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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 13 septembre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Budget, Fête de l'Humanité, présidentielle 2027... Le "8h30 franceinfo" de Raquel Garrido

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    On va parler avec vous de la fête de l'humanité qui se tient ce week-end, ce rendez-vous incontournable de la gauche qui a vu hier s'opposer Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel, tous les deux candidats à l'élection présidentielle.

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Dans l'actualité ce matin, les dernières propositions du Premier ministre Sébastien Lecornu pour le budget. Les débats budgétaires vont commencer à l'Assemblée.

  • 0:47OuverteRéponse directe

    C'est une bonne idée Raquel Garrido de transmettre plus vite, de manière moins coûteuse aux enfants ?

  • 2:17OuverteRéponse directe

    Les retraités, les retraites, c'est une autre piste du gouvernement qui veut demander des efforts aux retraités. Cette solidarité des seniors, vous la jugez nécessaire aujourd'hui ?

  • 7:29OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il n'y a pas un piège pour la gauche, notamment, qui est tendu là par Marine Le Pen ?

  • 8:56OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il a le choix, Sébastien Lecornu, face à Marine Le Pen de négocier avec le Rassemblement national ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34PrésentateurFait
    « Le Premier ministre qui se dit prêt à faciliter les successions, à baisser certaines taxes avec comme idée que l'argent à transmettre arrive plus rapidement aux jeunes générations, que l'épargne circule plus facilement. »
  • 2:33Invité politiqueChiffre
    « c'est par exemple passer de 30 000 euros aujourd'hui à 50 000 euros de sommes qui pourraient être données sans payer de taxes »
  • 2:47Invité politiqueChiffre
    « réduire les droits, les taxes de 18 000 à 6 000 euros. »
  • 3:39InvitéChiffre
    « Il y a, par exemple, un projet de loi au Sénat qui prétend que 1%, les 1% des plus grosses successions, on pourrait les taxer pour ramasser chaque année 225 milliards d'euros. »
  • 4:41Invité politiqueChiffre
    « Le gouvernement veut trouver 30 milliards d'euros d'économies. Cette somme a été confirmée par Roland Nescur, le ministre à Bercy, dans le journal Le Parisien, ce matin. »
  • 4:48Invité politiqueFait
    « Cette solidarité des seniors, vous la jugez nécessaire aujourd'hui ? »
  • 7:45Invité politiqueChiffre
    « les retraites, si on continue à les indexer avec l'augmentation du coût de la vie, le gouvernement dit que ça coûte 6 milliards. »
  • 10:26Invité politiqueFait
    « Raquel Garrido, est-ce qu'il n'y a pas un piège pour la gauche, notamment, qui est tendu là par Marine Le Pen ? »
  • 13:46InvitéFait
    « Marine Le Pen a réécrit la constitution avec sa petite plume. Elle a déposé cette proposition de loi constitutionnelle sur le bureau de l'Assemblée nationale. »
  • 14:48InvitéFait
    « elle veut se fonder sur l'article 11 de la constitution pour convoquer un référendum qui lui-même modifie la constitution selon des termes qu'elle-même a choisis. »
  • 15:19Invité politiqueFait
    « En clair, vous considérez que Marine Le Pen ne respecte pas la République ? Elle est anti-républicaine dans son projet ? »

Temps de parole

  • Invité56 %
  • Raquel Garrido22 %
  • Présentateur10 %
  • ?9 %

27,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Présentateur

Bonjour Camille. Bonjour Benjamin. Et bonjour Raquel Garrido.

0:12
Invité

Bonjour Monsieur Dame. On

0:14
Présentateur

va parler avec vous de la fête de l'humanité qui se tient ce week-end, ce rendez-vous incontournable de la gauche qui a vu hier s'opposer Jean-Luc Mélenchon, l'insoumis, le communiste Fabien Roussel, tous les deux candidats à

0:26
Locuteur

l

0:26
Présentateur

'élection présidentielle. Mais d'abord, dans l'actualité ce matin aussi, les dernières propositions du Premier ministre Sébastien Lecornu pour le budget. Les débats budgétaires vont commencer à l'Assemblée. Le Premier ministre qui se dit prêt à faciliter les successions, à baisser certaines taxes avec comme idée que l'argent à transmettre arrive plus rapidement aux jeunes générations, que l'épargne circule plus facilement.

0:47
Locuteur

C

0:47
Présentateur

'est une bonne idée Raquel Garrido transmettre plus vite, de manière moins coûteuse aux enfants.

0:52
Invité

Alors le gouvernement a encore une fois tout faux. Mais alors tout faux. Pourquoi ? Parce que si les gens thésorisent et gardent leur argent en épargne, c'est parce qu'ils ont peur de l'avenir.

1:03
Locuteur

Si

1:04
Invité

vous avez 60 ans et que vous avez un peu d'épargne, que le gouvernement vous explique qu'il faudra dans l'avenir davantage cotiser pour avoir le droit à une retraite complète, que peut-être on va désindexer certaines retraites pour certaines catégories de retraités, alors vous avez peur. Et cette peur qui est instillée de façon permanente par le gouvernement sur les Français conduit à davantage d'épargne. Donc en fait, s'ils veulent libérer l'épargne, c'est vrai que ça pourrait être utile de libérer cet argent-là.

1:32
Locuteur

Ce qu'il dit Sébastien Lecornu, c'est

1:33
Invité

que

1:34
Locuteur

ça se

1:37
Présentateur

transmet trop tard au moment du décès par exemple, alors que ce serait utile de pouvoir le faire avant.

1:42
Invité

Oui, mais ce que j'essaie de vous expliquer, c'est que ça ne sert à rien. Tant que les gens ont peur, ils ne lâcheront pas l'oseille. D'accord ? Donc il faut que vous rassuriez les gens en leur disant, messieurs, dames, vous avez travaillé toute votre vie et on va respecter vos cotisations,

1:57
Locuteur

on

1:57
Invité

va respecter votre droit. Et par rapport aux successions, aussi, là ils ont tout faux. Pourquoi ? Parce que dans les 15 années qui viennent, d'ici 2040, il y a 9000 milliards d'euros qui vont être transmis de toute façon, de façon mécanique par le simple parcours de la vie en

2:13
Locuteur

France. Et on le voit, Raquel Garrido, on a besoin de

2:16
Invité

taxer cet

2:16
Locuteur

argent-là. Et Raquel

2:17
Raquel Garrido

Garrido, voilà, on le voit, il y a beaucoup de discussions, d'idées qui sont mises sur la table dans cette campagne présidentielle autour de cet argent, de cette transmission, en effet, dont vous veniez de parler. Peut-être pour être plus précis avec nos auditeurs sur ce qui est proposé par le gouvernement, c'est par exemple passer de 30 000 euros aujourd'hui à 50 000 euros de sommes qui pourraient être données sans payer de taxes ou bien qu'on aurait 100 000 euros à transmettre, ce qui n'est pas le cas de tous les Français, réduire les droits, les taxes de 18 000 à 6 000 euros. Tout de même, dans la logique, ça permet de remettre de l'argent dans la consommation.

2:57
Locuteur

C

2:57
Raquel Garrido

'est aujourd'hui la difficulté avec la vie chère, l'inflation, de réussir à réinjecter de la consommation.

3:03
Invité

Alors, si vous voulez réinjecter de

3:04
Locuteur

l

3:04
Invité

'argent dans l'économie, il faut augmenter les salaires, il faut indexer les salaires sur l'inflation et pas ce genre de mesures qui, en fait, sont toujours les mêmes recettes de la droite, qui sont des exonérations fiscales pour les plus riches. Aujourd'hui, il faut faire exactement le contraire. On a 9 000 milliards d'euros qui vont être transmis d'ici 2040. On en a besoin pour la résilience face au changement climatique, pour lutter contre le changement climatique.

3:26
Locuteur

Et il faut les taxer. En fait,

3:27
Invité

nos enfants et nos petits-enfants, c'est quoi qu'on leur laisse ? On leur laisse d'abord une planète qui n

3:30
Locuteur

'est

3:30
Invité

pas habitable, là. Donc, cet argent-là, les 9 000 milliards qui vont se transmettre, on a besoin de les imposer davantage.

3:36
Locuteur

À partir de quand, c'est la question ? Il faut

3:37
Invité

un impôt sur les grandes successions. Il y a, par exemple, un projet de loi au Sénat qui prétend que 1%, les 1% des plus grosses successions, on pourrait les taxer pour ramasser chaque année 225 milliards d'euros. C'est ça qu'il faut faire. Et que fait le Cornu ? Il dit, ah ben, on va taxer

3:53
Locuteur

encore moins.

3:53
Invité

C

3:53
Locuteur

'est pas tout à fait le même sujet que les

3:54
Présentateur

donations de 10 000,

3:55
Locuteur

20 000, 30 000 euros. C'est la même argent. Simplement,

3:56
Invité

c'est une question de temporalité. Ce que dit le Cornu,

3:58
Locuteur

c

3:58
Invité

'est qu'en fait, cet argent-là, au lieu d'attendre que ça vienne mécaniquement, en fait, dans la transmission, parce que ça va venir mécaniquement, parce que les baby-boomers sont en fin de vie, il dit qu'on veut accélérer. Et pour l'accélérer, il faut encore des niches fiscales.

4:12
Locuteur

Donner plus vite, parce qu'en général,

4:14
Raquel Garrido

on hérite à un âge. On n'a plus forcément besoin d

4:17
Locuteur

'argent pour investir. Si vous voulez que les grands-parents donnent plus

4:19
Invité

vite, si vous voulez que les baby-boomers, là, qui ont 60 ans, qui ont travaillé toute leur vie, donnent plus vite, rassurez-les sur le droit à la retraite. Battez-vous pour une retraite à taux plein, à l'issue d'une vraie carrière de

4:31
Raquel Garrido

cotisation. Alors justement, Raquel Garido, les retraités, les retraites, c'est une autre piste du gouvernement qui veut demander des efforts aux retraités. C'est vraiment le dossier du moment. Le gouvernement veut trouver 30 milliards d'euros d'économies. Cette somme a été confirmée par Roland Nescur, le ministre à Bercy, dans le journal Le Parisien, ce matin. Cette solidarité des seniors, vous la jugez

4:56
Invité

nécessaire aujourd'hui ? Je répète, mais c'est totalement anxiogène.

5:01
Locuteur

Anxiogène

5:02
Invité

peut-être, mais

5:02
Locuteur

est-ce que ce

5:03
Invité

n'est pas nécessaire

5:04
Locuteur

? Non, parce que ça crée des effets de bord. Ça

5:06
Invité

crée des effets de bord qui, du coup, les gens se mettent à être moins solidaires. On l'a constaté quand le gouvernement lui-même constate que l'épargne est bloquée par ces générations-là, alors qu'il lui-même est en train de les mettre en péril de leur stabilité économique. Je pense qu'il y

5:21
Locuteur

a

5:21
Invité

une notion de solidarité que nous devons réaffirmer.

5:25
Locuteur

C

5:25
Invité

'est que dans une société civilisée, il y a ceux qui sont en capacité de travailler, les actifs, on dit, et puis il

5:31
Locuteur

y

5:31
Invité

a ceux qui préfèrent qu

5:32
Locuteur

'ils

5:32
Invité

ne travaillent pas. C'est les enfants, d'une part, et les personnes plus âgées, d'autre part.

5:38
Raquel Garrido

Qui sont de plus en plus nombreux, qui vont être de plus en

5:39
Locuteur

plus nombreux. Les retraités, donc il y a un

5:41
Invité

problème comptable. D'abord, il y

5:43
Locuteur

a

5:43
Invité

une question de choix de civilisation. Est-ce qu'on veut remettre les enfants au travail ? Est-ce qu'on veut remettre les vieux au travail ?

5:48
Locuteur

Ou est-ce qu'on va vous dire où il y a cette question ? Moi, j'entends les gens de la droite. J'entends la droite qui disent... Personne ne veut remettre les enfants au travail. Écoutez

5:54
Invité

bien le discours de la droite qui remet en cause le fait que ce soit les actifs qui financent les retraites, qui disent, mais les actifs, ils cotisent trop, ils partagent trop,

6:03
Locuteur

ils

6:03
Invité

donnent trop. Mais attendez, si ce n

6:04
Locuteur

'est

6:04
Invité

pas les actifs, c'est qui ? Pardonnez-moi. Si ce n

6:07
Locuteur

'est

6:07
Invité

pas les actifs qui s'occupent des petits et des vieux, ce sera qui ? Si ce n'est les vieux eux-mêmes et les actifs eux-mêmes. Donc

6:12
Locuteur

moi, je dis non.

6:13
Invité

C'est pour ça qu'il nous faut maintenir ce système de retraite

6:16
Locuteur

à la française par répartition et le financer.

6:20
Présentateur

David Amiel, le ministre des Comptes publics, dit là qu

6:21
Locuteur

'on

6:21
Présentateur

n'a pas un euro aujourd'hui pour financer l'indexation des retraites, par

6:25
Locuteur

exemple.

6:26
Invité

S'il nous manque de l'argent aujourd'hui, c'est aussi parce que l'économie est en berne, parce que ces gens-là, en enlevant systématiquement de l'argent public dans les grands investissements, ont déprimé la situation économique en France. Si vous aviez des investissements massifs, encore une fois, le changement climatique, encore une fois, ça fait déjà deux ans que la taxe Zuckmann a été adoptée à la majorité à l'Assemblée nationale. C'est une proposition de loi. Eva Sass, Clémentine Autain, ça fait deux ans que ça devrait être en vigueur, ces lois-là, pour qu'on puisse financer...

6:52
Locuteur

Il n'y a pas eu de majorité. C'est pour ça qu'elle n'a pas fonctionné. Si, si, si, dans un premier temps à l'Assemblée nationale,

6:56
Invité

mais on l'oublie,

6:57
Locuteur

mais dans un premier

6:58
Invité

temps à l'Assemblée nationale,

6:59
Locuteur

ça a été

6:59
Invité

adopté. Et, sauf que l'extrême droite a changé d'avis.

7:03
Locuteur

Vous

7:03
Invité

voyez, Mme Le Pen, qui un coup a dit d'une chose le lendemain à une autre, aujourd'hui, finalement, a décidé que la taxe Zuckmann, ça n'était plus dans ses choix. Mais, or, c'est exactement ce qu'il nous faut. On a besoin de cette taxe Zuckmann pour financer et relancer l'économie. Il y a des choses à faire.

7:20
Locuteur

Il y a du travail

7:21
Raquel Garrido

pour la

7:22
Locuteur

taxe

7:24
Raquel Garrido

Zuckmann.

7:25
Locuteur

Mais

7:25
Raquel Garrido

là, ce qu'il y a sur la table, le dossier du moment, je vous le disais, c'est cette question des retraités. Et est-ce que les retraités aisés, tout de même, vous estimez qu'on peut leur demander un effort ? On le rappelle, aujourd'hui, les retraites, si on continue à les indexer avec l'augmentation du coût de la vie, le gouvernement dit que ça coûte 6 milliards. Nous n'avons pas ces 6 milliards d'euros. Il y a plusieurs scénarios qui sont sur la table. Je l'ai les retraites pour tout le monde. Je l'ai les retraites pour certains d'entre eux et peut-être uniquement les

7:54
Invité

plus aisés. De prime abord, tout le monde vous dira, une personne qui a une retraite très à l'aise, elle peut toujours donner un petit peu plus. Vous

8:02
Locuteur

dites quoi, vous ? À

8:03
Invité

commencer par eux-mêmes. À part eux-mêmes, ils diront, d'accord, ils vont être résilients par rapport à ça. Mais moi, ce que je dis, c'est attention. Parce que si vous commencez à mettre le doigt là-dedans, c'est-à-dire contester le fait que, quand vous avez cotisé, vous avez des droits et que les règles s'appliquent pour tout le monde. C'est-à-dire, s'il y

8:18
Locuteur

a

8:18
Invité

une indexation des retraites, alors c'est pour tout le monde. Si vous mettez le doigt dans quelque chose où le gouvernement commence à dire, ah ben non, finalement, on remet en cause le principe, vous mettez les froids sur toute la classe des travailleurs et des retraités. Vous faites peur à tout le monde, parce que les Français le savent, que les choses temporaires finalement

8:33
Locuteur

finissent par se pérenniser. Ça remet en cause le système

8:35
Présentateur

dans sa globalité

8:37
Locuteur

de faire ça. Mais en

8:37
Invité

fait, il ne faut pas. On a travaillé toute la vie, on a cotisé. Les retraites, d'abord, c'est à nous. Donc, il faut respecter ça. Et si le gouvernement a besoin de nouvelles recettes fiscales, eh bien, retour à la case. Taxoutman, par exemple, pour commencer. Ou imposition des grands héritages.

8:53
Présentateur

Ce

8:53
Locuteur

qui

8:53
Présentateur

est aussi la position de la France insoumise, par exemple. Il y aura beaucoup de débats autour de ce budget 2027. Raquel Garrido.

8:59
Invité

C'est la position de

9:00
Locuteur

toute la gauche.

9:00
Invité

C

9:01
Locuteur

'est le programme

9:02
Invité

du nouveau Front populaire.

9:03
Locuteur

Savoir aussi

9:03
Présentateur

si Sébastien Lecornu pourra rester Premier ministre à l'issue. Marine Le Pen lui a tendu la main hier, la candidate RN à la présidentielle,

9:12
Locuteur

patronne

9:12
Présentateur

des députés RN. Elles étaient réunies en séminaire, les parlementaires RN au Touquet. Elle a dit que peut-être, finalement, ils pourraient ne pas censurer le gouvernement. Si certaines lignes rouges n'étaient pas franchies, qu'il valait mieux un budget qui ne soit pas parfait, mais qu'une loi spéciale dans la perspective où eux arriveraient ensuite au pouvoir. Est-ce qu'il a le choix, Sébastien Lecornu, face à Marine Le Pen de négocier avec le Rassemblement national

9:40
Locuteur

?

9:41
Invité

De toute façon, Sébastien Lecornu n'a pas de partenaire dans cette Assemblée-là, à

9:46
Locuteur

commencer par

9:46
Invité

ses propres camarades, puisque le président du groupe, M. Attal, il est en campagne présidentielle ou pré-campagne présidentielle.

9:53
Locuteur

Mais le RN a un peu sa survie

9:55
Présentateur

dans sa main. S'il faut que le RN ne censure

9:57
Locuteur

pas aussi les votes de ce budget. Mais le Front National,

10:00
Invité

aujourd'hui,

10:00
Locuteur

le

10:00
Invité

RN, pardonnez-moi, en fait, il se fiche de ce qui se passe à l'Assemblée nationale.

10:04
Locuteur

Il

10:04
Invité

s'en fiche du budget,

10:05
Locuteur

il

10:05
Invité

s'en fiche des conséquences que ça a sur les Français.

10:07
Locuteur

Il

10:07
Invité

s'en fiche

10:07
Locuteur

dans

10:07
Invité

une logique, on va dire, présidentielle. C'est-à-dire ? Adopter ou laisser adopter un budget qui va affaiblir l'hôpital, affaiblir l'école, affaiblir la capacité de lutter contre le changement climatique. Tout ça, le RN,

10:22
Locuteur

il

10:22
Invité

s'en fiche complètement. Tout ce qui l'intéresse, c'est la campagne de Marine Le Pen. Donc, c

10:25
Locuteur

'est

10:25
Invité

pour ça qu

10:25
Locuteur

'ils

10:25
Invité

vont laisser faire, fondamentalement.

10:26
Raquel Garrido

Raquel Garrido, est-ce qu'il n'y a pas un piège pour la gauche, notamment, qui est tendu là par Marine Le Pen ? C'est-à-dire qu'elle, elle cherche à se positionner du côté de la responsabilité. C'est ce qu'elle a dit hier, dans cette main tendue au Premier ministre. Elle dit, voilà, en effet, moi, je préfère un budget imparfait et opérationnel. Dans le sens, ne pas rajouter le trouble, alors que les Français, vous venez de le dire et d'expliquer, vivent déjà une situation compliquée. Je vous repose la question, est-ce que ce n'est pas un piège politique, aujourd'hui, pour la gauche ?

10:58
Invité

On hérite tous d'une situation qui est gênante. Pourquoi ? Parce que les macronistes qui ont perdu les élections législatives en 2022 et encore plus en 2024, ont conservé par de verreux le pouvoir exécutif. Et donc, c'est eux qui proposent le budget et qui tiennent la plume du budget. C'est ce que dit la Constitution. Voilà la source du problème.

11:18
Locuteur

C

11:18
Invité

'est que vous avez

11:18
Locuteur

un gouvernement.

11:19
Invité

Donc, ça veut dire que tant qu'on n'aura pas purgé par des nouvelles élections législatives, pas présidentielles, législatives, une nouvelle composition de l'Assemblée nationale, ce sera compliqué de faire émaner, on va dire, la volonté générale dans cette Assemblée

11:33
Locuteur

-là. Et vous, vous dites, pourquoi pas,

11:34
Raquel Garrido

pas de budget, une dissolution, une nouvelle élection législative avant la présidentielle ?

11:37
Invité

De toute

11:38
Locuteur

façon,

11:39
Invité

c'est le Président de la République qui a tous les pouvoirs dans cette... C'est lui qui décide de dissoudre, c'est lui qui décide de nommer qui il

11:43
Locuteur

veut. Mais ce serait une bonne idée.

11:45
Invité

Nous, la gauche, ce

11:45
Locuteur

qu

11:45
Invité

'on doit faire, c'est s'unir pour rééditer le nouveau Front populaire. Voilà ce qu'on doit faire. C'est ça, notre tâche à nous, c'est de se mettre en condition d'être majoritaire dans cette Assemblée nationale. Et pour le moment, la seule fois où on est arrivé un peu près de faire ça, c'est en juin 2024 quand on a fait le nouveau Front populaire.

12:05
Raquel Garrido

Raquel Garrido, vous êtes notre invitée politique ce matin, membre fondatrice du mouvement de gauche écologiste L'Après et ancienne députée de la France insoumise. Ce week-end se tient la fête de l'humanité, un rendez-vous incontournable pour qui se réclame de gauche. Et à huit mois de la présidentielle, votre famille politique est, comme on le dit, avec cette expression consacrée, éparpillée, façon Peul's. Hier, face à face, entre deux candidats à l'élection présidentielle, l'insoumis Jean-Luc Mélenchon et le communiste Fabien Roussel, chacun veut mobiliser à sa manière. Pour le communiste Fabien Roussel, c'est la rue avant tout.

12:42
Locuteur non identifié

Je ne souhaite pas que l'on attende les élections présidentielles pour que ça change. Je vous propose de passer à l'action maintenant. Je vous propose de faire la révolution maintenant.

12:57
Locuteur

Et

12:58
Raquel Garrido

pour l'insoumis, Jean-Luc Mélenchon, lui, la priorité, ce sont justement les urnes.

13:01
Locuteur non identifié

Qu'ils s'en aillent tous, nous allons les remplacer. Cessez d'équiter les maîtres à pleurnicheries.

13:08
Locuteur

Ce

13:09
Locuteur non identifié

n'est pas vrai que nous avons perdu d'avance. C'est par le travail sérieux pour convaincre, un par an, pour voter avec nous en 2027. Oui, un chemin de victoire s'ouvre.

13:20
Raquel Garrido

Raquel Garedo, vous étiez à la fête de l'Humanité. Oui, bien sûr, j'imagine. Alors, quel discours vous avez préféré ? Jean-Luc Mélenchon ou Fabien Roussel ? Alors,

13:28
Invité

je dois vous annoncer qu'au stand de l'après, nous avons hier lancé

13:32
Locuteur

une campagne. Le stand de votre mouvement. Voilà.

13:34
Invité

Une campagne qui, pour nous, nous semble, disons, prioritaire. Du moins, personne ne l'amène, donc nous allons le faire. C'est contre cette constitution Le Pen. Parce que vous savez que Marine Le Pen a réécrit la constitution avec sa petite plume. Elle a déposé cette proposition de loi constitutionnelle sur le bureau de l'Assemblée nationale. Et elle compte le faire adopter par une voie qui est illégale. Donc, il nous semble que ça,

13:55
Locuteur

c

13:55
Invité

'est un gros sujet.

13:57
Locuteur

Une constitution qui... En clair, en clair. Et vous nous

13:58
Raquel Garrido

répondrez après

13:59
Locuteur

sur

13:59
Invité

le match Roussel et

14:01
Raquel Garrido

Mélenchon. Vous avez essayé d'éviter ces bien-jeux

14:04
Locuteur

de votre part. Non, non, parce que la fête de l'Humanité, c

14:06
Invité

'est une fête

14:06
Locuteur

importante.

14:06
Invité

Et pour nous, c'était une fête importante aussi parce qu'on a ce combat à mener contre

14:11
Locuteur

la gynophobie d'État. Ce combat, pour

14:13
Raquel Garrido

bien comprendre, ce que vous dites, c'est que si Marine Le Pen arrive au pouvoir, elle voudra changer la constitution.

14:18
Locuteur

C'est cela. Et vous

14:19
Raquel Garrido

vous mobilisez contre

14:20
Locuteur

cela.

14:21
Raquel Garrido

Je suis surprise

14:21
Locuteur

que

14:22
Invité

personne ne l'en parle. Elle annonce la couleur. Elle dit, je vais violer la constitution. Parce que la constitution ne lui octroie pas

14:29
Locuteur

le droit de changer la constitution. Comme ça, elle veut modifier une partie de la constitution pour faire passer. Vous interrogerez

14:36
Invité

Marine Le Pen. Elle sait parfaitement que ce qu'elle est en train de faire, c'est inconstitutionnel. Et pour que ce soit très précis pour les auditrices et les auditeurs, elle veut se fonder sur l'article 11 de la constitution pour convoquer un référendum qui lui-même modifie la constitution selon des termes qu'elle-même a choisis. Et dans ces termes-là, il y a la mise en place de la xénophobie d'État. Par exemple, le fait qu'un employeur n'ait plus le droit d'embaucher un étranger. Même dans le privé,

15:00
Locuteur

je parle du privé. C'est l'idée de la préférence nationale.

15:01
Invité

Alors eux, ils appellent ça préférence parce que c'est un mot joli. Moi, j'appelle ça xénophobie d'État. Et la xénophobie d'État est inconstitutionnelle par ailleurs. Et elle est contraire à nos engagements internationaux. Mais alors,

15:11
Locuteur

elle

15:11
Invité

a tout prévu Marine Le Pen puisqu'elle remet en cause notre propre respect de nos engagements internationaux.

15:17
Locuteur

C

15:17
Invité

'est aussi

15:18
Locuteur

prévu dans sa nouvelle constitution. Raquel Garrido, en

15:19
Raquel Garrido

clair, vous considérez que Marine Le Pen ne respecte pas la République ? Elle est anti-républicaine dans son projet ?

15:25
Invité

Un juriste dans une tribune du Monde a appelé cette proposition un coup d'État institutionnel. Donc, effectivement, en tant que président de la République, la première tâche, c'est de préserver l'État de droit. Et là, vous avez une femme qui, au demeurant, vous raccompagne avec un bracelet électronique. Donc, on sait que son rapport

15:42
Locuteur

au droit est quand même

15:43
Invité

assez... Oui, elle est d'accord pour le faire. Elle n

15:46
Locuteur

'a

15:46
Invité

pas dit que si elle avait un bracelet électronique, elle n'était

15:48
Locuteur

plus candidate. Pour le moment, elle s

15:50
Invité

'assoit sur toutes ces notions. Et je pense que là, il y a un danger. Et donc, c'est ce que nous chercherons à faire avec cette campagne de l'après.

15:58
Locuteur

On

15:58
Invité

vous

15:58
Raquel Garrido

a bien entendu, Raquel Garrido, mais je vous repose ma

16:00
Locuteur

question. Hier, vous étiez donc

16:02
Raquel Garrido

à la fête de l'humanité. On a entendu ce match qu'il y a

16:06
Locuteur

eu

16:06
Raquel Garrido

entre Fabien Roussel, communiste et candidat à la présidentielle, et Jean-Luc Mélenchon, votre ancien compagnon de route. Vous avez rompu depuis avec lui, mais vous avez fait de la politique. Trois campagnes présidentielles,

16:16
Locuteur

trois

16:16
Raquel Garrido

défaites. Avec lui, quel discours avez-vous préféré, Raquel Garrido, hier ? Alors, aucun, parce que moi, je

16:22
Invité

fais

16:23
Locuteur

partie des unitaires.

16:24
Invité

Non, je pense qu'il faut tenir bon les unitaires. Quand on a créé la NUPES en 2022, c'est la meilleure décision qu'on ait jamais prise.

16:31
Locuteur

L'alliance de toutes les gauches. C'est-à-dire

16:33
Invité

qu'on avait fait pendant 13 ans une guerre sans merci au Parti Socialiste, pour des raisons qui étaient justifiées, c'est-à-dire ce que faisait le Parti Socialiste au gouvernement. Et après la troisième défaite, on s'est dit, écoutez, on va sur la base d'un programme de transformation de la

16:47
Locuteur

société. Et ça n'a pas marché, et on a vu les désaccords de fonds. Et la NUPES, ça a marché. Si, si,

16:50
Invité

la NUPES, elle

16:51
Locuteur

a

16:51
Invité

produit un résultat dans les urnes.

16:53
Présentateur

Électoralement, oui.

16:54
Invité

Exactement. Or,

16:54
Locuteur

on est quand même en démocratie,

16:55
Invité

et ça doit d'abord être notre

16:57
Locuteur

objectif, ça doit être d'avoir un objectif électoral.

17:00
Présentateur

Avec la France insoumise,

17:02
Locuteur

par exemple. Et moi, je dis

17:02
Invité

que les diviseurs,

17:03
Locuteur

les

17:04
Invité

diviseurs ne doivent pas avoir le dernier mot. Vous savez, quand le président Macron a fait la dissolution, on était en pleine campagne des européennes, il y avait une haine recuite entre toutes les listes de gauche. Et certains pensaient que plus jamais il n'y aurait l'unité. Et nous, on nous étions un certain nombre, que ce soit mes amis Alexis Corbière, Clémentine Autain, Daniel Simonnet, au niveau des insoumis, mais aussi Olivier Faure, Marine Tondelier, François Ruffin. Et nous avons préparé, nous avons préparé ce nouveau Front Populaire,

17:31
Locuteur

et

17:31
Invité

on

17:32
Locuteur

a réussi à l'imposer contre l'esprit de division. Raquel Garrido, ça avait

17:36
Raquel Garrido

fonctionné en 2024, mais aujourd'hui, pour cette élection présidentielle en 2027, celui qui a le vent en poupe, c'est Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que vous

17:44
Locuteur

apprêtez,

17:45
Raquel Garrido

est

17:45
Locuteur

-ce qu'il n'a pas le vent en poupe, Caroline Girard ? Il a un dispositif militant, pardonnez-moi.

17:50
Raquel Garrido

Raquel Garrido, ma question, Jean-Luc Mélenchon, est-ce que vous seriez prête à le soutenir dans cette campagne présidentielle si c'est lui qui peut garantir

17:59
Locuteur

l'éton de la gauche ? Moi, je ne veux pas choisir

18:00
Invité

entre les diviseurs, je pense que c'est perdant. Moi, j'ai mené trois campagnes présidentielles avec Jean-Luc Mélenchon

18:05
Locuteur

qui ont perdu, donc

18:06
Invité

pardonnez-moi. Moi, je veux gagner parce que sinon, c'est Marine Le Pen et sa constitution de xénophobie d'État. Donc, à partir de là, mon sujet, c'est pas de rejoindre une écurie présidentielle avec un esprit de fanzouz, d'accord

18:18
Locuteur

? Parce que, pardonnez

18:19
Invité

-moi,

18:20
Locuteur

on peut

18:20
Invité

se faire plaisir, on peut se griser avec des belles images de meetings où on est tous là avec nos maillots et on crie le nom de notre supporter. Tout le monde fait ça, on va dire, c'est un passage obligé des campagnes. Je l'ai vécu, ça fait 35 ans que je milite et des campagnes présidentielles, j'en ai fait à haut niveau. Eh bien, ça, pour le moment, ça a déjà perdu. Je ne veux pas qu

18:37
Locuteur

'on

18:37
Invité

perde en 2027. Et je dis à tout le monde, les unitaires, tenez bon parce que l'heure de l'unité viendra.

18:44
Présentateur

Merci Raquel Garrido, membre fondatrice du mouvement de gauche écologiste l'après-ancienne députée de la France Insoumise. et invité des 8.30 France Insoumise ce matin.