Vie chère : autorité polynésienne de la concurrence
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et puis bonjour à yaurana Madame Joan pè yaana donc la la présidente de la délégation au autr maire Micheline Jacques tiens s'excuser auprès de vous madame la Présidente puisqu'elle a elle est en route pour saint-bartelémi pour participer à une réunion importante du Conseil Territorial il y a une actualité un peu particulière et m'a demandé en ma qualité de vice-président de la remplacer ce matin ce que avec mes collègues je fais avec honneur puisque en plus il s'agit de de vous entendre pour la Polynésie française donc ça me fait particulièrement plaisir euh donc c'est une coïncidence mais qui est heureuse puisque nous entendons ce matin la Polynésie puis la Nouvelle-Calédonie donc nous aurons l'occasion de vous entendre madame père pour la Polynésie et ensuite monsieur Stéphane retterer je vrais pas mal prononcer pour la Calédonie donc nous commençons avec vous Madame la Présidente et nous tenons à vous remercier vivement à une heure un peu tardive avoir répondu à à à notre invitation je compati parce que souvent je suis de l'autre côté de l'écran disc avec mes collègues parisiens euh comme vous le savez la délégation a déjà donc mené une dizaine d'auditions de table ronde soit une trentaines de personnes entendues donc en vue d'un rapport qui sera présenté début avril début avril par mes collègues rapporteurs et moi-même euh donc jusqu'ici on écho aux événements martinque c'est vrai qu'on a beaucoup traité lors de nos éditions la situation dans les départements d'outremer euh et et moins dans nos collectivités d'outrem et donc alors que nous connaissons des différences de prix encore plus élevées par rapport à l'Hexagone euh je vous rappelle un chiffre mais c'est aussi pour le partager avec mes collègues que donc l'Institut statistique de la politique française euh signifie en 2022 que le niveau des prix moyen à la consommation était plus élevé 31 % par rapport entre la Polynésie et la France métropolitaine alors c'est une moyenne globale je pense que quand on est sur l'alimentaire nous sommes dans des proportion encore plus élevé euh avec le débat qu'il a sur le panier pris en compte mais ce sont des écarts de prix donc qui sont particulièrement élevés en Polynésie et je le disais sur les produits alimentaires notamment donc je propose madame la la présidente dans votre propos liminire de nous éclairer sur la situation constatée en Polynésie française que euh je connais mais qui nous permettra avec l'ensemble de mes collègues d'apprécier euh à la fois le diagnostic que vous pouvez en faire et puis éventuellement de connaître les préconisations les recommandations les suggestions que vous pourriez nous faire à l'ône de cette autorité qui je le dis pour mes collègues va fêter les 10 ans des droits de la concurrence le 18 mars prochain euh et ce qui est une grande satisfaction alors j'ai eu l'honneur de contribuer aussi un ouvrage qui va sortir bientôt euh et euh et je viendrai vous voir prochainement institu avec grand plaisir voilà je vous passe la la parole madame la Présidente ma MAA euh monsieur le vice-président Mesdames et Messieurs les rapporteurs je tiens tout d'abord à à vous remercier à remercier la délégation pour votre invitation et surtout pour l'occasion que vous m'offrez de présenter l'analyse de l'autorité polynésienne de la concurrence sur cette question de la vie chè en outreem euh qui nous tient particulièrement à cœur donc en guise de propos liminire je j'avais envie de vous proposer de répondre en suivant le fil des questions qui m'ont été communiquées qui m'ont été posées et qui recoupent pour ma part ce que j'aurais pu dire en propos liminire donc si ça vous va sénateur ofrit je va je vais suivre le fil des de ces questions absolument merci beaucoup merci beaucoup donc la première question posé portée sur la Présentation de l' et des prérogatives de l'autorité polynésienne de la concurrence donc comme vous le savez la Polynésie française bénéficie d'une large autonomie au sein de la République donc elle est compétente en matière notamment de droit économique et donc sur toutes les questions de concurrence comme l'a rappelé monsieur le vice-président donc elle a adopté il y a tout juste 10 ans un droit polynésien de la concurrence qui lui est propre et j'en profite d'ailleurs pour vous remercier chaleureusement monsieur le vice-président pour votre cont distribution à l'ouvrage qui a qui est édité par la revue concurrence avec Anes à cette occasion donc s'agissant maintenant de nos prérogative l'autorité polynésienne de la concurrence que l'on appelle aussi donc sous l'acronyme APC est compétente de manière classique en matière de détection et de sanction des pratiques anticoncurrentielles en matière de contrôle des concentrations et elle a également un rôle de conseil pour les pouvoirs publics donc nous rendons des avis sur toutes question de concurrence on a également une compétence qui nous est propre mais qu'on partage aussi avec l'Autorité de la concurrence de la Nouvelle-Calédonie qui concerne le contrôle des aménagements commerciaux donc c'est-à-dire que pour toute ouverture don création agrandissement ou changement d'enseigne de plus de 300 m²r donc c'est soumis à l'autorisation préalable de la PC donc en ce qui concerne la PC donc ce que je peux dire aussi c'est que c'est une institution qui est encore jeune euh puisque il y a eu des études qui ont été faites et qui démontrent qu'il faut environ une vingtaine d'années pour qu'une autorité de concurrence puisse atteindre sa vitesse de croisière mais c'est une institution qui rend déjà une vingtaine de décisions par an et ce j'avais envie de dire malgré des moyens qui à mon sens sont très nettement insuffisants pour répondre aux attentes et aux enjeux qui ont été enfin qui sont les enjeux de de de l'économie polynésienne euh sachant que ces moyens ont encore été roté récemment donc nous ne comptons à présent plus que cinq rapporteurs qui ne permet pas de traiter correctement notamment les dossiers de pratique anticoncurrentiell sachant qu'on a pas mal de dossiers donc de notamment d'abus de position dominante dans les tiroirs parce que cont tenu du faible nombre de rapporteurs à chaque fois qu'on reçoit des dossiers qui concernent donc les trois autres prérogatives que j'ai mentionné euh à savoir donc les les avis les concentrations les aménagements commerci nous devons les traiter en T contraints et d'ailleurs ce sont des délais qui sont beaucoup plus courts de traitement de qui nous sont imposé qui sont beaucoup plus courts que les délais que peuvent avoir l'autorité de la Nouvelle-Calédonie ou même l'autorité de de l'hexagone et du reste des des dromes que je que j'appellerai adlc pour que ça soit plus facile euh donc oui parce que je il faut préciser que l'instruction des dossiers contentieux donc entente à de position dominante en ce qui concerne la détection et l'instruction des dossiers plus la formation de jugement euh ça prend ça requiert un temps beaucoup plus long en moyenne minimum 2 ans de traitement mais à chaque fois qu'on reçoit d'autres dossiers donc tels que ceux que je viens de citer on est obligé de demander au rapporteur d'arrêter l'instruction des dossiers de pratique anticoncurrentiell pour se consacrer à ces dossiers qu'il faut traiter en tant contrein voilà je pense que j'ai fait passer le message la question numéro 2 dans donc votre deuxième question pait sur les principaux facteurs de formation des prix sur les produits du quotidien et notamment la question était de savoir les quels étaient les facteurs qui pouvaient expliquer les écarts de prix avec l'Hexagone ou avec d'autres territoires ultramarins alors c'est vrai que contenu de l'étroitesse des marchés euh et de l'éloignement des territoires ça ces deux facteurs peuvent expliquer un écart de prix avec avec l'hexagone avec la métropole maintenant la question pour moi c'est vraiment de savoir si ces facteurs suffisent à expliquer l'ampleur de cet écart de prix ce qui est intéressant c'est que quand on décompose le prix de vente final donc le prix qui est appliqué au consommateurs on constate que le prix d'achat initial donc la part du prix d'achat initial d'un produit ne représente en moyenne que 27 % de son prix final les coûts d'approche donc ce qu'on qualifie de transport et ce qui consitue la le transport et la logistique ça constitue environ 8 % donc de la composition de ce prix final pareil pour les droits et taxes liés à l'importation qui représente également 8 %. concernant la TVA donc en Polynésie on a trois taux 5 % 13 % et 16 % mais de fait on peut dire que le taux moyen est aujourd'hui inférieur à 10 %. donc quand on fait le décompte on on se rend compte que on a 44 % de de la composition du prix final payé par le consommateur qui n'est explicable que par la constitution de la marche commercial des distributeurs et en ceci donc j'inclus les les importateurs grossistes et les détaillants donc on peut dire que au-delà des coûts liés à l'éloignement qui sont souvent mis en avant il il ressort vraiment de notre analyse que ce sont bien les marches appliquées à chaque à chaque étape de la chaîne de distribution qui contribue fortement à la vie chè en Polynésie française c'est le même constat qui s'applique à beaucoup de produits locaux qui bénéficient de mesures de protection donc une des explications l'explication la la plus plausible euh tient à la forte concentration des acteurs dans sur le territoire et également au niveau très élevé de la la concentration verticale de ces acteurs mais sur le le niveau de concentration verticale j'auris l'occasion d'y revenir plus tard dans mon propos parce que en réponse à une question spécifique qui m'a été posé sur ce sujet-là la trisè question concernait les trois réformes prioritaires à mettre en œuvre pour faire baisser structurellement les prix alors si euh l'autorité donc devait retenir et mettre en avant trois proposition principale euh étant donné que chaque territoire est confronté à des problématiques spécifiques euh je je peux dire que la la parmi ces trois réformes prioritaires celle qui ressortirait donc ça serait la tout d'abord la suppression des droits exclusifs d'importation donc je rappelle que nous sommes le seul territoire à ne plus avoir à ne plus disposer en fait de cette de de de cet outil euh depuis 2018 alors que les autres le reste des outr-merses donc les DROM et également la Nouvelle Calédonie dispose encore de ce dispositifs qui est appliqué et qui a qui a prouvé ses effets le la deuxième réforme consisterait à supprimer en fait les barrières que constituent les interdictions les quotas et autres taxes protectionniste et la troisième mesure concernerait vraiment la la nécessaire transparence donc il faudrait des il faudra adopter en fait des des nouvelles obligations déclaratives et de transparence à faire peser sur les groupes intégrants des activité d'import et de distribution et ça pareil on on y reviendra parce que je crois que c'est la question numéro 8 qui porte spécifiquement la DESS mais c'est vraiment quelque chose qui qui nous pénalise parce que notamment on a on n pas de données sur sur la la composition des marches donc pour pouvoir réconcilier les marches on aurait besoin de ces données là et si vous me permettez de rajouter une 4ème mesure ce serait de renforcer peut-être les échanges régionaux donc en effet donc on constate que comme pour le reste des Drome euh les importations en provenance de l'Union européenne et de la France hexagonale représentent encore plus de 40 % du total des des importations alors je tiens à préciser àir rappelé évidemment que dans chaque territoire est confronté à des problématiques spécifiques donc il faut penser des des solutions et des mesures adaptées à chaque sujet et nous contenu de notre aussi des des moyens limités que nous avons on a donc on a réalisé certaines analyses notamment un avis de en 2019 sur les mécanismes d'importation qui comportent certains éléments euh et dont les stat sont toujours valables on a on essaie aussi de de penser d'autres initiatives à ce propos donc on a créé un réseau d'experts internationaux qui s'appelle a Isle composé donc d'experts qui qui uvre bénévolement donc proono pour le développement et la concurrence dans les territoires insulaires et les petites économies de marché et plus généralement donc les membres de ce réseau travaillent à trouver des solutions adaptées au spécificité de chaque territoires confrontés à des handicaps structurels et donc c'est intéressant de pouvoir comparer leurs travaux avec nos analyses euh pour la pour la Polynésie française euh on voit qu'on arrive en abouti au même constat et à peu près au même mesure la 4ème question qui m'a été posée concerne les les les éléments de comparaison et les éventuels contacts que que nous pouvons avoir avec avec les autorités de la concurrence euh des des bon des pays homologues c'est-à-dire de situé dans le Pacifique à ce sujet donc nous avons toujours travaillé très étroitement avec l'Autorité de la concurrence de la Nouvelle-Calédonie donc euh pour information donc je suis membre non permanent de leur collège ce qui qui correspond à l'information de jugement en fait de l'autorité de la Nouvelle-Calédonie euh et nous avons aussi des liens très étroits et de coopération avec l'autorité avec la DLC donc l'autorité de l'hexagone et nous accueillons au sein de notre propres collège donc de notre propre formation de décision un vice-président de la DLC alors le président reterreur et moi-même échangeons très régulièrement il nous arrive aussi de coopérer sur des dossiers dès lors que nos deux territoires par exemple enfin dès lors qu'on reçoit des dossiers qui peuvent produire des effets sur sur les deux territoires on organise également régulièrement des formations en visio qui concernent et qui bénéficient à l'ensemble de nos équipes et on entretient comme je disais des liens très étroits avec la DLC euh notamment avec le les leur référents on va dire outreem donc on essaie de comparer aussi les les analyses les échanges de bonnes pratiques et nous avons un accord de coopération renforcée avec laadlc qui nous permet de bénéficier de certains moyens techniques donc notamment on bénéficie des des formations qui sont mises en place par par la la DLC qui sont de de très bon niveau et il nous mettent aussi à disposition des solutions informatiques pour assurer notamment les services de greffe par exemple plus récemment euh ça c'est une initiative qui qui est très intéressante et qui porte ses fruits euh nous avons initié une coopération plus étroite avec toutes les autorités de concurrence des îles du Pacifique Sud avec la création euh il y a un peu moins de 2 ans d'un d'un réseau donc de toutes ces autorités ce réseau s'appelle pincer P i n c c e r et il regroupe tous les territoires insulares du Pacifique euh donc on échange en visio au moins une fois par mois sur les sujets de gouvernance des autorités des principes de procédure et cetera euh il y a un niveau assez hétérogène entre les différentes les différents territoires sur la on va dire l'avancée du du droit de la concurrence euh dans ces pays donc certains sont déjà dotés de droit de la concurrence mais n'ont pas encore d'autorité de de concurrence et donc on échange entre nous aussi pour voir pour voir quel quelles sont les solutions en terme aussi de gouvernance qui fonctionne là où ça fonctionne un peu moins bien comment changer les choses et cetera et euh récemment on a commencé à échanger sur les problèmes de vie cher mais c'est pas on n pas encore abouti donc ils sont très intéressés par l'avancée des travaux de qui sont réalisés par votre délégation qui par aussi les auditions les rapports d'enquête qui ont été réalisés par l'Assemblée nationale euh et ils sont très intéressés par tout on va dire tous les toutes les productions de la poliésique française à ce sujet qui vont permettre aussi de leur de leur servir un peu de baromètre parce que ce qu'on a pu constater par contre c'est que si on n pas encore travaillé sur des solutions euh on a les mêmes problèmes et les mêmes causes y compris dans des territoires beaucoup des économies plus vastes comme la Nouvelle-Zélande euh même en Australie parce que l'Australie nous expliquait que finalement eux euh il nous on a super éloigné mais eux ont un désert en fait entre les villes qui sont denses et puis les villes beaucoup moins denses très éloignées aussi donc ça il y a les mêmes les mêmes types de problématiqu donc c'est très intéressant B al évidemment c'est un réseau qui est encore jeune et en formation et c'est encs de formalisation mais je je je pense que c'est prometteur parce que pour moi c'est essentiel de pouvoir échanger comparer les difficultés rencontrées éviter de de refaire des rapports qui peut-être ont déjà été faits il faut il faut en fait capitalis sur ce qui est déjà été fait pour pouvoir avancer et avancer beaucoup plus vite voilà euh peut-être une information intéressante il a c'est l'autorité de la concurrence de la Nouvelle-Zélande qui a produit récemment une étude sur la vie chè dans le ce qu'il appelle en terme de distribution c'est grocery sector et les constats donc comme je disais les constats qui sont détaillés sont identiques au NRE s'agissant de la 5e question qui portait sur l'existence en Polynésie française de législation comparable à celle en vigueur dans les dromes et concernant notamment les prix enfin les prix administrés alors je parle peut-être s contrôle du sénateur rich mais nous n'avons pas d'opmr en polyity française nous n'avons pas de pouvoir de contrôle et de régulation renforcé et nous n'avons plus l'interdiction des droits exclusifs d'importation s'agiss an maintenant des mesures de prix administré euh je résumerai peut-être la situation en en citant qu'il y a plusieurs dispositifs qui existent en Polynésie euh nous avons ce qu'on appelle les produits de première nécessité donc les PPN et les produits de grande consommation PGC qui font l'objet d'une réglementation donc ce sont des les produits concernés sont des ce sont des produits et services nécessaires à la vie courante des ménages dont les prix sont encadrés par cette réglementation soit donc en fixant un prix plafond par exemple la baguette de pain est fixée à 60 francs ce qui fait à peu près environ 50 centimes d'euros soit en réglementant la marge maximale applicable en valeur absolue soit en réglementant toujours la marge maximale mais en valeur relative donc je pourrait aussi compléter en disant que ces PPN et PGC sont dans leur très grande majorité exonéré de TVA et de de troit et taxes d'importation donc ces mesures de préadministré ont un effet donc on a on a eu l'occasion de de de produire pas mal de d'analyses et d'avis à l'autorité et on a constaté que leur effet était assez limité et que surtout ça pouvait engendrer des effets pervers euh notamment par exemple quand vous bloquez la marge en valeur absolue vous incitez à acheter à moindre qualité si vous la bloquez en pourcentage à l'inverse ça va inciter acheter beaucoup plus cher d'autre part ce qu'on a constaté aussi c'est que ces dispositifs peuvent nécessiter une ressources budgétairees conséquente donc en fait ce qu'on va retrouver d'un côté ben on va le perdre de l'autre donc à quel prix et à titre d'exemple le prix de la baguette de pain donc bloqué s'explique par le niveau de subvention de la farine et on a donc on a eu l'information selon laquelle ça coûterait au pays au territoire 8 millions par an donc ça aussi ça à prendre en considération ensuite si je passe à la 6e question la 6e question concerne la la l'état deune concurrence donc insuffisante et des marches trop importantes notamment alors je dirais qu'en réalité les marches trop importantes pour moi sont une conséquence d'une concurrence insuffisante le problème fondamental on y revient encore une fois c'est la transparence donc on ne dispose pas de données sur le niveau des marges arrières pratiqué par les acteurs sur le territoire ni sur l'éventuelle répercussion sur le prix appliqué au consommateur je m'explique donc les marges arrières permettent au distributeurs d'obtenir des remises supplémentaires ristours supplémentaire sur sur les les prix des produits si ces économies sont redistribuer en partie au consommateurs par une baisse du prix de vente et c'est souvent le cas en situation concurrentiel puisque les distributeurs ont intérêt aussi à à faire jouer la concurrence par les prix c'est un côté bénéfique ce qu'il faudrait mesurer c'est d'abord quel est le niveau de ces marage arrière et est-ce qu'une partie est redistribuée en fait au au consommateurs par la baisse du du prix de revente ça c'est pas sûr il faut également davantage de transparence euh et de manière plus importante à mon sens sur les prix de transfert intragroupe donc en Polynésie on observe une forte concentration verticale des acteurs notamment dans le secteur de la distribution alimentaire et nous n'avons pas de visibilité sur les marges intr grroupes donc pour si je devais résumer je dirais que un groupe qui éta à la fois importateur centrale d'achat distributeur détaillant va s'acheter lui-ême en fait les produits et à chaque fois qu'il va s'acheter à lui-même les produits il va prendre une marge et donc si on lui demande la marge réalisée par par l'entité qui revend le produit au consommateur on va nous sortir la dernière marche qui ne va pas correspondre au cumul de marche donc à ce qui a effectivement été en fait acquis par le groupe par le groupe intégré et c'est ça qu'il faudrait réussir en fait à à identifier la 7e question portée sur le niveau de concentration verticale mais ça on vient de donc je je pense que je viens de d'apporter un un éclairage ensuite sur la publication des comptes et les profits excessifs donc la 8e question et bien alors en Polynésie comme en France hexagonale les entreprises sont tenues par le Code de commerce local de déposer leur compte annuel auprès du GREF du tribunal de commerce mais comme en France hexagonale les sanctions ne sont ni dissuasifes ni réellement appliqué sur la question des profits excessifs par contre je en fait comme il existe pas de définition légale je vais rejoindre en ce sens les le propos qui vous a été tenu lors de son audition par monsieur le rapporteur général de laadlc euh c'est on peut pas euh nous en tant qu'autorité de concurrence qui sommes une juridiction en fait on peut pas euh se prononcer sur le caractère excessif ou non d'un profit çaagissant de la question numéro 9 qui porte sur les autres pistes de solution euh la question numéro 9 donc concernait les taxes à la consommation ou sur les importations en Polynésie française et notamment la le fait de savoir si log 3 de m avait un équivalent alors le régime de droit et taxes d'entrée en Polynésie euh s'explique par l'histoire récente du territoire donc la fiscalité polynésienne repose essentiellement sur des droits indirects donc sur la consommation donc ça s'explique aussi bien par l'histoire que par la dispersion spatiale dans de la population concernant l'ctroit de mer donc nous avons nous avons ce qu'on pourrait considérer comme équivalent bien que ça ne ça ça n'alimente pas en fait ça ne ça ne participe pas à à financer les collectivités euh donc nous avons une taxe de développement local qu'on appelle TDL C TDL consiste en une mesure protectionniste qui est introduite qui avait été introduite initialement pour une période de transition dans le cadre de la mise en place de la TVA en Polynésie la TDL est une taxe imposée sur une large gamme de de biens apportés avec pour objectif affiché de favoriser la production locale en rendant les produits importés plus chers cette taxe donc cette TDL sur les importations alourdit le coût des produits sans améliorer la compétitivité locale donc ça ça ressort aussi d'une analyse enfin de plusieurs analyses que l'Autorité de la Concurrence a pu réaliser spécifiquement sur la TDL et les recommandations en fait en en ont toujours été les mêmes euh en pratique pour l'autorité donc elle profite essentiellement aux importateurs et aux producteurs qui sont déjà établis et leur offre protection contre la concurrence extérieure sans pour autant garantir une baisse des prix ou une amélioration de la qualité des produits locaux de plus donc l'effet inflationniste de de cette taxe se répercute directement sur les consommateurs qui doivent en plus supporter des prix plus élevés sans réel bénéfice pour l'économie polynésienne puisqu'il y a pas non plus de contrepartie ou de vérification euh de on va dire du caractère bénéfique sur l'emploi local de l'effet sur l'emploi local donc elle touche des gammes de produits qui n'ont pas d'équivalents locaux ou qui elle protège des biens pour lesquels la valeur ajoutée locale est très faible je parle ici des activités de conditionnement par exemple ou d'assemblage donc comme je l'ai dit il n'existe aucune garantie que cette taxe favorise réellement la création le maintien des emplois locaux euh parce que les entreprises protégées par la TDL ne sont pas soumises à des obligations ou à des contreparties en matière d'embauche ou de maintien des effectifs donc ça à de nombreuses reprises parmi les recommandations de l'autorité polynésienne de la concurrence c'était aussi d'assortir soit de réviser cette TDL et au minimum de la sortir de contrepartie et de vérifier de contrôler ses contrepartie la le réalisation donc ENF donc si l'instauration d'une taxe protectionniste ça peut se justifier dans une phase de lancement donc pour l'autorité en face de lancement on peut imaginer euh ce dispositif pour pouvoir protéger l'entreprise qui cherchera à se lancer sur le territoire puisque l'objectif serait de de d'assurer plus de concurrence sur le territoire par contre elle doit être nécessairement limitée dans le temps et elle doit être d'un niveau raisonnable pour éviter les phénomènes de rent queon peut constater la 10e et dernière question portéit sur la production locale et les produits de grande consommat consommation pardon et votre question était de savoir si ça peut-être un levier de lutte contre la vie chère alors euh dans dans les nombreux avis aussi qui ont été produits par l'autorité on se prononce là-dessus et on considère effectivement que la production locale peut-être un levier de lutte contre la vie chère par contre euh comme il suffit pas de le décritter ça implique de structurer des filière d'identifier des acteurs et de réfléchir à des à des business plans donc euh ça ne relève pas pour nous seulement de la seule volonté politique et les pouvoirs publics peuvent agir sur l'aménagement du territoire et la création d'un cadre propis à l'investissement mais ensuite il faut il faut une réelle dynamique des acteurs locaux également voilà et j'en aurais terminer avec mon propos liminire qui consistait à répondre en fait aux questions posées merci beaucoup pour ce cette réponse très complète au questionnaire alors sans plus attendre ce que je propose c'est de passer la parole à mes collègues puisquon va on va avancer effectivement sur ces sujets peut-être madame artigala si Viviane si tu veux bien commencer puis je sling guidz ensuite et puis Gerard Pomier éventuellement ensuite voilà merci beaucoup oui merci beaucoup vraiment madame donc juvien artigala sénatrice des Hautes Pyrénées donc pas ultramarine et voilà merci beaucoup pour pour votre votre intervention très pédagogique et très très intéressante vraiment ça nous a permis de voir certains dispositifs spécifiques à à la Polynésie et c'est très utile pour nous moi j'avais donc et puis vous avez répondu à toutes les questions qu'on qu'on vous Avaz posé donc mais moi j'avais quand même une une petite question développé sur la taxe de développement local euh parce que bon j'ai bien compris le mécanisme mais qui c'est qui la touche cette taxe et et à qui elle est elle est est reversée elle est reversée après parce que là c'est vrai qu'on voit bien que elle elle finalement elle alourdit les les cûts vous nous dites et puis sans produire un effet sur ni sur la production locale ni sur l'économie locale donc où est-ce qu'elle va qui c'est qui a qui a qui la touche où est-ce qu'elle va et comment puisque c'est pas les collectivités non plus vous me dites donc qui c'est que voilà ma ma question alors euh là je il faudrait que je que je vérifie mais et là je peux je peux peut-être aussi parler j'en profite que le sénateurrit soit soit également avec nous je vérifierai mais à ma connaissance la taxe est perçue par le par le pays donc ça va dans le dans le budget du pays c'est recouvré par le pays en revanche de manière indirecte ça va profiter aux entreprises qui n'ont pas à la payer alors la TDL c'est soit des interdictions d'importation soit des taxes plus élevées donc à ortation de certains produits qui rendent l'importation enfin c'est assez rédubitoire euh donc ça profite indirectement aux entreprises qui n'ont pas à payer cette taxe là euh qui se et ça crée en fait un effet pervers que l'on appelle communément un effet de rente pour ces entreprises madame guidz merci président euh je je rejoins ma collègue pour vous dire que vous étiez très très pédagogue euh franchement c'était très agréable et vous AZ répondu à toutes les questions et c'était plutôt très clair donc je vous en remercie euh moi je vais revenir sur les produits locaux par exemple si on revient à la vie très chère en Martinique ce qu'on peut remarquer c'est que les produits locaux sont aussi chers que dans les grandes surfaces alors qu'on s'attend plutôt à ce que ça soit moins cher puisque c'est local et voilà donc à ce niveau-là du coup tout le monde Râ même les les antillers Râ après ceux qui vendent leurs produits locaux et cetera est-ce que vous avez remarqué exactement la même chose chez vous euh alors j'ai pas j'ai oui alors comment dire les produits sont globalement plus cher donc on a on a cet écart de prix sur quasiment tous les produits à ma connaissance j'ai pas le tableau d'f devant moi mais il a certains pour certains produits locaux c'est pas le cas donc c'est pas en Polynésie ça va pas être le cas sur tous les produits locaux euh en revanche on le constate quand même sur certains produits certaines productions local et notamment sur chez cell qui bénéficient de cette fameuse TDL où on peut retrouver des produits qui sont fabriqués donc sont produits localement en Polynésie que vous allez acheter plus cher en Polynésie que dans en France hexagonal par exemple donc ça c'est un des effets pervers de classiques de la TDL alors vous voyez par exemple à la Martinique quand vous allez sur le marché tout est à 5 €. que ça soit les tomates que ça soit les concombre que ça soit en voilà tous les produits locaux 5 € voilà et parfois c'est quand même très cher par rapport à je dirais au produits alors ça peut aussi s'expliquer par le fait que ces produits locaux sont écoulé par les mêmes groupes en fait de distribution qui sont aussi importateurs et on revient toujours au même problème que de de d'une d'une concurrence en fait insuffisante quel que soit en fait le produit qui est importé sur le territoire même le produit importé qui va on va dire coûter un peu plus cher à l'importateur s'il y a pas de concurrence et si l' le groupe est très intégré on va se retrouver avec un écart de prix très élevé et que ce distributeur ou que c ce groupe H t à l'extérieur ou sur le territoire même sans concurrence il y aura pas d'incitation en fait à à à baisser le prix ou à répercuter d'éventuelles économies d'échelle ou éventuellement des des un prix d'achat plus bas sur le prix de vente au consommateur la la clé et ça en fait c'est un constat qui est partagé et qui est euh enfin qui souffre aucune critique c'est vraiment la c'est vraiment le le manque de concurrence alors euh j'en profite pour dire que c'est vrai que dans les petites économies dans les économies on va dire étroites quand je marche les marchés sont étroits on ne peut pas avoir et on a on aurait même pas intérêt à avoir une multitude d'acteurs parce que pour pouvoir produire des économies d'échelle et vendre moins cher il faut euh atteindre une taille conséquente donc il faut être suffisamment gros en fait pour le dire trivialement il faut être suffisamment gros pour pouvoir acheter pas cher et revendre pas trop cher surtout quand on est loin qui a les coûts d'éloinement et cetera et cetera maintenant pour pouvoir euh revendre pas cher il faut être incité à le faire et cette incitation c'est la concurrence parce que sinon vous allez acheter vous allezêtre grossir comme vous allez être vous allez avoir une puissance d'achat importante vous allez pouvoir acheter moins cher mais si vous avez pas de concurrence vouses si vous êtes pas incité à répercuter les économies de prix sur le prix de revente au consommateur vous allez aussi revendre très cher et donc c'est là où on on serouve avec un problème donc en fait dans nos économies euh cumulle les les je va dire les les complexités du droit de la concurrence parce que on a des acteurs qui sont qui ont des tailles conséquentes mais il en faut il faut qu'ells a une taille conséquente maintenant on est il faut qu' on doit rester sur la ligne de crête c'est-à-dire que il faut pas être trop gros parce que sinon ça marche pas mais il faut pas non plus être petit avec une multitude d'acteurs parce que sinon ça marche pas par contre moi l'argument qu'on m'avance souvent de dire on est trop le marché est trop petit il y a de la place que pour un ou que pour deux ou que pour des oligopoles on a vu que c'était dans très souvent c'était pas le cas et puis j'ai envie de dire aussi que quand bien même ça serait le cas même s'il y a de la place que pour deux quand il a de la concurrence et ben ça veut dire que peut-être qu' il y aura un renouvellement de ces acteurs là et quand on il y a un renouvellement ça veut dire que on a intérêt on veut garder sa position et donc on continue d'être compétitif sur les prix euh sur la qualité des produits on continue à innover et cetera si on installe en fait des mesures qui sont là pour protéger les acteurs locaux et à for je pense ça s installé dans le temps aussi toutes ces barrières on fait que c'est le l'économie est figée on a plus on a plus cette émulation on a plus ces incitations je sais pas si j'ai répondu à votre question si si si c'est non non c'est très clair parce Queen fin de compte moi quand je vais sur le marché du diamant c'est exactement les mêmes marchands c'est à peu près une dizaine mais sauf qu'il s'entendent entre eux pour vendre exactement au même prix alors ça c'est autre chose ça ça c'est ça par contre c'est une pratique anticoncurrentielle c'est une affraction euh donc là il faudrait que effectivement ça serait un dossier à monter par par l'autorité merci beaucoup je repasse la parole à Madame Artigalas et ensuite peut-être ou j'ai j'ai de deux nouvelles questions ou peut-être trois sur euh on nous a dit par exemple dans dans d'autres départements que le fait que les les fonctionnaires est un une rémunération importante que les prix se basaient souvent sur le niveau de vie des fonctionnaire est-ce que c'est le cas chez chez vous aussi et puis sur le la compétence de l'autorité en matière d'aménagement commercial vous avez dit que vous travaillez avec la Nouvelle-Calédonie que vous étiez compétent aussi sur la Nouvelle-Calédonie j'ai est-ce que j'ai bien compris ou non c'est juste une coopération et puis est-ce que c'est réellement efficace est-ce que le seuil de 300 m car est pertinent c'est-à-dire euh est-ce que vous autorisez est-ce que quand c'est en dessous de 300 m² vous n'avez pas d'avis à donner mais est-ce que il y a beaucoup de de demandes pour des des aménagements au-dessus de 300 m² est-ce que est-ce que vous les autorisez parce que ça peut favoriser la concurrence aussi comment voilà comment ça un peu plus de précision sur ce sujet merci beauoup pardon et la dernière troisème question sur la le la transparence sur la concentration verticale en fait on comprend que quand il y a un groupe finalement normalement il devrait pas y avoir d'intermédiaire mais il y a quand même comme siil avait des intermédiaires à chaque étape de la distribution donc comment faire pour lutter contre contre ça finalement aussi euh alors ça fait beaucoup de questions mais je vais essayer de de toutes les retenir donc sur votre première question qui concerneindexation des salaires des fonctionnaires ça a été identifié comme un des facteurs effectivement qui contrib but à des niveaux de prix plus élevés puisque il y a certains consommateurs qui peuvent se payer aussi mais c'est toujours pareil euh il y a certain quand même ce que il y a quand même si il y vous avez des consommateurs qui ont un pouvoir d'achat plus élevé s'il y a de la concurrence il y aura quand même on observerait pas cet écart de prix dans ce différentiel ensuite c'est certain il y a eu des études qui ont été faites qui montrent que ça ça y contribue aussi et je sais que la Polynésie a pris des mesures pour limiter ce qu'on appelle le le l'indexation du des salaires des fonctionnaires donc ça c'est ça ça ferait partie peut-être des mesures là après je sors de de de mes compétences mais je sais que c'est un sujet qui qui est examiné par la par la Polynésie s'agissant euh de l'autorité de la Nouvelle-Calédonie alors non on n'est pas du tout compétent en Nouvelle-Calédonie la Nouvelle-Calédonie a son droit de la concurrence qui lui est propre et son autorité de concurrence qui lui est propre et d'ailleurs je crois que vous allez entendre juste après moi le président qui est le président de l'Autorité de la concurrence de la Nouvelle-Calédonie euh donc c'est intéressant parce que la Calédonie même si on on partage euh les les mêmes constat he sur la vie chè et peut-être sur les pistes de solution et les pistes de solutions vont quand même un petit peu différer parce qu'il faut lui aura un regard qui sera plus aès adapté en fait au au contexte économique local euh ce que je disais juste c'est que on a une coopération renforcée avec eux et donc réc l'année dernière donc j'ai j'ai eu j'ai eu l'honneur d'être de de d'être nommé comme membre non permanent du collège de l'autorité de la Nouvelle-Calédonie ce qui fait que je siège dans leur formation de jugement et c'est intéressant pour nous parce que ça et pour eux aussi parce que moi ça me permet euh de voir quels sont les les les les challenges en fait les les difficultés qui sont rencontrées les types de dossiers qui sont traités comment il les traitent et on échange aussi beaucoup à cette occasionl sur les les analyses que ce soit économique ou juridique donc ça ça permet d' d'élargir un petit peu le le champ de vision et le et le niveau de compétence et d'expertise aussi de à la fois de l'autorité polynésienne et de l'autorité canéodien euh sur les seuils le oui parce que alors et sur les aménagements commerciaux ce que je disais c'était que ce cette compétence donc ce contrôle des aménagements commerciaux n'existe pas euh en France hexagonale ou dans les dromes donc ce n'est pas une compétence de de la DLC par contre c'est une compétence que qui qui est dévolue à l'autorité polynésienne et aussi à l'autorité calédonienne et donc on s'entraide aussi on essaie d'échanger les point de vue sur le test de concurrence à remplir le le niveau par exemple de preuve requis de la part des autorités pour respecter aussi les droits de la défense et cetera et pour pour démontrer à suffisance de preuvve que il pourrait y avoir une préoccupation de concurrence une atteinte à la concurrence euh sur la pertinence du seuil 300 m² je me suis pas Parché sur la question mais je dirais que il faudrait pas moins parce qu'on a déjà pas mal de de demandes de dossier et comme je le disais tout à l'heure étant donné qu'on a des moyens qui sont très restreints euh quand vous avez des dossier même si ce sont des dossiers donc on a mis en place maintenant des procédures simplifiées pour aller plus vite mais dès qu'on a un dossier par par exemple de même de changement d'ensene on est quand même obligé de l'instruire donc il y a une notification il y a un dossier de notification qui est produit par les entreprises et on doit instruire le dossier et donc ça ça ça nous prend en c'est chronophage euh maintenant sur leur l'efficacité moi je pense que compte tenu de l'étroitesse des marchés c'est un outil dont il faut pas priver la Polynésie ou la cadétonie euh ça permet alors peut-être qu' faudrait je pense qu'il est perfectible parce que dans la manière dont il les rédigé euh comme on doit faire appel à on va dire au au test de concurrence classique et ça c'est un autre sujet parce que je je je serais d'avis qu'il faudrait un petit peu repenser le droit de la concurrence pour les petits territoires et notamment certains seuil qui sera à revoir et cetera mais ça c'est c'est un autre débat mais euh ça ça permet quand même d'avoir un contrôle préventif et on a alors la Calédonie euh a été amené à à à interdire en fait pas mal plus d'implantations de surface commerciale que que la Polynésie nous on l'a quand même mis en œuvre pour notamment pour interdire l'implantation d'un super marché le test euh qui nous est demandé c'est euh une atteinte euh une atteinte excessive une atteinte à la concurrence euh donc ce qui est compliqué c'est que mais je veux pas être trop technique mais gros quand vous ouvrez un magasin intuitivement on peut dire que ça rajoute de la concurrence euh sauf que quand c'est un opérateur qui est en position dominante qui ouvre un magasin euh s'il ouvre un gros magasin à côté de tout petit magasin là est-ce qu'on peut pas anticiper peut-être la fermeture de ces magasins à moyen ou long terme ce qui ferait que on passerait de trois ou quatre acteurs à un ou deux donc là quand on a suffisamment de preuve pour pour dire que il y a un vrai risque d'atteinte à la concurrence on est à même du d'interdire ce genre d'opération donc on s'en est servi pour interdire une seule fois par contre on s'en sert on s'en est servi à plusieurs reprises pour demander des engagements donc on autorise sous réserve de ne pas traiter de manière discriminatoire les les concurrents notamment quand l'implantation de magasin se fait de la part d'un grand groupe qui est aussi fournisseur donc qui sert aussi de centrale d'achat pour les magasins concurrents qui sont installés à côté donc c'est ça pour moi ça a une utilité ensuite sur la concentration verticale le problème c'est que ces groupes donc comme je viens de dire sont intégrés mais ils ont quand même des entités al d'abord pour pour l'organis leur propre organisation interne il faut avoir des des entités des entreprises distinctes euh ça ça fait partie de la bonne gestion de l'entreprise ensuite euh très souvent vous avez des des groupes qui servent aussi comme je disais de de central d'achat ou de fournisseurs pour les concurrents donc il faut aussi de la comptabilité séparée et cetera donc pour moi c'est pas alors il faut pas qu'il trop d'intermédiaires si les intermédiaires sont multipliés de manière fictive pour multiplier les marges évidemment ça c'est pas bon par contre c'est c'est pas dans tous les cas incongru d'avoir en fait plusieurs intermédiaires à l'intérieur de même groupe puisque ils n'ont pas la même la même activité ils remplissent pas les même mêmes activités euh ensuite le problème c'est le niveau de marge qui va être pris donc les fameux prix de transfert intr grroupe merci beaucoup et merci de vous prêter au jeu des questions répones qui sont très nourris voyez tout l'intérêt que la délégation porte sur notre territoire je voulais passer la parole à Monsieur Pomier Gérard oui merci monsieur le Président Madame je vous remercie pour cet exposé extrêmement clair et qui nous en apprend beaucoup euh ce que j'en retiens c'est que l'étroitesse des marchés et les problèmes de rentabilité qui en découlent limite de fait la concurrence et renforce la concentration des acteurs avec ce que vous appelez effectivement le manque de de transparence et ces questions de marge j'étais très frappé par l'exemple que vous avez donné en disant que sur le produit final payé par le consommateur environ 30 et quelques pour c'est le prix du produit mais que les marches c'est 44 %. et moi je serais très intéressé que la délégation puisse avoir un petit tableau par territoire pour avoir un petit peu est-ce que ce sont des écarts spécifiques à la Polynésie ou est-ce que grosso modo ça se retrouve un peu partout parce que au final pour moi ça pose un problème c'est qu'on assiste de fait sans employer le mot à des formes d'oligarchie économique et la question que je me pose en tant que législateur c'est qu'est-ce qui relève du législateur du législatif et du réglementaire car je pense que beaucoup de choses pourrai peut-être aussi être fait au niveau règlementaire parce que quand vous décrivez cette situation on a sentiment qu'il y a beaucoup à faire et pas seulement au niveau du législatif comme on l'a encore vu hier soir merci très bien je sais pas si madame la Présidente souhaitez réagir par rapport à à ce constat en sachant que là en Polynésie nous ça sortirait compét très bien je peut-être une une dernière question puisqu'il nous reste 5 minutes si vous me le permettez puis je voudrais juste compléter alors je sors un peu de mon rôle président notre discussion aujourd'hui mais effectivement le la TDL est une recette perçue par le budget de la Polynésie française je crois qu' un peu plus de 2 milliards annuels ce qui fait à peu près 16 millions euros et euh il faudrait rappeler aussi que la Pol français par y a un système de financement des communes un peu particulier puisqu'elle reverse 17 % de l'ensemble de sa fiscalité perçue aux communes euh qui par ce biais làà au travers du fond intercommunal de péréquation mais je m'arrêterai là sur et je ferme la parenthèse de du sénateur Polynésie pour reprendre nos discussions j'ai peut-être une dernière question à vous poser question un peu ouverte sur les réflexions et la manière dont les réflexions peuvent être menées à l'avenir sur l'évolution du droit de la concurrence en PO ésie française est-ce que vous travaillez avec l'université est-ce que il y a avec le gouvernement aujourd'hui des des ateliers d'ouvert ou des réflexions ouvertes comment comment voyez-vous les choses d'un point de vue euh à la fois sur l'organisation de cette réflexion et sur éventuellement un calendrier que vous vous envisageriez utile à cette cause de la concurrence en Polynésie française voilà merci merci beaucoup alors je vous cache pas que oui c'est un pour moi c'est un sujet sur lequel on devrait vraiment se pencher de manière très sérieuse euh j'ai commencé en fait à initier des discussions avec une professeur qui qui a donc qui est professeur de droit de la concurrence et économiste à l'université de Haifa en Israël s'appelle Michal Gal qui a je pense à ma connaissance c'est la seule qui est spécialiste en fait des petites économies de droit de la concurrence appliqué aux petites économies elle a écrit sa thèse là-dessus qui est un bouquin qui est remarquable euh et puis donc euh bon il y a les événements en Israël qui a fait qu'on a on a arrêté ça ça ça pas ça a pas perduré faudrait que je réinicie ça euh ça serait effectivement très intéressant d'associer les universitaire de l'UPF donc de l'Université de la Polynésie également maintenant euh c'est vrai que pour moi euh l'urgence ça ça serait déjà de toileter de de de réformer le code de la concurrence polynésien euh donc j'essaie parce que donc je je vaisorisque de me répéter on a des moyens qui sont très restreints on a de plus en plus de dossiers on a maintenant des contentieux parce qu'on a des décisions qui sont attaquées devant les juridictions nationales euh et euh on a des problèmes en fait au fur à mesure on se rend compte qu'il y a des problèmes de fonctionnement euh notamment des des incohéren dans les délais par exemple je pour citer qu'un exemple on a euh des délais euh enfin les tiers disposent de délis plus longs selon le code de la concurrence pour formuler des observations dans sur les les projet de concentration que l'autorité n'en a pour rendre sa décision donc ça pose au-delà au-delà de l'incohérence ça pose des gros problèmes juridique de sécurité juridique aussi des décisions euh je pense que c'est le fruit donc des des des modifications successives parce que bon ça ça a dû être ça d passer à la trappe donc voilà donc on a on a listé tous ces tous ces éléments qui qu'il faudrait en fait ajuster euh pour pas lier au manque de moyens aussi euh parce que je comprends qu'on doit contribuer aussi à l'effort he qui est réalisé par la Polynésie donc d'économie euh j'aimerais aussi par exemple allonger la durée de traitement de certains dossiers donc des des trois compétences que j'ai cité donc concentration avis et puis aménagement commerciaux parce que ça permettrait à nos services d'instruction de mieux s'organiser et surtout de par exemple de sanctuariser un rapporteur sur le traitement des dossiers de pratique anticoncurrentielle parce que si elle sait qu'elle a 3 mois devant elle notre rapporteur général pourra très bien dire ok toi tu restes quand même sur le le dossier de pratiques anticoncurrentiell par contre je sais que j'ai un autre rapporteur qui va bientôt terminer un dossier d'avis qui va pouvoir prendre le dossier aménagement commerciaux quitte à le faire à faire patienter ce dossier d'une semaine ou deux mais quand on doit rendre un avis en urgence en 15 jours ou en un mois ou même les dossier de concentration aménagement commerciaux en un mois aussi on a c'est pas possible donc voilà donc il y a il y a déjà ça je pense pour moi c'est c'est c'est l'urgence l'urgence ça serait là mais c'est vrai que c'est dommage parce que initier cette cette réflexion de fond permettrait peut-être aussi à l'autorité d'être plus efficace euh mais je suis là je suis par contre je suis ouverte à à toute à toute discussion et toute participation à tout groupe de travail que que vous envisageriez merci beaucoup madame la présidente on va pas vous retenir aussi tardivement plus longtemps mais merci pour à la fois pour la qualité de vos réponses et et puis caractère très complet également de ces ces réponses donc j'aurai le plaisir à vous retrouver en Polynésie française prochainement parce que je me suis engagé à venir à l'autorité à parceque je ne serai pas là à l'occasion des 10 ans mais je crois qu'avec mes collègues on est tous ravis bien sûr de de cette audition et on vous remercie très sincèrement si toutefois vous voyez des des sujets que vous n'avez pas pu évoquer là et vous souhaaitiez nous envo voyz une contribution écrite elle sera bienvenue euh pour compléter éventuellement vos propos mais en tout cas sachez que cette audition va vraiment enrichir les travaux de la délégation et Madame ichicheline jaacqu notre présidente vous en remercie aussi et regrette encore de ne pas avoir été présent parmi nous ce ce matin pour nous et ce soir pour vous à bientôt écoutez c'est moi c'est moi qui vous remercie et au plaisir de vous accueillir prochainement à l'autorité alors merci beaucoup et mes collègues viendront aussi ils m'ont dit oui merci au revoir au revoir bon bonjour enfin je crois que vous êtes en fin de journée en en Nouvelle-Calédonie euh euh donc chz collègue je propose d'enchaîner avec notre audition suivante toujours dans le casadre de nos travaux sur la lutte contre la vie chè donc je nous accueillons à présent monsieur Stéphan reterer président de l'Autorité de la concurrence de la Nouvelle-Calédonie alors je suis TVA rofrit le sénateur de Polynésie françaisise et vice-président de la délégation euh et madame la présidente de la délégation au outrom Micheline Jacques tient à s'excuser monsieur le Président par qu'elle est en route pour saint-bartelémi pour participer à une réunion très importante et peu urgente au conseil territorial en fonction de l'actualité de son territoire et donc j'ai l'honneur de la remplacer ce matin euh pour conduire nos auditions de la matinée qui ont pour cas de la lutte contre la vie chère et avec mes collègues on est ravi de vous accueillir on vous remercie à nouveau de votre disponibilité et je crois que vous avez pris l'initiative de effectivement nous préparer un powerpoint euh que l'on a à la fois en version papier et à l'écran donc ce que je vous propose monsieur le Président c'est de vous céder tout de suite la parole et puis ensuite avec mes collègues rapporteurs et notre collègue monsieur Gérard Pomier nous aurons quelques questions éventuellement à vous poser en fonction de vos votre présentation mais encore une fois un grand merci pour votre disponibilitéur oui je vousi alors on a un petit souci monsieur le Président on ne vous entend pas c'est très saccadé c'est peut-être le casque fa on ne vous entend pas en fait le casque peut-être fait de la un effet sonore peut-être que ça peut marcher sans le casque je sais pas ce sont les aléas du direct nous n'avons plus de son mais nous avons l'image c'est dommage on vous a perdu al vous a totalement perdu monsieur le Président je sais pas si vous m'entendez mais nous on ne vous entend plus du tout c'est même pas de scadé votre micro est ouvert mais peut-être qu'il faut déconnecter le casque du coup monsieur le Président ENF je me permets de vous d'essayer de chercher avec vous une solution ouais c'est étonnant pour coup le droit de la concurrence sans le son ça va être compliqué ou monsieur le Président sinon ce que je peux vous proposer c'est de tout relancer de de tout fermer de tout réinitialiser on peut attendre 5 minutes il y a pas de souci pour vous permettre une nouvelle connexion alors on me dit que sur le navigateur Edge ça peut mieux fonctionner euh ou Chrome il nous a quitté je vous m' on a entendu de mais pas un vous entend pas bien peut-être sinon on pourrait tenter de faire le son sans la vidéo pour avoir et on a la présentation pour éviter peut-être pour charger la bande ne pas charger la bande passante ou on va enlever le powerpoint c'est peut-être ce qui qui perturbe on va on va tenter d'enlever le powerpoint sinon est-ce que vous m'entendeendez un petit peu mieux mais c'est encore saccadé alors peut-être qu'on va enlever le powerpoint est-ce que vous pouvez refaire un test après nous sommes à 16000 km de Paris donc c'est normal aussi parfois d'avoir des soucis ça est-ce que vous êtes toujours là monsieur le Président on vous voit à nouveau on vous entend pas par contre il est pas connecté ah il se reconnect c'est l'opérateur unique vous continue à parler point qu'on a hâte de découvrir avec vous
Micheline Jacques