Antiracisme, municipales, logement : Sophia Chikirou face à Alain Duhamel sur BFMTV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi souhaitiez-vous débattre avec Sopia Chikirou et qu'est-ce qu'elle représente pour vous ?
- 4:00RelanceÉludée
Est-ce que vous êtes d'accord avec Gérald Darmanin qui évoque une complaisance de la France insoumise pour la violence politique ?
- 8:00FerméeRéponse partielle
Le collectif Némésis affirme qu'un collaborateur d'un député insoumis était parmi les agresseurs. Était-ce le cas ?
- 12:00OuverteRéponse partielle
Emmanuel Macron classe LFI parmi les partis d'extrême gauche. Vous êtes d'accord avec cette classification ?
- 18:00RelanceRéponse directe
Est-ce que pour vous, il y a une complaisance de la France insoumise pour la violence politique ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Quels sont vos priorités pour Paris si vous êtes élue maire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Sophia ChikirouFait
« Gérald Armanain ferait mieux de surveiller ses propos et de faire très attention avant de jeter des anathèmes de ce type-là. C'est irresponsable de sa part. »
- 9:00Sophia ChikirouFait
« Il n'y a absolument et strictement aucun lien entre la France insoumise et la mort de ce jeune homme. »
- 15:00Sophia ChikirouFait
« Aucun insoumis n'a jamais été condamné pour avoir tenu des propos antisémites. »
- 36:00Sophia ChikirouFait
« La gauche n'aura pas un seul candidat et que je pense qu'elle en aura plutôt quatre ou cinq. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et comme chaque dimanche soir, Alain Doamel va donc débattre face à une personnalité personnalité qui est ce soir, Sopia Chikirou. Bonsoir. Bonsoir.
Soyez la bienvenue. Député insoumise de Paris, candidate à la mairie de Paris. Bonsoir Alain.
Bonsoir. Soyez le bienvenu vous aussi sur ce plateau que vous connaissez très bien. On va parler de la bataille pour la mairie de Paris.
On va parler des polémiques qui visent la France insoumise ce soir après la mort d'un jeune militant identitaire à Lyon. Étudiant qui a été passé à tabac. Mais avant cela, Alain, quelques mots d'introduction puisqu'on le fait désormais chaque chaque dimanche soir.
Pourquoi souhaitiez-vous débattre avec Sopia Chikirou et qu'est-ce qu'elle représente pour vous ? D'abord, c'est quelqu'un avec qui j'ai débattu assez souvent ABFM sur ce plateau et je pense que chacun défendait ses propres idées mais que on écoutait l'autre. Donc c'était plutôt c'était pugnace et contrôlé.
C'est vrai. Et puis bon, il y a la situation politique. Je veux dire, on avait madame Knafo la semaine dernière, ben on a madame Chikerou cette fois-ci.
Elles sont aux antipodes l'une de l'autre. Elles elles sont candidates à la même fonction. Elles ne sont favorites ni l'une ni l'autre, mais elles ont l'une et l'autre la possibilité de jouer un rôle important, y compris au second tour selon leur comportement. et et ce qu'elles décideront.
Donc euh il y a une symétrie, ce serait exagéré, mais il y a dans la position qu'elles occupent chacun dans son camp, chacun à l'extrémité de son camp, euh bah il y a un rapprochement intéressant à faire. Vous êtes l'antiara. Euh je me positionne pas du tout de cette façon-là dans cette élection.
J'ai bien au contraire décidé quand on a lancé ma candidature au mois de novembre dernier, on s'est positionné davantage sur une rupture avec les politiques qui sont menées à Paris par la majorité sortante et par le gouvernement auquel appartient Rachid Adati. Bien sûr, je suis aussi la représentante de mouvance politique qui combat l'extrême droite et qui combat toutes les idées que répand madame Knafo et son parti qui est celui d'Éric Zemour. Donc euh je suis peut-être aux antipodes de cette femme, ça c'est sûr sur le plan politique.
Ça m'a l'air, c'est vrai, mais euh c'est pas le positionnement que j'ai choisi d'avoir dans cette campagne municipale. Je suis beaucoup plus euh préoccupée des besoins des Parisiens et des besoins concrets des Parisiens parce que on est arrivé à un stade de la vie parisienne où beaucoup de Parisiens parisiens nous disent on nen peut plus. Vous savez pour préparer cette émission, j'ai pris beaucoup d'informations sur la sociologie de Paris.
C'est c'est quoi un parisien ? On croit souvent que ce sont des bourgeois les Parisiens ou des riches ou des gens qui vivent au-dessus de la majorité. Ça dépend des arrondissements.
Ça dépend pas seulement des arrondissements parce qu'il y a aussi des quartiers populaires dans le 16e arrondissement, dans le 8e et cetera. Mais vous savez que 50 % de la population parisienne des ménages parisiens des ménages vit avec moins de 2500 € par mois. Donc des classes populaires.
Je vous propose qu'on parle de Paris dans quelques instants. J'ai deux questions à vous poser sur la situation euh politique et même un peu au-delà de politique puisque votre parti la France insoumise sous le feu des critiques aujourd'hui après la mort d'un militant identitaire à Lyon, militant qui s'appelait Quentin qui avait 23 ans, militant dans un groupe donc proche de l'extrême droite passé à tabac en pleine rue en marge d'une manifestation que tenait votre député européenne insoumise Rima Hassan. On sait qu'il y avait eu dans les heures précédentes à mort des affrontements entre des groupes d'extrême droite et des groupes d'extrême gauche.
Le ministre de la justice, Gérald Arrmanin, dit qu'il y a une complaisance desfis pour la violence politique et que c'est l'ultra gauche qui a tué ce jeune homme. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Je pense que Gérald Armanain ferait mieux de surveiller ses propos et de faire très attention avant de jeter des anathèmes de ce type-là.
C'est irresponsable de sa part. D'abord, je ne peux pas commencer cet entretien sans dire à quel point nous sommes outrés de la façon violente par laquelle a été tué ce jeune homme parce que c'est un malheur et un très grand malheur pour sa famille, pour lui, pour ses amis et que personne ne mérite d'être tué de cette façon-là. absolument personne queles que soient ces idées politiques.
Première chose. Secondement, je trouve scandaleux la narrative que vous avez vous-même dit à l'instant qui consiste à faire un lien avec la France insoumise et la mort de ce jeune homme. Il n'y a absolument et strictement aucun lien entre la France insoumise et la mort de ce jeune homme.
Alors, je vous pos la question très précisément puisque vos propos sont très claires. Je vous pose la question très précisément. le collectif d'extrême droite Némésis.
Voilà, le problème c'est bien ça. Alors, attendez, je vais poser ma question et je vais vous proposer d'y répondre. Le collectif d'extrême droite Némésis euh avec lequel se trouvait ce jeune homme ce soir-là, on va le dire comme ça, affirme que la victime assurait son service d'ordre, le service d'ordre de ce de ce collectif.
Il affirme aussi qu'il y avait parmi les agresseurs ce soir-là un assistant, un collaborateur d'un député insoumis. Était-ce le cas ou n'était pas le cas ? Écoutez, moi, je suis pas enquêtriste dans cette affaire et peut-être qu'il y a des enquêteurs qui sont en train de travailler sérieusement en ce en ce moment.
Mais d'accord. Ce que je sais, c'est que Nemmésis, c'est un groupuscule d'extrême droite qui provoque régulièrement dans des manifestations, qui provoque des dans des réunions publiques et qui vient provoquer de cette façonlà. Est-ce qu'il était membre au nom de son service d'ordre ?
J'ai cru voir un communiqué de l'avocat qui dit que non, ce n'était pas le cas. En tout cas, une chose est certaine, c'est que Rima Hassan tenait une conférence à l'invitation de Science Po Lyon dans le 7e arrondissement de Lyon. Elle n'a eu aucun incident et le service d'ordre de la France insoumise n'a eu à faire remonter aucun incident autour de la conférence de Rim Hassan.
Aucun. D'accord. 2 km plus loin dans le 5e arrondissement aurait eu lieu donc d'après les images que tout le monde a vu sur les réseaux sociaux a eu lieu a eu lieu bien sûr dans je sais pas si c'est bien à ce moment-là que le jeune homme a été blessé et puis tué puisque il n'a pas été identifié sur les vidéos vous êtes d'accord avec ça à ce stade de l'enquête de ce que j'ai vu publiquement donc moi je vais essayer de ne pas raconter n'importe quoi parce que je trouve que Darmanin qui raconte n'importe quoi ou d'autres personnes qui racontent n'importe quoi et qui font des liens un peu pour être très clair à l'heure où on se parle, d'après les éléments que vous avez, il n'y a aucun lien entre la France insoumise et la jeune homme.
Aucun lien, absolument aucun. C'est très clair. Et une conférence de presse du procureur aura lieu demain qui donnera sans doute de nouveaux éléments ou peut-être de nouveaux éléments sur cette morale.
Domelle, Y a-t-il pour vous, pour reprendre les propos de Gérald Armanain, une complaisance de la France insoumise pour la violence politique ? Alors, d'abord euh euh il faut distinguer entre la violence politique euh dans l'expression orale, bon, elle existe et la violence politique physique et en l'occurrence Sopia Chikirou dit que ça n'est pas du tout le cas. Et pour ce qu'on en sait jusqu'à présent, euh effectivement, ça n'est pas du tout le cas. pour ce qu'on en sait.
Je je dis bon euh ce qui est vrai et c'est ce qui est compliqué, c'est que plus il y a un climat de violence dans le débat et en ce moment il faut reconnaître qu'il y a un climat de violence dans le débat, bon j'ai connu pire à un certain moment mais voilà, on sent ça et peut-être que ça va cristalliser et et se durcir encore quand on s'approchera de l'élection présidentielle, mais plus dans dans les mots, dans les verbes, dans les apostrophes, dans la façon de s'exprimer Mais il y a de la violence politique, quelle que soit son origine, que ça vienne des assoumis, que ça vienne de l'extrême droite ou ou que ça vienne de gens réputés beaucoup plus modérés comme d'ailleurs Gérald Darman lui-même. Plus il y a de la violence dans les mots et plus il y a le risque de faciliter, je ne dis même pas d'espérer, mais de faciliter la violence physique. La violence des mots des responsables, ça se traduit souvent par la violence physique des irresponsables et c'est dangereux d'où que ça vienne et au détriment de qui que ce soit.
Emmanuel Macron cible également la France insoumise aujourd'hui. Vous avez sans doute entendu la France insoumise à Bondau. J'ai remarqué.
Attendez, on [rires] va écouter les propos. Je précise que les propos qu'on va entendre d'Emmanuel Macron ont été enregistrés vendredi. Donc il y a pas de de référence à la mort de de ce jeune homme.
Propos interview donné à à Radio J euh et Madame Macron qui classe LFI parmi les partis d'extrême gauche. On l'écoute et vous en débatterez si vous voulez bien juste après. Je fais pas les classements de sensibilité.
C'est au ministère de l'intérieur de le faire pour les élections, mais je crois qu'il y a pas tellement de mystère pour dire qu'ils sont à l'extrême gauche. Quand des Françaises et des Français Élisé mettent à l'assemblée des parlementaires mettent des gens dans les institutions de la République et donc on peut pas par un discours les en exclure mais je constate que dans les positions qu'ils prennent en particulier sur l'antisémitisme ils contreviennent à des principes fondamentaux de la République. Sopia Chiquirou, je constate qu'en particulier sur l'antisémitisme, il contreent à des principes fondamentaux de la République.
Donc vous êtes d'extrême gauche. Mais s'il a constaté que des insoumis, des responsables insoumis, des élus insoumis ont tenu des propos antisémites, monsieur le président de la République peut tout à fait signaler ça à un procureur et peut nous poursuivre en justice. En attendant, aucun insoumis n'a jamais été condamné pour avoir tenu des propos antisémites.
Donc nous ne sommes clairement pas antisémites puisque c'est le contraire de notre ADN antiraciste premièrement. Deuxièmement, je trouve gonflé de la part du président de la République qui, vous le savez très bien, monsieur Adjamel, jouit d'une irresponsabilité politique totale et judiciaire et pénale. Du coup, cet homme peut aller sur n'importe quelle radio tenir des propos diffamatoires, calomniés, sans prendre le risque de se retrouver à rendre compte de ces proposlà.
Mais c'est un scandale absolu qu'il se mêle de cette façon. En réalité, il se comporte pas comme un chef d'état, il se comporte comme un petit chef de camp en perdition. Voilà ce que j'ai à dire concernant Emmanuel Macron qui est bien en deain de sa fonction dans cette interview.
Alain Damel. Écoutez, quand Emmanuel Macron stigmatise de cette façon les insoumis, ce sont des propos politiques partisans assumés comme étant partisan d'ailleurs. C'est c'est ce qui fait ce qu'il a raison, ce qu'il a tort, on peut en discuter.
Euh sur l'antisémitisme, on peut en discuter et cetera, mais euh il prend des positions d'ordre partisan, il en a le droit. il en a le droit jusqu'à l'année prochaine, jusqu'à la fin de son mandat. Ensuite, ça sera différent.
Euh, il utilise ça. Il est en ce moment, il a il a raison de mon point de vue, euh très concentré sur la lutte contre l'antisémitisme et donc c'est dans cette filière là qu' a voulu s'exprimer. Est-ce qu'il a choisi en l'occurrence le meilleur des arguments ?
Franchement, ça n'est pas la façon dont je le ressens. Elle est fille d'extrême gauche pour vous ou pas ? Ah alors ça dépend ce qu'on entend par sourire Sopia Chikou ça.
Non mais ça dépend ce qu'on entend. Il est cultivé monsieur Duemel. Attention ça dépend ce qu'on entend par d'extrême gauche.
Bah comme lu touv. Non mais attendez attendez attendez attendez. S'il s'agit de dire est-ce que les insoumis bon tout le monde sait très bien que je partage pas leurs idées hein pour que ça soit clair.
Non plus je pense mes idées restent à la porte de cette rédaction. Est-ce que euh si s'il s'agit de dire est-ce que les insoumis mènent leur action dans le cadre institutionnel de la République, quand quelqu'un est censé être d'extrême gauche ou d'extrême droite, c'est qu'il a une attitude ambigue de ce point de vue. Les insoumis ne contraent ne ne contrarient pas les lois de la République dans ce sens-là.
Est-ce qu'il s'agit de dire qu'ils sont à l'extrémité de la gauche parlementaire ? Bah oui, ils sont à l'extrémité de la gauche parlementaire et et de ce point de vue, ils ne s'en cachent pas non plus. Je veux dire que il reste dans le cadre des institutions clairement.
Donc on peut pas dire qu'ils sortent de l'arc constitutionnel, mais en revanche ils tiennent des propos très virulents comme d'ailleurs d'autres traînent des utilisent des propos également virulents en sens contraire. Vous savez Léon Bloom parlait de la dictature du prolétariat et espérait la dictature du prolétariat. quand il était jeune he quand il était jeune.
Moi aussi encore très jeune et la France insoumise est jeune. On vient juste de fêter nos 10 ans. Oui.
Enfin c'était [rires] c'était pas quand il était présent pas classé à l'extrême gauche, il était à ses fillot l'ancêtre du Parti socialiste. Mais ce que je veux dire c'est que vous savez c'est pas infamant ni insultant d'être d'extrême gauche. Il y a une extrême gauche dans notre pays elle est tout à fait louable et elle est pas condamnable pour autant.
Je veux dire vous avez cité lutte ouvrière, il y en a d'autres. C'est l'extrême gauche. Nous on dit simplement qu'on n'est pas d'extrême gauche parce que c'est pas la réalité tout simplement.
Quand on a créé la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon qui réfléchit pas mal, en général, il est plutôt reconnu pour être quelqu'un qui réfléchit, a tenu à dire une chose très claire, c'est nous sommes partisans de la révolution citoyenne, c'est-à-dire de la révolution par les urnes. Il l'a fait pour une bonne raison, monsieur Mélenchon, c'est que c'est la distinction que l'on marque avec l'extrême gauche historiquement. Historiquement, l'extrême gauche dit par tous les moyens, l'égau et autres.
D'accord ? Nous on dit non, on prend le pouvoir par la révolution des urnes. C'est pour ça qu'on participe à toutes les élections et notamment aux élections municipales où cette année pour la première fois on met le paquet pour parler un peu familièement dans cette élection là.
Et c'est une stratégie que nous avons choisie, c'est-à-dire la nonviolence qui est fondamentale dans la stratégie de conquête du pouvoir de la France insoumise et la révolution par les urnes, la révolution citoyenne, c'est-à-dire gagner les élections. On n'est pas loin de les gagner et peut-être que ça en inquiète quelquesuns. Ça ça on va voir.
Les élections municipales en général ne sont pas celles qui sont les plus favorables à la France assoumise en tout cas jusqu'à présent. On va bien voir cette fois-ci. Sur le reste, c'est vrai que les insoumis ne sortent pas du cadre institutionnel.
C'est vrai qu'il propose un changement de constitution, mais ça c'est leur droit et sont il y a il y a pas du tout que l'extrême gauche ou l'extrême droite pour vouloir changer les institutions. Tout le monde a voulu changer les institutions. Les gaulistes même sous la 5e République ont voulu 10 fois changer les institutions.
Donc vouloir changer les institutions, si ça se fait par le vote, personne ne peut trouver ça répréhensible. On peut trouver ça déplacer, on peut trouver que c'est une mauvaise idée, on peut trouver que c'est une mauvaise solution qui est proposée, mais on a parfaitement le droit de proposer ça. Et et euh en l'occurrence euh vouloir modifier les institutions, ça fait absolument partie du fonctionnement normal de la démocratie.
Mais d'ailleurs, il y a il y a une modification à laquelle il faut penser désormais compte tenue de la façon dont se comporte monsieur Nunz, le ministre de l'intérieur et monsieur Macron. ou deux décide d'une classification politique de la France insoumise à 2 mois des élections municipales contrevenant aux décisions du Conseil d'État qui date de moins de 3 ans. Je crois qu'il est temps de poser la question dans notre pays de confier l'organisation des élections à un organisme indépendant et à une autorité indépendante.
C'estàdire bah et c'est une anomalie figurez-vous démocratique que ce soit le ministère de l'intérieur qui organise les élections et et classe les opposants politiques. J'ai regardé, vous avez des pays comme le Canada, l'Inde, l'Espagne, l'Italie, la Grande-Bretagne, vous avez tous les pays civilisés et démocratiques où c'est une organisation indépendante, une autorité indépendante qui s'occupe d'organiser les élections et de classer les mouvements politiques en fonction des élections et pas le ministre de l'intérieur. Je rappelle aussi que le passé de monsieur Nunz fait qu'il a été le responsable des renseignements politiques dans notre pays.
Il a ensuite été préfet de police, secrétaire d'état à l'intérieur puis de nouveau ministre de l'intérieur. Vous appelez les renseignements politiques ? Et benah, il s'est occupé avant 2018.
Il était au renseignement politique à Paris. Oui, il s'occupait c'était son Oui, oui, oui. Tout à fait.
Était préfet de police ou avant avant il était au renseignement politique. Oui. Qu'est-ce que c'est les renseignements politiqu ?
Ce sont les renseignements, monsieur. Les renseignements. Il était en charge de cela, monsieur Nunz.
Il a il a occupé différentes voilà c'est ça. Il il a occupé différentes fonctions de ce type-là. Et donc je pense que aujourd'hui la question est de savoir est-ce qu'il est vraiment impartial ?
Est-ce qu'il est vraiment en capacité aujourd'hui ? Alors que c'est son argumentation pour classer la France insoumise à l'extrême gauche est une argumentation très très légère. En gros, c'est la France insoumise refuse les invitations à dîner de monsieur le cornu.
Je caricature un petit peu mais c'est marrant. La France insoumise refuse les compromissions. La France somise ne se présente plus avec le PS dans les élections municipales.
J'y vais un peu grossièrement mais je vais citer que j'entends un peu d'humour dans vos propos. Euh je vais reprendre les propos du ministre de l'intérieur. Vous allez dire voilà il invoque les appels à la désobéissance civile des insoumis, la rupture des alliances avec le reste de la gauche et la priorité donnée aux aspects communautaires de l'organisation de la société.
Et il cite aussi ce qui était devenu, j'allais dire un guimiic des insoumis, le slogan la police tue. Il dit que ça a été un des critères, ça jamais été un guimic de la France insoumise. Faut quand même qu'à un moment donné, il démontre tout ce qu'il raconte là.
Tout est c'est c'est n'importe quoi. C'est une appréciation personnelle de cet homme à 2 mois du premier tour des élections municipales et qui décide comme ça de bouleverser les choses comme pour se venger. Bon alors d'abord je pense franchement qu'il y aura assez peu d'électeurs qui seront sensibles à la classification.
Les soumis font assez parler d'eux pour que chacun les situe là où il a envie. Et je pense que chaque électeur et chaque électrice les mettront là où ils auront envie de les mettre. Euh si vous étiez des inconnus qui débarquaient, ça serait différent.
Mais ça n'est pas du tout le cas. Vous vous exprimez suffisamment de façon suffisamment véhéémante pour que tout le monde entende et que tout le monde que chacun décide de vous donner l'étiquette de chaque électeur. Bon, alors maintenant le ministre de l'intérieur euh euh accorde sa propre étiquette, on peut tout à fait en discuter.
On peut d'ailleurs discuter du principe selon lequel c'est le ministre de l'intérieur qui le fait. Euh ça fait 60 ans que je vois les ministres de l'intérieur qui distribuent des étiquettes. À chaque fois, il y a des mécontents.
Quelquefois ça a été bien pire que ça encore. Ça n'a pas beaucoup de sens et surtout ça ne change pas un vote. Je vous propose qu'on évoque les élections municipales à Paris.
On est à 1 mois si j'ai bien compté tout juste du premier tour le 15 mars prochain. Pour donner un pour ceux qui n'auraient pas suivi comme comme vous la campagne municipale. On a pris le dernier sondage.
Sondage à risque interactif qui est pas ni le plus favorable ni le moins favorable pour vous. Euh Sopia Chikirou qui donnait euh Emmanuel Grégoire en tête, soutenu par les écologistes, le PS et le et le PC, 31 % des voies devant Rachid Adati, soutenu par LR, le modem et l'UDI. En 3e position, Pierre Bournazel, soutenu notamment par Horizon et Renaissance.
Sarah Knafo reconquête à 12, vous étiez à 10. Sopia Chikirou, il y a d'autres sondages qui vous donnent un peu au-dessus ou un peu en dessous. Et le candidat du RN, Thierry Marian à 5 %.
Sopia Chico, peut-elle créer la surprise ? Ain Damel ? remporter à la faveur d'un scénario que vous allez nous raconter l'hôtel de ville.
Bon, disons qu'elle n'est pas la favorite pour l'hôtel de ville bien entendu. Euh pas plus que d'ailleurs Bournael et pas plus que Saracnafo et cetera. Il n'empêche que ça ne sera pas indifférent de savoir à quel niveau elle se situera. si c'est déjà la barre des 10 % ou pas pour le second tour et puis de dans au sein de chaque arrondissement ensuite où les circonstances varieront considérablement.
C'est très possible d'avoir un un score qui fait de vous la voie décisive dans un arrondissement si on ne l'a pas au niveau de l'ensemble de Paris. C'est très possible et en réalité ça se ça se passe à chaque fois pratiquement à chaque fois. Il y a que Jacques Chirac qui avait remporté chaque arrondissement, mais autrement ça se passe pratiquement à chaque fois.
Donc on peut très bien ne pas être vraiment en course pour la mairie de Paris, mais être en course d'une part dans la campagne pour la mairie de Paris et d'autre part avoir des chances pour certains arrondissements, y compris des arrondissements très peuplés d'ailleurs. Et donc c'est significatif et c'est la question que la situation de de Sophikerou c'est de ce point de vue la même que celle de Bournael ou la même que celle de Sarah Knafo. Candidature de témoignage ?
Non, pas de témoignage parce que si on a plus de 10 % et qu'on est au second tour, c'est donc qu'on n'est pas un simple témoin et encore moins euh un spectateur. Et d'autre part, si ensuite on gagne des arrondissements, ce qui est possible et ben c'est un pouvoir Sophia Chikirou. Bah vous voulez que je réagisse à des sondages, vous savez nous les sondages.
Je voudrais que vous réussiez àamel plus qu'au sondage. Ouais. Ce que me ce que nous dit Alain Duamel, c'est un peu l'expérience d'une bon là l'élection est totalement nouvelle en réalité, monsieur Duamel, puisqu'on ne vote plus comme les fois précédentes avec le mode de scrutin qui a été modifié.
C'est ce qui sera intéressant. Ça sera très intéressant en effet au niveau de la liste parisienne puisqu'il y aura des votes par arrondissement, 17 arrondissements, 17 mairies d'arrondissement plus la liste centrale de de l'hôtel de ville du conseil de Paris. Donc ce sera pas exactement la même chose.
Moi je ne sais pas comment sont fait les sondages. Ce que je sais avec certitude, c'est que souvent il sous-estime la France insoumise. Et quand on connaît le potentiel de la France insoumise à Paris, on peut douter de la réalité de ces sondages. 30 plus de 30 % pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l'élection présidentielle de 2022.
Donc je pense que nous avons euh beaucoup à faire, notamment convaincre les personnes qui s'abstiennent, beaucoup des classes populaires. C'est pour ça que je commençais mon propos en rappelant que la ville de Paris est une ville populaire. 50 % des foyers à Paris gagnent moins de 2500 € par mois.
Donc c'est une ville où il y a énormément de gens qui sont des ouvriers, 4 % des employés, des professions intermédiaires, des retraités, des et cetera. Donc il faut que les gens aillent voter notamment les jeunes. On compte à Paris 200000 étudiants qui vivent et étudient à Paris.
Et c'est vrai que toutes ces personnes qui ont tendance à s'abstenir, si elles votent les 15 et 22 mars, elle redistribue complètement les cartes à Paris. Et moi, je suis convaincu de cette possibilitélà. Je crois que aussi bien Rachid Adati, Emmanuel Grégoire qui sont des sortants, elles du gouvernement, mais aussi ça fait maintenant plus de 20 ans qu'elle est à Paris, lui de la majorité sortante ont un bilan sur lequel ils doivent être jugés, ils doivent rendre des comptes et ce sont aussi des gens qui aujourd'hui sont à bout de souffle.
Si vous regardez leur programme, ils n'ont rien à proposer aux Parisiens si ce n'est continué comme avant. Et il est temps de marquer une rupture et je suis la seule à incarner cette rupture pour répondre aux besoins sociaux et écologiques des gens. Bon alors euh vous n'êtes pas la seule à proposer une rupture par rapport à la municipalité sortante parce que pratiquement tous les autres l'attaquent d'une manière ou d'une autre avec plus ou moins de talent, plus ou moins de virulence et avec des propositions assez différentes les unes des autres.
Mais euh tous ceux qui sont qui ne soutiennent pas la majorité sortante sont des adversaires de la majorité sortante. Mais vous êtes parmi ces adversaires incontestablement. Euh est-ce que vous pouvez arriver à mobiliser davantage ?
Bah vous allez essayer évidemment et vous avez commencé à le faire et c'est normal. Vous parlez des étudiants, il y a il y a beaucoup d'étudiants qui étudient à Paris sans être des Parisiens et donc qui se sentent évidemment pas impliqués par cette ces élections. Et c'est logique que chez les jeunes, il y a de ce point de vue à Paris beaucoup plus d'abstention que dans l'idéal.
Bon, de même vous avez beaucoup de gens qui vivent dans des conditions difficiles, notamment dans l'est et dans le nord de Paris et qui, comme toujours les gens qui sont en grande difficulté sociale euh ne se sentent pas impliqués dans les luttes politiques, même si c'est peut-être pour eux qu'elles sont les plus importantes dans la réalité, mais leur comportement, on le sait bien, c'est comme ça. Donc, c'est pas tellement étonnant que il y ait une abstention jusqu'à présent trop élevée. Vous aviez raison de dire que cette fois-ci, on a un mode de scrutin différent puisqu'il y aura deux modes de scrutin en réalité et que de ce point de vue, on peut espérer, je dis pas que ça va se produire mais on peut espérer qu'il y ait plus de mobilisation que d'habitude puisque ce ne sont pas les mêmes types de votes que d'habitude.
Donc on verra, il y a une possibilité. Je crois pas beaucoup que ça sera chez les jeunes. Je suis pas sûr que ce sera chez les des gens en difficulté sociale dans le nord et l'est de Paris.
Mais euh vous savez en tout cas en tout cas il y a une chose de sûre. En tout cas moi j'ai une conviction, c'est que si la participation augmente c'est une bonne chose. C'est certain.
Et puis euh c'est pas seulement les classes les plus paupérisées ou précarisées qui sont concernées. Aujourd'hui euh je le rappelais, c'est que 50 % de la population parisienne qui gagne moins de 2500 € par mois et qui consacre plus de 35 % en moyenne de son revenu à son loyer. C'est une moyenne.
On est plutôt à 50% ou 70 % pour certaines personnes. Donc oui, c'est un énorme problème de l'OT en crise absolue. Et moi je dis dans mon programme, je dis je décrèterai l'urgence et ce sera la première délibération qu'on fera adopter quand je serai maire, c'est on décrète l'urgence dans le logement parce que cela nous permet de mobiliser tous les moyens possibles légaux de la ville de Paris pour agir.
Et bien par exemple, c'est la réquisition des bureaux vacants et des logements vacants depuis 18 mois qu'on peut où on peut héberger pour au moins une durée de 12 mois les personnes qui sont à la rue. C'est la possibilité en décrétant l'urgence de débloquer tous les moyens nécessaires pour faire de la réquisition, pour aller vers la préemption aussi de bien et pour commencer à loger les gens qui sont à la rue mais aussi pour commencer à transformer des bureaux Paris regorge de bureaux mais regorge de mètres carrés de bureaux. La majorité sortante en a construit 1,6 millions supplémentaires en 9 ans.
Or, on a des bureau dans un domaine làdessus. La la préemption, ça c'est autre chose et la réquisition des bureaux vides. On sait qu'il y a un problème de logement à Paris mais pas uniquement à Paris euh aujourd'hui en France.
Est-ce qu'il faut aller jusque là ? Alors euh la préemption c'est légal, c'est possible et en l'occurrence serait plutôt inéremption c'est quand la ville achète un logement qui est en vente. Oui.
Un un logement est en vente et la municipalité l'achète. Bon, alors évidemment, il y a un problème de financement qui peut se traduire euh dans les impôts locaux, mais en soit c'est tout à fait possible. Euh la réquisition des bureaux vides, c'est fait c'est vrai que c'est euh aujourd'hui euh il y a des bureaux vides dans Paris dans une proportion qui est inhabituelle et qui est regrettable.
Est-ce qu'on peut les mobiliser comme ça juridiquement ? C'est quand même assez compliqué. Et là, c'est un autre problème que vous auriez à régler.
Ça l'est aussi financièrement parce que les bureaux qui sont inoccupés sont pas des bureaux gratuits du tout. Non. Et et donc ça voudrait dire qu'il faudrait trouver des financements.
Or, pour l'instant, la fiscalité locale parisienne est assez lourde et imaginer de l'augmenter. Bon, ça disons que intellectuellement ça peut se tenir mais comme argument de campagne électorale de dire il faut augmenter les apôt locaux parce que ça nous permettra d'acheter les bureaux vides. Je suis pas sûr que ça soit le plus compréhensible.
Ce qu'il faut faire absolument, c'est loger ceux qui sont à la rue aujourd'hui. On peut pas le promettre et ne rien faire en face. Ce qu'il faut faire, c'est lutter contre la spéculation et les sources de la spéculation.
Avoir des bureaux vides à Paris et continuer d'en construire, c'est une folie. C'est pour ça que nous on dit on posera un moratoire sur la construction du bureau. Non.
Oui, c'est autre chose. Mais sur la réquisition, par exemple, la loi de 2025 sur la transformation des bureaux en logement a été adoptée donc il y a même pas un an. Oui.
Oui. Pour faciliter justement la transformation de bureaux en logement et pour répondre au besoins urgentissimes de transformation. La ville de Paris a des pouvoirs qu'elle n'a pas actionné depuis 2003.
La réquisition des bureaux, c'est possible de le faire depuis 2003. Ça n'a pas été actionné. Or, c'est un levier formidable.
Aujourd'hui, dans une ville où on ne peut pas continuer de bétoniser et d'artificialiser les sols, c'est une c'est un levier incroyable pour pouvoir créer et transformer du bureau en logement et satisfaire la demande. Vous savez, il y a 2800 logements vacants à Paris, 1 million de mètres carrés de bureaux vacants. Est-ce qu'on continue comme cela ou est-ce qu'on se dit on prend tous les leviers qui soient à notre disposition, leviers légaux existant mais aussi tout le plédoyer qu'on peut faire au niveau de la législation et faire changer la loi aussi sur l'encadrement des loyers pour l'élargir, le renforcer, baisser un encadrement des loyers à la baisse qui est nécessaire pour baisser les loyers à Paris.
Nous, c'est ce qu'on propose, c'est-à-dire un maire de Paris, une maire de Paris en l'occurrence moi qui se dira c'est ma priorité des priorités, j'agis par tous les moyens possibles. Il y a le logement pardon, je vous laisse terminer. parce que l'objectif aujourd'hui c'est pas seulement de loger, c'est aussi de baisser les loyers parce que les gens sont pris à la gorge par leur loyer.
Ils font des arbitrages entre se soigner, payer son loyer, payer sa facture d'électricité, payer son loyer et cetera. Moi, j'entends beaucoup ça et pas seulement dans les quartiers nord ou les quartiers de l'est parisien. Je vous assure que vous seriez surpris.
Je suis élu du 11e arrondissement. Moi, j'ai des retraités qui sont obligés d'aller faire il y a des quartiers dans lesquels le problème se pose plus souvent que dans d'autres. Oui, mais c'est c'est pas seulement les gens des quartiers et de toute et de toute façon que ce soit dans des quartiers pauvres ou dans des quartiers aisé, c'est de toute manière critiquable et répréhensible.
Bon et pour en revenir à ce que vous disiez à propos euh des bureaux vides et cetera, euh c'est vrai que quand des bureaux sont vides, ça serait utile de les transformer en logement. Oui. Bon mais non mais mais euh il faut un financement et ce financement il faut dire à l'avance à ce moment-là d'où il viendrait parce que si ça se traduit la taxe d'habitation n'est n'est pas très faible hein à Paris tant s'en faut la taxe d'habitation n'existe plus mais la taxe foncière est une des plus faibles de France direux Oui oui j'ai bien compris c'est pour ça je je je non c'est la plus faible de France en moyenne aujourd'hui quand vous habitez Paris d'un côté de l'autre par exemple par rapport à Bagnolet ou à Pentin à Pentin ou à Bagnolet il paye deux fois plus de taxes foncières qu'à Paris.
Elle a été légèrement augmentée de 6,5 points l'année dernière. Mais c'est elle est c'est une injustice fiscale incroyable la tax. C'est vrai.
C'est vrai à à cette différence quand même qu'elle part souvent de plus haut. Non, pas du tout monsieur. Ah non, je vous assure vous pour 80 m² vous allez payer 800 € de taxe foncière côté Paris 17e.
Vous payerez en face à Saint-toin 18 1600 €. Ben je vous assure c'est factuel des exemples, je peux vous en plein alors alors c'est peut-être que les finances de Paris sont pas si mal géré que ça sur ce pointl. Il y a eu quelques manœuvres un peu complexes à expliquer notamment sur le gage sur les loyers par long intéressant si ça n'est pas trop élevé c'est que ça n'a pas été trop mal géré non plus.
Alain Sopia Chikou je voudrais qu'on parle d'un autre point. On a parlé du logement et c'est l'une des préoccupations majeures des Parisiens. Encore une fois, pas uniquement des Parisiens qui nous regardent.
Il y a une autre préoccupation qui est tout en en tête euh aujourd'hui quand on les interroge, c'est la sécurité. On se souvient des propos de Mathilde Panot, la chef de fil des députés insoumis, donc votre chef de fil, Sopia Chikirou sur ce plateau en juillet dernier qui avait dit "Dans les villes que nous gagnerons, nous désarmerons la police municipale et nous débrancherons les caméras de vidéosurveillance." Alain Damel, depuis plusieurs candidats insoumis ont dit "Nous, on le fera pas." C'est le cas de votre candidat à Marseille, d'un autre candidat également dans euh dans le nord.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Ah ben j'ai une j'ai deux certitudes. Oui.
La première, c'est que l'insécurité à Paris, c'est malheureusement une réalité et que personne ne peut l'accepter dans son principe, bien entendu. Et l'autre chose, c'est que euh dire à l'avance qu'on va diminuer les moyens de lutter contre l'insécurité, évidemment, c'est impossible à soutenir comme thèse. Et donc il va de soi que la la sécurité, il faudra au contraire faire des efforts supplémentaires et non pas moindre et que je pense que aucun candidat ne dira "Moi, je suis partisan de diminuer la lutte contre l'insécurité et moi je refuse les moyens de lutter contre l'insécurité.
Je pense que on en assistera dans le mois qui reste plutôt à une surenchère, je ne dis pas de tous les candidats, donc peut-être pas de Sopia Chikirou, mais de la plupart des candidats pour dire il faut augmenter les moyens de la police, il faut des équipements supplémentaires nouveaux, il faut davantage de caméras, il faut davantage de rondes. Euh je pense que c'est ça sera ça la dominante. Plus de moyens, plus de policiers, plus de rondes.
À Paris, on a une bon particularité hein, c'est une compétence partagée où la police nationale est très présente à Paris. Attention, on a un commissariat par arrondissement, je le commissariat du 20e, c'est 360 policiers nationaux, hein. Donc, on a une police, pas tout à fait par arrondissement.
Non, non, mais dans le 20e arrondissement 1900 un peu plus, il y a il y a 300 en tout cas, il y a des policiers nationaux qui sont qui ont des missions de maintien de l'ordre, de la sécurité et cetera. À quoi sert une police municipale dans un contexte comme le nôtre, la ville de Paris ? Moi, j'ai travaillé sur les besoins spécifiques de sécurité que j'appelle de sûreté et de tranquillité à Paris, là où la police nationale ne peut pas répondre où là elle est trop sollicitée et alors qu'elle ne devrait pas l'être.
Je vous prends des exemples. Euh nous n'avons pas de police touristique à Paris. Or la une police de proximité formée au tourisme, donc une police touristique est indispensable dans notre ville.
Je suis membre de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale. Quand je rencontre des ambassadeurs à Paris, ils me disent souvent qu'ils ont un problème pour la sécurité de leurs ressortissants venu faire du tourisme à Paris. Donc il faut avoir une police touristique.
Voilà. Exactement. Une police touristique formée pour cela.
C'est pas les mêmes besoins autour de la tour Effel que du père Lachaise ou de la Butokaille ou de la gare du Nord ou gare de l'est où beaucoup de touristes arrivent par ces deux gares. D'accord ? Donc il faut une police touristique, moi je dis elle doit être territorialisée, c'està-dire on installe des antennes de polices de proximité là où il y a des besoins.
C'est valable pour la police touristique, c'est valable par exemple pour les VSS, les violences sexistes et sexuelles. On a une explosion de l'enregistrement des plaintes et des déclarations de violence sexiste et sexuelle, de harcèlement de rues et cetera. Comment on fait ?
On doit avoir une police de proximité formée au VSS pour accompagner les victimes, mais aussi pour faire de la prévention, de la médiation et cetera. Ça c'est indispensable. Donc, on créera une brigade spécialisée dans les VSS, pareil, qui sera amené certainement à se déplacer, mais qui pourra assurer la sécurité des femmes dans des soirées autour de on sait très bien, à quel moment ces événements se produisent.
Ensuite, je crois que c'est important aussi d'avoir une police territorialisée, c'est-à-dire ancrée sur son territoire dans des zones bien spécifiques. Je m'explique je m'explique. Vous avez des zones où vous savez qu'il y a des personnes consommatrices de drogues euh qui sont en plein air et cetera.
Il faut installer de la des antennes de polices de proximité en lien bien sûr avec les travailleurs sociaux et avec les les travailleurs socioédicaux pour accompagner cela. Mais ce n'est pas en les envoyant une fois qu'on arrivera à régler le problème. Il faut installer de la police territorialisée.
Je veux juste ajouter une chose, on peut vous promettre tous les recrutements du monde sur la police de proximité. Le problème, c'est qu'on arrive pas à recruter. La ville de Paris n'y arrive pas.
Pour une raison très simple, c'est que les conditions offertes aux agents sont mauvaises pour parler poliment. Je créerai une catégorie A pour la police de proximité. Les salaires seront augmentés.
Les formations et les perspectives de d'évolution de carrière doivent être aussi prises en compte si on veut pouvoir recruter de la police de procurer de côté euh la question des municipales vous savez qu'on est très surveillé par l'ARCOM sur tout ce qui est temps de parole et que euh on me dit dans l'oréat je suis très transparent attention au temps de parole on voudrait pas griller tout votre temps de parole sur votre chaîne d'ici au 15 Alain Damel je voudrais me regarder je suis pas je ne suis pas candidat donc que je je ne suis pas mes pou il nous reste allez-y je vous laisse répondre Non, non, mais je réponds en deux mots. Je pense que euh ce qui est proposé en matière d'amélioration de la sécurité à Paris, très bien. Euh comme je l'ai dit à plusieurs reprises depuis le début, il faut voir comment tout ça qui est souhaitable en l'occurrence, mais il faut voir aussi comment ça peut vraiment être organisé.
Il y a en particulier la question du logement euh de tous ceux qui sont qui ont des tâches de police parce que c'est un problème concret et qui n'est pas facile à à régler. Et euh bon, c'est un sujet sur lequel on voit que tous les candidats évidemment insistent parce que l'insécurité est une réalité et que les réponses ne sont évidemment pas satisfaisantes. Ça là-dessus, ça sera au moins un point de consensus.
Alors là, je signale à nos amis de Larcom qu'on ouvre une fenêtre tant de parole et qu'on quitte les municipales, même si vous êtes candidate aux municipales, pour aborder l'avenir de la gauche euh en vue de la présidentielle de 2027. C'est Pierre Chikirou, tant de parole politique et plus municipal. Coucou Larcom.
Euh, on a compris que certains candidats acceptent le principe d'une d'une primaire. Que Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Luxman disent non, pas question. Nous serons candidats, j'allais dire quoi qu'il en coûte, mais nous serons candidats en dehors du cadre de cette primaire.
Alain Damel, est-ce que ça condamne la gauche ? Est-ce que ça va l'empêcher de se qualifier pour le second tour ? Al, en tout cas, c'est J'enfonce une porte ouverte.
Si la gauche la gauche en partant de disons lutte ouvrière et en allant jusqu'à Gluxman si la gauche avait un seul candidat, elle serait très forte. Mais la réalité c'est que la gauche n'aura pas un seul candidat et que je pense qu'elle en aura plutôt quatre ou cinq et que ça sera un grand handicap. il y aura forcément euh les les parties alors d'extrême gauche comme par exemple ouvrière, mais euh il y aura évidemment Jean-Luc Mélenchon, euh il y aura forcément au moins trois autres candidats d'une manière à une autre.
Le ce ce le problème pour la gauche, c'est que unie, elle est forte, mais que elle n'est pas unie, elle ne sera pas unie et que la réalité c'est qu'aujourd'hui il y a d'une part de gauche, les insoumis d'un côté et les autres et que parmi les autres, il y a une grande diversité et que entre le secrétaire national du parti communiste et Raphaël Gluxman, il y a vraiment deux univers qui sont à l'opposé les uns des autres. Autrement dit, la gauche est condamnée à l'éparpillement et ça va être son problème, même si c'est un problème qui pour le premier tour avantage Jean-Luc Mélenchon par rapport aux autres à gauche. Bah, monsieur Duamel soulligne la question de la cohérence euh mais aussi de l'expérience qu'on a eu récemment, c'est-à-dire depuis euh la NUPÈ puis euh le NFP, le Nouveau Front populaire en juillet 2024.
On a assisté à un problème de à la fois de cohérence et de fidélité à la ligne et au programme défini. Pourquoi les primaires ne servent à rien ? D'abord parce que rappelez-vous de l'expérience de Benoît Amont en 2017 qui termine par voir un certain nombre de ses compétiteurs.
Vous auriez pu citer François Hollande, il a participé à une primaire aussi Hollande ou je me rappelle pas. Non mais alors il y a les primaires à l'intérieur d'un parti et il y a les primaires entre les candidats de parti. Ça n'est pas la même chose.
Et là à l'époque Benoît Amont remporte la primaire socialiste et finalement Vals puis un certain nombre d'autres je crois qu'il y avait même de rugies à l'époque rejoignent Emmanuel Macron. Mais on pourrait aussi parler de la primaire américaine et de Zoran Mamdani où Zoran Mamdani participe à la primaire du Parti démocrate. Euh maire de New York.
Oui, il remporte la primaire et son adversaire qui est du même parti démocrate se présente quand même contre lui. C'est quoi moto. Donc vous voyez le problème des primaires c'est que les gens le respectent ou ne les respectent pas.
Ça fait perdre du temps à tout le monde et ça ne sert absolument à rien. Ensuite, concernant la France insoumise, la France insoumise se présente aux élections présidentielles, législative, municipal. Elle se présente en son nom et elle considère que c'est l'élection le premier tour quand il y a deux tours qui déterminent l'ordre d'arrivée et qui sera ensuite au second tour.
Donc nous, on n pas de difficulté là-dessus. Ensuite, on a un programme, on travaille nos programmes, on est fidèle à nos programmes, on défend nos programmes une fois qu'on est élu, on ne leur tourne pas le dos contrairement aux Parti socialiste. Donc nous, on défendra notre programme tel qu'on le porte maintenant depuis 10 ans que nous existons en tant que France insoumise.
Il n'y a aucune raison qu'on aborde 2027 en se disant qu'on va s'autoéliminer de cette élection ou se ranger derrière Gluxman avec qui on partage pas grand-chose, Olivier Fort qui change d'avis tous les qu matins ou Marine Tondelier qui ne sait pas vraiment ce qu'elle a à nous proposer. Pour le moment, voilà où nous en sommes de la situation nationale. Donc on va essayer de tenir compte de ce que dit Jean-Luc Mélenchon ou Manuel Bonpard ou Clémence Guetta qui sont des représentants de la France insoumise qui sont tous les trois présidentes.
C'est pas automatique la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Non, ça n'est pas ça c'est ça n'a jamais ça n'a jamais été automatique. La candidature de Jean-Luc Mélenchon.
Il a toujours demandé et consulté la France insoumise avant de se présenter. Mais alors toujours c'est seulement plus que vraisemblable en l'occurrence. Mais euh le insoumis ont un avantage sur la gauche qui est que ils fonctionneront comme un bloc et que le reste de la gauche par la force des choses s' miettra d'une manière ou d'une autre.
L'idée selon laquelle il y aurait une primaire sans gluxman et sans les insoumis, je veux dire, il se il se condamne non pas à la marginalité mais à la faiblesse. Ça va de soi. Et donc de ce point de vue euh avoir un seul candidat, avoir un parti euh extrêmement discipliné euh et bon c'est un avantage énorme par rapport au reste de la gauche et incontestablement il faudrait quelqu'un de très fédérateur pour le reste de la gauche que vous voyez aujourd'hui ou pas ?
Non mais tout le monde sait que François Hollande a a l'envergure et l'envie évidemment. Est-ce qu'il a est-ce qu'il est en situation de le faire ? Je n'en sais rien.
Euh il a une tête de plus que les autres de la gauche. Euh niveau bien faible hein parce que non mais ce serait un peu le match retour du PS à l'époque Mélt c'est pas moi qui le ressort. Il se [rires] ressort tout seul.
Il se ressort tout seul. Oui avec Jérôme G qui lui Non mais c'est vrai c'est vrai qu'il est bon voilà il a plus d'envergure que les autres. Est-ce que ça serait fédérateur ?
Est-ce que Quid de Raphaël Glan, moi je considère que deux choses qui ne me font pas plaisir, hein. Donc je dis pas ça sardoniquement. D'une part que la gauche la gauche non insoumis, donc le reste de la gauche a accepté à deux reprises le programme des insoumis. en réalité en se fichant éperdument du du programme et en étant intéressé uniquement par les investitures et par les second tour.
Et l'autre chose est que dans la situation actuelle, l'hypothèse selon laquelle la gauche non insoumis arriverait à une candidature unique et à mes yeux c'est une chimère absolue. Moi, je trouve que vous êtes un peu sévère parce qu'ils n'ont pas tous accepté les investitures sans le programme. Je connais beaucoup de mes collègues députés écologistes ou communistes qui en réalité, je pense à Elsa Fussillon par exemple qui partagent le programme qui se sont fait élire sur ce programme ou Benjamin Lucas, ce sont des gens qui ont des convictions.
Le fait même que le fait même que vous citiez leur nom prouve qu'ils sont peu nombreux. C'est c'est peut-être que je connais pas nombreux cité à la fin d'émission. Tout à fait.
Mais en tout cas, je pense que vous êtes un peu sévère même si vous êtes loin d'avoir tort hein, mais un peu sévère. Il y en a quand même qui ont se sont présentés au nom du programme du Nouveau Front populaire avec l'idée de le défendre et qui continue de le défendre et je crois que la candidature de on peut se mettre d'accord pour dire qu'ils sont minoritaires quand même ceuxl je ne sais pas peut-être que finalement ils ont tous voté la censure avec nous les écologistes et les communistes ont voté la censure avec nous ils ont voté contre le budget de sécurité sociale contrairement au PS c'est vous qui décidez si c'est le mot de la fin merci beaucoup parce que j'avais vous savez que la dernière candidate sur ce plateau il y a une semaine a eu le droit à tr questions sur Paris. Je crois que ça vous a pas échappé. [musique] C'était Sarah Knafo sur les 52 € je vais faire dans l'ordre par honnê le prix d'un pass navigo mensuel à Paris et vous savez il était à 80 € il est passé un peu plus de 90 et j'annonce une mauvaise nouvelle au France c'est qu'il va passer à 100 € à cause de Valérie PCR de le tarif le plus cher d'un abonnement Vibe à Paris c'est le vélo en alors je sais que c'est 9 le tarif mensuel 930 vous êtes pas loin ouais c'est ça mais pour les étudiants c'est vraiment une tuerie parce C'est pour les étudi.
Dernière question. Le nombre de faire plaisir ensuite à la à la le nombre de Ligue des Champions remporté par le Paris FC. [rires] Ah par le Paris FC, moi je suis pas le foot.
Moi je vais pas me raconter de craque sur le football. Pouvez Paris FC, je pense que aucune merci à tous les deux. Il y avait un piège d' piège pour le m'intéresse pas au foot à suivre Alice.
Bonne soirée à tous. Merci beaucoup.
Sophia Chikirou