Édouard Philippe, candidat à la présidentielle 2027 : "Je promets un peu de sueur"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:17OuverteRéponse directe
Les écologistes veulent déposer une motion de censure contre le gouvernement pour dénoncer son impréparation à la canicule. Est-ce que vous comprenez cette interrogation ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Est-ce que les politiques ont pris la mesure à temps de ce qui nous tombe sur la figure ?
- 4:47RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est une erreur de voter le retour de l'acétamipride, un pesticide interdit en France ?
- 6:18OuverteRéponse directe
Avec toutes ces priorités (environnement, santé, école, défense...), comment allez-vous faire vos arbitrages ?
- 7:03FerméeRéponse directe
Vous voulez ramener le déficit à 2% à la fin de votre quinquennat ?
- 9:55OuverteRéponse directe
La réforme des retraites : vous allez aux 67 ans évoqués à un moment ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:49Invité politiqueFait
« Il faut d'abord limiter l'ampleur du phénomène, c'est ce qu'on appelle l'atténuation. Et puis ensuite, il faut s'adapter au phénomène tel qu'il est. »
- 2:04Invité politiqueFait
« Quand on a décidé de décarboner, par exemple, les mobilités, c'est-à-dire, grosso modo, de développer le véhicule électrique, de développer le transport en commun électrique, c'est des années d'investissement, ça coûte très cher. »
- 3:52Invité politiqueFait
« au Havre quand on construit des écoles depuis des années notre objectif c'est de mettre des grandes baies vitrées au sud pour récupérer de la lumière et récupérer de la chaleur pendant l'hiver »
- 8:37Invité politiqueChiffre
« on a baissé les impôts sur les sociétés. Le taux de l'impôt sur les sociétés, 2017, 2018, 2019, il a baissé. Vous savez ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que le produit de l'impôt sur les sociétés, il a augmenté. »
- 9:10Invité politiqueFait
« C'est pas l'impôt, la solution c'est le contrôle de la dépense, et il faut se le dire »
- 10:57Invité politiqueFait
« Il n'y a aucune hypothèse où on s'en sort dans un système par répartition, même si on crée un peu de capitalisation. »
- 16:05Invité politiquePromesse
« j'entends faire une campagne sérieuse, en prenant les Français au sérieux, en leur disant ce que je crois, ce que je sais et ce que je ne sais pas. »
Temps de parole
- Édouard Philippe64 %
- Locuteur non identifié19 %
- Locuteur non identifié 217 %
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Thomas Soto, RTL Matin. Ancien Premier ministre, actuel maire du Havre et candidat déterminé à'élection présidentielle, Edouard Philippe est l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Edouard Philippe. Bonjour. Vous avez des petits yeux ce matin, non ? Le match commençait tard et il s'est terminé tard. Il était superbe, il était magnifique. Vous avez regardé jusqu'au bout ? Oui, évidemment. L'équipe de France, en fait, c'est quoi ? C'est des personnalités fortes venues d'horizons différents qui pensent pas toujours pareil mais qui arrivent à s'entendre. J l'impression qu'il y un message dans ce Je ne pas, ils sont chefés par un sélectionneur qui sait exactement où il va.
Ça ne serait pas Didier Deschamps le meilleur candidat pour la présidentielle ? Vous
lui poserez la question. En tout cas, c'est un sacré sélectionneur d'une équipe de France qui
est impressionnante. Ça ne pas dire qu'elle va aller au bout.
Mais les personnalités qu'il y dans cette équipe, la technique, et puis maintenant la complémentarité qui manifestement est en train de se créer entre eux. Bon, il y a plein de gens qui'aiment pas le foot. Mais pour ceux qui aiment le foot, cette équipe de France,
c
'est extrêmement réjouissante.
Ça pourrait être un bon ministre, Didier Deschamps ? Je ne suis pas sûr du tout que ça l'amuserait. ne pas sûr du tout d'ailleurs
que les qualités éminentes qu'il démontre depuis qu'il est joueur, puis ensuite
sélectionneur, sont celles qu'il faut pour être
ministre. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu
'il fait partie des gens. Quand il parle, ça vaut le coup de l'écouter. Bon, des bleus, on va passer au vert. Une canicule nous quitte et on redoute déjà la prochaine pour le début de semaine prochaine. Les écologistes veulent déposer une motion de censure contre le gouvernement pour dénoncer, disent-ils, son impréparation à la fois de la canicule qu'on a connue, mais surtout de la canicule qui arrive. Est-ce que vous comprenez cette interrogation ? Est-ce que vous partagez ces doutes ? Je comprends
le sujet. Le sujet, est là, il est important, il est essentiel et on est en retard.
Après, l'exploitation politicienne par les Verts, c'est leur problème. pourquoi on est en retard comme ça ? Parce que c'est dur, parce que c'est compliqué, parce que c'est long. Parce qu'on n'a pas attaqué le problème Il
y a deux grandes choses à faire en matière de... Et c'est facile de les dire, mais c'est compliqué de les faire. Il faut d'abord limiter l'ampleur du phénomène, c'est ce qu'on appelle l'atténuation. Et puis ensuite, il faut s'adapter au phénomène tel qu'il est. A chaque fois, ça demande des
transformations qui ne pas simplement des
décisions, des discours. Une prise de conscience, et puis ensuite, des décisions importantes. Quand on a décidé de décarboner, par exemple, les mobilités, c'est-à-dire, grosso modo, de développer le véhicule électrique, de développer le transport en commun électrique, c'est des années d'investissement, ça coûte très cher. Moi j'ai fait trois lignes de tramway au Havre Je suis en train de construire la troisième ligne de tramway C'est des centaines de millions d'euros d'investissement Mais ça permet de développer la mobilité électrique Ça permet d'atténuer l'ampleur du phénomène Et puis ensuite vous avez l
'adaptation Est que les politiques, dont vous Puisque vous avez été Premier ministre pendant plusieurs années Est-ce qu'ils ont pris la mesure à temps De ce qui était en train de nous tomber sur la figure Je
pense qu'ils l'ont pris
Je pense que chacun peut dire
Le moment où il a compris Qu'il y avait un sujet vous c'est quand ?
moi
j'ai compris ça il une dizaine d'années qu'il y avait un vrai sujet, je ne pas né écologiste je ne pas le... non je ne pas né écologiste ça c'est vrai, mais ce'est pas parce qu'on n'est pas écologiste qu'on ne peut pas le devenir vous diriez que vous l'êtes aujourd'hui ?
en tout cas je sais qu y un sujet, j'ai compris qu'il y avait un sujet de préservation de la planète, j'ai compris qu'il y avait un sujet de transformation climatique, elle avait un impact sur l'humanité et d'ailleurs que c l'humanité qui avait un impact sur le climat, j'ai compris qu'il y avait un enjeu de biodiversité absolument Ok, donc la question c'est, maintenant c'est pas tellement à que j'ai compris La question c'est comment est-ce qu'on peut faire pour transformer nos infrastructures, adapter nos infrastructures Et juste un mot pour dire, on fait des choses, on en fait même beaucoup Simplement c'est long et on est trop lent
Vous
me permettez un exemple ? Parce que c'est l'exemple que j'ai vécu pendant les deux dernières semaines
Au
Havre, comme partout en France, on a eu la canicule Puis manifestement on va la revoir
quand on pense aux transformations du climat
au Havre on est plutôt inquiet sur l'élévation du niveau de la mer parce que évidemment on est à côté de la mer la canicule c'est pas quelque chose
auquel on est très bien préparé
au Havre quand on construit des écoles depuis des années notre objectif c'est de mettre des grandes baies vitrées au sud pour
récupérer de la lumière et récupérer
de la chaleur pendant l'hiver parce que quand même on est en Normandie, on n'est pas Aix-en-Provence Aix-en-Provence on sait qu'il faut faire attention à la chaleur au Havre, c'était quand même pas le réflexe naturel pendant les 70 dernières années bon, n'empêche que là, avec la canicule la chaleur dans les classes était dingue donc il faut qu'on reprenne notre bâti il faut qu'on l'adapte, il qu'on fasse des plans à court terme pour équiper les salles, et on
était et on n'était pas à l'heure au Havre, je le sais je
ne pas du tout le malin mais ça demande beaucoup d'investissement ça demande beaucoup de prise de conscience, beaucoup d'investissement beaucoup de planification
et on est parti mais
on est encore en retard, donc il faut le faire il faut accélérer ça il y quelqu'un qui a dit des choses extrêmement intelligentes sur l'adaptation, je le sais parce que c'est quelqu'un que'aime beaucoup, c'est Christophe Béchut quand il était ministre il a insisté sur le fait que la priorité pour la puissance publique c'était moins l'atténuation
et plus l'adaptation, qui faisait aller plus vite Vous avez utilisé un mot Edouard Philippe, la biodiversité il une loi d'urgence agricole en débat au Sénat en ce moment, j'ai regardé le vote de vos sénateurs horizon sur l'article qui réintroduit l'isage de l'acétamipride, c'est un pesticide interdit en France 12 des 18 sénateurs horizon ont voté pour. Or l'acétamipride ça pose des problèmes sur la diversité c'est dangereux pour notre santé est -ce que c'est une erreur de voter le retour de ce néonicotinoïde ? Est-ce que vous l'auriez voté vous cet article ? C'est
extrêmement discuté et vous pouvez pas réduire le vote entre ceux qui ont voté pour et ceux qui ont voté contre ceux qui ont voté contre sont préoccupés par la biodiversité ceux qui ont voté pour ne le sont pas c pas vrai. C'est aussi une question de savoir si des produits qui sont consommés en France sont produits en France ou produits à l'étranger à ces conditions-là pour être consommé en France. Thomas Soto, est-ce que vous trouvez, et je pose une question qui est une question ouverte, parce qu'on a le droit d'avoir des avis différents, mais est-ce que vous trouvez qu'il est naturel, normal, sain, qu'en France, on dise, on ne pas utiliser tel produit pour faire des noisettes
? On
dit ça, parce qu'on veut être... Et je comprends ça, parce qu'il y un vrai sujet.
Et
qu'on achète des noisettes qui sont faites en Italie en utilisant ces produits qu'on a interdits en France. Parce qu'on n'en produit plus en France, et qu'on achète tout en Italie. reconnaissait aussi qu'il y là quelque chose où on donne le sentiment d'avoir un impact sur ce qu'on fait, mais où globalement le système n'est pas totalement satisfaisant et je pense que c'est cette contradiction que les parlementaires ont du mal à saisir et
je crois Thomas Soto que c'est bien
d'expliquer que cette question là elle n pas si simple
on voit que tout ce qui l'environnement n'est pas si simple parce qu'à chaque fois il y des contraintes économiques d'ailleurs à propos d'économie, le problème pour les années qui viennent c'est qu'il y beaucoup de priorités l'environnement, la santé, la santé publique, l'école la défense, la lutte contre le narcotrafic, la justice, et les caisses sont vides. Alors comment vous allez faire vos arbitrages ? Moi je vais faire mes arbitrages en
sachant que si on n'équilibre pas nos comptes, on s'abandonne, on perd notre souveraineté, et on s'expose demain à des solutions qui sont encore plus délicates qu'aujourd'hui. Donc mon objectif,
c
'est pas totalement sexy, c'est pas totalement populaire peut-être, mais mon objectif c'est de dire rétablissons de l'ordre dans nos comptes, et recréons les marges de manœuvre dont nous avons et dont nous aurons encore plus besoin demain. C'est la première chose. Vous voulez ramener le
déficit à 2% à la fin de votre quinquennat ? Je
me fixe cet objectif qui n pas héroïque, mais qui est sérieux.
C'est juste que vous nous promettez l'enfer, en fait. Vous êtes le candidat du pessimisme. Thomas Soto. Je ne pas du tout le candidat.
En France, dès qu'on explique qu'on va faire un effort, les gens vous disent que vous promettez de l'armée du sang.
Du sang et des larmes,
pour reprendre Churchill. Churchill, savez à quoi il fait face en 1940 ? Il fait face à une invasion allemande Il fait face à une guerre Il fait face à plusieurs centaines de milliers de jeunes anglais qui vont mourir C'est pas la situation de la France Moi je promets pas du sang et des larmes Mais comment vous faites ? Je promets peut-être un petit peu de sueur
C
'est-à que je pense qu'on va s'en sortir Si globalement, on fait des efforts, des efforts justes Des efforts partagés Des efforts dont on pourra partager ensuite le produit Mais il va falloir que face à une situation Qu'ont connue tous les autres pays européens
Et
auxquelles ils ont tous répondu de la même façon C'est-à-dire en effet avec un petit peu plus de travail et bien on règle le problème.
'est des efforts ?
C
'est
d'impôts
entendable Thomas Soto.
Je ne pas en train de proposer du sang et des larmes, je suis en train de dire aux Françaises et aux Français si on veut rester
aussi prospère et
aussi libre, et bien il va falloir qu'on organise un peu plus de travail et un peu plus d
'efforts et on va essayer de le faire intelligemment en prenant en compte la diversité de la relation Est -ce que plus d'efforts c'est plus d'impôts ? Non ! Et voilà, solution
française, il faut faire des efforts, on va augmenter les
impôts Même Emmanuel Macron, qui ne voulait pas les augmenter, a fini par les augmenter.'imagination
en France, c'est de créer des nouveaux impôts. Puis c'est possible, une
fois que vous avez créé des impôts, vous faites des petites
niches pour éviter que tout le monde les paye. Parce qu'évidemment, ça pose des problèmes. Franchement, ce n pas sérieux.
Ce n'est pas sérieux, c'est le système politique dans lequel vous êtes aussi depuis des années. En 2017,
on a baissé les impôts sur les sociétés. Le taux de l'impôt sur les sociétés, 2017, 2018, 2019, il a baissé. Vous savez ce qu'il s'est passé
? Il
s'est passé que le produit de l'impôt sur les sociétés, il a augmenté.
L
'argent que rapportait L'impôt sur les sociétés a augmenté Pourquoi
? Parce que comme on a créé Un
environnement favorable à la création De richesses, favorable à la production Et bien il y a plus d'entreprises Qui sont arrivées en France, qui ont créé plus Et on a eu donc plus de recettes fiscales Avec l'impôt sur les sociétés Donc
pas de hausse d'impôt, c
'est
pas la solution C'est
pas l'impôt, la solution c'est le contrôle De la dépense, et il faut se le dire
Et la meilleure dépense La réorganisation de la dépense il y a plein de choses à faire, je vous donne un autre exemple en 2017 avec Gérald Darmanin, il était ministre du
budget à l'époque on a fait, on a mis en oeuvre une réforme compliquée, qui avait d'ailleurs été décidée avant nous le prélèvement à la source, vous vous en souvenez ? qui fonctionne très bien et qui est unanimement jugé par les français comme une réforme qui a donné plus de simplicité et une meilleure qualité de service qu'est-ce qui s'est passé une fois qu'on a fait ça ? pas avant, une fois qu'on a fait ça
on
a supprimé 30 000 emplois à la DGFIP pourquoi ?
parce que cette réforme elle a permis l'efficacité du service public et son adaptation. Et
ça, vous voyez, c'est vertueux. Il ne faut jamais rentrer dans le débat « Oui, moi, je vais supprimer
X milliers. » Ce n pas le sujet. Le sujet, c l'efficacité des services publics. Il y un autre débat dans lequel vous n'avez pas peur de rentrer, c'est la réforme des retraites. Il y aura une nouvelle réforme des retraites avec Édouard Philippe ? On va aux 67 ans que vous aviez évoqué à un moment ou pas ? M. Soto, il y aura quoi qu'il arrive, des
réformes sur les retraites, si on ne règle pas. Donc il faudra travailler plus quoi qu'il jeunes. Il faut que le taux d'emploi des seniors augmente. On est le pays qui parle.
Je ne même pas vous parler d'âge légal. Pourquoi ? Vous êtes comme Jordan Bardella, vous dites l'âge de départ ne veut rien dire ? On esquive le sujet
? Je ne pas du tout que je sois comme Jordan Bardella sur ce sujet. Je ne comprends pas ce qu veut faire sur le sujet. Je vous dis juste un fait, un fait intéressant.
Oubliez, en ce moment, l'âge légal de départ à la retraite. L'âge effectif,
l'âge réel auquel les Français accèdent à la retraite.
C'est l'âge
effectif, je ne parle même pas d'obligation.
C
'est le plus bas de tous les pays de'Union Européenne. Donc, de fait, aujourd'hui,
c
'est comme ça, c'est la réalité. Les
Français partent
à la retraite beaucoup plus tôt, avec la démographie qu'on a, M. Soto,
et qui s'aggrave. Il n'y a aucune hypothèse où
on s'en sort dans un système par répartition, même si on crée un peu de capitalisation. Et on va le faire.
Et
il faut le faire. Et je suis totalement partisan de le faire.
Où on ne pas travailler un peu plus. Un peu plus quand on est jeune. Un peu plus... Vous ne savez pas dire Quand on vieillit,
moi je propose la discussion avec les organisations syndicales sur le principe du on équilibre le système, on travaille plus longtemps, et ensuite on essaie de regarder qu'est-ce que ça veut dire travailler plus longtemps. Parce que ce n pas la même chose pour le cadre bancaire, même s'il a moins d'agences, comme vous le disiez tout à l'heure, et pour le déménageur. Ce n pas la même relation au travail. Ce n pas la même chose pour quelqu'un qui un travail posté, la dame qui a un travail posté et qui travaille dans une usine où on met des filets de sardines dans des boîtes, elle n pas exactement la
même relation à
son travail que le cadre qui a une forme de liberté et pour qui le travail n'est pas autant compliqué et usant
on va parler un peu de votre campagne c'est la semaine des ralliements, c une bonne semaine pour vous dernière date, Maude Bréjon la porte-parole du gouvernement qui va donc faire campagne pour vous quel sens vous donnez à ce ralliement d'une ministre qui est membre du parti Renaissance de Gabriel Attal et qui vient chez Edouard Philippe
? d'abord je m'en réjouis parce qu a plein de qualités, plein de talents et que je l beaucoup Donc je suis extrêmement heureux
qu
'elle m'apporte son soutien. Dans la perspective du 5 juillet, le meeting que j'organise à l'Israël,
à
l
Serena. Je crois que c'est ce qu'elle a dit, oui. Gérald Darmanin, il y a accueilli. Je ne crois pas que Gérald d'Israël.
Je parle beaucoup avec Gérald Darmanin, mais en ce moment, il est,
je
crois, totalement concentré. Vous pensez qu vous soutiendra au final
? Je l'espère, je le crois, je l'espère. Il
ne vous l'a pas dit encore. serait heureux, et j'en serais heureux parce que j'ai une estime ancienne, une amitié ancienne, et que je sais qu'il apporte beaucoup dans une équipe. Bien sûr, je l'espère.
Alors, ce qu'on ne comprend pas très bien, c'est la différence entre Gabriel Attal et vous. Vous avez un point commun indélébile, vous êtes des enfants politiques du Macronisme, vous avez tous les deux été Premier Ministre d'Emmanuel Macron, mais qu'est-ce qui vous distingue en fait ? C 'est cosmétique ou politique
? Vous simplifiez un peu la même. Il y a des différences politiques, il a des différences personnelles, elles sont d'ailleurs très respectables, je dis pas que... Je suis élu local maire du Havre depuis 16 ans, élu dans une ville populaire industrielle
depuis 25 ans comprendre vous avez une expérience qu'il n'a pas j'ai un âge qu'il n pas, on
n'est pas les mêmes c'est pas dénigrant de dire ça
comment ça va
se
terminer, ça va se jouer au duel il a
du talent mais moi j'ai les miennes et c'est pas les mêmes, je
viens
de la droite il vient de la gauche,
c'est une
différence assez nette
quand et comment allez-vous vous départager je pense que ça va se faire dans
le temps dans un processus qui n'est pas écrit.
C 'est quoi, c'est octobre le temps ? que ça urge quand on a les dates de la présidentielle.
Ce sera quelque part entre octobre et février. Mais je ne pas vous dire que ça se passera le 23 novembre.
Il n aucune hypothèse, vous êtes tous les deux candidats, vous pensez, le 18 avril ? Je pense que ce serait dangereux.
Je pense que la multiplication des candidatures au début de l'élection, elle est très légitime. Si les gens ont quelque chose à dire aux Français, ils le disent. Moi je suis candidat, je ne pas les dire aux autres. Mais enfin, pourquoi vous êtes candidat ? Donc c'est normal qu'ils le fassent, s'ils ont envie de le faire, s'ils ont envie de dire des choses.
Après,
à partir entre novembre et février, il va falloir que chacun mesure bien, moi y compris, le risque que représenterait un trop grand nombre de candidats dans le même espace politique ou dans un espace politique à peu près compatible, et le risque d'élimination
qui
arriverait à ce qui pour moi est un cauchemar absolu.
Mais
un cauchemar absolu, c'est un deuxième tour avec Mme Le Pen ou M. Bardella face à M. Mélenchon. Justement,
Le Pen ou Bardella, on saura dans moins d'une semaine maintenant qui sera le candidat du Rassemblement National. Vous avez une préférence ? Il une différence entre les deux ? je n pas de préférence. C'est les mêmes ? Je ne crois pas.
Quand vous regardez les sondages aujourd'hui, ils donnent le sentiment d'être presque interchangeables.
Je
pense qu'ils ne sont pas identiques. Je pense même qu'il y des divergences. En tout cas, manifestement, on voit commencer à apparaître des divergences de fond, des divergences sur la ligne politique. qui met du flou. Je ne sais pas ce que le Rassemblement national veut sur les retraites. Parce que vous voyez bien que M. Bardella
essaie
de dire qu'il va falloir quand même transformer les choses parce qu'il essaie de se crédibiliser et il sait et il voit bien qu y un problème. Mais en même temps, j'entends qu'il n'en tire pas toutes les conséquences. puis que Mme Le Pen, elle considère que 60 ans ou 62 ans, je ne pas, ça reste un objectif. Vous voyez bien qu'on ne comprend pas très bien ce qu veulent faire en matière de politique étrangère. On a bien compris qu'ils étaient anti-OTAN, mais on se demande s'ils ne sont pas un peu pro-poutiniens. Et de fait, ils le sont. J'entends M. Bardella dire qu'il est pro-ukrainien, qu'il veut soutenir l'Ukraine. Enfin, il n'y a jamais été.
Il n jamais été présent à l'Assemblée européenne au Parlement de Strasbourg quand il a fallu prendre une décision pour aider l'Ukraine. Donc, qu'est-ce qu'ils veulent ? Ce n pas clair.
Ça, c'est la campagne qui permettra de le dire. Et
peut-être que le 7 juillet, verra la différence entre cet amalgame que l'on fait entre eux et puis le candidat qui, finalement, pourra y aller.
Dernière question. connaît depuis hier soir la date de la présidentielle. Premier tour, 18 avril. Second tour, le 2 mai. Et le 2 mai au soir, vous entendrez peut-être ça, Edouard Philippe. 4, 3, 2, 1. Edouard Philippe est élu président de la République. Voilà, on a une pensée pour Jean-Pierre Cabache et un remerciement pour l'intelligence artificielle. C'est le rêve de votre vie, ça vraiment ? Écoutez, moi d'ici
le 2 mai, j'entends faire une campagne sérieuse, en prenant les Français au sérieux, en leur disant ce que je crois, ce que je sais et ce que je ne sais pas.
et en essayant de leur expliquer qu'on
peut être à la fois lucide sur les difficultés qu'on rencontre et elles sont nombreuses
et
optimiste sur la capacité de notre pays à faire les choses
et je termine là-dessus il faut
être optimiste, notre pays il a tout pour réussir, on va croire en nous on va
essayer d'avancer et on ne pas se laisser dériver avec
les déclinistes et les gens qui se disent que la France d'avance était tellement mieux on
va essayer de construire Merci Edouard Philippe
Édouard Philippe