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InterviewAurore Bergé· 3 septembre 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleSécuritéJusticeInstitutions & élections

Aurore Bergé sur CNews et Europe 1 - 28 août 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Comment jugez-vous le comportement de Sébastien de Logu dans l'affaire d'outrage envers des policiers ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    La France insoumise est-elle un parti dangereux pour la République ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Quel message envoie le tag de croix gammées sur le domicile d'un maire adjoint à Étampes ?

  • 4:15RelanceRéponse directe

    Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas inversé la courbe des actes antisémites depuis 2023 ?

  • 6:15FerméeRéponse directe

    Que mérite la personne ayant dessiné des croix gammées selon vous ?

  • 8:15OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous des auditions dans l'affaire de Crépol et du débat sur le racisme antiblanc ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:30Aurore BergéFait
    « Depuis le 7 octobre 2023, les actes antisémites ont explosé en France et restent à un niveau très élevé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La grande interview c'est news europe 1 avec Aurore Berger. Bonjour Aurore Berger. Merci d'être avec nous ce matin.

Ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. On va parler de toute l'actualité évidemment. Je voulais vous entendre déjà sur Sébastien de Logu, le député l'fiff qui est sorti de garde à vue cette nuit.

Il est convoqué le 13 novembre prochain devant la justice pour outrage envers des policiers. Ce député est suspecté d'avoir tenté d'empêcher une opération de police dans son immeuble. Comment est-ce que vous jugez son comportement sur le fond de l'affaire ?

Vous imaginez bien que j'ai pas à m'exprimer parce qu'il y a une enquête qui est qui est ouverte. En revanche, ce que je constate de la part de la France insoumise, que soit monsieur De Logu d'autres, c'est qu'ils ont mis la violence au cœur d'une stratégie politique et d'une stratégie électorale. La violence est revendiquée comme manière de faire de la politique.

On le voit dans les manières devoir des rapports de force, les appels à l'insurrection, la désobéissance civile à laquelle ils appellent. Donc c'est une véritable stratégie électorale de la part de la France insoumise. C'est une marque de fabrique chez LFI des tris police.

Bah en tout cas, ils ont participé de manière régulière à des manifestations où des slogans étaient scandés, des slogans qui déversent leur haine antipolis, oubliant d'ailleurs évidemment que ce sont ces mêmes policiers qui viennent sécuriser les manifestations organisées par la France insoumise. Donc malheureusement oui. C'està-dire qu'il y a une stratégie de la France insoumise qui est de dresser des listes les bons français, les mauvais français.

On le voit aussi sur la question de l'antisémitisme malheureusement avec ces fameuses listes de prétendus génocidaires pour évidemment mieux mettre des cible dans le dos des Français juifs ou de tout simplement ceux qui veulent combattre l'antisémitisme dans notre pays. Et donc oui, il y a une stratégie électorale et c'est je pense que qu'il faut reconnaître ce ne sont pas des dérapages. À partir du moment où ces dérapages se multiplient et finalement sont quotidien, c'est une stratégie électorale revendiquée et assumée.

Aurore Berger, vous diriez que la France insoumise est un parti dangereux ? Je dis que la France insoumise, elle abîme la République. Je dis que la France insoumise, c'est une maladie, je pense pour la gauche euh française qui devrait de manière définitive rompre avec la France insoumise et avec tout type d'accord avec la France insoumise.

Ça a longtemps et souvent été promis. Ce serait bien que ce soit enfin et réellement le cas. Et je pense qu'il faut pas laisser la France insouie simplement bousiller notre pays, c'est-à-dire bousiller le contrat social, la cohésion sociale dont on a particulièrement besoin aujourd'hui et accepter qu'elle fracture.

Donc oui, il faut combattre et il faut battre la France insoumise. Je voulais vous entendre sur ce qui s'est passé à Étemp dans les sonnes. Le domicile d'un maire adjoint a été souillé par des croix gamées.

Vous avez certainement vu les images. On est en 2026. La croix gamée, c'est le symbole des nazis qu' qu'on exterminé des millions de juifs.

Quel est le message quand on dessine une croix gamée ou deux croix gamées en l'occurrence sur un mur ? Déjà, malheureusement, c'est pas la première fois que ces phénomènes arrivent. On a eu les mêmes cas en scène maritime là aussi des des croix gamés qui ont été tagués sur des murs, des élus de la République qui sont visés ou des établissements publics qui sont visés.

Je pense qu'il faut être très clair qu'il faut absolument rien laisser passer de manière systématique. Donc c'est la raison pour laquelle moi je fais systématiquement des signalements procureur de la République pour venir aussi en soutien de celles et ceux qui sont attaqués et qui peuvent se sentir aussi souvent bien trop seuls face à l'antisémitisme et à la résurgence de l'antisémitisme. Et puis parce que je pense qu'on a pas le droit de banaliser la choa, de banaliser ces symboles.

Quand on en revient à la France insoumise, faut se rendre compte quand même que dans les universités d'été de la France insoumise, on en est à demander la dissolution du CRIF. Le CRIF est né dans l'après Choa. Voilà où on en est dans partis politiques qui souhaitent gouverner dans notre pays.

Et donc je pense que oui, il y a une banalisation et le pire c'est ce risque-là, le risque de l'indifférence, le risque de la banalisation. Depuis le 7 octobre 2023, les actes antisémites ont explosé en France et restent à un niveau très élevé. 3 ans après, comment est-ce que vous expliquez que le que le gouvernement ne soit toujours pas parvenu à à inverser cette courbe ?

Alors, heureusement aujourd'hui, on a quand même une décrue sur les actes antisémites, mais oui, vous l' vous l'avez dit, vous avez raison. Malheureusement, on n'est pas revenu au niveau qu'on connaissait avant le 7 octobre 2023, donc avant les attentats terroristes perpétrés par l'UMS où je le rappelle et je le rappellerai à chaque fois, 51 Français ont été assassinés dans ces attentats. Donc on va continuer à se mobiliser à la fois que ce que je disais, ne rien céder, ne rien laisser passer, continuer à avancer sur la loi.

C'est la loi que j'ai présentée en juillet dernier et sur laquelle l'ensemble du gouvernement est donc évidemment pleinement engagé qui sera discuté dès cet automne de manière justement à mieux caractériser l'antisémitisme y compris celui que j'appelle l'antisémitisme d'atmosphère ses tags c'estes crachats de manière à ce que systématiquement la circonstance aggravante du fait de l'antisémitisme du fait qu'on cible quelqu'un à raison de son identité réelle ou supposée puisse être retenue et donc que les sanctions soient véritablement exemplaires. vous dites vouloir mieux prendre en compte les petits délits racistes ou antisémites comme ça. Oui.

Comme ces tags par exemple. Oui. Parce que c'est exactement vous arrivez à retrouver les auteurs souvent et à les condamner et à les mettre derrière les barreaux.

Aujourd'hui, il faut comprendre que dans la loi qui est un tag de cette nature là ou un tag qui dirait la vie est belle, vous voyez, c'est caractérisé de la même manière parce qu'en fait ce qu'on condamne, c'est le tag parce qu' est écrit. Évidemment, ça a pas la même signification, ça a pas le même impact quand un élu de la République ou n'importe quel citoyen se réveille en ayant une croix gamé sur son domicile comme s'il était donc ciblé à raison de son identité, qu'elle soit supposée ou réelle d'ailleurs. Et donc évidemment, il faut qu'on puisse retenir cette qualification et donc il y a une circonstance aggravante, que la sanction ne soit pas de la même nature à partir du moment où ça relève de l'antisémitisme.

La personne qui a dessiné ses croix gamées, elle mérite quoi exactement selon vous ? Et bien, elle mérite non pas ce qui est prévu aujourd'hui, c'est une elle mérite une sanction qui peut aller évidemment jusqu'à une incarcération. Encore une fois, quand on cible quelqu'un, quand on veut faire peur, aujourd'hui, on se retrouve dans une situation où on a des Français qui à raison du fait qu'ils sont juifs, en viennent à avoir un doute sur leur avenir dans notre pays où se disent que leurs enfants peut-être n'auront plus d'avenir dans leur pays, notre pays.

Personne ne devrait accepter ça. Il y a pas un français qui devrait accepter l'idée que d'autres Français doutent de leur place et de leur avenir en France. Mais pour ça, ça veut dire un sursaut collectif.

Ça veut dire qu'il faut qu'on aille jusqu'au bout dans la loi. C'était exactement ce que je propose. Et ça veut dire aussi qu'on doit rien laisser passer et briser aussi ce mur de l'indifférence qui parfois est trop important.

Aurore Berger, ministre délégué, chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations avec nous euh ce matin. Je voulais vous entendre également sur Créol 3 ans après la mort de Thomas à Crépol, 16 ans tué lors d'un d'un bal. Le Figaro révèle ce matin le contenu des interrogatoires des 14 mises en cause.

Et au-delà du débat sur le racisme antiblanc, mais j'aimerais vous vous entendre aussi sur ce débat, mais il y a il y a un autre il y a un débat dans le débat. Ces auditions révèlent une fracture plus profonde puisque pour certains jeunes pourtant né en France, les Français, je dis bien entre guillemets qu' ce sont les autres. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Bah en fait, c'est exactement la fracture dont on parlait. C'est-à-dire que finalement on en vient à considérer qu'on appartient pas tous au même pays, à la même nation, à la même histoire et donc la capacité à être pleinement français dans notre pays. Et donc ça c'est le risque évidemment qu'on a quand certains appellent à une Nouvelle France, ils appellent finalement à cette fracturation du pays comme si c'était inéluctable et comme si c'était même souhaitable finalement qu'il y ait plusieurs Frances qui se confrontent.

De la même manière quand on appelle petite France du côté de l'extrême droite parce que finalement on en vient à dire que certains seraient moins français que d'autres. Nous l'objectif en tout cas de celles et ceux qui sont authentiquement républicains, c'est quoi ? C'est de garantir que chaque français se sente pleinement français dans ses droits comme dans ses devoirs.

On ne peut pas accepter l'idée de la confrontation permanente, de la fracturation permanente parce que sinon qui aura encore envie de se dire qu'il appartient à ce pays ? Et donc ça c'est une responsabilité qui est éminemment politique évidemment et au-delà de ça on aura ce débat qui est aussi un débat juridique sur les termes. Vous avez vu que entre les magistrats d'ailleurs ne sont pour l'instant pas pleinement d'accord sur la qualité du rac blanc par veut pas sur le racisme anti blanc.

Donc on verra mais il existe le racisme antiblanc Roberger. Oui, moi je l'ai déjà dit et je le dis pas pour faire plaisir parce que je suis sur votre plateau, je le dis parce qu'à un moment je pense qu'il faut juste bah ce qu'il y a à voir. Et voir ce qu'il y a à voir, c'est qu'il y a des racismes de nature différentes qui entraînent des faits de nature différente.

Il peut y avoir des discriminations parce qu'ici quelqu'un serait de telle ou telle couleur, de telle ou telle origine. nier et refuser la qualification de racisme blanc. Je pense que ça ajoute juste encore une fois une forme de malaise comme si on n'osait pas dire les termes et les mots et comme si on on n'osait pas regarder en face la réalité.

Je pense qu'il faut non seulement la regarder en face mais une fois qu'on l'a fait il faut la combattre parce que c'est ça notre objectif. Encore une fois Aurore Berger vous avez travaillé tout l'été à la préparation d'une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants avec l'objectif d'un examen à l'assemblée et que vous ce texte vous le présenterez à la mi-septembre. déjà les grandes lignes de ce texte déjà loi intégrale pourquoi intégrale ça veut dire à la fois les violences faites aux femmes et les violences faites aux enfants parce qu'il y a un continuum dans les violences et que notre objectif c'est quoi c'est évidemment de pouvoir détecter repérer et accompagner au plutôt les enfants parce que nous le savons sinon il y a à la fois le fait de les protéger évidemment mais il y a le risque de répétition de ces violences qu'un enfant victime soit plus tard un adulte victime ou un adulte auteur de violence et un enfant témoin peut également devenir un enfant violent évidemment parce que quand vous grandissez dans une famille qui est une famille où la violence et le quotidien, pour vous c'est normal.

Là où vous grandissez, la règle qui vous est imposé et la normalité. Et donc, il faut pouvoir briser cette normalité quand il s'y passe évidemment des violences, notamment des violences sexuelles à l'encontre de nos enfants. Donc intégral de ce point de vue-là sur les publics, intégral aussi parce que c'est pas uniquement un sujet police justice, c'est un sujet de société.

C'est un fait de société au regard du volume des violences qui sont aujourd'hui commises à l'encontre des femmes et à l'encontre des enfants, petites filles et petits garçons. Et donc ça veut dire mettre en mouvement toute la société à la fois policier, gendarme, magistrat, professionnel de santé. Moi, j'ai travaillé avec tous les ordres professionnels en matière de santé pour qu'ils puissent mieux être formés, mieux détectés et donc mieux signaler aussi évidemment les violences qu'ils peuvent constater professionnels de l'éducation nationale parce que oui, l'école a un rôle majeur à jouer là aussi sur la détection, le repérage et l'accompagnement.

C'est ce qu'on va faire avec ce questionnaire de manière à pouvoir accompagner les enfants dans leurs paroles, dans leur libération évidemment de la parole. Donc à ce qui passe par la loi et donc ce qui va être fait dans la loi et discuté à l'Assemblée nationale dès le 7 septembre prochain. Et puis il y a aussi ce qu'on peut faire sans la loi.

C'est ce sur quoi moi je m'engage évidemment avec le gouvernement. Formation à 100 %. 100 % des policiers des gendarmes, 100 % des magistrats, 100 % des professionnels au contact de nos enfants.

Garantir que d'ici la fin de l'année, dans 100 % des hôpitaux dotés d'un service d'urgence ou gynécologique, les femmes victimes de violence puissent immédiatement et sur place porter plainte pour ne pas avoir à se déplacer en commissariat ou en gendarmerie. Pour vous donner un exemple concret, Aurore Berger, voulez, je voulais vous entendre également sur le périscolaire à Paris. Annie Dalgot et Patrick Blint sont visés par trois plaintes pour non assistance à personne en danger dans le scandale du périscolaire parisien.

C'est-à-dire des enfants agressés sexuellement des tout petits par des par des animateurs. Est-ce qu'il faut selon vous que l'ancienne maire de Paris et son adjoint rendent des comptes ? Je serais bien qu'elle s'en explique enfin.

Alors, il y aura une procédure judiciaire. Donc là-dessus, j'ai pas à m'exprimer sur la procédure judiciaire. Ce que je constate, c'est quoi ? c'est qu'on parle de dizaines d'enfants, de dizaines d'animateurs périscolaires dans la plus grande ville de France, celle qui est dotée des plus grands moyens et qui aurait donc dû mettre en place les plus grands outils de contrôle et de vérification pour savoir qui on recrute, ce qui se passe à l'intérieur des établissements scolaires pour détecter, pour repérer, pour croire et accompagner la parole des enfants.

Mais ce qui est insupportable dans ce que les parents disent parce que ses parents, ils ont accompagné la parole de leurs enfants, ils ont cru leurs enfants, ils ont eu raison de le faire. Ils sont allés jusqu'à porter plainte, ils ont eu ce courage là, ils sont même exprimés à visage découvert. Et je veux rendre hommage à ses pères, à ses mères qui l'ont fait et parce que c'est évidemment essentiel d'accompagner nos enfants, c'est que c'est un système qui a pu perdurer pendant des années.

Des animateurs qui ont été déplacés d'un établissement à un autre. On parle de principe de précaution matin, midi et soir. S'il y a bien un endroit où le principe de précaution devrait prévaloir, ce sont nos enfants.

Les enfants, c'est ce qu'il y a de plus vulnérable, c'est ce qu'il y a de plus fragile. C'est les êtres que nous devons absolument et impérativement protéger. Et là, il y a une défaillance évidente sur la protection qu'on doit à nos enfants.

Aurore Berger, comment vous qualifiez l'attitude de d'Annie Dalgot ? Silencieuse en tout cas. Très silencieuse sur ce sujet. trop silencieuse.

En fait, je la qualification juridique, c'est pas à moi de le dire. Ça ce seront magistrat qui diront. Mais je trouve étonnant qu'elle n'ait pas présentée d'excuses euh aux familles, qu'elle ne les ait pas par exemple toutes reçues.

On parle encore une foiselleur parle encore une fois de de familles et d'enfants d'enfants qui ont vécu des attouchements sexuels, des violences sexuelles et vous l'avez dit des tout petits, des enfants maternels, des enfants à l'école primaire, des enfants dont on nous savons, les médecins savent que c'est des années avec lesquelles ils vont devoir vivre avec des traumatismes pour les accompagner, pour parfois garantir qu'ils puissent sortir évidemment parce que heureusement on arrive à sortir de ces traumatismes là quand on est bien accompagné. Et malheureusement bah pendant des années, il y a un système qui a prévalu. Il faut garantir plus jamais ce ne soit le cas.

C'est aussi ce qu'on fait maintenant sur la vérification évidemment de tous les antécédents judiciaires, de celles et ceux qui sont au contact des enfants. C'est aussi sortir de la précarisation sans doute euh de ces métiers-là pour garantir que ce soit des personnes mieux qualifiées évidemment qui puissent être auprès de nos enfants parce qu'il y a rien de plus important quand quand on confie son enfant comme c'est mon cas en tant que mère mais comme millions de parents le matin, on veut pouvoir le faire en se disant que nos enfants sont en sécurité sont en sécurité. La première chose qu'on doit à nos enfants en tant que parents et en tant que société, c'est la sécurité.

Aurore Berger, je voudrais vous entendre également sur ce qu'a dit Clément Guetté, député LFI, sur la famille, la famille traditionnelle qui serait survalorisée dans la société d'aujourd'hui avec l'image du couple majoritairement hétérosexuel qui a des enfants. C'est une forme d'extrême droitisation de la société que de revenir à cette famille traditionnelle. Elle a fait référence à la France péténiste.

Qu'est-ce que ça vous inspire ? En fait, je je comprends pas cette déclaration de guerre à la famille. En fait, on peut avoir envie de plaider pour l'amitié puisque'au départ c'était le titre de soi.

Je me dis bon, c'est intéressant en effet parce qu'il y a des formes nouvelles sans doute évidemment euh qui peuvent exister, mais est-ce qu'on a besoin en permanence de faire des déclarations de guerre ? Déclarer la guerre à des hommes et des femmes qui sont en couple et qui ont envie d'avoir des enfants ? On est dans un moment qui devrait être alerté, un moment où il y a une décroissance en matière justement de natalité parce qu'il y a des angoisses nouvelles climatiques, parce qu'il y a des difficultés sur la garde d'enfant, sur le logement, parce qu'il y a des enjeux en matière de santé.

Donc c'est plutôt ça qu'on devrait encourager. Comment on donne envie dans notre pays à plus d'hommes et de femmes de vouloir ensemble et bien avoir un enfant, respecter aussi évidemment ceux qui n'en veulent pas. Mais je comprends pas pourquoi on déclarerait la guerre encore une fois aux familles.

Je pense qu'au contraire, il faut bien mieux les accompagner, accompagner aussi les familles les plus fragiles. Je pense aux familles monoparentales notamment, à ces mères seules qui doivent être encore mieux soutenu, ce qu'on a fait, les impayés de pension alimentaire. Mais non, moi je déclare pas la gare aux familles.

Au contraire, j'ai plutôt envie de les accompagner, de les soutenir. 2027, Aurore Berger, Xavier Bertrand a déclaré sa candidature. Il y a déjà Édouard Philippe, Bruno Retaillot, Gabriel Atal, David Lissenard, tout ça pour ne parler que du que du centre.

Vous vous n'avez pas encore déclaré qui vous soutiendrez ? Alors déjà, moi je déclare une chose avec Constance, je crois depuis plus d'un an, c'est la nécessité d'arriver à se rassembler, d'arriver à s'unir, d'arriver à avoir un mode de sélection. Moi, j'ai plaidé pendant des mois pour une primaire.

On a refusé le principe d'une primaire, mais on y est, on est dans une primaire sauvage où on se répond par presse interposée, par off, vous savez, dans les médias interposés. En général, ça finit mal. une primaire sauvage, c'est-à-dire se dire qu'on choisirait le plus tard possible le meilleur ou la meilleure pour pouvoir représenter le bloc central, la droite et le centre, c'est le risque de l'échec.

Et moi, je ne veux pas que notre pays soit en échec parce que c'est pas uniquement l'échec d'un camp. La présidentielle en 2027 et c'est ça qu'il faut avoir en tête, il y a pas de filet de sécurité, il y a pas de possibilité de rattrapage. S'il n'y a aucun candidat de la droite ou du centre de qualifié au second tour, ça veut dire qu'on prend le risque d'un pays où la France insoumise ou le Rassemblement national pourrait gagner le lendemain.

Et moi, je ne veux pas de ça. Je ne veux pas d'un second tour où on laisserait uniquement le choix aux Français entre la France insoumise et le Rassemblement national. au même niveau.

C'est des pays, c'est des pardon des partis qui ont des histoires politiques qui sont différentes mais c'est des partis qui pour moi sont dangereux pour le pays pour des raisons de nature différentes. regarder le débat économique qu'on a eu hier et ben on a vu que toutes les promesses qui avaient été faites par le Rassemblement national pendant des mois et notamment à l'époque par Jordan Bardella qui pensait être candidat à la présidentielle se sont envolés en quelques minutes de grand oral de madame Le Pen qui à nouveau est revenue sur une retraite à 60 ou 62 ans infinançable alors que tout le monde sait qu'il va devoir falloir travailler plus. Il peut y avoir un débat sur l'économie mais sur des valeurs comme celle-el dont on parlait au début de cet entretien, l'antisémitisme, le racisme, il y a pas de signe égalité entre le RN et et la France insoumise ce qui a réussi la France insoumise c'est d'arriver à faire passer le Rassemblement national comme étant un parti acceptable parce que à force d'être un parti aussi brutal enfin aussi brutal pardon dans la vie politique à force d'être un parti qui a attisé l'antisémitisme qui qui a fait de l'antisémitisme une stratégie électorale, ils ont réussi à créer un écran de fumée très confortable pour le Rassemblement national.

Et puis d'ailleurs, on prend pas les éléments à la carte. un programme, c'est une cohérence globale. Et hier, quand on fait le grand oral sur les questions économiques, ben désolé pour moi, d'être inquiète, d'être inquiète pour l'avenir de ceux qui sont à la retraite aujourd'hui dont les retraites ne seraient plus financées, d'être inquiète pour nos enfants qui risqueraient à nouveau d'avoir un chômage de masse, d'être inquiète pour les taux d'intérêt de notre pays et la crédibilité de notre pays si on s'engage dans une voie où à la fin, il y aura plus d'impôts, plus de dépenses publiques et moins de travail.

Et ça malheureusement elle est fi combat en la matière. Aurore Berger, vous pourriez être candidate. Moi ce que je dis c'est que je m'exprimer en temps voulu.

Euh et tant voulu c'est le moment que j'aurais choisi et par contre que d'abord je vais continuer à travailler. C'est une possibilité depuis le début écout mais moi ce que je dis depuis le début c'est déjà qu'il faut travailler. Il faut arrêter de penser qu'on va mettre le pays à l'arrêt pendant 8 mois.

On va dire quoi au français ? Écoutez pendant 8 mois il se passera plus rien. On va plus s'occuper de vous.

On va s'occuper que de nous. que de nos petites personnes, que de nos petites candidatures, que de nos petites idées et puis on verra à l'issue de la présidentielle, à l'issue des législatives si à nouveau on a le temps de s'occuper des Français. Non, on est aujourd'hui, en tout cas moi j'y suis, nous sommes un certain nombre responsabilités.

Donc ce serait bien qu'on continue à prouver, à démontrer qu'on peut être utile en étant responsabilité. On a un budget à préparer à présenter. En tout cas, j'essaie de l'être.

J'essaie de l'être sur des combat, vous pourre candidate à l'élection présent. d'être utile sur des combats qui me semblent nécessaires, des combats de valeurs sur lesquels j'ai jamais varié sur le combat républicain et je crois qu'on a besoin de plus de République dans notre pays. Aurore Berger, ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations était l'invité de la grande interview C News Europe merci beaucoup madame la ministre.

Bonne journée. À bientôt.