Yannick Jadot : « Le Mercosur est un accord du XXème siècle qui poursuit le dérèglement climatique »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
De qui est-ce l'échec pour la France cette signature du Mercosur ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Quel est le modèle que veut porter l'Union européenne ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les Français et l'opinion publique sont remontés contre cet accord ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on gagne dans cet accord pour notre industrie automobile ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Est-ce que la partie est perdue ? Les parlementaires européens doivent-ils soutenir la motion de Bardella ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La France doit-elle saisir la Cour de justice européenne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Yannick JadotFait
« Cet accord, il date de 1999. Il a été lancé en 1999. »
- 1:30Yannick JadotChiffre
« Depuis en France, il y a 200000 fermes qui ont été abandonnées, qui ont disparu. »
- 2:00Yannick JadotChiffre
« les estimations, c'est 0,05 % du PIB en 2040 »
- 3:00Yannick JadotFait
« La production de bœuf est très industrielle avec des cheptels gigantes dans des conditions dramatiques. »
- 4:00Yannick JadotFait
« exporter de la poudre de lait qui va supporter le coût de nos exportation de la poudre de lait notamment au Brésil. »
- 5:00Yannick JadotChiffre
« la France exporte 6600 tonnes de pesticides interdits dans notre pays et nous les exportons largement au Brésil. »
- 6:00Yannick JadotFait
« il va falloir compenser financièrement les pays du Mercosour pour la protection de l'environnement. »
- 10:00Yannick JadotChiffre
« la France exporte 6600 tonnes de pesticides interdits dans notre pays et nous les exportons largement au Brésil. »
- 12:00Yannick JadotFait
« le président de la République a été régulièrement très ambigu sur l'accord. »
- 14:00Yannick JadotFait
« Je n'exclus aucune option. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Yannick Jado, merci beaucoup d'être notre invité ce matin, sénateur écologiste de Paris, ancien candidat à la présidentielle. On va montrer votre livre climat, la drôle de guerre sommes-nous condamnés à une France caniculaire dirigée par l'extrême droite. On va en parler avec Stéphane Vernet.
Bonjour Stéphane, merci beaucoup d'être avec nous. Stéphane de West-Fance qui représente la presse quotidienne régionale et bonne année à vous Yannick Jadeau. On va commencer en parlant de la crise agricole et des agriculteurs qui maintiennent la pression notamment sur le Mercosour.
Ursela Van Derleen qui confirme qu'elle signera bien l'accord samedi malgré l'opposition de la France. De qui est-ce l'échec pour la France cette signature du mercour ? C'est d'abord l'échec pour l'Union européenne en fait.
Quel est le modèle que veut porter l'Union européenne ? Est-ce que c'est un modèle où on continue à détruire l'Amazonnie ? Vous savez que l'Amazonnie est dans un point de bascule, c'est-à-dire que c'est le premier poumon terrestre de la planète.
Donc avec un front pionnier sur le soja, le bœuf dans le serado, dans l'Amazonnie qui est absolument dramatique. Et donc cet accord va contribuer à renforcer la destruction de l'Amazonnie liée à la production de soja, de bœuf, d'éthanol. Euh c'est aussi l'échec euh d'une d'une capacité à créer avec l'Amérique du Sud, avec les pays du Mercosour, une relation politique et commerciale du 21e siècle.
Cet accord, il date de 1999. Il a été lancé en 1999. Depuis en France, il y a 200000 fermes qui ont été abandonnées, qui ont disparu.
Il y a l'équivalent du Portugal et du de l'Espagne en surface qui a été détruit dans l'Amazonnie. Et donc au fond, on est encore dans une logique où on est dans les accords de commerce du 20e siècle. des accords de commerce qui au fond du point de vue économique rapportent pas grand-chose. les estimations, c'est 0,05 % du PIB en 2040, mais dans une logique encore une fois qui renforce la mondialisation du dérèglement climatique, de la disparition des paysans, de l'effondrement de la biodiversité, de la malbouffe et qui ne nous protège ni du point de vue énergétique, ni du point de vue industriel, ni du point de vue agricole en terme de souveraineté.
Alors, vous avez qualifié cet accord d'accord dinosaure. Pour vous, il il ne présente aucun avantage pour l'économie. Vous l'avez dit, 0,05 % de croissance d'ici 2040.
Mais pourtant, il y a il y a quand même certaines filières, y compris agricoles en France qui peuvent en profiter. Je pense à la viticulture, le lait. Pourquoi est-ce que les Français et l'opinion publique dans beaucoup de pays européens sont remontés contre cet accord ?
Parce qu'en fait, on veut pas voir nos fermes et notamment les plus petits des paysans disparaître. Le bénéfice qu'auraient les Européens en matière par exemple laitier, c'est d'exporter de la poudre de lait qui va supporter le coût de nos exportation de la poudre de lait notamment au Brésil. Le lait au Brésil, c'est pas du tout la production de bœuf.
La production de bœuf est très industrielle avec des cheptels gigantes dans des conditions dramatiques. Le lait au Brésil, c'est les petites fermes familiales en fait. Et donc exporter le bénéfice que nous aurions, c'est la disparition des petits paysans familiaux. brésiliens qui produisent le lait et qui rejoindraient les faas.
C'est ça qu'on veut en fait. Ce qu'on veut pas pour nous, on trouve que c'est intéressant de le faire aux autres. De la même façon en fait, c'est un accord, on l'a souvent dit, voiture allemande, bœuf brésilien.
Qu'est-ce qu'on veut faire nous pour notre industrie automobile ? Pour notre industrie automobile, on veut aujourd'hui essayer de relocaliser, protéger nos usines et autour de l'électrification, encore une fois réindustrialiser, relocaliser notre industrie automobile. Ce qu'on gagne dans cet accord, effectivement, si c'était considéré comme un gain, c'est au fond d'empêcher que la production automobile en Amérique du Sud se fasse localement.
Aujourd'hui, dans le système des pays du Mercosour, si vous voulez vendre beaucoup de voitures dans les pays du Mercosouro, il faut produire localement. C'est pas idiot, c'est ce qu'on veut faire pour l'Union européenne. Et ce que nous gagnons, c'est au fond de casser cette dynamique d'industrialisation chez eux comme d'industrialisation chez nous.
Et enfin, vous avez dans ce dans cet accord un mécanisme qu'on appelle mécanisme de rééquilibrage. le nom estapcon. Mais ça veut dire que dans cet accord si par exemple nous appliquons les clauses de sauvegarde qui sont censées protéger le secteur agricole en cas d'augmentation très forte de nos importations agricoles des pays du Mercosour ou si nous imposons des restrictions échanges parce que ils ont des produits qui contiennent des pesticides qui sont interdits chez nous, il va falloir compenser financièrement les pays du Mercosour pour la protection de l'environnement. de la santé ou de nos filières.
Donc encore une fois, c'est un accord qui est totalement déconnecté des impératifs du monde d'aujourd'hui. Mais est-ce que la partie est perdu ? Vous étiez parlementaire européen il y a encore quelques mois.
Yan Jado Jordan Bardella, il veut déposer une motion de censure au Parlement européen contre la Commission. Est-ce que les parlementaires européens, notamment les écologistes, doivent doivent la soutenir ? Le l'urgence absolue puisque la session de Strasbourg c'est la semaine prochaine, c'est le vote pour la saisie de la Cour européenne de justice.
C'est ça qui compte. le bazar de Bardella qui au fond connaît très mal les procédures européennes vu le peu de temps qu'il y passe. Ça sert à rien.
L'impératif, si on veut protéger nos filières, c'est que le Parlement européen vote cette saisie de la Cour de justice de l'Union européenne qui suspendrait la ratification de l'accord. Et donc il faut ça va être ça se jouer à quelques voies parce qu'en fait là on est au-delà du contenu de l'accord. On est même sur des principes juridiques.
Vous savez que la Commission européenne contourne la démocratie des payements puisque c'est pas seulement un accord commercial. L'accord avec le Mercosouro, c'est un accord politique. Quand c'est strictement commercial, c'est une compétence européenne, donc ça relève que des institution européenne.
Quand c'est aussi un accord politique, ça relève de la ratification des parlements nationaux et la Commission européenne contourne la ratification des Parlements nationaux. Et pour ça, il va falloir que tout le monde s'y mette parce que le groupe écologiste vers au Parlement européen, il vote contre. Mais quand j'entends Bruno Rotaillot menacer le gouvernement, le président de la République en cas de ratification du Mercosour, mais qu'il aille faire le boulot.
Moi, j'attends que monsieur Rotoya il soit au sein du groupe de la droite au Parlement européen pour les convaincre de pas voter parce que c'est bien la droite qui soutient cet accord. Et de la même façon, pardon mais Olivier Fort, faudrait qu'il aille voir ses collègues allemands et espagnols qui soutiennent l'accord de la même façon. Monsieur Atal devrait aller voir.
Donc si vous voulez les leçons sur y compris euh le président de la République a pas fait le boulot et je confirme il n'a pas fait le boulot mais chacun doit prendre sa part pour convaincre sa famille politique de saisir au moins la Cour de justice. C'est vrai aussi les syndicats agricoles en fait au lieu de mettre la pression sur le gouvernement et sur les politiques français qui quasi de manière quasi unanime sont contre le mercour qu'ils avaient pas intérêt plutôt à aller voir leurs homologues des autres pays européens. Ils le font, ils le font mais ils l'ont pas fait suffisamment.
Par exemple, l'Italie a fait des faux au dernier moment. Il y avait il y avait pas moyen en fait de créer une espèce de de de pression internationale intersyndicale au-delà de des politiques en en Europe. Écoutez euh il y a eu des manifestations régulières à Bruxelles euh et à Strasbourg mais évidemment mais là où vous avez raison, c'est qu'il y a de l'ambiguité du point de vue de certains syndicats agricoles.
C'està-dire que par exemple la FNSA, non, la FNSA par exemple va dire il faut absolument interdire les importations du mercour parce que nous voulons protéger la santé, l'environnement et ils soutiennent au Parlement français la loi du plomb par exemple qui vise à casser la protection de l'environnement et de la santé. Moi, je n'ai pas entendu les syndicats agricoles. Vous savez que euh madame Jeunev, ministre de l'agriculture, a interdit un certain nombre, enfin souhaite interdire un certain nombre de produits goyav, pas goyav avocat, mangue, papaille venant en Amérique du Sud et qui contiennent des résidus de pesticides interdits en France.
Ben la moitié de ces pesticides interdits, c'est nous qui les exportons. Vous vous rendez compte que la France exporte 6600 tonnes de pesticides interdits dans notre pays et nous les exportons largement au Brésil. C'estàd qu'il y a une sorte de cynisme absolu qui de dire ces pesticides sont dangereux pour la santé, l'environnement.
Il faut protéger les euh citoyens et les agriculteurs de ces pesticides, mais nous les produisons et nous les exportons. Donc un peu de cohérence ne ferait pas de mal. Juste un dernier mot sur ce que doit faire la France puisque le Sénat avait voté pour que le gouvernement saisisse euh la justice européenne dans un entretien à West-France ce weekend, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noel Barreot dit que la France ne saisira pas la Cour de justice de lieu, que c'est au Parlementaire européen de le faire.
Vous le regrettez ? Oui. Oui.
Vous savez sur le CTA euh la Walloni euh avait saisi euh la cour de parce que bon en Belgique il il faut que les les les deux régions, enfin les trois régions euh valident l'accord. Euh je regrette, je regrette. Après euh euh si vous voulez la France la France la France est très isolée.
La France est très isolée, y compris parce que le président de la République a été régulièrement très ambigu sur l'accord. Moi, je me souviens en 2018 quand la Commission européenne a remis cet accord qui était totalement dans les placards euh sur l'agenda européen, le président de la République au salon de l'agriculture avec la filière bovine avait dit "Écoutez, acceptez les importations de bœuf brésilien, je vous ouvrirai des débouchées sur la Chine." Est-ce que vous pensez que la l'agriculture qu'on aime, l'agriculture paysane, l'agriculture des estives, l'agriculture euh du du de la de la bonne bouffe, est-ce que vous pensez qu'elle va résister aux importations du Mercosour pour tenter d'être compétitive sur le marché chinois ?
Tout ça est une aberration. Encore une fois, c'est la mondialisation de la disparition des paysans, de la malbouffe et de l'effondrement de la biodiversité. Ce que dit surtout Jean-No Barreau dans dans Ouest France, c'est que seul la saisine de la cour euh de de par le Parlement est suspensif et vous avez parfaitement raison.
Il est d'accord avec vous en fait. C'est c'est vrai. Il faut que ce soit le empêche pas ça empêche pas la France d'envoyer le signal encore une fois mais nous sommes face à une à une commission qui sur ce sujet-là est parfaitement cynique comme elle est lâche et cupide vis-à-vis de Donald Trump ou des Iraniens des Iraniennes aujourd'hui.
Juste pour terminer et puis faire la transition avec le sujet suivant, on aura deux motions de censure qui seront examinées à l'Assemblée mercredi qui sont deux motions de censure qui ont été déposées pour faire tomber le gouvernement parce que parce que sous sous fond de Mercosour. À quoi ça servirait aujourd'hui que le gouvernement français tombe ? Écoutez moi, je ne soutiens pas ces motions de sorcire.
Vous savez euh ça fait 20 ans, ça fait 20 ans, même plus que ça, avant que je sois parlementaire européen, je me suis toujours battu euh contre euh une certaine mondialisation euh notamment euh ce libre échange au service non pas des peuples mais d'un certain nombre de secteurs industriels prédateurs. Donc là-dessus, j'ai pas de leçon à recevoir de mobilisation. Donc je soutiens pas.
Est-ce que les députés écologistes écoutez je ils vont ils vont se réunir aujourd'hui ? Ils vont ils vont en décider aujourd'hui. Pour ma part, je je je considère que ce n'est pas ça n'est pas ce gouvernement là en plein débat budgétaire.
On a suffisamment de sujets très lourds et à tenter un peu de de stabiliser politiquement y compris notre pays, notre paysage politique dans le pays. A le budget c'est suffisamment lourd. Euh je pense qu'il faut arrêter euh les diversions.
C'est une erreur si les députés écologistes l' voté. Écoutez, je dis pas que c'est une erreur. Moi je suis je pense qu'il faut pas la voter.
Voilà. Et le budget donc qui arrive en séance publique à l'Assemblée mardi, est-ce qu'il a une chance de d'aboutir, d'atterrir en seconde lecture ? Autrement dit, est-ce que est-ce qu'à un moment donné, il faudra il faudra en passer par un 493 ?
Je crois vous savez, moi j'ai soutenu l'abandon du 493 parce que c'était la condition pour qu' on relance le parlementarisme dans notre pays. La défiance entre les gouvernements dont on connaît les les conditions de nomination et l'Assemblée nationale était telle qu'il fallait abandonner le 493 pour remettre le parlementarisme. Mais le parlementarisme, il fonctionne pas avec 2500 amendements par texte.
Ça ça fonctionne pas. Il faut qu'il y ait des accords. Il faut qu'il y ait une entente entre les différents groupes sur les équilibres.
C'est ce que j'ai souhaité. C'est ce qu'on a à peu près réussi à faire pour le PLFSS. C'est ce que je enfin le budget de la CQ.
C'est ce que j'espérais pour le budget de l'État. Bon, c'est incontestablement plus compliqué aujourd'hui. Est-ce qu'il faut euh utiliser un 493 pour s'en sortir si c'est la condition nécessaire ?
Allons-y. Ce que j'aimerais c'est que y compris les écologistes se mettent en situation de discuter des conditions d'une non censure. Qu'est-ce qu'on obtient sur les recettes ? parce que c'est quand même d'abord un enjeu de recette.
Et qu'est-ce qu'on obtient sur des sujets de préoccupation essentielle des Françaises et des Français ? Euh la protection de la santé, la sécurité évidemment, le logement. Euh qu'est-ce qu'on fait sur l'agriculture pour que euh ce modèle change et que la colère des agricultes des paysans s'éteigne parce que enfin on s'occupe de leur revenus.
Qu'est-ce qu'on fait sur l'école où on voit bien qu'aujourd'hui ça reste extrêmement compliqué ? Est-ce que les écologistes pourraient s'abstenir sur le budget ? Ah non, sur le budget c'est pas possible.
Enfin, je pense que même les socialistes ne s'absendront pas sur le budget parce que parce qu'on est quand même parti faut faut se remettre dans le dans le contexte. Là, on parle de la copie du Sénat. La copie du Sénat, c'est une copie absolument radicalisée.
Ici, la droite sénatoriale n'a voulu faire aucun compromis. tout ce qu'on avait gagné en fiscalité sur les entreprises qui font des dividendes qui qui donnent des dividendes en veux-tu en voilà sur les plus grandes fortunes. Tout ça a été raboté, tout ça a été remis en cause, stoppé par le Sénat pour aller faire des économies sur les plus fragiles d'entre nous.
Donc ce point de départ du débat parlementaire à l'Assemblée, il va être extrêmement compliqué. Ça peut être préamendé à votre sens en fait pendant le On va tenter euh on va tenter mais euh euh là j'ai l'impression Mais est-ce que pour vous le Sénat doit rediscuter encore du budget ou faire comme il a fait sur le budget de l'assemblé que si vous voulez la droite sénatoriale a été au pouvoir après la dissolution et les élections de juillet 2024. Euh ils ont euh encore une fois euh donné la ligne euh au pouvoir et puis là ils sont dans une forme de revanche euh avec le départ de Bruno Rota mais il y en a qui restent, ils ont toujours détesté les Macronistes et Macron.
Donc là-dessus ça ça bouge pas. Et donc là au fond euh ils sont dit ça va se jouer à l'assemblée. Donc on va euh encore une fois avoir une version extrêmement radicalisée, antisociale, anti-écolo et à mon avis ça n'est pas responsable.
Je pense que le Sénat a perdu l'opportunité de montrer que ça pouvait être une chambre de compromis ce que la droite sénatoriale a refusé. Qu'est-ce que vous pensez de la menace de dissolution brandie par l'exécutif ce weekend en disant euh ben parce qu'en gros elle est pas elle est pas sur le Merqueourd, elle est sur elle est sur le budget en disant si euh s'il y a censure au moment du au membre du budget euh on on dissoudra l'Assemblée nationale et on organisera des législatives en même temps que les municipales. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Tout le monde connaît la situation politique. Je pense que ce coup de pression n'était pas nécessaire de la part du premier ministre. On sait l'ambiguïté du président de la République vis-à-vis de la dissolution, y compris de l'arrivée au pouvoir du RN.
Vos collègues ont quand même parfaitement documenté qu'en juillet 2024, le président de la République souhaitait la victoire du Rassemblement national. Pour un président élu deux fois contre le Rassemblement national, c'est quand même une triste ironie politique et on sait que potentiellement il envisage de se représenter en 2032 mais qui considère que pour ça vaut mieux que ça soit le RM qui gagne en 2027. Bon, tout ça est affligeant, affligeant au regard des enjeux pour notre pays, pour l'Europe et pour le monde.
Donc euh euh ce coup de pression du Premier ministre, que je ne crois pas être sur cette ligne-là, euh est inutile. Et on est d'accord, on est d'accord pour dire que des municipales et des législatifs qui auraient lieu le même jour potentiellement, c'est une prime au à au vote protestataire, contestataire et donc à l'extrême droite. Enfin, c'est de toute façon toute élection précipitée euh qui euh n'abordera pas euh les préoccupations des Françaises et des Français.
C'est une prime à l'extrême droite puisqu'on sait que le programme de l'extrême droite est totalement inepte, indigne, que leur seul sujet c'est de pointer du doigt les étrangers, l'étranger essentialisé qui soit euh effectivement étranger ou parce qu'il est il a pas la bonne couleur de peau, la bonne religion. Donc en fait tout débat de fond est toujours une mauvaise nouvelle pour l'extrême droite. Euh et puis euh franchement euh les élus locaux sont les élus qui restent dans le cœur des Françaises et des Français.
Faire les législatives en même temps que les municipales, c'est tuer les enjeux des municipales, c'est tuer la résolution des problèmes du quotidien à l'échelle des communes et ce sera ça, ce serait une faute politique majeure. Et justement, on va parler des municipales vous notamment à Paris, vous êtes opposé vous à tout un mot un mot quand même si vous me permettez sur l'Iran parce que j'ai entendu votre débat avant. Là encore, l'acheter et impuissance de l'Union européenne, il y a une chose à faire pour aider les démocrates et les laïques iraniennes, iranien, c'est de mettre le corps des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes.
Parce que en fait, les gardiens de la révolution, c'est pas simplement celles et ceux qui ouvrent le feu aujourd'hui sur les manifestants. C'est le le noyau corrompu, il touche à la finance, il touche à l'économie. Donc les inscrire sur la liste des organisations terroristes, c'est nous donner les moyens sur toutes les activités extérieures de l'Iran de contrer ce régime corrompu et qui aujourd'hui assassine son peuple.
Donc c'est ça que doit faire euh l'Union européenne aujourd'hui. Pardonnez-moi, mais je trouve qu' on peut l'Europe est pas toujours impuissante, quoi. C'est quand même elle a été lâche cynique sur Gaza.
Elle peut pas être lâche et cynique sur l'Iran en disant "C'est une affaire avec les États-Unis, c'est tout." On revient juste au municipal et notamment Paris. Vous êtes opposé vous à toute alliance avec la France insoumise ni au premier ni au second tour mais où aller chercher les réserves de voie ?
Est-ce que vous tendez la main à Pierre Bournael ? Non mais moi je tends la main aux parisiennes et aux Parisiens. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui est en jeu ?
Est-ce que la capitale de la France reste ce modèle de transition écologique où la qualité de vie s'améliore incontestablement ? une ville à hauteur d'enfant comme on dit, une ville qui s'empare de la question du logement qui devient extrêmement difficile à Paris comme partout ailleurs ou est-ce qu'à un moment donné on a alors bon madame Chikirou quand on parle de démocratie internationale elle considère que le parti communiste chinois est un parti démocratique donc et je rappelle pas ses positions sur la Hammas donc c'est pas possible où est-ce que on a madame Madame Dati qui potentiellement 6 mois après son élection serait perdrait son mandat local du fait de son procès et qui veut faire du trumpisme le cœur de la politique parisienne. Après, ce seront aux électrices et aux électeurs, vous savez, de moins en moins les électrices et les électeurs appartiennent à une candidature ou à un parti politique.
Je suis convaincu qu'au 2è tour, il faut les les démocrates parisiens comme les électrices et les électeurs de gauche à Paris voteront pour la liste qui peut gagner et continuer encore une fois cette cette cet agenda seul. Est-ce que Pierre Bournael qui est le candidat horizon Renaissance euh euh écoutez, j'en sais rien ce que fera Bournael euh Bourna Bournael à titre personnel euh euh a souvent des positions qui euh qui se préoccupent d'environnement ou de choses intéressantes. Je pense que euh ce qu'il a écrit dernièrement sur Madame Dat l'éloigne définitivement de Madame Dat.
En revanche, en revanche, il est euh il est proche, vous le savez, d'Edouard Philippe. Est-ce qu'Edouard Philippe 1 an avant la présidentielle va dire "Alons-y, soutenons Grégoire" parce que ça a quand même plus de gueule et c'est quand même plus sérieux que madame Datti et mettre un coin dans sa relation avec les LR à un an de la présidentielle. Bon, il ne fait que des erreurs stratégiques, Édouard Philippe donc il peut faire aussi celle-là.
Mais reconnaissons que pour Paris, ce serait bien mais pour son avenir plus compliqué. Justement, puisqu'on parle de la présidentielle, Marine Tondeli, elle elle défend une primaire de la gauche, elle défend un rapprochement entre la France insoumise et le Parti socialiste. Est-ce que vous la soutenez vous tonelier à la présidentielle ?
Non. Ah, je soutiens certainement pas cette stratégie, je l'ai dit et répété. Un, pourtant, c'est la candidate de votre partie pour la primaire.
Vous la soutenez pas. On est aujourd'hui euh dans une situation où avec cette histoire de primaire qui irait du NPA à François Hollande avec Jean-Luc Mélenchon et G, cette histoireel n'existe pas. C'est c'est une illusion.
Personne ne croit qu'à un moment donné Jean-Luc Mélenchon potentiellement irait faire des meetings en disant Raphaël président. Oui, il inversement. Donc ça n'existe pas.
Donc en fait, on est en train de créer un objet politique qui ne n'aura jamais ne ne ne se transformera jamais en réalité politique. Donc il va être déceptif pour le peuple de gauche qui de fait a envie d'union. Mais les différences entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Gusman, pour ne prendre que ces deux-là, c'est pas un problème d'ego de mal de 50 ans, de plus de 50 ans.
C'est où Raphael Gusman un peu moins, je crois. Mais ce que je veux dire, c'est que c'est des divergences politiques. Donc moi, je souhaite qu'on arrête le cirque avec Jean-Luc Mélenchon.
Jean-Luc Mélenchon sera candidat sur ses idées. Moi, je veux qu'il y ait une candidature qui rassemble ce que je j'appelle la socialeécologie. Mais est-ce que vous soutenez celle de Marine Tourelier ?
Ah bah aujourd'hui, je ne soutiens pas cette ligne politique là. Donc moi je dis que je ne souhaite pas que l'écologie politique aujourd'hui devienne simplement ce que j'ai dit plusieurs [rires] fois psychothérapeute de couple entre Jean-Luc Mélenchon et Olivier Fortel Gusman entre les insoumis et les socialistes. On n'est pas là pour dire papa et maman s'engueule matin midi et soir.
On veut qu'il se réconcilie l'écologie politique dans ce moment où vous voyez bien que avec Trump, c'est le retour du pétrole partout. On s'occupe pas de des Françaises et des Français dans leur quotidien, dans leur territoire. Je veux pas que l'écologie politique disparaisse du paysage politique juste écologiste, c'est ne pas soutenir la candidate de votre parti à la présidentielle.
Non, mais on n'est pas un pour l'instant, elle n'est pas candidate à la présidentielle. Elle est candidate à la primaire. Ah non, elle est candidate à une primaire que je conteste.
Donc je ne vais pas soutenir une candidature dans un processus avec lequel je ne suis pas d'accord. Marine Tondelier a plein de qualité incontestablement je veux dire. Mais moi, cette stratégie là qui est au fond une une stratégie de disparition de l'écologie politique au profit d'un rôle d'animateur de la gauche, ça ne me convient pas du tout.
Et vous vous pourriez vous pourriez être le candidat qui incarne cette ligne là. Vous avez posé les bases dans votre vous avez posé des bases intéressantes dans votre dans votre essai climat la drôle de guerre. Sommes-nous condamnés à une France caniculaire dirigée par l'extrême droite ?
C'est ce que vous voulez empêcher ? Est-ce que vous pouvez être le candidat ? Moi aujourd'hui, je n'exclus aucune option.
Je n'exclus aucune option. Le temps de la présidentielle est pas venu. On sait bien que tout va s'accélérer après les municipales.
Euh vous savez l'importance qu'accordent les écologistes euh à au municipal et à la gestion dans les communes. Donc il faut pas anticiper le calendrier. Mais moi, je ne laisserai pas l'écologie politique disparaître du paysage politique en 2027 au profit soit de Mélenchon, soit d'une d'une disparition.
Ça ne me convient pas. Merci Yannick Jado et on remonte votre livre Crimal Clim drôle de guerre c'est chez de Noël. Merci beaucoup Yannique Jadeau d'avoir été notre invité.
Stéphane la une de West-Fance à quoi ressemblera le futur service national volontaire ? est à la une de votre journal.
Yannick Jadot