Crise du logement et méga-feux : le lien inquiétant mis en lumière par une chercheuse
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Est-ce qu'un feu de l'ampleur de celui de la Gironde était prévisible ?
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La crise du logement est-elle un facteur de risque pour les incendies ?
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Comment la crise du logement impacte-t-elle ces incendies concrètement ?
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Des gros incendies de ce type peuvent-ils se produire au Pays Basque ?
- 2:49OuverteRéponse directe
La comparaison entre la Gironde et le Pays Basque est-elle pertinente ?
- 3:26OuverteRéponse directe
Les grèves des pompiers dénonçant les moyens et effectifs sont-elles valables ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Malheureusement, ça fait partie du genre d'événements que les scientifiques redoutaient, compte tenu de l'évolution et du changement climatique. »
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« La croissance de la population a amené à urbaniser, avec de l'habitat pavillonnaire en fait, des zones très très proches de la forêt et qui sont aujourd'hui vulnérables. »
- 1:55InvitéFait
« Le coût du logement dans les grandes agglomérations, comme Bayonne ou comme Bordeaux encore plus, fait que les gens s'éloignent des centres-villes et donc vont rechercher plutôt de la maison individuelle. »
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« Sans doute pas aussi gros que ce qu'on a observé dans les Landes, mais il est quand même très important de souligner que toute végétation est combustible. »
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« Elle est pertinente parce que les conditions météorologiques qui existaient au moment de ces incendies sont les mêmes. Elle est également pertinente parce que c'est le même type de végétation qui a brûlé. »
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« Compte tenu de l'aggravation du risque du fait du changement climatique, évidemment qu'on comprend leurs demandes et évidemment, elle est pertinente. »
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« Mais si je peux me permettre de rajouter un point extrêmement important, c'est que nous savons en tant que scientifiques qu'elles ne seront pas suffisantes, ces mesures. »
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Ici Pays Basque, premier sur l'actu local au Pays Basque, ici matin.
Il reste encore un mois avant la fin de l'été mais 2026 a déjà marqué les esprits.
Oui, cinq vagues de canicules depuis le mois de mai et puis ces incendies hors normes qui ont ravagé la Gironde et les Landes. Dans les Landes où en ce moment, après quatre jours de lutte contre les flammes, les choses semblent s'apaiser. L'incendie de Luglon à une trentaine de kilomètres de Mont-de-Marsin a parcouru 1700 hectares depuis jeudi. Il ne progresse pas mais il n'est toujours pas fixé. Alors forcément, une question se pose. Est-ce qu'on pouvait prévoir ces incendies ? Et surtout, est-ce que nos territoires sont préparés à y faire face ? Pour en parler, on reçoit Christine Bouisset. Bonjour. Bonjour.
Alors vous, vous êtes géographe, enseignante à l'UPPA et chercheuse au laboratoire TRI du CNRS. Vous travaillez notamment sur les politiques de gestion des risques liés au feu de forêt. Est-ce qu'avec tout ce qu'on sait aujourd'hui, est-ce qu'un feu de l'ampleur de celui qui a ravagé la Gironde cet été était prévisible ?
Malheureusement, ça fait partie du genre d'événements que les scientifiques redoutaient, compte tenu de l'évolution et du changement climatique.
Et dans vos travaux, vous faites aussi un constat qui est que la crise du logement, c'est un facteur de risque pour les incendies. Est-ce que vous pouvez nous expliquer un petit peu ?
Alors la crise du logement, on va dire pas directement, mais dans des régions qui sont très sensibles aux risques d'incendies, comme l'est le Massif Landais en fait, la croissance de la population a amené à urbaniser, avec de l'habitat pavillonnaire en fait, des zones très très proches de la forêt et qui sont aujourd'hui vulnérables.
Et ces zones, comment justement cette crise du logement, elle impacte ces incendies concrètement ?
Concrètement, en fait, le coût du logement dans les grandes agglomérations, comme Bayonne ou comme Bordeaux encore plus, fait que les gens s'éloignent des centres-villes et donc vont rechercher plutôt de la maison individuelle, dans des lotissements, des pavillons, autour des villages par exemple.
Et chez nous, on n'a pas de pain comme dans les Landes, mais on a quand même des forêts de hêtres comme à Irati. Est-ce que des gros incendies de ce type peuvent se produire chez nous au Pays Basque ?
Alors, sans doute pas aussi gros que ce qu'on a observé dans les Landes, mais il est quand même très important de souligner que toute végétation est combustible. Il n'y a pas de végétation incombustible. Donc, dès lors qu'on a les conditions qui favorisent les incendies, c'est-à-dire une très longue sécheresse, toute forêt est vénérable.
Et la Gironde, c'était 42 000 hectares, l'incendie le plus marquant chez nous. C'est la forêt de Chibertin-Anglette avec 90 hectares de brûlés. Est-ce que la comparaison est pertinente selon vous ?
Elle est pertinente parce que les conditions météorologiques qui existaient au moment de ces incendies sont les mêmes. Elle est également pertinente parce que c'est le même type de végétation qui a brûlé. Alors, évidemment, le bilan est moindre parce que la forêt de Chibertin n'est pas aussi grande. Mais tout ce qui pouvait brûler, compte tenu de la direction du vent, a brûlé. Et il y a bien des maisons qui ont été malheureusement affectées. Donc, c'est très comparable.
Et les pompiers ont fait une grève symbolique la semaine dernière. Ils dénonçaient surtout les moyens et les effectifs. Est-ce que vous pensez que cet argument soit valable ?
Compte tenu de l'aggravation du risque du fait du changement climatique, évidemment qu'on comprend leurs demandes et évidemment, elle est pertinente. Mais si je peux me permettre de rajouter un point extrêmement important, c'est que nous savons en tant que scientifiques qu'elles ne seront pas suffisantes, ces mesures. Donc, ça signifie que la prévention en particulier doit jouer un rôle absolument essentiel. Merci beaucoup, Christine Bouisset.
Merci. Alors, je le rappelle, vous êtes enseignante à l'UPPA et chercheuse au sein du CNRS. Et on le rappelle aussi que dans les Landes à Luglon, le feu n'est pas encore fixé, mais il est maîtrisé après avoir parcouru 1700 hectares.
Allez Ed, en quelques instants, on va découvrir le portrait d'un sportif. C'est juste après Pascal Obispo et Francis Cabrel. Il faudrait que pleuve l'amour. Il est 7h49. Bon réveil à tous.
Nouveauté pour vous, réveillons ce lundi matin.
C'était Pascal Obispo et Francis Cabrel. Il faudrait que pleuve l'amour. Retenez bien son nom pour savoir qui seront nos champions de demain. Olivia Leray met en lumière sur votre radio ici cet été. Les sportifs et sportives qui compteront dans les années à venir. Et ce matin, il s'agit d'un sportif qui a beaucoup fait parler de lui au printemps dernier, Olivia.
Moïse Coamé, même pas 18 ans, c'est du tennis et c'est tout plein de promesses. Il fait plus vieux que son âge. Souvent, quand on le dit, c'est pas bien pris, là, c'est un compliment. Et quand on fait plus vieux, on rentre dans des endroits où ceux de notre âge ne vont pas. Moïse, on l'invite dans les grands tournois à Miami ou à Monte Carlo et même à Roland-Garros, par exemple. Vous l'avez découvert il y a quelques mois. Premier match en grand chelème. Première victoire. C'était le 26 mai 2026. Lui ne l'oubliera pas. Contre un joueur de 20 ans de plus, ça voulait dire potentiellement jouer un match en 5-7. Et pour l'instant, Moïse, il avait vu ça seulement devant sa télé.
Et il y est allé, Moïse, en 5-7 et jusqu'au troisième tour de Roland-Garros. Il y a des risques à toute cette précocité. La surcharge, déjà, une blessure au dos récemment, une fracture de fatigue. À son âge, c'est un peu tôt, cette fois. Et il y a surtout nous qui nous emballons un peu à chaque fois qu'on pense avoir trouvé notre nouveau Yannick Noah. Mais autour de lui, son entourage le polie et le protège, surtout. À Roland-Garros Junior, il avait déjà un agent il y a quelques années pour ne pas trop s'exposer aux médias. Et puis, il y a aussi son entraîneur, un certain Richard Gasquet, qui lui aussi a connu le feu des médias quand il était petit. Et ça marche.
Depuis, Moïse a gagné près de 400 places au classement ATP. Et il sait quoi dire quand on projette un peu trop de choses sur lui. Quand on lui dit qu'on voit des joueurs connus en lui avec son style de jeu, un peu de Gaël Monfils, par exemple, parce qu'il court partout, qu'il frappe fort et qu'il glisse parfaitement. Eh bien, lui, il répond en moi. Il y a du Gaël, il y a du Alcaraz, il y a du Djokovic, mais il y a surtout du Moïse Kouamé. Jusque dans sa façon de s'exprimer, Moïse marche sur l'eau et pourrait très vite tutoyer le ciel.
Merci beaucoup, Olivia Loré. On va retenir le nom de Moïse Kouamé. Dans un instant, on va retrouver un autre grand nom. Stéphane Bern pour la chronique histoire, c'est juste après Bonnie Tyler.
It's a heart