Journée du 17-octobre: le Grand Oral d'Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
Quel sentiment prédomine chez vous au lendemain de cette journée de violences ?
- 0:50OuverteRéponse directe
Quelles images vous retenez de cette journée de samedi ? Qu'est-ce qui vous a le plus choqué ?
- 2:17RelanceRéponse directe
Est-ce qu'à un moment vous pensez que ces gens-là ont voulu faire vaciller l'État, ont voulu faire vaciller la République ?
- 5:11RelanceRéponse directe
Est-ce que vous considérez qu'il y avait chez des casseurs des manifestants ?
- 6:32RelanceRéponse directe
Est-ce que vous pensez que la responsabilité politique de l'ultra gauche est engagée ?
- 7:58OuverteRéponse directe
Est-ce que ces images de Marseille montrent un niveau de violence hallucinant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:28Édouard PhilippeFait
« Il y a donc quelque chose qui n'est pas simplement du désordre, c'est une remise en cause des fondements, je crois, de la République. »
- 5:49Édouard PhilippeFait
« Certaines de ces manifestations se sont passées dans l'ordre parce qu'elles avaient été déclarées, parce qu'elles ont été bien encadrées. »
- 7:15Édouard PhilippeFait
« Mon sentiment que il y a entre ces deux groupes une alliance presque tactique. En tout cas un combat qui se rejoint pour profiter politiquement ou matériellement d'un désordre qui nuit à l'ensemble du pays. »
- 9:23Édouard PhilippeFait
« La responsabilité politique de cette ultra gauche est extrêmement engagée et j'insiste sur le fait que son projet n'est pas simplement un projet de porter des revendications. »
- 10:40Édouard PhilippeFait
« Le projet de la France insoumise, c'est celui de mettre à l'ordre tel qu'il fonctionne aujourd'hui, la République telle qu'elle fonctionne aujourd'hui. »
- 12:01Édouard PhilippeFait
« La démocratie, ça n'est pas le pillage. La République, ça n'est pas le pillage. »
- 15:30Édouard PhilippeFait
« Les maires ils ont pas été abandonnés. »
- 17:29Édouard PhilippePromesse
« Je serais favorable à une commission d'enquête sur le 17, c'est-à-dire sur la journée d'hier. »
- 19:23Édouard PhilippeFait
« Je considère que si on veut avoir des emplois du temps moins chargés, il faut avoir plus de semaines travailler. »
- 22:41Édouard PhilippeFait
« Je pense qu'on peut aller plus loin dans les villes notamment où il existe des caméras pour aller vers la reconnaissance faciale au moment des émeutes. »
- 23:55Édouard PhilippeFait
« Je fais confiance au Parlement pour trouver le bon dispositif et je suis certain que les magistrats qui tiquent respectent la loi comme moi. »
- 25:47Édouard PhilippeFait
« Ce qui était violent hier, c'était pas la passe d'arme entre monsieur Lecornu et monsieur Mélenchon. Ce qui était violent, c'est ce qui se passait dans la rue. »
- 26:28Édouard PhilippeFait
« Ce qui est en jeu, c'est pas simplement le scrutin présidentiel, mais une élection dont on dit qu'elle est la plus importante depuis le scrutin présidentiel. »
- 31:22Édouard PhilippeFait
« Le pouvoir d'achat des Français ne viendra pas par une distribution d'argent magique qui n'existe pas. »
- 33:59Édouard PhilippeFait
« Je crains que le choc que nous sommes en train de subir ne renforce les difficultés, pas simplement les difficultés du gouvernement. »
- 34:43Édouard PhilippeFait
« Il est absolument indispensable que tout fait qui n'est pas conforme soit aux usages, soit au règlement, soit à la loi face puisse faire l'objet d'une enquête. »
- 41:12Édouard PhilippeFait
« Le malaise, l'inquiétude de la jeunesse, la transformation climatique, l'intelligence artificielle, la guerre. »
- 43:16Édouard PhilippeFait
« Le pouvoir d'achat des Français ne viendra pas par une distribution d'argent magique qui n'existe pas. »
- 43:57Édouard PhilippeFait
« Pour les entreprises qui collectivement au sein de l'entreprise décideraient de travailler un peu plus longtemps que le système actuel, d'avoir un système qui permettrait de défiscaliser, de désocialiser complètement la rémunération des salariés. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonsoir à tous. Un invité exceptionnel ce soir dans le grand oral BFM TV le Figaro. Au lendemain de scènes de violence qui ont sidéré la France et qui se poursuivent encore ce soir notamment du côté de Paris et de Lyon. Et alors qu'Emmanuel Macron doit prendre la parole ce soir pour s'adresser aux Français. Bonsoir Édouard Philippe. Bonsoir. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Votre parole est très attendue. Vous êtes le maire du Havre, on le rappelle, candidat horizon à la présidentielle et ancien premier ministre. pour vous interroger à notre côté ce soir, Jim Jarassé bonsoir rédacteur en chef du service politique du Figaro. Bonsoir Marc le rappeler Édouard Philippe la France s'est réveillé sous le choc ce matin après ces images de chaos de pillage des manifestations pour le
pouvoir d'achat qui ont totalement dégénéré en émeutes urbaines des mairies des commissariats attaqués et des magasins payés et ces scènes on les voit encore en direct qui se poursuivent encore ce soir notamment près de la place de la République à Paris avec encore des commerces attaqués. J'ai envie de vous demander, on a envie de vous demander Édouard Philippe, quel sentiment prédomine chez vous au lendemain de cette journée des meutes et avec ce qui est encore en train de se passer ce soir. Des sentiments mêlés. d'abord la colère, la tristesse, euh l'empathie aussi devant la situation qu'on a vu sur vos antennes et dans
toutes les images diffusées de gens qui de commerçants qui qui perdent tout, qui on qui perdent leur magasin, qui perdent leur stock, qui perdent le magasin dans lequel ils se sont engagés il y a un an, 2 ans, 3 ans. La très grande peur aussi, je crois ressentie par beaucoup de nos concitoyens devant le niveau de violence hallucinant qui a été atteint à Marseille, à Paris, à Lyon. Hier, j'étais au Havre chez moi. Les policiers m'ont dit qu'il n'avaiit pas le souvenir au cours des 25 dernières années d'échanges aussi intenses et aussi violents avec la petite poignée de casseurs et de pilleurs et de pyoman euh
qui ont perturbé la fin de la manifestation. H le début c'était passé dans l'ordre comme c'est souvent le cas d'ao encadré par les forces syndicales. Mais votre ville a aussi été le témoin urbain il y a pas eu de pillage chez nous mais il y a eu une vraie violence très choquante très significative et parfaitement inacceptable. Des images à vous soumettre ce soir Édouard Philippe. La porte de la mairie de Marseille défoncée. Ce buste de Marianne renversé la mairie de Limoge incendié. On le voit ici son baff froid qui s'est effondré. Et puis encore une fois ces images de pillage, des centaines de magasins dévastés à Paris, la capitale, mais aussi un peu partout. Et ça continue encore ce soir. On parle de Lyon
notamment. Quelles images vous retenez de cette journée de samedi ? Qu'est-ce qui vous a le plus choqué finalement en tant que citoyen ? On est tous sidérés un peu sous le choc ce soir. Toutes les images sont choquantes. Les images de charge des effectif de police par des gens qui balancent des pavés sont choquantes. Les images de pillage sont insupportables. Les images de destruction de l'espace public et des biens publics sont insupportables. Vous parlez à juste titre de la mairie de Limoge brûlé. On aurait pu citer la mairie d'Anger. On aurait pu citer la mairie de Lille sacagé. Rien ne justifie cette violence, rien ne justifie ces sacages. Et on voit bien
que la manifestation d'hier qui devait faire la jonction entre des lycéens qui revendiquent, ils ont le droit de le faire. Et des salariés ou des organisations syndicales qui considèrent qu'il y a un pouvoir d'achat et elles ont le droit de le faire. s'est transformé progressivement au fur et à mesure de la journée en un affrontement entre des pilleurs et des pyomanes qui n'ont aucune revendication en formulé si ce n'est de mettre à l'ordre public, de venir tester les forces de l'ordre en permanence, de venir piller lorsqu'ils le peuvent par opportunité. Tout ça est extrêmement dangereux. Et c'est dangereux d'abord parce que le désordre qui prévaut depuis hier choque,
je le crois, tous les Français. Mais tout ça est dangereux pour notre nation. H une nation, c'est quelque chose qui se construit avec tout le monde et ce que l'on voit sous nos yeux consterné, c'est une division qui est en train de de frapper le pays. C'est un irrespect complet à la fois de la loi, de la propriété privée, de l'ordre qui sont des domaines sur lesquels enfin sans lesquels on ne bâtit rien. Il y a donc quelque chose qui n'est pas simplement du désordre, c'est une remise en cause des fondements, je crois, de la République. Et et brûler une mairie, Ouais. attaquer des lieux publics, ça n'est jamais un hasard. Des lieux de pouvoir. Ouais. Ceux qui ont attaqué la mairie de Marseille hier l'ont fait d'après l'agence France-Press au cri de on prend
la Bastille. Et on a vu aussi hier des groupes dans Paris tenter de se rapprocher du palais de l'Élysée. Est-ce qu'à un moment vous pensez que ces gens-là ont voulu faire vaciller l'État, ont voulu faire vaciller la République ? Mais je pense que il faut bien distinguer euh des si j'ose dire des publics différents dans ces grandes manifestations et dans ces émeutes euh auxquels on a assisté hier et qui pour certaines d'entre elles se poursuivent aujourd'hui. Vous avez des gens qui manifestent, ils le font euh librement respectant la loi. Ils existent étaient très nombreux hier et ils étaient très nombreux et ils existent et il faut les respecter. On peut ne pas être d'accord avec eux mais il faut les respecter. Ils avaient parfaitement le droit de manifester.
Certaines de ces manifestations se sont passées dans l'ordre. parce qu'elles avaient été déclarées, parce qu'elles ont été bien encadrées. Et encore une fois, je ne fais jamais l'amalgame entre celles et ceux qui respectent la loi, y compris quand il s'agit de manifester ou de porter des revendications et ceux qui la foulent au pieds. Ça n'a rien à voir. Mais il y a aussi à l'intérieur de ces cortèges un mélange délétaire entre une ultra gauche qui a une logique révolutionnaire qui veut tout conflictualiser. Vous connaissez les mots de Jean-Luc Mélenchon, il les a répété plusieurs fois. Nous voulons tout conflictualiser tout. Ce n'est pas moi qui parle hein. Tout conflictu tout conflictualiser pour transformer un porte un peuple révolté
en peuple révolutionnaire. Il y a dans ceux qui hier ont cassé une partie de gens qui veulent mettre à l'ordre républicain et la démocraie. Est-ce que vous considérez qu'il y avait chez des casseurs des manifestants ? Il y a, je voudrais juste terminer, je vous ai dit qu'il fallait distinguer. Il y a donc des membres extrêmement organisés, extrêmement déterminé, d'une ultra gauche protéiforme mais qui se rejoint parfaitement dans sa volonté de casser l'ordre républicain et de conflictualiser le plus possible la situation. Et la responsabilité politique de ces groupes et notamment de LFI est en la matière à mon avis considérable. Et puis il y a des pilleurs des pilleurs
et des pyomanes qui considèrent que dès lors que le désordre est là, il faut le nourrir et en profiter par opportunisme pour venir par opportunisme. Mon sentiment que il y a entre ces deux groupes une alliance presque tactique. En tout cas un combat qui se rejoint pour profiter politiquement ou matériellement d'un désordre qui nuit à l'ensemble du pays et qui peut avoir des conséquences à mon avis ravageuses. Mais c'est ce qui explique pour vous ce chiffre complètement fou qui a été donné il y a quelques minutes du côté de Marseille. 300 pilleurs 300 pilleurs pas dans toute la France 300 pilleurs hier à Marseille. Ça veut dire que ce sont des gens pas qui ne sont pas venus que piller qui est peut-être ailleurs qui étaiit même peut-être pour certains dans le cortège
ou dans la ville avant 30000 pilleurs pour une seule ville. Non mais l'effet d'entraînement a sans doute été considérable mais je veux insister sur ce qui s'est passé à Marseille. On a vu beaucoup d'images de Paris. Je vous interromps juste une seconde. Édouard Philippe, ces images qui nous parviennent en direct, c'est celle du début d'une cellule de crise qui se tient en ce moment à l'Élysée avant et on y reviendra la prise de parole du président de la République à 20h ce soir. les images qu'on a vu à Marseille en plus exactement le peu d'images qu'on a vu de Marseille et celle que j'ai vu moi et ce que m'ont dit euh euh les contacts que je peux avoir dans cette ville, c'est que le niveau de violence, de déraation euh de je peux pas dire autre chose que le
livre est hallucinant et jamais atteint. Euh et encore une fois, cette violence qui s'exprime euh elle a été nourrie, elle a été légitimé. Hm. Un certain nombre de responsables politiques ont expliqué qu'il n'y avait que la violence. un certain nombre un certain nombre de responsables politiques notamment issu de LFI ont expliqué que cette violence était légitime car elle était la réaction à une autre violence celle de la société telle qu'elle fonctionne. Mais si on légitime la violence en disant au fond lorsque vous cassez, lorsque vous pill, lorsque vous exprimez avec violence, vous n'êtes jamais que dans une forme de légitime défense. Alors on légitime tout. Et ça n'est pas la République, ça n'est pas la démocratie. C'est pour ça
que je j'insiste sur le fait que la responsabilité politique de cette ultra gauche est extrêmement engagée et j'insiste sur le fait que son projet n'est pas simplement un projet de porter des revendications qui encore une fois peuvent s'entendre et pour certaines d'entre elles peuvent parfaitement s'entendre. C'est un projet plus profond, un projet de conflictualisation, un projet qui porte une volonté révolutionnaire. Il faut en être conscient. Il faut il faut lutter politiquement contre ce projet qui me paraît totalement délétaire pour le pays. Sans parler de la France insoumise sur lequel on reviendra. Juste courte parenthèse, vous équipes peut-être observent avec attention les réseaux sociaux. C'estes quelques heures, il y a des visuels de prise de la bassille, de
grandes révolutions qui se sont passées justement par la violence expliquant finalement ça a apporté une forme de progrès social. Vous écoutez ça, vous regardez ces images, vous vous dites quoi ? Je je je vous dis exactement ce que je suis en train de vous dire. Le projet de la France insoumise, c'est une forme de révolution qui vient pas de la France insoumise dans l'espèce de rupture. Non, mais qui est vous avez raison, mais qui est très porté, très légitimé. Vous savez, dans une révolution et c'est le principe d'une révolution, vous avez un petit nombre de gens extrêmement déterminés, extrêmement bien organisés et vous avez beaucoup d'autres qui suivent ou qui sont manipulés. Ça ça s'est toujours passé comme ça et je redoute que ça puisse se passer comme
ça. Je encore un mot, le projet de la France insoumise, c'est celui de mettre à l'ordre tel qu'il fonctionne aujourd'hui, la République telle qu'elle fonctionne aujourd'hui. Moi, je ne veux pas rompre avec la République. Moi, je considère que la démocratie, elle doit être défendue. C'est la responsabilité de chacun. C'est la responsabilité du gouvernement. On pourra en dire un mot si vous le voulez bien, mais c'est la responsabilité de chacun. Nous sommes en train si nous ne réagissons pas de laisser partir quelque chose qui est constitutif de notre pays, la démocratie et la République. Je Édouard Philippe, on l'a vu il y a quelques secondes, Emmanuel Macron est arrivé à l'Élysée avec euh ses principaux euh ministres. Il doit s'exprimer euh à 20h ce soir. Que
peut-il dire ? Que doit-il dire face à ce déferlement de violence qu'on a observé ces ces dernières heures ? J'ai parfois du mal à commenter les propos du président de la République une fois qu'il les a formulé. Permettez-moi de ne pas les commenter avant qu'il les formule. Je ne sais pas ce qu'il va dire. Je vous savez vous n'avez pas été consulté par ex que non. Je n'ai aucune idée de ce qu'il va dire. Bon laissez le parler et puis ensuite on réagira. Si vous vous étiez président de la Républque, c'est très facile de dire cela comme ça. Je pense que je dirais très exactement ce que je vous ai dit. Dans notre pays, l'ordre républicain, ça existe. La démocratie, ça n'est pas le pillage. La République, ça n'est pas le pillage. Euh, il y a des des revendications
légitimes, discutons-en, parlons-en. Mais jamais jamais on ne peut accepter que des professeurs soient molestés, que des forces de l'ordre soient attaquées, que des sapeurs pompiers, des pompiers qui viennent aider, soit mis en cause, frapper, ça existe. Comment voulez-vous accepter cela ? pouvons nous-mêmes donner le sentiment une seconde que l'on pourrait accepter cela au nom d'une violence sociale qui s'exprimerait ça n'existe pas concrè concrètement l'état a à sa disposition des dispositifs vous êtes très bien placé pour le savoir pour lutter contre des situations comme celle-ci par exemple l'état d'urgence il peut prononcer l'état d'urgence est-ce que c'est une proposition qui qui aurait du sens ce soir après ce qu'on vient d'observer avant de se prononcer sur l'état
d'urgence qui est un dispositif qui existe dont je sais qu'il peut permettre un certain nombre de choses qui ne sont pas possible dans le droit commun et dont je ne suis pas sûr que ce qu'il permet soit utile dans le cas d'espèce. Mais après tout, n'écartons rien. C'est une décision qui appartient au gouvernement et au président de la République. Avant de parler de l'état d'urgence, parlons de ce que l'on peut faire sans l'état d'urgence. Regardons et essayons de comprendre ce qui s'est passé hier. H on a vu l'instrumentation politique et l'instrumentalisation politique par l'ultra gauche et la gauche extrême. Elle existe, il faut la dénoncer politiquement, il faut la documenter, elle est là. Mais il y a aussi une
question de comment est-ce que le gouvernement s'est informé, c'est-à-dire comment le renseignement a pu opérer pour préparer l'événement, comment le gouvernement s'est préparé à faire face à cet événement et ensuite comment les choses ont fonctionné. Il y a eu des dysfonctionnements. C'est c'est ça que vous voulez nous dire ? Quand on appelle chacun à prendre ses responsabilités, l'ultra gauche, ce qui manifeste, on doit également appeler le gouvernement à prendre ses responsabilités. C'est-à-dire bah c'est-à-dire vérifier que tout a été fait conformément, que le renseignement a permis d'évaluer à sa juste mesure l'intensité des manifestations hier et le désir de violence qui s'y est exprimé. entre les lignes. On comprend quand même dans ce que vous nous dites
ce soir. Euh, visiblement pas. Ben, je pose la question. Vous posez la question ? Je pose la question et j'aimerais avoir des réponses en la matière de la même façon dans la mobilisation des forces. Dans la mobilisation des forces, je je ne je me garderai de donner des leçons à qui que ce soit car le maintien de l'ordre est un exercice redoutablement difficile. Et vous en avez fait l'expérience à l'époque des gil et je sais combien c'est délicat. Donc je ne je ne donne aucune leçon, mais je sais que lorsque vous attendez et lorsque vous redoutez un affrontement et un rapport de force très violent, la meilleure solution, c'est quand même d'être vous-même extrêmement fort, de le montrer auparavant, de le faire savoir pendant les gilets jaunes. Et encore une fois,
je je ne compare pas ce que j'ai vu hier à ce qui a donné lieu aux gilets jaunes. Je ne le compare pas parce que et pendant les gilets jaunes, lorsque nous étions certains que la confrontation allait intervenir, il y avait des blindés de la gendarmerie qui était mobilisé. Il y avait un nombre de forces qui me paraît très largement supérieur qui a été mobilisé. C'est la raison pour laquelle je dis est-ce qu'il y a eu ou non une faille dans le rignement et si c'est le cas, tirons-en les conséquences et musclons notre jeu en matière de renseignement. Est-ce qu'il y a eu ou non une une un défaut ou une mauvaise information ou une mauvaise décision dans le niveau de force mobilisée ? Ce sont des choses que les Français ont le droit de savoir et des questions que moi je me pose
effectivement et beaucoup de Français les posent ces questions. On a entendu le maire de Marseille Benoît Paillon dire "Je n'avais qu'une seule compagnie de CRS, c'estàdire 85 hommes dans ma ville jusqu'aux émeutes. J'ai appelé le premier ministre Sébastien Lecnu qui m'en a fourni immédiatement quatre autres. On a entendu la maire de Paris, le maire de Paris dire "Nous n'avions pas assez de moyens et d'ailleurs la CRS8, la compagnie CRS8 n'est arrivé qu'à 16h hier alors que les pillages avaient commencé depuis plusieurs heures. Et on a entendu aussi Édouard Philippe, le maire de Limoge dont l'hôtel de ville a donc été incendié hier. Écoutez ce qu'il dit aujourd'hui sur ce qui s'est passé hier dans sa ville. On a un problème de soutien de nos forces de l'ordre. Quand j'entends qu'il
n'y a pas eu de manque de moyens, c'est faux. Quand 100 % des policiers que vous avez interrogés vous disent à 15h30, on avait plus de grenades de désencerclement, on avait plus de munition et on été obligé de reculer. Ce sont des faits, des faits étayés. Donc il y a eu un manquement à ce niveau-là, un manquement grave. Et encore une fois, je leur dis, il va falloir changer de doctrine. Des manquements graves. Édouard Philippe, vous êtes venu ce soir accompagné de cinq maères, cinq mères horizon qui vous soutiennent dont la maire du du 5e arrondissement de Paris. Les élus, les maires ont-ils été abandonnés dans cette journée quand on entend ce témoignage d'élu en première ligne ? Je les maires ils ont pas été abandonnés. La question c'est est-ce que des mesures est-ce que des bonnes
mesures ont été prises au bon moment ? Ce que dit le maire de Limoge euh et on comprend qu'il soit en colère compte tenu de ce qui est arrivé. Ce que dit le maire de Limoge, c'est que il semble que le matériel nécessaire n'était pas présent à l'endroit où il était nécessaire. Bah ça c'est une question de préparation. et peut-être aussi de renseignement avant la manifestation pour savoir quel va être le degré de violence ou le degré d'intensité. C'est c'est pour ça que je parle de renseignement et ensuite de préparation. Il je crois que le gouvernement dans l'effort de compréhension et de transparence dont il va avoir la responsabilité devra dire ce qu'il en a été de la préparation du 17 et devra dire ce qu'il veut faire dans
le cadre de la préparation d'autres euh manifestations si elle devait se poursuivre. Suite sur cet exercice de diagnostic Alb Bron Pivet la présidente de l'Assemblée est favorable à une commission d'enquête parlementaire sur le maintien de l'ordre. Est-ce que vous pensez que ça peut être une une bonne idée ? Bah moi je serais favorable à une commission d'enquête sur le 17, c'est-à-dire sur la journée d'hier parce que sur l'intégralité qu'on soit exigeant qu'on soit exigeant avec le gouvernement avec l'État, ça me paraît la moindre des choses. Mais dans ce cas-là, allons au bout. Demandons-nous comment on en est arrivé là. Demandons-nous si des forces politiques ont instrumentalisé, encouragé, manipulé un certain nombre de gens pour que justement on en arrive là. Vison large
si vous me permettez. Mais ce que vous sous-entendez quand même avec grande prudence, mais c'est ce qu'il y a eu, c'est qu'il y a eu quand même des failles. Il y a eu des problèmes dans le retour du renseignement. Je dis que lorsqu'on a un pardon, personne ne peut se satisfaire des images que nous avons vu hier. Je je personne ne peut dire ce soir vraiment ça s'est bien passé. Non, face à une situation difficile, vraiment ça s'est bien passé. D'accord. Personne ne peut le dire. Donc quand ça ne se passe pas bien, je n'accuse personne mais je veux comprendre et prendre ses responsabilités. Je veux comprendre. Je veux savoir ce qui s'est passé, quelle décision été prise et ce que je dis là, tous les Français le partagent. Nous voulons tous savoir pourquoi ça s passé comme ça.
Est-ce que prendre ses responsabilités doit passer par une démission du ministre de l'intérieur que plusieurs responsables politiques, je vous pose la question. Oui, je sais qu'il y a des responsables politiques qui adorent aller plus vite que la musique. Est-ce qu'on peut d'abord comprendre ? Est-ce qu'on peut d'abord savoir quelles sont les responsabilités de chacun avant de se dire comment est-ce qu'on en tire les conséquences ? Voilà. Moi ce que je veux c'est comprendre ce qui s'est passé et ce que je veux aussi c'est comprendre ce qui va se passer, c'est-à-dire ce que le gouvernement va dire vis-à-vis des forces politiques, vis-à-vis des lycéens qui sont au début de ces manifestations, vis-à-vis des organisations syndicales et aussi vis-à-vis des casseurs, des pilleurs,
des pyomanes qui ont utilisé ces manifestations, qui se sont mêlées à ces manifestations, qui ont entraîné parfois certains nombre de manifestants pour casser et pour piller. Qu'est-ce qu'on dit ? Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on change la loi ? J'ai été depuis longtemps partisan de peine planché et de peine minimales. Les peines planchées, me dit-on, ça n'est pas si efficace. Et ben moi, je considère que ça l'est. Les peines minimales, me dit-on, ça pose des problèmes ? Et ben, moi, je considère qu'il faut en faire. Et je ne pense pas qu'on puisse rester seulement dans l'arsenal répressif, même s'il est important parce que la République est mise en cause. Il faut aussi engager un processus politique qui permet de répondre aux lycéens qui sont à l'origine de ce mouvement et aux
questions relatives au pouvoir d'achat. sur les l'exercice de diagnostic. Toujours un certain nombre de policiers, de syndicats nous ont dit euh qu'ils avaient été désorientés par euh euh peut-être h des décisions contradictoires, en tout cas des des signaux contradictoires au sommet de l'État. Je pense notamment à Emmanuel Macron qui a exigé une forme d'empathie. Alors c'était au mouvement du au moment du du mouvement lycéen. Est-ce que finalement il a semé le doute chez les policiers ? On sait que le syndicat Alliance notamment a porté plainte contre l'État. euh pour mise en danger d'autrui.
Quand on veut s'adresser à la jeunesse, même quand on pense qu'elle est à côté de la plaque, je sais pas ce que je pense, mais même quand on pense qu'elle est à côté de la plaque, on ne peut pas le faire seulement avec l'arsenal répressif. Et vous le savez tous, nous le savons tous. Lorsque des lycéens, parlent bien de lycéens, disent "Nos perspectives étudiantes ne sont pas bonnes, nous ne supportons pas telle ou telle organisation, nous avons des problèmes parce que nous n'avons pas tous nos professeurs." On peut évidemment dire que leurs revendications sont d'un ordre secondaire par rapport à des sujets plus urgents ou plus graves, mais on ne peut pas le reposer seulement la force et la répression. Ça n'est pas
possible. Ça n'est pas possible. Bon, je pense que peut-être maladroitement, c'est ce que le président de la République a voulu dire. En revanche, il y a quelque chose avec lequel il faut être euh inexorable, euh impitoyable. Hm. C'est que dès lors que l'on franchit la ligne de la violence, de l'agression vis-à-vis des personnes physiques, professeurs, personnel de l'éducation nationale, policiers, pompiers, tous dépositaires de l'autorité publique, tous participants au service public. Alors, on ne peut pas l'accepter. On ne peut pas l'accepter. On ne peut pas faire comme si c'était pas grave, c'était la réponse à je ne sais quoi. Ça n'est pas acceptable. Mais aux téléspectateurs qui nous regardent, Édouard Philippe, juste pardon ces
images qui nous viennent encore ce soir en direct. Vous disiez il y a quelques instants, la République ce n'est pas le pillage mais c'est ce qui est en train de se passer en doit pas l'accepter et c'est pour ça que je propose un certain nombre de de modifications. Je vais parler des peines minimales, j'ai parlé des peines planchées. Je pense que dans notre utilisation de la force face à des pilleurs, nous pouvons aller plus loin. Nous pouvons utiliser les nouvelles techniques qui permettent de marquer de façon indélbile ceux qui participent à des pillages en projetant un certain nombre de matières qui restent sur eux qui nous permettent de les retrouver. Ensuite, je pense qu'on peut aller plus loin dans les villes notamment où il existe des caméras pour aller vers la
reconnaissance faciale au moment des émeutes. Je je crois très sérieux, la République, ça n'a jamais été la faiblesse, hein. La démocratie, pardon pour cette expression, elle est un peu triviale. La démocratie, c'est pas le bololo, hein. C'est pas C'est pas n'importe quoi le bololo, c'est une expression militaire. Je l'avais pas. Ouais, c'est parce que vous avez pas fait votre service militaire. Euh ça n ça ça n'est pas le désordre organisé. euh la démocratie et la République, la République c'est pas la faiblesse, c'est inacceptable, c'est inacceptable et c'est pour ça qu'il faut être plus fort. Et encore une fois, il s'agit pas de traiter notre jeunesse ou notre pays comme des ennemis. Ça n'est pas la guerre, c'est une question d'ordre et de loi. Édouard
Philippe, la loi casseur payeur qui doit arriver dans quelques jours à la indispensable. Attendez, j'ai pas fini ma question. Dans quelques jours à l'Assemblée nationale prévoit de faire payer non plus seulement ceux qui cassent mais ceux qui participent à un à un attoupement. pendant lequel il peut y avoir de la casse ou des pillages. Ce qui fait tiquer certains magistrats qui disent "On va pas pouvoir, ça va être difficile de faire payer quelqu'un euh sans être sûr qu'il a effectivement participé à à ça." Qu'est-ce que vous en pensez-vous ? Est-ce qu'il faut aller jusque-l pour Moi, je fais confiance, je fais confiance au Parlement pour trouver le bon dispositif et je suis certain que les magistrats qui tiquent respectent la loi comme moi. C'est-à-dire que ils font confiance au
Parlement pour trouver le bon équilibre législatif et pour faire en sorte que le dispositif soit adapté. et on va ratisser pas ils ne peuvent pas contester l'idée qu'une fois que ce sera la loi, ils l'appliqueront. Vous êtes d'accord avec moi ? Probablement. Ah, je vous trouve je vous trouve timide quand vous dites probablement ça veut dire qu'on accepte très fer on accepte de ratisser. Donc et donc l'idée de dire que lorsqu'on est dans un événement et qu'il y a des casseurs et que leur responsabilité doit être engagée, mais franchement franchement ça gêne qui ? C'est où est le problème ? À partir de quand on dit "Ouais, c'est vrai, vous payez pas votre place de stationnement, on vous colle un forfait, une amende." Mais alors vous brûlez une mairie, vous comprenez ? Il y a il y a une telle
colère dans la société. Non, mais à partir je je je ne me départis jamais d'un certain calme et d'une certaine modération. Oui, mais franchement venir m'expliquer que quelqu'un qui est identifié comme un casseur ou comme quelqu'un qui participe et qui couvre à des opérations de pillage de destruction de bain public qui vont ensuite être construits avec de l'argent public ne devrait pas voir sa responsabilité engagée. Mais les brasant et les parents et les parents des casseurs mais lorsqu'on est mineur, la responsabilité civile des parents me paraît naturellement devoir être engagé. Alors quand on est majeur, c'est pas nécessairement le cas. Ouais. Oui. Bah ça devrait l'être plus et c'est pour ça qu'une modification législative me paraît bienvenue. Jim,
un mot à nouveau sur les insoumis, vous l'avez évoqué en début d'émission. Toute la journée hier, Sébastien Lecnu et Jean-Luc Mélenchon se sont livrés à une violente passe d'arme sur les réseaux sociaux. Est-ce que vous considérez comme le Premier ministre que Jean-Luc Mélenchon a une responsabilité dans les violences ? Vous l'avez déjà dit, mais est-ce que d'abord d'abord monsieur vous dites une violente passe d'arme. Ce qui était violent hier, c'était pas la passe d'arme entre monsieur Lecornu et monsieur Mélenchon. Ce qui était violent, c'est ce qui se passait dans la rue. Ça c une traduction politique. Ça c'était violent. Qu'il y ait une opposition entre monsieur Mélenchon et monsieur le Cornu, elle ne surprend personne. Qu'il s'exprime en disant que l'autre
est responsable, ça ne surprend plus personne. Et je pense que monsieur Mélenchon a évidemment une part de responsabilité, je l'ai dit. Voilà. Donc, mais la violence, elle n'était pas dans le propos. La violence, elle est dans les actes dans les actes qui se sont déroulés hier, dans les actes d'une violence inouie, effarante, qui a choqué tous les Français, tous les Français qui les choquent aujourd'hui euh et qui va les choquer longtemps. Sébastien Lecordu qui n'a pas non plus hésité de parler d'un tour de chauffe avant avant l'élection présidentielle. On disait également que vous aviez été premier ministre au moment de la crise des gilets jaunes. 28 weekends de violence à l'époque. 28 weekends. Des appels à nouveau à manifester sont lancés sur les réseaux sociaux. Est-ce
que vous croyez une spirale de la violence jusqu'à l'élection présidentielle jusqu'au mois d'avril prochain et finalement au candidat que vous êtes ? Une tentation de déstabilisation de ce scruptin purement et simplement. Est-ce que ce qui est en jeu là aujourd'hui de votre point de vue ? Mais ce qui est en jeu, c'est pas simplement le scrutin présidentiel, mais une élection dont on dit qu'elle est la plus importante depuis le scrutin présidentiel. Le scrutin présidentiel, c'est un moment de la démocratie, un moment important, un moment très important de la démocratie, mais ça n'est qu'un moment de la démocratie. Ce qui est en cause aujourd'hui, c'est la démocratie tout court. Pas simplement un moment dans 6 mois, un moment tout court. La démocratie tout court, pardon, la
capacité que chacun a à considérer que son bien, sa propriété privée doit être respecté et garanti par l'État. Vous êtes d'accord avec ça ? Ouais. C'est dans la déclaration des droits de l'homme. C'est l'article qu'en général la France insoumise n'aime pas. Ça, c'est sûr que dire que la propriété privée, c'est un droit sacré, c'est un truc qu'ils aiment pas. Mais ça existe. C'est aussi important que le reste dans la déclaration des droits de l'homme du citoyen. Bon, lorsqu'on voit des scènes de pillage, lorsqu'on voit des scènes de violence, on voit bien que c'est la démocratie elle-même, la République qui est mise en cause. Et donc, il faut la défendre. L'État doit la défendre. Le pire pour un État, c'est de s'avachir. Le pire pour un État, pour la légitimité
d'un État, c'est d'être faible au point où il peut être bousculé. Ça c'est inacceptable. Il faut donc rétablir l'autorité de l'État, ça me paraît absolument indispensable, pour rétablir l'ordre et la démocratie. Et une fois qu'on a ça, on peut se poser la question et elle est difficile de comment est-ce qu'on travaille pour le pouvoir d'achat. Moi, j'ai un certain nombre de solutions. Je dis que ça passera par travailler un peu plus. Ça ne fait pas plaisir à tout le monde. C'est une solution, c'est une solution crédible. D'ailleurs, la la question plus précisément, c'est la tentation de venir déstabiliser cette élection et son déroulement. Je pense notamment au on en parlait avant en préparant cette interview du 2e tour. Le deème tour c'est le 2 mai au lendemain du 1er mai. Aucun doute
madame sur le fait qu'un certain nombre de personnes qui se présentent à cette élection n'ont pas comme souci principal de préserver la démocratie et la République tel qu'elle telle qu'elle fonctionne. Et je le dis clairement. Et vous dites clairement hier soir à 20h au moment j'allais dire du pic des émeutes mais non parce que le pic des émeutes il a été toute la nuit. Le Rassemblement national a posté une image de Philippe qui est l'affiche de campagne de Marine Le Pen, l'une de ces affiches. La France apaisé. Est-ce que c'est elle aujourd'hui la grande gagnante de ce qui s'est passé ? J'ai toujours pensé que plus la France insoumise se radicalisait, plus elle faisait monter un état de tension dans le pays ou au Parlement. h
un désordre organisé, une remise en cause systématique des institutions et des usages, plus l'effet provoqué était une radicalisation et un départ vers la partie la plus à droite du spectre politique. Et il m'arrive de penser que cet effet est recherché et je dis au français si vous pensez que à l'occasion d'un deuxième tour entre Madame Le Pen et monsieur Mélenchon, vous aurez à choisir entre l'un et l'autre, vous vous trompez. Vous aurez les deux. Vous aurez l'opposition la polarisation la plus complète entre madame Le Pen et une gauche qui considérera que la limite
démocratique n'existe plus et que donc tout peut être fait pour remettre en cause. Et je vais vous dire ou ce futur là, j'ai pas du tout envie de ça pour mon pays. Et c'est une des raisons pour lesquelles politiquement, techniquement, j'essaie de proposer aux Français quelque chose qui permette d'échapper à cet étau que je crois mortifère. Le RN c'est le parti de l'ordre ou pas ? C'est le parti, c'est un parti qui s'affirme attaché à l'ordre euh mais il s'affirme beaucoup de choses et quand on regarde dans le détail ce qu'il propose, on est parfois surpris. Quand vous regardez le détail des propositions du Rassemblement national qui vous explique qui va remettre de l'ordre dans les comptes, vous y voyez en réalité des chiffres qui me paraissent grotesques, des propositions
qui me paraissent dangereuses pour le pays et probablement un résultat qui sera directement contraire à ce sur quoi ils se sont engagés. Marine Le Pen ce soir s'en prend directement à ce qu'elle appelle le pouvoir macroniste. Elle dit que c'est un pouvoir à bout de souffle, épuisé, désorienté et Jordan Barda, lui aussi exige la démission d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous craignez finalement d'être vous aussi emporté par une certaine forme de vague de dégagisme qu'on entend aujourd'hui qui s'exprime chez les Français aujourd'hui ? Écoutez, moi je suis là pour dire ce que je crois et pour dire ce que je pense. Je suis là pour dire que le pays a besoin d'être commandé, qu'il a besoin d'avoir des orientations claires et une majorité absolue pour pouvoir mettre en œuvre des
orientations claires. Depuis 2024 et en vérité depuis 2022, il n'a plus de majorité. Depuis 2024 c'est effrayant ce qu'il n'a plus de majorité et donc aucune décision importante ne peut être prise. C'est ce qui fait aujourd'hui que l'État est trop faible pour gérer cette situation. C'est une des raisons. H c'est une des raisons bien sûr. H toute la presse internationale Édouard Philippe fait sa une sur ses violences. On les voit à l'écran, on va voir s'il y a une de presse qui sont par évidemment dans la nuit. Est-ce que de votre point de vue l'image de la France est durablement abîmée par ce qui est en train de se produire ? J'aimerais qu'on m'explique comment elle pourrait être améliorée par ces images. Évidemment aussi des commentaires comme ça ait pu être le cas au moment de la
crise lycéenne un peu plus tôt du président américain. Non mais je dire ce que le président américain attends pardon ce que le président américain pense de nous m'apporte assez peu. Vraiment vous aurez ser dans quelques mois. Ce que le président américain pense de la France m'importe assez peu. Il est le président des États-Unis. Ce qu'il fait aux États-Unis est important. Les décisions qu'il est susceptible de prendre, qui nous affectent sont importantes. Mais Marc a raison de dire, vous pourrez lui serrer la main dans quelques mois. Ce qu'il pense de nous m'importe assez peu. Et d'ailleurs, ce que je pense de ce qui se passe aux États-Unis l'importe, lui importe assez peu. Ce qui compte h c'est ce qui se passe en France. Ce qui compte, c'est l'effet que produisent ces
images sur notre pays. Et de fait, l'effet est terrible. Alors, on pourrait se rassurer, mais je n'irai pas sur ce chemin en disant que il y a eu des images terribles aussi en Italie ce weekend, qu'il y a des images terribles en Argentine à cause de manifestations extrêmement violentes là aussi. Mais la vérité c'est que pour notre image, pour le rayonnement de la France, pour son attractivité culturelle, politique, économique, touristique, ces images sont désastreuses et elles auront un coût au-delà des dégradations qui sont considérables, la situation économique et financière du pays va s'en trouver encore plus atteinte. Est-ce que vous pensez que les taux vont augmenter après ce weekend, après les images qu'on a vu ta de la France ? On dit on dit souvent qu'un des éléments
importants s'agissant d'une évolution des tons des taux c'est la confiance. Je doute que les images que nous ayons vu hier, que nous avons vu hier hiver hier et que nous avons vu aujourd'hui ramèneent de la confiance chez nos prêteurs. Je je crains que le choc que nous sommes en train de subir ne renforce les difficultés, pas simplement les difficultés du gouvernement. Là aussi, il faut être très clair. Lorsque les taux d'intérêt augmentent, c'est pas c'est un problème pour le gouvernement. C'est un problème pour le budget de l'État, mais c'est un problème pour vous, c'est un problème pour moi, c'est un problème pour tout le monde. Ça rend les investissements des mairies beaucoup plus cher, ça rend le pré immobilier que vous voulez consentir beaucoup plus
cher, ça rend tout infiniment plus cher. C'est un problème pour nous tous. Édouard Philippe, on apprend ce soir qu'une jeune fille, une jeune femme de 17 ans a perdu un œil. Euh hier à Mulous, il y a une enquête qui a été ouverte par la police des polices. Hier, c'est un jeune homme qui a perdu une main, semble-t-il, en ramassant une grenade du côté de Saint-Étienne. C'est la deuxième fois que ça arrive. La même chose était arrivée du côté de Lance. Enquête ouverte là encore. Euh qu'est-ce que vous répondez à ceux qui considèrent qu'il y a parfois des violences policières en France ? Ce que je dis, j'ajoute, j'ai mis parfois ce que je dis, c'est que dans les événements d'une violence et d'une brutalité aussi intense que
ceux avec que nous avons constaté hier, il est absolument indispensable que tout fait qui n'est pas conforme soit aux usages, soit au règlement, soit à la loi face puisse faire l'objet d'une enquête. Vous avez dit vous-même que c'est fait. On fait l'objet d'une enquête. On va voir si celui qui a lancé la grenade l'a lancé à bon droit. Ouais. Si elle l'a lancé conformément aux règles d'usage. Bon et si c'est le cas, il y a pas de problème. Sauf évidemment le coût absolument considérable humain pour celui qui se retrouve blessé du fait de cet accident.
Mais je voudrais qu'on on ait bien conscience que les événements d'hier ont conduit probablement plus d'un millier de blessures, parfois très grave chez pas simplement les forces de l'ordre, les pompiers pendant les événements il y a quelques jours chez les lycéens, des professeurs ont été blessés. Personne n'a envie que les les lycéens ou les manifestants ou les policiers soient blessés. Mais quand quand on choisit d'aller dans des manifestations et qu'elle tourne à ce niveau de violence, euh je crains que imaginer qu'il ne puisse y avoir aucun incident est une vue de l'esprit. Mais vous n'utilisez pas vous ce terme
de violence policière ? Je n'utilise pas ce poliè parce qu'il est utilisé bien souvent par l'extrême gauche pour dire qu'elle est systémique avec il peut y avoir il peut y avoir des actes illégaux commis par des policiers lorsque c'est le cas. Ils doivent être dénoncés, sanctionnés, ça ne pose aucun problème. Être exigeant avec les forces de l'ordre, c'est dans la nature du pouvoir politique. Mais être exigeant avec les forces de l'ordre, ça ne veut pas dire leur contester le droit d'utiliser la force lorsqu'elle est légitime. Et je suis extrêmement sensible à ça. Contrari. À contrario, je voudrais vous montrer une affiche que vous avez sans doute vu déjà dans les manifestations et peut-être même chez vous au Havre puisqu'on la voit partout ces derniers temps. Akaba
traduction tous les pardon pour les oéchasses, tous les policiers sont des bâtards. On la voit partout en ce moment dans beaucoup de cortèges. C'est devenu une sorte de cri de ralliment chez chez certains. Quand vous voyez ces mots aujourd'hui, qu'est-ce que vous dites ? Qu'est-ce que ça dit du climat entre une partie de la jeunesse et les forces de l'ordre ? Et vous voyez bien que c'est inacceptable. Vous voyez bien qu'on ne fera rien de grand dans cette nation si les français ne s'aiment pas. Vous vous voyez bien que si on dit le problème c'est les jeunes et le problème c'est la police et le problème c'est toujours quelqu'un d'autre, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse en tant que nation ? Je Il y a une phrase de pardon, elle est peut-être un peu déplacée, il y a une
phrase très belle de Pompidou quand il parle de d'une période encore plus sombre que celle que nous vivons aujourd'hui. Quand il parle de l'occupation, il dit "C'est une période où les Français ne s'aimaient pas. C'est une litotte. Et vous avez le sentiment qu'aujourd'hui les Français ne s'aiment plus entre ? En tout cas, ce que je sais c'est que quand on oppose les uns aux autres, on obbtient jamais rien de bon. Lorsqu'on pense que les responsables c'est toujours quelqu'un d'autre, on obbtient jamais rien de bon. Je vous ai dit tout à l'heure que je considérais qu'il y avait des responsables politiques qui avaient une responsabilité qu'il fallait les rechercher. Mais je ne vous ai pas dit que on était que l'ordre ça se passait contre les lycéens. Les lycéens
ont des préoccupations et je vais vous dire, on peut les comprendre, ils doivent les exprimer, ils y ont le droit, ils doivent le faire dans le calme, il faut pouvoir apporter des réponses. On ne fait rien de grand dans un pays si on organise une confrontation de chacun contre tous, ça ne marche pas. Et en revanche, et je le dis avec autant de fermeté, on ne fait rien dans un pays si on laisse le désordre prospérer. Rien. Rien. la République, la démocratie, l'épanouissement de chacun, ça passe par un retour à l'ordre, un ordre légal, un ordre démocratique, un ordre juste, mais un ordre avec si vous êtes, pardonnez-moi juste un un lycéen que vous verriez par exemple dans votre ville du Havre avec ses affiches. J'en ai à la maison. Vous en avez à la maison des adolescents
avec ses affiches ? Mais vous lui dites quoi ? Vous dites quoi à un adolescent, un lycéen ? Je leur dis que c'est absurde que imaginez que le policier est un ennemi ou un adversaire, c'est absurde. Le jour où ils sont agressés, le jour où où leurs parents sont agressés, ils peuvent avoir besoin de la police. La police c'est c'est un service public absolument essentiel dans un état. Enfin, je veux dire, imaginez que la police est l'adversaire ou l'ennemi, c'est une dinguerie. Et et pardon, parce que vous dites à Cab. Alors, vous avez vu la façon dont les sapeurs pompiers sont traités ? Il y a quelqu'un qui pense ici qu'un sapeur pompier c'est un adversaire ou un ennemi mais je on devrait leur dire merci tous les jours ou sapeur pompier mais qu'est-ce qui nourrit ça justement
pardonnez-moi encore une fois moi je sais on est saisi par ces images ben je pense qu'il y a un certain nombre de gens qui ont un intérêt à nourrir ce ressentiment qui ont un intérêt à nourrir cette colère qui ont un intérêt à faire en sorte que le ciment social s'ffrité un mot sur le le mouvement des lycéens vous avez commencé à en parler au début de ce mouvement vous avez une formule que certains ont considéré comme un peu condescendante vis-à-vis des lycéens leur reprochant de manifester à cause des menus à la cantine ou de leur employé du temps. Est-ce qu'avec le recul vous vous dites peut-être que vous avez vous êtes peut-être passé un peu à côté du début de ce mouvement ? Franchement, les menus à la cantine, c'est important de bien manger, hein. Enfin,
dans les cantines publiques françaises, on mange bien. Alors, parfois, on aime pas ce qu'on mange, parfois on pourrait manger plus, parfois, on pourrait manger, enfin, est-ce qu'on peut se dire que ou la question de ce qu'on mange dans les cantines ne justifie pas le blocage d'un établissement, en tout cas le blocage de tous les établissements. Est-ce qu'on peut se dire que la question des emplois du temps où en effet vous avez des lycéens qui nous disent on travaille de 8h à 18h avec des grands trous au milieu, peut-être ça n'est pas très optimal. Et ben et ben dans ce cas-là réglons le problème. Moi j'ai fait un certain nombre de propre que la violence qu'on a observé va au de ces revendications là. Moi, j'ai fait un certain nombre de propositions sur ces sur ces questions.
Je considère que si on veut avoir des emplois du temps moins chargés, il faut avoir plus de semaines travailler. Ah, moins de vacances. Donc si je comprends bien si vous voulez avoir des emplois du temps qui soient mieux construits avec des périodes d'apprentissage qui permettent plus d'apaisement, plus de transmission du savoir, bah peut-être qu'il faut accepter l'idée d'avoir un petit peu plus de semaines de cours avec un petit peu moins d'heures de cours chaque jour pour raboter quelles vacances les grandes l'été ou les petites et voilà et voilà et voilà comme ça on Ah bah il y en a que deux enfin il y a que deux sortes il y a les grandes ou les petites discutons-en. Ouais, c'est une proposition du candidat. Sûr, bien sûr. Et sur les et sur les questions et sur les questions plus
essentielles parce qu'elles existent h et parce que je pense qu'au fond, ce sont elles les questions sous-jacentes qui expliquent beaucoup plus que ces questions d'organisation. Le malaise, l'inquiétude de la jeunesse, la transformation climatique, l'intelligence artificielle, la guerre. Hm. Je je je suis frappé chez les amis de mes enfants 23, 21, 16 ans, que la question de la guerre, la question de la possibilité d'un affrontement est une question, je vous assure que personne se l'a posé dans ma génération et ben il se la pose dans cette génération que l'incapacité qu'ils ont à être maître de leur destin compte tenu du pays de l'Europe et du monde tel
qu'il fonctionne. Ces questions là, si on les entend pas, alors là on a un problème parce qu'elles sont légitimes. Cette inquiétude là, si on l'entend pas, elle est elle est elle est parfaitement légitime et elle est d'ailleurs difficile à résoudre. Elle est d'ailleurs très difficile à résoudre. Mais c'est ça devrait être le fondement de l'action politique. Le fondement de l'action politique, ça devrait être comment est-ce qu'on prépare la France de demain ? Comment est-ce qu'on fait en sorte que nos enfants puissent trouver dans la France de demain des raisons d'espérer, des raisons de s'épanouir, des raisons de créer, de créer personnellement, de créer culturellement, de créer économiquement. C'est ça le quand il formule ça, j'entends, j'entends, je respecte et ça m'inquiète.
Mais franchement, interdire l'accès à des établissements, y compris parfois par la menace, y compris parfois par la violence pour des questions de cantine. Sérieusement, hier, il y a eu entre 550000 et 800000 personnes qui ont manifesté pacifiquement contre la vie chère pour le pouvoir d'achat. Est-ce que la réponse aujourd'hui peut être uniquement de dire à ces gens qui ont du mal à boucler leur fin de mois, "Désolé, les caisses sont vides, on ne pourra pas, on n'y aura pas de geste pour le pouvoir d'achat ou est-ce que vous pouvez nous annoncer ce soir une mesure de votre programme Édouard Philippe qui permettra de redonner du pouvoir d'achat à beaucoup de Français ?" Le pouvoir d'achat des Français ne viendra pas par une distribution d'argent magique qui n'existe pas. Donc
il y en a plus. Ouais. Le déficit de la France, on a cramé la caisse. Le déficit de la France, la dette publique, la tension sur les marchés sont telles que je vous le dis, la distribution d'argent qui viendrait d'ailleurs, ça n'existe pas. Donc qu'est-ce qui reste comme moyen ? Probablement faire en sorte que un certain nombre de choses qui nous coûtent cher nous coûtent moins cher. Fonctionnement de l'État, le fonctionnement de la protection sociale probablement. Bon, et la meilleure façon collectivement d'être plus prospère, de gagner du pouvoir d'achat individuellement. Pour moi, compte tenu de la situation dans laquelle on est, c'est de travailler plus. Pas de travailler plus en se ruinant la vie, de travailler un peu plus pendant l'année et un peu plus
longtemps. Ben, j'ai fait un certain nombre de propositions qui permettent pour les entreprises qui collectivement au sein de l'entreprise décideraient de travailler un peu plus longtemps que le système actuel, d'avoir un système qui permettrait de défiscaliser, de désocialiser complètement la rémunération des salariés. Qu'est-ce que ça permet ? Et ben, ça permet d'avoir un gain de pouvoir d'achat tout à fait considérable. Vous faites ça 2 heures par semaine et au bout de 12 mois, vous avez entre 1000 et 1200 € de plus brut ou net pour un pour bah net pour bien sûr puisque c'est diffiscalisé vous avez raison 2h donc ça va suivi la première partie euh c'est pas grave 2 he en plus chaque semaine bien vous voyez bien qu'au salaire vous voyez bien qu'au salaire moyen ou au salaire médian
plus exactement ça commence à devenir intéressant et pourquoi je dis ça parce que parce que vous savez, tout le monde sait que quand la situation est difficile, quand on est endetté et qu'on va pas se séparer de ces dettes parce que les histoires de Mélenchon qui de monsieur Mélenchon pardon qui brûle la dette en faisant comme si elle n'existait pas, ça ça vous précipite vers la faillite et ben il va falloir s'en sortir en travaillant un peu plus. Et on n'est pas obligé et on n'est pas obligé et attendez, je voudrais terminer, on n'est pas obligé de considérer que tout le monde est égal par rapport au travail. Il y a des il y a des métiers qui sont plus durs que d'autres. les cadres qui ont plus de liberté dans leur organisation et ben il me semble qu'ils peuvent faire parfois
un peu plus d'effort en matière de travail. Ça ça me paraît normal, ça me paraît légitime de le dire. Mais moi je vous propose un chemin qui nous permet de redevenir prospère pas en faisant des propositions magiques, pas en faisant comme madame Le Pen en disant "Vous allez voir, on va remettre la retraite à 62 ans ou à 60 ans, je ne sais plus, je ne sais jamais avec elle. Et ça coûtera 30 milliards par an en année pleine alors que nous sommes déjà dans un système totalement déséquilibré. Moi ce que je propose aux Français de les regarder dans les yeux et de leur dire si nous voulons collectivement nous en sortir, il va falloir que nous changions ce qui ne marche pas et que nous travaillons un peu plus. C'est pas le truc le plus agréable à entendre parce
que tout le monde aimerait une solution magique qui ne changerait rien pour soi. Mais c'est comme ça qu'on va faire. Vous parlez des solutions magiques de Marine Le Pen, mais si on regarde les sondages et je pense que vous les regardez aussi attentivement que nous aujourd'hui, elle est donnée gagnante dans tous les cas de figure. Et alors, c'est votre réponse pour vous. Pour vous honnêtement, qu'est-ce qui peut la faire perdre au vu de la situation ? Encore une fois ? Alors le sens de votre question madame c'est de dire elle est gagnante dans les sondages. Donc on arrête tout, on attend. Ce n'est pas ce que je dis. Je vous demande, vous n'avez pas entendu la deuxième partie de ma question. Qu'est-ce qui pour vous aujourd'hui Édouard Philippe peut la faire battre et
vous faire donc de fait gagner ? Mais la campagne la campagne la campagne qui n'en est qu'à ses débuts. Bien sûr. Le premier tour de l'élection présidentielle c'est très exactement dans 6 mois. Exactement aujourd'hui. Et donc pendant 6 mois, on va échanger les arguments, on va regarder les propositions, on va voir, on va quantifier, on va parler aux Français, on va capter leur attention, on va leur proposer des solutions et à la fin ils vont choisir. Si vous me dites que aujourd'hui elle a déjà gagné et que ça suffit, on s'arrête, on fait l'élection demain matin, et ben ça veut dire que vous ne croyez pas à l'intérêt d'une campagne électorale, à l'intérêt du débat public. Et je suis sûr que vous y croyez et comme moi aussi je me permets de vous dire que cette campagne,
elle doit permettre au français de choisir en connaissance de cause. Elle est devant dans les sondages. Très bien. C'est un fait. Enfin, quand je dis très bien, c'est une façon de parler, mais c'est un fait. Est-ce que ça veut dire qu'elle a déjà gagné ? Je crois pas. Même avec ses images, même images. Vous savez, ça m'est arrivé dans des sondages d'être derrière et de gagner derrière. À la dernière élection municipale au ça m'est arrivé, voyez, j'ai été rédu. Il vous reste donc 6 mois pour rassembler, mais pas seulement à moi, il reste pendant 6 mois à tous ceux qui veulent dire des choses aux français à faire campagne. C'est parfaitement légitime. On voit un candidat qui émerge cette semaine après sa victoire à la prima, c'est Raphaël Gluxman. Il est à un point
derrière vous dans le sondage etap BFM qui est qui est sorti ce matin. Qu'est-ce que vous vous lui qu'est-ce que vous lui dites ? Est-ce que vous pourriez travailler avec Raphaël Glman ? Non, je lui dis bon courage parce que parce que la démocratie c'est un bon débat public. Il est parfaitement légitime à dire ce qu'il croit, ce qu'il veut, avec qui il veut gouverner, avec quel thème euh il entend euh euh placer ses accents toniques et euh et et ses priorités. C'est parfaitement légitime. Je j'ai beaucoup de respect pour lui. D'ailleurs, comme pour tous les autres candidats, je peux avoir des désaccords vifs et même des accords qui parfois euh euh confinent à la colère. C'est le cas avec monsieur Mélenchon. Euh et le désaccord vif est total sur plein de
sujets. C'est le cas avec madame Le Pen. Mais avec monsieur Gluxman, je suis dans une situation de respecter quelqu'un qui va faire des propositions. Je ne les trouve pas totalement convaincantes pour tout vous dire et je n'exclus pas qu'il ne trouve pas les miennes totalement convaincantes. C'est les Français qui choisiront. Édouard Philippe, dans un peu plus d'une heure maintenant, on en parlait, le chef de l'État va s'exprimer. Ces images toujours en direct qui nous parviennent de de la capitale de désolation. Peut-être une question sur la suite de son programme. Il doit s'envoler normalement dans la soirée au Moyen-Orient pour une tournée qui l'amènera du Barine au Qatar. Est-ce que ce déplacement vide de la situation intérieure est raisonnable ? Mais
c'est lui qui appartiendra de juger la situation, ses causes et les conséquences qu'il faut en tirer. Je ne je ne je ne je n'ai aucun commentaire à faire là-dessus. Il choisit son emploi du temps. Il est le président de la République. Je je considère que j'espère qu'il va dire des choses fortes au français. Le le commentaire de l'actualité ce soir par le président de la République, s'il se borne à du commentaire me paraît dangereux. Dangereux ? Ah oui, dangereux. Faut des annonces. Bah, il faut des décisions. Pas des annonces, faut des décisions. Ce pays, il a besoin, pardon, il a pas besoin d'être commandé avec autorité. Il a besoin d'être commandé. Vous voyez, un pays, un groupe humain, une entreprise, une association, une ville, un pays, une nation, elle a
besoin d'être commandé, c'est-à-dire de fixer une direction claire et de dire comment est-ce qu'on y arrive. Et aujourd'hui, il se trouve que dans notre pays, depuis que la les institutions de la 5e République ont confié au président le rôle éminent de clé de voûte des institutions, c'est au président qu'il appartient de le faire. Si ce soir il s'exprime, j'espère qu'il sera président.
Édouard Philippe