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interviewSud Radio (sur YouTube)· 29 septembre 2025 13 min

Naïma Moutchou : "Le RN doit obtenir des vice-présidences de l'Assemblée nationale"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, l'invité politique Jean-François Aili et votre invité politique ce matin Jean-François Akili, c'est Naima Mchu qui est porte-parole d'horizon et vice-présidente de l'Assemblée nationale député du Valdoise. Bonjour Naïa Moutchu, bienvenue. Sébastien Lecnure reçoit ce lundi les chefs du socle commun, c'est ce qui vous désigne pour un déjeuner de travail.

Vous en êtes de ce déjeuner chez Horizon et pour se dire quoi au juste ? Alors, je n'en suis pas puisque ce sont les chefs de parti. Oui.

Oui, ce sont les chefs à plus. Bien évidemment, Horizon sera présent autour de la table. Bien évidemment, c'est normal.

Nous devons continuer à dialoguer avec le Premier ministre pour essayer d'envisager la suite parce que c'est bien ce qui se joue aujourd'hui. C'est-à-dire que nous sommes dans un moment de crédibilité euh politique et le socle commun en particulier doit jouer sa carte. Il va falloir avoir une trajectoire budgétaire qui est claire.

Il va falloir essayer de trouver ce fameux compromis, ce très difficile compromis avec toutes les forces politiques. C'est c'est jour sans fin. C'est ça fait ça fait combien de temps que ça tourne ? 1 an 2 ans ?

Vous avez raison. C'est c'est difficile. C'est très difficile mais ça n'est ça n'est pas impossible.

Voyez, il y a des il y a des il y a des choses qui sont aujourd'hui sur la table et on on va tenter effectivement de tendre la main à ceux qui le veulent bien pour essayer de construire une suite parce que c'est ça qui se joue, c'est l'avenir. Tentez de tendre la main. Pas de tax Zucman, pas de retour de l'ISF, pas de suspension de la réforme des retraites.

C'était dans le Parisien samedi. Sébastien le Cornu ferme la porte au Parti socialiste. Bah oui.

Alors pas tout à fait. Non, moi je l'ai pas lu comme ça. Je vais vous dire bah il c'està-dire alors il ferme un certain nombre de ports dont il considère que c'est pas utile parce que quand on négocie ça veut pas dire qu'on dira oui à tout.

On dit oui à ce qui est utile et puis on dit non à ce qui est inefficace. Il se trouve que la taxe Zucman. On le sait d'ailleurs, ce sont des principes de base en économie.

Moi je déplore le niveau du débat actuel sur ce sujet. Enfin quand même la taxe ça ça viendrait à dire que on casse l'outil de travail et on sait très bien que c'est négatif. Enfin, en tout cas que en terme d'emploi et d'investissement, bah la taxe Sucman en tant que tel, non, la suspension, l'abrogation de la réforme des retraites, puisque vous venez d'en parler, c'est pareil.

Imaginez qu'on puisse venir dynamiter la soutenabilité de ce système de retraite dont on parle beaucoup. Ça aussi c'est un sujet sans fin, hein. Comment on finance le système de retraite ?

Imaginez qu'on puisse la suspendre, voir la broger. Aujourd'hui, c'est totalement irresponsable. Par contre, ce que fait le premier ministre aujourd'hui, c'est qu'il ouvre d'autres portes.

D'autres portes. Il dit par exemple que il est prêt à augmenter certains impôts en diminué d'autres. Il explique que sur la réforme des retraites, on va évidemment pas la mettre de côté, mais on peut certainement travailler un compromis utile sur la pénibilité, sur la carrière des femmes.

Enfin, il y a quand même la voix pour un compromis utile, un compromis. Ouais, les socialistesent pas imposer tous leur programm rien que le programme. Ne sommes-nous pas Naïam Moutchu dans un scénario barnier un an après ?

Je vous dis ça parce que la gauche envie de censure. LFI c'est sûr, le PS ils y reviennent vendredi, ça discute mais on verra bien, ils ont pas trop envie. Euh mais en fait le Premier ministre, il ne peut tomber que si Marine Le Pen baisse le pouce.

C'est ce qu'elle avait fait il y a un an avec Barnier. Non mais on nous sommes toujours dans le même cas de figure. Ça c'est vrai puisque la situation à l'Assemblée nationale n'a pas changé.

En revanche, la méthode n'est pas la même aujourd'hui. Sébastien Lecnu, lui dirait qu'il a cette lucidité utile de dire qu'il y a une méthode parlementaire. Vous dites dire quoi ?

Qu'il est plus malin que ses prédécesseurs et bar. C'est différent. C'est très différent.

Il a compris, il a compris qu'une grande partie se joue à l'Assemblée nationale, vraiment à l'Assemblée nationale. Alors, il prend un peu le temps pour nommer son gouvernement, ce qui permettra d'avoir, j'espère, des ministres en capacité d'aller négocier des vrais compromis en séance publique tard la nuit comme on comme on a pu le faire auparavant. S'agit pas d'avoir des ministres qui commandent comme on a pu en avoir, c'est vrai, mais avoir des ministres négociateurs.

Et donc moi, j'entends ça effectivement dans ce qui est en train de décrire le Premier ministre dans sa manière de faire et la manière, vous savez, la forme, elle est aussi importante que le fond aujourd'hui. Plus malin que ses prédécesseurs. Probablement plus malin parce que d'abord il connaît très bien cette assemblée nationale.

Il est une côtoie, j'ai envie de dire, depuis maintenant 8 ans. Moi, je l'ai vu à l'œuvre dans les textes qu'il a qu'il a porté. Il il a toujours été quel que soient les parties qu'il avait en face dans la négociation dans la volonté de construire et ça fonctionnait jusque-l.

Naimou, nous allons parler de ce qui va se passer à l'Assemblée cette semaine mais parenthèse ce climat politique alourdi par la condamnation de Nicolas Sarkozi. On n pas entendu Édouard Philippe là-dessus. Pourquoi d'ailleurs ?

Et est-ce qu'elle vous a choqué la condamnation ? Alors je pense que Édouard Philippe n'a pas eu l'occasion de s'exprimer parce qu'il y a pas eu une micro-tendue sur le sujet très récent. Sa il y a un truc qui s'appelle X.

On fait un ou alors oui mais alors alors vous apprendrez à connaître Édouard Philippe, c'est pas il n'est pas du jour à commenter tout ce qui est à commenter. Et vous vous êtes avocat vous êtes avocate de formation. Absolument absolument.

Je voudrais dire un mot très clair d'abord. Moi je je voudrais condamner parce que c'est c'est gravissime condamner les menaces qui sont faites sur les magistrats aujourd'hui les intimidations, les menaces de mort de Mais oui, c'est c'est assez rare que les lsées interviennent. Euh c'est pour dire le la gravité de la situation.

On ne s'en prend pas des magistrats. La différence entre la démocratie, le tribunal populaire, la vindicte, c'est elle est là la ligne rouge. Bon, je comprends que ça puisse susciter les mois.

Ça concerne un ancien président de la République. Ça touche à des principes essentiels. D'accord.

Si si moi je commande pas la décision, j'ai pas lu les 400 pages, j'ai pas assisté au procès, je vois que tout le monde commande, connaît par cœur. Je je suis te Quand je vois ça, je je suis très admirative. Ce que je peux dire, ce que je veux dire, c'est que s'il y a un sujet puisque c'est pas la première fois qu'on parle de l'exécution provisoire, pas la première fois qu'on parle de l'association de malfaiteur par exemple comme comme infraction pour fourtout, mais alors il faut que le parlement s'en saisisse, c'est qu'il ait un débat raisonnable, responsable, pas instrumentalisé.

Vous voulez dire quoi qu'il faut en finir avec cette association de de malfaiteurs considéré par certains comme une voiture balée ? Si ça suscite la polémique, c'est que ça nécessite d'être débattu. Mais est-ce que le parlement n'ura le courage, la volonté et est-ce qu'il le fera dans des conditions encore une fois de responsabilité ?

Je crains que ce ne soit pas le cas. Vous avez vu ce qu' dit François Bairou à Lille S la sorg ? Si on adopte la généralisation du principe de l'exécution provisoire, ça veut dire qu'il n'y a plus d'appel possible.

Ce qui est pas faux. Vous l'avez dit, mais vous l'avez dit. Moi, je suis avocate.

J'ai exercé une petite dizaine d'années. Sera la première à dire que l'exécution provisoire peut poser un problème intellectuel parce qu'effectivement, elle donne l'impression de faire barrage à l'appel. Vous avez une voie de recours, vous interjetez appel et puis on vous dit ben non, exécution provisoire, donc la décision s'exécute.

Donc il y a quelque chose d'assez contradictoire même si ça s'explique hein par d'autres mais il y a quelque chose effectivement de contreintuitif. C'est le législateur. Législateur ce que vous dites vos pour Marine Le Pen.

Donc oui, encore une fois c'est le législateur. Ce qu' a fait la justice c'est d'appliquer la loi. Si la loi doit être remise en cause alors que les parlementaires s'en saisissent et qu'il trouvent une majorité pour la voter.

Je ne suis pas sûr de ça. Je ne suis pas sûr de ça parce qu'il faudrait pas que ça soit la loi. Faudrait pas que ce soit interprété par nos concitoyens comme une loi qui viendrait nous protéger nous-mêmes.

Ça c'est délicat comme débat. Alors, vous êtes vice-président de l'Assemblée nationale. Une étrange bataille se déroule mercredi jeudi, celle de la répartition des postes clés à l'exception de Yel Bron Pivé bien évidemment.

Euh, j'imagine d'ailleurs qu'il lancera question à à déjeuner à midi. Vous êtes candidate à votre propre succession, vous êtes vice-présidente donc au perchoir régulièrement à l'Assemblée. Oui, absolument.

Je suis candidate à ma succession si mon groupe me réitère, me renouvelle sa confiance. Alors, récupérer des posts stratégiques, il y a par exemple rapporteur général du budget, ça c'est important, c'est c'est Charles de Courson de chez Liot qui est un opposant en fait euh qui qui l'occupe. Euh il y aura une bagarre là-dessus pour récupérer des postes clés.

Il y a toujours il y a toujours bagar que vous dites ça va se passer à l'Assemblée dans bagarre. C'est c'est le principe même de ce qui se passe aujourd'hui à l'Assemblée nationale. C'est le combat permanent.

Rien n'est simple. Trouver des accords est difficile. Donc oui, 123 députés euh pour le Rassemblement national, pas de vice-présidence, ils doivent en récupérer.

C'est alors ça c'est une scor comme j'appelle ça c ça c'est pour Oui. Oui. Je pense que c'est une erreur.

C'est même une faute. Euh je suis cohérente he sur ce sujet puisque je je l'avais dit précédemment l'année dernière et encore avant. Moi je respecte les règles.

Voilà. Et le rec c'est la représentation proportionnelle des groupes de du Rassemblement national à la France insoumise. Chacun a droit à des postes à responsabilité.

Il est pas question de venir tripatouiller le règlement de l'assemblée. C'est important parce que il il y a il y a il y a en terme d'image ce qui est renvoyé aujourd'hui à la population si on donne l'impression de jouer avec les règles quand ça nous arrange et on est en dehors des cl républicains et puis je veux dire même devoir pour tout le monde si le Rassemblement national devait récupérer des postes de main. Il devra aussi faire preuve de neutralité comme vice-président par exemple.

Euh euh ne pas instrumentaliser de viceprésidents auparavant hein, c'est ça a disparu l'année dernière mais il y a eu déjà deux vice-présidents à la Donc vous dites ce matin Naïam Mouchou il faut des vice-présidences euh au groupe de Marine Le Pen. Oui absolument c'est la logique institutionnelle sont pas des sont pas des butins de guerre hein. Ce sont des fonctions institutionnelles que nousc on rend service ici.

On n'est pas on n'est pas sont pas des cadeaux qui nous sont faits. Donc nous devons respecter les règles. Il faudrait bien les prendre quelque part.

C'est-à-dire que la France va devoir réduire la voilure. Il faudra rééquilibrer absolument. Et la gauche effectivement devra rééquilibrer, réduire la voilure.

Moins de poste. Moins de poste à gauche. C'est ce qui va se jouer cette semaine.

Vous êtes l'auteur d'un rapport Naimachu qui a été remis finé à François Baou sur la détention d'armes blanches par les mineurs. Il y a eu cette professeur poignardé dans le le barin qui a fait provoquer une grande émotion dans le pays. C'est c'est légitime.

Où est-ce qu'on en est ? Alors, il y a eu une prise de conscience au moment de la remise du rapport qui a permis qu'on puisse avancer étape après étape. La première chose qui a été faite par le premier ministre de l'époque François Baou, c'est de dire "On va limiter la circulation des armes." Considère que on peut pas avoir des des couteaux des armes qui sont faites pour tuer et qui puissent être acheté aussi librement que ça existe aujourd'hui.

Donc des arrêtés ont été pris. Vous connaissez la situation politique, elle n'aide pas à la mise en œuvre de mesures. Si si vous n'avez pas de ministre, bloqué, bah ça a été ça a été bloqué pendant quelques semaines.

Ça allait bien évidemment ça allait encore aujourd'hui au plus haut niveau. Mais moi je continue de travailler avec le préfet François Ravier qui a été à côté. Nous continuons de travailler avec les administrations pour imaginer la mise en œuvre de ces mesures.

Je prépare moi-même une proposition de loi qui puisse permettre demain que ce fléau des armes blanches parce que ça va pas s'arrêter comme ça he faut qu'on se le dise he oui oui. Alors on a eu on a eu récemment encore des cas qui sont pas des faits divers. C'est c'est c'est c'est un vrai marqueur de la jeunesse aujourd'hui c'est donc donc il faut aussi il faut que l'exécutif que le prochain exécutif avec le gouvernement qui sera nommé se saisisse de ce sujet et moi je suis prête évidemment à aider.

Si le gouvernement n'est pas renversé une fois de plus vous le redoutez. Pour finir, Naïam Mouchou, quel est le Qu'est-ce que vous ressentez vous ? Vous êtes quand même un pilier à l'Assemblée nationale, vous êtes à la tête de ce enfin de de de ce enfin partager le la direction de ce groupe Horizon.

Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous ressentez de cette rentrée politique ? Est-ce que vous êtes inquiètes tout simplement ? Rien n'est à exclure.

C'est vrai que rien n'est à exclure. Tous les scénarios sont aujourd'hui sur la table. La le fait que le gouvernement soit sururé une potentielle dissolution de l'Assemblée nationale.

Moi, je suis dans ce dit Édouard Philippe hein. Oui, il en a pas. Il en a parlé bien évidemment, il en a parlé.

Oui, mais il a raison de mettre les choses sur la table. Il faut dire ce qui est je serai en soutien de tout ce qui permettra au pays de se stabiliser. Nous avons besoin d'apaisement aujourd'hui quand vous discutez avec les Français.

J'étais encore ce weekend dans ma circonscription, les gens sont angoissés. Les gens sont angoissés pour eux. Dire les perspectives d'avenir, l'horizon leur paraît bouché si vous me permettez cette expression.

Donc en ce qui me concerne, vous me trouverez toujours du côté de l'intérêt général, de ce qui peut permettre d'avancer. S'il s'agit de faire des compromis demain avec le Parti socialiste et de dire "Bon, écoutez, je suis pas d'accord, c'est pas mon ADN ou c'est pas ma conviction, mais dans l'intérêt général, il faut avancer. Allons-y.

Alors, je suis capable de le faire. Sortir des postures. Voilà, voilà ce que nous devons faire tous que les partis Naimam Mouchou sont incorrigibles.

Vous le savez, ça fait des mois que ça dure cette histoire. Ça sera ma dernière question. Les les partis sont incorrigibles.

Comment faire pour que ça change ? Mais attendez, mais que que valent les partis aujourd'hui dans l'esprit des Français ? Pas grand-chose. 2027.

Pas grandchose. Ouais, mais ça se jouera pas là-dessus. Je veux dire, il faut il faut que les responsables politiques en prennent conscience.

C'est pas ça sera pas la victoire des partis ou la défaite des partis, mais la victoire ou la responsabilité des hommes et des femmes politiques individuellement. Et ceux qui espèrent tirer partie du désordre, du chaos comme on le dit, font fausse route. Ils le paieront autant que les autres auprès des Français.

Merci à vous. Merci Naik Mamou. Donc porte-parole d'horizon, climat d'angoisse euh dites-vous.

Et c'est vrai que quand on discute avec les gens, ils sont un petit peu perdus globalement et les auditeurs vont nous le dire tout à l'heure 0826 300 300, ils se demandent ce qui va se passer. Alors sur un plan politique évidemment bien sûr vous pouvez réagir toujours pas de gouvernement sur les suites de l'affaire SarkoZi parce que il y a beaucoup d'interrogations évidemment qui se posent notamment sur la partialité ou l'impartialité de la justice on l'a vu avec cette magistrate. Et puis bien sûr aussi sur le monde dans son ensemble avec les discours qu'on a vu les semaines dernières à l'ONU et Donald Trump qui secoue le cocotier.

Alors évidemment est très dérangeant pour certaines choses comme nous le disait Robert Ménard, mais pour d'autres il met les sujets sur la table. Qu'en pensez-vous ?

Naïma Moutchou : "Le RN doit obtenir des vice-présidences de l'Assemblée nationale" — Naïma Moutchou · Pourquijevote