Carburants, marges, 2027... Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, est l'invitée politique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Annie Jeun Bar. Il y a dans l'actualité aujourd'hui, vous le savez bien, cette conférence de presse de de Sébastien Lecornu sur ses aide sur le le prix du carburant, sur ces aides sur le carburant à 17h. Alors, on va pas déflorer les les annonces du premier ministre, vous n'allez pas le le faire, mais est-ce que les agriculteurs vont y trouver leur compte ?
Mais écoutez, les agriculteurs sont concernés évidemment par les mesures que le gouvernement a déployé pour venir au chevet des professions les plus exposées à la hausse du carburant. Et pour ce qui concerne les agriculteurs, à la hausse des engrais, c'est indispensable. Sébastien Lecornu l'a l'a dit, il envisage de revoir les 6 milliards d'euros de de gel de crédit pour compenser l'impact de la guerre.
Est-ce que les agriculteurs qui nous écoutent ce matin sur sur France info verront un geste financier conséquent du gouvernement ? D'ors et déjà, depuis le mois d'avril, nous avons déployé des aides, par exemple sur le gasoile non routier qui est le carburant des agriculteurs. On a éteint tous les tous les droits d'assis, c'est dire la fiscalité de du du gasoile.
Elles seront maintenues ces aides ? Elles seront maintenues. Mais si vous le permettez, je vais laisser le premier ministre faire ses annonces.
Moi, je serai à l'Assemblée nationale au Banches. Ce serait donc pas au côté du premier ministre au moment de ces annonces, mais nous avons fait régulièrement des réunaion. Nous faisons régulièrement des réunions pour déployer tout le panel des aides.
Alors, c'est effectivement des aides financières mais aussi des prêts structurels, des aides carburants, des reports de cotisation. Euh voilà, il y a il y a il y a tout un panel de dispositif pour aider nos agriculteurs. Il y a un autre sujet euh sur ce cet impact de cette guerre au au Moyen-Orient, ce sont les les engrais avec la Commission européenne qui a présenté un plan d'action mardi pour aider le monde paysan. 200 millions d'euros dans un premier temps pour soulager ces ces agriculteurs.
Est-ce que c'est suffisant selon vous ? Non, ça sera certainement pas suffisant et la Commission européenne a déjà annoncé qu'il y aurait un deuxième une deuxième enveloppe si vous voulez. La France est un très grand pays céréalier.
À nous seul, nous sommes le premier pays producteur de céréales dans l'Union européenne. Près de 20 % des céréales, ils sont produites. Donc c'est considérable.
Et les engrais, c'est indispensable pour pour produire de des céréales en en quantité et en qualité. Donc c'est ce ce danger là est très très présent euh et nous y attachons une très grande importance. question de la production des des engrais.
Comment on devient un producteur d'engrais de manière très importante alors qu'on ne maîtrise pas la matière première ? Mais c'est tout le problème si vous voulez, c'est que l'Union européenne n'est souveraine qu'à 40 %. Elle ne produit que 40 % dont les agriculteurs européens ont besoin.
Et pour la France, c'est encore plus grave. On est dépendant à 70 %. Donc le le plan du gouvernement, c'est à la fois de répondre à l'urgence.
Il y a le plan européen de soutien pour les engrais, mais il y a aussi un volet national. On a déployé des aides près de 40 millions et on va continuer. Mais il y a aussi le moyen et le long terme.
Il faut qu'on reproduise à nouveau des engrais en France pour être plus autonome. Sachant qu'il y a beaucoup de composants des engrais que qu'on ne trouve pas sur notre sol qu'il faudra de toute façon importer. Et puis il y a des adaptations culturelles.
Il faudra peut-être cultiver différemment si on dispose de moins d'engrais. Sur France info tout au long de la journée, on va donner la parole au au Français sur la vie chère, sur l'inflation notamment. Et on a la l'organisation des des Nations- Unies pour l'alimentation et l'agriculture qui parle d'un risque de choc agroalimentaire avec la fermeture du D3 d'Ormous avec potentiellement une grave crise mondiale notamment sur les prix alimentaires.
Est-ce que la France est à l'abri de ce choc ? Alors, la France n'est pas concernée par l'augmentation des prix alimentaires. L'inflation y est très modérée alors même que les coûts de production eux augmentent, les prix n'augmenteront pas, ce qui est une difficulté.
Alors, il faut effectivement pouvoir absorber une partie des surcouts de production, mais en même temps, tout ne peut pas reposer sur le portefeuille des consommateurs. Donc pour l'instant, les choses sont maîtrisées. Justement, d'ors et déjà, la FNSEA demande la réouverture des négociations commerciales avec la la grande distribution.
Est-ce que vous y êtes favorable ? Non, je ne suis pas favorable à ce qu'on réouvre les négociations commerciales. Elles viennent de s'achever.
C'est un moment difficile pour chacune des parties et je ne pense pas que ce soit raisonnable de réouvrir ce temps malgré la situation internationale de réouvrir ce temps des négociations. En revanche, j'ai organisé avec Serge Papin une réunion des filières pour voir comment la grande distribution, les distributeurs peuvent quand même prendre une partie de l'augmentation des coûts de production parce que ben ils ont explosé et ils ne peuvent pas tout absorber. D'ailleurs aujourd'hui, il y a aussi un rapport sénatorial euh sur les marges des industriels de de la grande distribution qui doit être publiée à à 11h.
Et qu'est-ce qu'on fait face à ces marges pour les les maîtriser ? Je crois, si vous voulez, que euh quand on parle d'alimentation, il y a trois grands acteurs. Il y a l'agriculteur, le producteur, celui qui fournit la matière première.
Il y a ensuite celui qui va la transformer pour faire des yaourts ou pour faire toutes sortes de produits alimentaires, des pâtes et cetera. Et puis il y a celui qui va vendre le produit. Chacun doit gagner sa vie.
Chacun doit prendre sa part équitablement de la valeur produite entre l'agriculteur et le distributeur. Et il faut aussi moraliser certaines pratiques. Voilà.
Je pense que le rapport sénatorial euh je ne l'ai pas encore lu, il vient de d'être produit, enfin d'être publié. Mais moi je ne montre du doigt personne. Je dis il faut des bonnes pratiques, faut des bons usages, faut se respecter les uns les autres et il faut que la valeur soit équitablement répare.
Il y a il y a un autre sujet extrêmement important dans l'actualité, vous l'avez dit, vous étiez hier du côté de de l'Assemblée nationale pour ce projet de loi d'urgence agricole. Il y a beaucoup de mesures qui font débat. Euh parmi elles l'une qui a été votée en en commission la possibilité de de tirer les loups dans les parcs nationaux ou dans les réserves naturelles.
Est-ce que c'est pas contraire à la mission de conservation de ces espaces ? Le loup est une espèce protégée et euh il le le projet de loi ne revient pas sur ce point. Simplement moi qui suis la ministre des agriculteurs, des éleveurs du pastoralisme des bergers, je me dois porter la voix de ces éleveurs qui sont désespérés lorsqu'ils arrivent le matin dans leur pâure de voir leur bêtes égorger.
Donc il faut absolument que l'on entende la détresse des étoiles. Mais vous êtes favorable à cet amendement. Alors, il y a des règles et il ne s'agit pas de transgresser les règles.
Il s'agit quand même d'adapter la gestion du loup à la réalité de ce qu'on appelle la prédation. Il y a eu 12000 victimes l'an dernier. 12000 victimes qui laissent les agriculteurs, les éleveurs dans la détresse absolue.
Donc, il faut pouvoir mieux gérer la présence du loup. Euh, il y a des territoires où le loup est trop nombreux, trop agressif, euh trop violent à l'égard des troupeaux, il faut pouvoir diminuer la pression. Alors dans j'ai appelé hier un céréalier, on avance, [raclement de gorge] j'ai j'ai appelé un céréalier hier que j'avais rencontré en en reportage en en 2024 lors de la la crise agricole et il voulait vous intéresser interroger sur une chose.
Il me dit est-ce qu'on est certain que dans ce projet de loi d'urgence agricole, il y aura plus de contrôle des des draés qui sont importés et vendues en France ? Parce que ça c'est un sujet pour tous ces agriculteurs ? Bien sûr, c'est une exigence normale.
Ils veulent une concurrence loyale. Ils ne supportent pas qu'on leur impose des règles dont ceux qui importent leur leur production chez nous s'affranchissent. Les mêmes règles pour tout le monde, une réciprocité des normes de production.
Donc euh moi je dis dans l'article 2 de cette loi, il y avait des dispositions qui permettaient à la ministre d'interdire l'importation de denré ne respectant pas nos règles. Un vote vraiment que je qualifierai de stupide alliant le Rassemblement national et la France insoumise m'a m'empêche de faire cela à annuler cette disposition et tenez-vous bien empêche aujourd'hui l'arrivée en France de denrées qui sont autorisées partout dans l'Union européenne. Annie Jeunev, il nous reste très peu de temps.
Guy Savoie, le le grand chef izérois va intégrer l'académie des des beauxarts. C'est la première fois qu'un qu'un chef y est reçu. Est-ce que c'est une réparation à l'injustice faite à la gastronomie [raclement de gorge] française ?
Alors, la gastronomie française est reconnue en France et dans le monde entier, vous le savez. Et Guy Savoie est un personnage absolument magnifique qui honore la gastronomie et qui a toute sa place à l'académie. J'en suis très heureux.
C'est la reconnaissance d'un métier qui est follement exigeant mais qui contribue à magnifier les produits de notre belle agriculture française. Dernière question Annie Jeunevar, il y a cette élection présidentielle, elle est dans toutes les bouches sur nos antennes, on en parle beaucoup. Gabriel Atal devrait se se porter candidat.
Alors vous, vous avez été suspendu des des républicains. Ce sera qui votre candidat pour l'élection présidentielle ? Bruno Rotaillot, Gabriel Atal.
Moi, je suis toujours euh de la LR est ma famille et ma famille politique et ma famille politique et le demeure. Moi ce que je veux que euh ma famille politique pèse dans cette élection soit en ayant un candidat que je soutiendrai, soit en pesant sur le projet pour redresser le pays. Merci beaucoup Annie Jenevar, ministre de de l'agriculture.
Annie Genevard