. Et idem sur la décision du ministre de l'Intérieur de suspendre l'usage des grenades assourdissantes et quelques jours après de la rétablir.

2:36
Locuteur

Vous

2:37
Présentateur

ne pouvez pas piloter

2:38
Locuteur

l

2:39
Présentateur

'ordre public par l'émotion.

2:41
Locuteur

Une

2:41
Présentateur

main coupée, c'est vrai, c'est grave.

2:43
Locuteur

Et

2:43
Présentateur

ensuite, la panique vous fait que vous revenez sur la décision. Donc d'un côté, vous interdisez, vous suspendez, et ensuite, tout de suite, vous rétablissez.

2:52
Bruno Retailleau

On ne

2:52
Locuteur

peut

2:52
Bruno Retailleau

pas demander la fermeté et la retenue en même

2:54
Locuteur

temps à nos forces de l'ordre

2:55
Présentateur

? C

2:55
Locuteur

'est impossible. C'est

2:55
Présentateur

impossible.

2:55
Locuteur

Vous

2:56
Bruno Retailleau

ne

2:56
Locuteur

l

2:56
Bruno Retailleau

'avez jamais demandé ainsi

2:57
Locuteur

en tant que

2:57
Bruno Retailleau

ministre de l'Intérieur ?

2:58
Présentateur

Je ne l'ai jamais fait. Et je vais vous dire une chose. J'entends est-ce que les consignes de maintien de l'ordre, là on était d'ailleurs au-delà du maintien de l'ordre. Là, c'était plutôt de l'émeute urbaine. Et on a un schéma que j'avais d'ailleurs préparé quand j'étais ministre de l'Intérieur. On est beaucoup plus sur l'hypothèse, non pas l'hypothèse, la certitude d'ailleurs, d'une question d'émeute urbaine plutôt que d'un simple maintien de l'ordre où on essaie de faire en sorte qu'une manifestation se passe bien. Ce que je veux dire, c'est que quand vous êtes ministre de l'Intérieur, président de la République, ce n

3:27
Locuteur

'est

3:27
Présentateur

pas seulement une directive ponctuellement à 48 heures ou à 24 heures avant une manifestation qui est importante.

3:32
Locuteur

Pour

3:33
Présentateur

que les policiers, les forts de l'ordre, qui risquent gros, parce qu'on a eu des centaines et même plus de mille blessés, c'est énorme, ils ont été frappés avec des marteaux, etc. Mais eux, vous écoutent tout au long de l'année, voyez

3:45
Locuteur

?

3:45
Présentateur

Et si en permanence, lorsque vous vous exprimez,

3:48
Locuteur

si

3:49
Présentateur

votre parole est flottante, si vous n'avez pas le courage de l'autorité, le courage de l'ordre public, l'ordre public, Sonia Mabrouk, pardon, c'est un rapport de force.

3:58
Bruno Retailleau

À quel prix, M. Rotaillot ? Ici même, il y a quelques instants avec Thibaut de Montbréal, on a évoqué le fameux syndrome, et ce fut un drame évidemment, Malik Ousikine. Soyons clairs, c'est-à-dire un drame, et tout dérape vraiment, même si beaucoup de

4:12
Locuteur

Français sentent

4:13
Bruno Retailleau

que ça a dérapé samedi. Est-ce que vous, au pouvoir, vous prenez ce risque s'il y a

4:18
Locuteur

une telle

4:18
Bruno Retailleau

situation ?

4:19
Présentateur

J'ai été ministre de l'Intérieur,

4:21
Locuteur

j

4:22
Présentateur

'ai connu des situations difficiles. Bloquant tout,

4:26
Locuteur

j

4:26
Présentateur

'avais donné

4:26
Locuteur

une

4:28
Présentateur

consigne très stricte, j'avais donné une consigne

4:30
Locuteur

d

4:31
Présentateur

'agilité, de mobilité, d'aller au contact. Et il savait que,

4:34
Locuteur

comme

4:35
Présentateur

ministre de l'Intérieur, je prenais mes responsabilités,

4:38
Locuteur

et

4:38
Présentateur

que je n'irais pas chercher la responsabilité des forces de l'ordre, des policiers ou des gendarmes,

4:43
Locuteur

mais

4:44
Présentateur

que ce serait ma responsabilité politique. Il le savait.

4:46
Locuteur

Il

4:47
Présentateur

savait quel ministre de l'Intérieur j'étais. Voilà. Et de ce côté-là, croyez-moi, ça a été efficace. Non seulement on n'avait pas 60 000, mais à l'époque, 89 000 policiers et gendarmes mobilisés. Je n'avais pas caché les blindés de la gendarmerie, je les avais montrés. Je voulais qu'ils soient visibles. Visibles pour dire à la voyoucratie, à ces casseurs, on vous attend de pied ferme. Voilà. Ben oui, c'est le rapport de force. Aujourd'hui, on est

5:15
Locuteur

malheureux... Pourquoi l'État ne l

5:16
Bruno Retailleau

'assume pas ? Parce

5:17
Présentateur

qu'il y a une trouille. Parce qu'il y a une trouille. Donc au

5:20
Locuteur

plus haut

5:20
Bruno Retailleau

sommet de l'État.

5:21
Présentateur

Il y a une trouille au plus haut sommet de l'État.

5:24
Bruno Retailleau

Donc est-ce qu'on préfère, et je pose la question,

5:26
Locuteur

je

5:26
Bruno Retailleau

l'ai posée tout à l'heure,

5:27
Locuteur

au

5:27
Bruno Retailleau

risque de... Mais c'est important de savoir.

5:28
Locuteur

C

5:28
Bruno Retailleau

'est-à

5:28
Locuteur

-dire,

5:28
Bruno Retailleau

est-ce qu'aujourd'hui, l'État préfère, dans une situation extrêmement tendue à laquelle personne ne veut qu'on arrive, un policier à terre qu'un casseur à terre

5:37
Locuteur

? Aujourd

5:38
Présentateur

'hui, concrètement, c'est le cas, souvent. Regardez la balance entre le nombre de policiers, de gendarmes blessés, et de l'autre côté, les pilleurs, etc. Très peu, en réalité. Quand on a vu les images, tous les Français le savent maintenant. Ils ont vu les boules de pétanque qui volaient à la tête des policiers. Ils ont vu les pavés. Ils ont vu les barres de fer. Donc, pardon, quand j'entends, pas seulement les filles d'ailleurs, des gens de gauche, y compris de gauche, des écologistes, dire «

6:09
Locuteur

Ah

6:09
Présentateur

oui, mais quand même, cette violence, etc.

6:12
Locuteur

»

6:12
Présentateur

Madame Rousseau, j'appelle au calme la police. Mais de quoi se moque-t-on ? On devrait la mettre en première ligne. Elle verrait ce qui se passe en première ligne.

6:22
Locuteur

Ce

6:22
Présentateur

sont des barbares. Ce sont des barbares, bien sûr. Ils sont totalement décivilisés. Et pour eux, une vie ne compte pas, voyez. Je voyais, vous avez vu cette image d'un de ces casseurs, de ces pilleurs, un commerçant

6:37
Locuteur

tentait

6:38
Présentateur

de protéger lui-même sa boutique parce que sans doute qu

6:41
Locuteur

'il

6:41
Présentateur

lui avait investi toute sa vie, toutes ses économies. Et il se retourne et le type lui donne un énorme coup de pied dans la colonne vertébrale.

6:51
Locuteur

Mais

6:52
Présentateur

ces gens-là, il faut la force. C'est le rapport de force.

6:55
Locuteur

Le

6:56
Bruno Retailleau

rapport de force, dites-vous. On va parler aussi de la réponse pénale puisque les premières sanctions sont en train de tomber. Mais il y a une question majeure, Bruno Rotailleau. On a vu des mairies attaquées.

7:07
Locuteur

On

7:07
Bruno Retailleau

a vu les symboles du cœur battant, de la démocratie à terre.

7:12
Locuteur

Est

7:12
Bruno Retailleau

-ce que vous imaginez aujourd'hui, vous qui avez été au cœur de cette machine,

7:16
Locuteur

qu

7:16
Bruno Retailleau

'on ait pu laisser faire ?

7:19
Locuteur

Non,

7:20
Présentateur

mais qu'on ait pu laisser faire, on n'a pas laissé faire. Pardon, autant je peux émettre un certain nombre de critiques sur tel propos, sur telle attitude, mais personne n'a voulu laisser faire les dégâts.

7:32
Bruno Retailleau

Donc ça a failli ou à quel niveau ? Quand

7:33
Locuteur

le ministre de la Justice dit

7:34
Bruno Retailleau

les renseignements, vous imaginez que nos renseignements n'ont pas suffisamment averti sur une

7:38
Locuteur

telle

7:38
Bruno Retailleau

situation ?

7:39
Présentateur

Prenons les renseignements.

7:40
Locuteur

Tant

7:41
Présentateur

que vous n'autoriserez pas

7:42
Locuteur

les

7:43
Présentateur

renseignements

7:43
Locuteur

à

7:44
Présentateur

aller chercher ces voyous, notamment sur les messageries cryptées, personne aujourd'hui ne s'étonne qu'on puisse faire des écoutes téléphoniques, y compris sur le téléphone satellitaire.

7:56
Locuteur

Mais

7:56
Présentateur

je me souviens, pour le narcotrafic, pardon, sur des narcotrafiquants, j'avais tenté, moi, de faire passer une disposition à l'Assemblée nationale qui avait été rejetée, y compris par le Rassemblement national, d'ailleurs.

8:07
Locuteur

Mais

8:08
Présentateur

tant qu'on ne fournira pas les moyens d'aller chercher l'information, où est la formation ? On aura un vrai problème.

8:15
Bruno Retailleau

Mais vous entendez ce qui est dit par une partie de la classe politique, c'est liberticide, M. Rotaillot ? On ne serait plus en démocratie, ça ne serait plus la France.

8:22
Présentateur

Ben voilà, vous touchez là le problème majeur.

8:25
Locuteur

On

8:26
Présentateur

est dans une société du chacun pour soi, des droits individuels poussés à l'extrême.

8:30
Locuteur

Et

8:31
Présentateur

il s'est produit progressivement, d'année en année, un glissement.

8:35
Locuteur

Un

8:35
Présentateur

glissement auquel les Français n'ont pas consenti, d'ailleurs. Ils n

8:39
Locuteur

'ont

8:39
Présentateur

jamais voté pour ce

8:40
Locuteur

glissement.

8:41
Présentateur

Le glissement, c'est qu'on veut protéger beaucoup plus les droits individuels, y compris délinquants, plutôt que des droits collectifs de la société, pour se protéger. On en est là.

8:51
Locuteur

C

8:52
Présentateur

'est la raison pour laquelle, dans les propositions que je fais, je veux une loi anti-casseur qui permettent de condamner solidairement, collectivement, pénalement aussi, et aux civils, des individus qui se trouvent dans un attroutement.

9:04
Bruno Retailleau

Collectivement, qui va contre le principe de l'individualisation des peines. Vous dites aujourd'hui qu'il faut dépasser ce cas ?

9:10
Présentateur

Mais bien sûr, ça a existé en France, d'ailleurs. Ça a existé dans notre état de droit, puisque ça a existé avant que la gauche ne prenne le pouvoir en 81. Et aujourd'hui, pardon, on en est là. Donc je préfère quand même les gens qui se trouvent

9:24
Locuteur

dans

9:24
Présentateur

un attroutement et qui ne peuvent pas apporter la preuve qu'ils s'en sont désolidarisés, ça veut bien dire qu'ils étaient

9:30
Locuteur

solidaires.

9:31
Bruno Retailleau

Vous savez très bien qu

9:31
Locuteur

'il

9:31
Bruno Retailleau

y

9:32
Locuteur

a

9:32
Bruno Retailleau

des avocats spécialisés et très spécialisés et qui font très bien leur travail et qui protègent aujourd'hui parfois certains des individus qui se retrouvent dans des groupes et qui ensuite sortent et ressortent tout simplement parce qu'on n'arrivera jamais à prouver avec évidemment le visage masqué que c'était

9:49
Locuteur

bien eux et qu'ils ont

9:50
Bruno Retailleau

participé.

9:51
Présentateur

Je suis le seul à mettre une proposition de rupture sur la table

9:55
Locuteur

par

9:55
Présentateur

la révision de la Constitution en annexant, vous savez qu'il y

9:58
Locuteur

a

9:58
Présentateur

une charte de l'environnement dans la Constitution. Eh bien moi, je propose d'annexer une charte de l'ordre républicain

10:05
Locuteur

où

10:05
Présentateur

il y aura par exemple ce genre de mesures. Il y aura par exemple une mesure pour des peines minimales. Regardez le jeune bulgare, 15 ans.

10:15
Bruno Retailleau

À

10:15
Locuteur

Belfort. Il

10:16
Présentateur

tabasse à Belfort avec des coups

10:18
Locuteur

de

10:18
Présentateur

pied sur la tête d'un policier qui est à terre

10:21
Locuteur

et

10:22
Présentateur

il va faire quelques jours de détention provisoire et il va ressortir libre. Libre parce que mineur. Moi, je propose que la majorité pénale soit abaissée à 15 ans parce que, pardon, à 15 ans, on peut comprendre, on doit comprendre que lorsqu'on cherche à tuer quelqu'un, lorsqu'on va piller

10:41
Locuteur

ou

10:41
Présentateur

pire,

10:42
Locuteur

on

10:42
Présentateur

doit le comprendre. En tout cas, on a l'esprit suffisamment formé et on est suffisamment mature pour pouvoir le comprendre. Donc,

10:49
Locuteur

on

10:50
Présentateur

est responsable.

10:51
Bruno Retailleau

Bruno Rotaio, je vais vous interroger sur la réponse pénale. On commence à avoir des informations par le ministère de la Justice mais je vous entends depuis tout à l'heure fermeté, sanctions, parfois peut-être même force, répression, je ne sais pas si vous utilisez

11:03
Locuteur

le mot. Assumer la force

11:04
Présentateur

légitime.

11:05
Locuteur

Aujourd'hui, le problème de l'État régalien c'est que l

11:07
Présentateur

'État régalien a peur

11:09
Locuteur

d'assumer la force légitime. c'est la

11:10
Bruno Retailleau

France apaisée ? Marine Le Pen met en avant la fiche d'une France apaisée. Est-ce qu'avec vous, avec la force, la répression, l'autorité, l'ordre, c

11:20
Locuteur

'est

11:20
Bruno Retailleau

la France apaisée malgré tout

11:21
Locuteur

? Mais bien sûr, parce que,

11:22
Présentateur

je vais vous dire, l'ordre républicain, c'est ce qui permet la liberté. Quand il n'y a pas d'ordre, le désordre, c'est l'asservissement.

11:30
Locuteur

Vous

11:30
Présentateur

ne pouvez pas circuler librement.

11:32
Locuteur

Il

11:33
Présentateur

ne peut pas y avoir d'égalité non plus, parce que ce sera la loi de la jungle. On l'a vu, les rues de Paris étaient livrées au plus fort et il

11:40
Locuteur

n

11:40
Présentateur

'y a pas non plus de fraternité. La fraternité, justement, c'est l'apaisement, c'est la concorde civile. Donc, la devise républicaine, liberté,

11:48
Locuteur

égalité et

11:48
Présentateur

fraternité, n'est possible

11:50
Locuteur

qu

11:50
Présentateur

'à travers l'ordre républicain.

11:52
Locuteur

Et

11:52
Bruno Retailleau

la réponse pénale, le gouvernement espère une réponse à la hauteur. Le ministre de la Justice, ça vous fait sourire

11:58
Locuteur

?

11:58
Présentateur

Oui, ça me fait sourire.

11:59
Locuteur

Vous n'y

11:59
Bruno Retailleau

croyez absolument pas ?

12:00
Présentateur

Non, non, voyez, avant le 17, il y a eu 10 000 interpellations. 10 000. 8 000 gardes à vue, ça veut dire que pour garder à vue, il faut déjà commencer à constituer un dossier. 2 700 poursuites et sur les 2 700 poursuites, il n'y a eu que 26 individus qui ont fait de la prison de la détention provisoire. Donc, on va nous endormir encore en disant, voilà, on a

12:23
Locuteur

poursuivi. Gérald Darmanin

12:24
Bruno Retailleau

dit à l

12:25
Locuteur

'instant avec

12:25
Bruno Retailleau

des peines de prison fermes qui sont effectives et annoncées.

12:29
Présentateur

On fera le compte. Moi, je demande, je demande à ce que le Parlement, je demande à ce que le Garder des Sceaux renseigne les Français très précisément avec une comptabilité très, très précise, pas seulement vague sur les poursuites. Vous pouvez avoir des poursuites.

12:44
Locuteur

Voici ce qu'a

12:45
Bruno Retailleau

annoncé M. Darmanin. Il y a eu jusqu'à 50 prisons prononcées en mandat de dépôt.

12:51
Locuteur

Oui,

12:52
Présentateur

je pensais que vous vous

12:53
Locuteur

alliez déclencher une

12:55
Présentateur

interview. Qu'est-ce que ça veut dire

12:57
Locuteur

? Je

12:58
Présentateur

vous ai donné des chiffres.

12:59
Locuteur

J

13:00
Présentateur

'ai donné un cas. Ce bulgare, 15 ans,

13:03
Locuteur

qui

13:03
Présentateur

tabasse un policier, il

13:04
Locuteur

n'y

13:04
Présentateur

a rien.

13:04
Bruno Retailleau

Donc,

13:04
Locuteur

c'est de l'affichage, c'est

13:05
Bruno Retailleau

de la communication,

13:06
Locuteur

de manière de se protéger aujourd

13:07
Bruno Retailleau

'hui

13:08
Locuteur

?

13:08
Présentateur

Pour la première fois depuis des années et des années, un syndicat de police, Alliance,

13:12
Locuteur

a

13:12
Présentateur

déposé une plainte contre l'État.

13:14
Bruno Retailleau

Vous la soutenez, cette plainte

13:15
Locuteur

?

13:16
Présentateur

Écoutez, je soutiens les policiers, je soutiens les forts de l'ordre et je les connais bien,

13:20
Locuteur

je

13:21
Présentateur

les connais bien, je les ai pratiqués

13:22
Locuteur

et

13:23
Présentateur

croyez-moi, souvent, je leur disais qu'au milieu du pire, ils étaient pour moi le meilleur.

13:28
Bruno Retailleau

Mais M.

13:29
Locuteur

Ruppé, c'est

13:29
Bruno Retailleau

inédit quand même une plainte contre l'État.

13:31
Présentateur

Oui, mais c'est que...

13:32
Locuteur

Et

13:32
Bruno Retailleau

sans doute

13:33
Locuteur

que des commerçants pourraient même porter

13:34
Bruno Retailleau

plainte

13:35
Locuteur

si

13:35
Présentateur

on ne protège pas. Oui.

13:37
Locuteur

Pour

13:37
Bruno Retailleau

défaut de

13:38
Locuteur

protection.

13:39
Présentateur

Absolument, c'est vrai. Mais si on ne protège pas ceux qui nous protègent, s'ils ont été poussés à cela, ça veut dire qu'ils étaient démunis.

13:47
Locuteur

Quand

13:47
Présentateur

vous n'assumez pas le courage de l'ordre public, vous désarmez. Je pense que le propos, les propos du président de

13:53
Locuteur

la

13:53
Présentateur

République ont désarmé nos forces de l'ordre.

13:56
Bruno Retailleau

Il est le premier ingénieur du chaos à vous entendre.

13:59
Locuteur

Je

13:59
Présentateur

ne dirais pas jusque-là.

14:00
Locuteur

J

14:01
Présentateur

'essaie d'être nuancé. En tout cas, il a une responsabilité. Malheureusement, ce n

14:06
Locuteur

'est

14:06
Présentateur

pas l'allocution, la courte allocution d'hier soir qui a porté aux Français des preuves de rassérennement, d'apaisement.

14:14
Bruno Retailleau

Laurent Nunes, le ministre de l'Intérieur, c'est une information BFM TV en ce moment en déplacement à Marseille. Nous avons eu hier en direct le maire de Marseille, Benoît Payan. Lui, il demande, M. Rotaillot, des comptes. Il veut savoir. Il veut savoir pourquoi il y avait si peu d'effectifs à Marseille. Il veut savoir pourquoi des casseurs, des pilleurs, des émettis sont rentrés dans sa mairie. Et ces images, elles font mal au cœur. Tous les Français, d'ailleurs tous les Français étaient, si je puis dire, marseillais quand ils ont vu ce bis de Marianne et quand ils ont vu ces mairies, comme à Limoges.

14:45
Locuteur

Vous

14:45
Présentateur

avez raison, ce sont des symboles, les symboles de la France, les symboles de la République. Une mairie, des mairies, une résidence préfectorale,

14:53
Locuteur

Margane. Qu'est-ce qu'on

14:54
Bruno Retailleau

répond au maire de Marseille ? Est-ce que vous avez compris ? Est-ce que vous comprenez son interrogation et derrière même

15:00
Locuteur

? Moi,

15:01
Présentateur

je

15:01
Locuteur

la comprends. Le sous

15:02
Bruno Retailleau

-entendu qu'il dit. Je

15:03
Locuteur

la comprends, cette

15:04
Présentateur

interrogation. Je pense qu'à l'avenir, malheureusement, on devra, Dieu sait si je pense, qu'il faudra faire des économies, mais là où il ne faut surtout pas en faire, sans doute dans la santé en matière, comment dirais-je, de personnel de soins à l'hôpital, mais aussi pour les forces de l'ordre. Bien sûr que là, du coup, on les envoie vraiment au front. Simplement, j'observe quand même que tous ces gens de gauche que j'entends aujourd'hui,

15:29
Locuteur

je

15:29
Présentateur

les ai parfois aussi entendus.

15:31
Locuteur

Il

15:31
Présentateur

y

15:31
Locuteur

a

15:31
Présentateur

eu des Jean-Pierre Chevènement,

15:33
Locuteur

il

15:33
Présentateur

y a eu des Bernard Cazeneuve qui avaient ce courage, je le dis, et pourtant, ils sont de gauche, d'assumer, voyez, cet ordre républicain. Mais bien souvent, bien souvent, notre tradition, dans notre pays, la gauche n'a pas souvent soutenu un certain nombre d'initiatives que nous voulions prendre, précisément.

15:48
Bruno Retailleau

Moi, j'ai posé la question à M. Payan, il m'a dit, moi, jamais, j'ai toujours dit que je voulais des forces de l'ordre, mais il y

15:52
Locuteur

a

15:52
Bruno Retailleau

une discussion sur l'armement ensuite. Mais ces images...

15:56
Présentateur

Écoutez l'armement, quand vous...

15:57
Bruno Retailleau

Ces images,

15:59
Locuteur

comment elles sont

15:59
Bruno Retailleau

possibles ? Vous avez été ministre de l'Intérieur. Comment des symboles, des mairies, comment on peut rentrer dans une mairie comme on rentre dans un espace ouvert ?

16:06
Locuteur

Ce

16:07
Présentateur

qui est terrible aujourd'hui, ce qui a choqué les Français, c'est pour ça qu

16:10
Locuteur

'ils

16:10
Présentateur

sont en colère.

16:11
Locuteur

Ils

16:11
Présentateur

ont vu que l'État était défaillant, qu

16:14
Locuteur

'il

16:14
Présentateur

ne les protégeait pas. Et ils sont d'autant plus en colère qu'ils n'ont jamais payé autant d'impôts. Et ils se disent, mais le premier boulot de l'État, là où on attend l'État, c'est au moins qu'il nous protège. Et ce que je crains, moi, et c'est la raison pour laquelle j'ai demandé, par exemple, l'État d'urgence, pourquoi est-ce que je veux être très ferme ? Pourquoi est-ce que cette autorité, on doit l'imposer ? Parce que si on ne l'impose pas, demain, il y aura des milices. Demain, vous allez voir, vous aurez des commerçants, on les a vus à main nue, essayer de protéger leurs boutiques. Ils n

16:44
Locuteur

'y

16:44
Présentateur

sont pas parvenus.

16:45
Locuteur

Qui

16:46
Présentateur

vous dit que demain, si des individus rentraient dans des maisons, dans des logements, dans des immeubles, certains ne seraient pas tentés, devant la défaillance de l'État,

16:53
Locuteur

de

16:54
Présentateur

prendre des armes ? C'est ça que je crains. Il ne faut pas en arriver là. Surtout pas. Surtout pas. Et pour cela, justement, force doit rester à l'État et l'État doit l'employer.

17:04
Bruno Retailleau

Qui sont les casseurs ? Qui sont les émeutiers ? Qui sont ces destructeurs et ces fauteurs de troubles ? Ultra-gauche, c'est ce que vous dites

17:12
Locuteur

?

17:12
Présentateur

Extrême-gauche.

17:13
Locuteur

Je dis extrême-gauche. Vous ne dites pas comme le gouvernement parce que vous estimez ?

17:16
Présentateur

Oui,

17:17
Locuteur

oui,

17:17
Présentateur

je sais. Je connais la nuance de la

17:20
Locuteur

sémantique. Pourquoi M.

17:21
Bruno Retailleau

Lecornu utilise cette nuance ?

17:22
Locuteur

Parce

17:22
Présentateur

que ultra-gauche, c'est pour faire en sorte qu

17:25
Locuteur

'on

17:26
Présentateur

dédouane un petit peu l'extrême-gauche. Vous voyez ?

17:29
Locuteur

L

17:30
Présentateur

'extrême-gauche, le Conseil d'État,

17:31
Locuteur

il y

17:32
Présentateur

a quelques mois, personne ne s'en souvient, a classé les insoumis avec cette qualification d'extrême-gauche. Moi, je dis l'extrême-gauche. Donc vous

17:41
Locuteur

pensez que le gouvernement

17:42
Bruno Retailleau

veut épargner la France insoumise

17:44
Locuteur

? Je ne vais pas jusque

17:45
Présentateur

-là, mais il y a des précautions de vocabulaire. Moi, je n'en suis plus là. J'essaie d'appeler un chat un chat. D'ailleurs, entre nous, c'est quand on dit la vérité sur ce que l'on voit qu'on est crédible. Et l'ordre public, ça commence aussi par ne pas biaiser. Il y a tellement d'hommes et de femmes politiques qui trichent avec la réalité, qui essaient de la masquer, de l'euphémiser, de la minimiser.

18:06
Locuteur

Quand

18:06
Bruno Retailleau

il s'agit de parler de quoi ? Parce que certains ont évoqué et les informations sont confirmées de certains individus venant des quartiers, des banlieues. Est-ce que vous dites la faillite de décennies de la politique migratoire ?

18:19
Présentateur

Bien sûr. Mais bien sûr.

18:21
Locuteur

Les droits et les gauches comprises, alors.

18:23
Présentateur

Le cœur des... Pardon. Pardon. J'ai été le premier, parfois, à pointer les insuffisances de la droite.

18:31
Locuteur

Quand

18:31
Présentateur

j'entends encore les cris d'orfraie sur la politique de Nicolas Sarkozy qui avait créé un ministère d'identité, de l'immigration, j'entends, je connais les déclarations qui avaient été faites.

18:43
Locuteur

Il

18:44
Présentateur

faut être très clair.

18:45
Locuteur

Ce

18:45
Présentateur

mouvement, ça a été la convergence, la rencontre, à la fois de ces mouvements d'extrême-gauche, très organisés, très organisés,

18:52
Locuteur

qui

18:53
Présentateur

veulent détruire la République, qui ont, en réalité, un agenda révolutionnaire, insurrectionnel.

19:00
Locuteur

Et,

19:00
Présentateur

d'un autre côté, la racaille, les barbares des quartiers.

19:05
Locuteur

Voilà.

19:05
Présentateur

Et ça n'est pas, je veux dire, comment dirais

19:08
Locuteur

-je,

19:08
Présentateur

un amalgame de dire que, malheureusement, la machine à intégrer, la machine à assimiler, elle est en panne. Et vous voyez, je connais beaucoup d'immigrés d'ailleurs, il y avait, il y avait un reportage, il y avait, qui

19:23
Locuteur

tenait un magasin,

19:24
Présentateur

un Français, sans doute issu de l'immigration, mais il était écœuré. Mais il faut se battre pour cela. Mais on

19:30
Locuteur

en est là,

19:30
Bruno Retailleau

aujourd'hui,

19:31
Locuteur

M. Rottel, à

19:32
Bruno Retailleau

dire qu'il

19:32
Locuteur

y

19:32
Bruno Retailleau

a des Français issus de l'immigration qui n'étaient pas avec ses payeurs et ses casseurs.

19:36
Présentateur

Mais heureusement, mais franchement,

19:40
Locuteur

majoritairement, Éric Zemmour n

19:42
Bruno Retailleau

'a pas fait cette discussion.

19:43
Locuteur

Non, mais je

19:43
Présentateur

sais, mais c'est un idéologue. Moi, je ne

19:44
Locuteur

suis

19:44
Présentateur

pas un idéologue. J'essaie d'être juste, mais de dire les choses. Et dire les choses aujourd'hui, c'est que vous avez, malheureusement, une partie... J'étais dans une famille franco-algérienne il y a quelques jours et je voyais, j'entendais la grand-mère qui s'exprimait, mais il n

19:59
Locuteur

'y a

19:59
Présentateur

pas plus Française qu'elle.

20:01
Bruno Retailleau

C'est

20:02
Locuteur

savoureux que vous, vous étiez

20:03
Bruno Retailleau

dans une famille franco-algérienne quand on

20:05
Locuteur

sait tout ce que vous avez dit sur

20:06
Bruno Retailleau

l'Algérie. Ce serait intéressant

20:08
Locuteur

de savoir dans quelles

20:09
Bruno Retailleau

conditions vous êtes allé.

20:10
Présentateur

Vous verrez les conditions dans lesquelles j'ai...

20:12
Locuteur

Vous ne pouvez pas nous en

20:12
Bruno Retailleau

dire un peu

20:12
Locuteur

plus ce soir ? Non,

20:13
Présentateur

non, non.

20:14
Locuteur

C

20:14
Bruno Retailleau

'est un cadre, je suppose, politique.

20:17
Locuteur

C

20:17
Présentateur

'était un cadre politique et médiatique. Mais chapeau, elle n

20:23
Locuteur

'a

20:23
Présentateur

pas mes idées.

20:24
Locuteur

Vous avez dû remettre une

20:25
Bruno Retailleau

décoration

20:26
Locuteur

? Elle trouve

20:26
Présentateur

sans doute que je suis trop dur avec le régime algérien. Peu importe. Mais croyez-moi, elle aime la France. Le problème, c'est que vous avez des générations qui ne sont pas les premières générations d'immigration. Donc ça n

20:37
Locuteur

'a

20:37
Présentateur

rien à voir avec la couleur de peau. Ça n

20:39
Locuteur

'a

20:39
Présentateur

rien à voir avec la religion. C'est simplement que vous avez ce qu'on appelle une désaffiliation. C'est-à-dire qu'il y a une coupure. On n'aime pas la France. On veut brûler le drapeau français. On va prendre un drapeau étranger, etc. Vous vous souvenez, c'était Thierry Henry qui était le capitaine de l'équipe de France au moment de l'équipe du match France-Algérie

21:01
Locuteur

où

21:02
Présentateur

la Marseillaise avait été sifflée. Souvenez-vous, vous étiez très jeune à l'époque.

21:06
Bruno Retailleau

Le verre était déjà dans le fruit à

21:08
Locuteur

cette époque-là. Il avait dit

21:09
Présentateur

ce soir, c'était en France, en Ile-de-France, dans le stade. Il avait dit ce soir, on a joué à l'extérieur.

21:16
Locuteur

Vous

21:16
Présentateur

voyez

21:16
Locuteur

?

21:17
Bruno Retailleau

Mais alors, vous dites...

21:18
Locuteur

Donc ce

21:18
Présentateur

sont des décennies de l'acheter, oui.

21:19
Locuteur

Des

21:20
Bruno Retailleau

décennies de l'acheter et auxquelles vous dites « moi, je n'ai pas participé ». Au contraire, dites-vous. Mais alors là, s'il fallait rétablir l'ordre, on va conclure Bruno Rotaille. On a compris état d'urgence, plus largement certaines politiques, donc autorité, politique migratoire et... Pardonnez-moi ?

21:37
Présentateur

Pour bien faire comprendre l'état d'urgence et l'immédiat. Ensuite, pour pérenniser, il faut une loi anticasseur qui soit beaucoup plus robuste. Mais l'écosystème

21:44
Locuteur

politique,

21:45
Bruno Retailleau

expliquez-nous cette décision d'interdiction,

21:48
Locuteur

cette

21:48
Bruno Retailleau

décision, cette volonté, cette proposition d'interdiction de la France insoumise. Personne

21:53
Locuteur

ne la comprend.

21:54
Présentateur

Non, personne ne la comprend. C'est dommage.

21:57
Locuteur

Vous

21:57
Présentateur

avez un parti qui propage l'antisémitisme. M. Mélenchon a fait des jeunes mots douteux sur des noms à consonance juive, comme M. Le Pen avait fait en 89. Vous avez M. Raphaël Arnaud, député France insoumise, qui a fondé la Jeune Garde, Jeune Garde que j'ai dissous, voilà, et Jeune Garde qui est impliquée notamment dans le meurtre

22:19
Locuteur

de Quentin de Ranck. Et là, on parle d'un parti politique

22:20
Bruno Retailleau

avec des millions quoiqu

22:22
Locuteur

'on souhaitiez

22:23
Bruno Retailleau

de

22:24
Locuteur

militants, de

22:25
Bruno Retailleau

sympathisants et dont un leader pourrait être au second tour de l'élection présidentielle. Vous

22:30
Locuteur

vous rendez compte ?

22:30
Présentateur

Ils sont en train d'encourager la violence. Ils sont en train de brumiser la violence partout, partout. Ils sont en train de vouloir, là c'est la répétition générale de ce qui se passera au troisième tour de l'élection présidentielle. Ah,

22:42
Locuteur

c'est un galop d'essai

22:43
Bruno Retailleau

si Marine Le Pen pas

22:44
Locuteur

?

22:44
Présentateur

Bien sûr, bien sûr que

22:45
Locuteur

c

22:45
Présentateur

'est un galop d'essai. Il y a cela aussi, le mouvement avec les étudiants. Mais vous avez un parti politique qui revendique la brutalisation, la conflictualisation et même la violence. Quand j'ai dissous la Jeune Garde, je me souviens les propos de M. Mélenchon. Allez-y, bravo, continuez, continuez les jeunes. Voilà, c'est lui.

23:04
Bruno Retailleau

Mais M. Théo, dissoudre la Jeune Garde est une chose, la France insoumise. Non,

23:09
Locuteur

mais je dis aux médias, je dis à la

23:11
Bruno Retailleau

classe

23:13
Présentateur

politique, réveillez-vous, regardez ce qu'ils sont en train de faire. Bien sûr, M.

23:17
Locuteur

Mélenchon,

23:19
Présentateur

M. Mélenchon, mais le microcosme, jamais on ne tire... Écoutez, si un autre parti, de l'autre côté de

23:25
Locuteur

l

23:25
Présentateur

'échiquier politique, faisait 1% de déclarations ou des actes de ce que les insoumis font aujourd'hui, et ce serait dans les rues, mais des millions à juste titre. Vous dites quoi

23:35
Bruno Retailleau

? Qu'il

23:35
Locuteur

y a

23:35
Bruno Retailleau

une

23:35
Locuteur

complaisance

23:36
Bruno Retailleau

politique, médiatique d'un écosystème pour la

23:38
Locuteur

France ?

23:38
Présentateur

Il y

23:38
Locuteur

a

23:38
Présentateur

un privilège rouge.

23:40
Locuteur

Quand

23:40
Présentateur

vous êtes à gauche ou à l'extrême gauche, vous êtes excusé d'avance. Voilà. Vous êtes excusé dans le milieu politique, vous êtes excusé, vous bénéficiez de circonstances atténuantes.

23:50
Locuteur

C

23:51
Présentateur

'est ce que je dis. Et remarquez bien que j'avais indiqué les montants sens que je mettais cette question sur la table. Je connaissais parfaitement les difficultés, mais il faut réveiller le pays là-dessus. Croyez-moi, les Français, ils savent ce que c'est. Bien sûr, M. Mélenchon,

24:05
Locuteur

c

24:05
Présentateur

'est un peu un docteur Jekyll.

24:07
Locuteur

Vous

24:07
Présentateur

avez une face un peu patelin, un peu sympathique, souriant à souhait. Et puis de l'autre côté, vous avez ces déclarations. Vous avez un parti... Mais regardez, même M. Ruffin, qui l'a approché de très près, François Ruffin. Il a fait un livre. Oui. Eh bien, il a indiqué que dans son livre, il y avait un comportement qui éthnait, par exemple, qui géographiquement avait une approche qui était ethnique.

24:33
Bruno Retailleau

Voilà.

24:33
Locuteur

J

24:33
Bruno Retailleau

'entends, M. Rotaillot,

24:35
Locuteur

mais

24:35
Bruno Retailleau

le combat politique restera quand même, c'est la

24:38
Locuteur

primauté dans une démocratie. D

24:40
Bruno Retailleau

'ailleurs,

24:40
Locuteur

en parlant

24:41
Bruno Retailleau

de démocratie, est-ce qu'il y

24:42
Locuteur

a

24:42
Bruno Retailleau

un risque sur l'élection ? Il y a eu ces propos du Premier ministre Sébastien Lecornu qui parlent d'une sécurisation des candidats et des meetings. de

24:52
Locuteur

quoi parle

24:52
Bruno Retailleau

-t-il de menaces particulières

24:53
Locuteur

sur vous tous ? Je vais lui

24:54
Présentateur

renvoyer la politesse.

24:56
Locuteur

On

24:56
Présentateur

a été convoqués il y a quelques semaines, c'est mon directeur de campagne qui est allé,

25:00
Locuteur

pour

25:00
Présentateur

savoir quelles étaient les dates de l'élection présidentielle, notamment pour le second tour. Et

25:05
Locuteur

la

25:05
Présentateur

très grande majorité disait surtout pas le 2 mai, on ne

25:10
Locuteur

va

25:10
Présentateur

pas faire le 1er mai, on va prendre le risque de manifestations et de troubles à l'ordre public et le lendemain aller aux urnes. Comme par hasard,

25:19
Locuteur

le

25:19
Présentateur

gouvernement,

25:20
Locuteur

le

25:20
Présentateur

président de

25:20
Locuteur

la

25:20
Présentateur

République, ont choisi d'organiser le 2 mai, c'est-à-dire après le 1er mai, le second tour de l'élection présidentielle.

25:28
Locuteur

Mais

25:29
Présentateur

si on voulait bordéliser le second tour, on ne

25:33
Locuteur

s

25:33
Présentateur

'y prendrait pas différemment.

25:34
Locuteur

Avec

25:35
Bruno Retailleau

ce qu'on a vécu,

25:37
Locuteur

ça

25:38
Bruno Retailleau

peut remettre en cause les dates

25:39
Locuteur

? Je

25:40
Présentateur

l'ai remis en cause et j'aimerais que le président de la République et le Premier ministre... À

25:45
Bruno Retailleau

six mois de...

25:46
Locuteur

On est à... Mais

25:47
Présentateur

bien sûr, et alors ? Et alors, Sonia Mabrouk ? Non, non, je pose

25:49
Locuteur

la question. Est-ce que

25:50
Présentateur

tous les Français, les Françaises qui ont vu ce triste spectacle honteux d'une France humiliée,

25:57
Locuteur

d

25:57
Présentateur

'une France pillée, saccagée, voient bien le risque qu'il y a

26:01
Locuteur

à

26:02
Présentateur

faire une organisation du second tour alors qu'on va être sur une élection présidentielle qui va déterminer

26:08
Locuteur

du

26:08
Présentateur

destin de la France ? Vraiment. Pour moi, c'est une élection de la dernière chance. Je pense qu'on peut encore, c'est pour ça que

26:14
Locuteur

je

26:14
Présentateur

me présente.

26:14
Bruno Retailleau

Donc la date choisie est une date de bordélisation ?

26:17
Présentateur

C'est une date qui est une mauvaise date pour l'expression de la démocratie.

26:21
Bruno Retailleau

Il serait encore

26:21
Locuteur

temps de la changer. L'expression de la

26:22
Présentateur

démocratie mérite du calme, mérite de la sérénité. Vous pensez bien que si la veille, vous avez, et jusque tôt le matin, vous avez des exactions, ce que l'on a connu, vous vous rendez compte ?

26:35
Locuteur

Mais

26:35
Présentateur

c'est totalement contraire à l'idée qu'on se fait dans les démocraties des organisations des votations, notamment des scrutins. Franchement, vous imaginez des mairies qui sont des bureaux de vote par ailleurs ? Pourquoi ? Je pose la question ce soir. Je suis encore stupéfait. Pourquoi a-t-on choisi sciemment alors que la majorité des partis politiques à cette réunion avaient déconseillé cette date-là ? Pourquoi ?

27:01
Locuteur

C

27:01
Présentateur

'est curieusement cette date-là

27:03
Locuteur

qui

27:03
Présentateur

a été choisie.

27:04
Locuteur

En

27:05
Bruno Retailleau

un mot et pour conclure, Bruno Rotaio, si vous deviez qualifier la fin de règne d'Emmanuel Macron,

27:10
Locuteur

que

27:10
Bruno Retailleau

diriez-vous

27:11
Locuteur

? C

27:12
Présentateur

'est triste.

27:13
Locuteur

C

27:14
Présentateur

'est triste.

27:15
Locuteur

C'est triste. Sous-titrage Société Radio-Canada