Jean-Luc Mélenchon invité du 13h de TF1
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Avez-vous encore un espoir de rassembler toute la gauche ou assumerez-vous le combat de deux gauches irréconciliables ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Que lui répondez-vous concernant sa passe d'arme sur l'immigration à Mayotte ?
- 6:05OuverteRéponse directe
Si l'été prochain vous êtes à l'Élysée, estimez-vous être capable de nous éviter de vivre un tel été sur le front des incendies ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Jean-Luc MélenchonFait
« En vérité, dans une élection présidentielle, le problème c'est pas le nombre de candidats, c'est le nombre d'électeurs. »
- 2:30Jean-Luc MélenchonFait
« Je connais bien la situation de Mayotte. Je l'invite à se référer à mon discours du temps où il était lui-même premier ministre. »
- 3:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« Il y en avait pour 1 milliard 8 2 milliards. »
- 3:30Jean-Luc MélenchonFait
« Donc premier problème, l'île, la réorganiser, refaire les routes, les sanitaires, les écoles. »
- 6:30Jean-Luc MélenchonPromesse
« Nous serons prêts et les moyens seront disponibles le prochain été parce que c'est une affaire d'organisation et de planification. »
- 6:45Jean-Luc MélenchonPromesse
« Je propose de créer une structure permanente, l'écoégion à la place des régions d'aujourd'hui. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La rentrée politique, c'est sur TF1. Première prise de parole, celle de Jean-Luc Mélenchon. Bonjour, merci d'être avec nous en direct de Château Neu sur Iser où vous présidez l'université d'été de la France insoumise.
Alors la candidature de Raphaël Gluxman à la présidentielle est imminente. Son parti place publique et le Parti socialiste prépare une primaire. Avez-vous encore un espoir de rassembler toute la gauche ou assumerez-vous le combat de deux gauches irréconciliables ?
Bon, tout ça c'est des mots parce que en réalité il y a toujours eu plusieurs candidats de gauche à partir de la présidentielle de 1974. Donc je suis assez tranquille sur ce chapitre. En vérité, dans une élection présidentielle, le problème c'est pas le nombre de candidats, c'est le nombre d'électeurs, si vous me permettez de le dire.
Et suivant les élections, ils se regroupent ou non, plus ou moins volontiers. Voilà. Et quand je dis ça, ça inclut depuis 74 l'élection gagnée par François Mitter où il y avait plusieurs candidats.
Pareil pour François Holland. Donc pour nous, toute la tâche se concentre sur convaincre. Bah, c'est faire campagne quoi.
C'est la vie normale d'une démocratie. Alors, toutefois, je note que tout de même après 10 ans de Macron, on s'est mis en mouvement nous le 3 mai. Donc, ça fait maintenant 1 an, enfin ça fera 1 an quand on arrivera au résultat.
Et les socialistes comme les verts vont prendre leur décision à peine 6 mois avant l'élection. D'ici là, ils n'ont ni stratégie ni candidat. Donc faut qu'on travaille double pour convaincre les gens de se rassembler vers nous.
Alors il y a effectivement aussi une candidate écologiste, Marine Tondelier mais les écologistes sont divisés. Est-ce que vous les appelez à vous rejoindre et à lâcher Marine Tondelier ? Euh tout aide sera la bienvenue.
On se mêle pas des affaires des autres hein. Sinon sur un point quand même sinon ça fera pas le contre. Disons que tous sont en commun d'aller répétant si jamais au deuxème tour jamais les insoumis n'y arriveront.
Je mets tout le monde en garde parce que c'est une mentalité défétiste. Voyez-vous. La dernière fois on me donnait 15 points derrière madame Le Pen comme aujourd'hui.
Et que s'est-il passé ? à un point après, on l'éliminait du dès le premier tour. Par conséquent, je demande que chacun fasse bien attention à pas utiliser des arguments qui ensuite se retourne contre nous tous, qui que ce soit qui soit au deuxème tour.
Voilà. Mais sans plus, alors pour les verts pour nous c'est facile les verts et les communistes, les électeurs ver électeurs communistes. Pourquoi ?
Parce que on vote 85 % ou 90 pareilles à l'Assemblée nationale et on censure ensemble. La situation est donc tout à fait différente de la relation aux socialistes qui sont extrêmement agressifs et souvent soutiennent les macronistes. Voilà, ce weekend, Jean-Luc Mélenchon, une passe d'arme sur l'immigration à Mayotte vous oppose à Édouard Philippe.
Il est sur place et vous encourage à venir constater la crise migratoire. Que lui répondez-vous ? Euh que j'y suis déjà allé bien avant lui dès 2005.
Donc je connais bien la situation de Mayotte. Je l'invite à se référer à mon discours du temps où il était lui-même premier ministre et je vais vous dire ce qui me plaît pas. C'est pas tant le débat sur l'immigration, il va falloir l'avoir, on l'aura.
Mais quand on fait ça à Mayotte, c'est déloyal parce qu'on dit je vais arrêter l'immigration. Ah oui ? Comment ?
Qu'est-ce que vous allez faire ? Reer les gens à la mer. Donc c'est pas comme ça que le problème se pose.
Mayotte, ça se concentre et la situation est compliquée et dure hein Mayotte sur reconstruire, construire de plus parce que tout a été détruit par le cyclone et monsieur euh Édouard Philippe il a pas été à l'époque hein, il avait été premier ministre juste avant. Donc Lille et puis il y avait dans l'île quelque chose de formidable. Toutes les forces vives s'étaient mises d'accord sur un cahier de revendication.
Il y en avait pour 1 milliard 8 2 milliards. Bon, c'est rien pour un département qui qui a été si euh si abandonné pendant si longtemps. Donc premier problème, l'île, la réorganiser, refaire les routes, les sanitaires, les écoles, enfin tout ce qu'il faut.
Et deuxième élément, discuter avec les comors. Enfin, les gens qui arrivent viennent de quelque part, ils viennent des comor et peut-être aussi des côtes africaines, mais plutôt des comors parce que c'est des distances énormes. Donc, faut discuter et savoir où on en est de la discussion avec les comors c'est pas acceptable. que les comor laissent comme ça les choses se faire en exposant les gens à la mort parce que là-bas c'est ça la mer hein elle est profonde il y a des requins partout et tous les an des dizaines de gens disparaissent pour toujours.
Alors je demande qu'on se rappelle qu'on est tous des êtres humains, que évidemment il y a une limite à la capacité d'absorption de la petite île de Mayotte détruite. Mais pas de démagogie s'il vous plaît monsieur Philippe, pas vous. Ne faites pas ça, ce n'est pas bien.
Quand vous dites aux gens "On va empêcher l'immigration", dites comment vous comptez faire, sinon ça n'a pas de sens. Moi, j'en ai assez. S'il est pas le premier à faire ça, ils vont tous là-bas pour dire Scrognogneux, on va arrêter l'immigration.
C'est pas des manières de faire parce que personne n'est capable de faire ce qu'il propose aujourd'hui. Donc discuter avec les comors. Jean-Luc M, on a bien compris Jean-Luc Mélenchon, une dernière question parce qu'il nous reste peu de temps avec vous.
Si l'été prochain vous êtes à l'Élysée, estimez-vous être capable de nous éviter de vivre un tel été sur le front des incendies ? Si vous deviez en 3 mois prendre une mesure d'urgence, ce serait laquelle ? Je serais irresponsable de vous dire qu'avec une mesure, j'arrêterai tout seul et depuis la France, le changement climatique sur la planète.
Non, il nous faut maintenant déployer un appareil de résistance et de réparation. Donc bien sûr, c'est la question des moyens. Oui, je vous réponds, nous serons prêts et les moyens seront disponibles le prochain été parce que c'est une affaire d'organisation et de planification.
Mais deuxièmement, je propose de créer une structure permanente, l'écoégion à la place des régions d'aujourd'hui qui elles vont faire de la prévention, de la réparation, de la vigilance permanente. C'est-à-dire que nous allons fonder l'état écologique. Voilà ce qu'on veut faire.
Si on fait ça, on sera capable de résister. mais que personne ne vienne raconter qu'il est capable de trouver la recette pour arrêter la canicule et les incendies. Il y en a une, c'est changer le mode de production.
Mais même ça, ça prendra du temps pour que ça se constate sur le climat. Mais surtout plus jamais vivre cet été où on arrive. Rien n'est prévu, rien n'est organisé.
Les pauvres pompiers sont jetés là-dedans et on a quand même perdu du monde he dans cette affaire. Et j'en profite pour exprimer ma compassion aux familles, aux gens qui ont tout perdu. Leur maison est brûlée.
Comment une chose pareille est possible ? dans un grand pays comme le nôtre. Voilà.
Donc s'organiser, planifier, prévoir, arrêter d'improviser au dernier moment parce que c'est exaspérant, ça ne mène à rien. Voilà. Merci beaucoup.
Merci Jean-Luc Mélenchon d'avoir été en direct avec nous. À bientôt.
Jean-Luc Mélenchon