Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewBoulevard Voltaire· 7 mars 2026 69 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

Marion Maréchal : Extrême gauche, Jean-Marie Le Pen, Présidentielles 2027

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 47 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:57OuverteRéponse directe

    Bonjour Marion Maréchal. Votre livre vient de sortir aux éditions Fillard. Qu'est-ce que les lecteurs attendent de vous ?

  • 1:39OuverteRéponse directe

    Quels espoirs les gens mettent-ils dans Marion Maréchal ?

  • 2:20OuverteRéponse directe

    Un livre est une arme pacifique dans la bataille politique. Comment les gens s'emparent-ils de votre argumentaire ?

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Vous parlez de millions de Français ayant voté FN malgré le politiquement correct. Pouvez-vous développer ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Un sondage récent montre que la jeunesse française n'a jamais été autant à droite. Pourquoi selon vous ?

  • 4:53OuverteRéponse directe

    Vous décrivez un épisode violent en 2015 lors d'un meeting. Pouvez-vous raconter ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:03Fait
    « La violence politique a toujours doctrinalement et physiquement irrigué la gauche. »
  • 30:00Marion MaréchalFait
    « L'immigration musulmane est la base arrière du recrutement de l'islamisme en France. »
  • 52:25Fait
    « Aucun parti politique ne peut à lui tout seul enrober toutes les sensibilités qui traversent de fait les Françaises. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:03

La violence politique a toujours doctrinalement et physiquement irrigué la gauche. On a aujourd'hui un Jean-Luc Mélenchon qui dans un meeting [musique] à Marseille appelle carrément ses troupes à la violence politique en parlant de je cite méthode impactante. Et en ce qui concerne Raphaël Arnaud élu député précisément parce qu'il était le chef de la jeune garde parce que ils savent qu'il pouvait ainsi s'attacher les loyaux services de cette milice qui sert en réalité de service d'ordre informel. Tout le spectre de la violence vient essentiellement de l'extrême gauche.

0:57

Si tu te Sans Le Pen, votre livre vient de sortir aux éditions Fillard sous ce titre. Bonjour Marion Maréchal. Bonjour. Vous êtes député européenne, vice-présidente du Parti conservateur et réformistes européens ECR et présidente de votre parti en France identité liberté idéal. Entre deux interviews sur l'actualité, vous enchaînez les séances de signature de votre livre qui est sorti en janvier. Vous étiez mardi à Bordeaux et mercredi à Toulouse. Vous avez signé votre livre lors de la soirée de boulevard Voltaire Urgence française en danger avec beaucoup de succès. C'est votre premier livre si on met à part les leçons d'avenir du Covid-19 que vous aviez [rires] publié de manière plus confidentielle

1:39

au centre d'analyse et de prospective de l'ICEP. Alors première question que vous disent ceux qui viennent vous demander de signer votre ouvrage ? Ce ne sont pas a priori pas les plus hostiles envers envers vous. Qu'est-ce qu'ils attendent de vous ? Quels espoirs est-ce qu'ils mettent dans Marion Maréchal ? Ce qui est étonnant, c'est qu'il y a des réactions très diverses. C'est-à-dire qu'il y a à la fois des gens qui viennent pour eux-mêmes, parfois pour leurs proches ou leurs amis. Euh soit pour conforter, on va dire, des idées déjà installées, soit pour convaincre. Ça m'est arrivé aussi. Voilà, j'ai telle tante qui hésite ou j'ai tel cousin qui est de gauche ou j'ai voilà et avec souvent l'idée de dire bah j'ai trouvé aussi dans ce livre euh des arguments

2:20

parce que c'est aussi le but d'un livre je le lis d'ailleurs dans l'introduction, un livre c'est une arme pacifique dans la bataille politique et donc il y a évidemment beaucoup de développement et d'argumentaires dans ce livre et je suis heureuse que les gens puissent s'en emparer. J'ai aussi beaucoup de témoignages assez touchants de gens qui ont pu être des militants ou des sympathisants, des électeurs, parfois des cadres ou des candidats à l'époque de Jean-Marie Le Pen. Je parle beaucoup d'ailleurs de de cette histoire aussi un peu sur le temps long du camp national et des procès qui ont pu être faits bien souvent d'ailleurs illégitime et qui du coup ont une forme de reconnaissance dans le fait de rappeler que voilà des millions de français pendant des décennies envers et contre

2:55

le politiquement correct ou la bienpensance des des milieux entendus parisiens bon bah on votait parce que à l'époque le Front National à travers la figure de Jean-Marie Le Pen était aussi le seul parti qui leur donnait le droit et la possibilité d'être fier d'être français à un moment donné où le le patriotisme était quasi quasiment associé à du fascisme. Euh et puis beaucoup de jeunes, beaucoup de jeunes en fait hein, c'est assez intéressant qui arrivent tôt à la politique et dont certains parfois même convainquent leurs propres parents de passer de du centre droit vers le camp national au sens large. C'est assez intéressant en tout cas. C'est un exercice enrichissant sur le plan humain. Hm. Alors, c'est jeunes, c'est c'est assez nouveau. Enfin, ça date pas d' 8

3:34

jours, mais c'est quand même un phénomène assez nouveau et qui contrebalance peut-être un peu les l'extrême gauche qui aussi a pas mal de prises sur la jeunesse. En tout cas, ce témoignage que je vis régulièrement dans les séances de dédicace euh corrobore un récent sondage qui démontre que la jeunesse française n'a jamais été autant à droite. Voilà. Euh probablement d'ailleurs parce que c'est elle qui est euh, j'ai envie de dire la première victime euh des politiques que nous connaissons aujourd'hui. Qu'il s'agisse euh bah de l'effondrement du pouvoir d'achat, de l'impossibilité d'accéder à la propriété et donc de pouvoir construire des familles dans la sérénité. première victime aussi de toutes les conséquences de la politique migratoire parce que le

4:12

multiculturalisme, ils ont pas forcément les moyens de de s'en préserver euh et et première victime de l'insécurité parce qu'évidemment la violence gratuite du quotidien, le harcèlement de rue, enfin les jeunes évidemment étant bien souvent dehors en sortie en fête là aussi sont souvent les premières les premières victimes, les jeunes femmes notamment. Voilà et donc tout ça participe à une prise de conscience. On voit bien une recherche de une quête de sens, une quête de transcendance euh à travers bon bah parfois un retour à la à la religion catholique, un cheminement euh identitaire et puis euh voilà, la la nation étant un des moyens finalement de d'assouvir ce ce besoin de de cheminement identitaire. H alors la jeunesse, on va en reparler,

4:53

on va parler de Quentin notam qui est mort dans une violence absolument épouvantable. la violence politique justement vous l'avez vu de près Marian Machal puisque vous racontez dans votre livre un épisode de 2015 vous êtes une jeune candidate à la députation et vous organisez une réunion publique à Guilestre c'est dans les Hautes Alpes et ça tourne mal. Alors je voulais lire le petit extrait hein. Je choisis de quitter les lieux par la porte principale et soudain là c'est le chaos. Les contreemanifestants nous fondent dessus. Une barre de bois fend l'air frôle mon visage. Nos agents doivent rioster, se battent pour nous protéger. Tout s'accélère. On court vers les voitures. Du goudron est projeté sur les

5:34

carrosseries. On tente de crever nos pneus à coup de lâ chauffeurs démarrent en trombe. Notre directeur de campagne saute dans une voiture en mouvement et scogne violemment le genou. D'autres également sont blessés. Enfin voilà, une scène de campagne pour une jeune candidate à la à la députation régional régional plus exactement 2015. Réal pardon. Réal. Voilà pour une jeune candidate assez terrible. Est-ce que on était là sur des populations antifa ou ou pas du tout ? Si si on était enfin sur un c'est toujours une espèce de confusionnisme dans l'extrême gauche mais en fait c'était une manifestation contre manifestation enfin de zahadiste en fait contre un projet voilà anti-écolo soi-disant. Et en fait, il se

6:16

trouve qu'avec la complicité du maire de ce village euh qui est évidemment de gauche, la manifestation a pu se tenir légalement devant nos locaux, le locaux de notre meeting à quelques mètres seulement. Et durant toute bah la la tenue bah de de ma réunion publique, euh ils ont voilà consommé des substances illicites, voilà, pour ne pas en dire plus, euh beaucoup d'alcool, tout ça devant des forces de l'ordre qui a manifestement ordre de ne pas intervenir et donc ils se sont échauffés et donc quand il quand le public a commencé à sortir composé essentiellement de de familles de de vieilles dames, de d'enfants, ils ont commencé à lancer des projectiles, des insultes, des crachats et donc je ne me voyais pas être évincé par la porte de derrière lâchement et

6:58

d'où le fait que je sorte avec les les sympathisants, les militants devant et là ça part en en bagarre générale sortir face à eux quoi. Oui et puis j'ai envie de dire que cet épisode n'est que je pourrais vous raconter énormément de choses et moi et des militants avant moi. Euh faut savoir que des gens qui se sont engagés dans au sein du camp national et du Front National en particulier il y a quelques décennies risquaient non seulement leur intégrité physique à chaque collage mais certains en sont morts hein quand c'était pas la d'ailleurs la peine de mort aussi sociale. Donc c'est vrai que la violence de l'extrême gauche, moi je je veux dire, je l'ai pratiqué, je l'ai vécu contrairement à ceux qui commentent la violence politique sur les plateaux de télévision et et de fait c'est ce je

7:36

me bats contre ça depuis maintenant quelques quelques semaines, l'idée de dire que aujourd'hui il y aurait une menace des extrêmes en général alors que quiconque s'intéresse un peu à la violence politique en France de près, c'est que depuis maintenant quelques années, la violence, on va dire qui est systémique massive largement impunie d'ailleurs. Je parle tout le spectre de la violence vient essentiellement de l'extrême gauche. Voilà. Et on voit d'ailleurs enfin c'est assez troublant comment est-ce que vous réagissez à ça des groupes d'Antifar revendiquer la la mort de Quentin. Oui. Bah je dire à partir du moment où le le chef de la milice à savoir Jean-Luc Mélenchon lui-même dans ses meetings, j'invite d'ailleurs les gens

8:19

qui nous regardent à aller écouter ces meetings notamment de Perpignan et de Lyon qui c'est important de connaître finalement ce qu'il y a dans l'esprit de cette mouvance qui manifestement cherche à radicaliser sa base où on est à deux doigts. Il est à deux doigts de légitimer le meurtre de Quentin. C'est il est dans une logique très trotskis d'ailleurs lui et toutes ses équipes dont il ne faut pas être dup qui a un retournement de narratifs qui consiste à faire de la victime. Donc en l'occurrence Quentin et par capillarité les Némésis qui elles-mêmes ont été attaquées ce jour-là, les les bourreaux avec d'ailleurs un un centre qui qui qui accompagne ce narratif puisque Laurent Dunz, ministre de l'intérieur lui-même expliquait envisager la dissolution de

8:57

Némésis à l'Assemblée nationale avec une technique qui disons-le assez bien arrodée. ça va dire de de d'une une offensive extrêmement forte, le mensonge et la malhonnêteté en expliquant que les némésistis seraient quasiment responsables finalement de la mort de Quentin parce que elles auraient provoqué par leur simple présence la bagarre et dont le don Quentin serait une victime collatérale finalement avec l'utilisation là tout autant malhonnête de pseudo experts largement invités sur les plateaux de BFM de LCI du service public présenté comme finalement des universitaires neutres dont qu'on sait que dont on découvre que la plupart en réalité ont été des militants quasiment eux-mêmes antifa

9:37

dans leur jeunesse ou en tout cas des expert le nom de cette femme m'échappe, on a beaucoup utilisé son étude mais qui elle-même a été rendue aux universités d'été de la France insoumise un autre qui a été militant de Ralfront pour ceux qui ont connu dans ces ces jeunes années donc là encore militant d'extrême gauche avec des études dont les chiffres quand on se penche sur le sujet sont là encore totalement biaisés et malhonnêtes. l'étude la plus citée citant le fait qu'il y aurait quasiment 10 fois plus de morts commis par l'extrême droite que par l'extrême gauche avec des dates qui commencent en 1986 à dessin puisque 1986 est la fin quasiment de l'activité d'action directe pour ceux qui ont connu là encore action directe qui était donc

10:19

une organisation d'extrême gauche qui a commis des attentats, des meurtres des assassinats, pas moins de 12 morts euh voilà et des et des c'était vraiment le terrorisme des Bien sûr bien sûr bien sûr. Et et c'est vrai que et à l'inverse associant à des comment dire des meurtres d'extrême droite des affaires dont en réalité quand on se penche dessus la caractéristique déjà ne venant pas de personnes qui étaient associées à des groupuscules organisés avec des motivations politiques mais souvent des individus dont certains sont pénalement irresponsables dans des affaires qui parfois relèvent simplement de la bagarre de barre qui tourne mal ou du règlement de compte personnel et sentimental enfin bref vraiment une

10:59

malhonnêteté intellectuelle reprise en boucle par l'ensemble des médias euh avec des des pseudo polémiques sorties de de journaux comme l'Humanité qui est le journal de LFI. Voilà, sans aucun recul et sans aucune prise de distance avec l'information telle qu'elle est avancée par l'humanité. Donc c'est vrai que c'est assez spectaculaire de voir leur leur capacité à retourner le le le narratif. Et j'invite tous ceux évidemment euh qui euh qui suivent l'actualité à ne pas en être dupe puisque le but évidemment aujourd'hui est est de et non seulement de survivre mais pour le centre de salir par capitarité le camp national en expliquant que finalement les violences sont universelles et que OK bon LI et

11:42

son service d'ordre informel a tué quelqu'un mais finalement ils ne sont pas tellement plus menaçants que le serait le camp national en faisant fit du fait qu'on est quand même face à deux phénomènes très différents puisque d'un côté Il y a quand même la revendication assumée de liens structurels et idéologiques avec ces groupuscules violents qui ont théorisé sur le plan doctrinal la violence politique. C'est un côté LFI hein. Bien sûr, évidemment puisque ces groupes en fait leur leur leur leur état d'esprit enfin en tout cas leur doctrine étant de considérer que pour mettre à bas les institutions, il faut une révolution, il faut une insurrection. Jean-Luc Mélenchon lui-même utilise régulièrement d'ailleurs ce vocabulaire euh et que cette insurrection peut

12:23

passer par la violence, doit passer par la violence et une fois de plus, ça date pas d'ailleurs de Jean-Luc Mélenchon. Je veux dire, la gauche a toujours théorisé la violence pour quiconque s'est penché sur le manifeste du Parti communiste. Il y a il y avait peu de d'ambiguïé de ce point de vue-là. Et une fois de plus, les Paul Potes, les Stalines, les Mao et et tous nos joyeux, comment dire, dictateurs d'extrême gauche sud-éricain ont fait la démonstration que la gauche intrasèquement utilise la violence politique depuis toujours. Et contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, ça n'est pas une spécificité de la France insoumise, c'est quelque chose qui irrigue l'ensemble du spectre de la gauche jusqu'au Parti socialiste qui d'ailleurs au passage fait de très

13:05

nombreuses listes communes aux élections municipales avec la France. Oui, une soixantaine he on dit voilà. et vous verrez qu'au second tour, ils trouveront là encore de quoi s'accorder. Mais pour vous donner qu'un exemple de cette ambiguïté du Parti socialiste, euh je vous rappelle que dans les années 70 notamment années 80, il y a eu la fameuse doctrine Mitteran qui a consisté à donner l'asile politique à à ce qu'on appelle les brigades rouges. Les brigades rouges étaient donc des terroristes d'extrême gauche italiens, des gens qui ont tué, qui ont commis des attentats euh et à leur permettre donc d'être protégé et en France, de faire la belle vie finalement sans pouvoir être extradé en Italie et donc jugé et condamné. Et un certain François Hollande à l'époque secrétaire

13:47

général du Parti socialiste, était même allé rendre visite en prison à César Baptisti qui là encore était un terroriste. Exactement. l'une des figures, pas des brigades rouges d'un autre groupe mais qui était là encore un terroriste qui a tué plusieurs civils dans des attentats d'extrême gauche. Voilà, donc ne soyons pas dup de tout cela et sachons à qui nous avons affaire et surtout ne nous laissons pas intimider parce que évidemment il y a rien de rien de comparable de notre côté. Ouais, c'est ça. Alors c'est ce que vous développez en fin de votre livre sur LFI. Jamais sous la 5e République, vous dites, vous écrivez, la gauche n'a eu un visage aussiux que celui qu'elle nous présente aujourd'hui, la France insoumise sous l'égite de Jean-Luc Mélenchon n'est pas seulement une gauche

14:30

radicale ou même extrémiste, c'est une gauche révolutionnaire, sédicieuse, insurrectionnelle, profondément antifrançaise. [grognement] Voilà. Donc oui, bah je pense que tout ça a été par les circonstances. Je dire Jean-Luc Mélenchon, il appelle à la violence politique à Marseille. Est-ce qu'il va plus loin que les groupes précédents dont vous avez parlé ou est-ce que vraiment c'est quelqu'un un phénomène nouveau en France ? Est-ce qu'on peut le comparer avec le parti communiste d'autrefis ? Non, mais la une fois de plus, la violence politique a toujours doctrinalement et physiquement, j'ai envie de dire, irrigué euh la la gauche et ce qu'on appelle la gauche modérée en réalité a toujours eu des alliances douteuses avec ce qu'on appelle communément l'extrême gauche. Donc en

15:08

fait, c'est quelque chose qui qui une fois de plus n'est pas nouveau sur le plan doctrinal puisque finalement cette, j'ai envie de dire, cet étos révolutionnaire, il est quand même intrassèc à la gauche et la gauche évidemment française en particulier. La différence, j'ai envie de dire, qu'on avait pas vu depuis quelques décennies, c'est le le niveau de de décomplexion totale. C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui un Jean-Luc Mélenchon qui dans un meeting à Marseille appelle carrément ses troupes à la violence politique. En parlant de, je cite, méthode impactante. Euh et on a là encore des députés qui sont élus et promus à à même avoir été condamné pour des violences physiques et en ce qui concerne Raphaël Arnaud donc fondateur de la jeune garde donc ce mouvement antifasciste compromis dans le

15:49

meurtre de Quentin. C'est un homme qui là encore à plusieurs reprises a proféré des menaces de mort y compris à l'égard d'ailleurs de Némesis et qui a été choisi précisément élu député précisément parce qu'il était le chef de la jeune garde parce que ils savent qu'ils peuvent ainsi ils pouvaient ainsi s'attacher les loyaux services de cette milice qui sert en réalité de service d'ordre informel ce qui d'ailleurs aboutira peut-être pas seulement à une responsabilité morale de la France insoumise mais peut-être à une responsabilité pénale dans une sorte d'association finalement de malfaiteurs parce que si on découvre et j'espère que l'enquête ira jusque là que finalement la France insoumise avait fait venir à dessin ces jeunes de la jeune garde le

16:31

jour de la conférence de Rima Hassan donc avec un lieu de rendez-vous d'heures donné euh et des donneurs d'ordre alors là évidemment ça pourrait être de la responsabilité pénale. Euh est-ce qu'il faut avoir peur de LFI ? Est-ce qu'il pourrait emporter des élections euh présidentielles par exemple euh un jour ? Hm. Oui, il faut en avoir peur. Enfin peur et et puis est-ce que il faut croire, on a vu que non pour une soixantaine de cas, mais est-ce qu'il faut croire les dirigeants socialistes parce qu'ils disent qu'ils ne font jamais alliance avec les filles ? Mais c'est la m un peu la même question parce que s'ils font alliance, ils ont plus de chance de l'emporter. Bah sur le Parti socialiste, je vous ai de faites répondu. C'est évident que ils font, ils continueront

17:09

de faire alliance parce que électoralement ils n'ont pas d'autres solution que celle-ci et puis que la réalité au fond c'est que ils n'ont. Alors là pour des raisons tactiques, ils prennent leur distance parce qu'ils veulent disqualifier Jean-Luc Mélenchon qui semblait le plus à même à pouvoir se qualifier au second de l'élection présidentielle. Mais au fond, ils ont quand même un double discours permanent. Et la réalité c'est que quand la dissolution de la jeune garde a été décidée par Bruno Retaillot, nous avons vu l'intégralité quasiment de l'étatmajor de la gauche se lever. Euh on a vu euh pas seulement la France insoumise, on a vu quelques membres socialistes, on a vu des écologistes, Marine Tondelier elle-même, présidente des écologistes, a pris la parole. On a

17:41

vu les communistes, on a vu les plus la marge du NPA et compagnie. Donc ça a été quand même un soutien très général et je rappelle que lorsque le nouveau Front populaire s'est mis en place euh dans la grande alliance de la gauche des élections législative de 2024, la jeune garde était un soutien officiel qu'on pouvait retrouver sur le fameux site de cette coalition et sur les affiches et et jusque au bulletin de vote de mémoire. Donc donc en fait c'est voilà, il y a il y a évidemment une liaison euh une liaison dangereuse indéniable entre tous ces groupes et ça peut leur permettre de l'emporter. Et alors j'y viens, il faut en avoir peur. Alors peut-être pas tant à court terme par leur capacité à remporter l'élection parce que la composition on va dire de la France fait qu'aujourd'hui

18:22

une personne aussi radicalement violente que Jean-Luc Mélenchon a peu de chance me semble-t-il dans un second tour de pouvoir l'emporter. Mais il faut en avoir peur en ce sens que ce sont des faiseurs de guerre civile. Ce sont des faiseurs de guerre civile. C'est-à-dire qu'on le voit bien dans leur manière, dans leur rhtorique actuelle sur Quentin pour se défendre. Ils radicalisent leur base. Je vous le disais, ils sont à deux doigts de légitimer finalement le meurtre de Quentin. Ils fascisent tout tout ce qui n'est pas eux. Voilà. Je veux dire, quand on les écoute, Laurent Nunz est un fasciste, quoi. C'està dire et et avec ce discours fascisant de l'adversaire, il légitime la violence à l'égard du du fascisme puisque le fascisme par essence doit être combattu jusqu'à la mort. Donc donc

19:00

c'est vrai que et ce sont des faiseurs de guerre civile en ce sens qu'ils alimentent tous les ressentiments morbides y compris chez toute une jeunesse immigrée en désérance. Il ils sont le carburant du sentiment antifrançais. Ils sont le carburant du réflexe communautaire. Ils ont des acquintances bon bah non dissimulées avec toute une frange islamiste dont on connaît la dangerosité pour la cohésion nationale et pour même l'intégrité et la sécurité nationale. Donc voilà et quand des des personnes comme Mathilde Panot dans une vidéo expliquent qu'elle n'accepterait jamais le résultat des urnes si le Rassemblement national et ses alliés arrivaient aux affaires, qu'est-ce que ça veut dire d'autre que si que que qu'il mettrait volontairement

19:42

toute une partie dans la rue pour faire l'insurrection et et combattre finalement l'État qui émergerait du du résultat de ces élections. Donc oui, il faut en avoir peur. En tout cas, il faut les combattre politiquement, pied à pied, ça c'est sûr. Est-ce que le ce drame de Quentin change quelque chose ou va changer quelque chose dans l'opinion française politique ? J'entends ? Est-ce que ça peut faire tomber les écailles des yeux d'un certain nombre de gens au centre par exemple ? Alors, ce que je note en tout cas euh je pense pas que ça grand changera grand-chose sur les équilibres à gauche parce que comme je vous le disais, de toute façon, je veux dire le Parti socialiste et le centre gauche a toujours c'est toujours compromis finalement avec ce qu'on appelle

20:22

l'extrême gauche. Je pense que ça en tout cas je note que le les républicains en tout cas pour une bonne partie d'entre eux, je pense notamment à Bruno Rotillo, à David Lissard, n'ont pas accompagné le narratif de du centre. C'est-à-dire que là où le premier réflexe évidemment du centre macroniste a été de dire "Oui, un jeune homme est mort par l'extrême gauche mais finalement les extrêmes à droite sont les même et la violence politique est partout et donc nous allons dissoudre joyeusement tout le monde." de voilà, les républicains ont quand même, je le note, euh voilà, résister à l'idée qu'aujourd'hui le il y aurait finalement euh du venant

21:03

du camp national une menace pour l'intégrité de de des gens de gauche et pour la sécurité nationale et que finalement il y avait pas d'équivalence entre les deux violences. Et ça c'est c'est assez assez nouveau pour le relever et ça peut en tout cas pour moi être les prémisse d'une coalition demain avec eux que j'appelle de mes vœux parce qu'on se rend compte qu'aujourd'hui que face à cet adversaire existentiel la clarification est nécessaire et on voit finalement quels sont les alliés naturels face à face à cette menace. Alors, on va parler un peu de de l'Iran. Euh et d'abord question quel quel doit être le rôle de la France dans ce conflit qui nous concerne Paron ? Puisqu'on a vu que tellement peu quand

21:45

on a vu que Emmanuel Macron n'avait été même pas consulté et même pas prévenu des opérations des États-Unis en Iran. Est-ce que est-ce qu'il y a une voie à tenir un peu différente de celle que qui est tenue aujourd'hui à votre vie ? C'est vrai pour la France, mais c'est vrai, j'ai envie de dire, pour l'ensemble de l'Union européenne au sens large qui est aujourd'hui malheureusement un petit minus sur le plan géopolitique parce qu'il est un minus militaire. Voilà, c'est quand même la grande leçon de ces dernières années, c'est que c'est que on importe dans le le concert du monde que quand on a la capacité de faire peur et de risposter et donc quand on a un outil militaire digne de ce nom, euh ce qui n'est évidemment pas le cas euh de notre continent et et de moins en

22:26

moins malheureusement de de la France. Donc ça, j'ai envie de dire que la première grande leçon historique qu'on doit tirer, mais pas seulement de l'affaire iranienne, mais avant cela euh du conflit du conflit israélo-palestinien et avant cela évidemment du conflit russo-rainien, euh c'est que en fait il n'y aura pas de salut en dehors de euh du du réarmement français et de comment dire d'un investissement significatif fait à notre appareil de défense et surtout j'ai envie de dire à son indépendance et d'où le fait que nous sommes nous des des comment dire des acteurs centraux de la défense au Parlement européen de cette idée finalement de préférence européenne qui fait son bout de chemin alors qui reste très insatisfaisante parce que nos alliés viennent de très loin. Une majorité

23:08

d'entre eux avait très largement délégué de gré ou de force d'ailleurs leur sécurité nationale aux États-Unis, investissant très peu dans leur défense et quand ils investissaient au profit de matériaux et de matériel américain. Euh ce qui les rendait dépendant d'une réglementation qu'on appelle ITAR et qui fait que les États-Unis avaient donc un droit de regard sur de fait leur utilisation. Euh donc tout ça contribue à une relative prise de conscience mais tardive hein. Donc il nous faudra du temps pour reprendre la main. Et en ce qui concerne l'Iran, alors ce qui est sûr évidemment c'est que l'impératif que nous partageons, même si nous n'appartenons pas à cette région du monde, donc nous sommes indirectement concernés potentiellement par les conséquences sur

23:50

à la fois nos alliés, les évidemment l'impact migratoire, mais notre principal sujet c'est le respect du du traité de non prolifération nucléaire. Parce que si évidemment l'Iran avait pu se doter ou pouvait se doter de l'arme nucléaire, ça donnerait bien sûr des idées à d'autres euh notamment l'Arabie Saoudite, euh peut-être demain l'Algérie. Enfin voilà, donc c'est vrai que pour le coup la sécurité du monde nous enjoint à faire en sorte que ce traité soit respecté. Il se trouve que bon, on a des éléments lointains, mais il semblerait que les négociations n'aient pas pu aboutir de manière satisfaisante et que donc les États-Unis, Israël ont décidé de de

24:30

frapper. Euh alors évidemment, on ne peut que se réjouir du fait que un régime aussi sordide, islamiste et oppressant pour son oppressant pour son peuple tombe. Maintenant, ne soyons pas totalement dupe. C'est-à-dire que la réalité, c'est que il y a peu de changement de régime qui aboutissent par les bombes. Donc ne soyons pas trop optimiste de ce point de vue, même si je pense que n'importe qui de censé espérerait pour le grand peuple Perse qu'il ait un un régime à la à la mesure de sa de sa de sa grandeur passée. Mais nous sommes encore très peu au clair sur les conséquences, on va dire, sur le long terme de cette de cette démarche.

25:13

Et donc je pense que la France doit rester prudente. prudente ne veut pas dire passive puisqueévidemment nous avons là encore des alliés dans la région et que bah s'il fallait apporter un soutien militaire face au chaos aujourd'hui qui est en train d'orchestrer l'Iran, en frappant tous Azimut, hein, des pays d'ailleurs qui sont ses alliés, des pays qui sont restés neutres, des pays qui sont bien sûr des adversaires jusqu'à un pays européen, Chypre, bon bah, il ne faut rien s'interdire sur le principe mais voilà, attention parfois aux aventures qui consistent à espérer faire tomber des régimes et dont on découvre par la suite que les conséquences sont parfois pires parce que l'Iran est un pays complexe avec beaucoup de communautés différentes. Communauté persant pas la

25:54

principale que nous nous avons le prisme évidemment déformant de de diaspora iranienne nombreuses en France qui sont qui ont quitté le pays à la suite de la chute du chat, qui sont évidemment très occidentalisés mais qui sont pas forcément très représentatifs des équilibres politiques du pays. Et euh est-ce que euh le le comment dire les les sous-bres saut de l'Iran euh pourraient avoir en France les effets qu'on a un petit peu avec la guerre israélo-palestinienne, c'est-à-dire avec des communautés qui se qui se battent sur le sol français finalement, qui s'opposent sur le sol français. Est-ce que ça vous parce que je vous dis ça parce que vous écrivez

26:36

que on est en fait en dans une situation de prèsre civile. Alors ça concerne sans doute moins la population iranienne parce pour les raisons que vous venez d'évoquer parce que ce sont des des partisans du chat qui sont là depuis longtemps et qui sont très acculturés à la communauté française. Mais vous écrivez ce qui inquiète n'est pas seulement la violence présente mais la mécanique qu'elle annonce. Quand les armes sortiront des caves, quand les territoires perdus ne se compteront plus par centaines mais par milliers, les forces de l'an seront submergées. Et euh alors on voit bien quand même que là ça touche Israël et Israël c'est quand même un point sensible puisque les populations musulmanes de France sont très opposées à à Israël et donc donc potentiellement évidemment ça peut

27:15

exposer, on le sait. Non mais de toute façon c'est simple, nous avons en France quasiment des communautés venues du monde entier. Donc mécaniquement à travers cela, nous nous importons de fait sur notre solos ces communautés dans leur pays d'origine ou dans leur voisinage, on va dire, d'origine. Et on le voit d'ailleurs pas seulement sur le conflit israélo-palestinien, on a vu parfois d'autres communautés qui se sont opposées sur le sol sur le sol français. On l'a vu notamment avec les Turcs et les Kurdes, enfin voilà, des parfois des conflits armés sur le sol français. L'acmé de cela étant évidemment le conflit israélo-palestinien qui suscite des des des passions euh et évidemment une

27:57

virulence très forte chez des communautés musulmanes plus radicalisées qui se sentent une confraternité avec la cause palestinienne sans parfois d'ailleurs ne rien connaître de l'histoire de cette région ou même être capable de le situer sur une sur une carte. Et donc évidemment, c'est une c'est de fait une menace pour nous qui finit d'ailleurs par avoir y compris des conséquences sur notre propre diplomatie. quand on voit les ambiguïtés, les revirements, les lâchetés nombreuses d'Emmanuel Macron sur le sujet euh qui a abouti même, je vous le rappelle quand même, a refusé de participer à la manifestation euh de de de dénonciation de la montée de

28:37

l'antisémitisme en France, euh on finit par considérer que finalement la pression électorale de certaines communautés sur la démocratie française bah influe sur la diplomatie même plus générale de de la France. et c'est mon positionnement géopolitique de l'État français, j'entends. Et en cela évidemment c'est très inquiétant et c'est d'ailleurs ce que relève le fameux rapport que vous avez certainement suivi américain de la du gouvernement américain sur la sécurité nationale américaine et qu'il explique que demain probablement ils ne pourront plus compter un stand de pays européens parmi ses alliés dit occidentaux justement parce que la mutation on va dire des populations va avoir à terme

29:17

une influence sur la la la diplomatie le positionnement géopolitique de ces pays parce qu'ils sont trop tributaire finalement de la pression de de de la rue. Et ça c'est quand même évidemment très très inquiétant pour la suite parce que bah les intérêts français, la géopolitique c'est d'abord la géographie évidemment n'est pas aligné sur les intérêts d'un certain nombre de je ne sais quoi pays arabes ou autres. H et alors il y a en plus de ça les risques mais qui sont liés évidemment à ces populations exogènes et ses communautés présentes en France. le risque de que notre pays devienne un principal vivier terroriste, hein, euh avec des actifs euh parmi les étrangers, les immigrés ou les descendants

30:00

d'immigrés. Vous dites l'immigration musulmane est la base arrière du recrutement de l'islamisme en France. Qu'est-ce qu'il faut faire en dehors de réduire l'immigration ? Évidemment, mais on voit que c'est compliqué en tout cas sous Macron. Que faire face au réseau islamiste ? H bah de fait c'est en effet la ça c'est un fait avéré hein puisque'au moment où notamment Daesh était au plus au plus au sommet l'un des principaux viviers de recrutement terroriste côté européen était la France. Voilà encore aujourd'hui on se pose la question du rapatriement de ces fameux djihadistes de leurs familles de leurs enfants dans les camps de réfugiés tenus aujourd'hui par les les curdes notamment en Syrie. Un peu l'Allemagne aussi mais beaucoup la France bien sûr et beaucoup la France. Euh il y

30:39

a encore récemment, vous l'avez noté, une une é un sondage euh une étude ifhope qui a été faite sur euh les acointances entre la communauté musulmane en France et euh les mouvances islamistes avec des chiffres proprement terrifiants, hein. Bon, on sait qu'il y a de plus en plus de musulmans en France mais de plus en plus radicalisés et plus ils sont jeunes, plus ils sont radicalisés. euh avec vos confrères du Point qui avaient relevé à partir de cette étude le fait qu'il y avait 120000 euh musulmans en France qui pour le coup avaient littéralement de la sympathie pour le djihadisme, donc la la branche armée terroriste finalement de l'islamisme. 120000 c'est une armée hein. Voilà. Alors certes, c'est pas une armée euh euh homogène, organisée avec euh un commandement, mais enfin c'est ce

31:22

qu'on appelle une 5e colonne. Euh et donc sur le sol français des gens qui pour beaucoup sont des bombes à retardement. Voilà, donc ça c'est un c'est un fait avéré, d'où le fait qu'il faille traiter cela par la question de l'immigration d'abord et avant tout parce qu'évidemment bah le l'immigration alimente ce ce ter sur fond de d'inassimilation ou de désassimilation de sentiments antifrançais et puis de propagande, disons-le, islamiste décomplexé dans les mosquées, sur les réseaux sociaux, via des influenceurs, via des puissances étrangères aussi. euh on peut penser à l'Algérie qui cherche à déstabiliser bien sûr de l'intérieur euh la France euh par le biais justement de

32:04

l'islamisation ou de la réislamisation de ces de ces communautés et notamment d'un islam radical. Donc voilà, maintenant euh enfin j'ai envie de vous dire que des choses à faire, le diagnostic, il a été fait. Euh la question maintenant c'est celui du courage politique euh et et même de de quand j'ai envie de dire de l'adaptation de nos de nos institution parce que je vais vous donner un exemple qui veut dire qu'on est quand même encore loin euh de du du chemin à prendre. Euh pendant les eurélections européennes, j'ai dénoncé l'existence de l'ISH. L'Ih, c'était l'école rien que moins que l'école européenne de formation des frères musulmans. Voilà, qui était dans la Nièvre en Bourgogne de manière totalement publique et j'ai donc et et

32:43

et comment dire fait part d'un certain nombre de faits là encore public avéré sur le plan médiatique qui compromettait de manière totale cette école dans ses liens avec l'islamisme. À la suite de cela, ça a fini par faire son bout de chemin. Bruno Retaillot fait fermer cette école. Elle est donc dis enfin l'association est 10 août, elle est fermée. Et figurez-vous que j'ai été condamnée il y a maintenant de 3 semaines de cela par la justice française euh parce que cette école donc m'a comment dire poursuivi pour diffamation et j'ai été condamné en diffamation par cette école euh parce que j'avais dit que voilà exactement les islamistes étaient islamistes alors qu'entre-temps elle a été dissouse. Non,

33:26

mais pour vous dire qu'en fait à quel point notre système déraille complètement. Alors, je vous rassure, je ne suis ni découragé ni désappointé et je probablement d'ailleurs je gagnerai en appel parce que je ne peux pas croire que cette décision soit confortée. Mais c'est vrai que on a un problème aujourd'hui avec comment dire la la le blocage quasi systématique que fait la justice française, notamment le Conseil d'État où on a des écoles qui pour le coup sont fermées par la préfecture et qui chaque fois avec des décisions qui sont cassées devant la justice. qu'on doit adapter notre arsenal législatif et judiciaire à cette menace avec un statut d'exception, il faut bien le dire parce qu'à la menace exceptionnel, il faut une réponse évidemment exceptionnelle et notamment taper

34:09

sont nos lois, c'est ça qui sont inadaptés à la lutte contre. Oui. Puis il y a une forme de de méconnaissance, c'est-à-dire que il y a une mensuétude des pouvoirs publics. Quand je vois par exemple la plus grande mosquée d'Europe est en actuellement en construction à Strasbourg à quelque part du Parlement européen, le symbole est terrible. Cette mosquée, elle est tenue par une association qui est une association Miligorus. Miligorus, c'est documenté par les services de renseignement français, les services de renseignement allemand par quiconque s'intéresse aux mouvances islamistes dans le monde. C'est une mouvance nationaliste turque islamiste. Voilà. Euh et donc faut pas aller chercher très loin pour comprendre cela. Et donc c'est vrai qu'il faut une vigilance des

34:47

pouvoirs publics qui soit beaucoup plus euh importante. Euh et malheureusement on a encore, je le vois dans les les élus locaux notamment, soit une complicité, soit une compromission, soit du clientélisme électoral qui fait que oui, l'islamisme s'infiltre et et de ce point de vue-là, c'est regrettable parce que avec de la volonté politique, on pourrait faire reculer cela mais on voit bien queon n pas fait le 10e de ce qui devrait être fait, même en fermeture simplement de mosquée. Hm, c'est vrai qu'on a le sentiment qu'on a plus de facilité à fermer des organisations d'ultradroite qui compte 10 ou 15 personnes euh qu'à s'attaquer à ce type de réseaux qui sont pourtant dénoncés par des rapports officiels notamment du ministère de l'intérieur. Bah bien sûr, mais quand on parle toute

35:29

la journée, on voit bien qu'il y a aujourd'hui un un petit mouvement qui consiste à vouloir réglementer les réseaux sociaux. On a vu un ministre récemment expliquer qu'il voulait mettre ou pas les réseaux sociaux. On parle de labellisation, de lutte contre les fake news, de lutte contre les ingérences étrangères. Mais enfin, l'une des menaces sur les réseaux sociaux qui n'est jamais abordé, jamais traité, c'est quand même celui des influenceurs islamistes qui sont des centaines, si ce n'est des milliers, qui retournent le cerveau en toute impunité d'une jeunesse française et pour là sur lesquels aucun moyen n n'est mis en œuvre ni pour les identifier, ni pour faire fermer les comptes, ni pour assurer des poursuites. Et ça ça devrait être évidemment le le

36:09

la première motivation d'action de de des services de l'État pour lutter contre l'islamisation et l'islamisme en particulier. Bien sûr, il y a un peu de travail. On va parler de votre parcours Marianchal parce que le votre livre qui est d'ailleurs très bien écrit, très profond et sensible à la fois on vous découvre des à partir de vos premières premiers sentiments. On vous voit évoluer dans votre famille qui est pas une famille ordinaire. vous le racontez et euh et jusqu'à aujourd'hui et donc vous parlez de votre grand-père Jean-Marie Le Pen et c'est bon devenu assez bien porté hein disons-le de de dire que Jean-Marie Le Pen y compris à droite hein et au même au Rassemblement

36:51

national de dire que Jean-Marie Le Pen a incarné un peu le diable mais que Marine Le Pen a tout changé. Vous vous assumez le diable et vous et vous dites vous revendiquez un attachement personnel à Jean-Marie Le Pen. Vous avez pas tellement de critique à son endroit dans votre livre. Et donc la question c'est est-ce que la droite nationale doit oublier Le Pen héritage trop lourd ou est-ce qu'elle doit le revendiquer comme un visionnaire ? J'essaie en fait plus exactement dans ce livre de rendre justice parce que pour le coup bon des désaccords avec Jean-Marie Le Pen, je veux dire quand j'ai eu en exprimé, je les ai exprimé lorsqu'il était vivant et qu'il pouvait en répondre. Voilà, ce qui était pas toujours évident, il faut bien le dire. Je connaissais les défauts de

37:31

l'homme et ses limites. Je connaissais aussi ses qualités et surtout j'essaie de de regarder son parcours sur le temps long. dire Jean-Marie Le Pen, c'est 60 ans d'engagement politique, voilà, qui peuvent pas être réduits à trois phrases. Euh et c'est j'ai parfois l'impression que on jette le bébé avec l'eau du bain comme si les millions parce qu'ils étaient des millions voilà de Français qui ont voté Jean-Marie Le Pen pendant des années l'ont fait pour des motifs inavouables ou voire condamnable alors que voilà Jean-Marie Le Pen avait été surtout un lanceur d'alerte. Il a d'abord été diabolisé pour ça, hein. D'ailleurs, il faut le rappeler, sur la question de l'immigration dans un moment où la la le, comment dire le le mythe antiraciste dominait était absolument hégémonique et

38:12

la moindre critique ou remise en cause de la politique migratoire était considérée de fait comme raciste. Alors qu'évidemment, il s'agissait simplement d'anticiper les grandes trajectoires et les conséquences sur le long terme pour quiconque avait un peu de de profondeur historique, ce qui était le cas de Jean-Marie Le Pen qui avait qui était un quelqu'un de passionné d'histoire et qui connaissait le le les tréfonds de l'âme humaine et les grands cycles, j'ai envie de dire, de civilisation, il avait anticipé ce qui apparaît aujourd'hui évident pour tout le monde. Il l'avait anticipé sur la question aussi de l'islamisation, lui qui avait connu et fréquenté l'islam de près pour s'être battu notamment en Algérie. Ce qui est bien la démonstration d'ailleurs qu'il était pas

38:49

dans un réflexe raciste primaire, sinon il se serait jamais battu pour que l'Algérie soit française et que en l'occurrence des musulmans soient français. D'ailleurs, l'histoire avec le recul pourra penser qu' qu'il a eu tort, mais c'était au moins la démonstration de sa de sa de sa bonne foi de ce point de vue-là. Mais pas seulement sur ces sujets. En réalité, Jean-Marie Le Pen, c'est aussi celui qui anticipe les ravages de ce qu'on appelle la mondialisation heureuse qui est en fait une mondialisation dérégulée. C'est lui qui est alerte sur la menace de la désindustrialisation au moment où tout le monde parle d'industrie sans usine et on se félicite de voir les usines construites et aller polluer ailleurs qu'en France, c'est lui qui alerte sur le risque de la démilitarisation au

39:27

moment où tous les budgets de de mandat en mandat sont baissés, lui alerte en rappelant la dimension tragique de l'histoire et le fait que bah le désarmement à un moment donné nous le pérons quand nous redécouvrirons que malheureusement l'humanité est faite de cycles de guerre et d'affrontement. Euh il il est le premier à dénoncer les dérives de l'Union européenne parce que lui avait vu avait lu, il me l'avait dit d'ailleurs, les travaux préparatoires même du traité de Rome et il avait vu qu'il y avait en gestation dès ses travaux préparatoires. Tout ce que nous condamnons aujourd'hui des dérives de l'Union européenne qui se veut une Union européenne progressiste, supranationale qui se fait souvent contre contre les nations et leur identité et leur souveraineté. Voilà. et

40:08

et il a réhabilité, il voulait réhabiliter la notion de patriotisme à un moment donné où bah voilà, le patriotisme c'était la guerre, c'était forcément néfaste et et voilà. Et j'ai voulu rendre justice à tout cela euh un homme qui malgré tout a eu un parcours de vie qui est extraordinaire quoi qu'on en pense. Voilà, il vient d'une petite famille bretonne. Sa mère, elle était couturière, son père il était patron pêcheur. Il est né dans une maison sans eau ni électricité. Euh et il est plus jeune député euh à l'époque de de sa législature et il il est il est il aura été même en Europe l'un des plus grands leaders charismatiques de la droite nationale.

40:49

Voilà. Donc j'essaie de rappeler tout ça et d'expliquer que voilà il il est il est plus que parfois la la réduction à l'itlerum qu'on en fait aujourd'hui sans d'ailleurs véritablement connaître son histoire et il aura en tout cas décidé ou pas décidé mais poussé pour votre vocation poolitique parce que vous commencez votre livre avec ça par une lettre très touchante d'ailleurs qu'il vous écrit pour vous inciter à vous présenter et vous êtes toute jeune à l'époque et il vous dit ce n'est pas un cadeau qui t'est fait c'est une mission qui t' assigné, tu en as les moyens. La candidature, il est vrai. Ta candidature, il est vrai, attirera l'attention des Français et ce qui te gênera celle des médias. Mais tu dois te rendre compte que la France est en guerre, même si elle ne le sait pas

41:33

encore et qu'elle jouera dans les quelques années qui viennent. Son destin aussi bien, c'est à ton sens de l'honneur et du devoir que je fais que je fais appel. C'est on a est-ce qu'on a là un résumé de ce qui vous comment dire de la colonne vertébrale ou de la du moteur qui vous pousse dans la vie politique ? Oui, probablement. J'ai publié cette lettre. Oui, c'est c'est la lettre en effet qui a écrit mon grand-père en 2012 déjà euh pour m'inciter, m'enjoindre plus exactement à être candidate aux élections législatives et il en appelle là oui mon sens du devoir et de l'honneur même en effet qui pour lui était pas des mauvains. C'était quand

42:13

même quelque chose je pense qu'il nous a malgré tout transmis même de manière inconsciente dans notre éducation ce sentiment du devoir et de l'urgence du devoir. Elle ne m'a jamais quitté. elle m' elle m'anime encore aujourd'hui, j'ai envie de dire, même si voilà, il y a beaucoup de choses qui me déplaisent dans les impératifs que nous impose la la vie, comment dire politique et notamment publique. Et en même temps, c'est vrai que il a je rappelle une très belle phrase que je que je redécouvre au moment où j'écris finalement son éloge funèbre quand il est interrogé à la fin de sa vie et qu'un journaliste lui demande c'est le le les mots que vous avez prononcé le jour de son enterrement dans la

42:55

Exactement. Exactement. Et et un journaliste lui demande tout simplement voilà quel bilan il fait de de de bah ses 60 ans de vie politique. Est-ce qu'il en est content ? et il répondette phrase que je trouve à la fois du extrêmement simple, extrêmement belle. Il dit "J'ai fait ce que j'ai pu." Et et je trouve que c'est une vraie leçon pour tous les jeunes qui ont envie de s'engager en fait finalement de simplement s'astreindre à faire ce qu'on peut et ce qu'on doit. euh quand surtout quand on a beaucoup reçu, on n' pas le droit de de tout garder pour soi et notre pays en a besoin, nos enfants en ont besoin et finalement voilà, c'est ce ce sentiment-là aussi et cette peut-être aussi cette injonction que j'ai reçu que

43:37

j'essaie de transmettre à ceux qui qui me feront l'honneur de lire ce livre. Hm. Alors, ça vous a poussé à vous lancer dans la politique ? Est-ce que ça vous a poussé à vous à revenir ? Est-ce que vous aviez toujours ça en tête lorsque vous revenez à la politique après une parenthèse de quelques années vous êtes occupé de vos jeunes enfants, de votre famille, est-ce que vous êtes revenu par passion, par sens de l'honneur ou est-ce que c'était simplement le constat ? parce que vous le dites un petit peu quand même dans votre livre que c'était difficile pour une Le Pen de faire un autre métier. Oui. Moi, j'ai créé enfin j'ai j'ai mis ces 5 années loin de la politique à profit puisqueen effet j'ai fondé dirigé avec avec mon équipe LICEP école de sciences politiques à Lyon. Donc je n'ai

44:19

aucun regret et mais c'est vrai que durant ces 5 années auquel j'ai appris beaucoup de choses et j'ai été heureuse de pouvoir avoir cette expérience aussi dans le privé parce que j'étais en effet rentré très jeune en politique comme vous l'avez dit. Finalement, le souci pour mon pays ne m'a jamais quitté parce que la politique, c'est d'abord ça en fait, c'est d'abord le le sent le service à ses compatriotes et à son pays. Et je suis toujours restée soucieuse évidemment de la situation euh attentive à ce qui se passait et d'autant plus attentive que bah évidemment à ce moment-là j'ai une petite fille euh et j'en ai même une deuxième après coup et que donc euh évidemment on se sent euh on se sent responsable de ce qu'il

45:00

va advenir dans les dans les décennies à venir. Voilà. Et donc lorsque en 2022 Éric Zemour se présenta à l'élection présidentielle, j'ai face à moi un dilemme. J'y reviens d'ailleurs dans le livre. J'essaie de l'expliquer aux gens qui ont pas toujours compris mes choix, le timing de mes choix, mon calendrier, mais que je je en fait j'ai ce dilemme étonnant entre bah d'un côté, je suis la petite fille de Jean-Marie Le Pen, j'ai été élu 5 ans au Rassemblement national. Je n'y ai pas trouvé ma place. En tout cas, je n'ai pas su donner, me semble-t-il, la juste place à la ligne qui était la mienne, qui n'était pas absolument à l'époque celle de la direction du RN. Sur les questions économiques, sur les questions de société. J'en viens, j'y reviens dans le livre.

45:40

Et en même temps, bah le fait qu'Éric Zemour pour une partie significative défendait la ligne qui que je défendais déjà à l'époque, plus libéral, voilà, peut-être plus identitaire, attaché à la coalition des droites. Et donc, j'ai ce dilemme sur lequel je reviens. Comment une Le Pen peut soutenir un autre candidat sans être considéré comme une traîtresse, ce qui échappera ce à quoi je n'échapperai pas d'ailleurs, en me disant finalement en politique, ce qui compte c'est d'abord la cohérence des convictions. Et même si je viens d'une d'une lignée politique et familiale, je peux pas comment dire faire mes choix à plus de 30 ans uniquement à l'ône de cette dimension familiale. Bref, voilà et c'est ce que j'essaie de de raconter dans ce livre. C'est quand même sans

46:21

doute échappé à pas mal de gens qui étaient très attachés à vous, à votre personnalité, à votre parcours politique et qui ont été surpris sous parfois en bien de vous voir passer chez Zemour et puis très surpris pour le coup de voir quitter Zemour. Après évidemment ces allers-retours ont troublé un peu les vos partisans et un certain nombre de gens de la droite nationale. C'est un peu la raison de votre livre. Alors en tout cas, ce livre est aussi un outil pour justement revenir sur ses choix, les expliquer, les clarifier, donner mon point de vue, ce que j'ai pas toujours pu ou voulu faire parce que je vais pas vous mentir, j'ai toujours un peu de scrupule aller sur les plateaux de télévision parler de politique airi ou de bisb parce que

47:02

voilà, je trouve que c'est pas à la hauteur et puis c'est bon, mais bon, ce qui est sûr, c'est qu'en tout cas, j'espère que ceux qui liront ce livre verront quand même qu'il y a à travers tous ces choix une cohérence. Il y a une cohérence en fait qui est celle de la ligne que j'ai toujours porté, de la stratégie que j'ai toujours voulu défendre, de la méthode qui m'a toujours semblé la meilleure pour arriver au pouvoir. Je ne quitte pas d'ailleurs Exemour hein, je suis exclu du parti. C'est lui qui m'exclut avec moi d'ailleurs et les deux autres vice-présidents, ce qui prouve bien que c'était pas uniquement un truc personnel mais une vraie divergence politique et qu'en fait finalement partout où je me trouve, quels que soient les moments, j'essaie toujours de faire en sorte de

47:37

trouver une place pour la ligne à laquelle je crois et qui me semble la meilleure pour redresser notre pays et pour aboutir d'une façon ou d'une autre à cette idée de coalition et de rassemblement qui m'a toujours animé et qui m'a toujours semblé le seul moyen pour pouvoir l'emporter. euh avec d'ailleurs cet exemple, ces exemples étrangers sur lesquels je reviens assez longuement dans le livre et notamment ce que j'appelle exactement la leçon de Mélonie. Not c'est ça la leçon de Mélonie. Comment est-ce que vous la résumeriez ? Est-ce que il y a pas un reproche voilé finalement euh au parcours du Rassembl national parce que la leçon de Mélonie c'est quand même la leçon des alliances, des grandes alliances. Oui. Alors, il y a de a il y a pas de il y a pas de

48:14

reproche pour quiconque. Il y a une leçon générale et universelle pour tous ceux qui s'engagent en politique. Voilà, la leçon étant personne ne peut gagner seul. C'est un fait c'est une des grandes leçons de l'histoire. Même sous la 5è, voilà, ça paraît évident et ça s'applique à la droite, ça s'applique à la gauche, ça s'applique au centre. Bon euh quels que soient les talents des uns et des autres et je pense d'ailleurs, me semble-t-il qu'aujourd'hui tout le monde en a pris conscience euh et le rassemblement national au premier chef, preuve en est d'ailleurs, il a aujourd'hui euh bah je suis moi objectivement une des alliés aujourd'hui du Rassemblement national d'Éric Sioti il me semble et je le vois régulièrement moi qui vais soutenir un certain nombre

48:50

de candidats aux élections municipales en ce moment qu'il y a cette volonté de rassemblement partout où c'est possible. J'ai vu des listes avec des LR, j'ai vu des listes avec des membres même d'horizon, j'ai vu des listes avec des membres de nouvelle énergie de David Lissard. Donc comme quoi aux élections municipales ça fonctionne. Je note qu'au Parlement européen, d'ailleurs, j'en parle longuement dans le livre, nous arrivons à travailler en bonne intelligence avec la délégation française des LR qui se trouve dans le groupe de centre-DE droit du PPE, avec le groupe du Rassemblement national qui se trouve dans les patriotes pour l'Europe avec comme force pivot au milieu de ça le groupe des conservateurs et réformistes auquel j'appartiens qui est aussi le groupe de Georgia Meloni et que

49:32

ces délégations françaises arrivent à se coordonner pour défendre ensemble les intérêts français. Donc si nous y arrivons au Parlement européen, pourquoi pas au niveau national ? Et c'est la leçon de Méloni en effet puisque Méloni à plusieurs reprises a refusé de participer à des gouvernements alors qu'elle aurait pu le faire quand ses gouvernements se compromettaient avec la gauche. Je croyais pas du tout. Elle avait raison d'ailleurs à cette espèce d'union nationale qui était en fait un blugi boulga qui aboutissait à à l'impuissance ou en tout cas à la domination du centre et de la gauche. Elle a toujours préféré rester en l'opposition par cohérence jusqu'au moment où finalement elle a incarné au bon moment cette cohérence et que les Italiens lui en ont rendu grâce et qu'à

50:14

ce moment-là bah elle elle a fait le choix en effet d'associer toutes les forces de droite jusque parfois des plus petits parties du centre droit qui ne font que 1 % mais ce qui lui permet aujourd'hui d'obtenir vous l'avez vu, des résultats significatifs et de mettre systématiquement en minorité la gauche et même pour le plus grand malheur des Français de d'incarner aujourd'hui un nouveau leadership au niveau européen au point que même l'Allemagne lui fait les les yeux doux. Ouais. Et euh cela dit, elle est parfois contestée sur sa politique d'immigration, mais surtout est-ce que le Rasso national qui pèse très lourd aujourd'hui à droite a toujours besoin d'alliés puisque au second tour forcément les ceux qui ont voté pour des listes beaucoup plus petites autour du

50:52

rassemblement national se reporteront sur sur lui. C'est un petit peu le paris on a l'impression que que fait le RN qu'ils ont pas besoin d'alliés compte tenu de leur écrasante domination à droite. Bah, écoutez, moi je je vais vous dire, j'en parle d'autant plus librement que moi-même, j'ai fait une expérience douloureuse à certains égards aux élections régionales de 2015, provençable Côte d'Azur. J'y reviens d'ailleurs qui est pour moi un moment vraiment de déclic à 45 % au second tour et et le tout n'est pas tant ce qui est mon cas, de faire 41 % au premier tour, ce qui était un score formidable, merveilleux, incroyable. Euh voilà, la vraie leçon, c'est que que vous finissiez à 45 ou 46, qui a été mon cas, vous finissiez à 15 % au second tour, le résultat est exactement le même. Vous

51:32

avez perdu quoi. Euh vous avez perdu euh dans un moment où tout le monde imaginait qu'on pourrait l'emporter. Alors certes, je pourrais me féliciter du fait que c'est un score inégalé depuis dans la région, même plus largement dans toutes les régions par le RN, mais enfin moi j'ai pas le goût des des défaites glorieuses quoi. Enfin voilà ce que j'explique d'ailleurs, je viens d'un univers mental dans lequel on glorifie les batailles de de Baseille, de Cameron et de Di bien fou. Je trouve ça je trouve ça très beau et très poétique. Mais enfin notre situation nous appelle quand même à plus de résultats que cela. Et le sujet une fois de plus, c'est pas d'être très haut au premier tour. Le sujet, c'est de faire 50 + 1. Voilà. Et 50 + 1, plaise ou pas d'ailleurs et mais

52:14

je pense que tout le monde en a conscience aujourd'hui, bah c'est qu'aucun parti politique ne peut à lui tout seul enrober toutes les sensibilités qui traversent de fait les françaises droite. C'est normal. Voilà. parce que bon bah c'est composite et donc tout tout le le travail que nous avons à faire d'ici 2027, c'est de trouver le chemin de cette équipe qui de façon complémentaire avec chacun de nos sensibilités parce que moi ma sensibilité est pas absolument celle du RN et pas absolument celle de l'UTR trouve le moyen de s'asseoir autour de la table et de s'accorder sur l'essentiel le vital. Voilà. Et je pense que ce qui fait consensus quand même aujourd'hui, c'est justement la détresse civilisationnelle euh notamment bien sûr la question euh de l'immigration et de la sécurité.

52:57

Les questions économiques étant évidemment très importantes, mais il y a un dialogue possible parce que ce qui nous rassemble quand même aujourd'hui malgré tout, c'est le fait de constater que bah la dépense publique est excessive. C'est le fait de constater que les charges, les prélèvements obligatoires sur la la classe euh des Français qui travaillent est excessive et que à partir de là, bon, un consensus doit pouvoir être trouvé. Mais moi, j'ai bon espoir que nous y parvenions et j'ai même bon espoir, du moins je m'attache à cette idée et je fais tout pour ça, que nous trouvions aussi un chemin pour travailler avec la branche retailliste DLR. Et pourquoi pas, je sais que c'est un peu provocateur une partie d'horizon, je dis pas Édouard Philippe lui-même,

53:37

voilà, je Mais une partie des gens chez Horizon, je pense notamment à Christelle Moranet qui est président des pays de la Loire. Bon bah voilà qui a baissé de manière très significative les dépenses publiques de la région pour bah la redresser sur financièrement et a notamment couper toutes les subventions au gauchisme culturel. Voilà, qui n'a pas d'autre objectif que de s'alimenter lui-même et objectivement un bénéfice très relatif pour la communauté nationale. Hm. Donc vous ouvrez très largement vos bras y compris jusqu'à au macronistes de droite. Bah je pense que chez ce qu'on appelle les macron Oui. Ce qu'on appelle les macron droit mais qui en fait sont des types sont des néol pour un certain nombre qui pour des raisons tactiques ou stratégiques ou même l'illusion à un moment donné du

54:19

macronisme triomphant dès le début se sont retrouvés là mais qui au fond sont des gens avec qui on pourrait discuter. En tout cas, moi je je je pense qu'il y a des bonnes volontés partout et que une fois de plus, les exemples étrangers, pas seulement en Italie d'ailleurs, mais on pourrait on pourrait parler aussi de de ce qui se passe en Suède notamment montre que cette voix-là est la voix victorieuse. Tout dépend de ce qu'on veut après. Voilà. Alors, ce livre, c'est aussi le l'occasion de vous connaître mieux he de rentrer un petit peu dans la personnalité de de Mario Machal. Et euh il y a quelque chose qui m'a surpris là-dedans. Vous avez une certaine efficacité médiatique, on le voit aujourd'hui. Euh et euh mais vous dites que vous êtes assez timide et que euh

55:02

mais que votre timidité disparaît lorsque vous donnez des interviews, même quand il y a des des questions euh surprenantes, hein. Par exemple, je pense à France Inter qui vous demandz quelle différence y a-t-il entre la défense de la famille que vous proposez et celle que proposait le maréchal Pétin. Vous aviez répondu, ça a fait date. Mais vous dites que vous êtes absolument pas dépendante des médias. Il ne m'est pas difficile, écrivez-vous, de m'éloigner durablement des plateaux de télévision. Je n'ai jamais éprouvé d'attirance particulière pour le pour le phénomène du buzz. encore moins le besoin d'être vu ou reconnu. Je dois admettre que j'éprouve peu d'attrait pour l'exercice médiatique. Et vous dites même un peu plus loin, j'ai eu un réel plaisir à disparaître

55:43

médiatiquement durant quelques plusieurs années. Euh il y a tellement de gens qui sont accrochés au médias euh si peu qu'ils aient qu'ils y paraissent que ça paraît surprenant. C'est vrai, vous avez aucune aucun attachement particulier, pas de dépendance. Je m'en passe très bien mais peut-être pour une raison qui tient. J'en parle d'ailleurs à l'environnement de notre enfance. C'est-à-dire que nous on a je dis nous, moi, mes cousins, mes frères eux une enfance malgré tout exposé en fait. Oui. Vous racontez ça au fil du livre ? Oui, parce qu'en fait bah on vivait dans un endroit d'ailleurs où se trouvaient également les bureaux de mon grand-père. Donc en fait, il y avait toujours des journalistes, il y avait toujours des soirées électorales, il y avait toujours

56:19

des militants, des cadres du parti qui venaient. Euh évidemment où que nous allions dans nos écoles, dans dans nos activités extrascolaires, dans les colonies de vacances, nous étions par la force des choses les petites filles et petits fils d'eux. Voilà, parce qu'on trouvait toujours le moyen de nous identifier. Donc en fait, on était jamais anonyme et du coup je pense que bah ça nous ça vaut pour moi mes tantes Marine voilà ce qui fait que la vie publique ne peut pas nous griser parce qu'on a grandi avec et puis que cette exposition elle a été aussi très douloureuse voilà dans nos ruptures familiales. S'agisse d'ailleurs de rupture politique ou de rupture personnelle. Euh bon bah ça a toujours été très exposé et que la

57:01

médiatisation en fait amplifie euh finalement la la rupture et ses effets et ses dommages collatéraux. Donc ouais, je pense pas de fascination pour euh pour euh pour la vie publique, loin de là. H mais bon, après c'est un outil donc il faut l'utiliser. C'est évidemment et je l'utilise euh j'espère euh de manière efficiente. [grognement] Voilà. Alors la première personne au Rassemblement national à s'insérer un petit peu dans la famille, c'est Jordan Bardella puisquil est le premier président hors famille du du Rassemblement national. Et donc il était là au moment du lancement de votre livre. On sait que vous aviez des relations un petit peu compliquées. D'ailleurs, vous pouvez vous l'aborder avec des mots choisis dans votre livre, des mots très sympas d'ailleurs à son

57:43

endroit mais mais prudent et depuis il était là dans votre lancement. Est-ce que tout a changé dans vos rapports avec Jordan Bardella ? Bah ce qui est sûr, est-ce que c'est pas si nette que ça ? Non, c'est je pense que en fait déjà moi je je connaissais peu Jordan Bardella jusque jusqu'à ce que nous soyons d'ailleurs élus ensemble au Parlement européen parce que la montée en puissance de Jordan Bardella se fait au moment où moi j'ai quitté la vie politique et lorsque je suis député du Rassemblement enfin du Front National de l'époque, il est à ce moment-là responsable pour le 93. Donc on se côtoie peu euh et c'est vrai que bah forcément voilà ce qui s'est passé avec Éric Zemour, nous avons été concurrent, je dirais même pas adversaire d'ailleurs parce qu'en fait j'en ai jamais fait un

58:25

adversaire loin de là aux élections européennes. Le fait que nous soyons concurrents, bon bah tout ça, je pense à pas faciliter les choses. Et après, il a fallu bah cohabiter dans un moment. Est-ce Est-ce que vous avez pas le sentiment qu'il a pris la place que vous auriez pu avoir si vous étiez resté au Rassemblement national ? Non, j'ai j'ai jamais raisonné comme ça parce que moi j'ai fait le choix de partir du Rassemblement national. Enfin, je veux dire, je je l'ai fait pour des raisons qui m'apparaissaient et m'apparaissent toujours d'ailleurs légitimes puisqueà ce moment-là, je voyais poindre un conflit ouvert avec Marine Le Pen que je ne voulais pas. Voilà, ni sur le plan personnel, ni sur le plan politique. Je voyais bien que la cohabitation était impossible et j'ai

58:59

pas de regret puisque je vous l'ai dit, j'ai monté l'ICEP et puis finalement même mon expérience chez Reconquête a été m'a fait m'a fait grandir, m'a fait mûir même politiquement même si ça a été pas toujours simple évidemment. Et ce qui est sûr, c'est que la présence amicale de Jordan Bardella à cette soirée de lancement comme celle d'ailleurs d'autres personnalités comme Nicolas Dupignant était pour moi la démonstration que c'était pas là un point d'étape, encore moins un point final mais un point de de départ euh de la volonté marquée par sa présence de construire cette fameuse équipe qui doit aborder demain les élections 2027 qu'elle soit d'ailleurs présidentielle ou législative de sa volonté de s'entourer de profils divers qui sont pas d'ailleurs alignés sur avec lui sur

59:40

tout mais qui partage quand même l'essentiel. Euh et donc j'ai je trouve ça évidemment très positif et nous avons d'ailleurs de ce point de vue-là une une relation maintenant qui est une relation euh suivie amicale et constructive. Donc ça a changé un peu. Oui, absolument. Absolument. Mais la vie politique est longue. Voilà. Alors, on reste dans votre dans votre famille. Euh c'est un héritage de famille hein. Vous avez des sentiments chrétiens catholiques assez très profonds. Vous en parlez très volontiers dans votre livre. Euh mais aussi beaucoup de fermeté face à l'actualité, aux failles de notre pays. Donc vous évoquez les attentats de Nice et puis cette mère en larme qui est venue vous dire que sa fille était passée sous le camion, "Mon âme, écrivez-vous, fut

1:00:22

déchirée entre deux sentiments intenses. L'amour compatissant pour cette mère qui me brisait le cœur et je le dis sans phare. La haine, la haine contre le terroriste Mohamed Lawed Boulel. Comment est-ce que vous vous faites cohabiter ? parce que c'est une question qu'on pose souvent au catholiques et aux chrétiens des des sentiments chrétiens et puis la lutte implacable contre les défis qui se posent à notre société, à la France et qui euh nécessite parfois de taper du point sur la table et de prendre des positions dures. Oui. parce qu'en fait je je je toujours trouvé absolument insupportable cette espèce de premier réflexe qui en fait est une forme d'injonction morale qui tend à vouloir anesthésier mentalement

1:01:04

moralement la population qui fait qu'après chaque attentat ou chaque meurtre sordide il faillent tous dire vous n'aurez pas ma haine. comme si finalement la haine, en tout cas la colère était pas aussi un sentiment légitime face à la barbarie parce que c'est de la barbarie. Voilà. Et donc c'est c'est légitime de d'avoir la haine face à la barbarie. C'est aussi un réflexe de survie, que ce soit d'ailleurs individuel ou un réflexe collectif. Maintenant évidemment le rôle du politique, c'est de civiliser le conflit. Donc le but après c'est de traduire cela en acte politique qui soient des actes mesurés, raisonnables, proportionnés sur

1:01:44

le temps long pour justement éviter les les pulsions ératiques ou ou chaotiques ou la tentation qui est en fait une tentation pas illégitime mais qui doit être contenue si on veut pas justement aboutir à la barbarie qui est la tentation finalement de se faire justice soi-même. Voilà. Mais cette tentation, elle est d'autant plus contenue si l'État fait son travail et justement protège. Si l'État ne protège plus, voire pire comme on le voit parfois dans certain nombre d'affaires, mais en prison, les personnes qui se défendent parce qu'elles ont le malheur de se défendre un peu trop fort face à l'agresseur. Bah oui, les gens finiront par se faire justice eux-même et là ce sera le chaos et la guerre de tous contre tous. Et donc notre rôle comme justement politique, c'est d'éviter cela

1:02:26

parce qu'il y a rien de pire que la guerre de tous contre tous, rien de pire, rien de plus atroce que justement la guerre civile qui est une guerre de voisin de voisinage finalement de entre frères. Donc donc oui, je je j'ai ressenti ça euh et et je j'ai voilà, j'ai pas honte de le dire et même si après évidemment je le traduis politiquement de manière raisonnée, mais je considère que les Français doivent avoir le droit de de de de ressentir cette colère qui est un moteur, je pense, légitime et de survie. Première chose. Deuxième chose, j'y reviens d'ailleurs longuement dans le livre parce que vous avez raison, vous me posez la question et cette question que vous me posez, elle m'a été posée très régulièrement par des journalistes pas ou même par des

1:03:07

des Français, on va dire lambda. Comment faire cohabiter finalement la foi qui est chez moi une foi qui qui aussi évidemment dans avec le le doute, les questionnements, enfin je veux dire c'est pas quelque chose qui est si évident, si naturel. C'est je le dis, c'est 23h de doute, 1 heure de fois. Ouais, mais quand on a connu 7 he de foi, les 23 heures de doute va eu le coup. Voilà, c'est ce que je dis en fait dans dans ce que j'essaie d'expliquer. Et je reviens donc très longuement dans le livre sur finalement que dit le catéchisme de l'Église catholique, comment répondre à tout ce qui nous est régulièrement opposé parce que l'idée voudrait que le catholicisme dans sa bonté universelle

1:03:46

nous enjoigne à devoir accepter de façon illimitée toute l'immigration qui arrive sur et indifférenciée sur le sur le sol français. Et je j'espère réussir à démonter cette idée que même d'ailleurs dans le l'enseignement de l'Église catholique et le le catéchisme au premier chef, rien, absolument rien ne nous impose de devoir accepter une immigration illimitée, sans conditions et sans contrepartie. C'est faux. Euh voilà. Et donc j'y reviens assez longuement. Je reviens aussi sur cette notion de l'ordo caritatistice, donc de l'ordre dans la charité que nous enseigne le grand docteur de l'église euh et qui finalement est un droit

1:04:27

naturel, légitime et même souhaitable à d'abord aimer les siens, ses proches, sa famille avant d'aimer le lointain, l'étranger ou l'inconnu. et que son premier devoir en tant que chef de famille et donc en tant que chef d'état, c'est d'abord de se soucier bah de de oui du développement et du bien-être de des siens avant de avant celui des autres et qui a une forme d'utopie à imaginer comme citoyen du monde pouvoir comment dire répondre aux besoins de l'humanité toute entière. Commençons déjà par faire ce que nous devons là où nous le devons. Euh et si nous pouvons faire plus, tant mieux.

1:05:09

Mais si euh vouloir de manière utopique faire plus consiste finalement à sacrifier les siens et à ne pas assurer les besoins élémentaires des siens, bon bah c'est que la charité est mal ordonnée. Hm. Et puis il y a peut-être une facilité aussi à pousser à accueillir les autres euh qui seront accueillis par d'autres précisément. Oui, évidemment. Une charité imposée aux autres est rarement à soi. Oui. Oui. Bien sûr. Évid, [grognement] vous y croyez ? Et si oui, pourquoi ? Hm. Ah bah bien sûr, j'y crois, j'y crois parce que bah je je vois bien comment les Français aujourd'hui ouvrent les yeux indéblement. On voit bien qu'il y a une bascule dans dans la population.

1:05:50

Je pense que la radicalisation de la gauche précisément contribue, comme je vous l'ai dit tout à l'heure à à distinguer le l'allié potentiel de l'adversaire existentiel et que ça contribue aussi à faire bouger évidemment le la droite et donc à accélérer la la recomposition. Euh je vois bien qu'il y a une un mouvement aussi européen international qui fait que ce qu'on appelle les familles conservatrices au sens large vont aussi le vent en poue. On est dans un moment de l'histoire évidemment. Voilà le réel hein, le réel qui s'impose dans tous les foyers et qui fait que bah aujourd'hui, il faut bien constater que le camp national a quand même de fait eu raison avant les autres et donc bah il serait peut-être temps de

1:06:33

lui faire confiance pour apporter des bonnes solutions. Bah le le bilan dramatique à tous les niveaux du macronisme qui a quand même très largement décrédibilisé ce comment dire ce ce cœur de la raison du moins qu'on nous a présenté comme tel. depuis des années et voilà. Donc moi non, j'y crois profondément. Il y a évidemment le chemin et les préalables. Les préalables, c'est ce dont je vous ai parlé tout à l'heure, c'est comment construire cette équipe qui permet de faire les 50 + 1. Euh et donc finalement cette coalition euh qu'est-ce qui pourrait faire rater la marche de 2027 ? Bah ce que je viens de vous dire là, ça veut dire la tentation euh de faire cavaler seul, de diviser, de ne pas tendre la main, de ne pas

1:07:14

trouver le chemin euh d'un programme d'un programme d'union. Euh euh voilà. Bon euh sinon je je sinon je franchement je vois pas. Je pense que tout est aligné. Euh maintenant, la question qui évidemment est encore ouverte, c'est euh qui sera donc le leader euh du corps national puisque nous sommes encore euh malheureusement en attente de la décision judiciaire euh qui donc décidera qui euh conduira cette campagne. Hm dernière question euh Marion Machal, quel serait votre rôle à vous si jamais Marine Le Pen ou Jordane Bardéjas qui est pas impossible accéder à l'Élysée ? Écoutez, je je veux pas vous mentir, ce serait quand même un peu ridicule de se distribuer les places à l'heure où je vous parle.

1:07:56

Donc déjà, moi, j'ai envie de vous dire le rôle que la mission que j'essaie de m'assigner d'ici 2027 et il sera toujours temps de discuter ensuite de ce qui doit être fait, c'est comment justement je peux contribuer à être le trait d'union entre le camp national et le reste de la droite notamment DLR comme nous le faisons déjà au Parlement européen. c'est d'évidemment toujours être au cœur de cette idée de coalition, c'est de là aussi contribuer à ce que bah le modèle Mélonie, donc Mélonie elle-même qui est une alliée est une amie, puisse je l'espère aussi bah servir de modèle à l'ensemble de la coalition des des droites en France. Euh voilà et puis c'est évidemment faire en sorte que la ligne que je défends dans ce livre trouve aussi toute sa place

1:08:39

dans la coalition. pas seulement pour témoigner mais pour évidemment peser, influer et faire en sorte que bah moi les propositions auxquelles je crois trouvent aussi toute leur place demain si nous arrivons au pouvoir ce que je souhaite ardemment. [grognement] Voilà et bien c'est dit. Merci Mario Maréchal. Je recommande donc votre livre si tu te sens le Pen aux éditions Faillard. Merci à vous de nous avoir suivi. Allez visiter notre site bévolter.fr. FR. Abonnez-vous à notre chaîne YouTube et BV, le grand quotidien de la France droite. C'est indispensable et c'est gratuit. Soutenez notre combat, c'est important. Vous trouverez toutes les modalités de don sur notre site et on se retrouve la semaine prochaine avec un nouveau grand invité.