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Discours / meetingYaël Braun-Pivet· 13 janvier 2026 22 minAutoproduitFond programmatiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsEurope & internationalOutre-mer

Voeux 2026 - Yaël Braun-Pivet

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueFait
    « la loi spéciale que les députés ont voté à l'unanimité, c'est une route secours. Elle permet à la voiture France d'éviter la panne sèche »
  • 1:29Invité politiqueChiffre
    « Ce sont des moyens supplémentaires pour nos priorités régaliennes, nos armées, la sécurité, la justice. Ce sont des crédits pour nos agriculteurs. C'est aussi le financement de la rénovation thermique. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « nous avons vu prendre forme depuis le perchoir cette nouvelle culture politique quand des communistes à la droite républicaine des compromis se sont noués »
  • 2:57Invité politiquePromesse
    « J'ai proposé de modifier nos règles, de prévoir un temps législatif programmé, de thématiser également les débats. »
  • 4:25Invité politiquePromesse
    « Cette 17e législature n'est pas une législature de transition. Elle laissera son empreinte. »
  • 5:09Invité politiqueChiffre
    « Parmi ces 152 textes adoptés, 48 l'ont été en lecture conforme, preuve de la relation de confiance entre nos deux assemblées »
  • 5:54Invité politiqueFait
    « Nous avons redéfini pénalement la définition du viol »
  • 8:05Invité politiqueFait
    « Nos concitoyens sont parfois étonnés, bien souvent exaspérés quand ils réalisent qu'une loi se traduit trop tardivement dans les faits »
  • 8:49Invité politiqueChiffre
    « les députés ont adopté à l'unanimité la création d'un statut de l'élu »
  • 10:29Invité politiqueFait
    « nous avons tant de petits matins à gagner et je crois à cette politique des petits pas »
  • 12:37Invité politiquePromesse
    « le texte a été voté dans les mêmes termes par nos deux chambres en 2016. Je souhaite que le congrès soit réuni pour pouvoir l'adopter »

Temps de parole

  • Yaël Braun-Pivet99 %

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Yaël Braun-Pivet

Le succès n'est pas final, l'échec n'est pas fatal. C'est le courage de continuer qui compte. Cette maxime du vieux lion, sœur Winston Churchill résume l'esprit qui doit nous rassembler. Après les succès, ne pas triompher, devant les obstacles, ne pas renoncer, avoir simplement mais résolument le courage de continuer. Mesdames et messieurs, ce courage en cette semaine cruciale pour doter notre pays d'un budget porte un nom, la responsabilité. Soyons lucide, la loi spéciale que les députés ont voté à l'unanimité, c'est une route secours. Elle permet à la voiture France d'éviter la panne sèche, mais elle ne nous permet ni d'accélérer, ni d'aller loin ou d'investir pour l'avenir.

Alors que l'examen du PLF reprend cet après-midi dans l'hémicycle, il nous faut donc remettre l'ouvrage sur le métier, nous retrousser les manches et surtout nouer des compromis en responsabilité. C'est ce que nos concitoyens attendent de nous car beaucoup sont lassés d'un débat budgétaire perçu comme sans fin. Et surtout car un budget voté, c'est un impact immédiat et tangible pour nos services publics, pour la vie de nos concitoyens. Ce sont des moyens supplémentaires pour nos priorités régaliennes, nos armées, la sécurité, la justice. Ce sont des crédits pour nos agriculteurs. C'est aussi le financement de la rénovation thermique.

Ne l'oublions donc jamais, derrière la froideur des chiffres, il y a la chaleur des vies. C'est pour elle que nous devons être à la hauteur de nos responsabilités. C'est pour elle que nous devons continuer à développer cette culture du pas vers l'autre, ce trésor de cette législature. Depuis que je fais de la politique, j'agis pour qu'émerge cette culture politique du compromis. Or, sur le PLFS, en président avec tous mes vice-présidents que je remercie, ces 102 heures de débat qui ont fait honneur au Parlement, nous avons vu prendre forme depuis le perchoir cette nouvelle culture politique quand des communistes à la droite républicaine des compromis se sont noués.

Alors oui, nous en sommes convaincus, le compromis ce n'est pas la compromission, c'est la construction. Ce n'est pas se renier, c'est se réunir. Ce n'est pas une faiblesse de la conviction, c'est une noblesse de l'action. Telle est bien ma culture politique, celle de la nuance, du dialogue, du dépassement d'écrivage. Cependant, voilà le paradoxe. Si cette culture du compromis gère mfin, nos règles l'empêche de s'épanouir, notamment sur les textes budgétaires. Afin de prévoir de permettre au députés de se prononcer sur le budget, j'ai proposé de modifier nos règles, de prévoir un temps législatif programmé, de thématiser également les débats. Nos concitoyens ont besoin d'y voir clair.

J'ai confié la mission de réfléchir à ces modernisations, au président Éric Coel et Frédéric Valtou et au rapporteur Philippe Juvain et Thbao Basin que je remercie. Et c'est aussi bien sûr une réflexion que nous devrons mener avec vous monsieur le président. du Sénat. Au-delà du budget, c'est l'ensemble de nos procédures qu'il faudrait réinterroger et je salue ici l'engagement de notre groupe de travail transpartisan dédié à la réforme de notre règlement de l'Assemblée nationale pour dessiner des évolutions d'ici la fin de notre session. Je pense notamment à la sanctuarisation de l'ordre du jour transpartisan ce se ce se creusait du consensus.

Mesdames et messieurs, ces réformes ne sont pas techniques. Elles sont éminemment démocratiques, elles sont éminemment politique. Elles conditionneent notre capacité d'agir mieux ensemble et ce sans attendre mai 2027. Nous n'allons passer 18 mois à regarder nos montres alors que l'heure tourne pour les Français. 2026 devra donc être une année d'action au service des Français et non pas une année d'attente. Au fond, cela rejoint ma conviction. Cette 17e législature n'est pas une législature de transition. Elle laissera son empreinte. Son empreinte dans notre culture politique mais aussi et surtout dans le quotidien des Français.

Alors bien sûr, cette assemblée est parfois agitée, bruyante, turbulente à l'image des tensions qui traversent toute notre société. Mais notre assemblée est aussi une assemblée qui fonctionne et qui sait dépasser ses nombreux clivages. La preuve, 152 textes ont été adoptés en 2025. Je répète 152 textes dont 53 à l'unanimité. Je peux répéter aussi 53 à l'unanimité. Pour ce bilan, je voudrais remercier l'ensemble des parlementaires, l'ensemble des membres du bureau, mes vice-présidents, les présidents de commission de groupe, nos questeurs et nos secrétaires. Nous avons réussi à œuvrer ensemble par-delà nos différences en bonne intelligence.

Parmi ces 152 textes adoptés, 48 l'ont été en lecture conforme, preuve de la relation de confiance entre nos deux assemblées, monsieur le président du Sénat. 35 étaient issus des journées réservées au groupes parlementaires. Il s'agissait donc de proposition de loi et 25 de l'ordre du jour transpartisan. Preuve que les parlementaires savent se réunir au-delà des étiquettes partisanes. Et loin des caricatures, ces textes sont connectés au quotidien de nos concitoyens. Ils constituent autant de réponses concrètes pour simplifier, améliorer ou protéger leur vie dès demain.

C'est avec cet état d'esprit que nous avons redéfini pénalement la définition du violpartisan de haute volé mené par la présidente de la délégation au droit des femmes, Véronique Cruon et par madame Marie-Charlotte Garin. En écho au courage de Giselle Péico, nous avons prouvé que le parlement était en phase avec la société. connecté à ses mobilisations, fidèles à ses espoirs. Nous avons aussi agi pour la sécurité des Français avec la loi d'envergure qui émanait du travail sénatorial contre le narcotrafic ou celle créant le délit d'homicide routier grâce au députés Éric Poget.

Nous avons agi pour leur santé avec le registre national du cancer, en particulier grâce à Michel Laanna que je remercie. Et en cette nouvelle journée de mobilisation de nos agriculteurs, je tiens aussi à répondre à leurs attentes et à leurs impatiences. C'est pour eux que nous avons eu de cesse de nous mobiliser à l'Assemblée, notamment avec la grande loi d'orientation agricole qui affirme le caractère d'intérêt général majeur de l'agriculture, simplifie les normes et prépare le renouvellement des générations. Et alors que les angoisses légitimes s'accumulent, j'ai reçu à nouveau tous les syndicats.

Je leur ai redit combien nous étions totalement à leur côté, que sur le Mercur, le Parlement a exprimé clairement son refus à plusieurs reprises. Nous continuerons à nous battre avec eux au Parlement européen et si l'accord venait à être appliqué pour assurer l'effectivité de la clause de sauvegarde, renforcer les mesures miroirs et mettre en place de véritables contrôles plus systématiques et plus efficaces, nous nous battrons aussi sur le budget de la PAC pour lequel nous avons déjà obtenu des avancées et sur le front des crises sanitaires et climatiques. Ce matin, les agriculteurs m'ont également redit toute leur impatience sur la sortie des décrets d'application de la loi dite du plomb.

D'une manière générale, cela rejoint cet enjeu essentiel pour le respect de la démocratie, pour le respect de la volonté du législateur, celui de la bonne application des lois dans les meilleurs délais. Nos concitoyens sont parfois étonnés, bien souvent exaspérés quand ils réalisent qu'une loi se traduit trop tardivement dans les faits. C'est pour cela que j'ai voulu que se tienne avec l'accord de l'ensemble des présidents de groupe dans l'hémicycle pour la première fois une séance publique sur les lois pour lesquelles les décrets d'application ne sont pas pris.

Cette séance se tiendra le 10 février prochain et je remercie l'ensemble des présidents de commission, je vois le président de la commission des lois et évidemment le ministre des relations au parlement pour leur mobilisation sur ce sujet. Mesdames et messieurs, c'est large consensus que nous avons à plusieurs reprises trouvés dans l'hémicycle, notamment pour nos agriculteurs. Nous les avons aussi noués pour nos élus locaux. C'est ainsi que le mois dernier, les députés ont adopté à l'unanimité la création d'un statut de l'éluc afin de favoriser à la veille des municipales une véritable société de l'engagement dans la cité. Libérer l'engagement des femmes.

Nous l'avons fait aussi avec la loi pour un scrutin de lis paritaire dans toutes les communes. Au pays d'Olympe de Gouge. Il était temps que Marianne ait le visage de toutes les Françaises. Et ce n'est pas notre premier trio féminin à la question qui me contredira. Cher Christine Pierrebone, cher Brigitte Kinkert et ch Michel Tabarot. C'est une avancée pour la parité que nous pouvons tous saluer. Oui, ça mérite des applaudissements

9:42
Non speech

[applaudissements]

9:45
Yaël Braun-Pivet

et je voudrais remercier le président du Sénat parce que je sais qu'il a œuvré pour que cette avancée puisse se faire et se concrétiser. Et merci à madame la ministre qui est sous mes yeux, madame Françoise Gatel. Et je ne sais pas si Michel est là. le président Fournier. Voilà où où tu es. Merci à toi aussi en tant que président des maires rurau de France, je crois qu'on a fait une sacrée équipe pour permettre aux femmes d'occuper toute leur toute la place qu'elles mérite dans notre République. Mesdames et messieurs, avoir des élus plus représentatifs, c'est bien, mais leur donner le pouvoir d'agir, c'est mieux.

Et c'est pourquoi j'ai proposé de bâtir une République plus coopérative et horizontale, une politique à l'échelle humaine, redonner la liberté d'agir à nos élus en confiance et en responsabilité. C'est pour cela que sans attendre le grand soir, nous avons tant de petits matins à gagner et je crois à cette politique des petits pas. Pour cela, les travaux de la délégation présidés par Stéphane de l'autre, les rapports d'Éric Vert de Boris Ravignon sont des mines d'or pour activer deux priorités partagées, la clarification des compétences et la simplification. Et je me réjouis, monsieur le premier ministre, que vous avanciez résolument sur ce chemin.

Et puisque j'évoque nos collectivités, j'aurai un mot spécial pour nos outre mairères. Notre engagement résolu pour eux va se poursuivre avec le texte structurant sur la vie chère que je souhaite voir adopté rapidement sur la Nouvelle-Calédonie. Malgré la persistance des désaccords, il nous faut continuer à tisser les fils du dialogue. Ces fils que nous avions renoué ensemble, monsieur le président du Sénat, lors de notre déplacement. Et je me réjouis que nous nous retrouvions à nouveau ce vendredi à l'Élysée pour continuer à avancer. Et quant à Mayotte, je me souviens encore quelques jours après Chido de cette urgence que j'ai vu élu dans les yeux des Maoré.

La loi de refondation doit donc se traduire dans les actes concrètement sur le terrain. Il y a une autre urgence absolue, l'aide sociale à l'enfance. Je sais que c'est un sujet qui tient à cœur à beaucoup d'entre vous. Nous allons en faire, je l'espère, un grand chantier national au vu des immenses défaillances encore relevées dans le rapport d'Isabelle Santiago et de Lor Miller. En vérité, cela fait 3 ans que l'Assemblée a placé les droits des enfants au sommet de ses priorités en créant une délégation dédiée présidée par Périne Goulet. Monsieur le Premier ministre, nombre de nos recommandations transpartisanes sont opérationnelles et applicables par voie réglementaire.

Protéger le mineur, c'est le devoir des majeurs, c'est le devoir de la République. Chacun doit y prendre sa part et le parlement a démontré qu'il était plus que prêt à prendre la sienne. Mesdames et messieurs, cette attention au plus vulnérable, nous devons avec la même exigence l'apporter à nos institutions. Il nous faut donc renforcer encore et encore notre état de droit et pour cela aboutir enfin sur la réforme de l'indépendance du parquet. Le texte a été voté dans les mêmes termes par nos deux chambres en 2016. Je souhaite que le congrès soit réuni pour pouvoir l'adopter. Voici un texte qui pourra protéger très concrètement l'ensemble de nos concitoyens à l'avenir.

Prendre soin de nos institutions, c'est aussi continuer d'ouvrir leurs portes aux citoyens, notamment à notre jeunesse. À cet égard, je me réjouis que l'Assemblée nationale accueille dès ce mois ses premiers volontaires en service civique qui réaliseront des actions de médiation citoyenne auprès des groupes scolaires. Ouvrir nos institutions, c'est aussi continuer à rapprocher démocratie représentative et démocratie participative. Je l'ai toujours dit, elles ne s'opposent pas, elles sont alliées. Nous l'avons prouvé avec la convention citoyenne sur la fin de vie et sur la fin de vie justement cette avancée est attendue depuis trop longtemps par nos concitoyens.

L'examen du texte commence au Sénat la semaine prochaine. Chacun à la place qui est la sienne devra veiller à ce qu'il arrive à son terme. Monsieur le président du Sénat, on nous compare souvent à un couple comme moi. Vous préfériez vous préférez la métaphore de l'orchestre symphonique que nous formons pour l'intérêt général, pour l'état de droit et pour notre République. Et c'est pourquoi nous avions organisé ensemble la grande marche pour la République et contre l'antisémitisme. Ce pour et vital car notre nation s'est fondée sur une promesse positive pour la liberté, pour l'égalité, pour la fraternité. C'est le joyau de la déclaration des droits de l'homme.

C'est aussi notre loi de 1905 dont nous avons célébré le 120e anniversaire, chacun à notre façon dans nos assemblées ici avec Jérôme Gedge, avec Alexis Corbière, avec Brigitte Kinkert. Cette loi de 1905 qui garantit que dans notre République chacun soit libre de croire ou de ne pas croire. Or, nous affrontons une résurgence insoutenable des tensions religieuses, du racisme, de l'antisémitisme. Encore hier, l'arbre planté à Saint-Junis Laval en hommage à Elan Alimi a été dégradé en particulique, ce n'est pas ça. Notre République, c'est celle d'Alfred Défus, d'Émilz Zola, de Simone Veille, de Robert Badinterre. Elle ne trie aucun de ses enfants, elle les protège tous.

Ce devoir de protection, le Parlement l'a assumé avec la loi pour lutter contre l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur. Nous avons aussi besoin que les textes votés soient rigoureusement appliqués et nous avons aussi besoin des associations de cette société de l'engagement citoyen car le temps où tout venait d'en haut est révolu. Alors, monsieur le président du Sénat, ce combat commun pour nos valeurs, nous le menons au-delà de nos frontières puisqu'à la fin de ce mois de janvier, nous serons ensemble au Maroc pour le forum interparlementaire franco-marocain. C'est le cœur de notre diplomatie parlementaire, dialoguer de peuple à peuple, tisser ses liens humains qui renforcent la paix.

Et notre mission est aujourd'hui d'autant plus vitale en cette are de prédateur marqué par le recours décomplexé à la force et à la volonté délibéré de mettre à l'ordre international. Dans ce contexte, et je le dis aussi devant les plus de 90 ambassadeurs présents parmi nous aujourd'hui, la France a plus que jamais le devoir de défendre le multilatéralisme et le droit international. Pour notre pays, il s'agit d'un impératif tout à la fois moral et stratégique. C'est en effet une question de crédibilité et de sécurité, mais c'est aussi une condition de notre puissance puisque la force de notre pays, c'est notre poids dans les instances multilatérales.

C'est notre rôle de gardienne du droit et de la charte des Nations Unies. C'est aussi notre vocation comme patrie des droits de l'homme à défendre les libertés universelles et la démocratie. Et en cin instant, je voudrais saluer avec vous la mobilisation de tout un peuple, le peuple iranien qui lutte avec un courage inoui pour sa liberté.

17:34
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

17:48
Yaël Braun-Pivet

Alors mesdames et messieurs, pour défendre ces valeurs universelles, la voix singulière de notre pays est donc très attendue par de nombreux États et cette voix se traduit par des actes concrets comme en témoigne la réussite de la dernière réunion de la coalition des volontaires à Paris en présence des Américains pour soutenir l'Ukraine. Mais ne soyons pas naïfs, ainsi que Pascal nous l'a enseigné, la justice sans la force est impuissante. Pour être libre, il faut être fort et nous faire respecter comme puissance. Cela exige donc de renforcer nos armées et ce qui passe bien sûr par l'adoption d'un budget.

Cela nécessite aussi de renforcer l'Union européenne et nos relations avec nos partenaires les plus proches. Débattre de cet environnement géostratégique pour faire avancer notre agenda diplomatique tel est le rôle du parlement. Et tel sera aussi l'objet du débat 50-1 qui aura lieu dès la semaine prochaine dans l'hémicycle sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises internationales. Au-delà de notre discussion en séance, je tiens également à saluer la qualité remarquable des travaux produits par nos commissions, des affaires étrangères et des affaires européennes, cher Bruno Fux et cher Pierre Alexandre Ranglade.

Comme je voudrais le saluer, le travail de nos 150 groupes d'amitié, de leur président et de madame Nadjumangoli, vice-présidente en charge de ces mêmes groupes, des deux plaignères de l'Assemblée parlementaire franco-allemande jusqu'au G7 parlementaires à Ottawa en passant par l'Assemblée parlementaire de la francophonie que l'Assemblée nationale et le Sénat ont accueilli l'année dernière et je voudrais remercier à cet égard Amélia Lacrafi et Diena Bad Diop. Nous avons fait bloc ensemble pour porter nos valeurs ou pour construire une une Europe souveraine. En 2026, notre diplomatie continuera d'être aussi résolument une diplomatie féministe.

Et je remercie ici notre délégation droits des femmes, sa présidente Véronique Roton. En mars, nous serons ensemble aux Nations- Unies pour porter notre diplomatie féministe et défendre nos sœurs opprimés en Afghanistan, en Iran. partout. Alors que l'ordre mondial est plus que jamais un désordre mondial, cette année diplomatique s'annonce dense, intense, une année dont le point d'orgue aura lieu en septembre ici à l'Assemblée nationale puisque nous accueillerons le G7 parlementaire. Mesdames et messieurs, pour conclure, un mot sur l'esprit qui doit nous animer. Je ne suis pas naïve. En cette année, la tentation sera grande.

Tentation du chacun pour soi, tentation de la radicalité, tentation du mot qui blesse. Dans cette période, cessons de dresser des murs d'obstruction, bâtissons des ponts de solution et osons, je dis bien osons la nuance, la pondération, la modération, on la confondre souvent avec la tiédeur. Or, la modération, ce n'est pas la tieddeur, c'est une rigueur. Albert Camu en était un farouche partisan, lui qui nous prévenait ainsi et je le cite, on dit d'un homme, c'est un homme équilibré avec une nuance de dédain, mais en fait l'équilibre est un effort et un courage de tous les instants. La société qui aura ce courage est la vraie société de l'avenir.

Alors en 2026, ensemble, ayons ce courage de tous les instants. Vive le Parlement, vive la République et vive la France.

21:37
Non speech

[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]