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Podcast / conversationMathilde Panot· 29 mai 2025 33 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEnvironnement & énergieSantéInstitutions & élections

Pesticides : ce qu'on ne vous dit pas ! – Panorama #55

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:05Invité politiqueFait
    « le génocide est caractérisé dès lors qu'il y a une intentionnalité »
  • 2:47Invité politiqueFait
    « Joav Galand qui était ministre de la défense avait ordonné un siège complet de Gaza en parlant de combattre des animaux humains en parlant des Palestiniens »
  • 3:28Invité politiqueFait
    « Gaza doit être effacé de la surface de la terre. Gaza doit être effacé. »
  • 4:09Invité politiqueFait
    « Toute la violence déchaînée contre Israël et à Gaza ne prouve qu'une chose. La violence ne produit et ne reproduit qu'elle-même. »
  • 5:27Invité politiqueChiffre
    « 50 % des armes d'Israël viennent de l'Union européenne »
  • 8:56Invité politiqueChiffre
    « le cancer est la deuxième cause de mortalité chez les enfants »
  • 18:36Invité politiqueChiffre
    « on se retrouve avec un trou de 15 milliards dans la sécurité sociale »
  • 26:04Invité politiqueChiffre
    « un musulman sur deux dans ce pays a été victime d'islamophobie »

Temps de parole

  • Mathilde Panot100 %

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Mathilde Panot

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce nouveau panorama de la semaine où nous allons évidemment parler du génocide à Gaza mais aussi du nouveau 493 inventé par les macronistes avec la loi pesticide. Nous allons parler de l'anniversaire des 20 ans de la victoire du nom au référendum de 2005. Nous allons parler de la nouvelle attaque sociale par la TVA antisociale qui est faite par François Bairou, de la mobilisation des taxis et de l'islamophobie qui continue dans ce pays [Musique] générique. Alors évidemment, je commence par la situation du génocide qui continue plus que jamais à Gaza avec des images absolument insoutenables qui nous parviennent tous les jours de Gaza.

que ça soit cette petite fille dans les flammes de sa maison qui a été entièrement brûlée, que ce soit ces images de ses parents qui tiennent à bout de bras leurs enfants qui ressemblent à des squelettes du fait de la famine qui est utilisée comme arme de guerre, que ce soit l'ensemble de ses morts, que ce soit cette pédiatre qui a perdu d'un coup ses neuf enfants qui ont été tués alors qu'elle s'était rendue pour soigner des blessés à l'hôpital et qui ont été tués par le bombardement de leur maison.

Bref, l'horreur continue plus que jamais et vous aurez sûrement remarqué que depuis quelques semaines et quelques jours, d'autant plus, il y a un renversement dans la manière dont le génocide est traité en France avec enfin une sorte de réalisation de l'horreur qui est en train de se passer et un changement qui, je l'espère, sera irréversible pour isoler Netaniau et mettre fin à l'impunité de l'extrême droite israélienne.

Alors, ce renversement, on le voit dans les médias où pour la première fois les mots génocides sont utilisés, les mots d'enfants qui sont massacrés, des images sont montrées, la famine est montrée, mais aussi dans des responsables politiques, y compris dans ceux qui ont participé à nous dénigrer depuis des mois et des mois avec par exemple en deb en début de semaine Tondelier, Rousell et Fort qui se sont retrouvés au Trocadéro et où pour la première fois Olivier Fort a dit le mot génocide. Il a dit exactement le génocide est caractérisé dès lors qu'il y a une intentionnalité.

Bon, il se trouve que nous le savions malheureusement depuis longtemps et nous avions raison depuis longtemps d'utiliser le mot génocide puisqu'il est maintenant clair aux yeux du monde entier que Netaniaahu vise simplement à exterminer le peuple palestinien. Mais on savait déjà fin 2023 que Joav Galand qui était ministre de la défense avait ordonné un siège complet de Gaza en parlant de combattre des animaux humains en parlant des Palestiniens. Que le ministre de l'héritage Eliaou avait dit que la destruction de Gaza pouvait être vue comme une joie pour les yeux.

Je reprends la citation qu'il avait dit que le ministre de l'énergie israélien Katz avait lui dit "Toute la population civile de Gaza doit partir immédiatement. Nous gagnerons, ils ne recevront pas une goutte d'eau ni une seule batterie jusqu'à qu'il quitte le monde. Que le ministre des finances, Smotrich avait lui dit, il n'y a pas de demi-mesure. Rafa, Deralbala, Nuserat, anhilation totale. Il n'y a pas de place pour eux sous le ciel en parlant évidemment des Palestiniens. Ou encore en octobre 2023, le ministre de la diplomatie publique qui avait quant à lui dit "Gaza doit être effacé de la surface de la terre. Gaza doit être effacé. Une vengeance et une brutalité sont nécessaires ici.

Alors évidemment, nous n'oublions pas que toutes les voix pour la paix, toutes les voies qui ont soutenu le peuple palestien face au génocides ont été fortement réprimés, ont été calomniés, ont été qualifiés d'antisémite. Mais nous n'oublions pas, mais nous avons aujourd'hui besoin de l'ensemble des voix pour faire cesser le génocide. Et cela démontre que depuis le début, les insoumis avaient raison. Et si je reprends le tweet qu'avait fait Jean-Luc Mélenchon au 7 octobre au matin suite euh aux attaques et aux crimes de guerre qui avait été faite par le Hamas, il avait dit "Toute la violence déchaînée contre Israël et à Gaza ne prouve qu'une chose.

La violence ne produit et ne reproduit qu'elle-même. Horrifié ! Nos pensées et notre compassion vont à toutes les populations désemparées victimes de tout cela. Le cesser le feu doit s'imposer. La France doit y travailler de toutes ses forces politiques et diplomatiques. Les peuples palestiniens et israéliens doivent pouvoir vivre côte à côte en paix et en sécurité. La solution existe, celle des deux états, conformément aux résolutions de l'ONU.

Et bien 20 mois après de génocide, je n'enlèverai pas un mot au tweet que Jean-Nick Mélenchon avait fait à l'époque, tout comme je n'enlèverai pas un mot au communiqué que le groupe parlementaire avait fait et pour lequel j'ai été traîné pour apologie du terrorisme devant la police. Donc oui, les insoumis avaient raison, mais leur l'urgence n'est pas de dire cela. L'urgence, c'est d'arrêter le génocide, de permettre que l'aide alimentaire rentre en quantité suffisante pour cesser la la famine qui est tellement forte que des centaines de milliers de personnes se trouvent aujourd'hui à l'article de la mort et notamment des enfants.

L'urgence est évidemment à ce que la France agisse parce que ce ne sont pas avec des mots qu'on arrête un génocide. Et pour que la France agisse, elle doit reconnaître immédiatement l'état de Palestine. Elle doit décider de sanction à l'encontre de Netaniaahu. Elle doit décréter un embargo sur les armes à l'encontre là aussi du gouvernement de l'extrême droite de Netaniaahu et agir pour la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Par exemple, sur les armes, 50 % des armes d'Israël viennent de l'Union européenne et donc il faut impérativement que l'Union européenne cesse de livrer ses armes.

D'autant que François Bairou a refusé cette semaine qu'il y ait un débat à l'Assemblée nationale en expliquant qu'il y avait un agenda parlementaire trop chargé. Alors, il y a un agend parlementaire trop chargé pour étudier un débat sur ce qui se passe actuellement à Gaza, le premier génocide filmé en direct de l'humanité.

Mais par contre, il n'y a aucun problème dans l'agenda pour trouver une place pour criminaliser ceux qui dénoncent la politique génocidaire euh d'Israël avec euh une proposition loi pour lutter contre l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur qui ne vise qu'une chose à pouvoir notamment exclure des étudiants qui ont manifesté leur solidarité avec Gaza et qui refusent qu'on leur apprenne le droit international de manière théorique et que dans la réalité les grandes puissances de ce monde laissent faire ainsi un génocide et c'est l'honneur de notre pays que d'avoir encore ce dimanche eu des des dizaines de milliers de jeunes qui se soient retrouvés dans la rue pour réaffirmer que la jeunesse de ce pays n'accepte pas qu'un génocide puisse se faire ainsi en toute impunité.

Nous continuerons évidemment à être de toutes les mobilisations au côté du peuple palestinien et de toutes les voies pour la paix. Alors, ceci reste évidemment l'urgence absolue. Après, quand on revient sur la politique nationale, nous avons eu une nouvelle manière d'inventer un coup de force qui n'avait jamais été exercé auparavant à l'Assemblée nationale. C'est-à-dire que jusqu'alors, on connaissait la manière dont Emmanuel Macron refusait de reconnaître les résultats des élections de juin et de juillet dernier, qui pourtant avait placé le Nouveau Front populaire et son programme en tête.

Ensuite, nous connaissons depuis longtemps les 493, ceux qui ont permis de passer en force des budgets, les budgets les plus austéritaires qu'on est connu depuis 25 ans, ceux qui ont permis de passer en force contre l'ensemble du peuple mais aussi contre l'ensemble des syndicats, la retraite à 64 ans et le vol de 2 ans de vie des Français. Mais là, les Macronises viennent d'inventer une nouvelle forme de 493. Alors, quelle est cette nouvelle forme de 493 ? Vous vous n'aviez jamais vu ça avant. C'est le rapporteur, celui qui est censé défendre le texte qui a déposé une motion de rejet sur un texte qui s'appelle la loi du plomb.

La loi du plomb, c'est une loi qui vient du Sénat puisque maintenant nous avons un gouvernement qui ne dépose pas des projets de loi directement mais préfère les donner à des sénateurs qui commencent l'examen de texte ainsi. Pourquoi est-ce qu'ils font ça ? Quand c'est un texte parlementaire, même si c'est écrit par le gouvernement, vous n'avez pas besoin de demander d'études d'impact. Donc c'est pratique, vous pouvez faire à peu près ce que vous voulez. Donc c'est un sénateur qui comme plein d'autres textes a pris le texte. La loi du plomb a été examinée. Cette loi est extrêmement dangereuse avec des enjeux très forts.

Il y a des enjeux sur les mégabascines, mais il y a un enjeu qui est particulier qui est qu'il réintroduit des néonicotinoïdes, ce qu'on appelle les pesticides tueurs d'abeilles qui pourtant avaient été interdits en 2018. S'ils avaient été interdits en 2018, c'est notamment parce que il y a toute une foison de littérature scientifique qui montre que les néonicotinoïdes sont extrêmement dangereux. Extrêmement dangereux évidemment pour la biodiversité et notamment pour les abeilles. Et ce n'est pas un petit sujet parce que les abeilles polénisent 3/4 des espèces cultivées dans le monde, c'est-à-dire des espèces que nous mangeons.

Donc c'est c'est évidemment dramatique pour la suite mais c'est dramatique aussi pour la santé. Et il y a aussi une forte littérature scientifique sur cette question et c'est notamment cela qui crée des malformations chez les enfants, des cancers pédiatriques qui augmentent au point que aujourd'hui on se retrouve dans un pays où le cancer est la deuxième cause de mortalité chez les enfants, ce qui est dramatique. Donc cette loi a été étudiée au Sénat, elle devait être étudiée à l'Assemblée nationale. Et le rapporteur, donc celui qui doit défendre le texte, a décidé de déposer une motion de rejet. Cette motion de rejet a donc été votée. Qu'est-ce que ça crée derrière ?

cré que l'Assemblée nationale qui est la seule chambre élue au suffrage universel direct n'a pas pu examiner une seule minute la réintroduction d'un pesticide aussi dangereux que les néonicotinoïdes. Donc ils sont passés ainsi en force et ensuite après du coup le non examen par l'Assemblée nationale de ce texte tout va se jouer en CMP commission mixe paritaire qui regroupe sep députés et sep sénateurs et qui se passe à h clos. C'est bien pratique. Comme ça, on ne saura rien des débats qui y seront faits. Ils ne seront pas aux yeux de tout le monde comme ça se passe dans un débat parlementaire où vous pouvez voir les votes des députés.

Mais cette fois-ci, ça se fera en h clos avec un vote final à la fin à prendre ou à laisser. Ceci est très grave. C'est un précédent démocratif très dangereux parce que ça veut dire que derrière et bien on peut se passer de l'examen d'un texte de la par la représentation nationale et qu'on pourra faire ça sur à peu près n'importe quel texte. Alors, je le dis, c'est d'autant plus grave que en plus de cela, il y a une pression très forte de la FNSEA qui sont ceux en fait qui ont écrit le texte et qui sont la minorité d'agriculteurs pour lequel le texte est bénéfique.

Car pour une grande majorité des agriculteurs et l'ensemble des apiculteurs, ceux qui font le miel, ce texte sera extrêmement défavorable et donc c'est une minorité d'agriculteurs qui vont en bénéficier. C'est très grave démocratiquement parce qu'en plus de cela, vous n'avez de cesse d'avoir des attaques par la FNSEA, des permanences parlementaires qui sont dégradé avec du fumier qui est mis devant qui vise à intimider les parlementaires. Je rappelle que pendant la réforme des retraites, ils hurlaient au loup et qu'on mettait juste un autocollant pour dire non à la retraite à 64 ans sur leur permanence qui était dégradée.

Et quand vous vous retrouvez avec des permanences murées, avec des collaborateurs et collaboratrices à l'intérieur, avec du fumier qui est déversé devant, avec des intimidation physique, avec des mots qui ont été prononcés contre des députés de mon groupe, par exemple sur "On sait où tu habites, bientôt ça fera booum", a-t un autre député. Quand vous avez des intimidations aussi fortes, quelle est la réaction du gouvernement ? Et bien vous avez la ministre de l'agriculture, madame Jeunevar, qui dit cibler les députés de gauche à la FNSEA et ces agriculteurs.

donc qui donne un blancin complet et une impunité complète à ces gens pour pouvoir aller essayer de faire changer les votes, de faire changer les convictions de ce pourquoi nous avons été élus, c'est-à-dire faire bifurquer le modèle agricole parce que c'est destructeur pour les sols, c'est destructeur pour les eaux, c'est destructeur pour l'air qu'on respire, c'est destructeur pour la santé des agriculteurs et des agricultrices en premier lieu, mais pour l'ensemble des personnes qui vivent aux alentours. Et donc, il n'est pas question pour nous d'accepter ce chantage qui est fait par un passage de coup de force.

Nous déposerons donc une motion de censure et cette motion de censure sera probablement examinée la semaine prochaine. Ils ne veulent pas qu'on parle de pesticides et bien nous parlerons des pesticides et je le dis, nous n'accepterons pas que le parlement se fasse ainsi piétiner alors que des députés trouvent tout à fait normal qu'on soit en train de leur marcher dessus sur le fait qu'on ne puisse même pas examiner ce texte. Donc moi, je suis fière que mon groupe parlementaire est brandi au moment du vote de ce 493 déguisés et brandi les noms, les prénom des victimes de pesticides.

Parce que euh les victimes de pesticides sont ceux qui développent des cancers, des lymphomes, sont ceux qui se retrouvent à décéder de cette exposition en pesticides. Et ça suffit qu'on donne le droit à Monsanto et à d'autres multinationales de nous empoisonner.

Et je suis fière aussi d'avoir déposé le jour de la fête des mèes dimanche dernier une proposition de résolution européenne qui vient directement du combat d'une femme qui s'appelle Lor Marivin qui est une fleuriste en Loire Atlantique dont la fille est morte du fait de l'exposition au pesticides alors qu'elle était enceinte lorsqu'elle exerçait juste son métier de fleuriste et dont elle ne savait pas qu'elle se faisait empoisonner par la tonneur en pesticide très forte qu'on trouve dans nombre de fleurs qui sont importées dans notre pays et qui ont conduit à ce que sa fille Emy décède à l'âge de 11 ans.

Et donc nous avons déposé une proposition de résolution européenne pour protéger les fleuristes et ceux et celles qui manipulent les fleurs des pesticides qui se trouvent dedans avec la aussi nécessité de faire une bifurcation sur le modèle qui est utilisé car encore une fois nous savons tous ce que cela va créer. Il faut être à la à la hauteur des enjeux du seul écosystème qui est compatible avec la vie humaine. Alors donc, nous allons déposer une motion de censure, mais jeudi, ce sera l'anniversaire des 20 ans du référendum de 2005. Pour nous, c'est une date très importante. D'abord parce que nous avons gagné et que le nom l'a emporté à 55 %.

Je rappelle que Jean-Luc Mélenchon était un des grands partisans du nom contre l'ensemble de la gauche et même contre l'ensemble du système médiatique puisque à l'époque déjà il y avait des chiens de gardes et 71 % des interventions dans les médias télévisés étaient en faveur du oui.

Donc d'abord le vote qui a été fait en 2005 du nom du peuple français est très important parce que il montre que contre ceux qui veulent nous dicter les choses à faire, contre ceux qui pensent que le peuple est bête parce qu'ils n'ont eu de cesse d'utiliser pendant la campagne l'argument que les gens ne comprendraient pas ce qui se passait et que partout dans le pays les gens arrivaient avec des carnets, avec des petits livres pour lire pour comprendre ce que ce qu'il y avait dans la proposition de Constitution européenne à laquelle ils ont fini par dire non à 55 % et que du coup, ils ont déjoué l'ensemble des pronostics qui disaient que le oui allait l'emporter et ils l'ont déjoué notamment pour dire non à la politique néolibérale, non à la destruction des services publics, oui à la solidarité.

Voilà ce qu'il a emporté en 2005, vote qui a ensuite été trahi en 2007 avec main dans la main à la fois Nicolas Sarkozi et François Hollande qui ont réintégré des dispositifs qui avaient pourtant été rejetés par référendum dans le traité de Lisbon. Et euh depuis la trahison du vote du peuple français, on peut dire que la démocratie est malade et que la démocratie malade se retrouve encore plus sous la présidence d'Emmanuel Macron qui euh n'a eu euh de cesse de ne pas respecter la volonté du peuple français, que ça soit sur la retraite à 64 ans passée en force et le refus d'aborroger cette réforme des retraites alors que nous avons gagné l'élection législative largement sur cette question.

la répression des différents mouvements sociaux, évidemment les gilets jaunes, mais aussi les antiracistes, les militants féministes, les syndicalistes et évidemment le coup de force qui a été fait en juin en juillet dernier en refusant de reconnaître le résultat des élections qui donnait pourtant le Nouveau Front populaire en tête. Mais ce que nous retenons de 2005, c'est que oui, nous pouvons gagner et que nous pouvons déjouer l'ensemble des pronostics comme nous l'avons fait en juin en juillet dernier. Lorsque euh 27 sondages sur 27 donnent l'extrême droite en tête, et bien lorsque le peuple se mobilise, nous arrivons à faire gagner l'intérêt général.

Et puisque monsieur Baou est en train de parler d'un référendum sur les questions budgétaires pour demander de nouveau au peuple français de faire des efforts pour payer les cadeaux qui ont été faits aux plus riches et au multinational, et bien qu'il fasse ce référendum, il le perdra comme ils ont perdu le référendum en 2005. car depuis 2005, le peuple a toujours dit qu'il ne voulait pas des politiques néolibérales. L'a encore dit euh en juin et en juillet dernier et c'est aujourd'hui ce queil ne respecte pas. Pourquoi ? Que dit François Baïou ?

il dit c'est horrible, il y a une un problème de dette, il y a un problème de financement de la sécurité sociale et donc il faut absolument baisser les dépenses, notamment baisser les dépenses de santé et évidemment aller sur ce qu'ils appellent la TVA sociale qui est en fait la TVA antisociale. Je vais expliquer d'abord pourquoi est-ce qu'il y a un problème d'endettement de la sécurité sociale et du pays. Il y a un problème d'endettement du fait des politiques du président des riches qui ont été menés depuis 2017. Si on prend la dette de l'État, si on avait maintenu le même niveau de prélèvement dans notre pays de entre 2017 et maintenant nous serions à moins de 3 % de déficit.

Donc c'est uniquement la politique qui a été faite de cadeaux plus riches, qui a du coup privé l'état de recette et qui aujourd'hui euh justifie toutes les politiques d'austérité qui sont faites, qui sont les pires politiques d'austérité qu'on a jamais vu depuis des années. Donc à chaque fois, ce sont les mêmes recettes qu'ils voulent continuer à faire qui mèneront aux mêmes échecs. Nous ne sommes pas d'accord, le ruissellement n'existe pas. Il faut arrêter de donner tout aux riches qui ne cessent de s'engresser pendant que l'immense majorité du peuple s'enfonce elle dans la dans la pauvreté. Donc ça c'est la première chose.

Et sur la question de la sécurité sociale, là aussi le trou a été artificiellement créé par les mêmes qui sont en train de pleurer sur la dette de la sécurité sociale. Pourquoi ? Ils n'ont eu de cesse de faire des exonérations de cotisation et les exonérations de cotisation font qu'il y a moins de recettes dans la sécurité sociale et donc aujourd'hui on se retrouve avec un trou de 15 milliards dans la sécurité sociale.

Mais ce sont eux qui ont créé ce trou et donc puisqu'ils n'ont fait moins de recettes là aussi moins d'argent qui rentrent dans la sécurité sociale et bien il propose de baisser les dépenses comme si baisser les dépenses allait faire disparaître les besoins et le fait que les gens avaient besoin de se faire soigner. et en passant sur le fait qu'il y a des millions de gens dans ce pays qui euh renoncent à se soigner sur les dents et sur d'autres choses parce qu'ils n'arrivent plus à avoir accès aux soins ou parce qu'ils n'ont plus les moyens financièrement. Donc c'est eux qui ont créé cette situation-là. Ce sont leurs politiques et donc il faut impérativement rompre avec ces politiques.

Alors que propose François Bairou ? Il propose bon une austérité sans précédent mais il propose par exemple de changer le financement de la sécurité sociale pour l'asseoir sur la TVA, ce qu'ils appellent la TVA sociale qui est en fait la TVA antisociale. Ça veut dire que les prix vont augmenter pour aller dans les caisses de la sécurité sociale. Ça existe déjà un peu. Nous nous sommes absolument opposés à cela pour plusieurs raisons. D'abord la TVA est l'impôt le plus injuste. On paye deux fois plus quand on est pauvre que quand on est riche. Donc ça fait reposer encore une fois sur les travailleurs, les précaires de ce pays.

Mais en plus de cela, là où ça sera désastreux, c'est que ça va freiner la consommation populaire. Or, c'est la consommation populaire qui permet ensuite d'avoir une activité économique et un carnet de commande remplie pour beaucoup de petites entreprises. Et donc le risque, c'est de faire rentrer la France en récession.

Alors, nous nous avions montré lors des débats budgétaires à la fois sur le budget de l'État mais aussi sur le budget de la sécurité sociale qu'il suffisait d'aller chercher l'argent dans les bonnes poches, que ce soit pour le coup sur la question du budget de l'État avec une taxe sur les patrimoines des ultra riches ou une taxe sur les bénéfices réellement réalisés en France sur le fait que les multinationales payent leurs impôts sur les les activités réellement réalisées en France qui permettrait de trouver les 40 milliards qui sont en train de chercher et sur la sécurité sociale en revenant à ce qui est historiquement le financement de la sécurité sociale, c'est-à-dire non pas par les taxes mais par les cotisations, notamment en augmentant les salaires, il y a plus de cotisation en créant des emplois de fonctionnaires notamment dans la santé, dans l'éducation, dans la bifurcation écologique, là aussi on crée des cotisations et puis en mettant en contribution par exemple les dividendes, ce qui permettrait de trouver l'argent et on avait ainsi trouvé ou 20 milliards dans le financement de la sécurité sociale.

Donc ça suffit de faire payer les gens. Maintenant, il faut aller chercher l'argent dans ceux qui ne cesse de s'engresser depuis des décennies. Et puis si vraiment ils veulent de l'argent, on peut par exemple proposer de salariés les chauffeurs VTC parce que vous le savez, les chauffeurs VTC, notamment ceux Dubert sont auto-entrepreneurs, donc ils ne côtissent pas. Donc c'est des centaines de milliers d'emplois qui ne côtissent pas et donc qui ne contribuent pas à la sécurité sociale en plus d'être avec des gens qui du coup sont ultra précarisé et qui se retrouvent privés de beaucoup de droits. Nous nous avions fait adopter il y a 1 an une directive.

C'était notamment grâce au combat de l'eurodéputé en soumise la Lebi, une directive qui requalifie le contrat de travail des chauffeurs de VTC en salarié parce que ce sont c'est du salariat déguisé qui permet juste de baisser le droit du travail et donc d'avoir une concurrence déloyale, ce qu'on appelle l'ubérisation en France. Bon, par exemple, si en salarié les chauffeurs VTC, on se retrouverait avec 1 milliard supplémentaire de cotisation dans les caisses de la sécurité sociale. Bah, 1 milliard, on prend.

Et voilà comment par exemple par les cotisations, par la surcotisation sur les haut salaires, par la participation des dividendes, on arrive largement à ne pas baisser les dépenses comme ils souhaitent le faire. Alors, ça m'amène à une lutte sur lequelle les insoumis ont été très présents et euh qui est euh très importante. C'est celle que mènent depuis plusieurs jours les chauffeurs de taxi. Les chauffeurs de taxi se battent car ils ont il y a euh la convention qui a été faite pour euh le transport de malades, donc notamment vers les hôpitaux. Cette convention a été revue et leur fait baisser leur chiffre d'affaires pour certains de 30 %. Donc c'est absolument énorme.

La raison qui est invoquée, c'est que le transport médical coûte trop cher. Moi, je veux redire tout mon soutien au chauffeur de taxi qui se battent pour l'intérêt général parce que ce qu'ils vont proposer maintenant, c'est de faire comme si les patients étaient des colis. Donc, on va aller en chercher un qui va faire par exemple une chimio, puis on va en prendre un autre qui lui va aller faire je ne sais quel soin. Donc, comme ça tout le monde sera au courant. C'est comme si vous transportez des colis et pour les emmener à l'hôpital.

Évidemment, comme vous n'auriez pas rendez-vous en même temps, il y en a qui vont attendre une heure quand vous attendez pour une chimio ou quand vous venez de faire une chimio, vous rendez compte à quel point c'est agréable et cetera et cetera. Donc la proposition qui est faite, c'est non seulement de baisser la convention qui est faite avec les taxis, mais en plus de ne pas respecter les les soins des patients et donc le confort des patients qui sont atteints de maladies très graves. Évidemment, c'est insupportable comme comme proposition. C'est d'autant plus insupportable qu'on sait très bien comment ça va terminer puisque ça coûte trop cher.

Alors, il faut donc ubériser et donc euh faire appel à des chauffeurs VTC plutôt qu'à des taxis pour que ça coûte moins cher. Donc encore une fois, on détricote le droit du travail et on détricote les choses pour qu'il y ait une concurrence déloyale avec les chauffeurs de taxi. Comme je le disais, évidemment, nous demandons la suspension de cette convention. Qu'il y ait des négociations, c'est ce que demandent les chauffeurs des taxis. juste qu'on puisse euh puisque François Baou dit "Je veux faire avec les Français". Bah faites avec les chauffeurs de taxi qui ont leur mots à dire sur cette question. Ça c'est la première chose.

Mais la deuxième chose c'est que ces gens sont des hypocrites parce que ce sont eux qui ont fermé 150 hôpitaux en 10 ans. Ce sont eux qui ont fermé 45000 lits en 10 ans. Et ce sont eux qui ont voulu faire un virage ambulatoire dans l'hôpital qui fait que forcément mécaniquement le nombre de transport augmente. Et donc comme le nombre de transport augmente aux surprise et bien du coup l'argent qu'on met dedans aussi. Donc il faut arrêter cette hypocrisie. Ce qu'il faut, c'est remettre des soins de proximité.

C'est faire en sorte que les chauffeurs de taxi qui euh font une mission d'intérêt général et de service public lorsqu'il transporte des malades puissent être correctement payés et que ainsi on retrouve un système de santé qui répond aux besoins des gens et qui ne les considère pas comme je ne sais quel colis. Donc évidemment, je leur apporte l'ensemble de mon soutien et je le dis, les insoumises seront toujours au côté de ceux qui luttent de harceleur mital avantcorex à l'ensemble des plans de licenciement qui sont en train de continuer de pleuvoir partout dans le pays.

Alors, je continue avec ce qu'a dit Rota sur la France insoumise suite à la publication du rapport sur les frères musulmans dont nous avons critiqué la crédibilité de ce rapport et Rota a dit que les insoumis étaient dans le déni vis-à-vis de l'islamisme. Je reprends ce que disait Rota. Bon, monsieur le ministre, le seul déniophobie. Et d'ailleurs euh vu l'opération de communication qu'il y a eu autour de ce rapport, personne n'a parlé une seule seconde de ce que disait la défenseur des droits pourtant il y a quelques semaines qui parlait d'un rapport qui avait été fait sur les cinq dernières années qui montrait que un musulman sur deux dans ce pays a été victime d'islamophobie.

50 % des musulmans qui vivent dans ce pays avec derrière des conséquences très concrètes et notamment un nombre de personnes de confession musulmanes qui quittent le pays avec leurs enfants pour que leurs enfants n'aient pas assum n'aient pas à subir du racisme et des discriminations qui sont derrière des médecins qui s'en vont, des ingénieurs qui s'en vont, des chauffeurs de taxi, des caissières et cetera et cetera. Donc ce rapport a donné lieu à une nouvelle offensive islamophobe qui est absolument insupportable. Vous avez le préfet des Hauts qui parle de trop de boucherieal comme étant une forme d'entrisme des frères musulmans.

Ce qui avait été fait à Lena situation sur le fait que parce qu'elle portait une robe ample une fois elle se ferait de l'entrisme elle aussi pour les frères musulmans. Donc des choses absolument insupportables. Et puis une instrumentalisation qui accompagne un climat de haine et d'angoisse contre les musulmans de ce pays. Avec le formidable travail qui a été fait par Sleeping Giants qui a dénombré sur les bandeaux ces news que il y a seulement 31 jours dans l'année sur lequel le mot islam n'apparaissait pas sur les bandeaux de ces news et ce seulement un mois après l'assassinat d'Abouakar Sissé dans une mosquée pas plus de 50 coups de couteau.

C'est insupportable d'abord parce que de plus en plus de personnes sont en train de dire et il y a de plus en plus d'articles que ce rapport est du n'importe quoi. D'abord tous les experts du sujet disent que ce rapport n'est pas crédible. C'est Franck Fregzi par exemple qui est directeur de recherche au CNRS. C'est Nicolas Caden qui est l'ancien rapporteur de l'observatoire sur la laïcité. Mais c'est aussi des chercheurs qui dénoncent le fait que leurs noms ont été cités dans le rapport pour leur faire dire exactement le contraire que les recherches qu'ils font.

Et c'est même François Baïou qui ce mardi au micro de BFM expliquait tranquillement que si ce rapport était avéré alors il faudrait prendre des mesures et que il ne fa fallait pas faire d'amalgame entre islamisme et musulman. Ce qui veut dire que même eux se rendent compte qu'ils vont trop loin et que nous avons un problème extrêmement grave avec le fait d'avoir notamment un ministre de l'intérieur qui est aussi maintenant président de la droite républicaine qui ne cesse de vouloir courir à l'échalotte derrière l'extrême droite pour stigmatiser toujours plus les musulmans.

Nous n'accepterons jamais qu'on stigmatise les musulmans dans ce pays et nous serons à chaque moment au côté des musulmans et des musulmanes qui se font encore plus attaquer. n'avait qu'à voir la proposition de Gabriel Atal sur l'interdiction du voile avant 15 ans. Donc lui ne s'embarrasse même plus de mesures discriminatoire. Euh donc des musulmanes de ce pays lorsqu'ils sont attaqués. Et nous avions là aussi raison comme pour Gaza d'être en 2019 dans la rue à la manifestation contre l'islamophobie suite à la tentative d'assassinat devant la mosquée de Bayern.

Et je vais vous dire heureusement que nous nous tenons bon sur cette question pour dire nous ne laisserons jamais personne se faire stigmatiser au nom de sa religion dans ce pays ou au nom de sa couleur de peau. Et c'est là encore l'unité du peuple français qui est en jeu. En tout cas nous tiendrons et nous redisons que plutôt que d'avoir un ministre de l'intérieur qui dit abas le voile, il devrait y avoir un gouvernement qui ne cesse de dire abas le génocide et d'agir sur cette question-là.

Alors, je termine par un une nouvelle bien plus sympathique puisque cette semaine à l'Assemblée nationale, en plus d'avoir eu le coup de force sur la loi pesticide, nous avons eu le vote final sur deux textes qui sont les textes qui permettent à la fois d'avoir un service public sur les soins palliatifs et sur l'aide active à mourir, donc le droit de mourir dans la dignité. Alors, nous nous disons enfin, d'abord parce que ce texte a été main de fois repoussé euh et que 92 % des Français et des Françaises sont favorables à la création de ce nouveau droit.

C'est un long combat pour les insoumis puisque Jean-Luc Mélenchon avait déposé la première proposition de loi en 1999 au Sénat sur cette question que dans notre première niche parlementaire en 2018, le groupe insoumis avait choisi avec Caroline Fiat qui rapporté ce texte de justement présenter cette question du droit de mourir dans la dignité et que en 2025 les insoumis ont été fortement impliqués dans la bataille. Nous avons gagné 48 amendements. C'est notamment grâce aux insoumis qu'il y a un droit opposable au soins palliatifs. C'est grâce aux insoumis que nous avons interdit les dépassements d'honoraires et le privé lucratif dans les soins palliatifs.

C'est grâce aux insoumis que le droit à mourir dans la dignité a été inscrit comme un droit et que nous avons créé par exemple un délit d'entrave pour empêcher par exemple qu'il y ait des manifestations ou des intimidations sur les soignants qui acceptent de faire cette aide active à mourir puisque je le redis l'aide active à mourir est un droit donc elle n'enlève rien à personne mais elle n'oblige personne à recourir à ce droit il est strictement encadré en cas de diagnostic vital engagé de souffrances réfractaires à des traitements et cetera Donc, il y a des conditions qui encadrent strictement ce droit et qui invent d'aide à mourir à l'air française.

Et puis contrairement à ce qui est dit souvent aussi les soignants auront une clause de conscience qui leur permet de choisir s'ils veulent oui ou non et à toutes les étapes, à toutes les échelles des soignants, s'ils veulent oui ou non accéder à la demande main de fois réitérée des patients de pouvoir choisir le moment où elles mettent fin à leur vie lorsque les souffrances deviennent insupportables.

Donc c'est notamment donc une grosse mobilisation des insoumis depuis très longtemps, mais aussi une grosse mobilisation et une grande mobilisation des associations, des citoyens, des collectifs qui permet d'accéder à une nouvelle liberté humaine et qui fait entrer la France avec cette première lecture.

Il faut évidemment continuer jusqu'au bout, mais dans une nouvelle étape de l'humanisme qui est très importante et qui a donné un débat qui certes à des moments été un peu tendu et remu des choses très intimes chez les uns et les autres, mais un débat qui je crois honorait les débats parlementaires puisqu'il permettait d'être sur des grands débats philosophiques et nous sommes donc très très fiers d'avoir contribué à cette victoire et ce notamment un an après que nous ayons réussi à inscrire le droit à l'avortement dans la constitution.

Nous avons fait encore un pas de plus pour dire que selon notre philosophie humaniste, l'être humain doit rester maître de lui-même jusqu'au bout, y compris jusqu'à choisir sa mort. Voilà le pas que nous avons fait euh à l'assemblée et je crois que c'est là encore une avancée majeure. On vous tient au courant pour la suite. En tout cas, semaine prochaine c'est motion de censure. Suivez bien qui fera quoi et je vous souhaite une excellente semaine.

32:45
Non speech

[Musique]