Droit de retrait à la SNCF, Chili, retraites... le "8h30 franceinfo" avec Alexis Corbière
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a eu, selon vous, un dysfonctionnement le mois dernier ?
- 2:04OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a eu un détournement du droit de retrait et un abus du droit de grève ?
- 2:39OuverteRéponse partielle
Non, il y a un détournement de la parole ministérielle pour essayer, une fois de plus, d'opposer des gens, des salariés, qui se mobilisent uniquement pour la sécurité des voyageurs.
- 3:42RelanceRéponse partielle
L'inspection du travail de la région Alsace n'évoquait pas le droit de retrait. Elle évoquait les dangers en termes de sécurité du fait qu'il n'y ait qu'un seul conducteur à bord.
- 4:45OuverteRéponse directe
Hier, à votre place, Gabriel Attal, secrétaire d'État en charge de l'éducation nationale et de la jeunesse, et même aller plus loin, il a carrément réclamé des sanctions pour les grévistes.
- 5:22OuverteRéponse partielle
Lui, il fait la surenchère. Lui, c'est un jeune homme, c'est un des plus jeunes ministres qui n'a jamais travaillé de sa vie, d'accord ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« Oui, je le crois. Il y a eu un moment de flottement au niveau de l'information, des produits qui étaient dans cette usine. »
- 0:28Invité politiqueChiffre
« Nous, comme groupe, on est intervenus à l'Assemblée nationale pour avoir des réponses. Je ne sais plus combien de jours ça a pris, 5-6 jours pour qu'on ait des éléments de réponse. »
- 0:34Invité politiqueFait
« C'est assez préoccupant. Je ne vais pas revenir sur la communication chaotique du préfet, du gouvernement, disant qu'il n'y avait pas de problème, qu'il y en avait peut-être, on allait voir. »
- 2:50Invité politiqueFait
« où le conducteur était seul et il a fallu, alors qu'il y avait des passagers qui ont été blessés, il y avait des dames enceintes qui ont été renversées, et lui-même a été blessé. »
- 3:03Invité politiqueChiffre
« C'est la même discussion que tout à l'heure. Il y a quand même plusieurs milliers de salariés de la SNCF qui ont été supprimés ces dernières années. »
- 8:50Invité politiqueChiffre
« De 800 pesos à 830 pesos. »
- 8:56Invité politiqueFait
« Mais c'est un élément de déclenchement, comme le disent là-bas les manifestants. Le problème, ce n'est pas les 30 pesos, c'est les 30 dernières années. »
- 10:10Invité politiqueChiffre
« 11 morts jusqu'à présent. »
- 10:18Invité politiqueChiffre
« Là-bas, 1% des plus riches captent 33% des revenus annuels. »
- 10:41Invité politiqueFait
« Le système par capitalisation, pardon, par capitalisation, merci de me corriger. »
- 10:50Invité politiqueFait
« Ce système des retraites a été mis en place par José Piñera, son frère, qui était ministre du Travail et des Retraites sous Pinochet. »
- 11:04Invité politiqueFait
« Vous avez tout compris, c'est l'homme le plus riche du pays, M. Piñera. »
- 16:12Invité politiquePromesse
« les pensions de retraite vont baisser, que les choses soient claires. »
- 16:17Invité politiqueFait
« Ce que demande le gouvernement, au-delà de tous les éléments de communication, c'est qu'on travaille plus longtemps, c'est-à-dire qu'il faut cotiser plus pour bénéficier d'une retraite complète. »
- 17:34Invité politiqueFait
« C'est la retraite par point où vous ne connaissez pas à l'heure où vous travaillez la valeur du point quand vous partez à la retraite. »
Temps de parole
- Alexis Corbière67 %
- Invité13 %
- Présentateur11 %
- Invité 27 %
≈ 2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Alexis Corbière, le patron américain de Lubrizol est auditionné aujourd'hui, cet après-midi au Sénat, près d'un mois après l'incendie. Les opérations de nettoyage commencent seulement sur le site de Rouen. Est-ce qu'il y a eu, selon vous, un dysfonctionnement le mois dernier ?
Oui, je le crois. Il y a eu un moment de flottement au niveau de l'information, des produits qui étaient dans cette usine. Nous, comme groupe, on est intervenus à l'Assemblée nationale pour avoir des réponses. Je ne sais plus combien de jours ça a pris, 5-6 jours pour qu'on ait des éléments de réponse. C'est assez préoccupant. Je ne vais pas revenir sur la communication chaotique du préfet, du gouvernement, disant qu'il n'y avait pas de problème, qu'il y en avait peut-être, on allait voir. Bon, il faut revoir tout ça, quelles sont les procédures d'urgence vis-à-vis de la population. C'est utile qu'il y ait cette commission d'enquête qui ait lieu.
Je note qu'elle a lieu au Sénat, ce serait bien qu'elle ait lieu.
Pour l'instant, il y a uniquement une mission d'information à l'Assemblée nationale.
Oui, mais ce n'est pas les mêmes prérogatives. Je ne vais pas rentrer dans les détails techniques. Une commission d'enquête, c'est sous serment, on peut vous poser des questions. Mission d'information, bon, c'est assez petit. Donc le Sénat le fait, l'Assemblée nationale, en raison sans doute du fait que c'est une majorité en marche, ne veut pas aller si loin. C'est dommage. Bon, on voit bien que plusieurs usines, d'ailleurs, dernièrement ont été concernées par des incidences et des sujets graves. Parce qu'il y a des produits d'Iss et Véso qui sont dans les usines. Il faut là-dessus qu'il y ait, j'ai envie de dire, une précision des moyens qui soient mis en termes de sécurité.
Et puis aussi voir à ce que, éventuellement, des produits jugés dangereux soient écartés beaucoup plus des populations. Bon, si au moins cette audition est utile à ça, c'est bien. Bon, là, je rappelle qu'on est en plus dans une usine qui est propriété d'un grand groupe qui réalise des profits et qui, sans doute, ne met pas assez de moyens dans la sécurité. Il faut que le Brizol paye au minimum, s'excuse aussi ? Les excuses, oui, ça c'est, mais paye surtout. Enfin, je veux dire, on ne peut pas accepter qu'il y ait des grands groupes, un groupe étranger, américain, qui fait des profits et qui ne partage pas ses richesses, déjà, du point de vue de ses salariés.
Et puis, ils ne mettent pas les moyens, aussi, d'un point de vue écologique, à protéger s'il y a des incidents. Et puis, voir après à ce que les produits utilisés, peut-être, ne le soient plus. C'est tout ça qu'il faut voir. Si cette audition est utile à ça, tant mieux. C'est un grand débat qu'il faut avoir, un grand débat national.
Renaud Dely. Alexis Corbière, ce week-end, et durant trois jours, il y a eu de fortes perturbations à la SNCF. Des cheminots ont cessé de travailler. Ils ont invoqué le droit de retrait suite à un accident qui s'est produit la semaine dernière en Champagne-Ardenne. La direction de la SNCF évoque, elle, une grève sauvage, un détournement du droit de retrait. Et ce matin même, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, elle évoque chez nos confrères de France Inter, elle déclare que la direction générale du travail que j'ai interrogé, dit-elle, et je cite Muriel Pénicaud, estime que le droit de retrait n'était pas légitime dans ce cas précis.
Est-ce qu'il y a eu un détournement du droit de retrait et un abus du droit de grève ?
Non, il y a un détournement de la parole ministérielle pour essayer, une fois de plus, d'opposer des gens, des salariés, qui se mobilisent uniquement pour la sécurité des voyageurs. Je rappelle d'abord qu'il y a eu un accident sur une voie, vous en avez sans doute parlé, où le conducteur était seul et il a fallu, alors qu'il y avait des passagers qui ont été blessés, il y avait des dames enceintes qui ont été renversées, et lui-même a été blessé. Et donc, il se retrouve seul parce que ça fait partie de ce dispositif EAS, équipement avec agents seuls, qui est mis en place par la SNCF pour faire des économies. C'est la même discussion que tout à l'heure.
Il y a quand même plusieurs milliers de salariés de la SNCF qui ont été supprimés ces dernières années. Et ça amène à ce que des gens conduisent des lignes tout seuls. C'est extrêmement dangereux. L'inspection du travail a d'ailleurs considéré que ce dispositif devait arrêter.
Dans la région Alsace, l'inspection du travail évoque la nécessité de remettre un deuxième agent de la SNCF.
Déjà, il y a un débat d'ordre juridique, j'ai envie de dire, où l'inspection du travail s'est exprimée en disant que le droit de retrait est légitime. Contrairement, j'ai envie de dire, pan sur le bec, à M. le Premier ministre qui s'est exprimé. Ce n'est pas à lui de décider si le droit de retrait s'applique ou pas. C'est en l'occurrence l'inspection du travail.
L'inspection du travail de la région Alsace n'évoquait pas le droit de retrait. Elle évoquait les dangers en termes de sécurité du fait qu'il n'y ait qu'un seul conducteur à bord. Elle ne s'est pas prononcée sur le caractère juridique du droit de retrait évoqué par les cheminots ce week-end.
J'entends bien, mais c'est quand même une déclaration qui rend légitime dans ces conditions où l'inspection du travail dit elle-même que ce dispositif est dangereux de mettre une personne toute seule à la conduite d'un train ou si à le moindre incident va se retrouver seule en difficulté. Ça donne une certaine profondeur au fait que des salariés, non pas pour leurs intérêts personnels, mais pour tout le monde, pour la qualité du service public, se mobilisent. C'est pas bien, moi j'en reviens à ce que dit Mme Pénicaud, Mme Borne, M. Édouard Philippe, c'est pas bien quand des gens disent on veut défendre le service public, on met les usagers en danger.
Quand ils se mobilisent, c'est-à-dire qu'ils perdent aussi souvent dans leurs conditions de travail, ils se mettent en difficulté, c'est pas bien de les montrer du doigt. Et il faut applaudir ces cheminots, ces agents SNCF qui sont des gens courageux, qui sont pas rémunérés souvent à hauteur de la manière dont on les présente. Et aujourd'hui, il faut considérer que leur mobilisation serait une forme d'égoïsme est assez, pardon, de l'expression dégueulasse de la part de ceux qui les sous-entendent.
Hier, à votre place, Gabriel Attal, secrétaire d'État en charge de l'éducation nationale et de la jeunesse, et même aller plus loin, il a carrément réclamé des sanctions pour les grévistes. On va écouter jusqu'à dire, Gabriel Attal, votre réaction juste après.
Il faut qu'il y ait des retenues sur salaire, dans le cas où c'est évidemment considéré comme une grève déguisée. Il y a l'enjeu du droit de retrait qui ne doit pas être détourné pour engager une action spectaculaire le jour des vacances, et encore une fois, que ce soit toujours les mêmes qui trinquent.
Une action spectaculaire le jour des vacances. Gabriel Attal qui sous-entend quelque part que les syndicats sont en train de se préparer avant la grande journée d'action le 5 décembre contre le retrait.
Lui, il fait la surenchère. Lui, c'est un jeune homme, c'est un des plus jeunes ministres qui n'a jamais travaillé de sa vie, d'accord ? Il est issu d'un milieu éseux pour lui, il fait de belles études, il est ministre, donc il ne sait pas ce que c'est que d'être un salarié, un syndicaliste. Non mais, il ne faut pas mépriser les gens. C'est ça qui m'agace, c'est pour ça que je me permets de le singulariser, parce qu'il s'est déjà fait remarquer, M. Attal, en parlant de gréviculture il y a un an, c'est un vocabulaire qui avait été forgé par l'extrême droite quand les gens se mettent en grève. Donc il est un peu de respect.
Son âge lui interdit de mettre un avis ?
Non, son absence, son âge... Son extraction, son origine sociale ? Non, ce que je suis en train de... Oui, oui. Quand on est issu d'un milieu favorisé, qu'on n'a jamais été salarié comme agent SNCF, d'accord ? On est un peu modeste quand des gens qui gagnent 1100 euros par mois se mobilisent. C'est ça que je veux dire. Il ne faut pas avoir de mépris de classe. Et je considère que M. Attal souvent fait preuve d'une forme de mépris de classe
quand des salariés se mettent en grève. Mais dans le cas présent, quand il évoque la question des retenues sur salaire, c'est une question qui se pose juridiquement si jamais le droit de retrait n'était pas juridiquement validé demain.
Non mais, Renaud Dely, on vient de le dire, qu'est-ce que c'est que d'un seul coup, ce gouvernement, quand des gens disent attention, on est en danger, on conduit des trains, on est tout seul, c'est des gens qui se mobilisent, les cheminots, pour la sécurité des usagers. Pourquoi il faut que Mme Pénicaud, Mme Borne, M. Attal fassent preuve d'une forme d'agressivité verbale pour dire retenez les salaires, sanctionnez-les ? C'est pour ça que je me permets de cibler M. Attal, soyez modeste, y compris les autres. Et pourquoi, à votre avis, le gouvernement joue les preuves de force aujourd'hui ? Oui, c'est un peu comme du Sarkozy, il ne faut plus qu'il y ait de mobilisation, il faut faire peur.
On est en gouvernement qui, face à des mobilisations sociales, que ce soit les gilets jaunes d'autres secteurs, veut faire peur, soit en utilisant inutilement les forces de l'ordre, soit en disant à ceux qui se mobilisent, on va vous sanctionner. Et vous avez des gens même qui disent, non, non, c'est du détournement de droits de retrait, il faut qu'on les tape au portefeuille. Pourquoi je me permets de dire, oh, oh, oh, M. Attal, vous, vous savez, quand vous n'avez jamais vécu de votre vie un retrait d'une journée ou deux ou une semaine de salaire, ça fait mal, n'ayez pas cette arrogance, une fois de plus, sociale, qui consiste à dire, ne vous mobilisez pas.
Les défenseurs du service public, ce sont les cheminots, les agresseurs du service public, c'est les ministres dont on vient de parler.
On continue de parler du contexte social tendu en France, et également à l'étranger, on va parler de la situation au Chili dans quelques minutes, avec vous, Alexis Corbière, député France Insoumise de Seine-Saint-Denis. D'abord, l'info à 8h40, Mélanie Delaunay.
Les opérations de dépollution commencent aujourd'hui à l'usine Lubrizol de Rouen, les premiers fûts de produits chimiques évacués, et dans le même temps, le patron du groupe face aux députés, puis aux sénateurs. Le but, c'est de détecter d'éventuels dysfonctionnements dans les services de l'État, explique sur France Info le président de la commission d'enquête sénatoriale. Cela va être compliqué de faire une prise de sang. D'ici vendredi, de nombreux laboratoires sont fermés pour trois jours. Les biologistes, appelés à la grève, contre un plan d'économie de l'assurance maladie. Le président turc Recep Tayyip Erdogan est à Moscou.
Il rencontre Vladimir Poutine pour parler de l'offensive en Syrie, alors que la trêve doit prendre fin ce soir à 21h. L'arbitre du match France-Gal s'excuse pour avoir mimé le coup de coude de Sébastien Vamaïna après la rencontre avec des supporters gallois. Le rugbyman, lui, n'a fait aucun commentaire à son retour en France cette nuit. France Info Et tout est plus clair.
Alexis Corbière, député France Insoumise de Seine-Saint-Denis et l'invité de France Info. Ce matin, on a commencé à évoquer la situation sociale tendue au Chili. Le pays est en guerre, a même déclaré le chef de l'État, Piñera. La situation au Chili, elle est partie, encore une fois, d'un contexte social avec une hausse prévue du ticket de métro. Est-ce que ce... De 30 pesos. De 30 pesos.
De 800 pesos à 830 pesos. Mais c'est un élément de déclenchement, comme le disent là-bas les manifestants. Le problème, ce n'est pas les 30 pesos, c'est les 30 dernières années. C'est-à-dire toute cette transition après la dictature qui a été marquée par une politique extrêmement libérale et qui amène aujourd'hui à ce que sur nombre de secteurs, que ce soit la santé, l'éducation et les retraites, je vais en dire deux mots, les gens n'en peuvent plus.
Il faut rappeler que vous présidez le groupe d'amitié France-Chili-Assemblée Nationale et que vous manifestiez hier soir devant l'ambassade du Chili à Paris. Qu'est-ce que peut faire la France, à vos yeux, justement, pour intervenir dans cette situation ?
Oui, alors c'est effectivement un pays que je connais bien. Je suis allé souvent, pour ceux qui connaissent ma vie, mon épouse est née au Chili, a fui ce pays à peu près d'État. Qui est elle-même engagée à l'autre côté de la France Insoumise. La famille est là-bas à Santiago où elle n'est pas raison, donc on les a au téléphone assez régulièrement. Alors, que pouvons-nous faire ? Moi, il ne s'agit pas de s'immiscer dans la vie politique chilienne, mais par exemple, entre le 2 et 13 décembre prochain, il doit y avoir la COP25 organisée au Chili suite au retrait, si je puis dire, du président du Brésil qui ne voulait plus l'organiser.
Moi, je pense qu'au minimum, et c'est le sens de l'adresse que je vais faire cet après-midi en direction de Jean-Yves Le Drian, au moins par écrit au nom de mon groupe, c'est que la France devrait suspendre sa participation à cette COP25 tant qu'il y a un couvre-feu à 19h, que l'armée, l'armée, ce n'est même plus les carabiniers ou la police, est dans les rues.
Ça n'était pas arrivé depuis l'ère Pinochet. Oui, ça rappelle quand même des mauvais souvenirs.
11 morts jusqu'à présent. Et revenons, je veux terminer sur le fond du dossier, parce que tout est privatisé, l'eau est privatisée dans le point de vue écologique, le pays est un désastre, souvent présenté comme une réussite économique. Là-bas, 1% des plus riches captent 33% des revenus annuels. Comprenez ce que ça veut dire ? Un tiers des revenus annuels captés par 1% des gens. Et je termine là-dessus parce que je trouve ça piquant. C'est la question des retraites qui pose aussi problème. Les gens manifestent avec le mot en nomas AFP, c'est-à-dire pas plus de système de répartition sur le système des retraites. Le système par capitalisation. Pardon, par capitalisation, merci de me corriger.
Mis en place actuellement le président, pour ceux qui ne connaissent pas le Chili, qui s'appelle Sébastien Piñera. Ce système des retraites a été mis en place par José Piñera, son frère, qui était ministre du Travail et des Retraites sous Pinochet. Donc le Pinochetisme, au-delà des dictatures, a mis en place un système libéral, notamment avec ce système de retraite, qui aujourd'hui pose problème, mis en place, j'espère qu'on suit, par le frère du président actuel. Oui, il y a une forme d'oligarchie. Vous avez tout compris, c'est l'homme le plus riche du pays, M. Piñera. Bon, donc c'est contre ça, surtout, que les Chiliens manifestent. La santé, tout coûte cher.
Par exemple, il y a beaucoup, j'ai découvert encore hier soir, devant l'ambassade du Chili, nous étions, beaucoup de jeunes étudiants chiliens qui viennent aujourd'hui en France, non pas dans les suites, on a parlé de Raquel Garrido, de cette génération de Chiliens qu'on a accueillie, c'est la fierté de la France, mais des étudiants aujourd'hui, fils et filles de classe moyenne, qui quittent le Chili parce qu'ils se sont endettés à une hauteur incroyable, et ils sont obligés de quitter leur pays parce qu'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts bancaires qu'ils ont fait. Donc ce système est fou.
Là, le Chili, il faut tout remettre à plat, il y a une protestation dans un pays où la démocratie est mal en point. M. Piñera a été élu en 2017, sur un pays où il a 14 millions d'électeurs, il a fait 3,5 millions de voix. C'est pour dire, la base sociale extrêmement réduite qui a lieu, il faut effectivement mieux partager les richesses, des mesures écologiques, des mesures démocratiques.
Et la France doit boycotter l'organisation de la COP25, ou au moins demander à ce qu'elle soit ailleurs, ça suffirait à influer sur la situation au Chili ?
J'ai le Chili au cœur comme beaucoup de gens, je veux la démocratie, je veux que l'armée retourne dans les casernes, c'est pas l'armée de... Et je pense que la France, sans se mêler des affaires internes chiliennes, car c'est au peuple chilien de régler ses problèmes, doit dire, nous on ne va pas aller faire une COP25 entre le 2 et le 13 décembre, dans un pays où c'est l'armée qui maintient l'ordre, où il y a déjà eu 11 morts, et où il y a un état de siège, où on couvre-feu, pendant l'expression, à partir de 19 heures. C'est-à-dire qu'à partir de 19 heures, on ne peut plus circuler dans les rues des grandes villes au Chili.
Mais ça, ça suffirait si la France annonce qu'elle ne va pas à la COP25 pour que le président Piñera arrête sa répression ?
Renaud Délis, sans doute pas, mais c'est un élément de pression diplomatique. La pire des choses, ce serait de dire, on continue, on va se réunir dans un petit coin sur l'aéroport de Santiago où c'est prévu, et peu me chaud que dans les rues, ce soit l'armée qui maintient l'ordre. Moi, je cherche des arguments diplomatiques.
Mais vous dites que la communauté internationale, l'ONU, ne doivent pas intervenir d'une façon innose ?
Si, sans doute, mais vous savez qu'en plus, le pire, c'est que la responsable de la question des droits de l'homme actuellement à l'ONU, c'est Mme Michelle Bachelet, qui a été ancienne présidente du Chili, qui aujourd'hui, Mme Bachelet, fait entendre à ce qu'il y ait un dialogue qui se mette en place. Non, mais il faut que, bien sûr, la France s'exprime, qu'il y ait l'ONU qui demande, et différents organismes internationaux qui s'expriment en direction du gouvernement Piñera. Moi, je prends les choses par un premier bout, qu'il y ait au moins qu'on dise que la France, on se fasse entendre, mais il y a beaucoup d'autres arguments. Je souhaitais hier être reçu par M.
l'ambassadeur, bon, il y avait une manifestation, il n'a pas pu. Il faut se faire entendre. C'est un pays qui a été montré longtemps par un exemple. M. Piñera disait il y a peu de temps, le président chilien, que c'est un oasis de réussite économique. Deux jours plus tard, il dit, on est en guerre contre le peuple chilien, qui lui, réclame une fois de plus des salaires décents, de la retraite correcte, etc.
Puisque vous parlez du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, sa composition fait également débat, puisque dernièrement, il a été rejoint par le Venezuela, qui est un pays dont le régime est défendu, notamment par la France insoumise. En quoi est-ce que la situation est différente finalement au Chili ou au Venezuela, où également il y a eu une prise en main par l'armée après une révolte populaire également ?
Non, non, mais attendez, il y a eu des manifestations qui ont été répliquées. Moi, je n'ai jamais été favorable à la présence des manifestations. Il n'y a pas de prise en main au Venezuela par l'armée.
7000 exécutions sans jugement d'après l'ONU au Venezuela.
Non, mais il y a eu un affrontement extrêmement dur au Venezuela. Et moi, je souhaite qu'il y ait une solution démocratique, ou du moins que ça s'appelle, ça s'est d'ailleurs apaisé. Ce que je ne souhaitais pas au Venezuela, c'est qu'un président s'autoproclame, un personnage s'autoproclame nouveau président, que dans ce coup, les Etats-Unis le trouvent formidable. Juan Guaido, le président du Parlement. Qui est un personnage fantoche, en vérité.
Mais il y a eu aussi des dizaines, même des centaines de manifestants abattus par les forces de l'ordre du régime. 7000 exécutions sans jugement sont les chiffres de l'ONU.
Là, il y a 2151 personnes arrêtées au Chili. Non, mais au Venezuela, attendez.
Est-ce qu'il y a une différence à vos yeux entre les morts du Chili et les morts du Venezuela ?
Mais non, mais non, il n'y a pas de différence. Et j'ai toujours, contrairement à ce que vous voulez, et sous l'entendre, on a toujours dit, moi, je ne suis pas favorable à ce qu'on tire sur des manifestants. Maintenant, si vous voulez qu'on parle du Venezuela, ça ne m'étonne pas. Les manifestants aussi, les opposants à Maduro, étaient aussi armés et tirés sur les... Il y a une situation très dure. Et le Venezuela, je vais vous dire, tout le monde s'en fiche, sauf que c'est le plus grand gisement du pétrole. Les Etats-Unis ne veulent pas d'un gouvernement qui lui tient tête, parce qu'il a la main sur le... C'est le deuxième exportateur membre de l'OPEP.
Donc c'est pour ça que, moi, le Venezuela et Maduro n'est pas mon exemple total. Ils ont une monoactivité économique sur le pétrole, mais il n'empêche que sous Chavez, cette manne financière avait été utilisée pour remettre droit à l'éducation, à la santé, le peuple vénézuélien. C'est un pays extrêmement corrompu. Donc Maduro n'est pas mon modèle total, mais je m'amuse de voir parfois qu'on présente des personnages avec les Etats-Unis d'Amérique derrière qui veulent reprendre quoi ? Le contrôle du pétrole et le privatiser à nouveau.
C'est pourquoi, je comprends que vous vouliez polémique avec moi sur le Venezuela, mais franchement, Juan Guaido, ce personnage lié, son arco-trafiquant colombien à côté, n'est pas un modèle de démocratie. Mais revenons au Chili, si je puis dire... Enfin, on parle de ce que vous voulez, d'ailleurs. Alors revenons en France. Si vous êtes d'accord, revenons en France avec un dossier de chat. Oui, avec la retraite. Non, mais chacun aura compris...
Un dossier de chat qui vous intéresse, justement, et qui intéresse l'ensemble des Français, c'est la réforme des retraites. La réforme des retraites en cours, avancée par le gouvernement, cette retraite par points qui se veut un système plus universel et plus juste selon le gouvernement. Merci de préciser. Les syndicats, notamment de la RATP, de la SNCF, appellent à une grande journée de mobilisation à une grève illimitée et reconductible à partir du 5 décembre. Est-ce que vous souhaitez, vous, que ce mouvement soit illimité jusqu'au retrait du projet du gouvernement ?
Moi, je souhaite que le gouvernement abandonne cette contre-réforme des retraites qui est un mauvais coup porté contre les Français, qui va amener à ce que les pensions de retraite vont baisser, que les choses soient claires. Ce que demande le gouvernement, au-delà de tous les éléments de communication, c'est qu'on travaille plus longtemps, c'est-à-dire qu'il faut cotiser plus pour bénéficier d'une retraite complète. On sait très bien qu'en raison, aujourd'hui, des licenciements de la précarité pour avoir une carrière complète, c'est de plus en plus difficile. Donc, les gens vont partir à la retraite en n'ayant pas déjà la totalité de leur cotisation, ce qui va poser problème.
Pour vous, aujourd'hui, l'évolution démographique de notre pays comme de l'ensemble d'Europe, d'ailleurs, ne nécessite pas qu'on travaille plus longtemps ?
Non, non, non. Justement, l'évolution démographique, c'est-à-dire le fait qu'on vit plus longtemps est dû au fait que nous travaillons un peu moins tard qu'auparavant. Il y a toujours un lien. Il faut aussi regarder l'âge moyen en bonne santé. Donc, on peut répartir différemment les richesses, trouver d'autres, élargir l'assiette de cotisation, mais moi, peut-être que vous, dans votre métier, même moi qui ai un métier plutôt intellectuel, on peut toujours travailler à 64-65 ans, mais dans beaucoup de métiers, si vous faites travailler les gens jusqu'à 64-65 ans, vous les cassez, et après, vous avez des gens qui ne profitent pas de leur retraite. On va continuer de parler
de la retraite de la retraite.
Mais non, mais c'est une arnaque. Non, mais le gouvernement, c'est l'idée d'une hypocrisie totale. C'est-à-dire qu'il ne veut pas toucher à l'âge légal. Vous pouvez partir, si vous voulez, à 62,5, je ne sais plus combien. Mais vous n'aurez pas le top, là. Voilà. Et à qui ça va profiter, ça ? Par exemple, à des assurances privées qui vont venir vous dire vous n'avez pas votre retraite complète, mais si vous cotisez à des fonds privés, on en vient à l'exemple chilien, ça va compléter votre retraite. Et je termine sur la dernière chose. C'est la retraite par point où vous ne connaissez pas à l'heure où vous travaillez la valeur du point quand vous partez à la retraite.
Bref, vous allez vous faire faire les poches. Tous les modèles, d'ailleurs, qui ont été présentés, M. Deloua avait un peu pipoté là-dessus, montrent clairement que dans tout l'ensemble des carrières, vous allez voir baisser vos pensions. Franchement, le pays n'a pas besoin d'avoir des retraités pauvres ou d'avoir, d'un seul coup, les assurances privées qui mettent la main sur notre système de retraite. Voilà pourquoi cette réforme est mauvaise. Et s'il y a des grèves pour les faire reculer, tant mieux. Et moi, j'ai maintenant le combat à la place qui est la mienne, notamment à l'Assemblée nationale. Grève qui s'annonce très suivie. Je le souhaite, je le souhaite.
Encore des syndicats qui rejoignent
ce matin, cet appel. Grève prévue pour le 5 décembre. On continue d'en parler avec Alexis Corbière dans un instant, juste après l'info à 8h51. Mélanie Delonnet.
Ils ont rendez-vous devant les préfectures. Les agriculteurs manifestent aujourd'hui pour dire leur malaise. Deux semaines après avoir bloqué les routes avec leurs tracteurs. Aujourd'hui, on dit au président de la République « Ça suffit, on a besoin de vous entendre. » Le président des jeunes agriculteurs interpelle Emmanuel Macron sur France Info. Le droit de retrait n'était pas légitime. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, explique sur France Inter qu'elle a interrogé la Direction Générale du Travail sur le mouvement social à la SNCF. Encore quelques perturbations sur les lignes régionales ce matin. 1 TER sur 2 en Pays de la Loire et 3 sur 10 en Champagne-Ardenne.
Justin Trudeau reste Premier ministre. Au Canada, les libéraux arrivent en tête des élections fédérales. Mais sans majorité absolue au Parlement, les Canadiens ont voté pour un programme progressiste. Se félicite Justin Trudeau. La préfecture des Pyrénées-Orientales appelle les habitants à la prudence. L'Aude et l'Hérault sont aussi placés en vigilance orange. De gros cumuls de pluie sont attendus d'ici demain matin. France Info, et tout est plus clair.
Alexis Corbière, député France Insoumise de Seine-Saint-Denis, invité de France Info ce matin, ont parlé de la réforme des retraites. Cette grève qui se profile le 5 décembre. Avec encore ce matin, la CGTR ATP qui rejoint cet appel à la grève. Il faut, c'est souhaitable, un Noël rouge en quelque sorte. C'est-à-dire un mois de décembre qui sur le plan social soit marqué par des grandes grèves.
Poser la question comme ça. Il n'y a pas de plaisir à faire la grève. A la fois pour ceux qui la font, qui vont voir leur journée de salaire retenue. Et puis pour les gens qui vont la subir. Franchement. Donc vous savez, moi je comprends ceux qui m'écoutent. Ils doivent se dire mais Corbière c'est un exalté. Moi je ne souhaite pas que le pays soit mis en dessous-dessous. Par contre ce que je souhaite et j'espère avoir arrêté et je l'ai fait vite peut-être en parlant même un peu trop rapidement mais je pense que c'est une mauvaise réforme sur la question des retraites. C'est une contre-réforme. Ça va faire reculer la qualité de nos retraites.
Donc je souhaite que le gouvernement qui d'ailleurs... Pas pour tout le monde. Certains métiers peuvent s'en sortir.
Pour qui ? Par exemple pour les enseignants le gouvernement essaie de revaloriser les retraites. En revalorisant les salaires.
À ce stade vous ne pouvez pas dire alors à ce stade nul ne peut dire que pour les enseignants ça va être bien pour les fonctionnaires a priori c'est quand même une mauvaise chose
qui se met en place. Sur un point précis Alexis Corbière les salariés de la RATP comme ceux de la SNCF d'ailleurs ils se mobilisent pour défendre leur régime de retraite ce qu'on appelle des régimes spéciaux à vos yeux il faut maintenir il faut conserver ces régimes spéciaux aujourd'hui ils ne sont pas obsolètes. Alors je rappelle que les régimes spéciaux c'est 3%
du système des retraites qui permettent de partir plutôt en retraite. Oui mais parce qu'il y a des gens qui sont usés il y a des spécificités souvent il faut arrêter de vouloir tendre dresser des jalousies les uns contre les autres.
Mais est-ce qu'ils n'ont pas besoin d'être moins adaptés ? C'est-à-dire que vous parlez de la pénibilité est-ce qu'elle n'est plus la même aujourd'hui
qu'il y a 100 ans ? S'il vous plaît ne faites pas de novlangue adapté si ça veut dire qu'il faut baisser des systèmes de retraite des gens non. D'accord ? Moi aussi c'est pour adapter vers l'autre. Ça peut aussi reconnaître d'autres professions Oui voilà mais on peut reconnaître qu'il y a des métiers qui sont plus usants quand vous conduisez des trains quand vous avez des métiers où on porte des charges etc.
Donc les régimes spéciaux la spécificité de certains métiers peut amener à ce que des gens partent plutôt à la retraite moi je trouve ça plutôt bien j'ai pas envie d'être dans un avion où celui qui conduit l'avion est vieux j'ai pas envie d'être dans un train où le type il a des problèmes de vue où il est cassé et vous non plus après on peut concevoir qu'un prof d'université un médecin voire même un journaliste qui prend plaisir qui fait un métier intellectuel lui il est moins usé physiquement vous comprenez bon donc où est le problème de dire ah il y aurait des inégalités qui viendraient il y a des inégalités dans le pays mais elles ne viennent pas du fait que les cheminots ou les agents RATP ou je ne sais trop qui partent un peu plus tôt à la retraite bon sang là on voit bien on en vient au point départ de la discussion ce sont des stratégies de division des salariés français qui sont mis en place pour dresser des parties de la population les uns contre les autres les inégalités ne sont pas là les inégalités en France elles sont dans les inégalités de rémunération dans le fait qu'on produit des richesses qui sont trop données aux actionnaires à des records qu'on n'a jamais vus là il y a des inégalités mais ce discours cette langue de poison de division que fait le gouvernement sur ce sujet comme sur d'autres sujets on l'a vu dernièrement avec le voile il faut toujours diviser le peuple français dire qu'il y aurait les cheminots sont des profiteurs les musulmans sont responsables de je ne sais trop quoi il y a un amas il faut se rassembler pour la justice l'égalité et la démocratie
vous venez de l'évoquer Alexis Corbière la question du port du voile islamique qui a divisé ces derniers jours y compris au sein de la majorité Emmanuel Macron lui a appelé justement à ne pas faire d'amalgame entre les questions de communautarisme de radicalisation de terrorisme il a souhaité que le pays fasse bloc vous considérez que à vos yeux c'est un pompier pyroman Emmanuel Macron ? Oui
c'est une politique de gribou je ne sais pas si c'est très contrôlé ce que dit monsieur Blanquer qui se permet des déclarations comme ministre comme quoi le voile n'est pas souhaitable un ministre il ne doit pas parler comme ça ça vous choque de dire le port du voile n'est pas souhaitable dans la société française ?
je vais vous dire là dessus il faut être précis quand on est ministre quand on parle de religion on peut avoir des convictions mais on n'a pas à dire est-ce que monsieur Blanquer a dit le port de la kippa n'est pas souhaitable est-ce que monsieur Blanquer a dit le port de la croix n'est pas souhaitable pour quelle raison d'un seul coup dire qu'il y aurait une religion il a peut-être peut-être qu'il le pense intimement que lui ne souhaite pas que les femmes portent un voile je peux l'entendre mais quand on est ministre on n'a pas d'un seul coup à dire il y a un problème sur une religion on peut comprendre quand même moi je ne suis pas musulman la laïcité en France s'exprime dans une grande loi du 9 décembre 1905 qui dit dans les deux premiers articles qui sont le noyau de sens de la loi pas de financement public des religions et j'y reste attaché et on pourrait d'ailleurs aujourd'hui considérer que c'est mis à mal parce qu'il y a beaucoup d'argent public qui part vers des établissements privés par exemple l'abaissement de l'âge de la scolarité obligatoire à 3 ans a amené à ce que c'est un effet d'aubaine pour des établissements privés confessionnels qui ont touché de l'argent en plus dernièrement vous voyez il y a des subtilités et deuxièmement pas de religion dans la politique c'est ça que nous dit la séparation entre l'église et l'état ça ne dit pas que dans la rue on n'a pas le droit de porter des signes religieux moi à titre personnel mes convictions spirituelles l'auditeur les devine je ne suis pas pour des signes religieux
mais je ne vais pas arracher vous aussi à titre personnel vous considéreriez à titre personnel que ce n'est pas souhaitable dans la société française
mais comme responsable politique ce que je veux dire c'est que je suis laïque et je n'ai pas une parole publique anticléricale même si je suis pour qu'il y ait des publications anticléricales qui existent et je défends de Charlie Hebdo ce que vous voulez mais la laïcité n'est pas la même chose que l'anticléricalisme alors peut-être que dans le combat au 19ème siècle en France la laïcité a eu comme défenseur et je le comprends c'est un peu ma famille politique les anticléricaux mais aujourd'hui en 2019 défendre la laïcité dire évidemment que je ne souhaite pas que quelqu'un vienne donner argument à l'Assemblée nationale au nom d'une vérité révélée tout le monde la défend aujourd'hui à la France insoumise
ou le sujet divise aussi la France insoumise la laïcité je pense que tout le monde défend la loi du 9 décembre 1905 et le sujet aujourd'hui de la laïcité et de la place de l'islam dans la société française est-ce que ça divise aussi les rangs de la France insoumise
mais Renaud Delipand qu'est-ce que vous voulez vous dire on n'a plus le temps la place de l'islam dans la société française
que ça veut dire cette question on a entendu des prises de positions différentes au sein de la France insoumise ces derniers mois à quel sujet sur cette question et notamment sur la question de l'islam on se souvient d'une polémique au moment de l'université de la France insoumise cet été mais non mais ça n'a rien à voir vous évoquez Henri Penharwis
qui est un philosophe
qui est venu dire
il n'y a pas de division il n'y a pas de débat interne à la France insoumise il y en a sans doute mais je veux dire sur l'essentiel non mais il faut toujours qu'il y en ait et on n'aura pas le temps de tenir ce débat ici
dans les quelques secondes
pas de signe religieux quand on est fonctionnaire pas de signe religieux quand on est responsable politique donc la loi de 1905 mais dans la rue et en l'occurrence même si les parents sont sollicités par l'école pour accompagner une sortie scolaire je ne vois pas comment on va dire à un papa qui est avec une kippa monsieur ne venait pas à une maman qui avait comme foulard madame ne venait pas ou alors en motion des fonctionnaires et des agents municipaux merci à vous non mais je termine là-dessus pas de division rassemblons-nous sur des questions de justice d'égalité d'écologie c'est là l'urgence
merci de m'avoir invité merci à vous et je rappelle que donc vous appelez la France à boycotter ou en tout cas demander à suspendre pour l'instant la participation à l'espérance local au Chili dans les prochaines semaines merci à vous
Alexis Corbière bonne journée et l'info politique n'oubliez pas c'est aussi un podcast original sur France Info Paris un nouvel épisode tous les vendredis un podcast à écouter sur franceinfo.fr disponible aussi sur l'application Radio France
Alexis Corbière