Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingyoutube.com· 16 octobre 2026 81 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsLogementÉconomie & entreprisesBudget & impôts

Discours d'ouverture – 36e convention d'Intercommunalités de France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 74 %Attaque 16 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:07Fait
    « Injustice en direction des intercommunalités qui ont été lourdement frappées. Vous êtes ici sur le territoire qui rapporté au nombre d'habitants a eu la plus forte ponction de l'État. »
  • 11:17Promesse
    « Quand enfin aurons-nous de vraies lois de décentralisation ? Quand quand transférerons-nous définitivement la politique du logement au territoire parce que nous savons mieux le faire que l'État ? »
  • 19:16Chiffre
    « Dans notre intercommunalité, 70 % madame la ministre de la ressource fiscale économique que nous percevons repart immédiatement en attribution de compensation auprès des communes. »
  • 27:40Chiffre
    « Les Pic Pocket de Bery cette année vont nous prendre à nous 95,6 millions d'euros. C'était 120 millions d'euros l'année dernière. »
  • 33:27Chiffre
    « 85 % des Français trouvent l'action des collectivités et des intercommunalités utiles pour eux et pour leur commune. »
  • 59:02non_speechFait
    « Qu'est-ce qui nous permettra d'être efficace en matière de logement ? Ça n'est pas une politique décidée au niveau national. C'est à l'échelle des territoires. »
  • 59:20non_speechFait
    « Ça s'est tellement bien passé que l'État à l'époque a envisagé de généraliser le dispositif. »
  • 1:03:24non_speechFait
    « Un état autoritaire qui produit de la norme universelle et qui confond égalité uniformité, ça ne marche pas. »
  • 1:04:51non_speechPromesse
    « Nous aurons sans doute accompli la suppression de 145 normes et la 146e sera consacrée au gardiens d'église parce que il va la peine. »
  • 1:05:34non_speechChiffre
    « Les mesures de simplification qui sont en place pour certaines qui dépendent aussi d'un texte que l'Assemblée nationale ferait bien de regarder de près permettra d'économiser on est loin tes sommes peut-être plus d'une centaine de millions. »
  • 1:06:15non_speechFait
    « Vous avez eu un exemple quand vous avez examiné les comptes de l'année 2025. Avant vous aviez les comptes de gestion et les comptes administratifs. Et bien là vous avez eu le compte financier unique, un seul document. »
  • 1:07:42non_speechPromesse
    « Il faut donner aux élus locaux des connaissances de leur dotation sur 3 ans. 3 ans, c'est la moitié de votre mandat, c'est la stabilité. »
  • 1:09:50non_speechPromesse
    « Il faut donner aux collectivités de l'autonomie fiscale. Il faut pouvoir aboutir sur la décentralisation. »
  • 1:10:33non_speechPromesse
    « Nous créons une dotation particulière que nous appelons dans le PL dotation ressources durables pour reconnaître l'importance et la valeur des contributions des territoires. »
  • 1:12:02non_speechChiffre
    « La France si nous ne faisons rien, va connaître un déficit de 6,7 %. Nous sommes à 3500 milliards de dettes. »
  • 1:13:29non_speechChiffre
    « Le premier ministre l'a dit, il y a un incontournable, c'est un déficit à hauteur de 5 %. Ça c'est incontournable. C'est notre survie collective. »
  • 1:16:22non_speechFait
    « Le gouvernement a proposé, le parlement dispose et ça n'est pas accablé le parlement que de dire ça. »
  • 1:17:05non_speechChiffre
    « Déficit à 5 % et faire un budget pour la France. Parce que quel que soit le président ou la présidente de la République, le déficit il sera là, la dette sera là, elle se sera aggravé. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Non speech

[musique] [musique]

0:14
Locuteur

A little louder I [musique] a little louder a little louder a little louder [musique] I

0:31
Non speech

[musique]

0:37
Locuteur

Mesdames et messieurs, chers élus, bonjour à toutes et à tous et bienvenue ici au congrès des intercommunalités de France pour cette plaignière d'ouverture qui nous réunit ici tous à Nincerque. [grognement] Alors, vous l'imaginez, c'est pour moi un immense plaisir d'être avec vous ce matin, de vous accompagner tout au long de cette matinée et jusqu'à demain. Pourquoi ?

Parce que nous sommes à l'aube d'un nouveau mandat dans un contexte qui est un petit peu particulier, vous le connaissez, c'est celui de la campagne présidentielle et c'est donc le moment d'évoquer l'enjeu majeur qui est celui de l'avenir de nos territoires et puis surtout de votre capacité à les faire vivre et à répondre aux grandes transformations de la société. Ces grandes transformations, vous les connaissez bien mieux que moi.

Transition écologique, développement économique, services public, logement, mobilité, aménagement du territoire, autant de défis à relever pour vous dans un contexte très difficile de crise, crise géopolitique, crise climatique, crise démographique et bien sûr budgétaire, on aura l'occasion d'évoquer le projet de loi de finance 2027 et ses conséquences pour vous. Alors, comment répondre au quotidien de nos concitoyens et puis surtout comment vous donner les moyens d'agir tout en construisant une vision qui soit cohérente et qui soit ambitieuse à l'échelle nationale.

C'est évidemment tout l'enjeu de ces journées, confronter les expériences, faire dialoguer les élus et faire émerger une vision commune et des réponses concrètes. C'est un nouvel épisode qui démarre maintenant. Euh, il y en a eu un hier, vous y étiez, il y en aura un demain et comme dans toutes les séries et bien parfois on a raté le premier épisode. Alors, je vous propose qu'on regarde ensemble le retour sur la journée d'hier.

2:33
Non speech

[musique]

2:38
Locuteur

Je veux d'abord vous dire une chose toute simple et toute bête. Euh, merci. Merci parce que j'ai profondément aimé être votre président.

2:48
Non speech

[applaudissements]

2:50
Locuteur

Seul, on a des bonnes idées, mais quand c'est collectif, et on y reviendra avec une mention en fin de d'assemblée générale, quand c'est collectif, ça paye. Nos principales ressources évidemment, c'est d'abord les cotisations, plus des tr de nos de nos recettes et ensuite un certain nombre de partenaires et les participations des congressistes au congrès annuel. Euh et on va pouvoir essayer euh techniquement euh de voter avec nos votes électroniques. Donc vous prenez vos vos smartphones. Le nouveau président de notre association est donc Boris Ravignon avec comme président délégué Christophe de Gruel.

[applaudissements] Je crois au bassin de vie, je crois à la mutualisation [musique] et au bloc local. Mais mieux encore, je crois profondément à l'idée de l'intercommunalité, pas par idéologie, mais parce que ça marche.

3:36
Non speech

[applaudissements] [musique]

3:42
Locuteur

Si on veut euh faire un projet de territoire, accueillir de nouveaux habitants, faire de l'économie, et bien il est indispensable de nous redonner du pouvoir. Pour nous, l'urgence aujourd'hui, c'est de dire avec les associations d'élus en faisant un bloc et un front commun que le projet de budget concernant les collectivités n'est pas acceptable et qu'il doit être transformé, modifié, amendé.

4:10
Non speech

[musique] [applaudissements]

4:16
Locuteur

Voilà pour ces moments forts que vous avez vécu en direct et puis demain, on aura l'occasion de revivre ce ceux d'aujourd'hui. Bien sûr, je vous propose sans plus tarder de commencer cette plinière d'ouverture avec Patrice Vergrit qui va nous rejoindre, ancien ministre et président de la communauté urbaine de Dquer qui nous accueille ici aujourd'hui. Bonjour messieurs,

4:37
Non speech

[applaudissements]

4:44
Locuteur

madame la ministre, monsieur le président d'intercommunalité de France, peut-être que je suis le premier à te le dire dans cet exercice là, mais je voudrais associer évidemment à ton action Boris Sébastien, les Sébastien d'ailleurs, c'est Sébastien Mosi qui est là aujourd'hui et Virginie Carolo. Voilà, Virginie, bravo pour votre action. Monsieur le président de région, monsieur le vice-président du département, mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs les élus, mesdames et messieurs, bienvenue à Dinkerc et je pense que vous avez déjà goûté à notre convivialité légendaire. M'a-on dit hier à la poudrière, c'était chaud. Voilà, à Dinquer ça bouge et c'est chaud toujours.

Donc bienvenue dans un territoire chaleureux avec une population qui sait vous accueillir. En général, c'est le discours que j'ai. Je trouve que votre présence aujourd'hui à parce que vous incarnez la France des territoires est assez symbolique. Elle est assez symbolique d'abord parce que sommes à quelques mois de la présidentielle et ici sur ce territoire la montée de l'extrémisme ou la montée du nationalisme en Europe, on a déjà essayé et ça a rasé notre ville. Vous êtes sur les plages de l'opération Dynamo d'où 3400 hommes ont remembarqué vers l'Angleterre il y a maintenant un peu plus de 80 ans, 85 ans même pour être précis.

Cette histoire c'est l'histoire de la destruction de Dunkerk, une ville rasée à 90 % libérée le 9 mai 1945. Il ne restait que 300 habitants à Ninerk et c'est le général de Gaul qui décida ici à Ninerk de reconstruire la ville et de refaire repartir la cité de Jean-Bard. Alors, au moment où notre population s'interroge sur la perte de nos valeurs, sur la perte de nos repères, être à Dinquer qu'aujourd'hui a aussi une signification symbolique historique.

C'est aussi un symbole parce que vous êtes sur une terre de réindustrialisation, une terre qui a été choisie après la Seconde Guerre mondiale pour être un grand bassin industriel français qui a connu une croissance très très forte jusqu'à 212000 habitants à l'échelle de la communauté urbaine puis une désindustrialisation massive au moment où en France on s'était dit que l'industrie c'était pas important et qu'il valait mieux jouer les services en lâchant finalement ces grands territoires français et certains d'entre vous en sont issus et je veux aussi les saluer. Et puis nous avons connu maintenant depuis une douzaine d'années un épisode de réindustrialisation. Vous verrez la ville bouge.

Vous verrez si vous allez sur le terrain du port Ouest à Linkerc un certain nombre de gig factory sortir de terre. Ces 20000 emplois qui sont en train d'arriver sur ce territoire. Nous avons déjà commencé 70 milliards d'investissements, de nouveaux UPR, un champ éolien offshore, de gactory de batterie, même une trisème en perspective plus la diversification dans le carburant déviation durable, les fils d'aluminium et autres data center. Donc c'est une ville en profonde mutation qui est en train évidemment de regarder deux nouveaux enjeux. l'enjeu de la production du logement. Vous verrez quelques grues àerc. Nous avons un défi.

Construire 14000 logements en 12 ans multiplié par 3 ou 4 notre rythme de production de logement à un moment où la crise du logement en France déséquilibre les opérations. Ça veut dire beaucoup d'argent public. la mobilité. Si nous ne faisons rien demain, l'autoroute à 16 sera bloquée et plus personne n'arrivera dans ces industries de demain. Ça suppose de trouver de nouveaux modèles ici. Nous essayons d'inventer le concept d'usine sans parking avec une mobilité collective vers les industries. On essaie d'innover sur ces différents points. D'unker, c'est aussi le symbole de l'injustice de la loi de finance 2026.

Madame la ministre, vous le savez, on s'est déjà exprimé et je ne doute pas que Boris évoquera ce point. Injustice en direction des intercommunalités qui ont été lourdement frappées. Vous êtes ici sur le territoire qui rapporté au nombre d'habitants a eu la plus forte ponction de l'État. Au moment où finalement ce pays doit se réindustrialiser, au moment où sur ce territoire nous payons encore les conséquences de l'industrie, les maladies professionnelles avec des taux de surmortalité supérieure à la moyenne avec un taux de chômage qui était encore il y a une dizaine d'années trois points au-dessus de la moyenne. C'est ce territoire que la loi de finance 2026 a choisi de le de plus ponner.

Évidemment, vous vous doutez bien que c'est symbole d'une injustice majeure qui est très mal vécue par les habitants. Et puis je ne vais pas m'étendre sur le territoire d'Inker puisqu'il s'agit simplement des discours d'ouverture. Permettez-moi simplement quelques mots sur la situation politique actuelle. Nous sommes effectivement à quelques mois d'une élection présidentielle. Nous sommes à quelques mois et nous avons tous le sentiment que notre pays a besoin d'un nouveau souffle. Et je vais même aller plus loin d'une rupture d'une rupture radicale.

Non pas une rupture radicale vers les populismes, je me suis exprimé tout à l'heure, mais une rupture radicale dans l'organisation du pouvoir en France. Notre étage à commun est à bout de souffle et c'est devant la France des territoires que j'ai envie de vous dire les territoires sont probablement une des parties de la solution. Quand enfin aurons-nous de vraies lois de décentralisation ? Quand quand transférerons-nous définitivement la politique du logement au territoire parce que nous savons mieux le faire que l'État ? Nous pourrons demain nous occuper de l'entretien du patrimoine local parce que nous savons le faire mieux que l'État.

Quand nous allons nous occuper demain de la santé de proximité parce que nous saurons le faire mieux que l'État. Oui, les territoires font partie de la solution. Ah, pas que les territoires. Je pense aussi que nos citoyens veulent être davantage consultés. Si l'on entend les gilets jaunes, si l'on entend les lycéens, leur première revendication, c'est d'être écouté, c'est de participer à la décision. Il faut avoir le courage demain de changer notre façon d'organiser le pouvoir en France et de radicalement réorganiser le pouvoir. Que l'État arrête de s'occuper de tout, qu'il se concentre sur quelques points, qu'il doit mieux faire qu'aujourd'hui.

Vous l'avez vu cet été avec l'affaire Liana à quel point l'État n'était pas à la hauteur en matière de justice. On attend des choses précises de l'État, qu'il fasse mieux et donc forcément moins et qu'il nous laisse nous au niveau des territoires et aux citoyens et aux partenaires sociaux l'occasion de pouvoir aussi décider de l'avenir notre pays. C'est le message que je veux vous envoyer de d'querc, un territoire qui retrouve de l'espérance et qui n'aimerait pas entrer en mai 2026 2027 pardon dans une nouvelle forme d'obscurantisme. Je vous remercie.

12:27
Non speech

[applaudissements]

12:31
Locuteur

Merci Partrice Vergrit d'avoir donc ouvert ce cette plaignière pour ce discours d'ouverture. Nous allons maintenant accueillir Valentin Belval, vice-président du département du Nord. Je vous laisse la parole pour cette 8 minutes. Bien mesdames et messieurs, bonjour à toutes et tous. Il m'est donné de prendre la parole quelques minutes ce matin. Alors évidemment, je commencerai par remercier Patrice de son accueil aujourd'hui à Dainquerkc.

Il se trouve que je m'exprime en tant que vice-président du département mais aussi en tant que voisin puisque je suis euh président de l'agloo voisine et nous avons depuis 6 ans développé des liens et des partenariats qui font que nos territoires ont compris euh que nous sommes plus forts quand nous nous entendons dans l'intérêt de de nos territoires. Je vous transmets le salut amical de Christian Poiret, président du conseil départemental qui, hasard du calendrier, est en ce moment même au congrès des départements de France qui a lieu à Reince et je crois, madame la ministre, que vous y serez également.

euh vous dire et et vous vous en doutez au côté des 103 autres présidents de département de France, il porte un message de cri d'alarme. Il le faisait déjà depuis plusieurs années. Je crois que cette année, c'est un message de détresse qu'il envoie pour dire que les départements ne s'en sortent plus et non plus les moyens de financer leur avenir. Et ça dure déjà depuis beaucoup d'années. Je peux pas être à ce micro sans vous parler d'abord comme un président d'aglo, un président d'Interco. Je le suis depuis maintenant plus de 6 ans, depuis 12 ans dans un exécutif intercommunal.

Et je je dois vous dire que je pense c'est les présidents qui sont ici dans la salle et que je président présidente que je salue, c'est sans doute de tous les mandats que nous avons exercé un des mandats les plus exigeants parce qu'il exige une certaine culture du consensus, une culture des équilibres, une culture de l'écoute et du dialogue. Peut-être qu'aucun autre mandat ne demande au quotidien. [raclement de gorge] Ça fait plusieurs années que nous avons à faire des efforts importants, à participer à l'effort de redressement du pays. Je crois que nous le faisons.

Nous le faisons avec courage et avec beaucoup de discrétion et beaucoup de silence puisque de toute manière il est assez difficile pour les intercommunalités de se faire entendre et je salue cette instance et cette convention qui nous permet de le faire et et je salue au passage l'élection de son nouveau président. Cette année, c'est un nouveau tour de vis et j'y vois un nouveau danger, madame la ministre, que je voulais vous partager ici. Le hasard du calendrier est aussi têtu puisque j'ai vécu, je pense mardi il y a 2 jours la réunion la plus difficile que j'ai eu à vivre en tant que président d'InterCt au côté de mon exécutif et au côté des maires de Mon aglo.

La question n'est plus de savoir aujourd'hui si nous pouvons mener de front nos projets ni même de savoir si on peut les étaler dans le temps, il est de faire des choix de faire des choix et donc comme disait ma grand-mère, choisir ses renoncées et de renoncer donc à certains projets. Et nous demandons aujourd'hui à nos élus de choisir entre un projet de service public, un projet qui sert l'attractivité de son territoire. Et vous voyez, je pense qu'on est arrivé à une situation où c'est plus seulement de se demander où est-ce qu'on va investir, on en est arrivé à une situation de fissuration des équilibres politiques et du consensus qu'on réussi à cultiver les interc toutes ces années.

Puisque de toute évidence, nous ne pourrons plus tout faire. Nous devrons faire des choix et donc nous devrons laisser des morceaux de notre territoire sur le côté, abandonner des projets qui vont mettre en difficulté des bassins de vie entiers. Et cette situation pour un président d'Aglo, je vous le dis, elle est tout à fait insupportable parce que elle va réveiller des vieux démons sur nos territoires.

Patrice a exprimé le danger qui nous guettete dans quelques mois et je vais pas être beaucoup plus long, simplement vous dire que je vis sur un territoire qui est un territoire à dominante rural qui en 2022 a connu une forte période de division et qui a laissé filer sa circonscription au rassemblement national. Ça a été un électrochoc et 2 ans après, au moment de la dissolution, nous avons fait un choix courageux sur ce territoire avec l'ancien président de l'Interco que j'avais battu en 2020 parce que j'avais la conviction qu'en tant que maire de la ville centre, il fallait être au cœur du projet politique de ce territoire.

Par-delà de nos divergences et ces vieilles dissensions, on a décidé de partir ensemble et vous voyez ensemble on a repris cette circonscription au rassemblement national.

17:41
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

17:49
Locuteur

Et ça démontre et ça démontre une chose, c'est que lorsque nous sommes unis et que le territoire arrive à avancer main dans la main, nous arrivons encore à reprendre des circonscriptions et à garder nos territoires parce que je crois que nos habitants ont encore confiance en leurs élus locaux, confiance en nous, confiance en leur mère et en leurs élus de proximité.

Et c'est assez c'est pour ça aussi que je vous en parle puisque c'est ce député qui vous a posé hier une question dans l'hémicycle lors des questions gouvernement et je vous dis cela parce que je ressens aujourd'hui à nouveau cette ambiance de discussion de couloir qui nous démontre que le risque de fissuration politique des équilibres qu'on a su mettre en place est à nouveau réellement en danger et je n'ai pas envie comme Patrice Vergrit dans quelques mois de voir notre pays à nouveau entre les mains d'un parti politique qui promet la suppression des intercommunalité et qui n'a pas de mal à le faire puisqu'ils n'ont pas d'élux aujourd'hui encore en capacité d'en gérer mais qui serait dramatique pour nos territoires puisque nos intercommunalités sont le socle du bloc communal et la seule garantie de remettre un tout petit peu d'équilibre et d'équité entre nos communes et nos territoires.

Et je terminerai par là, madame la ministre, pour vous dire aussi euh que nous ne demandons pas seulement d'avoir la moins moins la main moins lourde sur les finances de nos collectivités, mais donnez-nous aussi, s'il vous plaît, les outils pour faire en sorte que nous puissions faire autrement. Dans notre intercommunalité, 70 % madame la ministre de la ressource fiscale économique que nous percevons repart immédiatement en attribution de compensation auprès des communes. Il y a 50 communes, 49 communes sur 50 veulent modifier les attributions de compensation pour donner plus de moyens à l'Interco de financer son projet.

La seule commune qui perçoit aujourd'hui plus de 550 € par habitant d'attribution de compensation bloque à elle seule l'ensemble de la réforme que l'on veut mettre en place à l'échelle du territoire. Je n'appelle pas ça de la démocratie, j'appelle ça de la confiscation. Madame la ministre, et si vous pouviez nous aider,

20:01
Non speech

[applaudissements]

20:05
Locuteur

si vous pouviez nous aider [applaudissements] à lever ce frein-là, voyez-vous, ça n'est pas plus d'argent que nous demandons à l'État, c'est simplement plus de moyens pour faire les choses plus simplement et plus intelligemment à l'échelle de nos territoires. Je vous remercie et merci de m'avoir laissé la parole. Merci à vous Valentin Belleval, vice-président du département du Nord d'avoir posé et bien les défis et les enjeux pour les intercommunalités dans cette plinière d'ouverture alors que nous sommes à l'ôre de cette campagne présidentielle où les défis évidemment sont immenses.

Alors, puisqu'on parle de campagne présidentielle, je vous propose maintenant d'accueillir Xavier Bertrand dans cette belle région des Haut-de-Fance. Merci à vous. Ancien ministre, bonjour. Je vous laisse la parole. Non non, je parlerai bien en tant que président du conseil régional. Ce matin en me levant, je me suis dit que j'allais dans un club qui nous rassemblait, le club des malaimés. Parce que les régions comme les intercommunalités, nous faisons vraiment partie des plus malaimés. Elle est là la réalité. Alors, tout ce que je vais dire, Françoise, tu sais les liens qui nous unissent. Je sais que tu n'es pas responsable de tout cela.

Je sais qu'à ton niveau, tu te bats pour éviter le pire concernant les collectivités. Alors, je te demanderai juste une chose, d'être le porte-parole des propos qui ont été tenus à cette tribune et qui seront tenus à cette tribune. Parce que je ne me trompe pas entre ceux qui ne nous aiment pas et qui ne nous connaissent pas et ceux qui nous apprécient et qui cherchent à éviter que les pires décisions soient prises. Je fais bien cette différence. Mais en attendant, on est quand même le club des malaimés.

Par ceux qui nous connaissent pas, parce qu'ils pensent qu'on est loin des gens et que comme les régions et les intercos sont plutôt loin des Français, c'est plutôt sur nous qu'il faut taper et c'est à nous en priorité qu'il faut faire les poches.

S'il nous connaissaient un peu et si certains qui prenaient des décisions s'étaient frottés au suffrage universel, il serurait que dans une intercommunauté les élus communautaires pour beaucoup pour pas dire principalement c'est les maires et que les intercommunalités qui marchent sont des intercommunalités qui respectent bien évidemment la place des maires et quand on fait une mauvaise façon aux intercommunalités on fait aussi une mauvaise façon aux maires aux municipalités et à toute la population. Quand ils ne nous connaissent pas, ils savent pas qu'on gère le quotidien.

Ils savent pas que quand on ouvre l'eau du robinet le matin, c'est l'intercommunalité pour l'eau, pour l'assainissement. Quand on se lève tôt le matin et que les poubelles ont été ramassés, c'est pas la mairie, c'est l'intercommunalité. Et que quand on prend les transports, c'est aussi l'intercommunalité. On n'est pas loin de tout. On est au cœur de la vie des Français. C'est ça la réalité. Mais une chose est certaine, c'est que dans ce système d'aujourd'hui et les différentes interventions, c'est pas le bal pleureuses, c'est le balage qui malgré toutes ces difficultés vont continuer à se battre pour nos concitoyens. C'est ça que nous portons.

Et le message que je voudrais vous passer le suivant. Le premier, c'est que les régions bossent de concert avec les intercommunalités.

Dans la région des Haut-Fance, depuis 10 ans, 1 milliard d'euros ont été consacrés, versés par la région aux intercommunalités, quel que soit leur taille, que ce soit la métropole européenne de Lille ou que ce soit la communauté urbaine de Dquerc qui est aujourd'hui l'un de nos fleurons, mais bien évidemment aussi une intercommunalité en milieu rural et et j'ai vu encore tout à l'heure un certain nombre de mes conseillers régionaux qui sont présidents d'intercommunalité, j'y tiens, c'est exactement la même importance pour moi, qu'on soit au cœur de la veignoie ou au cœur de Dquerc, les gens comptent exactement de la même façon.

Mais je sais aussi que nous ne pouvons plus rester dans ce système où nous demandons chaque année avec le budget si on va nous couper les cheveux, une oreille ou la tête parce que c'est exactement ça la situation d'aujourd'hui. Sans aucune visibilité, nous ne pouvons plus continuer à travailler sereinement. Et là, dans ce budget qui est en préparation, il va falloir qu'on se mobilise et il va falloir qu'on se batte pour expliquer très clairement que les décisions qui sont prises sont pas des mauvaises décisions pour nous, mais sont des mauvaises décisions à la fois pour nos concitoyens et pour le pays.

Mais il suffit de regarder, on n'est pas assis dans de la wat, on n'est pas vivre dans l'opulence. Ça fait des années des années qu'on sait pertinemment comment on doit gérer. Et à ceux qui décident à Paris ou à ceux qui conseillent à Paris, il ferait bien de savoir ce que c'est que de ne pas pouvoir voter un budget en déficit et que quand on fait de la dette, c'est pour investir, pas pour les dépenses de fonctionnement. Alors qu'on arrête de nous faire la leçon parce que c'est nous plutôt qui pourrions faire la leçon à ceux qui orientent les mauvaises décisions à Paris. C'est ça la vérité.

24:51
Non speech

[applaudissements]

24:52
Locuteur

Mais je ne voudrais pas je ne voudrais pas vous dire que on est résolu à se battre et à faire preuve de résistance aujourd'hui. Jeis vous dire qu'il y a un nouvel horizon qui est possible et ce nouvel horizon, c'est celui que j'appelle pour ma part la République des territoires, la révolution par les territoires et que mon ami Jean-Louis Borlot appelle la France fédérale. Il y a une autre façon de faire. Cette façon de faire aujourd'hui, elle est largement partagée. Il faut maintenant qu'on l'organise, qu'on la porte, qu'on la pousse. C'est Tu l'as dit Patrice tout à l'heure, aujourd'hui à Paris, on s'occupe de trop de choses et on s'en occupe tellement mal.

Le vrai sujet, c'est que moi, je ne suis pas en guerre contre l'État. On a besoin de l'État, mais on a besoin d'un état qui assume déjà les fonctions régaliennes, que ce soit la sécurité, la justice, suffis allusion, la maîtrise migratoire, la défense, la diplomatie, que sur des questions essentielles comme la santé, l'éducation, la santé, on s'assure qu'on soit remboursé de la même façon à Dquerkque et à Hussell, mais qu'on puisse aussi nous laisser nous organiser différemment.

C'est ce verrou parisien qu'il nous faut faire sauter et je suis d'autant moins en guerre avec l'État, c'est que je suis convaincu que nous devons renforcer certainement le poids de nos préfets au détriment des directeurs d'administration centrale. C'est ça la réalité. On sait bosser avec nos sous-préfets, on sait bosser avec nos préfets. Mais il faut aussi que les textes et pas seulement la différenciation et pas seulement un petit bout de décentralisation qui nous sera octroyé permett d'avoir véritable pouvoir d'adaptation et plus que réglementaire parce que bien évidemment la réalité tout simplement de la loi littorale n'est pas la même à Derk ou à Cassis. C'est pas du tout la même chose.

Ce pays est différent. Ça neira en rien à son unité. Mais il nous faut faire ce changement complet. Sébastien Martin l'a souvent évoqué devant vous le logement qu'on arrête de décider en grande partie à Paris que l'on décide ici et vous verrez s'il nous faut 7 ans pour mener un programme immobilier parce qu'on sait faire parce qu'on veut faire et parce qu'on est à porté d'engueulade et que nous sommes comme des entrepreneurs. Nous on a une obligation de résultat vis-à-vis de nos concitoyens. Ce changement il est possible. Ce que je viens de vous dire ne nécessite pas 1 € de plus.

Mais il vous faut savoir aussi une chose, là où nous avons parti lié et c'est là où les décisions qui sont en train d'être prises sont complètement stupides parce que j'ai décidé de rester poli, c'est que prenez notamment l'économie, c'est les intercommunalités, les régions qui qui bossent ensemble. Les choix qui vont être faits sont des choix au moment où les difficultés économiques sont au-dessus de nos têtes et on espère que les nuages gris ne vont pas devenir noirs dans quelques mois. C'est tout simplement notre capacité d'intervention qui va se retrouver amputée. Quant à l'investissement, vous savez ce qu'il en est. C'est l'investissement aussi qui va être pénalisé.

Alors, je sais bien, je sais bien que personne n'a intérêt, à part bien évidemment les profiteurs de malheur comme on dit chez moi, personne n'a intérêt à ce que le bateau France ne sombre, ne coule et que nous avons tous plutôt intérêt à avoir un budget. Mais pourquoi à chaque fois, et on a beau dire ce que l'on veut, ça n'est pas l'État qui fait les efforts en premier que c'est toujours les collectivités locales vers qui on se tourne en premier. C'est pas compliqué. Et que ce soi les dépenses de fonctionnement ou les dépenses d'intervention de l'État, je suis désolé, nous savons compter. Je vous parle à ce micro.

Les Pic Pocket de Bery cette année vont nous prendre à nous 95,6 millions d'euros. C'était 120 millions d'euros l'année dernière. Je sais, je sais faire, je ferai, mais aujourd'hui on est à l'os. Alors, je vous le dis très clairement dans quelques mois et je continue à parler en tant que prant de région, il y aura un choix qui sera à faire. Nous ne pouvons plus continuer la politique du chien crevé au fil de l'eau parce que c'est ça aujourd'hui la politique qui est conduite. Nous savons pertinemment que la politique, c'est quelque chose d'équilibré, de responsable, de sérieux et que bien évidemment on peut raconter des anneries pour essayer de se faire élire.

Mais au final, c'est pas ça que les français veulent choisir. Mais une chose est certaine, c'est que nous avons absolument besoin demain d'offrir une autre voie. Et c'est une voie d'optimisme qui que je vous propose. C'est ce que nous essayons de dessiner dans cette région où nous travaillons tous ensemble. Mais une chose est certaine, c'est que nous ne pourrons pas continuer de la même façon dans les années qui viennent. Alors, il y a ceux qui disent "Bon, on fait des économies, hein, on a qu'à supprimer les intercommunaités." Bien sûr, c'est oublier un principe très simple qui n'a rien de technocratique. L'interco, c'est l'union fait la force.

Supprimer les intercommunalités et vous allez nous expliquer dans beaucoup de communes comment va se faire la collecte des ordis ménagères, comment va s'assurer l'assainissement, comment une politique touristique aura un minimum de cohérence, comment une politique économique pourra tourner. Ça ne fonctionne pas et ces économies n'en sont pas et ceux qui disent ce type d'annerie sont disqualifiés. Mais une chose est certaine, c'est que nous nous avons besoin de continuer à montrer qu'efficacité et politique publique ça rime et que c'est de cette façon que nous travaillons depuis des années et des années.

Alors le message aujourd'hui qu'on vous demande de passer que ce budget tel qu'il est fera pas du mal aux intercommunalités mais à l'ensemble de nos concitoyens et à notre pays surtout s'il ober nos capacités d'investissement. Et je vous le dis aussi mes amis, il y a d'autres voies qui sont possibles. Nous ne pouvons pas continuer comme nous le faisons depuis des années des années. La décentralisation n'est pas une option suffisamment ambitieuse. C'est un changement complet de gouvernance de notre pays qui s'impose. C'est la France fédérale, c'est la République des territoires.

Mais vous le savez, c'est pas forcément la citation de de la grand-mère de de monsieur Belleval, je le dis, mais c'est une autre. La phrase d'Alain qui nous caractérise, nous qui tous les matins nous levons parce que nous savons que les gens nous ont fait confiance. Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté. Si on est élu, les élus intercommunaux, c'est parce que nous sommes volontaires et parce que nous sommes capables de donner encore foi en l'avenir et inspirer de la confiance. Merci à vous. Très bon congrès. [applaudissements] Merci Xavier Bertrand, président de la région des des Haut de France.

On retiendra les pic pocket de Bercy et la politique des chiens des chiens crevés pour défendre évidemment les intercommunalités et les coupe budgétaire dans ce prochain projet de loi de finance en tout cas qui sont en débat actuellement à l'Assemblée nationale. On poursuit évidemment cette plinière d'ouverture avec Boris Ravignon, nouveau président d'intercommunalité de France.

31:26
Non speech

[musique] [musique]

31:32
Locuteur

Bien madame la ministre, cher Françoise Gatel, monsieur le président de la région des Haut de France, cher Xavier Bertrand, monsieur le vice-président de département du nord, cher Valentin Belleval, monsieur le maire de Dquerc, cher Patrice Vergrit et en te remerciant vraiment du formidable accueil, je te le confirme, que nous qui nous est réservé aujourd'hui par la ville de Derkquec et par la communauté urbaine de Dquerkqu, on nous avait dit que ce serait chaleureux et c'était en dessous de la vérité.

Mesdames et messieurs les présidents, mesdames et messieurs les élus, chers amis, mesdames et messieurs aussi les fonctionnaires territoriaux qui je sais accompagne ces élus et qui nous permettent de conduire nos politiques publiques et sans qui je crois, c'est pas qu'une formule, on ne serait pas grand-chose dans chacun dans nos dans nos collectivités. Alors, c'est un honneur pour moi de m'adresser à vous pour la première fois comme président d'Intercommunalité de France.

Je vais d'abord vous remercier de la confiance que vous venez de m'accorder, de nous accorder ainsi qu'à Christophe de Gruel, président délégué d'Intercommunauté de France qui m'accompagne désormais et je mesure cette confiance comme je mesure la responsabilité qui l'accompagne. Alors ce discours est est le premier comme président d'intercommunauté de France mais il existe un risque qu'il soit aussi le dernier. Oui, chers amis, ce congrès de Dquer pourrait être effectivement le le dernier congrès d'intercommunalité de France. Regardez autour de vous, regardez votre voisin de droite, regardez votre votre voisin de gauche, votre voisine.

L'année prochaine, nous pourrions tous, ni vous ni moi, être présent à ce congrès ou à un autre congrès et ça serait d'autant plus dommageable que c'est à Anger que nous devons nous réunir. Cher cher Christophe Béchu. Alors si nous sommes en risque de ne pas nous retrouver l'année prochaine à Anger, ça n'est pas parce que nous aurions perdu les élections. Nous venons au contraire si nous sommes ici justement de les gagner. Et c'est pas non plus parce qu'on aurait démérité. Les Français je crois plébiscitent notre action. Le sondage qui a été réalisé par l'OP pour le Congrès le démontre à nouveau.

85 % 85 % des Français trouvent l'action des collectivités et des intercommunalités utiles pour eux et pour leur commune. 85 %. Non, ce congrès pourrait être le dernier parce qu'il vient d'être proposé effectivement, ça a déjà été dit, de supprimer purement et simplement les intercommunalités. Alors cette proposition, elle figure dans le projet paraît-il de contrebudget proposé contrebudget euh vraiment très contre. Il y a il y a ce projet proposé donc par le Rassemblement national il y a quelques jours. Alors du reste cette suppression, elle figure aussi avec d'autres mots dans celui de la France insoumise.

Mesdames, messieurs, jamais nos intercommunalités n'ont assumé pourtant autant de responsabilités. Jamais elles n'ont été aussi présentes dans la vie quotidienne de nos concitoyens et pourtant jamais peut-être elles n'ont eu autant besoin d'expliquer à quoi elles servent. Il y a là un paradoxe terrible mais qu'importe. Nous sommes effectivement volontaires ici et relevons le défi d'expliquer à nouveau, sans jamais nous lasser, combien nos intercommunalités sont utiles, nécessaires et même, je le crois vraiment indispensables à notre pays. La France est un pays de commune et c'est une part de notre histoire.

C'est une part de notre identité, une certaine idée de la démocratie, de la proximité, de l'attachement à un lieu. Nos concitoyens connaissent leur commune, ils connaissent leur mè. Ils savent d'ailleurs à quelle porte frapper lorsqu'ils rencontrent une difficulté. C'est une richesse immense. Mais la vie de nos concitoyens ne s'arrête pas aux limites de la commune et de leur commune. On habite dans un village, on travaille dans une ville voisine, on dépose ses enfants dans une école, on prend un bus, on fréquente une piscine, on consulte un médecin, on recherche un emploi, on crée une entreprise dans une zone d'activité un peu plus lointaine.

Tout cela se passe à l'échelle d'un territoire qui dépasse naturellement et évidemment les frontières communales. de cette réalité qu'avec l'intercommunalité nous avons voulu organiser. C'est pour elle que nous avons inventé effectivement ce concept intercommunal. La commune est un lieu d'appartenance et d'identité et l'intercommunalité est devenue celui de notre action collective. Et nous avons fait en France effectivement un choix assez remarquable. Là où d'autres pays ont fusionné leur commune parfois massivement. Nous avons choisi de les faire coopérer. Nous avons choisi la voie de l'union. Nous n'avons pas créé les intercommunaités pour remplacer les communes.

Nous les avons créé pour leur permettre de continuer à exister et à agir. Et cela fonctionne, je le sais parce que comme vous, je le vis depuis que je suis élu. Dans aucune intercommunalité, ni vous ni moi, n'avons été amenés à renoncer à nos convictions. Nous avons simplement appris à travailler ensemble. Et l'intercommunité est d'ailleurs peut-être l'un des derniers endroits de la vie politique française où des élus qui ne pensent pas la même chose sont capable encore capable de faire quelque chose ensemble. Et ce n'est pas un hasard parce que nous bien nous sommes confrontés au réel parce qu'à la fin de nos débats, il faut que l'eau coule au robinet.

Il faut que les déchets soient ramassés et comme le le disait le le président de région cher Xavier, il faut que les bus circulent. Il faut que les entreprises puissent s'installer. Il faut que les services publics fonctionnent. Le réel a cette vertu qu'il ne se satisfait jamais des postures. Dans nos intercommunalités, nous ne pouvons passer notre temps à expliquer pourquoi les autres ont tort. Il faut aussi et surtout trouver comment faire. C'est peut-être moins spectaculaire que certains débats nationaux, mais c'est infiniment plus utile, infiniment plus utile aux français et à notre pays. Et c'est cette culture du résultat. Nous avons toujours défendu à Intercôt de France.

Alors, nous ne sommes pas d'accord sur tout et nous n'avons pas besoin de l'être. Mais nous savons qu'il existe des sujets sur lesquels nos différences partisanes ne doivent pas nous empêcher de défendre ensemble l'intérêt de nos territoires. C'est cette capacité à nous rassembler qui est précieuse, d'autant qu'elle est devenue rare dans notre pays aujourd'hui. Mais il ne suffira pas de nous entendre entre nous. Il faudra aussi savoir nous faire entendre fort et clair comme je vous l'ai promis hier. Car nous ne devons pas seulement défendre notre place dans notre organisation territoriale ni préserver nos ressources. C'est indispensable en effet, j'y reviendrai. Mais ça n'est pas suffisant.

Nous devons effectivement défendre une certaine idée, une autre idée de l'organisation territoriale de notre pays. Une France dans laquelle la proximité ne serait pas condamnée à à l'impuissance. Une France dans laquelle l'État ferait confiance à ceux qui agissent. Une France dans laquelle les responsabilités seraient clairement identifiées pour chacun. Une France enfin dans laquelle on jugerait l'action publique moins au nombre de circulaires ou aux réunions qu'elle génère qu'au résultat qu'elle produit.

Permettez-moi d'aborder ici justement un sujet qui me tient particulièrement à cœur et et manifestement aussi qui est qui tient à tous les orateurs qui se sont précédés à ce pupitre, celui de notre organisation administrative. Il y a 2 ans, le gouvernement m'a confié, mal peut-être lui en avait pris, une mission sur le coût de l'enchevêtrement des compétences entre l'État et les collectivités. Alors, ce travail a été passionnant mais somme toutes assez décourageant.

Nous avons rencontré quantité d'élus, de fonctionnaires, de responsables administratifs et nous avons retrouvé partout le même phénomène des compétences partagées, des financements croisés, des procédures qui se superposent, qui doublonnent, des réunions qui préparent d'autres réunions, des comités chargés de coordonnées, d'autres comités. Notre rapport a juste évalué à plus de 7,5 milliards d'euros par an, par an. le coût de cet enchevêtrement des coordinations sans fin qu'occasionne notre organisation particulièrement désorganisée.

Du reste, le véritable coût de notre complexité administrative ne se mesure pas seulement en euros, il se mesure aussi en temps perdu, en projets retardés, en décisions différées et en énergie gaspillée pour tous. Et parfois tout simplement il se mesure en découragement. Je sais ce que représente un projet pour une commune. Est-ce que ressent un élu ? Ça a encore été dit hier dans notre assemblée générale qui désespère de le voir aboutir. La complexité administrative de notre organisation ne peut pas devenir l'excuse permanente de notre incapacité à agir. Il faut effectivement changer les choses. Alors, je l'ai écrit, je le redis ici.

Je ne crois pourtant absolument pas que la solution consiste à supprimer arbitrairement un échelon territorial. C'est à mes yeux le degré zéro de la réforme administrative. trois niveaux, le bloc communal, département les régions pour administrer le pays le plus vaste de l'Union européenne, c'est je crois tout à fait normal. Ma conviction, c'est que au lieu de faire des économies, transférer à d'autres les mission assumées par n'importe lequel de ces niveaux administratifs coûterait des sommes absolument inconsidérées. Non, ce dont notre pays a besoin, c'est d'une décentralisation puissante, radicalement clarifiée et enfin fondé sur la responsabilité des collectivités.

Comme l'écrivait lui-même notre premier ministre il y a un an dans une très belle lettre aux élus de France, chaque grande politique publique décentralisée doit avoir un responsable. Ce dernier doit disposer des compétences et des moyens financiers pour agir. Quand tout le monde s'occupe de tout, plus personne n'est responsable de rien. Lorsqu'on ne sait plus qui est responsable, c'est bien c'est le citoyen qui ne sait plus à qui demander des comptes. C'est un grave problème d'efficacité, mais c'est aussi et surtout un grave problème démocratique. Quel dommage, madame la ministre que la loi qui nous annonçait un nouvel acte de décentralisation ait finalement été ajourné si inédié.

Car mesdames, messieurs, j'ai bien entendu vos interventions hier et vos attentes à l'égard de la présidentielle. Je n'ai pas entendu que vous attendiez une défense conservatrice de notre place dans le système. Au contraire, ce que j'ai entendu de manière très claire, précise, c'est que vous vouliez précisément changer ce système et changer de système. Alors, c'est vrai, la France connaît une situation budgétaire préoccupante et nous ne pouvons pas faire comme si cela ne nous concernait pas. Nous sommes tous ici des responsables publics avec des budgets que nous équilibrons chaque année.

Nous savons que les difficultés financières de l'État, si elles ne connaissent aucune amélioration, finiront nécessairement un jour par provoquer une crise financière sans précédent qui affectera notre pays et toutes les collectivités. Madame la ministre, je veux ici vous réaffirmer que je n'ai entendu personne refuser le principe d'un effort collectif, mais nous refusons fermement que cet effort soit insoutenable comme le serait ce qui est aujourd'hui prévu dans le projet de loi de finance pour 2027. avec une mise à contribution pour l'ensemble des collectivités comprise entre 6 et 7 milliards.

C'est le double des efforts que nous avons réalisé en 2025 et que nous sommes en train de réaliser en 2026 avec toutes les peines que les orateurs précédents ont décrites. Nous refusons que cet effort consiste à réduire indistinctement les moyens de ceux qui investissent, qui entretiennent les équipements, qui assurent les services publics essentiels. Nous refusons que cet effort qui nous est demandé pèse de manière particulièrement injuste et chaque année sur les mêmes.

Notamment nous les intercommunalités qui en 2025 avons pris plus du tiers de l'effort et et cette année en cours plus de la moitié avec une concentration sur les territoires industriels que Patrice rappelait qui est inacceptable. Mais surtout, nous refusons que les véritables réformes structurelles, celles qui permettraient des économies durables pour l'État et pour les collectivités soient constamment différé. Décraliser vraiment, clarifier notre organisation territoriale, simplifier radicalement les normes qui pèsent sur les collectivités en leur faisant confiance. Voilà ce jeons tous.

Je sais madame la ministre l'attachement qui est le vôtre à la simplification et malgré vos efforts sincères dont je suis témoin, les règles de la comptabilité publique, les règles de la gestion de la fonction publique territoriale demeurent épouvantablement lourde et coûteuse sans même mentionner ici les règles de la commande publique dont le seul effet indiscutable est celui de nous faire acheter tous les services, travaux et prestations plus chers que n'importe quelle entreprise en France.

44:37
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

44:46
Locuteur

Pour aller plus loin, il faudrait accepter enfin de nous faire un peu confiance. J'emploie ce mois dessin, la confiance parce qu'elle est peut-être, je crois devenue la question politique centrale dans notre pays aujourd'hui. L'État, nous le voyons, hésite à nous faire confiance. Les Français eux n'ont pas de doute. Lorsque le Conseil des prélèvements obligatoires, je vous invite à à lire le baromètre qu'il publie tous les 2 ans. C'est aride mais on y trouve des sujets et et des remarques intéressantes. Lorsqu'il demande aux Français en qui ils ont confiance pour utiliser efficacement l'argent public, et bien ces derniers créditent les collectivités d'avis positifs.

Tous département, région, commune, intercommunalité entre 55 et 70 %. Ils nous font confiance pour gérer l'argent public efficacement. Et bien à cette question, seul 23 % des gens considèrent que l'État est compétent et en capacité de gérer efficacement les deniers publics. Alors pour qui veut fonder une action publique sur la confiance ? Et bien ces résultats, je crois disent quelque chose d'intéressant. Mais je voudrais éviter ici, comme d'autres l'ont dit, toute méprise. La France a assurément besoin d'un état et même d'un état fort.

Elle a besoin d'un état capable effectivement de rendre la justice, de gérer les flux migratoires, de défendre le pays, ses intérêts, d'assurer l'égalité des citoyens devant la loi et de préserver notre cohésion nationale. Elle a besoin notre il a besoin notre pays d'un état stratège. Mais un état fort, ça n'est pas un état nécessairement qui décide de tout et encore moins un état qui s'occupe de tout. Et enfin, un état qui veut tout contrôler finit souvent par se perdre et ne plus maîtriser l'essentiel. C'est une contradiction apparente qu'il nous faut résoudre. Personne ne demande à l'État de disparaître.

Nous lui demandons de se concentrer effectivement sur ces missions essentielles et de nous laisser faire ce que nous, les collectivités locales et singulièrement leur groupement que nous représentons ici pouvons faire mieux que lui dans l'intérêt des Français. Car il y a enfin quelque chose d'assez singulier dans la situation actuelle. Nous avons un État qui a des finances profondément dégradées, un État qui reconnaît lui-même la nécessité de réformer son fond fonctionnement et qui peine à maîtriser ses dépenses et qui continue pourtant parfois avec une constance admirable à expliquer aux collectivités comment elles devraient gérer leur budget.

Pardonnez-moi cette image, mais l'État ne peut plus être, madame la ministre, ce capitaine du Titanic qui nous donne des cours de navigation. Dans les [applaudissements] Dans les mois qui viennent, notre pays va débattre de son avenir. Avec les menaces qui dortent et déjà plein sur nous, nous ne pourrons pas, nous les intercommunalités, rester spectateurs de ce débat. Nous devons y prendre toute notre place, non pas pour soutenir officiellement un candidat ou pour combattre un parti, mais pour poser les questions auxquelles notre pays doit absolument répondre. En particulier, comme comment rendre notre action publique plus simple, plus lisible, plus efficace.

Je souhaite que notre association soit à l'initiative dans ce débat et que nous appuyant sur votre expérience et sur celle de de tous les élus de d'intercommunalité de France, et bien nous formulons des propositions pour notre pays si possible en lien avec les autres associations d'élus. ensemble, on est effectivement toujours plus fort et toujours mieux entendu. Mesdames, messieurs, chers amis, je voudrais terminer en revenant à mon propos initial. Je vous ai dit en commençant que ce discours pourrait être mon dernier comme président d'intercommunalité de France. Je ne sais pas de quoi sera fait l'avenir politique de notre pays.

Je ne sais pas quelles décisions seront prises dans les années qui viennent. Mais je sais une chose, on peut supprimer une institution par la loi, on peut changer son nom, on peut bouleverser son organisation, mais on ne fait jamais disparaître, par la loi ou par le décret les besoins auxquels nous répondons auxquels répond une institution, l'eau, les transports, les déchets, l'aspiration au développement. Pour notre part, nous ne défendons pas les intercommunalités simplement parce qu'elles existent. Nous défendons les intercomités parce qu'elles sont utiles, nécessaires et indispensables.

Parce qu'elles permettent à nos communes de rester vivantes, parce que l'avenir de nos communes même passe par les intercommunalités. Parce qu'elles donnent à nos territoires les moyens d'agir. Parce qu'elles peuvent demain jouer un rôle encore bien plus important dans la transformation de notre pays. Au-delà de la défense de l'idée intercommunale, fort de son succès, nous pouvons affirmer une ambition supplémentaire, celle de démontrer qu'une autre organisation de l'action publique est possible. Intercommunalité de France doit être là pour que les choses changent résolument.

Car au fond, mesdames messieurs, notre véritable raison d'être, c'est de donner à nos territoires de vie, à nos communes et à nos habitants le pouvoir d'agir sur leur avenir. Et cela personne jamais ne le supprimera. Merci à vous.

49:31
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

49:41
Locuteur

Merci Boris Ravign, nouveau président des intercommunalités de France. Alors, vous l'avez entendu, il y a beaucoup de beaucoup de questions, beaucoup d'interrogations, beaucoup de craintes aussi sur l'avenir de des intercommunité et plusieurs questions à laquelle on va demander à la ministre de répondre à présent à la fois sur la confiance à restaurer, à la fois sur la réglementation qui est parfois un peu trop nombreux, c'est ces ces normes qu'il faut dépasser et puis sur le budget, l'investissement, comment les intercommunalités vont pouvoir continuer à à exister. Madame Gatelle, je vous donne la parole, ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.

50:22
Non speech

[applaudissements]

50:23
Locuteur

Merci. Bonjour à tous. [raclement de gorge] Sans flagornerie ni hypocrisie, je suis très heureuse d'être là. Euh non mais c'est vrai, je sais pas si vous m'applaudirez à la fin, mais euh je crois que euh ce qui se passe ici est essentiel. C'est à la fois du conjoncturel et je parlerai du budget, mais c'est aussi une interrogation quasi existentiel sur le sens et la finalité de ce qu'on appelle la politique et de votre engagement et de l'avenir. Je je le crois profondément et en tout cas notre capacité à dialoguer les uns et les autres.

Alors cher Boris, tu as dit que tu ne savais pas s'il y aura un congrès des intercours de France, mais monsieur le ministre, monsieur le maire d'Anger l'attend avec impatience et il aura lieu, je suis sûre. En tout cas, je pense que moi je risque fort de ne pas être là l'année prochaine en tant que ministre. Ça c'est une c'est une vérité. Donc ton propos est partiellement vrai.

Monsieur le maire, chère Patrice, monsieur le vice-président du département, monsieur le président de la région, mesdames et messieurs les parlementaires, madames et messieurs les ministres qui sont là aujourd'hui, après avoir aussi exercé ces fonctions euh éphémères mais euh essentielles, euh vous tous qui êtes là, monsieur le préfet, euh alors Alors, j'ai j'ai un propos préparé puis je vais parler de tout. Je vais parler aussi du budget parce que il ne faut rien fruir. J'ais repartir de ce que vous avez dit monsieur le maire, cher Patrice, être àquer que ce n'est pas rien.

Cette ville et le symbole et un moment d'histoire de la France extrêmement importante, un moment de défaite où effectivement àquer que on gagnait l'Angleterre parce que c'était la fin d'une guerre perdue et qu'en même temps des gens sont partis en Angleterre mais ils ne se sont pas enfuis. Ils sont partis pour créer une nouvelle page de notre histoire avec audace, courage, détermination.

Et puis euh d'un kerk, c'est aussi l'histoire de notre pays, une histoire économique remarquable, celle d'un pays puissant industriellement et qui voilà au fil du temps parce que la société, l'économie, les deux ont bougé d'un qui a fait partie de ces territoires désindustrialisés ou à nouveau se détricotait ce qui faisait la force du territoire et surtout tout la vie des gens parce qu'au final c'est bien la vie des gens dont on parle des repères perdus et de la désespérance parce que on ne voit pas l'avenir et l'avenir tu l'as dit chère Patrice vous l'avez reconstruit différemment c'est autre chose avec détermination confiance et l'avenir il se construit et je crois que nous partageons totalement cela à partir des territoires, à partir de la volonté des hommes et des femmes.

femme, de leur attachement au territoire, mais aussi de leur conviction qu'il y a une promesse d'avenir mais qu'il faut la construire. Il faut la construire entre politique en s'entendant au-delà de nos convictions parce que sur le territoire, vous n'avez qu'une mission, une obligation parce que vous êtes apporté d'angue mais parce que vous êtes des gens sérieux. C'est réussir, vous entendre parce que le territoire il ne peut marcher que si on dépasse ces clivages politiques et les faucons. Et vous savez aussi travailler avec tous ceux qui font un territoire, ce sont les acteurs économiques et [raclement de gorge] ce sont les associations.

Je crois comme vous que la France des territoires et la solution en tout cas c'est avec elle que nous construirons notre avenir parce qu'en avenir il y en a un mais nous sommes dans une phase tumultueuse certains disent dépressive en matière de météo. En tout cas nous sommes dans une transformation quand je dis existentielle c'est assez vrai. C'est pas des crises. Voilà c'est une transformation.

Il y a des défis démographiques, il y a des défis climatiques, il y a des fractures territoriales et aujourd'hui on découvre avec force une fracture générationnelle et celle-ci, elle est importante puisque l'avenir nous le construisons aussi pour nos enfants parce que sans nos enfants, sans leur capacité à s'engager, à travailler, notre pays n'a pas d'affinir. Donc je crois que c'est ça qu'il faut que nous nous rappelions et que vous l'avez dit les uns et les autres il nous faut alors les fameux mots qu'on connaît vous savez la décentralisation la déconcentration la différenciation ça c'est formidable mais je l'avais dit quand il y avait eu la loi 3DS tout ça ce sont des outils.

On fait pas de la décentralisation pour décentraliser. On essaie d'organiser le mode opératoire pour que ça marche. Et vous vous êtes et je vous le dis sincèrement parce que j'ai été président d'Interco, j'ai participé à l'état de congrès. Il existe, vous la connaissez peut-être, la Fédération des trucs qui marchent. C'est un jeune qui est maire aujourd'hui qui a lancé ça et qui salue des initiatives très innovantes qui n'auraient sûrement pas été inventé par l'administration mais des gens qui fabriquent des trucs.

Je je le dis sans flagornerie, le bloc local c'est la Fénération des trucs qui marchent et je le dis avec force et conviction que celui qui dit que il faut supprimer des échelons parce que ça a coûté moins cher, c'est le plus efficace. Sincèrement, moi je veux bien le organiser ce que j'appelle des classes découvertes. Je l'emmène avec moi dans les départements puis on va aller voir. Vous supprimez les interc mais qu'est-ce qui se passe ? Vous affaiblissez les communes, disons-le.

L'intercommunalité quand elle a un projet de territoire, quand elle est gérée en concertation et de manière constructive, elle produit du résultat et elle permet à nos communes échelons de proximité de tenir et d'assurer des services. disons-le et que fait-on quand on a supprimé l'intercommunalité qui avait la compétence petite enfance qui gérait des piscines qui gérait tous les syndicats, supprimer un échelon a l'air tellement sable et donc tellement brillant que ça ne peut être qu'une erreur de débutant qu'on ne doit jamais confirmer. Je le dis de cette manière. Euh cher Boris, euh tu as dit, vous avez tous dit euh faisons enfin voilà ce qu'il faut faire. Le diagnostic, on le connaît.

On est entouré, nous sommes tous d'excellents médecins qui savons ce qui ne marche pas. Mais pourquoi n'arrive-t-on pas à guérir le malade et à changer de conduite ? Pourquoi on n'y arrive pas ? Et bien ce que vous dites ici avec, j'entends ce que vous dites sur le budget et je vais en parler très librement, mais faisons-le. C'est-à-dire qu'à un moment la République des territoires, elle doit s'imposer. Comment le fait-on ? Et alors, je veux pas être désagréable mais nous avons fait deux propositions. Décralisation, cher Boris, tu le sais bien puisqu'on vous a consulté, il y a des tas de rapports avec des tas de choses intelligentes et vraies.

Quand on a produit devant les associations nos propositions, je ne me rappelle pas du tout, je me rappelle bien de cette réunion, mais je ne me rappelle pas du tout qu'il y avait une sorte de consensus. et que je sais aussi qu'il y a un contexte politique qui ne facilite pas les choses. Il y a pas de majorité politique. Comment vous entreprenez un chantier de décentralisation quand vous savez dès le départ qu'on veut passer des années à parler de choses savantes sans le faire ? Donc moi, je pense qu'il faut aborder les choses différemment. Il faut partir du service à Je vais prendre l'exemple du logement. Qu'est-ce qui nous permettra d'être efficace en matière de logement ?

Ça n'est pas une politique décidée au niveau national. C'est à l'échelle des territoires. Et nous avons un exemple de réussite, pardonnez-moi, ça s'appelle le pacte breton. Suite à l'abandon de Notredame des Landes, le premier ministre a proposé au président de la région de régionaliser le fameux dispositif d'investissement locatif, le pacte Pinel. Ça fait très peur à l'administration. Et bien ça s'est tellement bien passé que l'État à l'époque a envisagé de généraliser le dispositif. Ça marchait rudement bien. Il y avait de résultats. Bon le dispositif a été supprimé. Bon voilà, on n pas pu le faire.

Mais là aujourd'hui dans le projet de loi logement qui arrive, il est bien proposé de répondre à votre vision des choses, de confier aux intercommunalités le rôle d'autorité organisatrice de l'habitat tout en renforçant le pouvoir du maire. Donc je pense que plutôt que d'engager des débats dont on ne se sort pas, je crois qu'il faut prendre thématique par thématique les tâches que nous avons à accomplir et l'attente d'efficacité de nos concitoyens et réorganiser, si je puis dire, la définition du mode opératoire. À partir de ça, je pense que c'est plus factuel, c'est plus simple et ça oblige davantage.

Et puis vous avez dit, alors moi je buvais du petit lait en vous entendant, vous avez dit il faut vraiment que l'État soit mieux organisé et vous avez parlé d'état local. Et bien figurez-vous que nous avons proposé un projet de loi état local qui résout une des difficultés énormes que vous avez que nous avons ou quand vous engagez un projet, vous avez quatre ou cinq services ou agences de l'État que vous devez consulter qui produisent des avis différents voire contradictoires. et vous vous êtes là empêché, paralysé par le temps que vous avez mis à voir les avis de tout le monde et au final pour dire je ne peux pas avancer.

Et donc nous avons proposé dans un projet de loi de conforter l'État local en confiant au préfet de département un rôle de chef d'orchestre et d'ensemblier. Tous les services et agences de l'État ont des avis à donner qu'on respecte. Mais à un moment vous pouvez pas avoir une polyphonie beaucoup moins réussie qu'encorse des services agences d'État. Il faut un chef d'orchestre. Est-ce que dans vos communes, dans vos intercours, chacun dans sa thématique parle de son sujet sans coordination ? Non, ça ne peut pas marcher. Il y a aucune organisation associative, économique ou politique qui peut marcher si un moment il y a pas un arbitre.

Et donc nous avons proposé que le préfet de département soit l'arbitre et l'ensemblié, il soit la voix de l'État. votre la réponse que vous attendez avec un objectif non pas de vous compliquer la vie mais de vous aider à trouver des solution c'est-à-dire on se met en mode solution et pas en mode normative. Ben écoutez moi je vous le dis très aimablement parce que je respecte et bien c'est faire toquer. Personne n'a voulu de ce texte-là.

Il y a des associations qui nous en dit pas du tout, on veut pas ça parce qu'on avait écrit que quand il y a une carence et je prends l'exemple quand vous êtes en Guadeloupe ou à Mayotte et qu' a une grosse catastrophe naturelle et qu'il y a plus d'eau potable et que les collectivités elles sont en impossibilité de fournir de l'eau potable, bah c'est bien à l'état de le faire. Et voilà. Et notre texte, alors il était pas parfait mais on pouvait discuter et ben non, il y a pas eu de proposition. Bah il n'a même pas été examiné. Donc sincèrement, je pense que on doit se mettre les uns et les autres en mode d'efficacité. Vous avez raison. Et puis Boris, tu as dit faisons-nous confiance.

Un état autoritaire qui produit de la norme universelle et qui confond égalité uniformité, ça ne marche pas. Mais on le sait, on narrête pas de le dire. Donc il faut se détendre, il faut que Mais c'est vrai et je regarde Véronique, je sais on a beaucoup parlé de Norme quand elle était ministre. Non mais enfin des fois on se dit non mais c'est pas possible que quelqu'un ait même le temps de penser qu'il y avait un truc qui existait. Et je vais vous donner je vais vous donner un exemple. Il se trouve que j'ai fait la campagne sénatoriale il y a pas longtemps, donc j'ai une mémoire très fraîche de vos attentes et on m'a raconté quelque chose de fou.

Je vais dans une commune et la mère me dit "Ah non mais madame Gatel, c'est pas possible. Moi j'ai une église, le gardien de mon église, il a décidé d'arrêter. Il a 80 ans. Donc j'ai trouvé quelqu'un d'autre. Le premier, il pouvait avoir une indemnité de 600 € et celui que je trouve plus jeune qui habite à 300 m de l'église, je ne peux lui donner une indemnité que de 132 €. Bah je dis pourquoi ? Alors on mène l'enquête parce qu'il n'habite pas la commune. Il est à 300 m de l'église, il n'habite pas la commune, donc lui il n'a que 132 €. Et ça c'est défini par un décret.

Donc je me dis qu'il est ce pays merveilleux où quelqu'un peut s'occuper de l'indemnité de gardiennage d'une église en disant que vous devez avoir la même indemnité si vous habitez dans un comm. Non mais et c'est vrai, je jure c'est très vrai. Et donc cher Boris, tu m'as beaucoup parlé de simplification et je sais le travail que tu as fait et que j'essaie de poursuivre et nous aurons au mois d'octobre réussi. Alors, c'est vraiment, je le dis, beaucoup d'humilité parce que quand on compare avec le nombre de normes que nous avons, ça paraît rien. Mais nous aurons sans doute accompli la suppression de 145 normes et la 146e sera consacrée au gardiens d'église parce que il va la peine.

plusieurs donc je ce chantier de simplification très sincèrement nous l'entreprenons et je pense que les mesures de simplification qui sont en place pour certaines qui dépendent aussi d'un texte que l'Assemblée nationale ferait bien de regarder de près permettra d'économiser on est loin tes sommes peut-être plus d'une centaine de millions. Je suis modeste parce que c'est du temps gagné. Vous avez eu un exemple quand vous avez examiné les comptes de l'année 2025. Avant vous aviez les comptes de gestion et les comptes administratifs. Et bien là vous avez eu le compte financier unique, un seul document. Et moi, il y a des qui m'ont dit "Ah, c'était runement mieux.

Je sais pas ce qui s'est passé mais c'était mieux." Donc, poursuivons sur ce chemin. Et enfin, je le dis, euh c'est un mot qui est souvent repris par une association, le pouvoir d'agir. Je pense que on a une crise de confiance énorme. C'est nos constituens, ils comprennent plus comment ça marche et que ils attendent de l'efficacité. C'est vous qu'en êtes les meilleurs symboles. Donc, je crois qu'il faut qu'on se fasse confiance. C'est pourquoi nous proposons une méthode de travail. Alors moi je vous c'est pas mon testament que je je fais parce que c'est ma conviction d'élu local.

Je pense qu'il n'est pas sérieux de continuer euh à avoir un PLF annuel avec un examen de dotation annuelle qui peut gérer une collectivité quand il apprend au mois d'avril le montant de la dotation qu'il va avoir ? Et en plus, on passe on passe ceux qui ont été parlementaires ou ministres, on passe des folles soirées à l'Assemblée nationale et au Sénat avec des amendements.

Et je me rappelle d'un ministre délégué au compte public qui me disait "C'est formidable, alors je parle du Sénat, sa chambre que je connais le mieux, il y a des soirées à 15 milliards." Euh non mais vous voyez alors il y a des amendements qui sont tous plein de bon sens et intéressant mais vous avez perdu la vision des choses. Enfin aucun élu local ne peut imaginer une soirée de cette nature quand on vote le budget. Donc moi, je suis favorable, je vous le dis et j'attends avec impatience le rapport de la mission que nous avons confié à trois parlementaire sur la réforme des finances locales.

Il faut de la stabilité, de la visibilité et moi je pense qu'il faut donner aux élus locaux des connaissances de leur dotation sur 3 ans. 3 ans, c'est la moitié de votre mandat, c'est la stabilité. Deuxièmement deuxièmement, je pense que vous êtes les faiseurs, vous êtes élu démocratiquement à partir de programme et donc je pense que dans l'esprit des contrats de plan état région, il doit y avoir une déclinaison de contractualisation de l'État avec les départements, avec les interc et avec les communes. que le préfet de département vienne vous voir en disant vous avez un projet de territoire parce que c'est ça que vous faites dans vos intercommunalités.

Bien écoutez, au vu des visions de l'État, on va vous accompagner sur tel type de projet, voilà comment on va vous accompagner. Ça veut dire que ça vous sécurise. Comment pouvez-vous engager des investissements quand vous ne savez pas dans 3 ans l'exactitude de votre plan de financement ? Donc ça, je pense que ce sont des choses concrètes qu'il faut devoir engager et vous allez le faire sans que je vous le dise. Je pense que toutes les associations d'élus vont interpeller les candidats à la présidentielle et que il faut que les candidats à la présidentielle vous répondent sur ce sujet. Quelle vision des finances des collectivités locales on a ?

parce qu'aujourd'hui le système de financement des collectivités locales, il est en commun dépassé. Bah si si il faut le dire et que on est en train chaque année d'ajuster et que je pense qu'on ne peut plus avoir une DGF qui soit basée uniquement sur la croissance démographique quand vous êtes en chute démographique et qu'il nous faut inventer des choses qu'on initie dans le PLF. La corrélation dépend recette compétence. Si on donne un peu de CG au département qui ont la compétence sociale, c'est quand même pas mal. Il faut donner aux collectivités de l'autonomie fiscale. Il faut pouvoir aboutir sur la décentralisation. Aujourd'hui, on commence alors ça chagrine à décroiser les financements.

Quand l'État a confié dans des conditions raisonnables aux collectivités euh des compétences, l'État n'a plus à financer au bout d'un moment. Il a assuré la péréquation mais il n'a plus à financer. Donc allons au bout des choses et il faut aussi que nous veillons à ce que toutes les ressources qui sont nécessaires au défi climatiques, je pense aussi à notre souveraineté alimentaire, je pense à l'eau dont vous êtes des acteurs majeurs.

Toutes ces contributions des territoires, la forêt, la biodiversité doivent être reconnu et nous créons une dotation particulière que nous appelons dans le PL dotation ressources durables pour reconnaître l'importance et la valeur des contributions des territoires. Alors ça c'est engager un peu l'avenir parce que ça va obliger ceux qui seront au gouvernement et dans les assemblées l'année prochaine à se prononcer sur les choses. Alors un mot sur le PLF ce qui va pas selon vous. Un je voudrais partir du début de récit. Encore une fois personne dans ce gouvernement euh n'a émis un avis négatif sur les collectivités. Sincèrement, reconnaissez-le. Euh puis on se connaît suffisamment.

Les collectivités sont les faiseurs des services du quotidien. Ils sont essentiels et que vous avez une obligation, c'est d'avoir des comptes équilibrés. Vous devez avoir un budget équilibré. C'est pas le cas du budget de la nation. Et qu'aujourd'hui la France si nous ne faisons rien, va connaître un déficit de 6,7 %. Nous sommes à 3500 milliards de dettes. On se rend même pas bien compte de ce que c'est.

Sauf que c'est très grave et que nous avons un devoir en tout cas c'est ainsi que le premier ministre le porte et moi j'en suis tout à fait solidaire de dire quand on a 3500 milliards de dettes quand on emprunte aujourd'hui à 4,9 le taux le plus fort alors même que je je rappelle la Grèce et le Portugal ont retrouvé des couleurs, ce qui nous donne de l'espérance, il serait irresponsable qu'un un gouvernement aujourd'hui empêche cette image que tu as évoqué, l'image du Titanic, le gouvernement a l'obligation de freiner la glissade car cher Boris, demain vous serez là, j'en suis sûr, parce que vous êtes des essentiels.

seulement demain si nous ne faisons rien et après-demain nous ne parlerons pas de contraction budgétaire ou de frégalité, nous parlerons de la disparition de services juste parce que nous n'aurons plus la capacité à financer en disant ça. Moi, je je cherche à faire peur à personne.

Je sais ce qui s'est passé en Grèce, je sais ce qui s'est passé au Portugal et qu'en plus nous sommes dans une année de turbulence parce qu'il y a les élections présidentielles et que si la France n'a pas de budget alors qu'il y a des élections présidentielles, moi je ne sais pas comment on fait et que les turbulences qu'ils sont là agitent les créanciers et que si la France n'a pas un budget courageux de volonté d'endiguer le déficit, ça veut dire que nos taux d'empreinte ne vont cesser d'augmenter et qu'à un moment nous ne maîtriserons plus notre destin.

Alors la situation, elle est très grave, elle n'est pas désespérée si nous avons le courage de le faire et que encore une fois il y a des contributions qui sont demandées d'abord à l'État qui va avoir le budget le plus serré et c'est normal. Ensuite tout ce qu'on appelle les dépenses sociales et les collectivités. Alors, on a essayé le budget il vous plaît pas. Je je sais enfin si quelqu'un est content euh qui n'hésite pas à lever la main.

Euh il vous plaît pas, j'entends euh en même temps, on a corrigé les erreurs de l'année dernière parce que l'année dernière l'effort qui avait été demandé aux collectivités à la sortie du parlement n'était pas celui que le gouvernement avait demandé, ni sur le montant, ni sur la forme parce que vous aviez été particulièrement frappé et notamment cher Patrice les territoires industriels ce qui est un contresens Et donc cette année, nous demandons une contribution. Je je l'entends encore une fois, si quelqu'un a une idée un peu génial qui nous aura échappé, euh vous n'hésitez pas. Euh non, mais c'est vrai euh la contribution, elle est répartie sur l'ensemble des collectivités.

Nous avons choisi d'avoir une assiette large pour que l'effort soit et vous n'allez pas être d'accord avec mon mot soutenable parce que vous trouvez que c'est pas soutenable. Donc voilà ce que nous proposons en préservant euh les dotations de fonctionnement, en augmentant des dotations d'investissement euh je pense au fond vert, à la dessine et pour les territoires ruraux, la DETR. Bon après, je vais pas m'attarder parce que vous allez nous le dire. Je sais que le FCTVA, vous trouvez pas que c'est une idée du siècle, mais quand on veut euh quand on veut trouver, c'est comme vous dans vos budgets, comment vous faites quand à un moment vous devez équilibrer ?

Et bien vous faites des choix et vous assumez maintenant le premier ministre l'a dit, il y a un incontournable, c'est un déficit à hauteur de 5 %. Ça c'est incontournable. C'est notre survie collective et je sais qu'ici vous êtes des élus totalement responsables et vous l'avez dit, je vous en remercie. Maintenant, la copie euh du gouvernement, elle poursuit son chemin. Euh premier épisode à l'Assemblée, vous avez vu le début des débats euh qui produisent un déficit aggravé. C'est pas tout à fait le sens qu'il fallait prendre. Bon, ensuite, le budget va arriver au Sénat. Le Sénat s'est toujours efforcé de voter un budget. Je le salue parce que je trouve que c'est responsable.

Ensuite, le gouvernement a proposé, le parlement dispose et ça n'est pas accablé le parlement que de dire ça. Euh le premier ministre n'a pas, il l'a dit, sa volonté, son souhait et la manière dont il travaille, c'est de conduire un budget jusqu'au bout. Et donc il n'a pas dans son esprit l'idée de dire voilà on va faire cheminer on arrivera aux ordonnances. C'est pas du tout son idée. Maintenant on a un enjeu, on en a deux. Déficit à 5 % et faire un budget pour la France.

Parce que quel que soit le président ou la présidente de la République, le déficit il sera là, la dette sera là, elle se sera aggravé et je ne vois pas comment il peut y avoir une élection présidentielle au mois de mai s'il y a pas de budget, élection présidentielle qui sera sans doute suivie d'élection législative.

Donc je pense que le travail que nous faisons, moi j'ai employé le mot d'un budget de gu parce que c'est pour permettre à notre pays, à vous, à ce que vous représentez de franchir cette étape démocratique qui est la plus importante dans notre pays, c'est celle de la présidentielle et que je pense que dans quelques mois, je l'ai dit à des sénateurs, si nous ne redressons pas, on nous dira quand même, ils ont encore rien fait, ils ont continué à dépenser euh Si on redresse un peu, je pense que c'est un élément de sécurité démocratique pour les présidents qui arrivent. Sachant que je pense comme vous, moi je ne suis pas je suis centriste et j'aime bien cette position.

C'est les extrêmes, je je je c'est pas dans mon champ de vision. Donc je pense que le prochain président de la République ou la prochaine présidente saura rendre grâce aux efforts que vous avez fait et au sens du devoir que nous essayons de de porter dans le respect des collectivités pour avoir permis que la situation soit moins dégradée. Merci beaucoup. J'étais un peu longue mais je pense que ça valait la peine qu'on se parle comme on se parle d'une manière responsable et je veux saluer la collaboration que nous avons avec intercommunalité de France que vous êtes de ces associations qui proposent, qui discutent, qui disent on n'est pas d'accord et qui construisent des solutions.

Et je pense qu'en cela vous êtes exemplaire et ceux qui voudraient vous effacer du paysage ferait bien d'y réfléchir un peu longuement. Un message particulier pour Sébastien Mysec. Non pas parce qu'il est breton euh et que c'est mon quart d'heure de bretonnitude, mais la Bretagne ça vous gagne. Et en tout cas, je veux le remercier parce que nous avons beaucoup travaillé ensemble sur un sujet qui vous est cher, les déchets et la consigne plastique. Et je voudrais dire un mot parce qu'ensemble, je crois que nous avons fait du bon travail.

Nous savons la progression que nous devons accomplir, mais qu'il y a sans doute des idées simples qui sont parfois extrêmement simpliste et qui confronté à la réalité des territoires à votre bon sens sont à un moment écarté. C'en était une cher Sébastien et je ne doute pas que nous saurons ensemble accomplir ces conversions culturelles de pensée efficacité plutôt que norme. Je vous remercie.

1:20:03
Non speech

[applaudissements] [musique]

1:20:17
Locuteur

B louder [musique] what the Louis

1:20:27
Non speech

[musique] [musique]