Aurore Bergé dans Dimanche en politique de France 3 - 23 novembre 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
On a vu la mobilisation à Marseille. Vous saluez la dignité de la famille. Mais faut-il passer de l'émotion à l'action ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a une discrimination sociale entre centre-villes et quartiers populaires face au narcotrafic ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La légalisation du cannabis est-elle une solution selon vous ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Les réseaux sociaux diffusent des propos négationnistes. Que faire ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Les IA comme Grock diffusent-elles de la désinformation ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
Les féminicides augmentent. Pourquoi les moyens ne suffisent-ils pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:00Aurore BergéFait
« 25 ans après la première loi sur la parité en politique, des progrès ont été faits. »
- 22:00Aurore BergéChiffre
« Un RN à 20 %, un RN qui est entre 35 et 37 % aujourd'hui d'intention de vote. »
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Cité de dimanche en politique Aurore Berger. Bonjour, vous êtes ministre de l'égalité femme, homme et de la lutte contre les discriminations. On a vu ce qui s'est passé hier à Marseille.
Cette mobilisation unanime, on peut le dire, que vous saluez, j'imagine. Évidemment, je salue déjà la dignité de la famille parce que réussir à être en tête de cette marche là alors qu'on vient de perdre un deuxième fils, je pense qu'évidemment en tant que mère, en tant que parence, mais aussi spontanément à la place de de cette femme. Mais il faut pas qu'il y ait que de l'émotion et et que de la qu'on retienne que ça.
Il faut maintenant qu'il y ait de l'action. Évidemment beaucoup de détermination justement parce que ça met la pression sur le gouvernement. Laurent Nouz, ministre de l'intérieur, Gérard, ministre de la justice, ils ont intérêt à avoir des résultats maintenant.
C'est un engagement collectif de notre part. Il y a une loi sur le narcotrafic, vous savez qu'elle a été adoptée au printemps dernier. Elle l'a permis d'engager un certain nombre d'actions parce qu'il faut aller sur tous les plans.
Il faut aller Oui, mais c'est très bien d'ailleurs. Mais mais moi importe les idées d'où qu'elles viennent, à partir du moment elles sont bonnes, efficaces pour le pays, on y va. Et là, en l'occurrence, il faut qu'il y ait une concorde, unité nationale sur la question des narcotrafics qui pourrissent la vie des gens.
Euh, on a ce jeune homme qui a été assassiné parce que son seul crime avait été d'être le frère d'un méditan engagé. Euh, il y a quelques mois, c'était une jeune fille étudiante qui avait pris ce qu'on appelle une balle perdue. Elle était en train d'étudier dans sa chambre et une balle avait traversé et l'avait assassiné.
Il y a un autre jeune homme anime qui avait été tué. Donc le narcotrafic ça tue. Et donc ça veut dire qu'il faut que chacun prenne ses responsabilités.
Ça veut dire qu'il faut mettre les consommateurs face à leur responsabilité parce que ça va bien de pleurer en voyant ces images et puis le soir de se dire bah je vais décompresser, je vais me faire un petit joint, ça va passer. Non, en fait à chaque fois qu'on consomme à chaque fois qu'on consomme, on on permet à ce trafic de continuer à être nourri. C'est ce que dit le président de la République et lors du conseil des ministres, vous y étiez, vous avez entendu cette phrase.
Il dit même "Parfois les bourgeois des centre-villes financent les narcotrafiquants." Ça rejoint un peu ce que vous dites. Mais est-ce que au-delà de ça, vous faites-vous cette différence, cette discrimination, j'allais dire entre les centre-villes bourgeois et les quartiers populaires.
Ce sont les quartiers populaires les victimes des des trafics. Bah où est-ce que le narcotrafic tue ? Où est-ce qu'il tue ?
Est-ce qu'il tue au cœur de nos centres ? Aujourd'hui, la drogue, on a des trafics qui sont organisés, qui sont organisés dans un certain nombre de quartiers où on a des gamins qui sont pris en charge dès leur âge de quoi 10 ans, 11 ans, 12 ans qui sont sifleurs dans des quartiers pour ensuite avertir quand les autorités arrivent. On a ensuite ceux qui participent activement à ces trafics.
On a des familles qui sont prises dedans. Donc ça veut dire que c'est un tissu. C'est un tissu, c'est un une gangraine si vous voulez.
À partir du moment où ça draîne des milliards d'euros par an, on estime qu'il y a 200000 personnes qui en vivent, c'est autant que de salariés de la poste. Donc vous voyez le raté. C'est bizarre de dire ça mais on comprend bien ce que vous dit on comprend mais ce que je veux dire, il y a les quartiers riches de centre-ville et les quartiers défavorisés.
Vous faites il y a une discrimination sociale en tout cas il y a ceux qui aujourd'hui consomment et les dégâts que ça fait. Et dans ceux qui consomment, malheureusement, ce sont des millions de consommateurs, donc c'est partout. Mais il faut que chacun ait la lucidité de savoir ce qu'il fait.
Quand on fait venir quelqu'un qui vient livrer, parce que maintenant on se fait même livrer à domicile, on appelle ça le Uber sheet. Quand on se fait livrer chez soi, dans son quartier, quel que soit son quartier, il faut avoir en tête ce que ça vient financer. Ça vient financer des trafics.
Ça vient financer des trafics qui à la fin conduisent à la mort de nos jeunes dans un certain nombre de nos quartiers. Donc c'est la lutte contre les trafiquants, c'est la lutte contre le blanchiment d'argent, tous ces faux commerces et magasins qui permettent de blanchir, c'est ce qu'on fait avec la loi notamment pour fermer tous ces faonnets de magasin et c'est aussi la lutte contre la consommation parce que la réponse c'est pas la légalisation. La légalisation c'est une forme de capitulation et moi j'y suis très clairement opposé.
Autre PL les réseaux sociaux et leur dérive. Vous avez saisi la justice, on va y revenir pour obtenir le retrait immédiat de propos négationnistes. Et c'est vrai qu'entre les propos racistes et les sites pornographiques, il y a du tri à faire.
Je scroll, je scroll, je scroll, je scrollle. Entre les réseaux sociaux, les messages, enfin les messages qu'on reçoit bah de la famille ou des amis, euh chat GPT aussi. Donc je perds énormément de temps sur mon téléphone.
Il faut mettre plus de restrictions par rapport du coup au filtrage des des TikTok ou des réels Instagram ou autres. Le gouvernement affirme travailler activement à l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Un des défis qui est le nôtre, c'est que des premières actions soient prises avec des amendes lourdes sur des cas très concrets pour que la responsabilité de ces plateformes, le retrait des contenus problématiques en particulier dans les temps électoraux puisse être activés.
En 2023, Elon Muské son intelligence artificielle. Grock avec une idée en tête pouvoir tout dire. Grock invite aussi à voter pour l'extrême droite [musique] en France.
Si j'avais le droit de vote en France, je voterai pour Marine Le Pen et le RN. Mais au prochaines municipales, au prochaine présidentielle, je vais vous dire ce qui va se passer. De plus en plus de nos compatriotes, ils vont aller sur leur IA, sur leur agent IA et ils vont dire pour qui je dois voter.
C'est ça ce qui va se passer. Et là, on va rentrer, je vais vous le dire, dans un autre monde. Quel est le rapport de Groc à la vérité ?
Nous lui avons posé la question. Je ne dis pas toujours la vérité à 100 %. Qu'en est-il des chambres à gaz ?
Voici ce qu'a répondu Lia. Les plans descrimatoires sont des installations conçues pour la désinfection aux iclombés contre le tyfus plutôt que pour des exécutions massives. Il va affirmer des choses en disant que voilà, il y a un consensus autour de tel sujet ou de tel autre et il va en fait remettre en cause remettre en cause parfois la réalité historique notamment par exemple des chambres à gaz.
Berger, vous avez signalé justement au procureur de la République avec Roland Cur notamment des propos négationnistes ou révisionnistes sur Grock qu'on vient de voir. Est-ce que ça a été suivi d'effet ? Alors ces propos-là qu'on a signalé, oui, mais le problème c'est les milliers et les milliers de contenus puisque chaque jour des internautes, les millions d'internautes interrogent donc cette application et qu'à chaque fois elle répond.
Le problème c'est que les gens pensent sans doute de bonne foi que Grock est là pour dire la vérité, c'est-à-dire qu'elle est l'information versus la désinformation. Non, c'est une arme de désinformation massive. Là, on parle de contenu négationniste sur la question de l'existence des chambres à gaz et de l'utilité qu'ont eu ces chambres à gaz dans l'extermination des juifs.
On parle de ça quand même au regard des questions qui ont été posé. Si c'est le prur de la République, vous pourriez le saisir tous les jours et toutes les minutes quasiment. Ouais.
Donc ça veut dire quoi ça ? Alors déjà pourquoi ? Parce qu'il y a des lois.
Parce qu'il y a des règles. Il y a des règles européennes. Ce qu'on appelle le DSA.
L'Europe on parle souvent de régulation en dénonçant la régulation. On est le continent le mieux régulé et qui doit continuer à être le mieux régulé sur cette lutte-là sur la lutte contre la désinformation, les fausses informations, les ingérences étrangère. La liberté en général n'est pas la liberté de nuire et de dire n'importe quoi.
C'est la liberté de pouvoir avoir accès à de l'information. Moi, si sur votre plateau tout de suite maintenant, je tiens des propos négationnistes, je tiens des propos racistes ou antisémistes, vous aurez la responsabilité immédiate de les rectifier. Sinon, vous serez mis en cause, la chaîne sera mise en cause.
Il y a pas de raison qu'un autre contexte parce que ça se passe sur les réseaux sociaux, il y ait pas le même risque encour. Vous disiez, c'est vraiment ouvert. C'est c'est vraiment ça part dans tous les sens.
Est-ce que vous diriez que aujourd'hui les thèmes antisémites, les contenus sexistes masculinistes se multiplient sur les réseaux sociaux ? Et qu'il y a une espèce d'emprise d'extrême droite sur les réseaux sociaux ? Alors, il y a pas une emprise que d'extrême droite, il y a une arme de désinformation massive et il y a des contenus haineux de manière massive, qu' soit à l'endroit des femmes, que ce soit sur les questions LGBT, que ce soit sur le racisme, que ce soit sur l'antisémitisme, parce que il y a une prime à la polarisation, il y a pas une prime à la nuance sur les réseaux sociaux, il y a pas une prime à l'information, il y a une prime au contraire à ce qui va être le plus virulent, le plus violent, le plus vindicatif.
C'est ça qui va générer de l'attention et du imposer votre loi et l'on de Musk ? Moi, je cherche à imposer la loi tout simplement qui est garantir tout simplement la liberté d'expression, garantir le respect, garantir la dignité humaine. Et ça, l'Europe a la force de le faire, a la possibilité de le faire.
Donc, il faut le faire. Et on a la responsabilité de protéger aussi les plus jeunes générations, d'où ce qu'on dit avec le président de la République sur l'interdiction des réseaux sociaux moins de 15 ans. C'est pas pour les brider.
Vous souhaitez dans ce sens. Bien sûr, bien sûr. Parce que je pense que c'est nécessa mais c'est les premiers qui nous le demandent en fait, qui nous disent en fait aujourd'hui notre livre de chevet devenu TikTok.
On se couche avec TikTok, on se réveille avec TikTok, on s'informe, on se désinforme avec des des kits prêts à l'emploi avec des jeunes qui ont été des jeunes qui ont été jusqu'à se suicider euh parce qu'il y avait eu des kits prêts à l'emploi pour se faire. Donc à un moment, notre responsabilité de responsable politique, c'est de poser un cadre, de poser la norme, de poser une régulation. D'où en effet l'interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans.
Dans plusieurs villes avaient lieu hier des manifestations l'appel du collectif Nous tout avant la journée internationale de lutte contre les violence sexistes sexuel et de genre mardi prochain. Chaque jour en France, rappelons-le, trois femmes sont victimes de féminicides ou tentative de féminicide conjugal. Ce sont des chiffres qui sont en hausse.
Et à ce jour, vous allez me corriger peut-être, mais la barre, j'allais dire des 150 féminicides recensés depuis le début d'année est certainement atteinte. C'est ça. Alors, ça dépend ce qu'on compte. le ministère de l'intérieur, celui qui vérifie quels sont l'état des des féministes, c'est-à-dire des femmes tuées dans le cadre d'un couple ou d'un ancien couple.
Donc on est en de ça, mais de toute façon, c'est toujours trop. Donc mon sujet, c'est pas une bataille des chiffres, c'est de se dire que ça doit supposer une alerte massive. Jeudi dernier, on a quatre femmes dans la même journée qui ont été assassiné.
On va y revenir. Mais ça veut dire que déjà c'est plus que l'année dernière. Qu'est-ce qui fait que ça augmente encore et toujours ? parce qu'on n' toujours pas réussi à à accepter l'idée que c'était non pas un fait divers mais un fait de société un fait que ça pas que ça.
Il y a un échec des des des de tout de tout ce qui est mis en place. Non non enfin est-ce que les moyens ont augmenté ? Oui.
Est-ce que la formation a complètement changé des policiers, des gendarmes, des magistrats ? Oui. Est-ce qu'il y a des téléphones graves danger ?
Des des bracelets antiapprochement, des hébergements d'urgence, des accompagnements sociaux ? Oui, mais tout le monde tout le monde dit progresser. J'allais vous dire tout ce qui a été mis en place, vous l'avez rappelé.
Mais ça ne marche pas. Ça ne suffit pas parce que on compare très souvent à l'Espagne. À l'Espagne, il s'est passé quoi ?
Il y a eu un féminicide majeur tr fois plus changé qui a changé complètement la la physionomie aussi qu'on avait et le regard que les uns et les autres ont porte sur la question de l'égalité, de la lutte contre les violences. Là, on a eu je dis et je le dis aussi même à l'adresse des médias, je dis quatre féminicides dans la même journée. Pourquoi ça fait pas l'ouverture de tous les JT ?
De tous les JT. Non mais je vous assure que c'est pas l'ouverture. C'est en fin de JT et puis c'est pas tous qui ont été traités.
Donc le sujet il est là. Quatre femmes dans une même journée qui ont été assassiné. Leur seul point commun pardon Franc le seul point commun c'est quoi ?
D'avoir été des femmes et d'avoir à un moment décidé de se séparer de leurs anciens compagnons qui considèrent donc effectivement depuis des années mais vous venez de le dire l'Espagne trois fois plus de moyens financiers mettent qu'il mettent sur ces sur ces sujets là. Et d'ailleurs, les associations qui étaient dans la rue hier vous disent "Il y a un manque d'argent, il faudrait 3 milliards dans le budget." Mais on a des moyens, c'est pas une question d'argent.
Mais c'est aussi une question de moyens. Je suis pas je suis pas aveugle. C'est aussi une question de moyens.
Moi les moyens du ministère, ils ont triplé depuis 2017 sur le soutien qu'on abtroit aux associations et les moyens en général dans le pays ont considérablement augmenté sur la question de l'accompagnement. Ensuite des violences et du psychotrauma parce que c'est aussi ça le sujet comment on répare sur la question de l'hébergement d'urgence question. Ça n'est pas que ça.
Vous pouvez mettre tous les moyens sur la table et tant le mieux s'il y en a plus de mains. Tous les moyens sur la table. Si à la fin vous avez encore des hommes qui considèrent que leur femme leur femme leur appartient alors vous aurez en effet le risque d'avoir encore des féminicides.
Si on se dit qu'on n'est pas soi-même concerné, qu'on préfère ne pas appeler le 17 qu'appeler le 17 ce serait de la délation. Non. Appeler le 17, c'est sauver les vies.
Ces quatre femmes-là euh ça démontre encore une fois la nécessité que tout le monde en Donc j'entends bien, vous répondez aux associations, c'est pas un problème financier. Je dis que évidemment s'il y a plus de moyens, tant mieux, ça tombe bien le budget du ministère et continue à augmenter l'an prochain malgré des restrictions budgétaires fortes. Puis il y aura un débat au Parlement et puis les parlementaires décideront aussi de ce qu'ils souhaitent avoir dans le budget dédié à l'égalité et à la lutte contre les violences.
Mais au-delà des moyens, ça veut dire que celles et ceux qui nous regardent aujourd'hui qui sont sur France 3, il y a forcément des femmes qui sont victimes au qui l'ont été, il y a forcément aussi des agresseurs qui peut-être nous regardent. Et donc, il faut leur dire qu'on ne les laissera passer, qu'à la fois on ne laissera pas tomber les victimes et qu'on les accompagnera, mais qu'on ne laissera rien passer à ceux qui considèrent qu'elle leur appartient. Conrètement, vous vous promettez une nouvelle loi globale, une loi globale contre les violences.
Ça ça changera quoi ? Ben, je vous donne un exemple parce que c'est très caractéristique de ce qui s'est passé dans les féminicides quand on parle du contrôle coercitif. Aujourd'hui, quand on pense aux violences, on pense à quoi ?
On pense au coût. Les femmes, elles sont pas stupides, he vous savez. Si au premier jour d'une relation, à la première heure, on se faisait tabasser, les femmes, elles partiraient en courant.
Ça se passe pas comme ça les violences. Vous êtes pas tabassé la première fois. C'est même pas une claque le premier jour. typiquement et typiquement introduire la question du contrôle coercitif, c'est-à-dire que vous pourrez condamner des hommes parce que là on parle vraiment des hommes sur la question des violences faites aux femmes qui considèrent que les femmes sont leurs propriétés, qui mettent une puce dans leur téléphone qui leur interdisent d'avoir accès à des comptes bancaires, qui contrôlent leur fréquentation, changer la loi, caractériser mieux, sanctionner plus, apprendre non pas à nos filles à se faire respecter, mais à nos garçons à les respecter.
Dans cette lo dans cette loa ça par exemple mais ça ça fait quoi ? Ça rassemble ce qui existe déjà. C'est à la fois c'est une demande ancienne he des association et moi j'ai j'ai accepté qu'on accompagne cette demande avec un travail transpartisant.
Tous les groupes représentés à l'Assemblée au Sénat ont accepté, ça fait des mois travaill. veut dire donner un cadre juridique beaucoup plus clair, beaucoup plus lisible et sur la question des violences sexuelles parce que les violences sexuelles dans 9 cas sur 10 les femmes connaissent leur agresseur violence sexuelle sur comment on appréhend mieux, comment on forme mieux et comment on sanctionne sans doute mieux. La question des violences intrafamiliales et aussi le continuum de violence qui existe parce qu'il y a la question des violences faites aux enfants et des violences faites aux femmes mais malheureusement on sait qu'il y a une continuité à la fois chez les auteurs et chez les vict.
Donc c'est une loi 4 pour aller sur du de A à Z, j'allais dire pour tout embrasser de la question de la prévention, de la détection, de la sanction, de la caractérisation civile et au pénal. On a beaucoup légiféré en fait mais on a beaucoup légiféré par couche successive de proposition de projet de loi et il faut remettre tout dans un cadre global d'où le nom en effet de loi cadre. 25 ans après la première loi sur la parité en politique, des progrès ont été faits pour la représentation des femmes.
Vous en êtes un exemple. Petit à petit, les femmes prennent leur place. Il y a encore de la marge.
C'était il y a 8 ans. Au cœur de son premier automne de président, Emmanuel Macron voulait être en phase avec une société qui évolue. Je me suis en effet engagé à ce que la cause du quinquena soit celle de l'égalité entre les femmes et les hommes.
Mais lois et symboles ne suffisent pas toujours à faire bouger les mentalités. Et pour preuve cette séquence cette semaine du conseil municipal de Peau où François Baï moque une opposante. Je vais vous faire la prise de parole de madame Bussi.
Quelle horreur ! On donne pas la parole aux femmes dans cette enceinte. C'est Allez-y, caricaturez-moi, ça va arranger votre cas en situation de de respect du droit des femmes.
Aurore Berger qui a repris le flambeau de l'égalité femme homme se souvient d'ailleurs des arguments qu'on lui opposé. Tu es sûr que tu vas tenir ? Ce sera compliqué si tu veux des enfants.
Je devrais attendre un peu. On avait pensé à quelqu'un de plus expérimenté que toi. Mais quand le pouvoir est en jeu, les hommes laisseront-ils la place ?
Pour le moment, nous ne sommes pas ma mais il va y en avoir de plus en plus parce que grâce à la nouvelle loi qui impose la parité, y compris dans les petites communes, il y aura plus de femmes mères. Il y a des quotas, ça aide. et puis continuer à faire changer cette société qui malgré tout reste une société patriarcale.
Au bilan d'Emmanuel Macron, une femme à Matignon, plus de 30 ans après Édit Crresson, le mérite, la rareté lui font délivrer en partant ce message. Tout est possible mais j'ai aussi pu mesurer assez souvent qu'il reste du chemin pour l'égalité entre les femmes et les hommes. Alors, je le dis à toutes les femmes, tenez bon, l'avenir vous appartient.
Tenir bon et s'émanciper du président de la République, c'est le mantra de Yel Bron Pivé. Celle qui s'est offert une page d'histoire avec l'entrée de l'IVG dans la Constitution, s'est aussi traqué les propos sexistes dans l'hémicycle. Madame Rousseau, est-ce que vous pourriez éviter d'hurler quand vous prenez la parole ?
Vous nous cassez les oreilles. Je ne tolérerai aucune attaque sexiste dans cet hémicycle. C'est fini. [acclamation] C'est fini. [applaudissements] Malgré les applaudissements, rien n'est jamais fini.
Orger, quand on voit la détermination d' Brun Pivé ou les propos d'Élisabeth B, mais juste avant François Baou, au conseil municipal de peau, François Bairou à peau, il y a du travail à faire. Comme le disait votre journaliste, rien n'est jamais fini. Donc le combat sur la parité, c'est un combat pour l'égalité, pour la dignité et ça veut dire que il faut que chacun y travaille et il faut que chacun balille devant sa porte.
Y compris l'ancien premier ministre. tout le monde tout le monde a des billets, tout le monde a des stéréotypes et parfois malheureusement on les reproduit. Mais ce qui est une bonne nouvelle, c'est cette loi sur la parité.
On parle de 50000 femmes qui vont être élues pour la première fois dans les communes parce qu'il y avait pas de raison qu'il y a un écart entre les soi-disant petites communes et les grandes communes. Donc c'est pour tout le monde la même règle. à propos de l'Assemblée nationale, une affaire qui a surgi il y a une dizaine de jours à laquelle vous avez pas réagi, c'est cette polémique sur les jeunes filles voilées à l'Assemblée nationale qui avait l'une l'une d'une école catholique, l' d'une école musulmane qui ont été invité et qui ont été mises sur les réseaux sociaux par un média d'extrême droite relié par des élus RN.
Est-ce que cette récupération politique vous a choqué ? Moi ce qui me choque, c'est d'abord qu'il y a des enfants qui soient volés. La récupération politique ?
Non. Non mais attendez, elles sont mises sur les réseaux hein. Vous parliez des réseaux tout à l'heure ?
Heureusement flouté, vous le faites, vous le faites vous-même. Mon sujet, il est pas là. Mon sujet, c'est que là, on parle de jeune fille ou de jeune femme.
C'est pas vrai. Ce sont des enfants, faut utiliser les bons termes. Ce sont des enfants à 7 ou à 8 ans, ce sont des enfants.
Et donc des enfants, ils font ce que les parents leur demandent, euh ils sont dans les carcan qu'on leur impose. Et je ne suis pas certaine que ce soit un signe d'émancipation et de liberté. Moi, je veux que les femmes le choix.
Est-ce qu'il faut les interdire d'Assemblée nationale ? Et normalement, quand c'est sur du temps scolaire euh sur du temps scolaire, quand c'est une sortie obligatoire, alors là, il se trouve que c'est un établissement privé, pas public. Ça avait été un établissement public, ça n'aurait pas été possible parce que donc la loi de 2004 ne s'applique pas.
Il faut moi je pense je alors il y a des règles qui est différent entre les publics et les stablissement privés. Moi je les privés son contrat avec je sais mais c'est peut-être un débat qui peut qui peut exister. En tout cas moi je suis très attaché à la loi de 2004 et très attaché à l'intransigence avec laquelle estce qu'il fautendre à l'enseignement privé sous contrat.
C'est peut-être un débat qui doit exister contre avec l'État. J'entends bien ce que vous me dites. Moi en tout cas cette image, elle me elle me choque parce que je veux que toutes les petites filles puissent avoir le droit au même rêve, aux mêmes libertés, à la même émancipation.
Pas question d'assemblé pour Ma fille a 3 ans, je sais qu'elle peut rêver de tout parce qu'on lui permet de rêver de tout à tout et je pense que quand dès le plus jeune âge vous êtes mis dans un carcan vous n'avez pas cette même liberté qui vous est offerte. Et ça c'est ce que la République doit garantir à toutes les On va retrouver Nathalie Moret reporteur politique à Braf Press. Re bonjour Nathalie.
Re bonjour Francis bonjour Aurore Berger. Le gouvernement en pétré dans les comptes. Oui.
Vous qui avez été ministre plusieurs fois notamment ministre de François Bairou qui est tombé sur la confiance sur les questions de budget. Est-ce que vous pensez que Sébastien Lecornu pourra faire voter un budget avant la fin de l'année ? Je l'espère.
En tout cas on a tout fait pour garantir qu'il y ait le temps nécessaire pour le débat. Il y a jamais autant de débats et autant d'heures de débat à l'Assemblée nationale et puis j'espère surtout qu'après il y a une forme de responsabilité qui va l'emporter collectivement. Et si c'est pas le cas, si il est contraint à une loi spéciale, on commence à en parler.
Je me mets pas déjà dans l'optique de la loi spéciale, moi je mets dans l'optique du débat parlementaire. Juste avant Patrick Canard était là. On va voir le débat aussi au Sénat et puis on va voir une copie qui sans doute reviendra à l'Assemblée nationale et peut-être qu'en deuxième lecture les uns et les autres comprendront qu'il y a un impératif un peu supérieur qui est la question de doter la France d'un budget avant d'y mettre absolument mais à moitié vide ça veut dire qu'il n'y parvient pas justement parce que il y a trop de pression politique.
Si jamais il n'y parvient pas avec tous les efforts qui ont été faits, est-ce qu'il devra présenter sa démission ? On est très loin, on est très loin de tout ça. Je je comprends bien l'anticipation des questions, mais moi pour l'instant, je suis dans le temps du budget et du débat budgétaire.
Il existe encore. Donc ça veut dire que c'est toujours possible de réussir et d'avancer. Et je pense qu'on sera tous jugés là-dessus.
Si avant Noël, il y a un budget, il y a pas de budget, ce sera aussi la crédibilité de chacun qui sera mise en surtout que les municipales arrivent très vite juste derrière. Oui. Et en mars à Paris, votre parti avec Gabriel Atal a choisi de soutenir Pierre Yvbour Nazel qui est le candidat du parti Horizon.
Vous vous soutenez votre collègue du gouvernement Rachid Adati. Donc vous roulez contre votre camp. Est-ce que vous assumez ?
Moi je pense que c'est roulé pour mon camp que de choisir celle qui est ministre de la République aujourd'hui soutien du président de la République. Je ne crois pas qu'elle est appelée par exemple à la démission du président de la République euh contrairement au candidat à Horizon qui est soutenu par Gabriel Atal aujourd'hui. Donc oui, moi j'assume une différence.
Moi, j'ai toujours assumé de garder ma liberté de ton, ma liberté d'expression et ma liberté de conviction. Ma conviction que c'est que Paris a besoin d'alternance. Je suis élu aussi d'Île-de-France et je sais à quel point on a besoin que ça change à Paris et je pense que celle qui peut gagner à Paris c'est Red et donc elle a tout il pourrait y avoir éventuellement un accord pour le deè tour avec Pierru Bournaal ou ça vous pass ça c'est des candidats qui en décideront ça dépendra de leur score.
Moi, j'espère qu'elle sera en tête, largement en tête. Mais quand vous dites ça, vous allez à l'encontre de la directive de votre parti ou du choix de votre parti. Je vais avec Sylvain Mayard qui est député de de Paris avec Benjamin Adal qui est aussi.
J'aurais espéré qu'on puisse être uni parce que ça faisait longtemps qu'on discutait avec Rash cette possibilité d'union. En tout cas, on verra ce qui se passera au soir du premier tour. Bah, poser la question au aux intéressés, à ceux qui à la fin ont investi telle ou telle candidate.
Moi en tout cas, mon choix, il est très clair. En tous les cas, les municipales à Paris, elles sont très importantes parce que des municipales vont dépendre la présidentielle. La présidentielle, ça va être très vite après.
Et dans votre camp, le camp central, il y a beaucoup, il y a pas de majorité mais il y a beaucoup de candidats qui soient déclarés ou pas. Comment on fait pour les départager ? On fait une primaire.
Moi, je suis favorable à l'idée d'une primaire. Je pense que se dire que la vie des bêtes euh suffira à départager les uns et les autres, que les sondages réussiront à départager les uns et les autres, je pense que c'est prendre un risque majeur et que ce risque, on pouvait éventuellement l'envisager avec un RN à 20 %, un RN qui est entre 35 et 37 % aujourd'hui d'intention de vote. Ça veut dire qu'on prend un risque colossal avec l'avenir du pays.
C'est pas juste avec notre avenir personnel au su de nos partis parce qu'il y aurait un risque d'effacement, mais c'est un risque avec le pays qu'on est en train de jouer. Donc oui, je pense qu'il faut une primaire. qui dit primaire dit participant, vous vous y participerez puisque vous on verra.
Il faut d'abord qu'une primaire puisse exister et moi en tout cas je mets déjà beaucoup d'engagement et de force pour essayer qu'on arrive à se rassembler parce que on a besoin de ce rassemblement pour pouvoir non pas juste gagner mais déjà que nos idées continuent à vi qui participe à cette primaire ? Est-ce que vous l'étendez jusqu'au LR ? Alors déjà la primaire, c'est ce qu'on appelle le bloc central, c'est-à-dire horizon, modèle, renaissance, l'UDI, celles et ceux qui ont accepté d'être ensemble depuis presque 201 an.
Alors moi, je souhaiterais qu'on puisse aller jusque-là. J'entends qu'aujourd'hui les LR euh considèrent eux-mêmes faire leur propre primaire. Ce qui est certain, c'est qu'en tout cas, j'ai jamais entendu autant parler de primaire que depuis quelques semaines, que la gauche est prête à faire une primaire unitaire hors LFi, que la droite réfléchit à une primaire.
Donc ça me paraîtrait assez fou qu'on soit les seuls à se considérer suffisamment fort pour pouvoir s'exonérer d'une primaire et s'exonérer de demander aux Français leur avis. Je pense qu'on a besoin d'un élan populaire, on a besoin de confrontation d'idées et on a besoin de rassemblement. Et donc je pense que la primaire vous y part vous serez candidate à cette primaire.
Nous verrons en temps voulu pour ça parce que vous défendez une primaire. Donc on imagine que c'est pour vous aussi un peu quand même soz vos idées s'effassent pas complètement parce que vous voyez bien sinon le risque c'est un risque d'effacement pour nos idées pour et pas juste pour notre parti pour nos idées notre projet politique pu vous puissiez je vois bien en effet la réponse que vous voulez que je vous donne mais encore une fois moi je veux d'abord qu'on garantisse qu'il puisse y avoir une primaire et ensuite nous verrons quels seront les candidat jusqu'à le avec LR si LR accepte de le faire on a réussi à gouverner ensemble c'est difficile c'est exigeant mais ça veut dire qu'on peut peut-être trouver un chemin commun. Merci Nathalie.
Je voudrais revenir sur les propos qui ont en fait parler du général Fabien Mando, chef d'étatmajor de l'armée qui vont s'afficher là à l'écran. Depuis, il y a une opération des minages pour dire bon attention quand j'ai dit perdre ses enfants, c'était pas les enfants, c'est les enfants de la patrie. Est-ce que vous pensez que ça suffira à rassurer ?
Je crois qu'il a voulu qu'il y a un électrochoc. De manière évidente, on peut constater que ça a fait réagir et que peut-être que chacun prend la le la mesure de la menace qui pèse sur la France aujourd'hui qui est réelle. Beaucoup parlent d'une menace éloignée quand on parle de la Russie.
Non, c'est une menace très directe et concrète qui pèse sur la France. Il reste quelques secondes et dans quelques secondes. Emmanuel Macron dans ce contexte veut relancer un service militaire volontaire.
Est-ce que vous y êtes favorable ? Je crois que les Français sont assez attachés à l'idée qu'on puisse faire nation et donc que le service militaire puisse revenir. Vous vous y êtes favorable ?
Oui, j'y suis favorable. Ça permet aussi alors si ça permet évidemment de l'égalité entre les femmes mais de la mixité bien au-delà de la question des femmes et des hommes, de la mixité sociale. La force du service militaire c'était qu'on était tous ensemble derrière le drapeau et derrière miéité sociale et de genre.
C'est ça [musique] exactement. Mercior bien d'avoir accepté
Aurore Bergé