Dominique de Villepin, La France Humaniste
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Le ruissellement devait profiter à tous depuis 8 ans. Il a appauvri ce qui avait peu et il a enrichi ce qui avait déjà tout. »
- 0:14Invité politiqueFait
« On subventionne des grands groupes prospères au lieu d'aider les PME et les artisans. On offre des cadeaux fiscaux au plus riches au lieu de soulager les familles. »
- 0:54Invité politiqueFait
« La rigueur financière doit s'accompagner d'efforts équitablement partagés entre les plus riches et les moins favorisés, entre les entreprises et les salariés. »
- 1:38Invité politiqueFait
« Ces défis exigent un effort comparable à plusieurs plans marchal pilotés par un état stratège. »
- 3:05Invité politiqueChiffre
« Entre 2005 et 2007, la France a obtenu son meilleur résultat économique et budgétaire des 25 dernières années en réduisant dettes et déficit avec rigueur et méthode. »
Temps de parole
- Dominique de Villepin100 %
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Le ruissellement devait profiter à tous depuis 8 ans. Il a appauvri ce qui avait peu et il a enrichi ce qui avait déjà tout. Depuis trop longtemps, on enferme les Français dans un faux choix. La rigueur financière contre la justice sociale, c'est absurde. Protéger les Français, c'est protéger d'abord les plus fragiles, ceux qui peident à boucler les fin de mois, les petits entrepreneurs, les salariés précaires, les métiers du soin et du lien. Le problème n'est pas la dépense, c'est la mauvaise gestion, c'est le gaspillage. On subventionne des grands groupes prospères au lieu d'aider les PME et les artisans. On offre des cadeaux fiscaux au plus riches au lieu de soulager les familles.
On verse des millions à des cabinets de conseil étrangers au lieu d'investir dans la bifurcation écologique qui créé des centaines de milliers d'emplois. Le ruissellement en devait profiter à tous. Depuis 8 ans. Il a appauvri ce qui avait peu et il a enrichi ce qui avait déjà tout. Soyons clair, la rigueur financière doit s'accompagner d'efforts équitablement partagés entre les plus riches et les moins favorisés, entre les entreprises et les salariés. Pour notre nation, un budget est un acte politique majeur. Le reflet d'un contrat social, la traduction concrète de nos choix collectifs. C'est pourquoi je fixe trois priorités.
D'abord la justice sociale qui est la condition même de notre unité nationale. On ne peut pas demander aux classes populaires de se serrer la ceinture tout en allégeant les impôts des plus riches et en coupant dans les aides personnalisées au logement. Deuxème priorité, l'investissement d'avenir, car il faut faire face au défis de la décarbonation, de la révolution numérique, de la réindustrialisation et du renouveau démocratique. Ces défis exigent un effort comparable à plusieurs plans marchal pilotés par un état stratège.
Nous devons nous doter d'outils nouveaux, un pôle public de crédit, un fond souverain pour financer la bifurcation énergétique et technologique et les indicateurs de transparence accessible et compréhensible aux citoyens. Enfin 3è priorité, l'indépendance et la souveraineté qui sont particulièrement menacés par les coups de boutoir de la démocratie libéral. Aux États-Unis comme en Europe, avec la complicité des droites autoritaires identitaires et populistes, la France doit redevenir un moteur de l'Europe capable de protéger son économie, son industrie, ses ressources et son génie humain.
C'est la condition pour faire face aux menaces et à la tentation du repli qui s'évissent partout sur notre continent. Ces trois priorités doivent obéir à une règle simple, le souci de l'efficacité économique et financière. Chaque euru dépensé doit permettre les transformations indispensables, protéger chaque citoyen et préparer l'avenir. Cela suppose des budgets pluriannuels assurant prévisibilité et stabilité. Cela suppose des objectifs clairs. Avec des indicateurs publics et des audits réguliers, nous sommes comptables de l'argent des Français qui doit servir l'intérêt général et la communauté nationale tout entière.
Voilà l'équilibre républicain alliant responsabilité financière, vision de long terme et exigence sociale. Voilà la seule voix pour restaurer la confiance. Le redressement est possible. Je l'ai conduit lorsque j'étais premier ministre. Entre 2005 et 2007, la France a obtenu son meilleur résultat économique et budgétaire des 25 dernières années en réduisant dettes et déficit avec rigueur et méthode, avec de la détermination, de l'ambition et de la rigueur. sait que nous pouvons y arriver à nouveau.
Dominique de Villepin