Florian Philippot : "Les gens voient la différence entre les vraies affaires et les fausses affaires"
Florian Philippot Au micro : Nathalie Saint-Cricq, Laurence Perron, Arnaud LeparmentierSource d'origine 10 locuteursTranscription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 37 %Attaque 47 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 28:29OuverteRéponse directe
Florian Philippot, vous avez eu du mal à réunir vos parrainages pour cette élection présidentielle ?
- 29:26RelanceRéponse partielle
C'est des pressions qui viennent d'où et de qui ?
- 29:50OuverteRéponse directe
Vous pensez qu'il faudrait remettre en cause ce système des parrainages ?
- 31:28OuverteRéponse directe
L'idée de parrainage citoyen, comme le propose Jean-Luc Mélenchon, ça ne vous paraît pas au parcours ?
- 32:05OuverteRéponse directe
Sur l'actualité de cette semaine, le Front National regarde cette situation en se disant que les sentinelles ça marche ?
- 39:33OuverteRéponse directe
Comment mettre en place un plan de désarmement des banlieues ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 19:23Invité politiqueFait
« Mais ça me paraît absolument évident. Bien sûr qu'il faut que nous ayons notre monnaie nationale, parce que si nous n'avons pas notre monnaie nationale, et si nous avons l'euro, nous sommes condamnés à jouer sur d'autres leviers économiques, notamment par la baisse des salaires, la baisse des retraites, la destruction du modèle social. »
- 20:29Invité politiqueFait
« Je rappelle aussi que l'Union européenne, du fait de l'euro, et elle l'a déjà mis en place à Chypre, a décidé qu'on pouvait, par sa directive union bancaire, aller piocher dans l'épargne des gens pour renflouer les banques. »
- 23:33Invité politiqueChiffre
« 99,5% de notre dette est libellée en droit national, donc elle sera remboursée dans la nouvelle monnaie. »
- 28:35Invité politiqueFait
« 627 signatures ? Ce n'est pas beaucoup ? »
- 29:22Invité politiqueFait
« Nous, on a des témoignages concrets de maires qui nous disent j'ai des pressions. »
- 32:25Invité politiqueFait
« Sentinelles, ça marche, la lutte contre le terrorisme depuis 2015 est efficace ? »
- 33:20Invité politiqueFait
« Qu'est-ce qu'on a besoin de le garder en France ? Ça me paraît complètement hallucinant et de devoir débourser des services de renseignement pour le surveiller alors qu'on a tout à fait la possibilité de l'exclure du territoire national. »
- 34:02PrésentateurFait
« Il était quand même connu pour radicalisation mais pas fiché S. »
- 34:10PrésentateurFait
« Parce que ça n'avait rien trouvé de probant a dit hier le procureur Molins. »
- 35:45PrésentateurFait
« Nos services de renseignement qui ont été restreints par l'austérité. »
- 35:48PrésentateurChiffre
« Ils ont perdu à peu près 14% de leurs effectifs à ce moment-là. »
- 35:56PrésentateurFait
« Ils ont perdu une capacité de terrain avec la suppression, le démantèlement assez large des RG à l'époque. »
- 36:19PrésentateurChiffre
« On a supprimé 12 500 postes de policiers et de gendarmes sous Sarkozy-Fillon. »
- 36:25PrésentateurPromesse
« Il faut les rétablir 15 000 sur le mandat. »
- 36:26PrésentateurChiffre
« 16 000 places de prison supplémentaires proposées par François Fillon. »
- 36:34PrésentateurChiffre
« 10 000 policiers en plus. »
- 36:35PrésentateurChiffre
« 9 000 policiers en plus. »
- 39:05PrésentateurFait
« Cet homme a 9 condamnations, est connu pour radicalisation, 44 faits de police, etc. »
- 40:01PrésentateurFait
« On retrouve des contrôles aux frontières nationales parce qu'il y a du trafic d'armes qui vient des Balkans, qui vient d'Europe de l'Est. »
- 48:47PrésentateurChiffre
« Depuis dix ans, on a supprimé un douanier par jour, en moyenne. »
- 48:52PrésentateurPromesse
« Nous, on veut en reconstituer 6 000 sur le mandat avec les infrastructures qui vont avec. »
- 49:40PrésentateurChiffre
« Notre immense espace maritime, 11 millions de kilomètres carrés qui est une richesse extraordinaire. »
- 57:43Invité politiqueFait
« Tout est possible aujourd'hui parce que j'avais soi-disant diffamé le Qatar en disant que c'était une dictature islamiste et j'avais fait valoir l'article 26 de la Constitution comme Marine Le Pen. »
- 57:50Invité politiqueFait
« Je crois que j'ai eu raison. »
- 58:34Invité politiqueFait
« Vous voulez interdire la syndicalisation des magistrats ? »
- 58:58Invité politiqueFait
« La magistrature est très à droite, vous le savez en réalité. »
- 59:02Invité politiqueChiffre
« Il est entre 20 et 25% quand même des voix, ce qui n'est pas non plus tout à fait marginal. »
- 59:13Invité politiqueFait
« La France est l'une des grandes démocraties du monde qui consacre le moins à sa justice. »
- 1:02:07Invité politiqueFait
« Je ne suis pas d'accord avec le Front National. Je ne suis pas au Front National et je n'accepterai jamais un sou du Front National. »
- 1:05:16Invité politiqueFait
« Mais quand ces partis-là votent en permanence pour des traités européens, des directives européennes qui imposent une régression sociale. »
- 1:05:24Invité politiquePromesse
« Les directives européennes de libéralisation des services publics. Nous, on veut évidemment en sortir. »
- 1:05:57Invité politiquePromesse
« On y mettra également la proportionnelle, le référendum d'initiative populaire, on y mettra le septennat unique, on y mettra le fait qu'il y aura 300 députés. »
- 1:21:11Invité politiqueFait
« vous êtes vraisemblablement, grâce à Marine Le Pen, qualifiée pour le second tour si les sondages ne se trompent pas. »
- 1:21:55Invité politiqueFait
« le CSA ne peut pas mesurer la qualité des interviews. »
- 1:22:02Invité politiqueFait
« quand on interview quelqu'un du Front National ou quelqu'un comme M. Dupont-Aignan et qu'on hache sans arrêt son discours en le bombardant de questions pour qu'il ne puisse pas développer cette idée, je trouve que pour des gens comme nous qui payons notre devance et qui finançons France Inter ou le service public en général, on aimerait un petit peu plus d'équité. »
- 1:23:24Locuteur 3Fait
« l'article 50 du traité de l'Union européenne qui permet de sortir juridiquement et sereinement de l'Union européenne et de l'euro. »
- 1:23:44Locuteur 3Fait
« la France est placée sous la tutelle de l'OTAN. En fait, nous sommes devenus un pays satellite de Washington qui nous entraîne vers des guerres illégales et néocoloniales, notamment au Moyen-Orient. »
- 1:25:21Invité politiqueFait
« il faut que nous aussi on soit unis, ils s'ouvrénissent les patriotes. »
- 1:27:16Invité politiqueFait
« M. Cazeneuve, je considère que c'est un très, très mauvais ministre de l'intérieur et aujourd'hui, un Premier ministre complètement inexistant. »
- 1:27:30Invité politiqueFait
« ce qui est plus fort que tout en République, c'est la volonté populaire. Les Français auront parlé par les urnes massivement et M. Cazeneuve ne pèse rien par rapport à tout ça. »
- 1:30:31Invité politiqueFait
« chaque élection serait une menace. On nous annonce déjà l'Italie l'année prochaine d'une menace pour l'Europe. L'élection est une menace. Comment peut-on parler comme cela ? »
- 1:30:59Invité politiqueFait
« il n'y a pas de chantage entre vous gardez l'Europe et Bruxelles tel que c'est aujourd'hui ou c'est la guerre. Ça c'est un chantage et c'est faux. »
- 1:36:27Invité politiqueFait
« dans le point 27, c'est écrit européen, mais Marine Le Pen a ajouté qu'il y aurait des possibilités de conventions bilatérales avec certains pays et que ce n'était pas rétroactif. »
Temps de parole
- Locuteur 872 %
- Locuteur 26 %
- Locuteur 105 %
- Locuteur 94 %
- Florian Philippot4 %
- Présentateur3 %
- Locuteur 73 %
≈ 1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Un dénouement incroyable qui permet au Bleu de finir 3ème du tournoi Destination. L'Angleterre remporte le tournoi mais sans réaliser le grand chélème, la faute aux Irlandais qui ont battu le 15 anglais, 13 à 9. Chuck Berry, mon idole, vient de nous quitter. Grande tristesse, c'est signé Johnny Hallyday sur son compte Twitter. Tu resteras le plus grand, le plus gracieux, le plus créatif, tu as tout inventé, écrit pour sa part Jean-Louis Aubert. Chuck Berry, un des pères fondateurs du rock'n'roll, est mort à l'âge de 90 ans. C'est toute la planète rock qui tangue et qui pleure. Il était le Shakespeare du rock'n'roll, résume Bob Dylan.
Et un autre sommet qui s'efface, le Mont Ventoux qui a perdu son panneau indiquant le sommet à 1911 mètres. Il a été dérobé. Le vol a été découvert ce matin par Sandra Martin, championne de France de trail, qui s'entraînait sur le Mont Ventoux. Information France Bleu Vaucluse. Depuis longtemps, cyclistes et randonneurs avaient pris l'habitude de se photographier devant ce panneau, une fois arrivés au sommet pour immortaliser leur ascension.
Demain sur France Inter, à partir de 7h...
Matinale spéciale en direct de Perpignan. Patrick Cohen. Tous les 15 jours, la matinale de France Inter part à la rencontre des Français pour explorer les thèmes qui marqueront la campagne présidentielle.
Ce lundi, nous serons à Perpignan pour parler d'enseignement professionnel depuis le lycée Jean Lursa.
Matinale spéciale en direct de Perpignan. A suivre demain sur France Inter.
Et aussi en vidéo sur franceinter.fr.
A partir de 7h...
Dirigeant de PME, passez au numérique, repensez la relation client et gagnez de nouveaux marchés. C'est aussi former vos collaborateurs aux évolutions numériques. Pour franchir le pas, rendez-vous sur ruedelaformation.org. Venez piocher de bonnes idées, trouvez des infos utiles et des réponses à vos questions. Ruedelaformation.org, le bon clic pour votre impulsion numérique. France Inter, on aime, on vous en parle.
Je suis à la recherche d'Antoine Breton. Je me demandais si vous n'étiez pas sa fille. Je suis Béatrice Sobolevski. France Inter présente Sage Femme, le nouveau film de Martin Provo avec Catherine Fraud, Catherine Deneuve et Olivier Gourmet. Je croyais que vous étiez une princesse hongroise, que vous aviez du sang russe. Mais j'ai toujours aimé raconter n'importe quoi. Et j'aime encore plus quand on me croit. Claire, sage femme, voit sa vie bouleversée par le retour de Béatrice, l'ex-maîtresse de son père.
Je peux vous demander pourquoi vous avez disparu du jour au lendemain ? Sage Femme, le 22 mars au cinéma, un film France Inter.
Et France Inter, il est un peu plus de 12h à 13h, le journal avec Yves Decan et tout de suite, questions politiques. Bonjour Sébastien Paour. Bonjour Dominique Delarroi, à tout à l'heure, 14h. Bonjour et bienvenue dans Questions politiques, l'émission politique de France Inter, France Info et Le Monde. Notre invité aujourd'hui est le vice-président du Front National, Florian Philippot. Il sera avec nous à partir de midi 20 et répondra à vos questions à partir de 13h15 au 01, 45, 24, 7000 sur franceinter.fr et via Twitter avec le mot-clé, questions Paul, questions au pluriel. Tout de suite, voici la semaine politique.
France Inter, questions politiques, Sébastien Paour.
Avec les rendez-vous dont vous avez désormais l'habitude dans cette première demi-heure, le portrait de Florian Philippot qui sera brossé par Laurence Perron, le zapping d'Élodie Fauret, mais d'abord le meilleur de l'humour politique de France Inter, c'était vendredi dans le 7-9, François Morel, pour qui cette campagne, le général en pleurerait dans son képi.
Résumons-nous. Manuel Valls, qui avait donc signé la charte de la primaire de la Belle Alliance Populaire, notez l'ironie de l'appellation, annonce que finalement, il ne soutiendrait pas son vainqueur, Benoît Hamon. Yannick Jadot, qui avait remporté la primaire écologiste en vue de l'élection présidentielle et qui avait assuré aux votantes et aux votants qu'il serait à nouveau consulté en cas d'accord avec Hamon et Mélenchon, a finalement annoncé, après un accord avec le seul Hamon, son retrait de la course présidentielle sans consulter les adhérents écologistes.
François Fillon, qui avait soutenu que, mis en examen, il renoncerait à la présidentielle, sera finalement candidat et mis en examen. Marine Le Pen, quant à elle, milite pour une justice expéditive, sauf quand elle en est la victime. Tous ces braves gens, qui sans doute ne concourent pas tous dans la même catégorie de fourbes, de menteurs, de félons, continuent à parler, à promettre, à réclamer la confiance, comme si de rien n'était.
La fameuse phrase prononcée par François Fillon au cours du débat de la primaire de la droite et du centre afin d'enfoncer son adversaire de l'époque, Nicolas Sarkozy, devenu depuis son mentor, son conseiller, son inspirateur, imaginerait-on le général de Gaulle mis en examen, a depuis fait florès. Chaque semaine, chaque jour, tous les quarts d'heure, à chaque instant, la formule est adaptée, renouvelée, enrichie, à l'infini, réinventée. Imaginerait-on le général de Gaulle offrir un emploi fictif à Tante Yvonne, imaginerait-on le général de Gaulle demander à un de ses amis milliardaires d'embaucher Tante Yvonne dans une revue culturelle ?
Imaginerait-on le général de Gaulle, au cours d'un meeting, crier devant des militants, je veux dire à Yvonne que je l'aime ? Imaginerait-on le général de Gaulle employer ses enfants en tant qu'assistant ? Imaginerait-on le général de Gaulle obtenir d'un ami milliardaire un prêt de 50 000 euros qu'il ne déclarerait pas au fisc ? Imaginerait-on les enfants du général rétrocéder à leur père une partie de leur salaire d'assistant ? Imaginerait-on le général de Gaulle créer une société de conseil afin de dispenser des conférences richement rémunérées à l'étranger ? Imaginerait-on le général de Gaulle se faire offrir des costumes pour 48 500 euros ?
D'ailleurs, imaginerait-on le général de Gaulle dans de jolis pulls en Cachemire à 4 000 euros la pièce ? On a beau dire, le costume réglementaire du général d'armée, même s'il n'est pas des plus saillants, présentait au moins l'avantage d'être économique. Pendant ce temps-là, une partie de la population en veut beaucoup aux journalistes de dénoncer l'insupportable comme si l'insupportable était inventé par les journalistes. Pendant ce temps-là, on reproche aux juges de juger. Pendant ce temps-là, la fille la plus monstrueuse du système crache sur le système qui l'a enfanté, l'agracement entretenu qui a mis à sa disposition tous ses rouages, tout son fonctionnement.
En mars 2002, un sondage Ipsos prévoyait Jean-Marie Le Pen au premier tour de la présidentielle, juste derrière Jean-Pierre Chevènement et très loin derrière Lionel Jospin. Imaginerait-on le général de Gaulle pleurer dans son képi ?
Imaginerait-on le général de Gaulle pleurer dans son képi, François Morel ? Le zapping politique de la semaine à présent, la chasse au parrainage est terminée, mais la chasse court toujours et parfois, il le dit forêt, ça tire dans le dos.
Dans cette campagne présidentielle où les baltes volent bas, je peux vous confier en souriant qu'il ne me déplaît pas d'être aux côtés de vrais chasseurs.
Mais au fond, quelle différence est-il entre le bon et le mauvais chasseur ?
Le mauvais chasseur, il voit un truc, il tire. Le bon chasseur, il voit un truc.
Il a été mis en examen devant les chasseurs aujourd'hui, il a plutôt réussi son passage.
On ne ment jamais tant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. Cette phrase, c'est Georges Clémenceau qui l'a prononcée. Et à regarder cette semaine politique, il ne renierait certainement pas ses paroles.
On ne peut pas diriger la France si on n'est pas irréprochable.
François Fillon, mis en examen mardi et taillé sur ses costards de luxe, chasse les critiques d'un revers de main.
Je n'ai pas besoin d'attaquer mes adversaires sur des boutons de guêtre, il me suffit de regarder leur programme. En plein dans le mille.
Quant à Manuel Valls, il refuse de parrainer Benoît Hamon, reniant sa promesse des primaires.
Il faudra rester ensemble.
Et chassant sur les terres de Macron, peu enclin pourtant à servir de refuge.
Je n'ai pas fondé une maison d'hôtes, pardon de vous le dire.
Que l'on constate aujourd'hui, qu'il y a déjà beaucoup d'amis, de concitoyens, de gens de gauche qui ont fait le choix de soutenir Emmanuel Macron. C'est une réalité.
Moi je ne me sens pas trahi. Mais sans doute les électeurs de la primaire se sentent-ils aujourd'hui trahis. En démocratie, le respect de la parole donnée, c'est important. En démocratie, le respect de l'issue du scrutin, c'est important. Moi j'ai fait le choix d'essayer de rassembler ma famille politique. J'observe aujourd'hui que je suis dans une situation particulière puisque celui que j'ai battu, devant les électeurs, selon des modes de délibération parfaitement transparents, décide de ne pas parrainer ma candidature. Eh bien, moi je considère que parce qu'il y a un péril Front National, il faut attacher de l'importance à ces symboles, notamment démocratiques.
Nous sommes dans une campagne de dingue, de dingue.
Chasse à l'arrêt ou bien chasse à l'affût, toutes les deux je les aime.
Mais il existe une chasse de plus, et moi je préfère cette troisième. Pardon pour l'exercice peut-être à vos yeux un peu fastidieux.
Face au journaliste jeudi, Benoît Hamon a présenté son projet, à gauche toute, se positionnant comme le seul candidat sur cette ligne, oubliant volontairement de citer Jean-Luc Mélenchon quand il parle de ses rivaux.
J'appelle au retrait de la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour nous permettre d'être au deuxième tour. Nous en avons besoin, nous sommes devant le mur de l'histoire. Qu'est-ce qui peut faire changer d'avis Jean-Luc Mélenchon ? Son intelligence et sa vision, son extrême culture, il est attaché au rôle historique que la gauche a dans l'histoire.
Un chasseur sachant chasser sans son chien doit savoir chasser sans son chien. Un chasseur sachant chasser sans son chien doit savoir chasser sans son chien.
Il ne faut pas compter sur nous pour aller faire l'appoint. Une force politique qui a du mal à remonter sur le cheval.
Rentrez vite chez vous et tirez les rideaux, étirez même la chevillette, tirez votre femme dans vos bras.
Voilà pour ce zapping signé Elodie Forêt. Je vous présente l'équipe de questions politiques ce dimanche. Bonjour Nathalie Saint-Cricq. Bonjour. Vous représentez France Télévisions autour de cette table. Bonjour Arnaud Leparmentier. Vous êtes le monde ? Je suis le monde. Dans cette émission évidemment. Et bonjour Laurence Perron de France Interme. Commençons avec vous Laurence. Qu'est-ce qui vous a marqué cette semaine ?
Les images des deux gauches irréconciliables. Il y a l'image d'hier, place de la République. Alors on pourra argumenter sur les chiffres. Est-ce qu'ils étaient 130 000 ou 60 000 ? À l'initiative de Jean-Luc Mélenchon. Voilà. La place était pleine pour fêter la politique de l'insoumis en chef Jean-Luc Mélenchon.
Et puis mardi dernier à l'Assemblée Nationale, 200 petits militants. On avait l'impression d'une fin de meeting à la fin de la campagne de Manuel Valls. D'ailleurs ces militants avaient été donnés par la Valsie pour aller dire à leur
candidat, en l'occurrence Benoît Hamon, le candidat du PS désigné, que non décidément son programme était trop secteur, qu'il ne pourrait pas lui donner son parrainage. On se dit que ces deux gauches irréconciliables dans un moment où la droite ne va pas très bien quand même, que ce soit ou au Front National ou à l'UMP avec François Fillon.
Chez les Républicains.
Chez les Républicains bien sûr. Oui tout à fait. C'est quand même un spectacle assez navrant. Manuel Valls qui d'ailleurs en remet une couche dans le JDD ce matin en disant qu'il ne
fera pas de chèques en bois, enfin que Benoît Hamon fait des chèques en bois.
Et Cécile Duflo qui revient aussi en disant, c'est pas parce qu'on a été vexé que pour autant on doit tout saboter. Bref, cette image des gauches irréconciliables donne quand même une assez sale image de la
gauche.
Benoît Hamon qui est en meeting à Bercy au Palais Omnisport Arena Accor de Paris-Bercy. Je ne sais plus comment ça se fait.
Et il ne fera pas 130 000 donc il y a 15 000 maximum.
Voilà, c'est beaucoup plus petit. La jauge de Bercy est beaucoup plus petite que celle de la Place de la République. Nathalie Saint-Cricq, qu'est-ce que vous retenez vous de cette semaine ? Ce que je retiens c'est la victoire du « et alors ». Alors je vais vous rafraîchir les idées. Quand on demande à François Fillon dans une interview des Echos s'il y a un problème quand on lui offre des costumes, il dit « bah oui, un ami m'offre des costumes, et alors ». Donc on a envie de dire que ce « et alors ». C'est peut-être valable aussi pour Marine Le Pen à qui on peut demander pourquoi elle ne se rend pas à la convocation du juge et qui peut répondre « je n'ai pas envie d'y aller ». Et alors ?
Et je trouve
que c'est une sorte de bras d'honneur généralisé fait aux institutions et que je trouve que c'est une forme de dérive un petit peu inquiétante. Et puis il y a le corollaire du « et alors », c'est « j'ai les Français avec moi ». Alors on a vu ça au Trocadéro avec François Fillon, c'est « et alors
je fais ce que je veux puisque j'ai les Français avec moi ». On peut se dire aussi que Jean-Luc Mélenchon en appelle à la rue, on en a parlé tout à l'heure. Donc maintenant le nouveau système, c'est quand on n'est pas d'accord avec le système,
les juges, les journalistes ou les autres, on a un petit côté populiste, puis finalement ça prouve que Marine Le Pen a un peu fait école.
On pourra voir la question dans quelques instants à Florian Philippot, notre invité. Arnaud, le parmentier, vous, cette semaine politique, elle était ? C'était sur les pèlerinages humiliants à Washington, donc c'est Angela Merkel dans le bureau ovale de Donald Trump qui lui demande timidement « do you want a handshake ? » Est-ce que vous voulez qu'on se serre la main ? Alors visiblement le président n'entend pas ou fait mine de ne pas entendre. Donc c'est l'humiliation totale d'Angela Merkel qui est allée à Washington finalement pour ne rien obtenir si ce n'est des réprimandes.
Elle a eu droit aux deux tweets vengeurs de Trump qui dénoncent les fake news parce que ça se serait très bien passé. Mais il rappelle que l'Allemagne doit payer plus, payer plus sur l'OTAN, payer plus sur le commerce extérieur à cause de son excédent et qu'il condamne aussi sa politique sur les réfugiés. Donc on a en ce moment en train de se faire un clash énorme sur la question allemande. C'est ça quand même qu'il faut retenir, qui ne pourra pas être complètement éludé. À force d'avoir des excédents commerciaux abyssaux, c'est vrai qu'il va y avoir un problème majeur. Ça fait des années qu'on le dit à l'Allemagne et c'est les Américains qui sont en train de mettre le problème.
Et sur l'OTAN aussi, c'est vrai que les Européens, on le sait, doivent participer plus. Je note quand même que le jour où les Allemands seront surarmés, je ne sais pas si tout le monde sera content. Et alors, merci Arnaud Leparmentier. Midi 16.
Question politique sur France Inter.
Notre invité cette semaine est le vice-président du Front National. Bonjour Florian Philippot. Bonjour. Et merci d'avoir accepté notre invitation. Avant de vous interroger, quelques éléments de portrait vous concernant avec Laurence Peurot.
Bonjour M. Philippot. Bonjour. Alors vous avez de la chance, et nous aussi, parce qu'il s'est passé un siècle depuis votre venue ici, c'est le 18 décembre.
Un siècle en ce temps de chien de compétition présidentielle avec tous ses rebondissements.
Chronique de 2017 donc, où les plaisirs de la campagne, qui vous aura vu passer dans
l'opinion publique, de moines soldats de la dédiabolisation du Front National à Rastignac, aux Noirs Ambitions, et je cite là l'un de vos anciens mentors, Paul-Marie Couteau. Les ambitions, c'est celles que l'on vous prête dans un livre qui vient de paraître, Philippot Ier, ça c'est le titre. Une manière peut-être aussi de vous ramener à vos prix d'excellence.
L'ancien d'HEC, l'énarque promo Willy Brandt, qui après avoir flirté avec le chevet de mentisme, est pris d'un coup de foudre pour le marinisme. Votre histoire avec le FN, on peut le dire ainsi, c'est une histoire de femmes, Marion et Marine. Marion, ça vous ramène aux origines, c'est le prénom de votre mère, institutrice, qui vous a transmis l'exigence, les valeurs et la République, qui ne vous verra pas endosser en 2011 les habits de numéro 2 d'un parti que vous avez rejoint au nom de ce fameux coup de foudre donc, et d'une conception de la patrie insoluble dans l'Europe de l'euro. Marine donc, l'autre femme, celle que vous avez maraboutée, comme disait son père,
faisant muter le FN d'une formation d'extrême droite, le mot est aujourd'hui tabou, à un parti de patriote aux orientations anticapitalistes. Vous pensez que le vrai clivage n'est pas gauche-droite, mais ceux qui croient en la
France et ceux qui n'y croient pas. Manifestement aujourd'hui, face à l'effondrement moral, en tout cas, du candidat de la droite pas complexé, l'argument s'émousse et vous voilà contesté de plus en plus violemment.
Le vent vient du sud, de ceux qui voient un Robespierre et sa charrette derrière chaque
haie, pour citer ce Julien Sorel du rouge et le noir, avec le lequel vous avez plus que Napoléon en affinité. Il a fini la tête tranchée, au FN, si l'on s'en réfère à l'histoire.
Les numéros 2, en général, ne finissent pas très bien non plus.
De la voiture piégée qui emportait en 1978 François Duprat, à l'arbre qui tua Jean-Pierre Stierbois dix ans plus tard, aux disgrâces successives de Bruno Maigret ou Bruno Golnisch, tous les dix ans d'ailleurs, alors 2018.
C'est dans un an, il ne fait pas bon d'être dauphin au FN.
Florian Philippot, vous êtes serein, même si on ne vous souhaite évidemment que le meilleur, malgré ce que vient de rappeler Laurence Perron. Merci. Est-ce que le numéro 2 du FN est serein au regard de tout ce qui vous souffle dans le dos et vous pique peut-être un petit peu le dos en ce moment ? Non, non, vous savez depuis que j'entends des commentaires de ce style depuis quasiment que je suis arrivé. Non, ce n'est pas des commentaires, c'est Gilbert Collard qui dit qu'il veut vous virer. Oui, mais j'ai retrouvé des articles lors de début 2013 où on expliquait que j'étais sur le point de partie ou d'être viré ou je ne sais quoi.
Et puis un mois plus tard, on dit que c'est moi qui vire tout le monde. Enfin bon bref, tout cela est aussi faux l'un que l'autre. Non, non, tout se passe bien. Je crois que nous avons justement cet avantage d'être infiniment plus unis. Je ne vous dis pas que dans une famille aussi large que notre mouvement politique, tout le monde est le meilleur ami de tout le monde. Ce serait vous mentir et ce ne serait pas crédible. Mais nous sommes infiniment plus unis que je crois à beaucoup d'autres QG de campagne dans cette élection présidentielle. Ça, ça me paraît évident. Néanmoins, vous faites toujours partie du Front National, vous ne le quittez pas ? Non, je n'ai aucune raison de le quitter.
J'en suis très heureux. D'ailleurs, je participe de cette dynamique de l'élection présidentielle derrière Marine Le Pen. Et je crois que cette dynamique va nous conduire à la victoire.
Et cette phrase qui est rapportée dans le livre, vous dites « Je ne ferai pas forcément ma vie au Front National. »
Oui, mais c'est... Déjà, on ne fait pas... Je vais faire une vie dans un parti politique. Ça n'aurait pas de sens. Vous pourriez à un moment donné avoir envie d'être numéro un. Moi, je veux consacrer ma vie, c'est sûr, à mes convictions, à défendre la France, à la remettre debout, à la remettre libre, à la remettre prospère, à la remettre indépendante. Maintenant, aujourd'hui, est-ce que j'ai une intention de quitter le Front National ? Certainement pas. Je suis très heureux au Front. Et c'est le mouvement qui porte les convictions politiques auxquelles je crois, bien sûr. Arnaud Leparmentier.
Est-ce que c'est vous, finalement, Florian Philippot, qui n'êtes pas le responsable du plafond de verre du Front National ? C'est-à-dire que vous êtes très dur en économie, vous êtes beaucoup plus partisan de la sortie de l'euro, de la consultation sur la sortie de l'euro. Et ça, ça effraie une grande partie de l'électorat de droite. Et est-ce que, finalement, vos opposantes ne doivent pas vous dire merci ? Grâce à Florian Philippot, Marine Le Pen va plafonner. Florian Philippot. Vous savez, moi, je suis arrivé dans un mouvement auprès de Marine Le Pen en 2009. On a beaucoup travaillé à élargir, au contraire, les thèmes.
Et je crois que plus on a élargi les thèmes, plus on a parlé à un nombre croissant de Français. Hier, Marine faisait un grand discours. Elle parlait de santé, de handicap, d'infrastructures publiques, d'autoroutes, de services publics. Mais je crois qu'au contraire, moi, je pense qu'il fallait sortir du ghetto, c'est-à-dire parler uniquement de questions comme l'immigration ou l'insécurité, ce qui sont des sujets absolument essentiels, dont nous parlons évidemment beaucoup, parce que ce sont des grands sujets. Mais il fallait sortir.
Et plus nous sommes sortis de ces sujets-là, plus nous avons été audibles sur les grands sujets qui sont les préoccupations des Français, et sur nos solutions, plus nous avons grimpé. Et vous savez, le plafond d'un, moi, je n'y crois pas. Et sur l'euro, est-ce que vous pensez que l'euro... Oui, mais on nous expliquait il y a trois ans qu'il était à 20%, puis à deux ans, à 25%, et puis à 30%, et puis on voit bien là qu'on a des sondages de second tour à 45% aujourd'hui. Donc ça annonce une victoire possible. Est-ce que vous êtes toujours pour la sortie de l'euro de la France ? Mais ça me paraît absolument évident.
Bien sûr qu'il faut que nous ayons notre monnaie nationale, parce que si nous n'avons pas notre monnaie nationale, et si nous avons l'euro, nous sommes condamnés à jouer sur d'autres leviers économiques, notamment par la baisse des salaires, la baisse des retraites, la destruction du modèle social. Alors vous avez le choix, c'est le programme de Macron, c'est le programme de Fillon, qui augmente la CSG, qui augmente la TVA, qui détruisent des services publics, qui détruisent la sécurité sociale, mais ils le font parce qu'ils n'ont pas le levier monétaire. Mais cette sortie de l'euro, elle fait peur aux petits retraités, elle fait peur aux petits entrepreneurs.
Et aux personnes âgées chez lesquelles vous avez du mal à faire une percée. Déjà moi je remarque que nous avons progressé énormément chez les personnes âgées depuis quelques mois. En adoucissant peut-être un peu votre image, mais il y a quelques semaines... Non, parce que je pense que cette question-là est de mieux en mieux comprise. Et justement, les personnes âgées doivent s'inquiéter du statu quo. Si nous continuons avec le système actuel, les personnes âgées doivent savoir que nous n'avons pas de solution en réalité pour financer le modèle social. Ça n'est pas en augmentant indéfiniment les taxes, en baissant le niveau des retraites et des salaires, qu'on va s'en sortir, au contraire.
Je rappelle aussi que l'Union européenne, du fait de l'euro, et elle l'a déjà mis en place à Chypre, a décidé qu'on pouvait, par sa directive union bancaire, aller piocher dans l'épargne des gens pour renflouer les banques. Ça, ce n'est pas la sortie de l'euro, ça c'est l'euro. Ça, c'est une conséquence de l'euro. Ils l'ont déjà appliqué à Chypre. Donc l'épargne des Français, et notamment des retraités, est mise en cause et menacée par l'euro, pas par la sortie de l'euro.
Si vous arrivez au pouvoir, il va y avoir une inquiétude de, si vous sortez de l'euro, je suppose que c'est pour dévaluer un petit peu, donc on va avoir une envolée des taux d'intérêt, on va avoir une baisse des coûts de l'assurance-vie. Qu'est-ce que vous faites ? Est-ce que vous instaurez la paralysie, comme c'est possible dans la loi d'ailleurs de l'assurance-vie ? Est-ce que vous instaurez un contrôle d'échange ? Comment vous faites au moment où vous commenceriez, où votre victoire semblerait possible ? Comment vous gérez la crise financière ? Vous prenez un exemple très intéressant, c'est l'assurance-vie. Moi, j'ai regardé le programme de nos adversaires, Macron et Fillon.
Les deux prévoient de passer la taxation de l'assurance-vie de 23 à 30 %, donc plus 7 points. Ça, les Français doivent le savoir. Et ces deux-là le font parce qu'ils veulent rester dans ce système européen et l'euro. Donc ils cherchent en permanence à gratter où ils peuvent quelques sous. Pas pour leurs amis, parce que j'ai vu que dans le même temps, ils supprimaient l'ISF où ils le baissaient fortement. Si les taux d'intérêt augmentent, la valeur de l'assurance-vie baisse très fort. Pourquoi voulez-vous que les taux d'intérêt augmentent ? Regardez les pays qui ont des monnaies nationales dans le monde, ils ont des taux d'intérêt équivalents, voire inférieurs même à la France.
On avait dit la même chose au Royaume-Uni après le Brexit. Il n'était pas dans l'euro, le Royaume-Uni n'a jamais été dans l'euro. On prenait les analyses à l'époque de quelques banques, quelques organismes officiels qui expliquaient que dans l'heure, après le vote, le Royaume-Uni allait s'effondrer, les taux d'intérêt exploser, les sièges sociaux partir, etc. Aujourd'hui, ça ne s'est pas du tout produit. Le Royaume-Uni a son taux de chômage le plus bas depuis 1975, depuis 42 ans. On voit des sièges sociaux qui arrivent de grands groupes et évidemment qu'ils ne le font pas en sachant très bien que dans quelques jours, c'est le Brexit. Donc ils ont anticipé tout ça.
Est-ce que vous excluez tout contrôle d'échange et des mouvements de capitaux lorsque vous arrivez au pouvoir ? Si tout le monde, si les riches français ou les moins riches veulent mettre leur épargne
dans un autre pays de la zone euro pour la protéger contre votre sortie de l'euro, le retour au franc, est-ce que vous mettez en place un contrôle des chances ?
Personne n'aura intérêt à faire cela. Personne. Vous ne l'excluez ? Vous ne le ferez pas ? On n'exclut rien par nature. Nous devons être un État souverain qui peut avoir tous les instruments de la souveraineté, mais ça n'est pas prévu parce que ce ne sera pas du tout nécessaire. Vous savez, les investisseurs viennent dans un pays quand cette économie, quand ce pays est attractif. Pensez-vous qu'il le soit avec l'euro, qui détruit nos infrastructures publiques avec l'austérité, qui détruit notre système de formation avec l'austérité, qui fait qu'on a 6,5 millions de chômeurs, qui fait que notre marché national est déprimé ?
Croyez-vous que les investisseurs aient envie de venir dans un pays déprimé par la crise de l'euro ? Je ne le crois pas. Pour venir dans un pays, il faut être remboursé. Est-ce que vous remboursez les dettes de la France, qui sont émises par les entreprises françaises, émises par les banques françaises, qui sont libellées en euros selon les contrats signés ? Oui, parce qu'ils sont libellés en contrat de droit national, et donc exactement de la même manière que lorsque nous sommes passés des monnaies nationales à l'euro, nous rembourserons dans la nouvelle monnaie. C'est l'OFCE qui a fait cette étude.
99,5% de notre dette est libellée en droit national, donc elle sera remboursée dans la nouvelle monnaie. Les agents de notation ont déjà dit que dans ce cas-là, elles diraient que la France est en faillite et qu'elle a fait défaut. Mais les agents de notation, mais les mêmes avaient annoncé... Vous savez, c'est la même chose sur le Brexit. Ça, ça ne se produit jamais. Et les mêmes viennent ensuite, piteusement, quelques mois après, quand ça s'est produit, généralement dire, excusez-nous, on s'est trompés, on a été trop pessimistes. Non, ils ne se sont pas trompés. Ils ont cherché sciemment à tromper les gens pour leur faire peur. Ça a été théorisé, ça, au Royaume-Uni.
Ça s'appelle le projet peur. Voilà. C'est essayer de faire peur aux opinions publiques en leur annonçant n'importe quoi, l'apocalypse, pour que jamais rien ne change. Alors moi, je veux bien qu'on reste... Donc vous remboursez en francs. Donc vous remboursez en euro-francs. Dans la nouvelle monnaie. En monnaie dévaluée. Dans la nouvelle monnaie, sachant que d'ailleurs, l'euro probablement n'existera plus si la France en sort. Mais vous savez, on peut rester dans le système actuel indéfiniment. Déjà, Mitterrand, à l'époque, nous disait en 92, je crois, ou 93, qu'on avait tout essayé contre le chômage. Non, mais on en parle de l'euro.
Non, mais c'est une des raisons majeures du chômage, l'euro. Donc indéfiniment, le chômage montait, la pauvreté augmentait, les inégalités se creusaient, et notre pays se vidait de son industrie, de sa matière grise, de son innovation. Ou alors, on peut redevenir volontariste. Il n'y a pas que l'euro. Avoir une monnaie, ça n'a rien d'extraordinaire. Avoir aussi du patriotisme économique. Avoir la faculté de se protéger de la concurrence internationale. Il y a beaucoup de choses à faire. Pourquoi, si c'était la solution géniale, êtes-vous les seuls à le proposer ? Il y a Nicolas Dupont et Nian vaguement.
Si c'était ça la clé de la solution, ça veut dire que tous les autres candidats sont des débiles, ou des mauvais, ou des méchants ? Tous les autres candidats qui ne le proposent pas ont déjà été au pouvoir et n'ont pas réussi. Ça, on peut le constater. Que ce soit Macron, Fillon, Hamon... Si c'était ça la solution. Prenons les choses dans l'autre sens. Déjà, oui, nous sommes à peu près les seuls dans cette élection présidentielle à le proposer. Est-ce que ça veut dire qu'on est les seuls dans le débat public à le faire ? Non, pas du tout. Il y a beaucoup d'économistes, beaucoup même de prix Nobel d'économie qui le proposent, et même de plus en plus nombreux.
Il y a beaucoup de débats dans des pays européens. Il y a un débat, de nouveau, même en Grèce. On nous avait expliqué que la Grèce était sauvée par le magnifique mémorandum d'austérité. Non, la Grèce réfléchit de nouveau à la seule solution viable pour elle, c'est-à-dire avoir sa monnaie nationale adaptée à son économie. Même chose, il y a des débats en Finlande, aux Pays-Bas, mais c'est tout à fait logique. Et moi, je crois qu'il ne faut pas s'interdire les débats en démocratie. Ce n'est pas parce que M. Juncker, qui préside la Commission européenne, a dit un jour cette phrase « saute et dangereuse ». Il n'y a pas de démocratie possible en dehors des traités européens.
Non, mais je dis cette phrase, elle est importante, il faut que chacun y réfléchisse. D'abord, d'abord, Florent Philippot, les titres du journal de 13h, il est midi 28. Il n'y a pas de démocratie possible en dehors des traités européens. Que chacun m'édite cette phrase. Merci Florent Philippot, et bonjour à Yves Decamp. Voici les titres du journal de 13h de France Inter. Oui, bonjour. Un trafic normal à Orly ce matin, malgré quelques retards. Après l'attaque d'une militaire en patrouille hier, les contrôles ont été renforcés. Mon fils n'a jamais été un terroriste,
a commenté ce matin le père de l'agresseur tué par les militaires et qui met son geste sur le compte de l'alcool et du cannabis. C'était il y a 5 ans l'assassinat de 4 personnes, dont 3 enfants, dans une école juive de Toulouse. Les derniers crimes de Mohamed Merah, qui sera ensuite identifié comme le tueur au scooter et tué par la police. Une cérémonie en mémoire des victimes est organisée ce matin dans l'enceinte de l'école. En politique, des candidats qui se préparent au premier débat télévisé de la présidentielle demain. Le premier grand meeting de Benoît Hamon, tout à l'heure à Bercy. Et puis les cartes d'électeurs qui commencent à arriver pour les 18 ans.
Ils voteront pour la première fois cette année. Dans le journal également tout à l'heure, retour sur le 15 de France, en net progrès, mais pas encore au top. Et puis bien sûr... La légende du rock est morte hier dans le Missouri. Chuck Berry, auquel la planète rock rend hommage ce matin, auteur, compositeur et guitariste génial. Il avait 90 ans, repris en France, notamment par Johnny et par Eddie Mitchell. Mais c'est Dick Rivers qui viendra tout à l'heure nous en parler.
Merci à vous, Yves Decamp. C'était donc les titres du journal. On vous retrouvera bien sûr pour le 13h, pour un journal complet, le journal complet de la mi-journée. Dans quelques secondes, la suite de questions politiques en partenariat avec France Télévisions et Le Monde. Une émission à écouter sur France Inter dès midi et à voir dès 12h30, en direct sur la chaîne de télévision France Info du canal 27 de la TNT. Deux heures d'émission pour revenir sur une personnalité politique et l'actualité de la semaine. Questions politiques aujourd'hui est présentée par Sébastien Paour.
Rebonjour et bienvenue dans Questions politiques, l'émission politique de France Inter, France Info, la télévision sur le canal 27 et Le Monde. Notre invité cette semaine est le vice-président du Front National, Florian Philippot. Rebonjour. A mes côtés pour vous interroger, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions, Arnaud Leparmentier du Monde et Laurence Perron de France Inter. Florian Philippot, vous avez eu du mal à réunir vos parrainages, enfin Marine Le Pen, pour cette élection présidentielle ? Non. 627 signatures ? Ce n'est pas beaucoup ? Oui, non, non, on n'a pas eu de difficulté. On n'a pas fait la course aux signatures.
On a pris une marge, évidemment, pour être sûr qu'il n'y avait pas de problème. Non, non, on n'a pas eu de difficulté particulière. Vos adversaires qui sont dans le trio tiercé de tête des sondages sont à 3 000, 2 000 ? Oui, c'est les grosses machines, ils appuient sur un bouton, ils ont 5 000 signatures qui tombent. Ce n'est pas un concours de signatures. L'élection présidentielle, je pense qu'il faut surtout faire des escorts dans les urnes.
Donc voilà, je trouve, si vous parlez du sujet, je trouve un peu dommage qu'on ait complexifié encore, ceci dit, les 500 parrainages avec cette procédure de temps réel et de publication de toutes les signatures parce qu'il y a des pressions qui se font contre les maires. D'autant plus qu'on a maintenant une intercommunalité généralisée. Donc nous, on a des témoignages concrets de maires qui nous disent j'ai des pressions. Tout cela est anormal en démocratie. C'est des pressions qui viennent d'où et de qui ? On n'a pas d'intercommunalité. Non, mais d'intercommunalité. Mais de qui ? Qui derrière ? Dans quel but de... Pour que certains maires ne parrainent pas certains candidats.
Mais ça vient de qui politiquement ? Quelles sont les étiquettes ? Ça vient des grands partis. Un grand parti pas en score aujourd'hui. Parce que le PS, on ne peut pas dire que ce soit un gros parti mais ça reste un parti notable. C'est-à-dire qu'il a des élus dans les intercommunalités qui peuvent faire pression, bien sûr. Ça existe.
Vous pensez qu'il faudrait remettre en cause ce système des parrainages ?
Nous, nous avons toujours été favorables à ce qu'on en reste au système des parrainages non publics. Parce que ce n'était pas un soutien politique à la base. C'était simplement une autorisation administrative en quelque sorte. Pour faire le filtre par rapport aux candidatures complètement fantaisistes. Est-ce que ça veut dire que maintenant qu'il y a une publicité des parrainages, on sait exactement qui a parrainé qui, est-ce que vous considérez qu'il y a un parrainage honteux et que le parti, le Fonds National est toujours quelque chose qui est un parti à la marge puisqu'on n'ose pas dire ouvertement qu'on l'a parrainé ?
Non, il n'y a pas de honte de la part des gens mais il y a des pressions qui, elles, sont honteuses. Voilà. Il y a quelques pressions qui sont, elles, honteuses qui ne sont admissibles pour n'importe quel démocrate ou républicain. C'est tout. Et je crois que nous devrions tous, quelles que soient nos étiquettes politiques, les contester parce qu'il en va de la démocratie. Ceci dit, on n'a eu aucune difficulté. Je vous le dis, de manière, sur le fond. Vous n'avez pas pu créer un faux suspense comme vous faisiez à chaque fois. C'était comme ça le but. Oui. Je peux vous dire, moi, j'ai vécu qu'une seule élection présidentielle avant celle-ci avec le front. C'était 2012.
Je peux vous dire, pour l'avoir vécu de l'intérieur, qu'il n'y avait pas de faux suspense. Que c'était vraiment une course de fond avec un parcours du combattant et que Marine Le Pen les a eues. On le sait en 2012 mais que ça avait été compliqué. Mais cette fois-ci, il n'y a pas eu ce souci-là. Donc le système plus contraignant finalement a été plus assez bon. Oui, vous savez, le général de Gaulle, au départ, voulait 100 signatures. Enfin non, d'ailleurs, lui, il voulait zéro signature. En réalité, si vous lisez les débats de l'époque et certains de son cabinet ou de ses ministères souhaitaient 5000 signatures. Voilà.
Bon, mais lui, il a tranché à 100 et puis on est passé ensuite dans les années 70 à 500 signatures. Et vous êtes donc à 627 signatures.
Et l'idée de parrainage citoyen, comme le propose Jean-Luc Mélenchon, ça ne vous paraît pas au parcours ?
On peut y réfléchir. Nous, nous avons une autre... Mais bon, si on part sur 500 signatures d'élus locaux avec des conditions normales de démocratie, ça me paraît assez... Ça me paraît pas mal comme système. Maintenant, sur les signatures citoyennes, nous, nous le voyons dans un autre système qui est le référendum d'initiative populaire. 500 000 signatures au niveau national, c'est une des réformes de la Constitution que nous ferons. Eh bien, ça déclenchera un référendum d'initiative populaire, soit pour abroger une loi, soit pour proposer une autre loi. Qui nécessitera de passer par au moins 500 000 signatures. Oui, au moins 500 000 signatures à la base pour déclencher un référendum.
Je voudrais qu'on s'arrête sur l'actualité de cette semaine et de ce week-end, puisqu'hier a eu lieu à Orly cette tentative d'agression contre une patrouille de sentinelles qui s'est soldée par la mort de cette personne qui a tenté de s'emparer de l'arme de l'un des militaires, une militaire, une aviatrice en l'occurrence. Le Front National regarde cette situation en se disant « Sentinelles, ça marche, la lutte contre le terrorisme depuis 2015 est efficace ? » Dire que c'est efficace depuis 2015, non, puisque depuis 2015 on a déploré des centaines de morts et beaucoup de morts. Sur l'exemple d'hier, sur l'exemple de Grasse, cette attaque dans un lycée qui n'a rien à voir.
On est quand même dans un pays assez inquiétant. On a hier un aéroport, un des plus gros aéroports de France qui est fermé toute une journée pour cause, du fait de ce qui s'est passé. On a des troubles permanents. La veille, deux hommes en plein Paris étaient égorgés, le père et le frère, par un homme tunisien, fiché S. C'est de leur famille. Il est quand même fiché S. Il est en train de psychiatriques. Oui, il y a beaucoup de déséquilibrés, ça je sais. Mais il se trouve que les déséquilibrés sont souvent fichés S quand même pour radicalisation. Donc ça me paraît, au bout d'un moment, l'explication me semble un peu courte.
Non, je me demande d'ailleurs pourquoi ce ressortissant étranger tunisien connu par les services de renseignement fichés S, donc dangereux, était encore en France. Qu'est-ce qu'on a besoin de le garder en France ? Ça me paraît complètement hallucinant et de devoir débourser des services de renseignement pour le surveiller alors qu'on a tout à fait la possibilité de l'exclure du territoire national. Bon, ce qui s'est passé hier, moi je salue évidemment nos forces de sécurité qui ont fait preuve d'un sang-froid et d'une efficacité tout à fait remarquable qu'il faut parfaitement saluer. Maintenant, on connaît un peu mieux le profil de l'individu. Alors, il n'était pas fiché S.
Il était connu surtout pour des affaires de droit commun. Des braquages, des vols dans des bureaux de poste. Des stupéfiants, etc., de la violence. 9 condamnations, 44 faits de police signalés. Bon, il a passé manifestement beaucoup plus de temps à l'extérieur qu'en prison. Donc déjà, c'est un signal un peu inquiétant. Et puis, il était quand même connu pour radicalisation mais pas fiché S. Il avait même subi une perquisition administrative dans le cadre de l'état d'urgence en novembre 2015 après l'attentat mais pas fiché S. Parce que ça n'avait rien trouvé de probant a dit hier le procureur Molins.
Donc ça veut dire que grosso modo, il a été bien mis sous surveillance et qu'il n'y avait pas de preuves. Oui, mais s'il n'est pas fiché S, il est quand même moins surveillé. Il faut qu'on ait une réflexion collective. On nous parle d'une radicalisation en prison. Nous, nous pensons pour avoir visité le personnel pénitentiaire récemment qu'il faut que ce personnel pénitentiaire soit mieux ancré dans la communauté du renseignement. C'est ce qu'il demande d'ailleurs. Et nous proposons qu'il passe du ministère de la Justice au ministère de l'Intérieur pour qu'il y ait une plus grande cohérence.
Ce qui aurait probablement peut-être, en tout cas, permis de mieux suivre cet individu et d'éviter peut-être certains faits. Vous n'êtes pas capable de me dire finalement que ça s'est très bien passé. Il y a eu une militaire héroïque qui a lutté pendant deux minutes. La personne a été tuée. Et finalement, ça marche. Soyons satisfaits. On a évité un bain de sang. Non, j'ai salué nos forces de sécurité. Je salue cette militaire. J'ai salué, je l'ai fait. J'ai salué nos services et nos forces de sécurité et nos militaires. Mais je dois quand même constater que politiquement, non, il y a des défaillances.
Et ça serait si nous étions dans un État parfaitement sûr en matière de terrorisme islamiste. Déjà, reconstituons les effectifs. Donc je vous dis, sur cette administration pénitentiaire et la... Il ne s'agit pas de terrorisme islamiste. Écoutez, non. Sur l'exemple d'hier. Il a quand même crié je veux mourir au nom d'Allah, etc. C'est d'après le procureur. On ne peut pas dire que c'est complètement déconnecté. Pas de fichage, la radicalisation en prison... Mais justement, pas de fichage, mais radicalisé. Donc est-ce qu'il n'y a pas une défaillance parce que nous avons aussi, il faut le dire, on parlait de politique d'austérité tout à l'heure. Vous savez, les sujets sont liés.
On parlait de l'euro, l'austérité liée à l'euro. Et qu'est-ce qu'on a vu pendant le mandat Sarkozy-Fillon ? Nos services de renseignement qui ont été restreints par l'austérité. Je crois qu'ils ont perdu à peu près 14% de leurs effectifs à ce moment-là. Et ils ont perdu une capacité de terrain avec la suppression, le démantèlement assez large des RG à l'époque. Que vous voulez rétablir d'ailleurs ? Pas forcément sous cette appellation, mais on veut en tout cas que le renseignement soit parfaitement sur le terrain. Ce qu'il fait encore aujourd'hui, Dieu merci, mais ce qu'il a perdu un peu comme capacité depuis la réforme Sarkozy-Fillon. Voilà cela.
Et puis, avoir des effectifs en plus grand nombre, par définition, parce que nos forces de sécurité seront débordées. Là aussi, on a supprimé 12 500 postes de policiers et de gendarmes sous Sarkozy-Fillon. Ça n'a pas été rétabli par Hollande et Macron. Il faut les rétablir 15 000 sur le mandat. 16 000 places de prison supplémentaires proposées par François Fillon. 15 000 places de prison supplémentaires par Macron. 10 000 policiers en plus. 9 000 policiers en plus. Chez Benoît Hamon, vous n'êtes pas les seuls. Tout le monde a conscience de ça.
Ce qui nous étonne juste, c'est que vous, vous tenez un discours relativement mesuré ce matin, mais qu'hier après-midi, Marine Le Pen, en meeting, a dénoncé l'incapacité du gouvernement en disant qu'ils étaient comme des lapins dans les phares d'une voiture. Je reprends la question de mes camarades de tout à l'heure. Hier, ça donne plutôt l'impression que les choses roulent correctement et que la sécurité en France est assez bien effectuée. Vous ne pouvez pas dire que les choses roulent en France, la sécurité est assurée en France. Je vous ai parlé de ce qui s'est passé encore la veille. Mais attendez, on est dans un pays de 65 millions d'habitants.
Il n'y a pas des attentats déjoués tous les jours. Des attentats déjoués tous les jours, ça devrait même ça nous... Tant mieux s'ils sont déjoués, mais il y a des attentats donc préparés tous les jours. Tant mieux s'ils sont déjoués. Rapprends-nous de l'aéroport à Brussal. Sauf quand ça pète de temps en temps. Tant mieux s'ils sont déjoués. Parfois même, un peu par hasard, je me souviens, mais tant mieux, auprès de Notre-Dame quand on avait trouvé ces bonbonnes de gaz, etc., dans une voiture. Mais attention, le jour où ça explose... Qu'est-ce que vous feriez de mieux, clairement ? Tout ce que je vous dis là, notre pays souffre d'un manque d'effectifs, de moyens pour les renseignements.
Mais ça, tous les candidats sont d'accord. Les candidats sont d'accord. Oui, d'accord. Est-ce que vous pensez qu'un Fillon a encore la moindre crédibilité à proposer cela alors qu'il faisait déjà...
Je parle de Noamont, là,
sur les 10 000. Non, mais Fillon a fait à peu près la même promesse. Fillon faisait cette promesse-là quand il était avec Sarkozy en 2007. Et ils ont fait l'inverse pendant leur mandat. Ils ont supprimé 12 500 postes. Ils ont refait les promesses pendant le mandat. Ils ont fait encore l'inverse. Non, même chose. Macron, il a participé du quinquennat Hollande. Il a été son conseiller à l'Élysée, puis son ministre. Et ils ont fait, encore une fois, l'inverse. Donc ces gens-là n'ont plus la moindre crédibilité. Vous jugez aussi Est-ce qu'elle réclame depuis trois semaines 15 000 policiers et gendarmes en plus ? Non, elle ne le réclame pas depuis trois semaines.
Elle le réclame depuis des années. Donc elle n'a pas varié dans ses analyses et ses propositions. Et je crois que là-dessus, il faut être lucide, pas dire qu'il n'y a pas de problème, que tout va bien. Il ne faut pas qu'on retombe dans le discours à la Jospin, le sentiment d'insécurité, l'angélisme... Non, non, non, non, c'était pas du tout ça.
Vous n'aviez pas voté contre l'état d'urgence, d'ailleurs ?
Non, c'était abstenu un moment sur la reconduction en disant, attention, il faut que l'état d'urgence ne soit pas simplement un slogan. Il faut que ce soit une réalité et c'est devenu un slogan. On a vu hier que le terroriste a été perquisitionné en vertu de l'état d'urgence. Oui, et avec quel résultat ? Le résultat, c'est que le bonheur a fait qu'il n'y a que lui qui est mort. Non, ça n'est pas lié à sa perquisition. C'est lié au courage des militaires là-bas, à Orly. Mais non, ça l'a eu, au contraire, ça démontre ce que je dis, ça n'a pas eu de résultat. Cet homme a 9 condamnations, est connu pour radicalisation, 44 faits de police, etc. Et il se balade.
Enfin, je veux dire, tout cela est quand même extrêmement inquiétant. L'essentiel des condamnations et on peut s'en sortir. L'essentiel des condamnations concernant, ce sont des braquages de banques ou de bureaux de postes. L'essentiel des condamnations qui concerne cette personne tuée hier à Orly, ce sont des braquages de postes ou de banques. Donc c'est un homme violent. On en sera tous d'accord. On peut quand même dire que c'est un homme violent
à par exemple mettre en place un plan de désarmement des banlieues. Vous faites comment ?
Oui, des banlieues concernées. Dieu merci, toutes les banlieues ne sont pas armées. En fait, comment ? Comment on fait ? On envoie 2000 CRS. On écoute les services.
C'est les mille Molenbeek qu'on va cibler.
On écoute les services de police et de gendarmerie qui connaissent les quartiers et qui savent où il y a des trafics d'armes, où il y a des armes planquées, etc. Et on va les chercher. Dans le cadre de l'état d'urgence, on a vu quelques centaines d'armes et puis ça n'a pas trouvé grand-grand-chose. On va les chercher et puis on essaie d'épuiser en amont. C'est-à-dire qu'on retrouve des contrôles aux frontières nationales parce qu'il y a du trafic d'armes qui vient des Balkans, qui vient d'Europe de l'Est, qui vient même parfois d'un peu plus loin. Il y a des armes à pas cher. On dit que c'est beaucoup le cannabis. Est-ce qu'il faut légaliser le cannabis pour éteindre les trafics ?
Je suis totalement contre la légalisation du cannabis parce qu'on sait très bien que les trafics se reporteraient probablement sur des drogues encore plus nocives et dangereuses. Je pense que c'est une fausse solution. Pour les fichiers S, vous considérez qu'il y a la solution quelle qu'il soit puisqu'on sait que les fichiers S, fichiers sécurité, il y a de tout. Il y a des gens qui ont consulté vaguement un site, il y a des gens beaucoup plus. Tout cela, dès lors qu'ils sont étrangers, il faut les expulser ? Les fichiers S pour radicalisation, s'ils sont étrangers, oui.
Oui, s'ils sont ressortis sans étrangers, il ne faut pas les autoriser, il ne faut pas leur donner de titre de séjour, il ne faut pas les autoriser à rester en France. Parce que, encore une fois, nous n'avons pas à payer des services d'enseignement pour surveiller ces étrangers, nous avons à les mettre dehors pour protéger la France et nos compatriotes. Nous parlions des frontières il y a un instant. Il est 12h43.
Question politique sur France Inter.
Toutes les semaines, la parole à un reporter de la rédaction du Monde ou, comme cette semaine de France Inter, Aurélien Collis s'est installé avec nous. Bonjour Aurélien. Bonjour. Vous vous remenez de Metz, terre d'élection de Florian Philippot.
Tout à fait. Bonjour M. Philippot. Hier, Marie Le Pen était en meeting à Metz, votre région, sur vos terres. J'y suis allé un petit peu en avance pour prendre le pouls. Je suis passé dans la vallée de la Fêche, notamment,
où les hauts fourneaux ont fermé, où la ville d'Aillanges a été conquise par le Front National. Je suis allé aussi à Thionville et dans les villes frontalières du Luxembourg et là, j'ai rencontré des Français qui ont trouvé du travail ou retrouvé du travail à quelques kilomètres de chez eux au Luxembourg. Chaque jour, ils sont à peu près 90 000 à faire l'aller-retour pour des emplois essentiellement dans les services, la banque, mais aussi le secteur de la santé et puis dans l'industrie.
Quand on parle à ces frontaliers du retour du contrôle aux frontières, ils disent irresponsables et irréalisables et ils citent notamment en exemple les jours qui ont suivi les attentats de Paris avec des trajets catastrophiques. 4 heures au lieu de 25 minutes en heure creuse pour rejoindre le Luxembourg, une heure en heure de pointe. Alors, à ces Français, Marine Le Pen a répondu hier dans son meeting de Metz, de l'ironie. D'abord, des experts, selon elle, détourneraient ses propos. Elle ne veut pas fermer les frontières mais je cite en avoir tout simplement pour les contrôler, ça c'est pour la pirouette et puis des formules assez efficaces.
Il y a une porte à la maison France, les Français doivent avoir les clés ou bien une frontière n'est pas un mur, c'est un filtre qui laisse passer le bon mais pas le mauvais. Et puis Marine Le Pen a ensuite cité le point 24 de son programme rétablir les frontières nationales avec un dispositif particulier pour les frontaliers. Ce dispositif, vous l'avez déjà expliqué, ce serait un genre de vignette avec des portiques un peu comme l'éco-taxe qui permettra aux frontaliers de passer plus vite en ayant cette vignette sur leur pare-brise. Alors, plusieurs questions, j'ai un peu de temps donc j'en profite. D'abord, est-ce qu'un tel dispositif
est franchement crédible ? Est-ce que ce n'est pas du bricolage électoraliste ? Ça, c'est ce que disent vos opposants de droite comme de gauche.
Quelle efficacité pour une telle vignette ? Qui va contrôler par exemple que le conducteur qui est dans la voiture est bien le propriétaire ? Qui va contrôler aussi les passagers ? Donc finalement, il faudra quand même des contrôles. Et puis enfin, Marine Le Pen a cité le passé comme preuve du bon sens du retour des frontières. À Metz, vous le savez bien, les gens n'ont pas attendu Schengen pour circuler, ça c'est ce qu'elle a dit en meeting. Sauf que dans les années 80, il y avait 15 000 travailleurs frontaliers. En 2010, ils étaient 70 000. Aujourd'hui, ils sont 90 000. On en attend 135 000 en 2025.
Alors, est-ce que finalement, ce n'est pas un peu mentir que de vendre comme solution le retour des frontières dans la zone de transit la plus importante d'Europe et dans une région sinistrée par la crise industrielle qui finalement a besoin, vraiment besoin de ses voisins,
le Luxembourg et l'Allemagne ? Florian, Philippot, il y a beaucoup de questions dans ce propos d'Aurélien Collier. Mais je vais commencer par la fin. Vous savez pourquoi il y a de plus en plus de travailleurs frontaliers ? Vous allez me l'expliquer. C'est parce qu'il y a de moins en moins d'emplois en France. Il y a de moins en moins d'emplois dans la région. Donc ils vont, notamment en Luxembourg et en Allemagne et ils vont notamment dans un pays qui lui a tiré bénéfice de l'euro en nous aspirant notre industrie avec une monnaie qui est trop faible pour lui alors qu'elle est trop forte pour nous.
Donc moi je ne me résous pas à ce que, vous parlez effectivement, vous avez raison, de région sinistrée, Vallée de la Fenne, je ne me résous pas à cette sinistre, cette sinistrose ou ce sinistre industriel. Il y a des compétences incroyables dans la région, industrielle, d'ouvriers, d'ingénieurs, il faut les mettre à profit, il faut recréer une base industrielle, y compris dans les secteurs comme la sidérurgie qui est un secteur, la sidérurgie ce n'est pas des images simplement à l'ancienne, c'est un secteur aussi il y a beaucoup de nouvelles technologies, on peut créer de l'emploi massivement, il ne faut pas se résoudre simplement à en trouver au Luxembourg et en Allemagne.
Maintenant, ce que dit Marine Le Pen, elle l'a précisé hier, bien sûr que non, elle ne veut pas fermer les frontières, elle veut en avoir, les maîtriser et c'est ce que réclame l'immense majorité des gens, y compris là-bas. Regardez nos scores électoraux sur les frontières,
sur les zones frontalières avec le Luxembourg, c'est vrai que vous faites des scores à 40, 50, 60% dans les zones rurales, dès qu'on est dans cette espèce d'euro-corridor Nancy, Metz, Luxembourg, vous avez des scores qui plafonnent plutôt à 30%.
Nancy, ce n'est pas une ville frontalière, mais Thionville, c'est une ville qui est plus bourgeoise, qui a un profil sociologique qui est plus difficile pour nous pour le moment, même si nous progressons aussi. Mais sinon, sur les zones frontalières, nous faisons d'excellents scores, moi je suis à Fort-Bas, qui est une zone frontalière, nous faisons des scores de plus en plus élevés et extrêmement élevés. J'ai fait au premier tour quasiment 50% dans la séconstruction. Format qui est particulier, c'est un ancien bassin rouillé où il y a effectivement une industrie sinistrée.
Mais oui, mais voilà, donc bien sûr, le filtre d'une frontière, ça laisse passer le bon, ça empêche ou ça essaie d'empêcher au maximum. Il y a des centaines de points de frontières tout le long de la Belgique, vous allez remettre des douaniers qui vont contrôler, arrêter, mettre des portiques, ça va être fini. Mais à ce moment-là, il y a la cohérence de nous dire que c'est encore pire au niveau européen avec les 14 000 kilomètres de frontières européennes. Nous, on veut contrôler les frontières de la France. Nos adversaires européens nous disent qu'on ne peut pas, il faut le faire au niveau des frontières européennes. Mais on peut le faire encore moins au niveau des frontières européennes.
Elles sont très vastes et elles sont contrôlées par des pays parfois qui sont en faillite comme la Grèce ou qui sont submergés comme l'Italie. Donc il faut faire confiance à la France. Excusez-moi, M. Philippe, on réduit le contrôle intra-européen qui est très important et on se contente de faire les contrôles extérieurs aux frontières. Quand vous prenez l'avion et que vous allez à Berlin, en théorie, vous n'avez pas de contrôle de votre passeport. Quand vous allez aux Etats-Unis, vous avez un contrôle de votre passeport. Ça réduit considérablement le nombre de photos. Quand vous allez à Londres, vous avez un contrôle. Vous perdez du temps et vous perdez beaucoup de temps.
C'est ce que disent les gens qui travaillent de l'autre côté. Là, les gens parlent de 4 heures de trajet après les attentats de Paris. D'ailleurs, c'est assez extraordinaire mais on arrive un quart d'heure à l'avance pour l'Eurostar parce qu'il y a le contrôle mais finalement pour l'Italie aussi, on arrive à l'avance parce qu'il y a un contrôle de sécurité parce qu'on a peur du terrorisme parce qu'il n'y a plus de frontières. Donc finalement, le gain de temps qu'on pensait avoir avec l'absence de frontières, on le perd à cause de l'insécurité que génère l'absence de frontières. Est-ce que ce n'est pas une chance
pour votre région ? Vous êtes installé dans cette région. Vous êtes le chef de file du condamnage de la base. Maintenant, je ne vois pas ce qui vous gêne
dans les frontières. Je ne comprends pas ce qui vous gêne dans les frontières alors que 95% des pays du monde ont eu des frontières nationales qui ne sont pas des murs, qui sont des filtres. Ce ne sera jamais parfait mais il vaut mieux en avoir que ne pas en avoir. Je ne comprends pas où est le problème. Il vaut mieux avoir une infrastructure douanière et des protections que ne pas en avoir. Vous regardez le terroriste du marché de Noël de Berlin il y a quelques mois. Il s'est baladé dans quatre pays de la zone Schengen.
Vous parlez de quelques individus. Là, je vous parle de 130 000 travailleurs quotidiens. C'est l'idée européenne aussi. On va bloquer 130 000 travailleurs frontaliers. Les quelques individus dont vous parlez
à Berlin, il a juste tué quelques personnes aussi. Ce n'est pas non plus tous vos pas. Ce bonhomme-là s'est baladé dans quatre pays à traverser quatre frontières Schengen qui n'existent pas sans qu'on le sache. Il s'est baladé même en France sans qu'on le sache. Puis il a été arrêté et tué, je crois, en Italie quelques heures après. Au bout d'un moment, il faut aussi dire la vérité aux gens. Les gens savent très bien qu'on peut passer les frontières même quand il y en a pour qu'on peut aller travailler. Moi, je suis né à cinq kilomètres de la Belgique. J'ai connu cette époque où il y avait même, figurez-vous, le franc français et le franc belge.
Ça ne nous empêchait pas du tout d'aller là-bas pour acheter. Ça n'empêchait pas les Belges de venir en France. On passait la frontière. Alors, de temps en temps, oui, il y avait des contrôles. C'est plus sécurisant et c'est mieux, je pense, qu'il y a des contrôles vis-à-vis de la clandestinité, vis-à-vis de la drogue, vis-à-vis des armes, vis-à-vis du terrorisme islamiste. C'est mieux qu'il n'y en ait qu'il n'y en ait pas. Vous savez très bien, il y a des contrôles aujourd'hui.
Il y a des contrôles aujourd'hui. Il y a des douanes volantes qui existent. Il y a des contrôles en garde de Metz, de Thionville. Moi, je les ai vus, ces contrôles physiquement, il y a deux jours.
Ils existent. Moi, je les ai très rarement vus, vraiment. Combien de fois j'ai traversé la frontière France-Allemagne et combien de fois je ne les ai pas vus. Et ce n'est pas de leur faute. Depuis dix ans, on a supprimé un douanier par jour, en moyenne. Donc, sous la droite comme sous la gauche, un douanier par jour. Nous, on veut en reconstituer 6 000 sur le mandat avec les infrastructures qui vont avec. Alors oui, ce ne sera jamais parfait. Bien sûr que oui, on laissera toujours passer des gens qu'il ne faudrait pas laisser passer. Personne n'a dit que c'était 100% de sécurité. Mais c'est un des dispositifs à côté d'autres qui nous paraît indispensable.
Et oui, les travailleurs frontaliers savent qu'aujourd'hui, encore plus facilement qu'il y a 20 ans avec les nouvelles technologies, on peut faire des badges. On le fait bien pour payer son péage automatiquement sans s'arrêter les badges. On peut le faire aussi pour les travailleurs frontaliers.
Donc vous supprimez l'euro. L'euro se prend et si on change de sujet. Vous supprimez Schengen. Qu'est-ce qu'il reste de l'Europe, finalement ?
De l'Europe de Maastricht, il ne va rien rester. Et de l'Europe
de la construction européenne ?
Mais c'est autre chose. Nous, on veut une Europe des nations libres. Une Europe fondée sur la coopération entre nations souveraines. Et même plus que l'Europe. On veut que la France redécouvre qu'elle est un acteur mondial. Il y a l'outre-mer qu'on oublie trop souvent. Notre immense espace maritime, 11 millions de kilomètres carrés qui est une richesse extraordinaire qu'on oublie souvent. Le français, contrairement à M. Macron, moi je pense qu'il y a une culture française, qu'il y a des arts français et il y a notamment une langue française qui est la francophonie qui est extraordinaire, qui est un atout, qui doit nous permettre d'avoir des partenaires mondiaux.
C'est ça qu'on veut redécouvrir. Et l'Europe, elle se fera sur les projets intéressants à 2, à 3 ou à 25, s'il faut être à 25. Mais on le fera sur le modèle Airbus, Ariane, c'est-à-dire que ça n'a rien à voir avec la Commission européenne, ça n'a rien à voir avec ce système qui est en échec. Vous avez un concurrent en matière de souverainisme, Florian Philippot, c'est Nicolas Dupont-Aignan qui, cette semaine encore, expliquait tout cela à Patrick Cohen sur France Inter, le candidat de Boula France. Pour reprendre notre destin en main, il y aura 3 candidats. Très simplement.
Madame Le Pen, avec ses excès, Monsieur Mélenchon, avec ses excès aussi, et votre serviteur avec un programme plus mesuré, plus sérieux, plus crédible. Il y a heureusement des millions de Français patriotes,
républicains, sociaux. Quand je dis il faut maîtriser son destin, je ne dis pas je vais quitter toute l'Europe, je vais tout casser. Ce que je veux dire, c'est qu'en France, depuis 10 ans, on n'a pas le droit d'être patriote sans être le péniste. Eh bien, pas de peau, moi je suis gaulliste, je crois à la France et je vais offrir aux Français, quand on ras le bol de ce choix binaire, je vais leur offrir les moyens de voter pour quelqu'un qui va remettre la France debout, c'est-à-dire un pays qui ne sera pas couché
sur le plan économique et social notamment, sur le plan des frontières et de la sécurité. Florian Philippot, il est crédible, Nicolas Dupont-Aignan ? C'est-à-dire que M. Dupont-Aignan a des analyses qui varient, c'est-à-dire que qu'est-ce qu'il veut faire en gros maintenant ? Une renégociation des traités, ça fait 25 ans qu'on nous promet ça, 30 ans qu'on nous vend, reprenez les affiches électorales des campagnes européennes, l'Europe sociale, l'Europe demain, une autre Europe, etc. Les gens n'y croient plus à tout cela.
On a bien compris que le système, il était bloqué complètement de l'intérieur et que dans son ADN, il y avait la disparition des démocraties nationales et qu'il y avait la disparition de toute forme de protection nationale et que ce système-là, il était fondamentalement fondé sur le libre-échange, sur le règne de la finance, sur le règne de l'immigration massive. Il suffit d'écouter Mme Merkel ou n'importe quel commissaire européen, il vous le dira. Moi, je veux être plus cohérent que cela.
Je veux qu'on propose par référendum aux Français ce qu'ils ont fait au Royaume-Uni, c'est-à-dire un référendum sur le Frexit, parce que c'est un engagement de Marine Le Pen et que les Français se souviennent qu'ils sont une grande et vieille nation, encore un très grand acteur mondial, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et qui a la capacité de maîtriser son destin et qui n'est pas forcément destiné à être sous tutelle permanente. On n'est pas mineur, on est majeur. Nathalie Saint-Cré qui a une question pour Florian Philippot.
Comment est-ce que vous expliquez que finalement François Fillon a baissé dans les sondages à cause d'un certain nombre d'affaires qui lui sont reprochées ? Vous, vous avez des emplois fictifs, vous ne vous présentez pas devant le juge, il y a des problèmes de financement du micro-parti, c'est-à-dire de l'argent certes européen, mais de l'argent aussi du contribuable français et vous, alors que dans le temps votre slogan c'était tête et haute main propre, on a l'impression que finalement vos électeurs vous pardonnent tout. J'aime bien que vous parliez comme ça de manière définitive comme si c'était jugé. Ça s'appelle de la diffamation. Non, il y a des témoignages...
Non, non, je n'ai jamais pas parlé comme ça sur Fillon, jamais, moi je suis toujours précautionneux de la présomption d'innocence. François Fillon non plus ne s'est pas jugé, je vous dis quelque chose. Et elle dit qu'il était coupable. Moi je suis plus précautionneux que vous. Monsieur Philippot, on l'accuse, il baisse dans les sondages, on vous accuse, vous ne baissez pas. Mais parce que... Qu'est-ce qui fait que vous êtes au-dessus de votre électorat ?
Mais vous savez, les gens voient la différence entre les vraies affaires et les fausses affaires, les trucs qui datent d'il y a trois ans et qu'on ressort opportunément à un mois de l'élection présidentielle, qu'on fait d'offres sur votre chaîne, un envoyé spécial, deux compléments d'enquête, on ne fait rien sur Macron. J'ai demandé un journaliste de France 2, il m'a dit en rigolant, on le fera en juillet. Vous plaisantez sur Macron, attendez, puisque vous mettez en cause le 20h de France 2, à la fois sur l'affaire de Las Vegas et sur son patrimoine, il y a eu deux sujets dans le 20h. Mais vous allez faire un envoyé spécial sur son patrimoine, sur ses liens avec Servier, sur Las Vegas.
Nathalie Saint-Crecq ne travaille pas pour envoyer spécial. Oui, mais qu'elle fasse remonter à Mme Mernot. D'abord, précision comme ça. Il y a même tout un système. Non, mais je veux dire, les gens voient ça, vous ne croyez pas qu'ils le voient pas. Ils voient un service public en marche. En marche. La question de la Téphanie Saint-Crecq est intéressante.
Qu'est-ce qui fait que vous, vous n'êtes pas atteint ?
Mais parce que les gens ont bien compris, si vous voulez, côté Fillon, on parle de suspicion d'enrichissement personnel ou familial. Côté Marine Le Pen, on parle de suspicion d'enrichissement du parti avec les systèmes de campagne qui sont imposés aux candidats et qui vous rapportent beaucoup d'argent. Depuis trois ans du statut administratif... Le système est en place depuis bien plus longtemps, semble-t-il, au Front National selon le reportage d'envoyé spécial, que vous avez vu, j'imagine. Oumé Choprade raconte que c'est la raison pour laquelle il a quitté le parti. C'est intéressant de dire ça, de faire parler M. Choprade. Vous avez repris ces déclarations au moment où il est parti ?
Il partait parce que j'étais là, parce que le parti était trop à gauche, parce qu'il regrettait qu'on ait été méchants avec Jean-Marie Le Pen et il partait au moment où il avait fait son évasion de air cocaïne et qu'il savait qu'on allait le virer. Il savait qu'on allait le virer suite à cela. C'est bien de mettre en confrontation ce que les gens disent à l'époque et ce qu'ils disent à quelques semaines d'une élection présidentielle. C'est un peu plus honnête. Il y a un système de financement du Front National par des assistants parlementaires, par des mini-partis qui sont dans le collimateur de la justice de la même manière que M. Fillon.
Ce qui est extraordinairement surprenant, c'est que vous dites je suis hors système et les mains propres et visiblement votre parti arrive à s'en sortir. C'est vrai qu'on s'interroge pourquoi ça n'accroche pas sur vous ? On reproche à l'assistant de Marine Le Pen d'être son assistante. Vous avez 30 secondes. La vraie question c'est est-ce qu'elle est trop à Bruxelles ou pas à Bruxelles ? Maintenant, évidemment, on nous reproche à certains de nos assistants d'être en même temps et nous avons trouvé une trentaine d'assistants parlementaires au Parlement européen concernant 20 députés européens qui sont également sur les organigrammes des partis, etc.
Donc l'OLAF et le parquet national financier va être saisis lundi sur ces 20 députés non-front national au Parlement européen, français et sur ces 30 assistants. Merci, on voulait de vous dire non, moi je ne dis pas que c'est coupable, je dis égalité de traitement par l'OLAF et par le parquet national financier. On en reparle dans un instant, dans deux minutes, le journal de 13h. Retour en effet sur le plateau de questions politiques, émissions politiques de France Inter, France Info, la télévision sur le canal 27 et en partenariat avec le quotidien Le Monde, toujours avec Nathalie Sincrig de France Télévisions, Arnaud Leparmentier du Monde et Laurence Perron de France Inter.
Notre invité est toujours Florian Philippot, vice-président du Front National. Trois possibilités pour poser vos questions à Florian Philippot. Le standard d'Inter au 01 45 24 7000, le site franceinter.fr évidemment et Twitter avec le mot clé question Paul, question au pluriel. C'est au téléphone que nous prenons la première question avec vous Albert, vous nous appelez de Nantes. Bonjour et bienvenue.
Bonjour à tous.
Nous vous écoutons. Bonjour.
Eh bien, bonjour. Écoutez, M. Philippot, je pense que les rapports de votre patronne, Mme Le Pen, avec la justice sont, c'est le moins qu'on puisse dire, très conflictuels puisqu'elle n'arrête pas et vaut également de mettre en cause la façon de fonctionner de nos juges. Donc, j'aimerais savoir si vous arrivez au pouvoir qu'est-ce que vous pouvez faire, qu'est-ce que vous allez faire pour que ces derniers-unes rentrent dans le rang et en fait, commencent à appliquer ce que vous estimez être le juste droit. Vous devez bien avoir des idées là-dessus, je ne sais pas, tous les virer et puis en mettre d'autres ou faire qu'ils soient dépendants.
Enfin, j'aimerais bien connaître vos idées par rapport à ça.
Florian Philippot vous répond. Il n'y a pas des rapports conflictuels. Elle a même demandé, elle avait même demandé l'ouverture d'une information judiciaire je crois le 18 février 2016 et ça lui a été refusé, ils ont attendu un an. Elle n'a pas répondu aux convocations. Oh, convocation au préal. Elle a, comme j'avais fait d'ailleurs moi sur le Qatar, vous savez, j'avais été poursuivi par le Qatar, vous voyez, tout est possible aujourd'hui parce que j'avais soi-disant diffamé le Qatar en disant que c'était une dictature islamiste et j'avais fait valoir l'article 26 de la Constitution comme Marine Le Pen. Je crois que j'ai eu raison.
Mais à l'IRA, c'est pas pareil, la diffamation et des accusations de détournement de fonds. C'est important de dire que c'est la loi qui n'est pas du tout contre la loi. Simplement maintenant, je pense que... La question d'Albert est-il un conflit avec les juges et elle ne vient pas aux convocations. Je pense qu'il faut dire qu'il y a un problème dans la justice, c'est notamment le syndicat de la magistrature.
Je pense que ce syndicat, l'affaire n'est pas encore jugée, je crois que ça arrive bientôt d'ailleurs, avec son con, son mur des cons là, c'est-à-dire on avait un syndicat qui avait posté sur son local syndical des figures politiques mais aussi des parents de victimes, d'assassins, etc. diffusent une idéologie qui est extrêmement inquiétante et quand vous avez ce genre de juge en face de vous, vous pouvez légitimement, alors vous êtes peut-être sur son mur, son mur des cons, vous pouvez légitimement vous demander s'il y aura bien une équité de la justice. Vous voulez interdire la syndicalisation des magistrats ?
Non, je ne sais pas, il faut y réfléchir, en tout cas qu'au moins on sache, qu'au moins on sache quoi, est-ce que vous avez en face de vous un juge du syndicat de la magistrature ? C'est intéressant de le savoir, c'est quand même un syndicat qui appelle à manifester contre la police. Vous voulez pas le récuser s'il est du syndicat de la magistrature ? Arnaud le Parmentier. Si vous êtes sur son mur des cons, ou si vous appartenez à un parti politique qui est sur le mur des cons, ou si vous êtes parent de victime qui est sur le mur des cons, oui je pense que vous êtes en droit de le révoquer parce qu'il y a un problème d'un magistrature.
La magistrature est très à droite, vous le savez en réalité. En France, il y a un syndicat de la magistrature qui est minoritaire. Il est entre 20 et 25% quand même des voix, ce qui n'est pas non plus tout à fait marginal. Pour le reste, moi je pense qu'il y a beaucoup de juges qui font très bien leur travail mais qui manquent de moyens. La France est l'une des grandes démocraties du monde qui consacre le moins à sa justice. Donc il y a une vétusté, il y a une lenteur, ça dépend des moments. Quand ça s'élère, vous n'êtes pas content ? Si, nous justement, on avait demandé que ce soit plus rapide puisqu'on l'a demandé en 2016. Mais vous ne venez pas aux revocations.
Mais pour être tout à fait honnête, c'est très très rapide concernant Fillon. Je ne juge pas le fond mais je juge le calendrier. Mais c'est vrai qu'en termes
d'exemplarité, ne pas se présenter pour le...
Mais vous l'avez dit 8 fois. Mais vous savez, je veux même vous dire autre chose.
Ça paraît complètement...
Je veux dire autre chose puisque j'imagine que vous vénérez la CEDH, la Cour européenne des droits de l'homme. Non mais on la respecte, oui. Oui, la CEDH interdit de se présenter à un juge si vous avez votre immunité parlementaire. Vous n'avez pas le droit. Elle dit que votre immunité parlementaire ne vous appartient pas. Donc en réalité, même si c'est en réalité cela qui devrait être le droit en France si on reste dans ce système. Maintenant, je vais vous dire, je vous le disais, il y a des moyens qui manquent pour certains juges. Il y a ce syndicat de la magistrature. Il y a une formation à revoir. À l'ENL justement. Nous souhaitons... Vous souhaitez supprimer ? Vous la supprimez, vous.
Supprimer l'école nationale de la magistrature. Oui, supprimer l'ENL dans laquelle une espèce de culture du laxisme s'est imprégnée. Vous la voyez à quoi ? Vous avez l'impression que c'est un nid gauchiste ? Discuter avec n'importe quel policier qui vous explique qu'il arrête quelqu'un, un délinquant, un criminel, il le met dans le bureau du juge et le juge le remet dehors, etc. Vous voyez les tracts du syndicat de la magistrature. On a l'impression qu'ils ont plus de compassion. On a l'impression qu'ils ont plus de compassion. On a l'impression que c'est là que ça se passe. L'ENL, c'est la formation puis après, vous avez les juges.
Vous avez l'impression qu'ils ont plus de compassion pour les délinquants que pour les victimes. Il y a quand même un énorme problème de culture qui s'est imprégnée. Donc, nous, on veut remplacer l'ENM et ça fait longtemps qu'on veut le faire par une école des métiers juridiques et de la justice avec d'abord un tronçon commun puis ensuite des spécialisations. Mais il n'est pas mal, il nous semble que dans ce tronçon commun, il y ait les juges, les aspirants juges en tout cas avec les aspirants avocats pour que les deux confrontent les choses puisqu'ils vont se retrouver ensuite dans les métiers différents mais ils vont se retrouver et qu'ils puissent se connaître.
Il n'y a pas de contrôle
de l'idéologie à avoir nulle part d'ailleurs. Mais que nous ayons, je pense, une école qui soit plus intelligemment construite où il y ait moins de corporatisme où on puisse s'ouvrir sur tous les métiers du droit où on puisse les fréquenter puis ensuite, chacun fera sa spécialisation. Je pense que c'est pas mal. Je pense que ça me paraît être plus productif. Ça permettra de décloisonner et décloisonner les esprits de certains. Voilà. Maintenant, l'énorme problème pour les affaires de droit commun permanente qui encombrent les bureaux des juges sont des problèmes de moyens. Voilà. Ce sont évidemment des problèmes de moyens.
Vous allez dans certains tribunaux et ça, vous tombez des nus comme dans certains commissariats d'ailleurs ou certaines gendarmeries où il y a une vétusté incroyable et ça, c'est pas admissible dans une démocratie comme la France. Paul nous appelle de Lyon poser votre question. Bonjour et bienvenue, Paul, à Florian Philippot.
Oui. Bonjour à tout le monde. Bonjour, monsieur. Bonjour. J'aurais une question à poser à monsieur Philippot mais d'abord une réflexion, c'est que moi j'entends toujours le Front National qui bave sur l'Europe,
qui veut sortir de l'euro, qui veut sortir de l'Europe
et qui y est présent, c'est-à-dire qui touche des subsides de l'Europe et qui est présent donc dans les circuits européens. Moi, personnellement,
je ne suis pas d'accord avec le Front National. Je ne suis pas au Front National et je n'accepterai jamais un sou du Front National. Je pense que ça, c'est mes valeurs et je pense que c'est principal.
Voilà.
Bon, voilà vos valeurs. Paul, quelle est votre question ? On n'a pas l'intention de vous donner de l'argent. Ce n'est pas notre vocation. Mais alors, pour le reste... Attendez, attendez. Paul, vous n'avez pas posé votre question au vice-président du Front National.
Voilà, ça c'était une réflexion. Voilà, ma question, c'est dans l'histoire de France, il y a eu beaucoup de conquêtes sociales.
Si on prend la sécurité sociale, les congés payés, les retraites, etc., etc. Et j'ai bien examiné et apparemment, il n'y en a aucune qui a été amenée par l'extrême droite.
Alors, j'aimerais que M. Philippot m'explique comment ça se fait.
Voilà, tout simplement. Merci, Paul, pour cette question. Avant que Florian Philippot vous réponde, écoutons peut-être Nathalie Arthaud, candidate lutte ouvrière à la présidentielle, qui elle aussi va un peu dans le sens de la question de notre auditeur de Lyon, qui trouve que vous ne vous intéressez pas assez au Front National, aux excès du capitalisme.
Justement, dans cette élection, moi, je dirais, je dénoncerais la politique, évidemment, de Le Pen. Voilà, tous ceux qui croient que parce que Le Pen n'a pas gouverné, peut-être, elle ferait différemment des autres, se trompent, se trompent parce que est-ce qu'elle a quelque chose à dire contre les licencieurs aujourd'hui, contre ce grand patronat qui bloque les salaires, qui impose la précarité ? Elle n'a rien à dire contre cette classe capitaliste qui domine nos vies et qui est en train de faire reculer la condition ouvrière des années en arrière. Elle n'a rien à dire contre eux.
Moi, je l'entends dénoncer, par exemple, les quelques euros qu'on donne aux demandeurs d'asile par jour, mais je ne l'entends jamais. Dénoncer les 45 000 euros que Carlos Tavares se met dans les poches, jamais Le Pen ne dénonce l'exploitation. Sa politique, c'est la guerre entre les pauvres.
C'était sur France Inter avec Stéphane Le Neuf. Quelles sont les avancées sociales du Front National de l'extrême droite en France, Florian Philippot ? L'extrême droite, je n'en sais rien. Je crois qu'elle fait 0,8% dans notre pays selon le ministère de l'Intérieur. Je pense qu'elle n'est pas prête d'arriver au pouvoir. Le Front National n'est plus du tout un parti de l'extrême droite. Concernant les patriotes que nous sommes, oui, nous avons un projet social. C'est un mot banni
aujourd'hui au Front National depuis l'extrême droite.
Mais on a le droit en justice de le dire. Le Front National perd ses procès quand on le traite d'extrême droite. Voilà, donc trois propos intéressants. Maintenant, on ne va pas être fait sur le projet social. Non, mais je pense que c'est ce qui intéresse quand même nos compatriotes. Ce qu'ils ont, on peut rire, mais ce qu'ils ont dans leur porte-monnaie. On peut aussi observer les mutations du Front National. Voilà, quatrième intervention intéressante. Je vous en prie. La réponse de monsieur. Notre projet social, je pense qu'il est effectivement extrêmement cohérent. Parce qu'on peut attendre indéfiniment du parti socialiste ou de l'UMP d'ailleurs un progrès social.
Mais quand ces partis-là votent en permanence pour des traités européens, des directives européennes qui imposent une régression sociale. Je prends quelques exemples. Les directives européennes de libéralisation des services publics. Nous, on veut évidemment en sortir. Si on ne vous explique pas que pour remettre du service public en France, il faut se défaire de la tutelle de l'Union européenne, alors on vous ment. Mais ce n'est pas ça votre programme. C'est les Français d'abord, c'est la préférence nationale. Pourquoi vous ne le dites pas ? Pourquoi vous n'osez pas dire que c'est les Français d'abord ? Pourquoi vous ne lisez pas notre programme ? Je l'ai lu et j'ai lu une intervue.
Dans le monde de Marine Le Pen, elle met la préférence nationale. On parle notamment de la directive de libéralisation des services publics. Vous n'assumez pas la préférence nationale, M. Philippot ? Si, la priorité nationale, on veut même la mettre dans le cadre d'une réforme constitutionnelle qu'on proposera par référendum. Et vous le savez, on y mettra également la proportionnelle, le référendum d'initiative populaire, on y mettra le septennat unique, on y mettra le fait qu'il y aura 300 députés, 300 députés, de discriminer les Français par rapport aux étrangers, vous avez chiffré, M. Philippot ? 200 sénateurs. Attendez, je réponds. Je sais que ça vous gêne quand je réponds.
Vous aurez encore un petit tweet de M. Berger pour vous récompenser comme il l'a déjà fait.
Mais en relation avec Pierre Berger sur le légendaire. Il y a bien un petit tweet.
Laissons les échanges sur les réseaux sociaux à d'autres émotions. Pierre Berger, soutien de Macron. Remarquable papier d'Arnaud, le patron qui est dans le monde qui prédit la victoire d'Emmanuel Macron. Regardez, votre patron vous remercie pour ces beaux papiers. Je vous retourne le compliment de tout à l'heure. C'est la petite médaille,
à son soutien. On va mettre un soutien à cet échange.
Et on est content. La boucle est bouclée. Pourquoi parlons-nous ? Oui, moi, je parlais de libéralisation. M. Philippot ne veut pas assumer la préférence nationale. On m'a invectivé au moment où j'ai parlé. Parce que je déroulais le programme. Je suis désolé. Donc, effectivement, il y a l'idée d'un progrès social qui doit être revu par rapport aux normes de l'Union européenne. Dans la politique d'austérité de l'Union européenne, il faut quand même le savoir, il y a en France, enfin, il y a au niveau de la Commission de Bruxelles des grandes orientations de politique économique qui sont décidées, qui sont diffusées par la Commission de Bruxelles qui demandent la loi travail.
La loi travail, elle ne vient pas de nulle part. Elle vient de là, la loi El Khomri. Nous, on veut l'abroger. Si on ne fait jamais le lien avec ce que veut l'Union européenne, c'est-à-dire libéralisation des services publics, austérité générale, refonte et révision et démantèlement complet du droit du travail, eh bien, on ne comprend pas pourquoi il y a une régression sociale aussi forte. Si on ne va pas sur le sujet du protectionnisme, de l'euro, de l'interdiction faite par les traités du patriotisme économique, l'interdiction de soutenir nos PME françaises dans les marchés publics, on ne comprend pas pourquoi la France se désindustrialise. C'est ça que je dis à monsieur.
Alors, aujourd'hui, on peut continuer à croire tous ceux qui sont simplement des porte-parole de la Commission, que ce soit les candidats de l'UMP, du PS ou de M. Macron, et croire que ça va s'améliorer. Mais ça ne va pas s'améliorer dans ce contexte parce qu'ils sont dans ces dogmes-là. Après, je réponds sur la première réponse. On se présente aux élections européennes. Oui, on se présente aux élections européennes avec un programme clair. Figurez-vous qu'on est même arrivé en tête aux élections européennes. On a fait 25% des voix. Et donc, oui, nous défendons ce programme qui n'est pas favorable à l'Union européenne, mais nous le faisons dans les instances européennes.
C'est le mandat qu'on a des électeurs. Avec la même logique. Alors, reprochons à M. Mélenchon de se présenter dans les élections de la Vème République puisqu'il veut se débarrasser de la Vème République pour une sixième. Reprochons à tous ceux qui présentent, comme je crois l'UMP ou M. Macron, des candidats aux élections départementales alors qu'ils veulent se débarrasser du département. C'est la même logique idiote. Le reproche, M. Philippot, a été fait d'un système de financement qui vous permet de financer votre parti grâce aux assistants parlementaires. Non, ce n'est pas ce que disait M. D'ailleurs, c'est assez faux, mais ce que disait M.
Il nous déniait même le droit d'être élu au Parlement européen parce que, effectivement, nous nous battons pour la souveraineté nationale. Ben oui, désolé. On applique notre programme, celui qu'on a présenté aux électeurs en 2014 lors des élections européennes. des patriotes. Il est pour l'Europe des nations libres. Nous l'assumons et c'est pour ça qu'on a été élu. Il n'y a pas un paradoxe à vous présenter comme le parti des classes populaires et des plus pauvres alors que Marine Le Pen et son père se voient redresser fiscalement sur l'impôt sur la fortune et sont quand même des gens parmi les plus riches qui soient. Est-ce qu'ils ne sont pas eux-mêmes le système ?
Je ne suis pas sûr que Marine Le Pen soit parmi les gens les plus riches qui soient. Non, non, je pense qu'on dégage. Il y a un sujet à l'impôt sur la fortune dans la vie politique française bien, bien, bien des candidats qui sont infiniment plus riches que Marine Le Pen. Arnaud Le Parmentier fait référence. Elle ne s'est pas faite redresser. Vous confondez avec M. Macron qui lui s'est fait redresser sur l'ISF. Le FISC considère qu'elle sous-évalue sa maison à Reveille-Malmaison et la maison familiale à Saint-Cloud. Il y a une discussion et il n'y a pas de décision. Le FISC considère cela. Il y a eu une décision sur M. Macron. Mais le FISC considère cela.
Non, il y a une discussion pour l'instant. Pour essayer de régler ce manque à gagner pour le FISC. Maintenant, vous voyez, moi je vois... Je ne sais pas s'il faut leur faire confiance. On parle de patrimoine. Je vois Macron. Il a gagné 3 millions d'euros chez Rothschild en 3 ans. Il a un peu d'impôt là-dessus. Je suis d'accord qu'il est pris. Donc, il ne lui reste plus 3 millions. Mais un an plus tard, il déclare un patrimoine 20, 25, 30 fois inférieur à la haute autorité quand il a été nommé ministre en 2014. Un patrimoine inférieur à la moyenne des Français. Oui. Voilà. Et 20, 25 fois inférieur à ces sommes qu'il a gagnées. Donc, soit M. Macron n'a pas tout mis. Je n'en sais rien.
Je ne l'accuse pas. Mais c'est peut-être qu'il faut que la haute autorité enquête un petit peu. Soit il a été extrêmement dépensier. C'est ce qu'il semble assumer. Et à ce moment-là, c'est un très mauvais gestionnaire de ses propres deniers. Donc, comment voulez-vous qu'il gère demain les deniers de la France si lui-même s'est mis en situation de ruine personnelle incapable de gérer son propre argent ? Moi, je pose un problème. Est-ce qu'on peut confier les clés de la Maison France à quelqu'un qui gère aussi mal ses affaires personnelles ? Donc, sur François Fillon, vous considérez qu'il y a une enquête et qu'il ne faut pas trop se mêler de ça.
En revanche, sur Emmanuel Macron, vous considérez qu'il faut commencer à y aller, qu'il y a des choses inquiétantes. Ah non, mais Fillon, je veux que tout aille jusqu'au bout. Je m'interrogeais juste sur le timing qui ne surprendra pas. Emmanuel Macron, vous faites peur au Front National plus que François Fillon vu les sondages. C'est Emmanuel. C'est une vraie question politique pour Nathalie Saint-Clic. Écoutez-la. Manifestement, vous ciblez Emmanuel Macron et vous avez l'air d'avoir un peu plus de bienveillance vis-à-vis de François Fillon et simplement parce que Emmanuel Macron est plus près de vous dans les sondages. Où est le candidat qui vous inquiète le plus actuellement ?
Non, moi, les histoires de Fillon, remboursement du mariage ou de l'argent de poche, etc., les costards, etc. Non, on ne parle pas de cela. Si, on parle des affaires violents. Non, mais je n'ai pas du tout de bienveillance pour cela. Je pense que les Français se sont fait leur opinion sur le rapport de cet homme à l'argent et le contraste par rapport à ce qu'il disait pendant la primaire et le contraste quand il promettait de partir en cas de mise en examen et qu'il ne le fait pas. Je ne dis pas qu'il avait raison de dire cela, mais c'est lui qui l'a dit. Mais je dis simplement qu'en France, on respecte le principe d'égalité de notre Constitution et de notre République.
Liberté, égalité, fraternité. Donc, s'il y a une suspicion sur quelqu'un et qu'une autre personne fait la même chose, il faut que la suspicion soit étendue à tout le monde. Mais je ne dis pas que les gens sont coupables.
Et vous semblez considérer qu'Emmanuel Macron est plus dangereux que François Fillon ?
Non, moi je pense que Macron, au contraire, c'est un parfait opposant politique parce qu'il incarne vraiment le mondialisme face au patriotisme. Il incarne vraiment, si vous voulez, moi je pense qu'il veut larguer la France complètement dans son identité nationale jusqu'à dire qu'elle est coupable de crimes contre l'humanité, qu'il n'y a pas de culture française, que les arts français, il ne les a jamais vus, je le cite. Il veut vraiment liquider le modèle social. Il veut liquider la souveraineté française. Il veut même un gouvernement de la zone euro. Et donc, peut-être à terme un impôt européen, je pense qu'il est le candidat du système financier et bancaire.
Ça me paraît absolument évident. Donc, de ce point de vue, il est un parfait opposant parce qu'il est à l'opposé idéologique. Vous n'êtes pas du système. Vous n'êtes pas du système. Arnaud Leparmentier, vous n'obéissez jamais. Est-ce que vous avez démissionné de la fonction publique ? Non, je n'ai pas de raison de démissionner de la fonction publique. Donc, vous, vous restez dans le système. Je suis en disponibilité. Je ne gagne pas un centime de la fonction publique et ma carrière n'avance pas. Mais vous avez cette petite réserve. Oui, mais moi, je ne suis pas né avec une cuillère en argent comme d'autres dans la bouche et je n'ai pas pantouflé chez Rothschild, moi.
Mais Emmanuel Macron a démissionné de la fonction publique. Bruno Le Maire a démissionné de la fonction publique. Avant ça, moi, je pense qu'il faudrait interdire le pantouflage. Je n'ai pas pantouflé dans une banque d'affaires pour gagner des millions. Je n'ai pas fait ça. Moi, j'ai servi l'État. Moi, j'ai été au ministère à l'intérieur là où je suis sorti. J'ai servi l'État et ensuite, je me suis présenté aux élections. Donc, je veux dire, c'est un parcours normal et moi, je suis fils d'instit dans le Nord. Donc, ce que j'ai fait, Louis-le-Grand, HEC, Léna, c'est la méritocratie républicaine.
Heureusement que ces grandes écoles ne sont pas fermées aux gens qui viennent des classes populaires ou des classes moyennes. Donc, vous gardez votre corde de rappel pour travailler pour l'État. Mais vous savez pourquoi le statut des fonctionnaires avait été créé après la guerre ? Pour qu'ils soient indépendants. C'était justement pour que les fonctionnaires ne soient pas soumis aux pressions politiques. Voilà. C'est pour ça qu'il avait été créé. Je pense qu'il ne faut pas le détruire et qu'il faut même dégeler le point d'indice. Enfin, il a été un petit peu dégelé là récemment, mais vraiment le dégeler parce qu'on voit une fonction publique de plus en plus précarisée.
Françoise nous appelle des Pyrénées orientales. Bonsoir Françoise, pardonnez-moi. Bonjour et bienvenue.
Bonjour France Inter. Merci de me donner la parole.
Nous vous écoutons.
Une petite remarque préliminaire. Monsieur Philippot affirme que notre chômage est dû à l'euro. Or, nous avons des voisins, ne serait-ce que les Pays-Bas qui ont l'euro et qui ont un chômage beaucoup inférieur au nôtre. Ça, c'est une remarque.
Maintenant, je voudrais, quand j'entends Mme Le Pen qui veut s'occuper de tout le monde, de la détresse des ouvriers, de la détresse des agriculteurs, des centres-villes qui se vident, des déserts ruraux, des déserts médicaux, j'en pense des meilleurs sûrement, j'aimerais savoir, mais de façon très concrète, pas des grands discours en attaquant les autres, je voudrais savoir comment elle va s'y prendre, quels seront les financements et d'où viendront ces financements. Et puis, une dernière remarque en dehors de ma question, une remarque tout à fait personnelle, le refus de se présenter devant les juges n'est-il pas un aveu de culpabilité ?
Voilà, je vous remercie de me répondre rapidement et de façon concrète.
Merci Françoise. Florian Philippot vous répond concrètement, il a sorti une feuille de sa pochette. Bonjour madame, je vous salue. Peut-être sur cette dernière question ? Attendez, il y avait une première remarque ? Ah oui, sur les Pays-Bas, le chômage.
Les Pays-Bas, vous savez, c'est la zone marque, traditionnellement, donc c'est exactement ce que j'ai dit tout à l'heure, l'euro est une monnaie taillée pour l'Allemagne et la zone marque, mais pas du tout taillée pour la France, l'Italie, l'Espagne, la Grèce et d'autres pays à être trop faibles pour ces pays qui en bénéficient, qui accumulent les excédents, trop fortes pour les nôtres, qui voient leur industrie partir et accumuler les déficits. Je rappelle qu'en janvier, on a fait le plus fort déficit commercial historique de toute l'histoire de France. Autre volet de la question de Françoise. Mais il n'y a pas de l'euro du tout qui est responsable du chômage.
Autre volet de la question de Françoise. Est-ce que le fait de refuser de venir aux convocations des juges n'est pas un avis de culpabilité, vous demande Françoise ? Non, on a répondu 100 fois à cette affaire-là. Au contraire, Marine Le Pen, c'est que... Quelle est la raison pour laquelle elle ne se rend pas à la convocation des juges ? J'ai déjà répondu, monsieur, à cette question-là. Je ne m'en souviens plus. Vous avez oublié ? Oui. Rappelez-moi la raison. Vous avez une toute petite mémoire. Oui, toute petite. Alors, je vous le dis parce qu'elle avait demandé l'ouverture d'une information judiciaire il y a un an et que ça lui a été refusé.
Mais vous retrouverez, vous remettrez la bande en arrière, on en a parlé pendant un quart d'heure. Maintenant, il y avait une autre question, je crois, de madame. C'était quoi ? François, vous êtes avec nous ? Les économies. Comment on finance ? Comment on finance ? Vous avez eu un plan. Il faut être précis. On aide les agriculteurs, on aide les retraités, on aide tout le monde. Comment on fait concrètement ? Oui, on assume qu'il y a un problème de pouvoir d'achat en France. Ceci dit, il y a des économies qui ne sont pas faites. Soit on les fait sur le dos des Français, on augmente la TVA ou la CSG ou on détruit la sécurité sociale.
Soit, d'abord, on relance la machine économique pour créer de la croissance. On partage de richesses qu'on ne crée. Donc, il faut créer des richesses, il faut relancer la croissance. On n'est pas condamné au 0 ou au 1% de croissance par an. Il faut donc faire du patriotisme économique. Revenir, je vous l'ai dit, sur le programme économique, on va aider nos PME, on va aider l'innovation, notamment avec des baisses de charges et un impôt sur les sociétés plus juste également, au-delà des grandes réformes par rapport à l'Europe dont je vous parlais. Mais on va faire aussi des économies, mais juste, parce qu'il y a une mauvaise dépense publique et il y a une bonne dépense publique.
Il y a même un investissement public. Le service public, c'est un investissement, on ne va pas renier dessus. Alors, les économies ? Personne ne regrette les autoroutes ou les rails, etc. Par contre, il y a des mauvaises dépenses publiques. Par exemple, on pourrait faire beaucoup d'économies sur la réforme territoriale. Nous, on souhaite passer de six niveaux à trois niveaux d'administration. Vous supprimez les régions ? Les collectivités régionales, les intercommunalités et donc l'Union européenne pour arriver aux communes, départements, État. Tout ce qui relève de la proximité ira vers les communes et les départements.
Par exemple, on mettra collèges et lycées en chambre dans les départements et non plus séparés entre départements et régions. Et donc, les personnes... Mais ça met du temps avant d'être rentable, ce genre de choses. On le sait. C'est que ça met du temps avant de pouvoir faire des véritables économies. C'est pas la chale d'un quai là, manifestement. Si, parce que déjà, immédiatement, vous n'aurez plus, c'est pour les régions, 2000 à peu près élus régionaux rémunérés, les conseils économiques et sociaux régionaux rémunérés, les intercommunalités, je crois que c'est la Cour des comptes qui avait ciblé plusieurs dizaines de milliers d'emplois doublons par rapport aux communes.
Combien de 100 ans en arrière ? Communes, départements, État ? Non, les collectivités régionales, c'était en 86. Donc, c'est pas il y a 100 ans. J'étais même né, donc c'est pas il y a 100 ans. Et les intercos, c'est même la fin des années 90, début des années 2000. Donc, c'est encore moins il y a 100 ans. Et ça, vous estimez à combien le montant économisé avec cette réforme territoriale ? Eh bien, réforme territoriale et institutionnelle, puisqu'on va aussi réduire massivement le nombre de députés, de sénateurs, etc., 10 milliards d'euros. 10 milliards d'euros. De la même manière, sur la santé, par exemple. Soit on détruit la sécurité sociale, soit on fait des économies intelligentes.
Et nous, on veut les faire. Je vous donne quelques exemples. La vente à l'unité du médicament, qui a été estimée à une économie d'à peu près 2 milliards d'euros par an, au lieu d'accumuler des boîtes qu'on jette ensuite et de faire dépenser par la sécurité sociale. Accélérer le généricage des médicaments. Ça a été estimé à 5 milliards d'euros par an. Faire mettre en place des économies de gestion, le virage numérique. Il y a un vivier de start-up français. Mais la préférence nationale, ça ne fait pas faire des économies. Je ne comprends pas que vous n'en parliez pas. Depuis tout à l'heure, vous ne voulez pas me parler de ce que va permettre la préférence nationale.
Donc, est-ce que vous pouvez me chiffrer quelle économie vous faites avec la préférence nationale ? Le but n'est pas une économie de chiffrage en matière de priorité nationale. Le but, c'est une mesure politique. C'est de dire, voilà, vous êtes français, vous avez la nationalité française et vous avez une priorité d'accès, par exemple au logement social ou une priorité d'accès à l'emploi avec cette taxe sur les étrangers qui existe, sur les travailleurs étrangers, qui existe déjà aujourd'hui mais qui est limitée aux extra communautaires. Nous, on ne veut pas faire de discrimination. Un Chinois ne vaut pas moins qu'un Allemand.
Donc, on va mettre cette taxe mais pour l'ensemble des étrangers qui soient travailleurs communautaires ou extra communautaires. C'est ça, la priorité nationale. Donc, en fait, le système social français n'est pas en difficulté du fait des étrangers. Si je comprends bien ce que vous venez de me dire, ce n'est pas le problème. Par exemple, la clandestinité, donc l'aide médicale d'État, alors c'est pris sur le budget de l'État, mais ça vient des mêmes poches qui sont celles des contribuables, c'est un milliard d'euros par an. Donc, il faut supprimer l'aide médicale d'État réservé aux clandestins. Et quand quelqu'un est très malade est pris dans la rue, on le soigne ou on ne le soigne pas ?
Oui, bien sûr, et on le soignera. Donc, ça coûtera la même chose ? Non, parce que ce n'est pas que ça, l'aide médicale d'État. Bien sûr que ce sera conservé pour ceux qui sont sur le point de mourir, évidemment, mais ça existait déjà, ça, avant l'aide médicale d'État. Vous savez, l'aide médicale d'État, ce n'est pas la révolution française, c'est l'an 2000, c'est Lionel Jospin. Donc, il y avait des dispositifs auparavant, on mettra en place ces dispositifs-là. Mais c'est vrai qu'on a vu que ça a créé une pompe aspirante de l'immigration clandestine. Mais je parlais des économies.
Vous savez, l'Union européenne, ce n'est pas qu'une source de mauvaise politique, c'est aussi une source de coûts. Puisque chaque année, on donne 22 milliards à l'Europe, elle nous en rend 13. Dont la PAC, et dont tous ces autoroutes, tous ces routes, tous ces collèges,
On en a bénéficié pendant 30 ans, c'est peut-être normal qu'on aide la Pologne à se développer comme on a été aidé par les Allemands par la PAC de l'année 60. Non, parce que moi,
je pense que cet élargissement a été complètement déraisonnable. L'élargissement de 2004 et puis encore un petit peu après a été déraisonnable. Et nous souhaitons mettre fin à cet incroyable déficit qui fait qu'on donne chaque année 9 milliards de plus que ce qu'on reçoit. C'est considérable, 9 milliards d'euros. Voilà, pour la réponse. De la même manière, il y a certaines grandes entreprises qui font la défiscalisation et qui refusent de rembourser. Eh bien, nous allons mettre en place une loi qui fera qu'elles ne pourront plus accéder au marché public si elles refusent de se régulariser. C'est trop facile, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.
Voilà, il y a plein de choses à aller chercher. On a compris certains de vos éléments. On repasse au standard où nous attend Frédéric. Vous nous appelez Frédéric de Grandville. Bonjour et bienvenue.
Bonjour à l'équipe de France Inter. Bonjour M. Philippot. Bonjour M. Écoutez, j'ai eu une question à M. Philippot et une remarque à France Inter. Bonjour aux étés d'or de France Inter d'ailleurs. M. Philippot, vous êtes vraisemblablement, grâce à Marine Le Pen, qualifiée pour le second tour si les sondages ne se trompent pas. Il paraît qu'il y a des sondages secrets qui vous mettraient encore un petit peu plus haut Ah bon, ça c'est autre chose. Moi, je ne les connais pas. Donc, à l'ensemble moment, vous seriez qualifié pour le second tour.
Mais je n'entends pas dans votre discours d'ouverture à des candidats ou des alliances possibles pour, par exemple, abandonner la préférence nationale pour que des gens comme M. Dupont-Aignan ou d'autres puissent se rassembler autour de Marine Le Pen au second tour. Ça, c'est ma question. Donc, pourquoi pas davantage d'un discours d'ouverture ? C'est la première chose. Et la deuxième chose, un petit message en France Inter. Je regrette qu'il y ait de la publicité sur l'entraîne de France Inter maintenant. Et je regrette aussi... Alors, le CSA mesure le temps de parole. C'est très bien. Mais le CSA ne peut pas mesurer la qualité des interviews.
C'est-à-dire, quand on interview quelqu'un du Front National ou quelqu'un comme M. Dupont-Aignan et qu'on hache sans arrêt son discours en le bombardant de questions pour qu'il ne puisse pas développer cette idée, je trouve que pour des gens comme nous qui payons notre devance et qui finançons France Inter ou le service public en général, on aimerait un petit peu plus d'équité. Bon, parfois, c'est difficile avec...
Merci pour votre question, Frédéric.
Mais c'est parfois difficile...
Laurence, Laurence, parfois, c'est difficile, effectivement, d'interroger les candidats. Nous sommes trois sur ce plateau. Les candidats ont envie ou leurs représentants, comme c'est le cas aujourd'hui, ont parfois envie aussi de développer beaucoup d'idées. Donc, c'est un peu compliqué. Pardonnez-nous. On fait ce qu'on peut. Merci, Frédéric. C'est vrai que la tonalité, et ça se voit de plus en plus, les gens le voient. Enfin, les gens... Moi, j'ai reçu des centaines de messages suite à mon passage hier à On n'est pas couché, chez Ruquier, de gens qui ont vu la différence de ton. De traitement entre vous et d'autres candidats. Les gens se disent, bon, ben voilà.
Il y a les copains du système et il y a ceux qui ne sont pas copains du système. Le système, on en a déjà parlé tout à l'heure, on ne va pas y revenir. Sur la question que posait Frédéric à l'instant, il parle de Nicolas Dupont-Aignan. François Asselineau est lui aussi l'un des candidats qualifiés pour cette élection présidentielle, l'un des onze de l'Union populaire républicaine qui pourrait peut-être faire une alliance avec vous au second tour. Écoutez-le, voici ce qu'il dit de lui.
Je ne me diquerai pas spécialement comme souverainiste et anti-système. Moi, je veux rendre aux Français leur démocratie. Je propose depuis dix ans, depuis dix ans, sans jamais changer d'avis, de sortir de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN. J'ai dit que nous mettrons en œuvre, lorsque je serai installé à l'Elysée, l'article 50 du traité de l'Union européenne qui permet de sortir juridiquement et sereinement de l'Union européenne et de l'euro. C'est d'ailleurs ce que vont faire les Britanniques. Je veux sortir la France de l'OTAN plus généralement. Vous savez ce que disait Charles de Gaulle ?
Il disait lorsque le pacte de Varsovie se sera effondré, lorsque le communisme aura disparu, eh bien, l'OTAN devra disparaître. Actuellement, la France est placée sous la tutelle de l'OTAN. En fait, nous sommes devenus un pays satellite de Washington qui nous entraîne vers des guerres illégales et néocoloniales, notamment au Moyen-Orient.
Florian Philippot, M. Asselineau est un allié potentiel pour le second tour ? Je ne crois pas du tout que ce soit sa démarche. Mais je veux dire, moi, je suis plutôt heureux qu'il ait pu avoir ses signatures. C'est vrai qu'il a développé son parti. Il n'avait pas accès du tout, du tout aux médias, ce qui était peut-être anormal. Il a eu ses signatures. C'est le signe qui représente quelque chose. Donc c'est heureux comme M. Poutou, comme d'autres, qu'il ait pu avoir ses signatures. Maintenant, nous, ce que nous souhaitons, si vous voulez, oui, à l'article 50, bien sûr, c'est celui qu'on utilisera si on sort de l'Union européenne.
On souhaite qu'il y ait ce référendum parce que c'est un sujet tellement engageant, tellement important sur le modèle du Brexit qu'il faut que nous ayons cette discussion. Attendez,
indépendamment...
Mais pour répondre à madame aussi, pour ne pas l'ignorer... Pour revenir à la question
de l'auditrice, avec qui ?
Parce qu'on dit toujours qu'au deuxième tour, on essaie de rassembler, donc de s'ouvrir aux autres. Avec qui vous pourriez faire quelque chose ? Je ne parle pas forcément de François Asselineau ou de Nicolas Dupont-Aignan. Est-ce qu'il y a d'autres ? Est-ce qu'il y a une partie de la droite de chez François Fillon ? Est-ce qu'il y a des gens avec lesquels vous pourriez... Des gens comme M. Wauquiez dont on a dit qu'il n'était peut-être plus Marion Maréchal, Le Pen, non pas Parachaliste, compatible ? Est-ce qu'il y a des possibilités de s'ouvrir et à qui ? Florian Philippot. Vous savez qu'on a...
D'ailleurs, je répondrai en même temps à vous et à madame, nous avons plusieurs fois déjà dit à Nicolas Dupont-Aignan puisqu'elle en parlait que nous sommes totalement prêts à travailler avec lui et que ce serait même très bien parce que nos adversaires savent s'unir au second tour. Il faut que nous aussi on soit unis, ils s'ouvrénissent les patriotes. Et donc, oui, bien sûr que nous ouvrons les bras à tous les patriotes qui viennent de gauche ou de droite, mais on ne va pas raisonner par appareil, ça n'a pas de sens. On ne va pas faire d'alliance demain avec des appareils. Si on ne raisonne pas par débauchage individuel ni par appareil ni par parti, on ne voit pas comment vous pouvez...
Non, mais sinon, vous savez ce que ça donne ? Ça donne les discussions interminables de Hamon avec Jadot, avec Mélenchon et ça n'a pas de sens et ça tue une campagne. De la même manière, Macron avec Robert Rue, Bayrou, il avait dit du mal de lui il y a six mois. Enfin, tout cela, c'est quand même pas la vraie politique. La vraie politique, c'est vous entraîner un rassemblement sur des convictions, vous assumez vos convictions et vous adressez directement aux Françaises et aux Français. Après, il peut y avoir des personnalités politiques qui ont un discours proche du vôtre et elles savent déjà, puisqu'on l'a déjà dit une nombreuse fois, que nos bras sont ouverts.
Arnaud, le parlementer et on repasse au standard une dernière fois. Juste après la présidentielle et les législatives, pendant ce temps-là, qu'est-ce qui se passe si Bernard Cazeneuve ne remet pas sa démission comme c'est la coutume mais pas la lettre de la Constitution ? Est-ce que vous êtes sûr que vous pourrez nommer un Premier ministre ? Florian Philippe Aume. C'est-à-dire que si Marine Le Pen est élue et président de la République et que Bernard Cazeneuve reste, ça me paraît très, très, très, très improbable. C'est possible ? Je pense qu'il aurait du mal à sortir de chez lui et tout, parce que ce serait tellement honteux de sa part. Vous ne craignez pas de résistance ?
En réalité, je pense que c'est impossible. Il est déjà tellement aujourd'hui impopulaire, perçu comme d'une incompétence rare. Bernard Cazeneuve ? Non, non, non, ce n'est pas le plus impopulaire. Ce n'est pas le plus parce qu'ils sont tous au fond du trou mais globalement, il est quand même aussi un peu... Enfin, je veux dire, Bernard Cazeneuve aujourd'hui qui a très bien géré les attentats.
Qui a connu énormément d'attentats sous son ministère, qui n'a pas géré cette affaire, qui n'a pas démissionné quand il y a eu les attentats, qui n'a pas voulu totalement faire la transparence sur ce qui s'est passé à Nice puisqu'ils s'en sont pris tout de suite à cette policière municipale, Mme Bertin, etc. Non, M. Cazeneuve, je considère que c'est un très, très mauvais ministre de l'intérieur et aujourd'hui, un Premier ministre complètement inexistant. C'est peut-être pour ça d'ailleurs qu'il surnage un tout petit peu dans les sondages parce qu'il est transparent. Voilà, il est transparent. Bon, ceci dit, non, bien sûr que non, Cazeneuve ne resterait pas.
Parce que, vous savez, ce qui est plus fort que tout en République, c'est la volonté populaire. Les Français auront parlé par les urnes massivement et M. Cazeneuve ne pèse rien par rapport à tout ça. Il n'est rien, il ne sera plus rien, il le sait. Andres, vous nous appelez, je vais y arriver, du Cantal. Bonjour, bienvenue. Florian Philippot vous écoute.
Oui, bonjour. D'abord, merci à France Inter d'avoir pris mon appel. Voilà, M. Philippot. Alors, j'ai une petite réflexion. Tout simplement, moi, j'ai 57 ans et j'ai mal à mon pays. J'ai mal à mon pays car j'ai toujours appris dans l'histoire, à l'école, que l'Europe nous permettrait peut-être d'éviter ces sempiternels conflits qui sont liés tout simplement à des êtres qui jouent sur la peur des autres. Et je crois que cela nous amènera dans une impasse inexorable car d'autant plus de réfugiés arrivent maintenant, d'autant plus des centaines de milliers arriveront vu l'état de la planète. Voilà ma réflexion. Maintenant, ma question.
En cas d'arrivée de Marine Le Pen au gouvernement, j'aurais voulu savoir, je pense qu'il y aura une troisième mi-temps, comment allez-vous pouvoir gouverner si vous ne tenez pas la législature, comment allez-vous faire vos alliances au niveau des départements, des régions, au niveau des élus, avoir des gens de métier, des gens intelligents pour pouvoir avoir le nombre de députés suffisant qui vous permettrait de mettre à bien cette politique qui, je pense, c'est mon fort intérieur, nous mènera forcément dans l'intérêt. Andrés, on va laisser Florian Philippot vous répondre.
Florian Philippot répondait à Andrés et puis on accueille Damien Leloup de Pixels du Monde. Comme vous dites, monsieur, si on passe, c'est que le peuple l'aura voulu. Donc, on ne pourrait pas parler à la place du peuple. Et le peuple se fera respecter et bien sûr qu'il y aura une confirmation et probablement une amplification de la majorité législative. Oui, c'est ce qui se produit traditionnellement. Je pense qu'il y aura une vague bleu marine pour être tout à fait honnête. Si Marine Le Pen a plus de 50% des voix dans une élection où il y a plus de 80% de participation, il y aura derrière, ça veut dire, je ne sais pas, 18 millions de voix ou 19 millions.
Ça veut dire qu'il y aura derrière une vague bleu marine et une large majorité mais qui dépassera largement le Front National. Je reviens à ce que j'ai dit. Nous sommes ouverts à l'Assemblée nationale. Maintenant, vous savez, on avait annoncé dans les villes-front qu'il y aurait des émeutes toutes les semaines, que dans les quartiers plus difficiles de ces villes, ce serait compliqué. Ce n'est pas du tout ce qui s'est produit. C'est au contraire. Il y a eu un apaisement et encore une fois, sur les peurs. Il faut au contraire regarder sereinement la démocratie parce que certains veulent créer un climat d'hystérisation autour des élections aujourd'hui. Chaque élection serait une menace.
On nous annonce déjà l'Italie l'année prochaine d'une menace pour l'Europe. L'élection est une menace. Comment peut-on parler comme cela ? À quel point est-ce qu'on régressait dans l'état d'esprit démocratique pour que chaque fois qu'il y a un référendum ou une élection en Europe, on dise que c'est une menace ? Mais c'est gravissime. Ça veut dire que le peuple parle, c'est une menace. Ça veut dire que ce système est à bout de souffle. Il sait très bien qu'il ne tient plus que sur quelques-uns qui le font tenir mais que la volonté populaire bientôt le fera partir en l'air. Quant à la guerre ou à la paix, c'est un argument de terrorisme intellectuel cela.
On ne peut pas discuter de l'organisation de l'Union européenne parce que la guerre est la paix. Non, non, non. On doit pouvoir discuter de ce que nous imposent les traités sereinement. Il n'y a pas de chantage entre vous gardez l'Europe et Bruxelles tel que c'est aujourd'hui ou c'est la guerre. Ça c'est un chantage et c'est faux. Moi je vois, j'ai vu des assassinats de masse en France. Ce n'est pas le fait du patriotisme français. C'est le fait du terrorisme islamiste. C'est le fait de notre naïveté, de notre vulnérabilité. 13h52, nous accueillons Damien Leloup.
Question politique sur France Inter en partenariat avec Le Monde.
L'équipe des Pixels du quotidien Le Monde. Bonjour Damien. Vous vous arrêtez sur la campagne en ligne du Front National.
Oui, bonjour Florian Philippot. Bonjour. Vous êtes venu sans votre tasse à café aujourd'hui. C'est vrai. Alors pour nos auditeurs qui ne suivent pas l'actualité de YouTube, je vous pose la question parce que vous avez lancé en début d'année votre chaîne sur YouTube dans laquelle vous apparaissez toujours avec une tasse rouge à la main au moins au début de la vidéo. Donc cette chaîne YouTube elle a démarré très fort. Depuis un mois, vos vidéos plafonnent un peu plus aux environs de 20 000 vues par vidéo. Alors c'est loin d'être ridicule mais ce n'est pas non plus un succès gigantesque.
Pour quelqu'un comme vous qui a fréquemment accès aux médias, c'est quoi l'intérêt de cette chaîne YouTube ? Florian Philippot. Oui, on a bénéficié d'un très fort buzz au départ médiatique donc des vidéos un peu plus vues mais ça fonctionne bien et moi je fais des vidéos de fond. Voilà, je fais des vidéos de fond. Il y en a une nouvelle qui sort aujourd'hui d'ailleurs sur les droits des femmes et j'en ai fait une tout récemment sur le CETA, sur l'euro, etc. Et ça touche peut-être un public plus jeune qui ne regarde pas les émissions politiques, qui n'est peut-être pas en train de nous écouter là maintenant. On en est tous navrés mais c'est comme ça. C'est difficile de vous rater.
Et qui est peut-être plus sur YouTube. Alors YouTube, ce sont des codes différents mais ce sont des codes de forme bien sûr mais en même temps, moi dans ma chaîne, j'y mets du fond et j'y mets le développement d'idées. Je prends des cartes, je prends des frises, j'essaie d'être pédagogue. Dans les codes, vous utilisez aussi beaucoup ceux des forums blabla du site jeuxvideo.com Et ma tasse est pleine de café contrairement à ce que je lis. Enfin, pas pleine à ras-bord mais il y a du café. C'est pas très carré à l'image. Je bois une tasse vide, non.
Par contre, ce qui est confirmé, c'est que sur le dessous de la tasse, il y a un petit clin d'œil, une petite référence au forum du site jeuxvideo.com C'est un endroit aussi où vous faites campagne. Moi, non. Mais je sais que ce forum est peut-être le plus animé de tout le web, de tout Internet. Et il m'a, en fait, pourquoi j'ai fait ce clin d'œil ? Parce qu'avant même que je lance ma première vidéo, ce forum 18-25 de jeuxvideo.com avait parlé de ma chaîne et m'avait diffusé cette chaîne. Donc, je les ai remerciés par ce petit clin d'œil.
C'est aussi un forum qui est connu pour être particulièrement remuant.
Cette semaine, après la fusillade de grâce, le père du lycéen qui a été arrêté les armes à la main dans le lycée a vu sa page Facebook couverte de centaines de commentaires insultants, menaçants, qui reprenaient les codes du forum. C'est pas un peu gênant pour vous d'être en lien direct avec un endroit comme ça qui sort aussi des choses.
Moi, je ne stigmatiserais jamais tout un forum parce que vous avez des individus qui font, je pense que vous savez, le pas d'amalgame, il faut l'appliquer à tout le monde. Il ne faut pas stigmatiser tout un forum qui doit concentrer des milliers, peut-être des dizaines de milliers de personnes parce que vous avez des oseaux qui ont mis des choses inacceptables, je n'ai pas vu d'ailleurs de ce qu'on va vous parler, mais je vous crois, sur des pages Facebook ou sur des réseaux sociaux dont on est tous victimes d'ailleurs. C'est vrai que sur des réseaux sociaux, il y a du très très bon, mais il y a aussi parfois des gens qui se lâchent. Plus généralement, on sait que le FN a été précurseur
en matière de campagne sur Internet, d'utilisation des vidéos sur Internet. Je sais que ce n'est pas votre média préféré, mais Libération a fait cette semaine une étude assez complète en analysant tous les contenus qui étaient les plus partagés sur Facebook. Et une des surprises de l'étude, c'est que dans le top 30, en fait, il y a très peu de contenus qui émanent de médias proches du FN et que ce sont plutôt des vidéos du collectif Osons Causer qui est classé à gauche ou de médias de gauche, de médias part qui sont dans le classement. On ne retrouve que deux contenus qui sont proches des idées du FN dans cette liste. Est-ce que vous avez une explication à ça
au fait que finalement vos contenus soient moins partagés que ceux d'autres formations politiques qui sont moins avancées que vous dans les sondages ?
Je n'ai pas toutes ces informations. Moi, ce que je sais, c'est que la page Facebook de Marine Le Pen est celle qui a le plus de fans de tous les candidats à la présidentielle. Sur Twitter, elle est très très élevée aussi. On a plusieurs cadres du fond dans des pages ou des comptes Twitter qui sont très suivis ou très vus. Ça se diffuse. Après, si on n'est pas encore en tête, il faut qu'on s'améliore. Voilà, c'est tout. Voilà, on va faire mieux. Merci Damien. Vous avez d'autres questions à Florian Philippot, non ? Je peux laisser la parole. Alors, on peut laisser la parole. On peut peut-être passer au standard très rapidement avec Athème qui nous appelle de Paris.
Athème, êtes-vous en ligne avec nous ? Oui, je suis toujours en ligne. Posez votre question rapidement à Florian Philippot, s'il vous plaît. Bonjour, bienvenue. Alors, bonjour M. Philippot. Bonjour. Alors, il y a toute une partie de votre programme sur laquelle je ne peux qu'être d'accord. On va faire vite sur tout le volet souverainiste. Mais il y a un point de votre programme qui fera que je ne pourrai pas
du tout voter pour vous. C'est le point 27. En gros, vous considérez qu'on ne peut pas être binational quand on a une autre nationalité extra-européenne, ce qui est mon cas.
Moi, je suis francotundien. D'après vous, je suis plus suspect qu'un franco-allemand. Vous demandez ça, c'est assez problématique. Surtout que, dans mon cas, ce n'est techniquement pas possible. Donc, en gros, vous me demandez de choisir alors que le choix ne m'est même pas permis. On ne peut pas perdre une nationalité tuyenne. Et je trouve, en plus, cette différence, cette distinction entre européens et extra-européens, on va dire suspecte pour ne pas dire autre chose.
Florian Philippot, votre réponse en une minute. Merci à thème de votre question. Non, mais déjà, dans le point 27, c'est écrit européen, mais Marine Le Pen a ajouté qu'il y aurait des possibilités de conventions bilatérales avec certains pays et que ce n'était pas rétroactif. Ce n'est pas rétroactif. Donc, c'est une disposition pour l'avenir. Je ne sais pas si ça peut... J'ai eu cette discussion avec un franco-marocain tout récemment qui m'a dit exactement la même chose que vous. À la fin de la discussion, il votait pour nous. Bon, voilà, thème. J'espère que vous avez obtenu une réponse. Merci, Florian Philippot, d'avoir passé ces deux heures avec nous dans Questions politiques.
Merci à Nathalie Saint-Cricq, merci à Arnaud Leparmentier et à Laurence Perron, à Damien Leloup aussi, des Pixels du Monde. Dimanche prochain, un autre invité. Et d'ici là, le premier débat des candidats, des principaux candidats, demain soir, sur À la Télévision.