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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 18 juin 2026 27 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleÉducation & rechercheInstitutions & élections

Périscolaire, violences sexuelles sur mineurs...Agnès Evren est notre invitée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de l'initiative des élus parisiens de droite et du centre, dont Rachida Dati, qui ont signalé la responsabilité pénale de la ville de Paris dans ce scandale ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    D'après vous, à quel niveau se situe le non-signalement ? Directeurs d'école, adjoints, maires d'arrondissement ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une raison économique à l'inaction de la ville de Paris, comme un manque de personnel ou des contrats précaires ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous que la justice ait relaxé un animateur poursuivi pour harcèlement sexuel sur des fillettes de 10 ans ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Faut-il regrouper les fichiers des délinquants sexuels pour faciliter les recrutements dans le périscolaire ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Bruno Retailleau, que vous soutenez, était ministre de l'Intérieur en 2025 lors de l'affaire Rosa. Ne porte-t-il pas une responsabilité dans les dysfonctionnements ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Agnès EvrenFait
    « La ville de Paris était informée de ces dysfonctionnements, même si moi je n'aime pas le terme parce qu'il s'agit de crimes et délit. »
  • 8:00Agnès EvrenFait
    « Le premier animateur à avoir été jugé depuis l'éclatement du scandale a été relaxé cette semaine. »
  • 10:00Agnès EvrenFait
    « En Espagne, c'est maintenant obligatoire dans les écoles et dans le périscolaire de nommer un délégué de protection des mineurs. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et bonsoir Agnè Sverren. Vous êtes sénatrice LR de Paris, porte-parole des Républicains et vous venez donc d'être nommé rapporteur de la mission d'information du Sénat consacré aux violences dans le péris scolaire. une question extrêmement importante et qui a pris une ampleur importante dans notre dans notre pays.

On va en parler avec vous dans quelques instants, mais d'abord à 19h31, on s'arrête avec le vrai ou faux, notre séquence vrai ou faux euh du soir qui concerne justement cette question de la lutte contre les violences sexuelles sur les mineurs. Bonsoir Léa Souvic. La semaine dernière, Léa, la coprésidente de place publique, Aurore Lalux, citait l'Espagne en exemple à ce sujet.

On l'écoute. Les violences conjugales par exemple en Espagne ou les violences faites en enfant aux enfants, vous avez la police qui débarque chez vous dans la minute. Et ça rigole pas en fait parce que tout a changé depuis 2005 en Espagne de ce point de vue.

Eux, ils ont regardé la situation en face et ce qui donne lieu aujourd'hui à une réduction des violences faites aux femmes et faites aux enfants. Alors les est-ce que l'Espagne est vraiment un exemple ? Alors il y a deux choses pour la lutte contre les violences faites aux femmes.

Effectivement or la Luc elle a raison. On le sait, l'Espagne, elle est pionnière dans ce domaine avec une loi majeure donc votée en 2004 et des violences qui ont fortement diminué depuis. Maintenant, pour les violences sexuelles contre les enfants, là on a un petit peu moins de recul sur les résultats, mais l'Espagne, elle reste malgré tout en avance puisqu'en 2021, il vote cette loi de protection intégrale des enfants et des adolescents contre la violence, donc qui couvre toutes les formes de violence et tous les secteurs.

La nouveauté avec cette loi, c'est qu'elle est dédiée uniquement aux enfants. C'est le texte de référence, on appelle ça une loi cadre et ça permet de tout centraliser au même endroit. Alors, quel est l'intérêt ?

En fait, plusieurs rapports parlementaires expliquent que c'est plus pratique et plus lisible qu'en France où la protection de l'enfance, elle est un petit peu dispersée entre le code pénal, le code civil ou encore le code de l'action sociale et des familles. Donc c'est un petit peu plus fragmenté. Et concrètement, Léa, qu'est-ce que l'Espagne fait mieux par exemple ?

Alors, parmi les mesures concrètes, on peut citer par exemple l'allongement du délai de prescription en cas d'abus sexuel sur mineur, la formation de tous les professionnels de l'enfance à détecter de possibles violences ou encore des protocoles spécifiques renforcés pour prévenir ces violences. Donc là, on est vraiment dans le volet de la prévention, très en amont et compte tenu des affaires récentes donc sur le périscolaire en France, il y a peut-être des mesures qui pourrait nous inspirer. Par exemple, en Espagne, c'est maintenant obligatoire dans les écoles et dans le périscolaire de nommer un délégué de protection des mineurs pour que les enfants, ils aient quelqu'un d'identifié, de confiance à qui ils puissent s'adresser euh n'importe quand.

Nous, en France, on n' pas qu'une seule personne qui assume ce rôle. Cette fonction, elle est assurée entre eux, les personnels sociaux, les personnels d'éducation. ou encore les directeurs d'accueil collectif de mineurs.

Donc c'est assez fragmenté et il y a le même problème, vous allez voir avec les registres de délinquants. En Espagne, il y a un registre central d'information sur la violence contre des enfants et des adolescents. Évidemment, les personnes sur ces registres ne peuvent pas exercer de profession qui les mettent en contact avec des mineurs.

Et là encore, en France, bah c'est plus fragmenté. Il y a différents fichiers. En fait, on a le fichier des auteurs d'infraction sexuelles, les fichiers de la police, les fichiers de la gendarmerie, les fichiers de l'observatoire de la protection de l'enfance.

Donc, même si tout n'est pas parfait en Espagne, il y a eu un vrai travail de centralisation pour rendre plus simple et plus efficace la lutte contre les violences sexuelles contre les mineurs et on pourrait effectivement en s'en inspirer. Merci beaucoup Léa Solivitz. Le rendez-vous avec toute l'équipe, c'est le samedi, c'est le samedi à midi pour l'émission vrai ou faux ?

Merci Léa. Bonsoir. Donc Agè SV, vous êtes sénatrice de Paris, porte-parole des Républicains et vous venez donc d'être nommé rapporteur de la mission d'information du Sénat qui est consacré aux violences dans le péri scolaire, un fléo dont on a collectivement commencé à prendre conscience avec ce ce scandale du périolaire à Paris.

Je rappelle quelques chiffres. Des enquêtes ont été ouvertes pour de possibles violences dans 84 écoles maternelles, une vingtaine d'écoles élémentaires et une dizaine de crèches. Depuis le début de l'année, 132 animateurs ont été suspendus dont 52 pour des suspicions de violence sexuelle.

Et alors que vous venez d'être nommé donc pour cette mission d'information, on apprend euh que vos collègues élus parisiens, une vingtaine d'élus parisiens de la droite et du centre dont Rachidati ont fait euh en même temps que ceux de la France insoumise un signalement auprès de la procureur de Paris pour mettre en cause la responsabilité pénale de la ville de Paris dans ce scandale des violences. Que pensez-vous de cette initiative ? Alors, il faut bien expliquer les choses.

Aujourd'hui, il y a des signalemands dans beaucoup de villes de France, Paris, Lyon, Marseille, Nice, Toulouse. Et le sujet, c'est que contrairement à toutes ces villes, la ville de Paris était informée de ces dysfonctionnements, même si moi je n'aime pas le terme parce qu'il s'agit de crimes et délit. Euh et la ville de Paris en fait n'a pas entrepris d'action, n'a pas saisi la justice, n'a pas fait d'article 40.

Et donc c'est là où on peut se poser la question de la responsabilité pénale. Pourquoi ? Parce que la ville a 100 % de compétences sur le recrutement des agents et sur le contrôle de ces agents.

Et de ce point de vue-là, c'est vrai qu'il y a une responsabilité pénale qui se pose ou non, c'est à la justice d'en décider. Mais en effet, la question est légitime. Vous soutenez cette initiative ?

Non, je non, je suis rapporteur d'une commission d'enquête et donc je ne vais pas alors que j'ai demandé à auditionner Emmanuel Grégoire et également madame Hidalgo, je ne vais pas d'embler saisir et faire un article 40. Alors pour expliquer bien à nos téléspectateurs ce qu'est faire un article 40 ça veut dire en gros que tout fonctionnaire qui est amené à connaître ou fonctionnaire élu qui est amené à connaître d'un pour le coup quelque chose doit le signaler ça pour que et d'après vous à quel niveau se situe le non signalement ? Est-ce que c'est les directeurs d'école qui vont être qui on sur lesquels on va on va essayer d'enquêter ?

Est-ce que c'est plus haut ? Est-ce que c'est l'adjoint qui était responsable de la petite enfance ? Est-ce que c'est la mère ?

Votre question est très très importante. Il faut bien qu'on comprenne ce qui s'est passé. C'est-à-dire qu'il y a un rapport de l'inspection générale de la ville de Paris qui disait "Attention, il y a des signalements, il y a un danger d'agression sexuelle de tout petit parce qu'on parle de de 2 ans 2015.

Le rapport de l'IGVP, c'est 2015. Et malgré ces alertes, la ville de Paris n'a pas saisi la justice, n'a pas en quelque sorte protégé les enfants et ce sont les parents qui se sont substitués à la justice en faisant des articles 40 et en faisant éclater l'affaire médiatiquement. Et c'est d'autant plus grave que les maires d'arrondissement concernés par ces agressions sexuelles dans leurs écoles ont eux-mêmes été informé de ce qui se passait dans les écoles par la presse.

Et donc de ce point de vue-là, c'est vrai qu'il y a une faillite absolument systémique parce que il faut dire et puis et puis non seulement moi je le dis de la collectivité responsable puisque le recrutement et le contrôle de ces agents un combat 100 % à la collectivité. Et dans certaines écoles, certaines directrices disaient "Oh là là, attention, il ne faut pas affoler les parents." Et donc l'information n'a absolument pas circuler.

Et c'est ça qui est dangereux parce qu'en fait il y a un espèce de vide juridique qui fait que moi je propose, d'ailleurs ça fera partie des recommandations, dès lors qu'il y a un signalement principe [raclement de gorge] de précaution, on suspend l'animateur. Maintenant, c'est ce qui est fait. Mais mais attendez, il y a eu 11 ans d'omerta, il y a eu 11 ans d'inertie puisqueencore une fois, je le redis, c'est à l'échelle nationale qu'il y a eu des signalements, sauf qu'à la différence de toutes ces villes, Paris était alerté par un rapport de l'inspection générale de la ville de Paris. c'est sa propre inspection qui a alerté et le rapport est resté malheureusement sur les bureaux de la ville de Paris et c'est ça qui est incompréhensible pour les parents.

Si je peux terminer et c'est pour ça que cette mission elle est importante de clarifier la chaîne de responsabilité en terme de formation, en terme de recrutement, en terme de contrôle, en terme d'organisation du périscolaire, en terme de traitement des signalements. Et aujourd'hui, l'État est incapable d'établir une cartographie en fait de toutes les villes qui sont concernées. Et ça c'est une là aussi c'est une faille systémique incompréhensible.

Est-ce que ça veut dire qu'il y a eu trop de contrats précaires fait en urgence parce qu'on était obligé de trouver des gens parce qu'on a manqué de personnel. dans les crèches que en prenant ces contrats précars, on avait que des gens qui étaient assez peu formés puisqu'ils étaient souspayés, qui avaient pas les moyens. Est-ce qu'il y a une raison avant tout économique si j'ose dire à au fait qu'on ait dit bon on va voir mais on fait rien pour l'instant parce qu'autrement on va se retrouver sans personne.

C'est ce que j'ai entendu beaucoup dans les écoles maternelles dans les crèches. vous dire et d'ailleurs je vais demander à auditionner Vincent Payon puisqueen fait le péché originel c'est la loi000 de 2013 où l'État en fait a réorganisé les rythmes scol et en 2013 il y a eu donc elle a été mise en place en 2014 à l'époque c'était Bertrand de la Noé et donc du jour au lendemain on nous demande de trouver 14000 animateurs. pour occuper les enfants à faire autre chose mais sur le périscolaire puisqueen fait on a réorganisé la semaine de 4 jours et demi et que donc subitement spontanément il fallait trouver immédiatement 14000 animateurs et donc moi je trouve qu'on a laissé un peu entrer n'importe qui en fait dans les écoles sans formation sans contrôle d'honorabilité et moi en fait je voudrais quand je vais commencer à auditionner tous les élus locaux qui sont concernés vérifier si le process a bien été respecté c'est-à-dire que quand on recrute un animateur déjà on vérifie en effet Après sur le fichier Fig, il y a eu une infraction sexuelle.

Non, même si c'est un CD un contrat de cours, on doit le faire. Mais est-ce qu'on doit le faire ? Mais on doit le faire.

On doit le faire. On doit montrer aussi qu'on a un BAFA. Est-ce que parfois il y a des certificats BAFA qui sont un peu défauts ?

Est-ce qu'on a vérifié que tous les certificats étaient des vrais certificats ? Est-ce qu'on a vient un psychologue regarder comment dire la vocation de l'animateur qu'on a en face de nous d'être face à un enfant ? Parce que ce qui est grave, moi je trouve vraiment, c'est que la protection de l'enfance, c'est un sujet qui a été sous-traité quand j'entends le cas de l'Espagne [musique] pendant des années et que là on a besoin d'un surceau collectif parce qu'en fait il y a un déni, il y a un tabou et on parle, je le redis, dans une société, je veux dire développée comme la nôtre d'un déni s'agit de petits enfants de 2 ans, 3 ans, 4 ans, 5 ans, on parle de viol dans des crèches puisque 110 écoles, c'est le procureur qui donne les chiffres. 110 écoles, 84 maternelles, 20 écoles primaires et 10 crèches. 10 crèches.

Donc euh voilà, il y a il y a il y a vraiment toute une chaîne de responsabilité à remontée. Donc votre objectif avec cette mission d'information, c'est de cartographier vous vous l'avez dit, la réalité de ces de ces plaintes de ces de qui n'existent pas. On a beaucoup parlé du sujet à Paris.

La grande question, c'est de savoir est-ce qu'on va découvrir un phénomène massif dans toute la France ? Votre question est très importante et donc là aussi il faut être très précis. SOS périscolaire, un collectif d'experts a fait un travail remarquable.

Eux, ils ont commencé à cartographier et en fait il y a des villes où c'est systémique. Il y a il y a des écoles, par exemple Montreuil, il y a 52 écoles, il y en a 11 qui sont concernés. Dans le Rône, il y a 55 animateurs qui ont été suspendus.

Et donc aujourd'hui en fait euh il faut regarder toutes les villes qui ont été concernées et comment est-ce que les signalements ont été traités. Pourquoi ça a fonctionné dans certaines villes ? Pourquoi ça n'a pas fonctionné ?

Il faut être très précis parce qu' attention ne jette pas non plus l'an sur tous les animateurs qui sont formidable mais qui pour certains et c'est ça qui est important c'est que vous savez les pédocriminels, ils vont dans les petites maternelles. Pourquoi il a des enfants ? Parce qu'à cet âge là ils ne se représentent pas ce qu'est la sexualité.

Ils ne savent même pas mettre de mots sur ce qu'ils ont subi. Ils ne peuvent même pas répondre. C'est ça qui est inacceptable.

C'est ça qui est ignoble en fait. Mais est-ce que vous avez une idée comme vous parlez de Montreuil, du Rô et tout ça, une idée de l'endroit où ça bug, c'est-à-dire est-ce que c'est à l'échelon de la crèche de l'école de l'école maternelle ou est-ce que c'est qu'on prend pas la plainte ou est-ce que c'est après même si on signale on a une décision comme celle qui a été décidée il y a quelques jours de relaxe en disant la matérialité des faits n'est pas avérée alors que les parents sont étaient très précis et que là on a considéré qu'on avait pas assez de fait pour condamner la personne. Vous avez l'impression que ça bug dans plusieurs endroits possibles.

Enfin pas systématiquement mais en général il y a un endroit où ça grippe. Le premier endroit, je le redis, le péché originel, c'est l'application de la réforme des rythmes scolaires où en fait on a dû recruter massivement. Il y avait pas les moyens budgétaires, il y avait pas les moyens humains.

Oui, mais à partir du moment où en fait les contrôles n'ont pas été faits, à partir du moment où on n' pas exigé même de formation de vérifier si la personne en face avait un peu d'empathie pour les enfants et ensuite ça bug dans le traitement des signalements essentiellement dans le traitement des signalements contrôle. Ben euh normalement euh une directrice d'école, n'importe quel adulte est informée d'un signalement tout de suite procureur article 40'acord. Sauf que la ville de Paris ne l'a pas fait et c'est là où en fait ce qui est grave c'est que ce sont les parents qui se sont tout simplement substitués à l'institution et ont porté.

Donc c'est même pas les directrices d'école, c'est dans la c'est dans la ville de Paris. Et votre question est d'autant plus importante. Vous savez ce qui se passe maintenant dans les écoles puisqueen fait encore une fois il faut être précis.

Il y a certains parents, je les reçois en ce moment et ça fait froid dans le dos, qui me disent comme en fait le périscolaire encore une fois c'est 100 % de la compétence de la ville, d'accord, de toutes les collectivités. L'État n'a rien à voir là-dedans. L'État, c'est sur l'application de la réforme du rythme scolaire.

Et en fait, il y a des directrices d'école qui disent "Écoutez, il est 15h05, moi maintenant c'est périscolaire, c'est pas c'est plus de mon ressort." Hm. C'est là où moi je dis quand la collectivité a failli, c'est l'État qui doit reprendre le contrôle et l'État aurait pu absolument faire des inspections un peu aléatoire comme ça parce que ne me dites pas que certaines directrices d'école ne voyaient pas que les enfants n'étaient pas dans un état très serein.

Beaucoup de parents décrivent he quand son enfant ne fait ne veut plus aller à l'école à la cantine ou à mal au ventre. Bon Nathalie a fait allusion. Le premier animateur à avoir été jugé depuis l'éclatement du scandale a été relaxé cette semaine.

Il était poursuivi pour harcèlement sexuel sur neuf fillettes de 10 ans et pour agression sexuelle sur trois d'entre elles. Les témoignages avaient fait état de câlin hyper serrés, de mains sur la poitrine, d'histoire de viol raconté pendant la cantine. Le tribunal a reconnu des comportements inappropriés mais qui ne semblent pas relevés d'une volonté de dégrader les conditions de vie des élèves.

Elle a donc relaxé écouté la colère de cette mère de famille. La justice, elle vient de prononcer une relaxe totale. Je suis indignée et en colère.

Ce verdict traduit la lâcheté systémique d'institutions et de tribunaux d'une indulgence coupable. En réduisant les enfants à de simples objets dont on pourrait disposer ou que que l'on pourrait détruire, le signal envoyé d'une gravité absolue. C'est garantir l'impunité aux criminels, leur offrir un terrain de jeu et les encourager à continuer.

Vous comprenez bien Sévren la colère de cette mère ? Mais je trouve j'ai trouvé cette décision alors le parquet a fait appel he c'est important de le préciser mais stupéfiante parce que c'est un message envoyé aux familles qui est insupportable en fait. Je trouve même ça écœurant de se dire que demain cet animateur, comme il ne sera pas mentionné dans le fichier des infractions sexuelles, pourra de nouveau être au contact des enfants.

Et c'est ça qui est incompréhensible en fait, c'est la double peine. Donc on peut violer aisément. Alors ça veut dire aussi quand même que les magistrats ont estimé qu'il n'y avait pas de quoi caractériser euh l'affaire.

C'est pas c'est pas un magistrat ou des magistrats qui sont bienveillants pour les pé. J'ai lu j'ai lu en fait il y a des choses qui sont quand on lit la décision c'est moi j'ai lu aussi le parquet a fait appel donc et c'est très bien mais là encore c'est un signal et 18 mois qui avait été de présent avec surcis qui avait été requis en vous savez ça participe en fait du fait que la parole de l'enfant en France est beaucoup trop souvent minimisée mise en doute ignoré et moi j'ai le souvenir je suis conseillère de Paris depuis 2014 donc j'étais là au moment de l'application de la réforme des rythmes scolaires et j'ai le souvenir de voir madame Idalgo balayer d'un revers Ver de main quand monsieur Jean-Pierre Leco maire du 6e disent attention il y a un rapport de l'IGVP qui dit qu'il y a des dysfonctionnements dans le signalement il faut les prendre au sérieux madame Hidalgo et là elle a balayer d'un revers de main en disant mais alors vous voulez quoi qu'on arrête de recruter des animateurs mais pardon là la justice elle-même al vous l'avez dit il va y avoir un un appel la justice elle-même dit bah là on peut pas caractériser d'éléments la justice a la justice a failli la justice a failli sur les collectivité a failli également sur 11 ans d'omerta Puisqueencore une fois, je le redis, à partir du moment où un rapport pointe des dysfonctionnements, même si je n'aime pas ce terme, il est anormal que ce soi les parents qui a porté plainte et qu'à aucun moment la ville de Paris n'est pas fait d'article 40. Et ça c'est in.

Ça veut dire qu'il faut être prêt à ce que au nom de la du principe de précaution, un petit peu comme Emmanuel Grégoire l'a dit, on a quand il est devenu du maire, dès qu'il y a le moindre doute, on suspend un animateur, on suspend une personne qui travaille au contact des enfants quitte à voir après que bah on s'est trompé. Voyez, vous ouvrez encore une nouvelle brèche parce que aujourd'hui, il y a des animateurs exceptionnels qui démissionnent parce que bah ils ont tous la trouille et en fait la difficulté c'est que qu'est-ce qu'on fait d'un animateur suspendu à Thor ? Il est chez lui et il est au bord du suicide.

On en a nous dans le 15e. On vous a dit je le prends. Enfin, c'est une violence extrême y compris pour ça.

Il va être blanché qu'en l'occurrence il avait tiré par le col un enfant lequel enfant a dit à sa maman il m'a agressé. Ouais, voyez donc et j'en ai discuté justement avec un recteur, c'est qu'est-ce qu'on fait de ceux qui sont suspendus à tort et combien de temps à quel moment est-ce qu'on les réintègre. Mais voyez, je veux dire, à chaque fois qu'on tire une ficelle dans le 15e où je suis élu par exemple, on a appris que l'un des animateurs incarcérés actuellement avait été au contact d'enfant de 15 écoles dans le 15e.

Vous imaginez la trouille des parents de se dire "Est-ce que mon enfant était au contact de cet animateur ?" C'est là où moi je dis au directeurs d'école qui considérait que l'opérique scolaire n'était pas de leur compétence, en fait ne pas dire pour ne pas affoler les parents, c'est pire encore parce que c'est encore plus anxiogène de ne pas savoir. H D'après nos confrères du monde, un des animateurs mis en examen qui est accusé de viol d'agression sexuelle par neuf enfants de l'école maternelle Saint-Dominique avait été recruté alors qu'il faisait l'objet depuis plus d'un an d'une plainte pour des faits d'inceste qui avait été dénoncé par son propre fils.

On n pas encore tous les éléments exactement de cette affaire, mais a priori la mairie explique qu'elle n'avait pas les moyens de connaître cette plainte puisque aujourd'hui le le aujourd'hui comment ça marche ? Les mairies comme l'éducation nationale n'ont pas accès n'ont accès qu'aux condamnations judiciaires et aux inscriptions des délinquants sexuels sur le fichier des délinquants sexuels à partir du moment où ils sont mises en examen. Mais s'il y a une plainte et on a vu l'occasion d' d'en parler beaucoup ces temps-ci, s'il y a une plainte qui traîne ou qui est classée sans suite, la mairie, l'éducation nationale n'a pas les moyens de le savoir.

Est-ce qu'il faut changer ça ? Évidemment et tout est fait en dépit du bon sens en France, je trouve. Alors encore, il s'agit de la protection de l'enfance.

Faut faut se redire qu'on parle de petits enfants. Enfin, je vais comment dans un pays développé comme le nôtre, on puisse accepter que des maltetences comme ça soient niées tout simplement. Et moi ce que je propose d'ailleurs, j'ai dit je vais travailler sur toute la chaîne des responsabilités y compris sur les évolutions législatives et pénales.

Moi, je trouve ça inadmissible que aujourd'hui euh un enfant qui a été tout simplement parce que c'est un crime violé, on puisse avoir une relaxe. Je vais travailler là-dessus et je vous le redis. Quel vous savez dans la chronologie des Non mais il y a pas d'enfants violés qui sont relaxés. qui ont une de de personnes qui ont une relaxe.

Il y a des dossiers dans lesquels on ne peut pas on ne peut pas le prouver. La relaxe en l'occurrence des accusations c'est des accusations c'est des accusations d'agression sexuelle. Euh mais comment on fait c'estàd concrètement comment comment vous changez la loi ?

J'ai j'ai vu que certain nombre d'élus de votre camp proposait d'installer des caméras de vidéosurveillance dans les écoles. Ça par exemple, vous êtes pour ou pas ? Parce que le gros sujet, c'est toujours la difficulté de prouver, d'avoir des éléments matériels quand il y a des quand il y a des attouchements sur des tout petits, c'est extrêmement compliqué.

Alors comment on fait ? Ben alors déjà, nous on a plusieurs propositions dans le cadre de la mission d'information justement de de d'Inèes de Ragnel au Conseil de Paris. Euh c'est euh d'éviter d'avoir des animateurs seuls par exemple et de distinguer ceux qui vont s'occuper de leur hygiène et ceux qui vont s'occuper normalement de l'atelier éducatif parce qu'on fait de la garderie alors que ça devrait quand même être des ateliers éducatifs.

Il y a aussi cette possibilité pour dissuader en fait les pédocriminels d'aller dans ces maternels, de dire désormais il y aura des caméras. Mais alors qu'est-ce qu'on fait ? met des caméras dans les toilettes.

Enfin, c'est quand même c'est pour ça il y a pas de solution exceptionnelle. Mais le fait de mettre alors on disait un binôme homme femme, c'est bien aussi. Mais est-ce que la proposition que nous a qu'on nous a exposé qui est celle des espagnols qui est en gros parce que le problème c'est déjà passé c'est déjà posé pardon d'avoir une espèce de fichier regroupant si vous voulez un mélange de CIOP où on a même les signalements même les classé sans suite que toute personne ayant maille à partir avec la justice ou avec la police pour des histoires de sexuel sur mineur soient repérable et après qui a accès parce qu'il y a une dizaine d'années en Angleterre comme il y a eu plusieurs scandales les gens il y avait des mouvements spontané de gens qui placardaient les photos en disant "Monsieur a-telle a été condamné pour pédocriminel et il y avait dans les les tableauïdes les photos donc les gens étaient morts à vie après ce genre de chos est-ce que ce regroupement de fichier ça vous semble souhaitable et que toute personne jusqu'au d'ailleurs est-ce qu'on descend puisse y avoir accès quand on recrute en col en périscolaire en crche évidemment et en école mais c'est tellement enfin c'est le bon sens en fait c'est le bon sens et aujourd'hui ça n'existe pas c'est-à-dire qu'en fait on ne sait même pas à l'heure actuelle Si le fijesse a été consulté quand on a recruté un animateur, si le cas judiciaire avait été regardé et donc moi je pense qu'il faut évidemment tout regrouper et encore une fois je le redis, est-ce que vous réalisez qu'en fait les maires d'arrondissement ont appris tout par la presse alors que les parents se tournent vers qui ?

Vers les maires c'est leur premier interlocuteur en fait parce qu'il y a eu un blackout en fait entre 2015 et 2025. 2015 il y a eu le rapport puis pendant 10 ans, il s'est rien passé. 2025, c'est l'affaire Alphonse Baudin où il y a eu ces animateurs justement qui ont été notamment et pour pousser le Rassemblement national propose par exemple de de de s'inspirer de l'exemple britannique et pour que par exemple des parents qui veulent recruter une nounou puissent demander à la police si la personne qu'ils envisagent de recruter est fichée quelque part dans un fichier pour délinquants sexuels.

Est-ce que ça il faut le faire ? Moi je pense qu'il faut le faire. Je veux dire, il y a eu trop de tabou, il y a eu trop de déniis.

Maintenant, il faut prendre le taureau par les cornes. Il faut en effet regrouper et faire en sorte que les ma collectivités ne puissent pas déplacer. Mais regardez même ça, je veux dire, c'est hallucinant qu'on puisse déplacer un animateur et notamment celui de la rue Saint-Dominique, on avait dit, faut lui laisser une deuxième chance quand même.

Bah, il est parti du 7e, il est arrivé dans une école rue volontaire dans le 15e et il a et les directeurs d'école, ça se passe même pas un coup de fil en disant attention ben voilà. Ben non. Ben non, c'est là où je dis que tout le monde travaille en le certificat d'honorabilité qui maintenant est exigé normalement.

Absolument. Est-ce que c'est pas ça la solution ? Parce qu'en fait quand on a un certificat d'honorabilité, ça veut dire qu'on est apte à s'approcher d'enfance sans savoir ou de condamnation ou de Mais c'est ce que je vous disais dès le début, c'est-à-dire qu'en fait moi ce qui m'intéresse, c'est de voir si tout le process a bien été respecté.

Euh ils auraient dû immédiatement consulter les fers des psychologues des psychologues qui vont vérifier l'honorabilité aussi. Je veux dire, ne serait-ce que quand il y a un contact, là il y a même pas de contact, il y a même pas de formation. En 2 jours, ils sont immédiatement au contact des enfants.

Je veux dire, c'est c'est ça. Moi, je trouve ça assez aberrant. Euh Agnè Sverren, vous soutenez Bruno Rotaillot euh en vue de 2027.

Bruno Retaillot qui était ministre de l'intérieur en 2025 lorsque la plainte de la petite Rosa, hein, la plainte contre le meurtrier présumé de de Liana, cette fameuse plainte qui n'avait pas été euh traitée avait été déposée. Euh le directeur de la gendarmerie a reconnu un échec dans le traitement de cette plainte. Euh Gérald Armin a reconnu également des dysfonctionnements.

Est-ce que Bruno Retaillot qui était ministre de l'intérieur à l'époque ne porte pas lui aussi une responsabilité ? On l'a pas entendu. Il a été il a été ministre 9 mois.

Vous êtes un peu dur, je trouve. Il a mais tout le système a failli. Même Géral Darmanin, Gérald Darmanin est responsable.

Non, c'est c'est des années de laxisme judiciaire. C'est des années en fait de délicence de l'autorité de l'État. C'est des années où il y a pas d'efficacité.

On voit bien d'ailleurs les Français n'ont pas confiance en leur justice. Quand on voit un multirécidiviste qui réitère et qui est en liberté, pour les Français, c'est incompréhensible. Donc c'est pas la faute d'un tel ou d'un tel.

C'est le système qui a failli par son laxisme judiciaire depuis des décennies. Donc à Paris, c'est la faute de la mairie. Mais euh quand on parle de de de sur le plan national, soyons soyons précis.

Quand je dis la ville de Paris, c'est parce que la compétence des collectivités, c'est de recruter les animateurs. L'État n'a rien à voir avec là en l'occurrence, c'est l'État. Voyez, c'est deux sujets qui n'ont strictement rien à voir.

Faut pas tout mélanger. Euh la ville de Paris, encore une fois, a la compétence de recruter les animateurs puisqueen fait on était passé à 4 jours et demi. Mais il y a pas une responsabilité politique quand une plainte est déposée par une maman dont la petite fille a a raconte avoir subi plusieurs viols.

Il y a un rapport d'expertise médicale qui confirme euh les dir de la petite fille. Il se passe rien. Il y a pas responsabilité poli.

C'est bizarre de pointer de dire c'est de la responsabilité de Bruno Raillou le directeur de la gendarmerie a reconnu. Lui il l'a dit. Lui il l'a dit.

Bon ben écoutez, s'il l'a dit, ça ça le regarde. Moi je pense je pense au contraire que malheureusement on a bien vu que cette affaire a mis en lumière encore une fois le fait que la parole de l'enfant est totalement ignorée, minimisée et que rien [raclement de gorge] n'est organisé pour protéger la petite enfance en France strictement. Et on a les moyens de payer correctement des gens plutôt que de prendre n'importe qui pour être sûr que le boulot sera fait même très mal.

Alors bah il faut s'en donner les moyens. C'est monstrueux enfin les salaires enfin c'est pas monstrueux. Vous savez combien gagné un animateur par exemple là pour le coup c'est 900 € travail ils ont des horaires totalement disloqués une animateur peuvent rien faire d'autre.

Donc ça veut dire oui sur les 14000 animateurs par exemple 10000 sont vacataires et donc en fait forcément on peut pas attirer des des avec 4h parci 3h par là. Ben voilà et donc oui mais on doit mettre tous les moyens. Regardez je vous ai demandé juste si on les avait.

La ville de Paris par exemple est extrêmement endettée, on le sait. Mais c'est pour ça que l'État je trouve a fauté de demander du jour au lendemain de mettre en place une réforme alors qu'on a ni les moyens humains, ni les moyens budgétaires, ni la possibilité organiser efficacement arrière, il faut revenir en arrière. Alors nous ce qu'on propose justement c'est la possibilité d'avoir la semaine de 4 jours pour que on refasse un périscolaire de qualité exigeant le mercredi et de sortir les maternels du dispositif périscolaire si c'est possible.

Ça, il faut consulter. Moi, je vais pas vous donner toutes les recommandations maintenant, mais on réfléchit justement à cette idée au niveau du conseil de Paris du groupe Paris Liberté de sortir euh les maternel du dispositif. La mission d'information, elle va durer combien de temps ? 6 mois.

Et après, moi je rendrai mes recommandations dès l'automne. Dès l'automne parce qu'il faut aller reviendrez nous en parler. Avec plaisir.

Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce soir. Merci Nathalie. Très bonne soirée le JTmonde sur France [musique] tout de suite.