Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingBruno Retailleau· 15 octobre 2025 20 minAutoproduitFond programmatiqueSécuritéImmigration & asileJusticeInstitutions & élections

"Le plus grand honneur de ma vie aurait été d’être votre chef." Bruno Retailleau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Bruno RetailleauChiffre
    « nous sommes désormais des 27 pays européens le premier premier rang pour les éloignements »
  • 4:30Bruno RetailleauChiffre
    « nous avons augmenté non seulement les éloignements mais aussi 38 % de plus pour diminuer si j'ose dire les régularisations »
  • 5:30Bruno RetailleauFait
    « ce texte-là, les armes qu'il va donner à l'État et notamment la nouvelle organisation, c'est un changement de donne »
  • 8:00Bruno RetailleauFait
    « Trop de violent interpellé grâce à nos forces de sécurité intérieure, juger y compris en écopant des peines de prison et qui ne feront pas un seul jour de prison »
  • 8:30Bruno RetailleauFait
    « Les mineurs ultraviolents, totalement insensibles au sort de leur semblable, mais qu'on emprisonne finalement »
  • 9:30Bruno RetailleauFait
    « l'État providence s'est dilaté et proportionnellement l'état régalien s'est rétracté »
  • 10:30Bruno RetailleauFait
    « sous les pavés, il n'y avait pas la plage, il y avait la rage »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Bruno Retailleau

Mes amis, je n'allais pas partir comme un voleur parce que simplement je voulais vous dire un grand merci pour que vous puissiez continuer votre tâche en sachant tout le rôle que vous jouez ici dans cette belle maison du ministère de de l'intérieur. Je voudrais m'adresser à travers vous à toute la grande famille du ministère de l'intérieur. Je pense parce que je vois les uniformes aux policiers, je pense aux gendarmes, je pense à la sécurité civile, je pense, monsieur le secrétaire général, à toutes nos directions.

Je pense au corps préfectoral, je pense à tous les agents de l'administration territoriale de l'État, à toutes celles et ceux qui dans le quotidien ont essayé de me rendre la vie plus facile, je pense à l'intendance, au secrétariat bien sûr à mon cabinet, mon cher directeur de cabinet, cher Franck, et à vous tous. Et je voudrais vous dire ceci avec mes mots, avec des mots très simples. Avoir été pendant ces 12 mois votre chef aura été le plus grand honneur de toute ma vie. Parce que pour moi, vous incarnez la République exemplaire pour beaucoup d'autres raisons aussi, mais d'abord parce que vous incarnez la République exemplaire.

C'est vous qui protégez, qui protégez nos compatriotes, les Français, quand tant d'autres se protègent. C'est vous aussi qui portez ces si belles valeurs, simples, mais à la fois si vraie, la loyauté d'un engagement, la fidélité à un idéal, la sincérité d'une parole donnée. Ces valeurs, vous devrez les conserver, les cultiver, mais surtout les transmettre. les transmettre à celles et à ceux qui vous sont confiés, sur lesquels vous avez une autorité, les transmettre tout particulièrement aux jeunes générations. Dans le rôle de ministre de l'intérieur, j'ai adoré m'adresser aux jeunes policiers qui sortaient d'école, aux jeunes commissaires, aux jeunes officiers de gendarmerie.

pour leur dire ce que je croyais être le rôle de chef. Mais un chef sans ses valeurs ne mérite pas le titre de chef, bien évidemment. Et puis j'ai décidé il y a un peu plus de 12 mois d'entrer au gouvernement. Je l'ai fait pour servir mon pays. Je l'ai fait librement. Et aujourd'hui, c'est tout aussi librement que je quitte notre ministère, mais je continuerai à servir notre pays, notre nation, notre peuple tout aussi librement, mais autrement. Je me souviens très bien, c'était le 23 septembre. Il faisait beau. J'ai franchi la porte, la grille, les grilles de Beauaveau. C'est caractéristique qu'elles sont devenues l'emblème, le logotype du ministère de l'intérieur.

Et je me souviens parfaitement ce que j'avais en tête. Je me souviens parfaitement des priorités qui étaient pour moi comme une évidence et qui m'habitait. Vous vous souvenez de ce discours de passation de pouvoir ? quand il y avait des discours de passation de pouvoir. 1 rétablir l'ordre 2 rétablir l'ordre 3 rétablir l'ordre. Je j'étais parfaitement conscient de la difficulté de l'exercice avec une majorité introuvable à l'Assemblée nationale et finalement dans une configuration politique assez confuse.

Et pour autant, je me suis toujours tenu à ces priorités et avec vous dans le quotidien, nous avons passé 12 mois à lutter pied à pied, à batailler pour que malgré les obstacles, les difficultés, les limites dont je s sentais la morsure quotidienne, nous puissions avoir des résultats. Et grâce à vous, et c'est ce que je voulais vous dire, nous en avons obtenu dans ces mauvaises conditions, sur l'offront d'immigration, nous avons, malgré la fermeture de l'Algérie réussi à augmenter considérablement les éloignements à tel point que nous sommes désormais des 27 pays européens le premier premier rang pour les éloignements.

En quelques mois, jamais en France nous avions réussi à diminuer autant les les naturalisations et nous avons augmenté non seulement les éloignements mais aussi 38 % de plus pour diminuer si j'ose dire les régularisations. Donc nous avons obtenu des résultats. Je ne reviendrai pas, je les écrai pas sur le plan de la sécurité simplement. Un point qui me tenait à cœur, vous le savez parfaitement, c'est le narcotrafice. C'est la loi narcotrafique.

J'ai eu la chance finalement et le privilège d'assister à sa naissance au Sénat lorsque j'avais lancé la commission d'enquête et j'étais au banc du gouvernement lorsque à l'unanimité, elle était votée au Sénat puis à une très large majorité à l'Assemblée nationale. Croyez-moi, ce texte-là, les armes qu'il va donner à l'État et notamment la nouvelle organisation, c'est un changement de donne.

Quand je discute avec la police nationale, la DNPJ, la gendarmerie nationale, quand je vois les résultats que nous avons presque quotidiennement dans la lutte, le combat contre le narcotrafic qui est devenu un combat existentiel, les Français sont pas conscients des résultats que on engrange chaque semaine. Je suis sûr que dans un an ou plus 2 ans, nous viendrons à bout. de la DZ mafia. Donc nous avons fait des choses, nous avons obtenu des résultats, mais nous avons dit les choses aussi. Je me suis efforcé dans cette responsabilité politique qui était la mienne d'agir sur le réel, mais aussi de rétablir le sens et la vérité des mots.

Parce que je pense que la crise de la démocratie, c'est aussi la crise de la parole publique. Quand les mots n'ont plus de sens, quand on veut travestir leur sens, quand on veut euphémiser leur portée ou la travestir, j'ai voulu redonner toute la puissance à à ces mots-là. C'était pour moi fondamental pour réaligner finalement la parole publique sur ce que ressentent les Français. C'est pour moi la condition de l'action politique. C'est pour moi la condition pour que on puisse renouer avec la confiance du peuple.

Ces mots, vous les connaissez sur l'immigration, j'ai assumé de dire que désormais ça n'était plus une chance pour notre pays parce que les désordres migratoires conduisent au désordre sécuritaire. L'état de droit, l'état de droit doit rester un cadre juridique et certainement pas un cadre idéologique. La séparation des pouvoirs entre ceux qui votent la loi, ce qui jugent, l'exécutif, c'est fondamental. La démocratie doit s'accorder avec l'état de droit. La souveraineté populaire est la source dans une démocratie de l'état de droit. Puis la liberté. Liberté chérie, j'écris ton nom. La liberté qui est le premier mot de notre devise républicaine. Qu'en a-t-on fait ?

Qu'as-t-on fait des promesses de ce beau mot ? La liberté. Quant au nom de la liberté, j'ai vu tant d'individus dangereux, relâchés et trop de vie amputée ou même parfois volé. Nous avons agi, nous avons assumé de bouger les lignes dans le débat public et je pense que ces lignes que nous avons bougé, c'est définitif. Personne ne pourra revenir sur ces lignes que nous avons réussi à bouger dans le débat public, sauf à se mettre de façon orthogonale vis-à-vis des Françaises et des Français. J'en suis convaincu.

Ce que nous avons fait, ce que j'essayais de faire correspond au mot de Lair qui était un grand compagnon de Jean d'Arc et qui quelques années après avait eu ces phrases j'ai fait tout ce qui était possible de faire et pour le reste tout ce que j'ai pu. Cette phrase correspond assez bien, je crois, à ce que nous avons ensemble essayé de faire. Et puis je voudrais peut-être terminer conclure pour ne pas abuser votre patience. Évidemment, je pense profondément qu'il y a une vérité que les Français doivent savoir. Le ministère de l'intérieur ne peut pas à lui seul porter cette question du rétablissement de l'ordre public parce que l'ordre ça doit être l'affaire de tous.

Parce que l'ordre ça doit être assumé par tous. Évidemment au côté de la justice. Évidemment, j'en ai trop vu pour me taire. Trop de violent interpellé grâce à nos forces de sécurité intérieure, juger y compris en écopant des peines de prison et qui ne feront pas un seul jour de prison. Trop de violeurs, eux aussi condamnés à des peines carcérales et qui ne feront pas la totalité de la peine pour laquelle ils ont été condamnés. Les mineurs ultraviolents, totalement insensibles au sort de leur semblable, mais qu'on emprisonne finalement.

On veut pas leur donner des peines de prison dès que ils accomplissent les premiers délis graves, mais on les emprisonne dans un parcours de violence qui les conduira immanquablement derrière les barreaux. Mais il y aura des dizaines de victimes, trop de victimes qui ont été oubliées. Il faudra une révolution pénale. Et je sais que ces convictions sont aussi partagées par le garde des saut mais veulent l'accompagne dans les efforts qu'il pourra déployer. L'ordre, c'est une question aussi de compte public. C'est pas évident au départ d'où lier l'ordre public et les comptes publics. Mais quand on y réfléchit depuis des décennies, que s'est-il passé ?

Je l'ai souvent dit au cadre de ce ministère. Ce qui s'est passé, c'est que l'État providence s'est dilaté et proportionnellement l'état régalien s'est rétracté. Avec ce paradoxe, c'est que la France s'est désarmée et les Français se sont appauvrir. C'est une vérité. La nécessité de rétablir les comptes publics se conjuguent avec la nécessité de rétablir l'ordre public. Et puis un dernier point, la question des repères, la question de la culture au sens général du terme. Pour rétablir l'ordre public, il faut aussi le rétablir dans les esprits. Finalement, M 68 est loin, si loin et pourtant si proche. Parce qu'aujourd'hui nous savons avec la distance de l'histoire et des années.

Oui, nous savons que sous les pavés, il n'y avait pas la plage, il y avait la rage. Une rage qui surgit quand il n'y a plus de repère, quand les hiérarchies ont été applani, quand l'autorité a été fissurée, quand le respect que l'on doit à ses semblables est relativisé. Je pense pour ma part que demain si nous voulons remettre de l'ordre, il faudra remettre des repères, les assumer à l'école, mais pas seulement à l'école, dans les familles, dans toute la société qui doit porter ce type de discours, cette ligne là de fermeté et d'autorité.

Et pour conclure, ce que je voudrais vous dire, c'est que au-delà de ces convictions que rapidement je voulais partager, que j'ai souvent partagé avec vous dans des dialogues singuliers à mon bureau lors des déplacements, je voudrais aussi partager une affection, une affection que j'ai pour notre ministère et pour les hommes et les femmes qui le servent quotidiennement. Au moment de quitter le ministère, de franchir dans l'autre sens ces grilles de beau veau dont je parlais il y a quelques instant, je veux vous faire part du sentiment qui m'habite. C'est l'émotion bien sûr, mais au-delà de l'émotion, c'est d'abord et surtout la gratitude.

La gratitude, c'est un sentiment désué dans le monde politique parce que les femmes et les hommes politiques se targuent bien souvent de s'être fait seul crânement. Et à force de le répéter, évidemment, ils finissent par le croire qu'ils se sont fait seuls. Mais on ne se fait jamais seul. Ce sont les autres qui vous font et c'est vous qui avez modelé jour après jour, nuit après nuit parfois aussi le ministre de l'intérieur que j'ai été. Je voulais vous en remercier. J'ai beaucoup aimé cette maison. La droiture qui la tient, le courage qui l'habite, les hommes et les femmes qui la servent. Désormais, vous serez conduit par un homme qui est remarquable et j'en suis très heureux.

Laurentis, il vous conduira sur les francs que vous connaissez bien, sur d'autres fronts, les fronts de l'adversité. Et je sais que avec lui, sur ces fronts là, vous tiendrez la ligne en toute circonstances. Parce que si nous v jouons collectivement que la France demeure, il faut que l'État, l'État régalien tienne, qu'il tiennent bon. Vous savez, les gouvernements passent, les ministres passent, les serviteurs eux aussi demeurent. C'est la continuité de notre état. C'est pour cela que vous le servez, que nous le servons. Et c'est quelque chose d'absolument essentiel. Pour terminer, je voudrais simplement vous rappeler cette expression que j'ai souvent utilisé.

Le ministère de l'intérieur, un ministère en clair obscur. La part obscure ténébreuse, c'est le mal qui nous habite tous mais dont certains ne parviennent pas à réfrainer la submersion intérieure. Et puis la part lumineuse, bah c'est vous, c'est les hommes et les femmes du ministère de l'intérieur que j'ai appris à mieux connaître, que j'ai appris à mieux reconnaître parce que au milieu du pire, vous donnez le meilleur. Surtout vous êtes des remparts, des remparts contre le chacun pour soi pour faire prévaloir le ton de soi. Et ça dans une existence humaine parce que chaque existence est trop courte. Ça donne un sens extraordinaire à chacun de vos métier.

Quel que soit le corps auquel vous appartenez, quel que soit le grade, quel que soit la qualité, quel que soit le métier que vous avez ici, alors mes amis, un immense merci. Jamais dans ces conditions si difficiles, nous aurions pu avancer aussi vite. Je savais que le temps nous était compté sans que chacune et chacun d'entre vous quotidiennement a pu prendre sa charge. Et cette charge, vous l'avez prise bien au-delà de ce que vos fonctions exigeaient. vous continuerez justement à l'amener bien au-delà de ce que votre métier vous demande. Et pour ça, je voulais vous remercier et certainement pas partir comme un voleur sans vous le dire du fond de mon cœur. Moi, j'étais immensément fier.

Oui, je le redis définitivement. Le plus grand honneur de toute ma vie aurait été d'être votre chef. Vive la République et vive la France.