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Conférence de presseC dans l'air (sur YouTube)· 22 mai 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéJusticeInstitutions & élections

Entrisme des Frères musulmans: ce que dit le document classé secret-défense C dans l'air 22.05.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est un rapport qui nous en apprend sur l'entrisme des Frères musulmans? On a des données chiffrées qu'on n'avait pas auparavant?

  • 1:00RelanceRéponse directe

    Vous parlez du débat qui arrive trop tard pour contrer l'entrisme des Frères musulmans.

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment faire sans être liberticide pour tout le monde pour lutter contre ces gens qui veulent remplacer la République par leur loi?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    On a entendu J.Bardella dire que s'ils arrivaient, ils interdiront...

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Délit de contrainte. Je cite G.Attal, car cela va faire débat: "Délit de contrainte pour les petites filles."

  • 7:30FerméeRéponse partielle

    Question.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30M.DelahousseFait
    « On a des données chiffrées. On a aussi le fait que ce soit devenu un objet idéologique. »
  • 1:30M.DelahousseFait
    « Lors des procès des assassins de S.Paty, on a passé des journées à expliquer avec les accusés présents ce qu'était la politique des Frères musulmans sur les terrains qu'ils voulaient investir. »
  • 3:30M.DelahousseFait
    « Tous les magistrats, tous les chercheurs, tous les journalistes ayant travaillé dessus mettent en avant cette notion du temps. »
  • 5:00E.Sire-MarinFait
    « La laïcité, ce n'est pas dans l'espace publique opposer la foi et la croyance. On est dans un système où il y a une liberté de conscience et d'expression. »
  • 6:30E.Sire-MarinFait
    « Le fait de porter des attributs religieux, quels qu'ils soient, dans l'espace public, c'est permis. Ce qui n'est pas permis, c'est quand il y a un risque avéré de trouble à l'ordre public. »
  • 7:00C.BarbierFait
    « Dormir à 8 dans une cellule prévue pour 4, ce n'est pas la peine. C'est dégradant, indigne et contre-performant. »
  • 9:00M.DelahousseFait
    « Il existe sur un principe qui est celui d'une peine qui est avec une fin possible. C'est là-dessus que se gère aussi la détention au quotidien. »
  • 11:00C.BarbierFait
    « Il y a une compétition entre ceux qui sont restés et ceux qui sont passés par le macronisme. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

dans cette pratique, c'est une alliance objective avec les islamistes qui veulent séparer les musulmans de la République. - E.Macron a demandé au gouvernement de formuler de nouvelles propositions.

Elles seront examinées lors d'un prochain conseil de défense en juillet. - C.Roux: Est-ce que c'est un rapport qui nous en apprend sur l'entrisme des Frères musulmans?

On a des données chiffrées qu'on n'avait pas auparavant? - M.Delahousse: On a des données chiffrées.

On a aussi le fait que ce soit devenu un objet idéologique. On le voit dans les réactions politiques diffusées. Le moindre fait divers, aujourd'hui, chacun s'en empare et l'éclaire selon sa vision idéologique.

Je ne veux pas rentrer dans ce jeu-là. Avec ma seule expérience de journaliste judiciaire, c'est que lors des procès des assassins de S.Paty, on a passé des journées à expliquer avec les accusés présents ce qu'était la politique des Frères musulmans sur les terrains qu'ils voulaient investir.

Il y a notamment le port du voile et celui de l'abaya. Je ne vais pas refaire le progrès ici, mais les groupes qui étaient pointés dans cette affaire avaient une stratégie qu'on peut qualifier d'entrisme, sans être dans un qualificatif politique. Et il y a aussi 2 notions qui sont peut-être concomitantes au débat sur les prisons.

Ils sont très sournois dans leur façon d'agir et il y a un aspect qui me frappe beaucoup, cette question du temps politique d'un gouvernement qui est là pour peu de temps. Des mesures très rapides pour la pénitentiaire, et un temps très long...

Tous les magistrats, tous les chercheurs, tous les journalistes ayant travaillé dessus mettent en avant cette notion du temps. Aujourd'hui, le temps de l'idéologie, celle des Frères musulmans, celle des salafistes aussi, est inscrite dans un temps très long. On a là des marqueurs identifiants qui provoquent une réaction politique. - C.Roux: Vous parlez du débat qui arrive trop tard pour contrer l'entrisme des Frères musulmans. - C.Barbier: La prise de conscience est tardive, mais il faut une réaction de long terme qui ne soit pas simplement à visée électorale.

On a pris une vague dans la figure qui était le terrorisme islamiste guerrier. On a mis du temps après 2015 à réagir et à renforcer notre appareil policier. Depuis quelques années, on déjoue plus d'attentats.

Et il y a aussi l'eau qui monte par le sol par capillarité: l'islamisme tel qu'il est décrit dans ce rapport. Par ailleurs, ils utilisent le droit de manifestation. Comment faire sans être liberticide pour tout le monde pour lutter contre ces gens qui veulent remplacer la République par leur loi? - A.Bauer: Le terrorisme islamiste en France, cela a commencé par des associations étudiantes.

Ils sont passés par le scolaire et l'éducatif. C'est ce qui leur a permis de progresser. Le problème...

Il y a 40 ans, quelqu'un écrivait déjà que la grenade était dégoupillée...

C'est la réaction face au rapport, qui montre à quel point cela appuyait sur un endroit très sensible. L'Etat est purement réactif. Il n'est jamais proactif.

Quand il voit l'eau monter et qu'il a les pieds qui flottent, il se dit qu'il se passe quelque chose. C'est l'effet "Rantanplan". - C.Roux: On a entendu J.Bardella dire que s'ils arrivaient, ils interdiront... - E.Sire-Marin: Ce n'est pas possible.

Nous sommes dans un système de laïcité à la française, comme le dit très bien le conseil d'Etat: c'est une laïcité ouverte. La laïcité, ce n'est pas dans l'espace publique opposer la foi et la croyance. On est dans un système où il y a une liberté de conscience et d'expression.

Le fait de porter des attributs religieux, quels qu'ils soient, dans l'espace public, c'est permis. Ce qui n'est pas permis, c'est quand il y a un risque avéré de trouble à l'ordre public. - C.Roux: Délit de contrainte.

Je cite G.Attal, car cela va faire débat: "Délit de contrainte pour les petites filles." - E.Sire-Marin: Interdire le voile à l'école...

Notre conseil d'Etat est sur les positions de J.Ferry et d'autres républicains... - C.Roux: On passe maintenant à vos questions. - C.Barbier: C'est courant que, dans les débats politiques nationaux, on ne prenne pas assez en compte des spécificités locales.

Le passe sanitaire, ça fait résonner des choses très ancrées...

Evidemment, c'est une carence presque intellectuelle de conception. Il y a 48 millions d'électeurs dans ce pays, la plupart ne sont pas ultramarins. - C.Roux: Question. - C.Barbier: Le fait d'être enfermé et privé de liberté, c'est déjà suffisant.

Dormir à 8 dans une cellule prévue pour 4, ce n'est pas la peine. C'est dégradant, indigne et contre-performant. On rend fou des gens qu'on aurait pu récupérer et espérer qu'à la sortie, ils feraient tout pour ne pas revenir. - C.Roux: Question. - C.Barbier: Il y a un peu de ça.

On n'a pas d'émeutes dans les prisons, pas de mutineries. On a eu quelques grèves, des moments de violence, mais...

Ce mouvement venant de l'extérieur qui a attaqué les prisons...

On peut le comparer à d'autres pays qui ont régulièrement des morts. On n'a pas cela, donc il y a encore un contrôle. - C.Roux: Question. - M.Delahousse: Elle existait dans des cas extrêmement rares.

P.Bodein, l'un des criminels dans l'est de la France les plus célèbres, S.Abdeslam...

Il y a eu d'autres cas très rares; Mais ce n'est pas le système français...

Il existe sur un principe qui est celui d'une peine qui est avec une fin possible. C'est là-dessus que se gère aussi la détention au quotidien, que ce soit sur 10 mois, 10 ans, 30 ans, avec la possibilité d'être libérable. Même il y a des périodes de sûreté.

Dans ces débats, on a du mal à faire la différence entre les très longues peines qui sont incompressibles et celles, dont on a parlé tout à l'heure, qui font qu'il y a énormément de surnombre dans les établissements pénitentiaires français, les courtes peines. - C.Roux: Question. - C.Barbier: C'est une cacophonie de compétition.

La droite semble se réveiller et retrouver l'espoir de gagner. Il y a une compétition entre ceux qui sont restés et ceux qui sont passés par le macronisme. Il y a ce débat public, cette compétition.

Les citoyens vont s'emparer du sujet. Il y a un prix à payer, c'est cette impression qu'on annonce beaucoup et que les résultats ne seront pas là avant 2027. - C.Roux: Question. - E.Sire-Marin: Monsieur Darmanin a été ministre de l'Intérieur. - C.Roux: Question. - A.Bauer: Le Code pénal est construit comme ça.

On construit des dispositifs alternatifs, mais on ne va jamais jusqu'au bout. C'est pour ça qu'on est toujours déçus. - C.Roux: Dernière question. - M.Delahousse: Les attaques contre les prisons ont montré qu'il y avait une panique.